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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 20:11

Les six pays fondateurs de l'Union Européenne pour un Brexit rapide (Reuters)

Les six pays fondateurs de l'Union Européenne, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, ont adressé Samedi 25 Juin 2016 un message clair à la Grande-Bretagne afin qu'elle sorte de la structure communautaire sans tarder après le référendum favorable du Brexit.

« Nous attendons maintenant du gouvernement du Royaume-Uni qu'il fasse preuve de clarté et qu'il mette cette décision en application dès que possible », indique un communiqué commun de la réunion.

Le ministre français des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a réaffirmé la position de Paris sur la nécessité d'ouvrir le plus rapidement possible les discussions devant conduire à la séparation.

« L'urgence, c'est le respect du cinquantième article du traité de Lisbonne. Il n'y aucune raison de jouer au chat et à la souris », a-t-il dit à la presse à l'issue d'une réunion des ministres des affaires étrangères des six pays fondateurs de la communauté européenne, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Le premier ministre britannique David Cameron a annoncé Vendredi 24 Juin 2016 qu'il laisserait le soin à son successeur, qui devrait être désigné au mois d’octobre 2016, d'invoquer le cinquantième article du traité de Lisbonne qui déclenchera jusqu'à deux ans de négociations sur la sortie de son pays de l'Union Européenne.

Jean-Marc Ayrault a cependant estimé « qu’il faut vraiment que ce processus de négociations s'engage le plus vite possible. Il y a une certaine urgence, parce qu'il en va des intérêts des britanniques comme des européens à ce qu'on ne laisse par une période d'incertitude qui aura des conséquences financières et qui peut avoir des conséquences économiques et politiques », a déclaré le ministre français des affaires étrangères lors d'un point presse aux côtés de ses homologues européens.

« Nous respectons la Grande-Bretagne, nous respectons le vote de son peuple, qui est un grand peuple, même si nous le regrettons, mais nous demandons à ce que l'Europe aussi et les vingt sept autres pays soient respectés aussi », a ajouté Jean-Marc Ayrault.

« Il ne s'agit plus de faire traîner les choses », a précisé le chef de la diplomatie française à la presse.

Selon lui, le message adressé à la fois aux britanniques et aux européens par les six ministres réunis dans la capitale allemande est le suivant, « vous avez fait votre choix, mais l'Europe que nous voulons, même s'il faut l'améliorer, même s'il faut la transformer et même s'il faut aussi être encore plus efficace, nous voulons la faire vivre ».

Dans leur communiqué commun, les six ministres déplorent les conséquences négatives du vote britannique qui se traduit non seulement par « la perte d'un état membre mais également d'une histoire, d'une tradition et d'une expérience ».

A Colmar, où il assistant au congrès de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), François Hollande a évoqué une « décision douloureuse, d’abord pour le Royaume Uni qui va en mesurer toute les conséquences mais c’est aussi, comme dans tout départ, comme dans tout divorce, douloureux pour ceux qui restent ».

La Grande-Bretagne ne doit pas se précipiter pour entamer la procédure de sa sortie de l'Union Européenne, a estimé cependant Samedi 25 Juin 2016 la chancelière allemande Angela Merkel, souhaitant laisser une marge de manoeuvre aux autorités britanniques après le référendum du Jeudi 23 Juin 2016.

« Tout à fait franchement, il ne faudrait pas que cela prenne des années, c'est vrai, mais je ne vais pas militer pour un calendrier serré », a dit la dirigeante allemande devant la presse lors d'une réunion de son parti, la CDU, près de Berlin.

« Les négociations doivent se tenir dans un bon climat de coopération », a commenté la dirigeante allemande, ajoutant que la Grande-Bretagne « restera un partenaire proche avec lequel nous sommes liés économiquement ».

Il appartient à la Grande-Bretagne de mettre en mouvement la procédure de sortie de l'Union Européenne en invoquant notamment le cinquantième article du traité européen de Lisbonne.

Il semble toutefois que les britanniques souhaitent avancer sans précipitation. Le chef de file du vote Leave, Matthew Elliott, a estimé Samedi 25 Juin 2016 que son pays devait d'abord entamer des négociations informelles sur un cadre complet fixant les futures relations avec l'Union Européenne avant d'invoquer le cinquantième article du traité de Lisbonne.

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