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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 19:52

 

http://www.publico.es/sociedad/marchas-dignidad-llegan-madrid.html

 

Des milliers de manifestants des Marches de la Dignité dans les rues de Madrid
 

La manifestation réclamait « le pain, le travail, le logement et l'égalité ». De nombreuses organisations, partis et syndicats, ont soutenu la manifestation. Il n'y a pas eu d'incidents.
 

Arrivés de toutes les parties de l'Espagne, des milliers de manifestants ont défilé Samedi 27 Mai 2017 dans la capitale de l’état pour exiger la dignité, le logement, le pain et l'égalité. La colonne du sud est arrivée à Legazpi à 15 heures, comprenant entre quatre cent et cinq cent personnes, venant d’Orcasitas. Trois des quatre colonnes se sont rejointes à Atocha à 16 heures 30 aux cris de « vive la lutte de la classe ouvrière ».

Alberto Garzón, Antonio Maillo et les conseillers municipaux de la ville de Madrid, Carlos Sánchez Mayo et Mauricio Valverde, entre autres membres de la direction d’Izquierda Unida, ont participé à la manifestation. Les manifestants, deux cent mille selon les organisateurs et six mille selon la délégation du gouvernement, ont parcouru la Gran Via vers la Plaza de Espana.

Le leader d’Izquierda Unida, Alberto Garzón, a assuré aux médias que les réformes au parlement seront réalisées grâce à un « peuple mobilisé » qui réclame ses droits dans les rues et il a affirmé que le « succès » des Marches de la Dignité démontre « l’insatisfaction généralisée » contre la corruption du Parti Populaire. Alberto Garzón a mis en évidence la nécessité de poursuivre la « lutte dans les rues » et le soutien de ces mouvements par les partis politiques de gauche parce qu’il faut prouver qu'ils sont « l'alternative pour construire un nouveau pays ».

Juan Herrera, une figure militante de la Confédération Nationale du Travail (CNT), a assisté à la manifestation ainsi que d'autres membres de la fédération anarchiste pour exiger des conditions de travail et des salaires décents.

Il demande également l'abrogation des réformes du travail et du Pacte de Tolède pour avoir un système public de retraites stables. Interrogé sur le « refroidissement » de la rue après le sommet de la mobilisation que fut la première Marche de la Dignité, Juan Herrera a dénoncé le délégationnisme et l’individualisme. « Il faut amener les gens dans les rues comme cela est arrivé aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Des députés de Podemos comme Rafael Mayoral, Alberto Rodrígez et Íñigo Errejón ont participé à la manifestation. Les cortèges les plus importants de la manifestation étaient ceux d’Izquierda Unida et de la Confédération Générale du Travail (CGT).

Raquel Martinez est venue d’Almeria avec ses camarades de Podemos. La militante du parti violet a dit à Publico que « les niveaux d'insécurité de l'emploi sont les plus élevés, alors il est plus important que jamais d'être dans la rue ».

Le député d’Unidos Podemos Diego Cañamero a participé à la colonne du sud qui a quitté Orcasitas. Il est également militant du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) et il considère que c’est une « responsabilité » de participer aux Marches de la Dignité « pour changer les choses et améliorer la vie des gens. Il y a suffisamment de raisons pour sortir dans la rue tous les jours », a-t-il dit à Publico. Le gouvernement « est devenu un parti, sinon un parti de délinquants, et nous devons essayer de le chasser par la mobilisation et par les élections », a-t-il expliqué.

Un groupe de dockers de Valence, de Sagunto et de Tarragone, entre autres ports, est venu pour protester au nom de six mille cinq cent dockers, selon Rafa Egea, docker du port de Valence et membre de la coordination nationale des travailleurs de la mer, pour soutenir les Marches de la Dignité. « Nous pouvons avec l'unité, l'effort et la discipline, obtenir ce que nous voulons », a-t-il expliqué à Publico.

La manifestation était massive, malgré la chaleur extrême dont a souffert la capitale. Cependant, elle était moins massive par rapport à celle du 22 Mars 2014, estimée à deux millions par les organisateurs et à trente six mille par la délégation du gouvernement.

Dans le meeting final aux portes de la Plaza de Espana, Víctor Jiménez et Silvia Salamanca, les membres de la coordination nationale des Marches de la Dignité ont lu le manifeste des Marches de la Dignité. La lecture de l’appel a été précédée par un spectacle donné par le groupe Rojo Cancionero.

Après avoir dénoncé la situation « d’urgence sociale », les porte-paroles ont demandé des retraites publiques décentes et, comme propositions pour le budget général de l’état, des emplois stables, des salaires décents, un revenu de base, l'abrogation des réformes du travail, la libération des personnes détenues pour des raisons de participation à des luttes, le non paiement de la dette, la défense des services publics et la fin des agressions contre les femmes.

Ils ont également réclamé le droit à décider des peuples, en particulier le référendum « sur l'avenir de la Catalogne ». L'abrogation de la loi Mordaza et de la législation antiterroriste a été une autre revendication lue à la fin de la manifestation.

 

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