Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 19:03

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/04/19/le-bus-anticorruption-de-podemos-indigne-les-socialistes-espagnols_5113504_3214.html

 

Le bus contre la corruption de Podemos indigne le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)

 

La formation de gauche circule dans les rues de Madrid avec un véhicule affichant les principales figures politiques citées dans des affaires de corruption ces dernières années.

 

Par Isabelle Piquer, correspondante du Monde à Madrid

 

Mercredi 19 Avril 2017

 

Cela roule pour Pablo Iglesias. Au mois de février 2017, après avoir été reconduit à la tête de Podemos, le leader de la formation de gauche avait promis de faire peur aux élites en réveillant les mouvements sociaux. Et c’est par le biais d’un bus contre la corruption, qui circule cette semaine dans les rues de Madrid pour « démasquer la mafia politico-financière qui tire les ficelles du pouvoir », qu’il a choisi de faire passer son message.

 

Placardées sur les deux étages du véhicule, les principales figures des scandales qui ont éclaboussé la vie politique espagnole semblent se moquer des piétons, Luis Barcenas, l’ancien trésorier du Parti Populaire, accusé de cacher une comptabilité occulte au sein du mouvement, Rodrigo Rato, l’ancien patron du Fonds Monétaire International (FMI), condamné pour détournement de fonds, ou encore l’ancien président catalan, Jordi Pujol, mis en examen pour fraude fiscale.

 

Sont également représentés, et c’est ce qui a alimenté la controverse, l’ancien premier ministre socialiste Felipe Gonzalez, son successeur, le conservateur José María Aznar, le journaliste Eduardo Inda, qui dirige le quotidien numérique OK Diario, et Juan Luis Cebrian, président du groupe de presse espagnol Prisa, qui est actionnaire du Monde. On voit aussi, de dos, le premier ministre actuel, Mariano Rajoy, lançant un texto de soutien à Luis Barcenas, comme l’avait révélé la presse ibérique en 2013. Les réactions n’ont pas tardé. Le PSOE a qualifié l’initiative de répugnante et il a accusé Podemos de chercher l’affrontement. La vice-première ministre, Soraya Saenz de Santamaria, elle, a estimé que la campagne était « puérile et antidémocratique ».

 

C’est Pablo Iglesias lui-même qui, micro en main, Lundi 17 Avril 2017, a inauguré le premier parcours du bus, un tour des « centres de pouvoir qui parasitent les institutions », le conglomérat bancaire Bankia, le groupe de construction ACS, le fournisseur d’électricité Endesa, la Bourse de Madrid et même le parlement, où Podemos a soixante sept députés sur trois cent cinquante. Pablo Iglesias a annoncé que, après Madrid, le bus de Podemos parcourra d’autres villes, comme Valence, Murcie et Barcelone, et, surtout, qu’il « affichera d’autres visages » pour dénoncer les affaires locales.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens