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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 17:14

 

La Turquie promet des représailles aux Pays-Bas (Reuters)

 

La Turquie a promis Dimanche 12 Mars 2017 de mener des représailles sévères contre les Pays-Bas qui ont refoulé Samedi 11 Mars 2017 deux ministres turcs venus faire campagne auprès de la diaspora turque sur le référendum constitutionnel, une décision dénoncée par le président Recep Tayyip Erdogan comme le signe de « vestiges du nazisme ».

Le différend entre les deux pays qui n'a cessé de s'envenimer au cours des derniers jours s'est mué en crise diplomatique Samedi 11 Mars 2017 dans la soirée lorsque la ministre de la famille s'est vue empêcher d'entrer dans le consulat de Turquie à Rotterdam, qu'elle avait gagné par la route depuis l'Allemagne.

La police néerlandaise a utilisé des chiens et des canons à eau pour les disperser et plusieurs manifestants ont été frappés à coups de matraque par les forces de l'ordre, rapporte un journaliste de Reuters.

Les autorités néerlandaises avaient refusé Samedi 11 Mars 2017 dans la matinée au ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, d'atterrir dans la même ville, où il devait s'exprimer en faveur du oui au référendum sur la réforme constitutionnelle. « Le monde doit prendre position contre cet acte fasciste au nom de la démocratie. Ce comportement contre une ministre femme est inacceptable », a déclaré sur Twitter la ministre turque chargée de la famille, Fatma Betul Sayan Kaya, en annonçant son expulsion. La ministre a pris un avion privé à Cologne pour rentrer à Istanbul, a précisé le quotidien Hurriyet, Dimanche 12 Mars 2017.

Le premier ministre turc, Binali Yildirim, a promis que son pays allait répondre en conséquence à ce qu'il a qualifié de comportement inacceptable. « Il a été signifié aux autorités néerlandaises qu'il y aurait des représailles de la manière la plus sévère », a-t-il dit. A Ankara, le président Recep Tayyip Erdogan a qualifié la décision des autorités néerlandaises, de « vestiges du nazisme », une remarque jugée « insensée » par le premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

Dimanche 5 Mars 2017, le dirigeant turc avait fustigé dans les mêmes termes les autorités allemandes à la suite d'annulations similaires, s'attirant les critiques d'Angela Merkel. Les autorités turques ont fait fermer Samedi 11 Mars 2017 dans la soirée l'ambassade des Pays Bas à Ankara et le consulat des Pays-Bas à Istanbul devant lesquelles des centaines de manifestants se sont également réunis.

Les résidences de l'ambassadeur néerlandais, absent de Turquie en ce moment, du chargé d'affaires de l'ambassade et du consul général ont également été bouclées. Le ministère des affaires étrangères turc a dit ne pas souhaiter le retour de l'ambassadeur néerlandais avant un certain temps. Les ministres turcs sont en campagne en Europe pour convaincre les membres de la diaspora de voter oui au référendum du 16 avril 2017 sur la réforme constitutionnelle. Le projet prévoit de renforcer les prérogatives du président. Le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, avait maintenu son déplacement à Rotterdam en dépit du refus des autorités de l'autoriser à y faire campagne qui lui avait été notifié la veille.

Contraint de rentrer à Istanbul avant d'arriver en début de soirée en France, où il participera Dimanche 12 Mars 2017 à un rassemblement politique à Metz, Mevlut Cavusoglu a affirmé que la décision des autorités néerlandaises constituait un scandale inacceptable et qu'elle aurait des conséquences. Un membre de l’union européenne des démocrates turcs a annoncé Samedi 11 Mars 2017 sur Facebook que le chef de la diplomatie avait annulé sa venue en Suisse, prévue Dimanche 12 Mars 2017, faute d'avoir trouvé un endroit adéquat pour un meeting.

Le premier ministre néerlandais Mark Rutte, qui remettra son mandat en jeu lors des élections législatives du Mercredi 15 Mars 2017, a justifié cette interdiction en invoquant un risque pour l'ordre public. Il a ajouté que la menace de sanctions économiques invoquées Samedi 11 Mars 2017 par Mevlut Cavusoglu avait empêché de trouver une solution négociée. Le gouvernement a estimé en outre que la campagne risquait d'importer des divisions au sein de la minorité turque des Pays-Bas, partagée entre partisans et opposants à Recep Tayyip Erdogan.

Geert Wilders, chef de file du parti pour la liberté (PVV), qui entend désislamiser les Pays-Bas, a lui aussi commenté la crise, publiant sur son compte Twitter un message destiné « à tous les turcs des Pays-Bas qui sont d'accord avec Recep Tayyip Erdogan, allez en Turquie et ne revenez jamais ». L'immigration a été l'un des sujets clés de la campagne pour les élections législatives et les autorités redoutent une menace à l'ordre public avec ces meetings de ministres turcs.

 

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