Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 16:44

Le chiite Nouri al Maliki accepte de renoncer au pouvoir en Irak (Reuters)

Le premier ministre irakien Nouri al Maliki a finalement cédé aux pressions de toutes parts et démissionné Jeudi 14 Août 2014, laissant le champ libre à son successeur désigné pour créer un gouvernement d'union susceptible de s'opposer à l'avancée des djihadistes de l'Etat Islamique qui se trouvent non loin de Bagdad.

Les combattants de l'organisation sunnite se sont massés près de la ville de Kara Tappa, à cent vingt kilomètres au nord de Bagdad, a-t-on appris auprès des autorités.

Les ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne, qui se réunissent vendredi à Bruxelles, vont étudier la création d'un « groupe de soutien » à l'Irak qui comprendra les pays de la région, et notamment l'Iran, a déclaré jeudi un haut responsable de l'Union Européenne.

« Il est important d'avoir tout le monde à bord contre EIIL parce qu'il ne faut pas que cela soit considéré comme une confrontation entre les pays occidentaux et EIIL. Il faut que ce soit clairement une confrontation entre EIIL et tous les pays de la région », a déclaré ce responsable.

Après huit années d'un pouvoir souvent contesté, le chiite Nouri al Maliki a annoncé son soutien à Haïder al Abadi, représentant comme lui la majorité chiite, lors d'un discours retransmis à la télévision où il est apparu aux côtés de son successeur.

La décision de Nouri al Maliki, devrait satisfaire la minorité sunnite, au pouvoir à l'époque du régime autoritaire de Saddam Hussein, mais qui a été écartée par Maliki, lors de son arrivée au pouvoir en 2006 avec le soutien des Etats Unis.

FÉLICITÉ

« Dès le début, j'ai exclu l'option du recours à la force, parce que je ne crois pas en ce choix, qui, sans aucun doute, ferait revenir l'Irak à l'ère de la dictature, de l'oppression et de la tyrannie », a déclaré Nouri al Maliki.

Mercredi, son propre parti, le Daoua, avait annoncé son soutien à Haïder al Abadi et avait appelé ses députés à travailler avec lui pour la formation d'un gouvernement. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait lui aussi apporté son soutien personnel à Abadi.

Les Etats-Unis et l’ONU ont félicité Nouri al Maliki pour sa décision.

« Aujourd'hui, les irakiens ont pris une nouvelle mesure importante pour l'unité de leur pays », a déclaré la conseillère à la sécurité intérieure Susan Rice en évoquant des « développements encourageants » qui permettront au peuple irakien de s'unir contre la menace de l'Etat Islamique.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon a dit espérer la formation rapide d'un gouvernement représentant les diverses communautés de la société irakienne.

Avant l'annonce du retrait de Nouri al Maliki, une figure de la communauté sunnite avait dit avoir reçu la promesse d'une aide des Etats-Unis pour combattre les djihadistes de l'Etat Islamique.

Ahmed Khalaf al Doulaïmi, gouverneur de la province d'Anbar dans l'ouest de l'Irak, a dit avoir formulé cette demande au cours de rencontres avec des responsables américains. Il réclame notamment un soutien aérien. L'Etat Islamique contrôle une grande partie de la province d'Anbar, majoritairement sunnite, et du nord-ouest de l'Irak.

RETIRÉS D'IRAK

Mais le département d'état a minimisé cette déclaration. Sa porte-parole Marie Harf a expliqué que les Etats-Unis avaient rencontré une série de personnes en Irak pour discuter de leurs besoins en matière de sécurité pour combattre l'Etat Islamique.

Priée de dire si Doulaïmi avait raison de dire que les Etats-Unis avaient fait une promesse, Marie Harf a dit ne pas avoir de détails. « Nous avons des discussions sur ce à quoi pourrait ressembler une aide à la sécurité à l'avenir mais rien de concret en dehors de cela », a-t-elle dit.

Un responsable américain de la défense a déclaré « qu’il n'y a pas de projet pour les soutenir ».

En ce qui concerne la région du Sinjar où se sont réfugiés plusieurs milliers de membres de la minorité yazidie, Barack Obama a déclaré jeudi que les Etats-Unis n'auraient pas a priori à organiser une évacuation dans cette région montagneuse.

Le siège du mont Sinjar par l'État Islamique a été brisé, a dit le président américain, et une grande partie des militaires américains envoyés sur place pour faire le point sur la situation seront retirés d'Irak dans les prochains jours.

Mais pour Kieran Dwyer, porte-parole du bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), il est trop tôt pour déclarer la crise terminée. L'amélioration de la sécurité a permis à un grand nombre de yazidis de s'échapper du mont Sinjar, a-t-il dit, mais « quelques milliers » ont encore besoin d'une aide.

« La crise sur la montagne ne sera pas terminée avant que tout le monde puisse sortir de cette montagne pour se rendre en toute sécurité dans un endroit sûr », a déclaré Kieran Dwyer, joint par téléphone d'Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien.

Partager cet article

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens