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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 20:11

 

http://www.kedistan.net/2017/01/02/proces-ozgur-gundem-2-janvier

 

Deuxième audience du procès Ozgur Gundem
 

Lundi 2 Janvier 2017 à 9 heures, nous sommes tous là, mais le procès traîne, car Inan Kizilkaya est attendu. Il devrait être amené de la prison de Silivri. Mais comme la dernière fois sous prétexte « qu’il n’y a pas assez de véhicule », Inan Kizilkaya n’est pas présenté au tribunal.

Lundi 2 Janvier 2017 à 9 heures 50, les journalistes largement présents pour le premier procès sont absents cette fois-ci.

Valérie Manteau de la délégation française est dans la salle et elle twitte pour nous. Nous avons les informations en direct.

Kedistan relaie sur Twitter. Le procès commence.

En l’absence d’Inan Kizilkaya, Bilge Oykut Contepe et Zana Kaya feront leur défense.

Bilge Oykut Contepe, militante du parti vert, comparait la première, accusée de terrorisme et de déstabilisation de l’état.

Elle parle de la protection de la nature.

Il se dit qu’Inan Kizilkaya a été torturé en prison et que c’est la raison pour laquelle il n’a pas été présenté a la cour et aux observateurs.

Le juge dit qu’il sait que des écrivains sont dans la salle et il nous conseille d’écrire prudemment.

Zana Kaya comparait. Il a été éditeur en chef d’Özgür Gündem seulement huit jours et il a fait quatre mois de prison. Il plaide que le journal a toujours été légal. Il confirme que, en tant qu’éditeur et responsable de la ligne éditoriale, il n’a jamais été interrogé, comme les conseillers du journal. Bilge Oykut Contepe, Asli Erdogan, Necmiye Alpay et les autres sont donc là pour rien.

Il dit que son objectif était seulement d’attirer l’attention sur la guerre et les affrontements. Sedat Peker, qui a lancé des menaces, est libre et, lui, il est en prison.

Le juge demande pourquoi il y avait un livre d’Abdullah Ocalan dans les locaux d’Ozgur Gundem.

Asli Erdogan comparaît. Elle dit qu’elle n’a rien de plus à dire que Vendredi 30 Décembre 2016. Elle se rassoit.

Valérie Manteau fait une remarque personnelle, le juge a l’air d’avoir envie d’en finir plus vite que Vendredi 30 Décembre 2016.

Necmiye Alpay comparaît, elle a gardé son humour et elle demande au script d’écrire prudemment « ne dites pas que vous avez saisi des livres, car on ne dit pas saisir des livres ». Elle avait fait cette remarque dans le premier procès. Dans le langage policier et juridique, on dit « ele geçirmek », c’est la même expression pour « attraper » des personnes ou bien des livres.

L'avocat d’Ozgur Gundem dénonce les conditions de détentions très dures et inutiles. Il pourrait y avoir libération conditionnelle.

L'avocat d’Asli Erdogan, Erdal Dogan, se montre drôle aussi, « nous ne sommes pas en train de regarder si le verre est à moitié plein ou bien s'il est à moitié vide. Il n’y a pas de verre et il n’y a pas d’eau », dit-il. Notons qu’il est également l’avocat qui a défendu Hrant Dink, journaliste arménien, assassiné au mois de janvier 2007.

Les avocats d’Asli Erdogan et de Necmiye Alpay demandent des permissions pour elles de sortir du territoire pour leurs activités d’écrivains et d’activistes féministes.

L'ambiance est beaucoup plus détendue par rapport à celle du Vendredi 30 Décembre 2016. Bilge Oykut Contepe dit qu’elle veut rentrer à Bodrum. Le juge lui demande de se calmer, elle insiste et il y a des rires.

L'avocate d’İnan Kizilkaya et de Zana Kaya essaie de parler plus largement de la situation politique et du nombre de journalistes en prison. Le juge la coupe. Elle rappelle que la Turquie a maintenant, dans tous les pays mondiaux, le record du plus grand nombre de journalistes en prison. Le juge demande qu’elle reste dans le sujet.

Mais c’est le sujet. L’avocate dit que ce procès est celui du journalisme et non pas du terrorisme, elle ajoute « qu’Ozgur Gundem est publié depuis les années 1990, alors on ne va pas arrêter tous ses contributeurs ». Elle rappelle qu’Inan Kizilkaya n’est pas présent et que c’est totalement contraire aux droits de sa défense.

Le procureur, dans ses réquisitions, demande qu’on puisse entendre via l’ambassade en Suède les réponses des accusés qui sont à l’étranger.

Le procureur demande la relaxe pour Bilge Oykut Contepe. Il n’a pas changé d’avis pour les autres et il demande qu’ils restent libres pour la suite du procès, sauf Inan Kizilkaya, non présenté au tribunal aujourd’hui. Le procureur demande qu’Inan Kizilkaya reste en prison.

Le tribunal sort pour la délibération à 11 heures 15.

Le tribunal décide qu’Inan Kizilkaya restera en prison. Bilge Oykut Contepe est relaxée. Il n’y a pas de changement pour les autres.

La troisième audience du procès est fixée au 14 mars 2017.

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