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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:35

 

http://www.placegrenet.fr/2016/12/20/grenoble-vote-budget-2017-fond-de-manifestation-gaz-lacrymo-degradations/115331

 

Le conseil municipal de Grenoble vote son budget 2017 sur fond de manifestation, de gaz lacrymogènes et de dégradations

 

Par Joël Kermabon

 

La session du Lundi 19 Décembre 2016 du conseil municipal de la ville de Grenoble n’a pas dérogé à la nouvelle règle qui veut qu’il se déroule dans une ambiance survoltée. Une nouvelle fois, l’assemblée a été contrainte de délibérer sous protection policière. Et ce alors même qu’elle s’apprêtait à voter notamment deux délibérations très importantes pour la ville, le budget 2017 et le protocole de préfiguration du Nouveau Programme de Rénovation Urbaine (NPRU).

Près de deux cent personnes se sont rassemblées, Lundi 19 Décembre 2016, devant l’hôtel de ville de Grenoble où devait se dérouler le dernier conseil municipal de l’année 2016.

Dans la petite foule, il y a des bibliothécaires, des agents de la ville cornaqués par leur intersyndicale, des animateurs périscolaires, des commerçants, sédentaires ou non, des producteurs et des agriculteurs dont un venu en tracteur.

Du côté de la mairie, on s’était préparé à toute éventualité, comme à l’accoutumée depuis six mois, en filtrant les entrées afin que les manifestants ne puissent pas aller plus loin que le parvis. Ce rassemblement n’était d’ailleurs pas une surprise puisque les différentes organisations syndicales avaient prévenu qu’elles ne lâcheraient rien quant à leurs revendications respectives.

Réouverture des bibliothèques et demande de moratoire pour les bibliothécaires, bronca contre la fermeture du boulevard Agutte Sembat pour les commerçants, fronde contre la nouvelle réglementation des marchés pour les commerçants non sédentaires, lutte contre la casse des services liée au plan de sauvegarde pour les agents de la ville et malaise chez les animateurs périscolaires, toute une litanie revendicative, chaque conseil municipal en recensant une de plus, avec laquelle il a bien fallu que la ville compose, à l’orée de ce qui s’annonçait d’emblée comme un conseil municipal sous haute tension.

Une tension qui s’est concrétisée à travers quelques exactions ayant occasionné d’importantes dégradations, notamment des intrusions musclées de la part de la frange la plus radicale des manifestants, jugulée très durement par une escouade de Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) venues à la rescousse à coups de grenades lacrymogènes et de matraques. Des actes « inqualifiables » contre lesquels, dans la foulée, la ville a décidé de porter plainte, ne souhaitant pas laisser impunies les dégradations commises par certains des manifestants.

Tout cela ne doit pas faire oublier que le conseil municipal devait, entre autres délibérations, parmi les quatre vingt quatorze délibérations à l’ordre du jour, voter le budget primitif 2017 et, au titre des politiques de la ville, le protocole de préfiguration du NPRU.

En préliminaire aux importants débats qui allaient suivre, la ville de Grenoble a décidé d’accorder un temps de parole à ses agents au début du conseil municipal. Mais, là aussi, la déception a été au rendez-vous pour les agents en lutte.

« Aucune ligne ne peut bouger selon Éric Piolle, le maire de Grenoble, ce que nous persistons à ne pas croire », rapporte une porte-parole un peu dépitée, qui déclare que les agents poursuivront, envers et contre tout, leur action. De quoi promettre des lendemains difficiles à Éric Piolle qui devra compter sur leur détermination lors des prochains conseils municipaux, si rien ne bouge entre temps.

Ce conseil municipal perturbé n’est d’ailleurs pas la seule déconvenue à laquelle a été confronté le maire de Grenoble. En effet, à l’issue de la délibération sur le budget 2017, deux membres du groupe Rassemblement Citoyen de la Gauche et des Ecologistes (RCGE), majoritaire à la ville de Grenoble, Bernadette Richard-Finot, conseillère municipale du Parti de Gauche, et Guy Tuscher, conseiller municipal d'Ensemble, se sont abstenus. Un premier coup de canif dans le contrat majoritaire ? C’est, après l’avoir interrogé sur les violences de la soirée, l’une des questions que nous avons posées à Éric Piolle juste avant la pause.

Autant dire que, du côté syndical, le son de cloche n’est pas le même. L'Union Syndicale Solidaire du département de l'Isère n’y va pas avec le dos de la cuillère, n’hésitant pas à parler de provocation policière. « Face aux grenoblois, la police condamnait l’accès de toutes et tous à la maison commune. Cela serait-il une énième provocation policière », questionne le syndicat, qui poursuit que cette provocation policière est suivie par les jets de gaz et les coups de matraques assénés par les policiers aux manifestants.

« Les grenoblois n’approuvent pas le plan de casse ? Qu’on les gaze. Voilà le vrai visage de la démocratie participative à la sauce d’Eric Piolle, la pensée unique gestionnaire et les coups pour ceux qui ne se soumettent pas aux mesures unilatérales des élus d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), du Parti de Gauche et d’Ensemble », conclut sans prendre de gants l’Union Syndicale Solidaire du département de l’Isère.

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