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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 20:29

 

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article179

 

Chaque jour, une péripétie surprend, un nouveau personnage entre en scène.

 

Par Charles Jérémie

 

Jeudi 15 Décembre 2016

 

Chaque jour, une péripétie surprend, un nouveau personnage entre en scène. C’est du mauvais théâtre et une véritable comédie.

Insignifiance politique et communication, la société du spectacle est parvenue à se caricaturer.

La situation politique est vraiment amusante comme si la « crise de la cinquième république » tant de fois annoncée se transformait en énorme éclat de rire.

Eliminés Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et Cécile Duflot, démissionné François Hollande, les pronostics des sondeurs et des journalistes sont battus en brèche et Manuel Valls est en grande détresse, Emmanuel Macron l’a pris de court. Désigné par les Nouveaux Chiens de Garde comme le meilleur démolisseur libéral du Parti Socialiste, l’ancien ministre des finances s’avance en vainqueur possible.

Je m’étais permis d’imaginer que l’explosion du Parti Socialiste interviendrait avant les élections présidentielles. La réalité dépasse les hypothèses les plus audacieuses.

Mais attention, les déchirures de la super structure ont une origine, François Hollande et Manuel Valls ont été mis KO par les mobilisations contre la loi travail.

François Hollande en a tiré des conséquences. Manuel Valls va payer la note. Il y aura d’autres cadavres politiques.

Au moins trois anciens ministres sont candidats contre lui. L'élection primaire de la gauche sera une meurtrière pantalonnade avec une certitude, Manuel Valls battu, jamais ses partisans n’accepteront de soutenir « le vainqueur ». Enfin, là on rit moins, la plupart des candidats socialistes aux élections législatives seront pulvérisés. Pour le Parti Socialiste, c’est la crise finale. Il faut réfléchir aux conséquences pour l’après 2017.

À droite, la situation est apparemment meilleure, encore que les réactions dans l’opinion au programme ultra-libéral de François Fillon commencent à fragiliser l’intéressé. En réalité, il n’y a pas dans le pays de majorité ni de droite ni de gauche. Sur le plan électoral, il n’y a pas d’appétence pour le libéralisme des deux bords de l’échiquier.

Songeons que, déjà, les républicains, socialistes en tête, s’apprêtent à appeler à voter au second tour des élections présidentielles pour François Fillon contre la méchante repoussante Marine Le Pen.

Pas sûr que, ce coup-ci, cela marche, d’autant que nul ne sait, à commencer par l’intéressé, ce que deviendra la candidature d'Emmanuel Macron. Il peut exploser en vol comme hier un Jean Pierre Chevènement ou au contraire par rejets successifs gonfler et arriver très largement en tête dans les sondages devant le candidat du Parti Socialiste, inévitablement ce dernier apparaîtra alors comme le « diviseur » et une campagne médiatique forcenée s’engagera pour qu’il se retire au profit d'Emmanuel Macron. Et ainsi, comme dans le midi et le nord aux élections régionales, le Parti Socialiste disparaitra des radars.

Les cercles dirigeants du patronat ont un candidat officiel, François Fillon, mais un secteur encore limité de la bourgeoisie, joue Emmanuel Macron contre Marine Le Pen et François Fillon qui les inquiète.

Le côté bigot révulse. La France est, certes, historiquement un pays catholique, mais la révolution française a profondément tracé son sillon, consacré en 1905 par la séparation de l'église et de l'état. Il ne faut pas sous-estimer le rejet de l’idéologie de la manifestation pour tous et de Sens Commun. François Fillon c’est Versailles avec de surcroit un relent de pétainisme.

Alain Juppé et François Bayrou craignaient les conséquences sociales de son projet. Cette objection demeure. Répétons le, pour appliquer son programme, François Fillon devra aller au maximum des tensions sociales, peut-être même faire tirer. Ce n'est pas si simple que cela, d’autant que les appareils syndicaux auront malgré leurs efforts du mal à le soutenir. Donc, François Fillon c’est non seulement Versailles mais aussi l’aventure. Sur un programme libéral de même nature, mais soft, Emmanuel Macron peut rassembler des secteurs significatifs de la petite bourgeoisie. Dans cette période, les personnages s’usent rapidement. Les nains sont élevés au rang de « sauveur » puis, comme en Grande Bretagne ou en Italie, balayés par la réalité.

Répétons-le, il faut le répéter, véritable Comedia Del Arte, l’élection présidentielle est un terrain d’où les salariés, les chômeurs et les jeunes sont expulsés. D’ailleurs le tableau succinct qui précède ne vaut que sur le papier. Que demain le mauvais temps social s’invite, nous ne sommes pas encore au mois de mai 2017, et la fragilité des postures se révèleront. Il suffit de constater à quelle vitesse le « radical » François Fillon a bégayé sa réforme de la sécurité sociale.

Il n’y a aucune solution électorale progressiste. La seule question qui vaille est comment, dès maintenant, en bas et dans la société réelle, préparer non seulement la résistance contre François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, mais encore passer à la contre-offensive, c’est la seule véritable question et c’est possible.

Il suffit d’entendre Jean Claude Mailly qui suggère d’acheter des baskets car « cela va manifester » pour comprendre que, après les élections, il prépare avec la Confédération Générale du Travail (CGT), encore une fois, la stratégie de l’échec.

Non, plus de pseudos-grèves et de journées d’actions à répétition, tous ensemble le même jour jusqu’à la victoire, c’est la seule perspective raisonnable pour battre François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Une politique qui peut-être entendue notamment par les combattants de la lutte contre la loi travail.

 

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