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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 20:41

http://www.plateforme-palestine.org/spip.php?article3936

http://www.lecourrierdelatlas.com/695910042014Lancement-en-France-de-la-campagne-nationale-pour-la-liberation-des-prisonniers-palestiniens.html

Lancement en France de la campagne nationale pour la libération des prisonniers palestiniens

Par Nadir Dendoune

Jeudi 10 Avril 2014

A quelques jours de la journée internationale des prisonniers politiques le 17 avril 2014, le comité français pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens avait décidé d'organiser ce matin, une conférence de presse à l'assemblée nationale.

« Dans de nombreux pays, des campagnes nationales ont été lancées pour la libération de tous les prisonniers palestiniens. Aujourd'hui, nous lançons la campagne française », a rappelé Claude Léostic, la présidente de la plate forme des ONG françaises pour la Palestine.

La campagne internationale avait été lancée le 27 octobre 2013, date anniversaire de la libération de Nelson Mandela, de la prison de Robben Island, celle-là même ou fut emprisonné le plus connu des militants anti-apartheid.

Cette campagne a été initiée par Fadwa Barghouti, la femme de Marwan Barghouti, parlementaire palestinien détenu depuis douze ans dans une prison israélienne et Ahmed Kathrada, fondateur de la campagne « libérez Nelson Mandela ».

Entourée de nombreux parlementaires français, Claude Léostic a a tenu d'abord à rappeler les « divers » soutiens de nombreuses personnalités à la campagne, comme Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, Michel Rocard, premier ministre sous Mitterrand entre 1988 et 1991, Hervé de Charrette (trois fois ministre sous Chirac), Daniel Cohn Bendit, Eva Joly, ou plusieurs lauréats du prix Nobel de la paix. Avant de donner la parole à Fadwa Barghouti.

« La question des prisonniers est primordiale pour le peuple palestinien », rappelle Fadwa Barghouti. « Depuis 1967, près de huit cent mille palestiniens ont connu la prison. La libération de Marwan Barghouti et de tous les autres prisonniers montrerait la volonté des israéliens de faire la paix. Il reste près de cinq mille prisonniers palestiniens. Parmi eux, onze députés, des hommes, des femmes, mais aussi des enfants ».

Samedi dernier, le 5 avril, à trois semaines de la fin des discussions de paix tripartites (entre américains, israéliens et palestiniens), préliminaires à des négociations, Israël a refusé de libérer quelques quatre cent prisonniers palestiniens sur les mille prévus dans le cadre des accords d'Oslo. Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien a indiqué qu'il « n'était pas question de se livrer à une énième libération de terroristes tant que Mahmoud Abbas n'aura pas reconnu le caractère juif de l'état d'Israël ».

Constatant « qu'Israël ne cherche pas la paix », l'autorité palestinienne a indiqué qu'elle allait adhérer à une quinzaine d'organisations et de traités internationaux, rendant furieux les israéliens, qui craignent de voir ainsi certains de leurs dirigeants, poursuivis pour crimes de guerre.

Mécontents, donc, le gouvernement israélien a lancé un nouvel appel d'offres pour la construction de sept cent huit nouveaux logements à Jérusalem-Est et donné son feu vert à la construction d'un musée archéologique dans un quartier palestinien de la ville.

« Pourtant, la communauté internationale incite les états à ratifier les textes internationaux », a raillé Majed Bayma, chargé du dossier des prisonniers au ministère des affaires étrangères palestinien, présent aux côtés de Fadwa Barghouti, lors de la conférence de presse.

« Au lieu de discuter des frontières, de l'occupation israélienne, de la libération des prisonniers », comme les accords d'Oslo le prévoient, « Israël nous demande de nous positionner sur la judéité de l'état d'Israël. Cela s'appelle du marchandage », a t-il renchérit.

A la question d'une consœur, demandant à Fadwa Barghouti, l'état de son moral ainsi que de celui de son mari, elle répondit « qu’il m'est parfois arrivé de faiblir, mais entourée de tant d'amis, notamment de mes amis français, du peuple français, qui soutient en grande majorité le peuple palestinien et malgré toutes nos souffrances, nous restons forts. Notre message est un message de paix, de solidarité et de fraternité. Pendant quatre ans, mon mari était à l'isolement, je n'ai donc pas pu le voir. Aujourd'hui, j'ai l'autorisation de lui rendre visite deux fois par mois. Je le vois derrière une vitre pendant quarante cinq minutes. Ce temps est partagé entre notre vie de famille et la situation politique. Mes enfants ont grandi, ils comprennent un peu mieux pourquoi leur père est en prison. Notre fille a eu un enfant il y a neuf mois et Marwan Barghouti, son grand-père n'a toujours pas vu sa petite fille, seule la famille du premier degré peut lui rendre visite. Je ne dis pas ça pour vous émouvoir mais juste pour vous décrire la réalité de beaucoup de familles palestiniennes. Il y a trente ans quand il m'a fait sa demande de mariage, il m'a dit de prendre une semaine pour réfléchir, parce qu'avec lui, je prenais le risque qu’il soit arrêté ou tué. Je lui ai répondu que la Palestine ne lui appartenait pas, qu’elle nous appartenait à tous ».

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