Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 19:08

 

Donald Trump embarrassé par le départ de son conseiller à la sécurité (Reuters)

 

La démission Lundi 13 Février 2017 de Michael Flynn, conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, après des révélations sur ses conversations avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis et sa tentative de dissimuler leur contenu au vice-président, est un nouvel embarras de taille dans un domaine dont le président Donald Trump a de surcroît fait une priorité.

Dans ses discussions avec le diplomate russe, Michael Flynn, un ancien général, avait évoqué les sanctions imposées à la Russie par l'administration sortante de Barack Obama, ce qu'il n'était alors pas encore autorisé à faire.

Le vice-président, Mike Pence, avait à plusieurs reprises pris sa défense ces derniers jours dans la presse.

« Malheureusement, et en raison du rythme rapide des événements, j'ai par mégarde livré des informations incomplètes au vice-président et à d'autres sur mes entretiens téléphoniques avec l'ambassadeur russe », écrit Michael Flynn dans sa lettre de démission. « J'ai présenté des excuses sincères au président et au vice-président, qui les ont acceptées ».

La démission de ce soutien de longue date de Donald Trump, qu'il avait rejoint dès le début de la campagne, au mois de février 2016, et qui fut un temps pressenti pour être son colistier, intervient au vingt-cinquième jour de la nouvelle présidence.

Le général Keith Kellog, secrétaire général du conseil de sécurité nationale, assurera l'intérim le temps que le président désigne un successeur à Michael Flynn.

Robert Harward, un vice-amiral de la marine, ancien numéro deux du commandement central sous l'autorité de James Mattis aujourd'hui secrétaire à la défense, est donné favori pour le remplacer, a-t-on appris de deux sources proches du processus de décision.

David Petraeus, général à la retraite et ancien directeur de la Central Intelligence Agency (CIA), est également pressenti, mais il pourrait être handicapé par le scandale qu'avait provoqué il y a quelques années ses indiscrétions à sa biographe, avec laquelle il avait une liaison.

Robert Harward a siégé au conseil de sécurité nationale pendant la présidence de George Bush et a servi en Irak et en Afghanistan.

« Si le président va dans cette direction, il devrait y avoir très peu d'opposition », a dit l'une des sources. « Il est très estimé et n'a pas le bagage que doit traîner David Petraeus ».

Le Washington Post avait révélé il y a un mois que Michael Flynn avait eu plusieurs conversations téléphoniques avec l'ambassadeur russe aux Etats Unis, Sergueï Kislyak, le Jeudi 29 Décembre 2016, le jour où Barack Obama a ordonné l'expulsion de trente cinq diplomates russes pour sanctionner les ingérences présumées de Moscou dans la campagne électorale américaine. Le lendemain, Vendredi 30 Décembre 2016, Vladimir Poutine annonçait qu'il ne riposterait pas à ces sanctions.

L'affaire a rebondi Jeudi 9 Février 2017 lorsque le Washington Post a affirmé que Michael Flynn avait abordé la question des sanctions avec Sergueï Kislyak. Selon des responsables américains, une transcription de ces discussions prouve que le sujet a bien été abordé.

Or Michael Flynn, désigné le 18 novembre 2016 par Donald Trump, avait assuré au vice-président qu'il n'en avait pas discuté et les nouvelles révélations ont provoqué la colère de Mike Pence.

La démission de Michael Flynn pourrait freiner le rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine voulu par Donald Trump et dont Michael Flynn était un ardent partisan. Son départ, dit un responsable américain sous couvert d'anonymat, « pourrait rendre moins probable un changement de cap significatif, au moins à court terme ».

Un autre souligne que la démission de Michael Flynn pourrait renforcer au sein du cabinet de Donald Trump le secrétaire à la défense Jim Mattis et le secrétaire d’état Rex Tillerson, voire faire le jeu des conseillers présidentiels Steve Bannon et Stephen Miller, déjà très présents dans les prises de décision.

Dans les rangs de l'opposition, des élus démocrates ont réclamé des explications sur l'enchaînement des événements ayant conduit au départ de Michael Flynn qui, souligne Adam Schiff, élu de Californie à la chambre des représentants, ne met pas fin aux interrogations sur ses contacts avec les russes.

A Moscou, le Kremlin a estimé que la démission de Michael Flynn relevait des affaires intérieures américaines et s'est refusé à tout commentaire.

Selon le président de la commission des affaires étrangères de la chambre haute du parlement russe, Konstantin Kosatchev, elle démontre « soit que Donald Trump n'a pas acquis l'indépendance nécessaire et qu'il se retrouve par conséquent acculé, soit que la russophobie a déjà contaminé la nouvelle administration de haut en bas. La cible était les relations entre la Russie et les Etats Unis. Nous verrons comment va évoluer la situation », a-t-il dit à l'agence Russian news and Information Agency (RIA).

Partager cet article

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens