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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 18:36

 

http://www.infolibre.es/noticias/politica/2016/10/30/pedro_sanchez_psoe_56924_1012.html

 

Pedro Sanchez démissionne de son siège de député du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et accuse la direction du PSOE de ne pas écouter les militants

L’ancien secrétaire général du PSOE a communiqué sa décision quelques heures après l’investiture de Mariano Rajoy grâce à l'abstention de la majorité des députés du PSOE

Il accuse la direction du PSOE de ne pas écouter les militants et lui demande de ne pas adopter de sanctions contre les députés qui ont voté contre Mariano Rajoy.

Il annonce sa candidature pour diriger à nouveau le parti et demande à l’actuelle direction qu’elle décide, Lundi 31 Octobre 2016, la date d’un congrès extraordinaire du PSOE

Pedro Sanchez démissionne de son siège de député du PSOE. L'ancien secrétaire général du PSOE l’a annoncé, Samedi 29 Octobre 2016, au congrès des députés, quelques heures avant l’investiture de Mariano Rajoy grâce à l'abstention de la majorité des députés du PSOE. Certains de ses partisans ont soutenu ces jours-ci que la démission était la bonne décision, car il lui permet de garder le capital politique accumulé dans la défense du non au Parti Populaire sans désobéir aux organes du PSOE.

Dans une déclaration sans questions, Pedro Sanchez a annoncé une « étape momentanée de côté », accusant la direction de ne pas écouter les militants. Il a rappelé que, pendant le mois d’octobre 2016, des centaines de réunions ont eu lieu dans les groupes socialistes qui ont été organisées sur une base volontaire et dans lesquelles le non à Mariano Rajoy était majoritaire. Il a regretté que, malgré cela, il n’y a pas eu de consultation des adhérents, ce qui, à son avis, a également servi à légitimer la décision de la direction pour l’abstention de tous les membres du groupe socialiste, plutôt que seulement les onze abstentions nécessaires pour l’investiture de Mariano Rajoy.

À cet égard, Pedro Sanchez a demandé aux gestionnaires qui ont pris la direction du parti de ne pas prendre de sanctions contre les députés qui ont voté contre Mariano Rajoy, Samedi 29 Octobre 2016, vote qu’il a identifié au sentiment de la majorité des membres du PSOE. Il a également appelé la direction à ne pas rompre l'alliance avec le Parti Socialiste Catalan, une possibilité qui a été mise sur la table après la décision du conseil national des socialistes catalans que ses sept députés votent contre Mariano Rajoy. « Dans le PSOE, il n’y a rien en trop, ni un député, ni un militant, ni un vote », a-t-il dit. Il a rappelé que, dans tous les cas, la décision de rompre avec le parti frère en Catalogne devrait être prise dans un congrès du parti.

D'autre part, il a annoncé que, à partir du Lundi 31 Octobre 2016, il va prendre sa voiture pour aller dans « tous les coins d’Espagne pour écouter ceux qui n’ont pas été entendus. Nous allons tous récupérer un PSOE ouvert, contre le Parti Populaire », a-t-il dit. De cette façon, il a annoncé sa candidature pour diriger à nouveau le PSOE dans le prochain congrès extraordinaire, un événement que la direction socialiste actuelle veut retarder d’un an et qu’elle doit décider dès Lundi 31 Octobre 2016. « Les socialistes veulent voter. En tant que militant de base, je consacrerai tous mes efforts pour exiger le droit de vote et pour corriger le cours dans lequel la direction a mis le PSOE », a-t-il dit.

Pedro Sanchez a expliqué combien était « douloureuse » pour lui la décision de renoncer à son siège de député. « La décision n'a pas été facile. Pour quelqu'un qui aime la politique,  il n'y a pas de plus grand honneur que de faire partie du PSOE », a-t-il dit. « Mais je ne peux pas faillir à mon parti, je ne peux pas faillir à des millions de socialistes de coeur qui m’ont fait confiance et qui m’ont accompagné sur le chemin de dire non à Mariano Rajoy ».

Pedro Sanchez a envoyé, Samedi 29 Octobre 2016, une lettre à Javier Fernández, aux membres de la direction du PSOE, au président du groupe parlementaire du PSOE, Antonio Hernando, et aux autres membres de son parti, dans laquelle il annonce cette décision.

« Quelque chose ne va pas quand on oblige des politiciens honnêtes à partir et quand on permet l’élection, comme premier ministre, d’une personne responsable de la corruption », écrit-il dans cette lettre, à laquelle a eu accès www.infolibre.es

Reprendre le contrôle du PSOE

Ces derniers jours, tous les yeux étaient rivés sur Pedro Sanchez. Après avoir été battu au sein du comité fédéral du premier octobre 2016 et avoir présenté sa démission le soir même, il a passé plus de vingt jours absent et loin des projecteurs. Il a été vu pour la première fois Mercredi 26 Octobre et Jeudi 27 Octobre 2016 au congrès, pour la première session de l'investiture de Mariano Rajoy. Ces derniers jours, il a participé à plusieurs réunions sans expliquer jusqu'au Samedi 29 Octobre 2016 ce qu'il ferait dans le vote.

Les députés les plus proches de Pedro Sanchez, toutefois, ont convenu que lui-même saurait prendre la décision qui garantira le plus d'options pour reprendre le contrôle du PSOE. Dans tous les cas, pour eux, il faut attendre la convocation d’un congrès fédéral et des élections primaires pour l’élection du secrétaire général, dont la date n’est pas fixée pour l'instant. Lors de sa conférence de presse, Samedi 29 Octobre 2016, il a demandé à la direction de fixer la date du prochain congrès, dès le Lundi 29 Octobre 2016. « Le mandat de la direction expire aujourd'hui. Aujourd’hui, elle a permis l’investiture de Mariano Rajoy et, Lundi 29 Octobre 2016, elle doit fixer la date du congrès du PSOE », a-t-il dit.

Plusieurs dirigeants du PSOE de son entourage ont affirmé ces derniers jours que dans les conversations privées qu'il avait eues avec eux, l'ancien numéro un du parti a fait valoir que, s'il voulait être à nouveau secrétaire général, il ne pouvait pas ne pas appliquer le mandat du comité fédéral car, s’il veut que ses plans pour reprendre la direction progressent, il ne pourra pas demander à d’autres responsables et députés d’appliquer ses décisions.

C’est le même argument que Pedro Sanchez a utilisé, Samedi 29 Octobre 2016. Il a admis avoir été écartelé entre l’abstention et le vote contre Mariano Rajoy, ce qui voulait dire aller contre une décision de son organisation, même s’il ne la partageait pas. « Sur les deux options, il n’y avait aucune bonne option », a-t-il dit.

En fait, tous les socialistes ont été confrontés au même problème pendant toute la semaine. Lors de la dernière réunion du groupe socialiste, Mercredi 26 Octobre 2016, le député de Valence Cipria Ciscar se demandait comment les députés qui faisaient partie de la direction de Pedro Sanchez allaient bafouer un mandat de l'organe suprême entre les congrès du PSOE. Cipria Císcar expliquait qu’il y avait une différence entre, d’une part, des indépendants comme Margarita Robles ou Zaida Cantera qui avaient annoncé qu’elles voteraient contre Mariano Rajoy et, d’autre part, des parlementaires qui avaient occupé une charge organique.

Contre l'argument selon lequel il ne pouvait pas désobéir à la résolution adoptée par le comité fédéral s’il voulait maintenir sa candidature à la direction, d'autres députés fidèles à Pedro Sanchez lui demandèrent d'annoncer Samedi 29 Octobre 2016 qu’il voterait contre Mariano Rajoy, comme il l’a défendu pendant des mois.

Dans les discussions avec l'ancien secrétaire général, ces députés lui ont dit que, s’il votait contre le candidat conservateur, il pourrait générer un effet d’entraînement  qui porterait à environ vingt cinq le nombre de députés contestataires. La puissance de cet effet ne sera pas connue car Pedro Sanchez a préféré démissionner pour éviter d'avoir à désobéir au comité fédéral.

 

 

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