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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 18:17

 

Benoît Hamon et Jean Luc Mélenchon au bord de la rupture (Reuters)

 

La perspective d'une alliance des gauches entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon pour le premier tour des élections présidentielles s'éloigne à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le leader du mouvement de la France Insoumise.

Les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif Vendredi 17 Février 2017 au téléphone avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues.

Vendredi 17 Février 2017, Jean-Luc Mélenchon avait provoqué le vainqueur des élections primaires de la Belle Alliance Populaire en prévenant sur BFM Télévision qu'il n'entendait pas s’accrocher à un corbillard, en l'occurrence le Parti Socialiste.

Puis Samedi 18 Février 2017, dans un billet diffusé sur Facebook, l'ancien ministre de Lionel Jospin s'insurgeait contre le projet confié par Benoît Hamon à l'économiste Thomas Piketty d'un parlement de la zone euro.

« La monnaie unique comme identité et projet européen, étrange invention technocratique, ce projet ressort tout droit des vieux cartons du Parti Socialiste. On le croyait abandonné dans le siècle dernier », écrit-il notamment.

« Est-ce une façon de créer un problème insurmontable entre nous en 2017? Alors autant s'épargner les simagrées unitaires actuelles », ajoute-t-il.

En déplacement Samedi 18 Février 2017 à Lisbonne, où le gouvernement socialiste d'Antonio Costa est soutenu par la gauche radicale et les communistes, Benoît Hamon a répliqué aux déclarations assez brutales du candidat d'extrême gauche.

« Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne et je n'oblige personne », a-t-il lancé devant la presse, s'estimant le mieux placé pour faire gagner la gauche aux élections présidentielles.

Dimanche 19 Février 2017, au Grand Jury de Radio Télévision Luxembourg (RTL), du Figaro et de La Chaîne Info (LCI), l'ancien ministre de l’éducation s'est efforcé d'apaiser le climat tout en marquant sa détermination, tenace et têtu.

« Moi, ma priorité, elle ne consiste pas à d'abord parler aux appareils, même si je les respecte », a-t-il dit.

« Nous ne pouvons pas nous permettre aujourd'hui d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite. Je respecte les egos, ils existent, j'en ai moi-même un. Ce que je veux, c'est rassembler les électeurs, les hommes et les femmes. Et si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences », a-t-il estimé.

Jean-Luc Mélenchon, a-t-il poursuivi, pose des conditions fortes. « C'est vrai que si on fait du covoiturage et qu'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges, et que les autres descendent au premier feu, cela marche rarement le covoiturage dans ces conditions-là. Je dois me placer au-dessus de cela ».

Réplique du candidat du mouvement de la France Insoumise, qui présentait Dimanche 19 Février 2017 le chiffrage de son programme économique, « c’est consternant. J'apprends que j'aurais fermé la porte. Mais c'est quand même moi qui ai fait le pas », a-t-il dit sur BFM Télévision et LCI.

« Je ne vais pas passer ma vie là-dessus. Je ne suis pas un amoureux éconduit. Je ne suis pas en train de faire le congrès du Parti Socialiste, mon problème, ce n'est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin avec des points et des virgules », a-t-il ajouté.

 

 

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