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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:55

 

L'évacuation d'Alep-Est et de deux villages chiites a repris (Reuters)

 

L'évacuation de milliers d'habitants d'Alep-Est encore retranchés dans le dernier secteur rebelle de la grande ville du nord de la Syrie a repris et pourrait être achevée Lundi 19 Décembre 2016.

A New York, le conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a validé à l'unanimité le déploiement d'observateurs de l'ONU et d'autres organisations pour superviser cette évacuation et garantir la sécurité des civils.

Les quinze membres du conseil de sécurité de l’ONU ont adopté un projet de résolution rédigé par la France et négocié avec la Russie qui demande à ce que ces observateurs se voient garantir un accès « sûr, immédiat et sans entrave ».

L'ambassadeur de Syrie auprès de l'ONU, Bachar Ja'afari, a jugé que ce texte était « un nouvel élément de la propagande menée contre la Syrie et sa lutte contre les terroristes ».

Alep sera « débarrassée de tous ses terroristes dans la soirée », a-t-il ajouté, utilisant le terme que le régime de Damas emploie pour parler des insurgés en lutte contre le pouvoir du président Bachar al Assad.

Le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré Lundi 19 Décembre 2016 que vingt mille civils avaient pu quitter le dernier secteur rebelle d'Alep jusqu'à présent, dont douze mille cinq cent depuis Dimanche 18 Décembre 2016.

L'évacuation d'Alep-Est a repris en même temps que celle de la population de deux villages chiites assiégés par les rebelles dans la province d'Idlib, après des jours de face-à-face tendu.

Plusieurs convois comprenant une centaine d'autocars sont partis de la dernière enclave tenue par les insurgés à Alep en direction des zones rebelles à l'ouest de grande ville, ont dit un responsable de l'ONU et des secouristes sur place.

Au même moment, une dizaine d'autocars ont quitté les localités chiites d’al Foua et de Kefraïa, encerclées par les insurgés au nord de la ville d'Idlib, pour rejoindre les quartiers tenus par le régime syrien à Alep.

L'évacuation des civils, dont des blessés, hors de ces deux villages assiégés depuis des années, était la condition posée notamment par l'Iran et ses milices supplétives pour que l'armée syrienne permette la reprise de l'évacuation d'Alep.

Une cinquantaine de pensionnaires d'un orphelinat ont notamment été évacués, a annoncé l’United Nations International Children’s Emergency Fund (UNICEF).

« Quarante sept enfants pris au piège dans un orphelinat ont été transportés en sécurité, dont certains dans un état grave en raison de blessures et de déshydratation », dit dans un communiqué le directeur régional de l’UNICEF, Geert Cappelaere.

En attendant que leur sort soit fixé, les habitants du dernier réduit rebelle patientent dans l'humidité et le froid, faute d'abris et en l'absence presque totale de services d'aide.

« Des personnes allument des feux dans les rues avec le peu de bois qu’elles trouvent et des vêtements », témoigne une infirmière qui est aussi photographe, Aref al Aref.

Les organisateurs de l'évacuation ont attribué à chaque famille un numéro qui établit leur ordre d'accès aux autocars.

Selon Jan Egeland, qui dirige la task force de l’ONU pour la Syrie, des milliers de civils et de rebelles doivent encore d'être évacués d'Alep, ville dont la chute la semaine dernière est considérée comme un tournant dans la guerre civile qui ravage la Syrie depuis bientôt six ans et qui a fait trois cent mille morts.

Dimanche 18 Décembre 2016, plusieurs autocars envoyés vers al Foua et Kefraïa pour procéder aux évacuations avaient été attaqués et incendiés par des hommes armés scandant « dieu est le plus grand » et brandissant leurs armes devant les véhicules en flammes, selon une vidéo mise en ligne.

Ces incidents ont failli bloquer le processus d'évacuations entamé Jeudi 15 Décembre 2016, fruit d'intenses négociations entre la Russie, principal allié militaire de Bachar al Assad, et la Turquie, qui soutient certains groupes d'insurgés.

Les chefs des diplomaties russes, turques et iraniennes ont prévu de se rencontrer Mardi 20 Décembre 2016 à Moscou pour discuter de la suite des opérations. « Ce n'est pas une réunion miracle mais cela fournira à chacun l'occasion d'écouter ce que les autres ont à dire », a déclaré un diplomate turc.

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