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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 19:17

 

Marine Le Pen refuse d'être entendue sur les assistants du Front National (Reuters)

 

Marine Le Pen a refusé de se rendre Mercredi 22 Février 2017 à une convocation de la police dans l'enquête sur les assistants parlementaires du Front National au parlement européen, a-t-on appris auprès de son avocat et de source judiciaire.

La dirigeante du parti d'extrême droite était convoquée à Nanterre, dans le département des Hauts-de-Seine, dans le cadre d'une audition libre, a précisé à Reuters son avocat, Rodolphe Bosselut, confirmant une information du Monde.

Marine Le Pen « a été convoquée Mercredi 22 Février 2017 par une convocation dont elle a pris connaissance Mardi 21 Février 2017 à son retour du Liban », a-t-il dit.

« Elle considère que le risque est l'instrumentalisation de la justice durant la campagne électorale », a-t-il ajouté.

« Elle se rendra à toute convocation après les élections », a assuré Rodolphe Bosselut, refusant de préciser s'il parlait des élections présidentielle ou bien des élections législatives.

Selon le Monde, le courrier qu'elle a adressé aux enquêteurs indique qu'elle ne se rendra à aucune convocation avant les élections législatives du Dimanche 11 Juin et du Dimanche 18 Juin 2017.

Le premier ministre, Bernard Cazeneuve, a dénoncé l'attitude d'une dirigeante qui ne saurait se placer au-dessus des lois.

« Aucun responsable politique ne peut refuser s'il est républicain de déférer à une convocation de la justice. Le respect de l'autorité de l’état et des institutions commence par cela », a-t-il déclaré à la presse.

« Lorsqu'on prétend aux plus hautes responsabilités, on ne peut se placer au-dessus des lois de la république ».

L'information judiciaire sur les assistants parlementaires du Front National au parlement européen, ouverte au mois de décembre 2016 par le parquet de Paris, a connu une forte accélération cette semaine, alors que Marine Le Pen était en déplacement au Liban.

Lundi 20 Février 2017, le siège du Front National à Nanterre a fait l'objet d'une perquisition.

Mercredi 22 Février 2017, la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, et son garde du corps, Thierry Légier, ont été placés en garde à vue. La justice soupçonne Catherine Griset et Thierry Légier d'avoir été employés fictivement à Bruxelles. La dirigeante d'extrême droite assure qu'ils l'assistaient à la fois au parlement européen et au Front National.

A l'issue de sa garde à vue, Mercredi 22 Février 2017, Thierry Légier a été relâché sans qu'il soit présenté à des juges d'instruction « en l'état », avait-on alors appris de source judiciaire. Catherine Griset a de son côté été présentée aux magistrats et mise en examen pour recel d'abus de confiance.

Mercredi 22 Février 2017, Marine Le Pen était convoquée à Nanterre.

Mercredi 22 Février 2017, sur la première chaîne de la télévision française, la présidente du Front National avait fustigé un « risque très lourd d'instrumentalisation de la justice », ajoutant contester formellement les faits.

« Cette enquête a été ouverte il y a deux ans, c'est quand même assez étonnant que, brutalement, deux mois avant le premier tour des élections présidentielles, il y ait cette très forte activité judiciaire », avait-elle dit.

« La justice ne doit pas venir perturber la campagne présidentielle car c'est un moment démocratique fondamental pour notre pays ».

Marine Le Pen est protégée par l'immunité parlementaire que lui confère son mandat de député européenne et elle ne peut faire l'objet d'aucune mesure coercitive. Pour cela, il faudrait que les juges demandent la levée de son immunité, ce qui n'a pas été fait « pour le moment », a-t-on appris de source judiciaire.

Le vice-président du Front National, Florian Philippot, a prévenu au début du mois de février 2017 que Marine Le Pen resterait candidate au premier tour des élections présidentielles même si elle était mise en examen.

L'enquête vise de possibles faits d'abus de confiance, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé. Tout a démarré avec un rapport de l'Office européen de Lutte Anti Fraude (OLAF), qui a conduit le parlement européen a réclamer à la présidente du Front National le remboursement de près de trois cent mille euros, ce qu'elle refuse.

Marine Le Pen, dont la popularité n'a pas été atteinte jusqu'à présent par cette affaire et qui caracole toujours en tête des sondages pour le premier tour des élections présidentielles, estime que les soupçons de l’OLAF ont été nourris par une simple régularisation comptable dont elle dit avoir fourni toutes les preuves.

Elle dénonce une collusion entre l’OLAF et le parlement européen et elle a déposé une plainte auprès du parquet de Bruxelles pour faux intellectuel visant la directrice de l’OLAF et le secrétaire général du parlement européen, Klaus Welle.

 

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