Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 16:14

 

http://www.liberation.fr/france/2016/12/21/les-cinq-militants-basques-remis-en-liberte-sous-controle-judiciaire_1536659

 

Les cinq militants basques remis en liberté sous contrôle judiciaire

 

Par Jean-Manuel Escarnot

 

Affirmant avoir voulu participer à une opération de désarmement de l'organisation indépendantiste basque Euskadi Ta Askatasuna (ETA), qui a abandonné la lutte armée en 2011, les cinq mis en examen avaient été interpellés Vendredi 16 Décembre 2016 en possession de pistolets, de fusils et de produits explosifs.

Les cinq membres de la société civile basque arrêtés à Louhossoa, dans le département des Pyrénées Atlantiques, Vendredi 16 Décembre 2016, en possession d’un stock d’armes de l’organisation séparatiste ETA ont été mises en examen, Mardi 20 Décembre 2016 à Paris, par un juge antiterroriste. Déférés après quatre vingt seize heures de garde à vue, Jean-Noël Etcheverry, dirigeant du mouvement écologiste Bizi, Michel Berhocoirigoin, ancien président de la chambre d’agriculture alternative du pays basque, Michel Bergougnian, coopérateur viticole, Béatrice Haran-Molle, journaliste, et Stéphane Etchegaray, cameraman, ont tous été laissés libres sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Une information judiciaire avait été ouverte pour port, transport et détention d’armes, de munitions et de produits explosifs, en relation avec une entreprise terroriste.

Les défenseurs de ces cinq personnes mises en examen ont dénoncé une opération politique contre une initiative de paix, affirmant qu’elles comptaient neutraliser ces armes avant de les remettre symboliquement aux autorités françaises.

Dans un registre diamétralement opposé les autorités de Madrid et de Paris s’étaient félicitées de cette arrestation. Elle a été qualifiée de « nouveau coup dur porté à ETA » par Bruno Le Roux, le nouveau ministre de l’intérieur français. Menée sur la base de « renseignements espagnols » selon une source policière jointe par Libération, l’opération a permis de saisir vingt neuf armes de poing, neuf fusils d’assaut, douze pistolets-mitrailleurs, deux roquettes, des chargeurs, des munitions, des détonateurs et des produits explosifs. Des membres de la Guardia Civil espagnole étaient présents, aux côtés des policiers du RAID, de la SDAT et de la DGSI, lors de l’interpellation des cinq « militants de la paix ».

Au pays basque français, de nombreux élus locaux de droite comme de gauche se sont élevés contre cette arrestation. Ainsi la sénatrice socialiste Frédérique Espagnac, proche de François Hollande, a apporté son soutien aux cinq personnes interpellées. Même son de cloche du coté de Max Brisson, vice président des Républicains du département, ou de Jean-René Etchegaray, maire de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) de Bayonne et président du conseil des élus du pays basque, qui s’est dit très inquiet de la tournure des événements.

« La libération des cinq militants de la paix est une bonne nouvelle pour eux et leur famille », se félicite Jean-François Lefort, responsable de Sortu, le parti de la gauche indépendantiste basque. « L’ensemble de la société basque au nord comme au sud soutient le processus de paix et l’arrêt définitif de la violence armée initiés par ETA en 2011. Il est grand temps désormais de tourner la page du conflit et de mettre tous les acteurs autour de la table pour sortir par le haut d’un conflit qui dure depuis cinquante ans ».

Une résolution qui passe notamment par la libération et le regroupement des prisonniers basques incarcérés en France et en Espagne. Ils sont au nombre de trois cent soixante dix dont quatre vingt dans les prisons françaises.

Partager cet article

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens