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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 19:57

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/10/26/turquie-ankara-arrete-les-maires-kurdes-de-diyarbakir_5020557_3214.html

 

Ankara arrête les maires kurdes de Diyarbakir

Les élus sont accusés d’avoir soutenu le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) quand de violents affrontements ont commencé à l’automne 2015.

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

Gültan Kisanak et Firat Anli, les deux maires de Diyarbakir, la capitale kurde du sud-est de la Turquie, ont été interpellés, Mardi 25 Octobre 2016, dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Il s’agit des plus hautes personnalités du camp kurde placées en garde à vue depuis l’imposition de l’état d’urgence, après le coup d'état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016. Le parti démocratique des peuples (HDP), qui a cinquante-neuf élus au parlement, a appelé ses militants à protester. Selon la parité en vigueur dans les partis pro-kurdes, Diyarbakir était dirigée conjointement par une femme et un homme.

La maire a été interpellée, Mardi 25 Octobre 2016, à l’aéroport de Diyarbakir, alors qu’elle descendait de l’avion qui la ramenait d’Ankara. Son collègue a été arrêté chez lui, en ville. Selon l’Agence France Presse (AFP), plusieurs dizaines de policiers et des blindés légers ont été déployés, Mardi 25 Octobre 2016, autour de la mairie où une perquisition était en cours. D’autres ont eu lieu aux domiciles des gardés à vue.

Militante de longue date de la cause kurde, Gültan Kisanak, cinquante cinq ans, a été détenue pendant quatre ans et demi à la prison locale, après le coup d'état militaire de 1980. Elle a raconté à plusieurs reprises y avoir été torturée et violée.

Vingt-quatre maires suspendus au mois de septembre 2016

Le parquet soupçonne les deux édiles d’avoir apporté un soutien idéologique ou matériel au PKK, interdit en Turquie, quand des combats violents ont commencé, à l’automne 2015, dans le quartier historique de Sur, à Diyarbakir, entre des jeunes, armés et entraînés par le PKK et les forces d’Ankara.

Les affrontements avaient duré plusieurs mois, faisant des centaines de morts.

Au mois de septembre 2016, vingt-quatre maires accusés de liens avec le PKK ont été suspendus de leurs fonctions et remplacés par des administrateurs proches du parti de la justice et du développement (AKP), le parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002. Aydin Mustu, l’un des administrateurs désignés par le gouvernement pour gérer un quartier de la ville de Van, a été tué par balles le 16 octobre 2016. L’acte n’a pas été revendiqué. Un autre cadre de l’AKP, Deryan Aktert, qui dirigeait la représentation du parti dans le district de Dicle, à Diyarbakir, avait subi le même sort cinq jours plus tôt, un assassinat revendiqué par le PKK. En guerre depuis 1984 contre l'état turc, au prix de quarante mille morts, le PKK a relancé son offensive à l’été 2015, après la rupture d’un cessez-le-feu qui a tenu deux ans.

 

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