Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 19:54

 

Duel entre Benoît Hamon et Manuel Valls pour l'investiture socialiste (Reuters)

 

Benoît Hamon et Manuel Valls, représentants des deux extrêmes du Parti Socialiste, sont les finalistes du deuxième tour des élections primaires de la gauche pour les élections présidentielles, avec un avantage pour le premier, qui a obtenu le ralliement d'Arnaud Montebourg.

Un débat télévisé entre les deux qualifiés, qui pourrait être décisif, sera organisé Mercredi 25 Janvier 2017.

Au soir d'un scrutin qui a mobilisé près de deux millions d'électeurs, le duel s'est engagé sans attendre, Manuel Valls accusant son adversaire de représenter une défaite assurée, tandis que Benoît Hamon évoquait la vieille politique.

Selon des résultats partiels portant sur la moitié des votants, Benoît Hamon a recueilli trente six pour cent des voix et Manuel Valls a recueilli trente et un pour cent des voix, a annoncé la haute autorité chargée d'organiser le scrutin.

Avec dix huit pour cent des voix, Arnaud Montebourg est donc éliminé, tout comme Vincent Peillon avec sept pour cent des voix, l'écologiste François de Rugy avec quatre pour cent des voix, la radicale de gauche Sylvia Pinel avec deux pour cent des voix et Jean-Luc Bennahmias avec un pour cent des voix.

Dès que sa défaite a été claire, Arnaud Montebourg, lui aussi représentant de l'aile gauche du Parti Socialiste, s'est rallié à Benoît Hamon, qui est ainsi théoriquement majoritaire.

« Nous avons combattu ensemble dans le gouvernement les politiques sociales libérales aujourd’hui désavouées par les électeurs des élections primaires de la gauche », a expliqué l'ancien ministre du redressement productif, dont le ralliement à François Hollande avait été décisif aux élections primaires de 2011.

Vincent Peillon n'a donné aucune consigne de vote à la différence de Sylvia Pinel, qui appelle à voter pour Manuel Valls.

Devant ses partisans, l'ancien premier ministre a promis de se battre jusqu'au bout.

« Un choix très clair se présente désormais à nous et à vous mes chers compatriotes, le choix entre la défaite assurée et la victoire possible », a-t-il ajouté en poursuivant ses attaques, « le choix entre des promesses irréalisables et infinançables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays », une critique de l'idée de revenu universel portée par Benoît Hamon.

Ce à quoi ce dernier a répliqué sur la deuxième chaîne de la télévision française que « cela, c'est de la veille politique, je ne crois pas que nous nous en sortirons comme cela ».

Selon le Parti Socialiste, qui a organisé les élections primaires de la gauche, le nombre de votants serait proche de deux millions de votants, inférieur à celui du scrutin interne de 2011 qui était de deux millions sept cent mille votants.

« Il y a deux gauches, nous le savions avant », a commenté le premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, sur la première chaîne de la télévision française.

« Aujourd'hui, il y a deux manières d'envisager les élections présidentielles et c'est bon pour le deuxième tour, cela va nous amener des électeurs », a-t-il estimé.

Les deux finalistes se sont positionnés dans la campagne de part et d’autre du Parti Socialiste, Benoît Hamon s’affirmant comme le plus à gauche des candidats et Manuel Valls comme le plus à droite des candidats, montrant l’importante polarisation de ce vote.

Les désaccords entre les deux hommes ont constitué le coeur du deuxième des trois débats télévisés, avec l’idée de la mutation et de la raréfaction du travail chez Benoît Hamon, apôtre d’un revenu universel, face à un Manuel Valls se présentant en défenseur de la valeur travail, qui compte en particulier défiscaliser à nouveau les heures supplémentaires.

Une fracture était également apparue sur deux autres thèmes, la politique menée par le gouvernement de Manuel Valls pour répondre à la crise des migrants, pas à la hauteur des valeurs de la France selon Benoît Hamon, et conforme aux voeux des français selon Manuel Valls, et la légalisation du cannabis prônée par Benoît Hamon et fermement rejetée par Manuel Valls.

Plusieurs ministres et responsables socialistes prédisent depuis des semaines le ralliement d'une partie des élus et de l'électorat socialiste à Emmanuel Macron si Benoît Hamon venait à l'emporter.

Les bons résultats de l’ancien ministre de l’économie, qui a choisi de ne pas participer à cette élection primaire, a hanté toute la campagne de l’élection primaire organisée par le Parti Socialiste.

En voyage au Chili, François Hollande n'a pas voté à cette élection primaire organisée au terme d'une campagne où il ne s'est nullement impliqué. En renonçant à briguer un second mandat, il n'a désigné aucun dauphin.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens