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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:14

 

La candidature d’Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles accélère la décomposition de la gauche (Reuters)

 

La candidature atypique d'Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles françaises de 2017 accentue la décomposition d'une gauche française à l'agonie et trouble le jeu d'une droite partagée entre tentation du repli identitaire et ouverture au centre.

Mais s'il renouvelle une offre politique sclérosée, le pari d'une « révolution démocratique » susceptible d'amener ce candidat hors parti de trente huit ans au seuil de l'Elysée est loin d'être gagné, jugent les analystes interrogés par Reuters.

L'ancien conseiller et ancien ministre de l’économie de François Hollande n'a laissé planer aucun doute Mercredi 16 Novembre 2016 sur sa volonté d'aller au bout de sa démarche, que le chef de l’état décide au mois de décembre 2016 de briguer un deuxième mandat ou qu’il ne le fasse pas.

« Rien n'est jamais écrit et c'est pourquoi je veux porter l'optimisme de la volonté », a expliqué Mercredi 16 Novembre 2016 l’ancien banquier, qui en dira plus sur ses projets dans un livre à paraître la semaine prochaine, selon un de ses proches.

Il est crédité aujourd'hui par les sondages d'environ quatorze pour cent des intentions de vote au premier tour des élections présidentielles.

Ce score le place devant les autres candidats de gauche, potentiels ou déclarés, mais reste encore loin du « ticket » d'entrée pour le second tour, bien qu'il morde sur tous les électorats, de gauche à droite, jusqu'au Front National.

Ses partisans veulent y croire, malgré les sondages qui donnent la présidente du Front National Marine Le Pen qualifiée pour le second tour, ce qui ne laisse qu'une place libre.

« Il se présente pour gagner, pas pour faire un bon score », assure ainsi le député radical de gauche Alain Touret, soutien de la première heure de l’ancien ministre de l’économie.

Ses proches assurent qu'il recueillera sans problème les cinq cent parrainages requis, notamment grâce au ralliement de nombreux élus locaux, et ils mettent en avant la montée en puissance de son mouvement, En Marche, qui revendique près de cent mille adhérents après seulement huit mois d'existence.

Alain Touret est persuadé que Nicolas Sarkozy sera le candidat de la droite, ce qui serait la configuration la plus favorable, la candidature d'Emmanuel Macro à quatre jours du premier tour des élections primaires de la droite est un coup dur pour le principal rival de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, jusqu'ici favori des sondages, estime l'élu du Parti Radical de Gauche (PRG).

« Alain Juppé espérait rassembler des voix du centre et du centre gauche mais une partie de cet électorat va passer chez Emmanuel Macron », prédit-il. « Et si Nicolas Sarkozy est le candidat de la droite, Emmanuel Macron le battra parce que Nicolas Sarkozy sera abandonné par un tas d'électeurs qui auraient voté pour Alain Juppé ou pour François Fillon ».

Quant à François Hollande ou au premier ministre Manuel Valls, « ils termineront à cinq pour cent », prédit le député du PRG.

Les analystes se montrent beaucoup plus sceptiques.

« Le défi sera pour Emmanuel Macron de trouver un véritable espace », estime ainsi Stéphane Zumsteeg, de l'institut IPSOS. « Il lui sera très compliqué d'exister si Alain Juppé est le candidat de la droite et si François Hollande ou Manuel Valls est celui du centre gauche, car ils se partageront plus ou moins le même électorat ».

Sa seule chance d'accéder au second tour serait effectivement d'être face à des candidats plus radicalement identifiés à droite, comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon, et à gauche, comme Arnaud Montebourg, juge cet analyste, pour qui ce n'est cependant pas la configuration la plus probable.

Le président de la société de conseil Cap Stéphane Rozès crédite cependant Emmanuel Macron d'un coup d'avance, grâce à l'annonce de sa candidature avant le premier tour des élections primaires de la droite et dans l'attente de la décision de François Hollande.

« Il occupe le vide créé à gauche par l'affaiblissement du candidat naturel qu'est le président sortant et il n'est pas certain que le vainqueur de la primaire de droite soit le candidat préféré du peuple de droite », résume cet analyste.

Pour Matthias Fekl, le secrétaire d’état chargé du commerce extérieur, Emmanuel Macron était une « bombe à retardement placée au coeur d'une famille politique. La bombe a explosé », a-t-il dit sur Radio Monte Carlo (RMC).

Pour le politologue Thomas Guénolé, Emmanuel Macron n'innove pas tant sur le plan des idées qu'en assumant explicitement la possibilité de proposer un panachage de politiques économiques de centre droit et de centre gauche.

Mais de là à voir Emmanuel Macron franchir le cap du premier tour, il y a un pas qu'il refuse de sauter, « il n'a aucune chance d'être au second tour », juge Thomas Guénolé, selon qui l’ancien ministre de l’économie ne peut guère espérer aller au-delà de quinze à dix sept pour cent des suffrages au premier tour des élections présidentielles.

Ce qui restera de sa démarche, c'est néanmoins un renouvellement de l'offre politique qu'il lui faudra faire prospérer après les élections présidentielles, estime ce politologue.

« Dans tous les cas de figure, sa candidature est un facteur d'éclatement du Parti Socialiste », ajoute-t-il.

 

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désirdechangement 26/02/2017 17:03

M.Macron n'a pas le niveau pour pouvoir bien gouverner la France dans les années à venir.Si l'on suit ces gens qui ont une très haute idée d'eux-mêmes (alors qu'en fait la trace qu'ils laissent dans la mémoire collective est insignifiante)il n'y a pas de problème dans les hôpitaux,dans les campagnes,dans la police,dans l'enseignement (y compris supérieur),dans la jeunesse.Tous les enjeux majeurs qui nous occuperont demain,qui mobilisent pourtant déjà la réflexion,l'énergie,l'intelligence de très nombreux Français sont tout simplement passés sous silence,oubliés,escamotés.C'est la raison pour laquelle ces "responsables" amusent les électeurs depuis déjà assez longtemps.Non seulement les problèmes ne sont jamais pensés mais en plus de cela les préconisations avancées ne peuvent que faire empirer la situation.Un exemple:l'idée absurde consistant à ne plus faire peser les prélèvements sociaux sur les revenus du travail mais sur la fiscalité (directe & indirecte).Le démantèlement de la Sécurité sociale (à laquelle pourtant même la droite s'est ralliée),envisagé à terme inévitablement est d'une stupidité sans nom.Ces "responsables" politiques dont la légitimité ne repose même pas sur le suffrage universel sont d'un niveau tellement affligeant qu'ils portent atteinte à la dignité du peuple français.C’est une source de désespoir.Nous devons renouer avec la politique en nous appuyant sur des leaders dignes de ce nom,à la hauteur des enjeux,des évènements,des défis.Yannick Jadot,Benoït Hamon,Jean-Luc Mélenchon ont le niveau pour faire face à une situation difficile pour la France :de nombreux problèmes trouvent des solutions,les vrais enjeux sont dits et pensés.Des millions et des millions de Français aspirent au vrai changement.Nous pouvons changer le cours des choses.

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