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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 19:37

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/11/11/securite-melenchon-en-quete-de-credibilite_5029308_4854003.html

 

Jean Luc Mélenchon en quête de crédibilité sur les questions de sécurité

Le candidat de la France Insoumise cherche des soutiens dans la justice et dans la police

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

Sécurité et terrorisme, à trois jours de la date anniversaire des attentats du Vendredi 13 Novembre 2015, Jean-Luc Mélenchon a voulu montrer, Jeudi 10 Novembre 2016, que ces thématiques n’étaient pas taboues pour lui.

Le candidat, qui se présente à la tête de son nouveau mouvement, la France Insoumise, avait réuni à son quartier général parisien plusieurs intervenants comme Laurence Blisson, secrétaire nationale du Syndicat de la Magistrature, ou Vincent Drezet, ancien dirigeant de la fédération des finances publiques de l'Union Syndicale Solidaire (USS). Tous, avait-il été stipulé, ne sont pas engagés dans sa campagne mais leur présence et leurs prises de parole avaient clairement pour but de crédibiliser sa démarche contre « l’affolement sécuritaire ».

A la fin du mois d'octobre 2016, le fondateur du Parti de Gauche avait dit « entendre la colère » des forces de l’ordre. Jean Luc Mélenchon veut le croire, « il existe parmi les policiers, les militaires et les juges, des gens qui ont fait le choix de rejoindre » son combat. « Je suis votre point d’appui », leur a-t-il lancé. « Nombre d’entre vous ont compris que les pareils au même et les pire en pire que sont les siamois du Parti Socialiste et des Républicains ont amené l’état à ce point de décomposition, ils ont gesticulé et ils ont utilisé si irresponsablement votre autorité, au point que la majorité d’entre vous n’a plus confiance en eux ».

Jeudi 10 Novembre 2016, il a dit récuser « l’idée qu’il n’y ait qu’un recours possible, on peut choisir d’opter pour la solution d’extrême droite dans la police et dans l’armée, mais je veux qu’on sache qu’on peut aussi choisir l’extrême république que j’incarne ». Dans son programme, le chapitre intitulé « sécurité, retour à la raison » comprend la mise en place du récipissé de contrôle d’identité ou encore la création d’une « garde républicaine citoyenne afin de mutualiser les différentes missions de la police dans un même corps ».

Le candidat, qui veut « mettre fin à la politique du chiffre », souhaite aussi recruter dix mille personnels supplémentaires, sortir de l’état d’urgence et revenir sur la fusion entre la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et les Renseignements Généraux de 2008. Pour l’heure, aucun financement n’est précisé. Dans son discours, Jean Luc Mélenchon a assuré avoir « trop souffert qu’on laisse croire que nous serions ceux qui sont les désinvoltes sur ces questions. Ce n’est pas vrai, c’est le contraire, c’est nous les plus sérieux », a-t-il martelé.

Comme le montrait la liste de ses invités, le candidat peine à s’entourer sur ces sujets-là. Réunir ces personnalités n’a pas dû être facile et il aurait convenu de remettre à certains des étiquettes que l’équipe du candidat avait omis de préciser. Parmi les intervenants « extérieurs », Alexandre Langlois est bien « gardien de la paix au renseignement territorial », mais aussi secrétaire général du syndicat de la police ultra-minoritaire de la Confédération Générale du Travail (CGT). Il aurait sans doute été plus délicat de mentionner que Georges Knecht, secrétaire général du Syndicat National Indépendant des Personnels Administratifs, Techniques (SNIPAT) et scientifiques de la police nationale, est mis en examen pour subornation de témoin dans l’affaire des fuites d’informations et de corruption présumées qui a ébranlé la police juidiciaire parisienne en 2015.

Le public sera également resté sur sa faim en regardant la vidéo de François Pirenne, un spécialiste du renseignement qui, encore en activité, a témoigné de façon anonyme. Quant à l’analyste géopolitique Djordje Kuzmanovic, à aucun moment il n’a été fait mention de ses fonctions au Parti de Gauche comme secrétaire national à l’international et à la défense.

Un oubli, explique celui qui a notamment été mis en cause en début d’année par le journaliste Nicolas Hénin dans son livre « la France russe », aux éditions Fayard. Présenté comme la « muse de Jean Luc Mélenchon sur la question russe », ce dernier était situé sur « un axe rouge-brun ». Des « allégations complètement fausses » que l’intéressé dément formellement.

 

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