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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 18:43

Nouvelles violences à Paris contre la loi Travail (Reuters)

Des milliers de personnes ont défilé Jeudi 15 Septembre 2016 à Paris, où de nouvelles violences ont éclaté, et en province contre la loi travail pour ce qui pourrait être une ultime journée de mobilisation sous la forme de manifestations.

Plus de cent soixante dix mille personnes ont manifesté dans toute la France selon la Confédération Générale du Travail (CGT) et entre soixante dix sept mille cinq cent et soixante dix huit mille cinq cent d'après le ministère de l'intérieur. « Nous avons fait une mobilisation plutôt réussie », a estimé Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT.

Lors de la précédente journée de mobilisation, le 5 juillet 2016, la police n'avait répertorié que trente mille manifestants sur le territoire.

Dans la capitale, des heurts entre des groupes de casseurs et les forces de l'ordre ont fait au moins douze blessés, huit policiers et quatre manifestants, selon la police. Seize personnes ont été interpellées.

Des incidents ont également eu lieu dans d'autres villes, à Nantes, à Rennes, à Toulouse et à Montpellier.

Au total quinze policiers et gendarmes ont été blessés à Paris et en province et soixante deux personnes, dont trente deux ont été placées en garde à vue, ont été interpellées, a indiqué le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, avait fait savoir que la manifestation de ce Jeudi 15 Septembre 2016 serait la dernière pour son syndicat, qui compte poursuivre la bataille contre la loi travail sur d'autres terrains.

« Pour le moment, nous levons le pied sur les manifestations, nous n’allons pas en faire toutes les semaines », a-t-il nuancé au départ de la manifestation parisienne.

« Il y a d'autres manières de combattre la loi travail. Il y a notamment les aspects juridiques, les services de la CGT Force Ouvrière travaillent sur tous les recours possibles ».

Philippe Martinez, le dirigeant de la CGT, a récusé qu'il s'agisse d'un baroud d'honneur pour les opposants au texte de la ministre du travail Myriam el Khomri.

« Ce n'est pas un baroud d'honneur », a-t-il dit, affirmant que l'unité syndicale n'avait pas volé en éclats. « Nous sommes encore là et nous sommes déterminés », a-t-il dit.

Sept organisations participaient à cette quatorzième journée de manifestations depuis le mois de mars 2016 et la première depuis la promulgation, le 8 août 2016, du texte à l'origine de mois de contestation au parlement et dans les rues au printemps.

La CGT, la CGT Force Ouvrière, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), l’Union Syndicale Solidaire (USS) et les syndicats étudiants et lycéens de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) et de l’Union Nationale Lycéenne (UNL), demandent toujours l'abrogation du texte réformant le code du travail, qui consacre la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche.

Plus de cent défilés

La dernière journée d'action avant les vacances, le 5 juillet 2016, n'avait mobilisé que quelques dizaines de milliers de manifestants dans tout le pays, Paris compris, et les initiatives annoncées pour l'été n'ont guère été suivies.

Selon la CGT, plus de cent manifestations, défilés et rassemblements étaient prévus ce Jeudi 15 Septembre 2016 en France.

A Paris, quarante mille personnes selon les syndicats et entre douze mille cinq cent et treize mille cinq cent personnes d'après la police ont défilé de la place de la Bastille à la place de la République sous haute surveillance policière.

Les heurts sérieux ont éclaté à la fin de la manifestation quand quelques centaines de personnes qui avaient tenté sans succès de commettre des troubles dans le cortège ont refusé de se disperser place de la République.

Ils ont jeté des projectiles et des cocktails Molotov d'abord aux abords d'un café, puis sur les forces de l'ordre.

Huit policiers ont été blessés, dont un brûlé à la jambe par un cocktail Molotov, ainsi que quatre manifestants, a indiqué la préfecture de police. Un cameraman de Reuters Télévision a également été légèrement blessé à la jambe par un éclat de projectile des forces de l'ordre.

Philippe Martinez a condamné l'acte de violence sur le policier brûlé.

A Belfort, la manifestation contre la loi travail s'est muée en un défilé de défense de l'usine Alstom menacée de fermeture. Elle a rassemblé mille sept cent personnes, selon la police.

Les manifestants, parmi lesquels le député-maire des Républicains de Belfort, Damien Meslot, ont effectué un aller-retour entre l'usine de production de motrices ferroviaires, où quatre cent emplois doivent disparaître d'ici deux ans, et la maison du peuple, ou maison des syndicats, située en centre-ville.

A Nantes, ville qui était en pointe de la contestation au printemps, cinq mille personnes ont défilé, selon Fabrice David, secrétaire départemental de la Loire-Atlantique de la CGT. La police, pour sa part, a dénombré trois mille huit cent personnes.

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