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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 16:12

 

http://www.questionsdeclasses.org/?Nuriye-Gulmen-et-Semih-Ozakca-en-greve-de-la-faim-et-emprisonne-e-s-en-Turquie

 

Solidarité avec Nuriye Gulmen et Semih Ozakça en grève de la faim et emprisonnés en Turquie

 

Vendredi 2 Juin 2017

 

Soutien de la fédération de l'éducation du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD) et communiqué du réseau syndical international de solidarité et de lutte

 

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça ont démarré une grève de la faim depuis le 9 mars 2017. Le 22 mai 2017, le pouvoir turc les a jetés en prison et vingt ans de prison sont requis à leur encontre. Nuriye Gulmen et Semih Ozakça font partie des milliers de fonctionnaires que le pouvoir turc a licenciés ces derniers mois. Par cette action assumée publiquement, ils réclament l’annulation de leur licenciement et de celui de tous leurs collègues. La fédération de l'éducation du SUD leur adresse un nouveau message de solidarité et relaie le communiqué du réseau syndical international de solidarité et de lutte.

 

Soixante seize jours de grève de la faim, le pouvoir turc les jette en prison.

 

Communiqué du réseau syndical international de solidarité et de lutte

 

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça sont en grève de la faim depuis soixante seize jours. Nuriye Gulmen et Semih Ozakça font partie des milliers de fonctionnaires que le pouvoir turc a licenciés ces derniers mois. Par cette action assumée publiquement, ils réclament l’annulation de leur licenciement et de celui de tous leurs collègues.

Etat de guerre contre la population kurde, attaques renouvelées contre la presse encore libre, emprisonnement de journalistes, libertés syndicales bafouées, arrestations de syndicalistes et violences policières contre celles et ceux qui ne se soumettent pas, le régime dictatorial de Recep Tayyip Erdogan cumule les atteintes aux libertés et aux droits humains.

Au-delà de faibles remarques de forme exprimées par quelques uns, les gouvernements des autres pays s’en accommodent fort bien, à commencer par ceux de l’Union Européenne, qui persistent à légitimer ce régime, en échange de son lamentable rôle dans la répression envers les populations migrantes.

Soixante seize jours de grève de la faim, c'est déjà un drame. Mais comme toutes les résistances, celle de Semih Ozakça et de Nuriye Gulmen dérange les oppresseurs. La police les a violemment arrêtés et, après un procès expéditif, ils sont maintenant emprisonnés et accusés d’être membre d'une organisation terroriste armée. Aucune preuve, si tant qu’appartenir à une organisation politique soit répréhensible, n’a été apporté, le dossier est vide, mais la justice est aux ordres du pouvoir turc.

Les organisations membres du réseau syndical international de solidarité et de luttes réaffirment leur solidarité avec les syndicalistes de Turquie et plus largement avec toutes celles et tous ceux qui luttent contre la dictature de Recep Tayyip Erdogan.

Nuriye Gulmen et Semih Ozakça ont pu transmettre un message avant leur incarcération

Nuriye Gulmen a dit que « nous attendons la décision. Ils n’ont rien trouvé comme question à poser. La seule chose sur laquelle ils nous ont questionnés était nos publications sur les réseaux sociaux qui seraient à caractère criminel. Il n’y a pas eu d’autre question. Mais nous pensons qu’ils choisiront de nous emprisonner. Parce que l’ordre doit venir du haut, c’est évident. Je vais répéter une chose que je dis souvent. Même si vous entassez tout votre arsenal devant une personne qui refuse de se plier, cela ne suffira pas à la soumettre. Oui, ils peuvent nous mettre en prison aujourd’hui, même s’ils n’ont aucun motif pour cela, nous le savons. Mais nous continuerons à refuser de nous plier, aussi en prison. C’est pour cela qu’ils sont sans espoir. La résistance se poursuivra, pour nous, derrière les murs. J’invite encore une fois celles et ceux qui sont dehors à résister. Nous allons bien, nous continuerons à être bien. Je vous salue toutes et tous et envoie mes amitiés ».

Semih Ozakça a dit que « ces répressions, menaces d’arrestation et emprisonnements, prouvent leur désespoir. Ils ne peuvent pas nous enlever notre droit de demander notre travail. Quoi qu’il se passe, nous garderons espoir et nous continuerons toujours à lutter jusqu’à la victoire ».

 

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