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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 17:59

http://www.publico.es/558885/las-marchas-de-la-dignidad-se-manifestan-en-toda-espana-para-quebrar-el-bipartidismo

Les Marches de la Dignité se manifestent dans toute l'Espagne pour « briser le bipartisme »


La « semaine de lutte » appelée par le mouvement du 22 mars se termine par des manifestations dans plus de quarante villes pour demander à nouveau « le pain, le travail et le toit » et exiger la fin de politiques néo libérales.

La « semaine de lutte » convoquée au niveau de l’état par le mouvement du 22 mars se termine aujourd'hui, Samedi 29 Novembre 2014, avec des manifestations dans plus de quarante villes. Les Marches de la Dignité descendent à nouveau dans la rue après avoir inondé Madrid le 22 mars avec une mobilisation massive.

La scène politique a beaucoup changé depuis lors. Le mouvement du 22 mars assure que cette « mobilisation historique » est directement responsable des changements pour « faire un effort pour la société ». Les organisateurs disent que les espaces de mobilisation sociale doivent continuer à pousser pour amener la « faillite absolue » du bipartisme.

Leopoldo Pelayo, porte-parole des marches à Madrid, attend une participation massive parce qu'il y a des « raisons impérieuses » pour les personnes de se rebeller contre le statut « d’urgence sociale » dans laquelle elles vivent.

Leopoldo Pelayo affirme « qu’il n’existe pas une seule institution non corrompue » en Espagne et que, pour traiter ce problème systémique, il est nécessaire de commencer un processus constituant et convoquer des élections. « La situation appelle la démission du gouvernement », dit-il.

Ernesto Sarabia, coordinateur des marches, estime que Mariano Rajoy n’a pas de légitimité pour gouverner, car il est arrivé au pouvoir grâce à « la fraude financière », et il a appelé les citoyens à remplir les rues de la dignité contre « un président criminel qui permet que dix personnes par jour se suicident parce qu’on leur demande de quitter leur maison ».

Ces nouvelles marches reprennent les principaux points de la demande de « pain, travail et logement », le refus du paiement de la dette « illégitime et odieuse », le rejet du traité de libre commerce que l'Union Européenne a l'intention de signer avec les Etats-Unis, la protestation contre le niveau de chômage et contre l'exil économique des jeunes et l'abrogation des réformes du travail appliquées par le Parti Populaire et le PSOE. En bref, le mouvement du 22 mars exige la fin des politiques néo libérales qui « permettent aux entreprises privées de piller le public tandis que le peuple souffre ».

La nébuleuse de plus de cent trente mouvements et organisations qui composent les Marches de la Dignité ont le soutien ouvert d’Izquierda Unida, Podemos, Parti Communiste d'Espagne, Gauche Anticapitaliste, Equo, CUP, Procés Constituyent, Guayem, Confédération Nationale des Travailleurs (CNT) et Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) entre autres formations politiques, syndicales et de la société civile.

Les organisateurs de la « semaine de lutte » considèrent que les actions menées ce jour dans tout l’état ont connu un succès de participation qui a permis aux citoyens de signifier directement aux coupables de la « crise escroquerie » avec un accent particulier la perspective locale de chaque territoire.

Parmi les événements les plus marquants, il y a la « bienvenue au pays de la corruption » par des militants aux étrangers qui atterrissent à l’aéroport Adolfo Suárez de Madrid et des consommations payées avec des fausses « cartes noires » distribuées par les marcheurs dans un restaurant Arturo Fernandez à Madrid. Les employés du restaurant ont pris avec humour et esprit sportif la protestation et ont permis aux militants de partir sans payer.

Manifestations dans plus de quarante villes

La manifestation de Madrid est l'une des plus massives avec celles de Barcelone, de Valence et d’Andalousie. Les organisateurs estiment qu'environ deux cent cinquante mille personnes sont descendues dans les rues de la capitale du pays, où neuf colonnes ont convergé à 17 heures d'Atocha à la Puerta del Sol. La Marée Verte et la Plateforme contre l’Impunité du Franquisme avait sa propre colonne.

A Barcelone, plus de quatre-vingt groupes dans toute la Catalogne font partie de la marche qui va de la Place de l’Université à la Place de Joan Peiro. Les colonnes des provinces de Tarragone et Gérone convergent vers la capitale catalane. La province de Lerida a sa propre manifestation.

Neuf manifestations sont convoquées en Estrémadure. Il y a des manifestations dans les rues de Badajoz, Cáceres, Mérida, Plasencia, Almendralejo et Don Benito. Dans ce territoire, aux revendications connues du mouvement du 22 mars, s’ajoute la demande de la démission du président régional José Antonio Monago pour ses voyages personnels aux Canaries payés par les citoyens.

Il n’y a pas de manifestation du 29 novembre dans les Asturies. Après avoir fait un accueil « chaleureux » et massif à Felipe VI et l’avoir récompensé comme Prince des Asturies le 24 octobre dernier, le collectif du 22 mars dans ce territoire a décidé de rejoindre les marches qui convergent sur la Place de l’Occupation à Saint Jacques de Compostelle.

Des manifestations sont convoquées dans les huit capitales provinciales de la Communauté Autonome d’Andalousie. Il y a aussi des manifestations dans toutes les provinces des Communautés de Valence et de Castille-la Manche.

Il y a des manifestations similaires en Cantabrie, Pays Basque, La Rioja, Murcie et les îles Canaries.

Le mouvement du 22 mars rejette la « contre programmation » des CCOO et de l’UGT

Les syndicats UGT et CCOO ont publié une déclaration appelant leurs affiliés, les travailleurs et les citoyens en général à participer à la « journée des marches et des manifestations » du Samedi 29 Novembre 2014. Dans la lettre, les syndicats demandent aux organisateurs de faire « un effort d'unité et de coopération » pour que « les marches comptent le plus grand nombre de personnes possibles ».

Le mouvement du 22 mars a déclaré que « ces syndicats n’appartiennent pas aux Marches de la Dignité » et « rejette fermement la contre programmation des manifestations ». Les Marches de la Dignité assurent que les directions de l’UGT et des CCOO ont « un long chemin à faire » avant d'assumer les engagements qu'ils doivent prendre pour constituer une partie de ce mouvement.

Cependant, le mouvement est ouvert à la participation de la base de ces syndicats dans différentes manifestations, dans lesquelles ils « sont les bienvenus ».

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