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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 19:21

 

https://www.reuters.com/article/us-mideast-crisis-syria-raqqa-idUSKBN18W29P

 

Les forces soutenues par les États-Unis lancent l’assaut contre la capitale de l'État Islamique en Syrie

 

Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis ont déclaré Mardi 6 Juin 2017 qu’elles ont lancé une opération visant à prendre Raqqa, la capitale syrienne de fait de l'État Islamique, dont les djihadistes du califat autoproclamé sont en retraite en Syrie et en Irak.

Le porte-parole des FDS, Talal Silo, a déclaré à Reuters que la bataille a commencé Lundi 5 Juin 2017 et que les combats seraient féroces « parce que l’Etat Islamique va mourir pour défendre sa capitale ».

L'assaut se cumule aux dernières étapes de l'attaque soutenue par les États-Unis pour récupérer la ville irakienne de Mossoul. Il suit des mois d'avance des FDS, qui comprennent des milices arabes et kurdes, au nord, à l'est et à l'ouest de Raqqa.

L'Etat Islamique a pris Raqqa à des groupes rebelles en 2014 et l'a utilisée comme base d'opérations pour planifier des attaques en occident. Talal Silo a déclaré que l'assaut avait commencé par le nord, l'est et l'ouest de la ville, qui est bordée au sud par le fleuve Euphrate.

Le commandant de la campagne de Raqqa, Rojda Felat, a déclaré à Reuters que les combattants des FDS attaquaient le quartier d'al-Mishlab dans la périphérie sud-est de la ville, confirmant un précédent rapport de l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

« La coalition joue un grand rôle dans le succès des opérations. En plus des avions de guerre, des forces de la coalition travaillent côte à côte avec les FDS », a déclaré Talal Silo par téléphone de la région des fermes d’Hukoumiya, à dix kilomètres au nord de Raqqa, où les FDS ont proclamé le début de l’assaut.

Un témoin de Reuters sur place pouvait entendre le bruit de bombardements lourds et des frappes aériennes au loin.

La coalition dirigée par les États-Unis a déclaré que la lutte pour Raqqa serait « longue et difficile », mais qu'elle donnerait un « coup décisif à l'idée de l’Etat Islamique en tant que califat physique ».

« Ce sera difficile de convaincre les nouvelles recrues que l’Etat Islamique est une cause gagnante quand ils ont simplement perdu leurs capitales jumelles en Irak et en Syrie », a déclaré le lieutenant général Steve Townsend, le commandant général de la coalition, dans une déclaration de la coalition.

« Nous avons tous vu l'attaque odieuse à Manchester, en Angleterre », a déclaré Steve Townsend. « L’Etat Islamique menace toutes nos nations, pas seulement l'Irak et la Syrie, mais aussi dans nos propres pays d'origine. Cela ne peut pas durer. Après la défaite de l’Etat Islamique à la fois à Mossoul et à Raqqa, il y aura encore beaucoup de combats difficiles », a-t-il déclaré.

Du Lundi 5 Juin au Mardi 6 Juin 2017, les avions de combat de la coalition et l'artillerie ont frappé les bateaux de l’Etat Islamique, les unités tactiques, les positions de combat, les véhicules et un magasin d'armes, a déclaré un porte-parole, le colonel Ryan Dillon.

La coalition a frappé dix neuf bateaux que les djihadistes utilisaient pour transporter des combattants et des équipements à travers l'Euphrate, leur seul moyen d'accéder à la ville à partir du territoire qu'ils contrôlent sur la rive sud, a-t-il dit.

Les responsables des services de sécurité occidentaux ont mis en garde contre une menace accrue d'attentats tels que l’attentat suicide à la bombe de Manchester du mois de mai 2017 et l'attaque du Samedi 3 Juin 2017 à Londres alors que l'État Islamique perd du terrain en Syrie et en Irak. Les deux attaques ont été revendiquées par l'État Islamique.

Un groupe arabe qui se bat avec les FDS, les forces d'élite syrienne (SEF), qui ont été créées au mois de février 2017, sont entrées à al-Mishlab avec le soutien aérien de la coalition, a déclaré son porte-parole Mohammed al-Shaker par téléphone.

« Les SEF sont entrées il y a une ou deux heures dans le premier quartier de Raqqa, qui est le quartier d'al-Mishlab, par le front de l'est », a-t-il déclaré.

L'OSDH a déclaré que les FDS avaient pris certains bâtiments dans la région d'al-Mishlab et que les combattants de l'État Islamique se sont retirés de certaines parties du district. L'OSDH a également déclaré qu'une attaque était en cours contre la caserne militaire de la dix-septième division à la périphérie nord de Raqqa.

La coalition dirigée par les États-Unis a déclaré que trois mille à quatre mille combattants de l'État Islamique seraient encerclés dans la ville de Raqqa, où ils ont érigé des moyens de défense contre l'agression qu'ils avaient anticipée. La ville est à environ quatre vingt dix kilomètres de la frontière avec la Turquie.

Les FDS comprennent la puissante milice kurde des unités de protection du peuple (YPG).

La bataille de Raqqa depuis la fin de l'année dernière a déplacé des dizaines de milliers de personnes, avec la multiplication de nombreux camps dans la région et d'autres dans le désert.

Le bureau des droits de l'homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a exprimé des inquiétudes au sujet de l'augmentation des rapports sur les décès de civils à mesure que les frappes aériennes augmentent.

La campagne de Raqqa « a entraîné des pertes civiles massives, des déplacements de population et une destruction grave des infrastructures », a déclaré le rapport du mois de mai 2017. Les militants de l'Etat Islamique auraient également empêché les civils de partir, a-t-il déclaré.

La coalition dirigée par les États-Unis dit qu'elle essaie d'éviter les pertes civiles dans ses bombardements en Syrie et en Irak et elle enquête sur les allégations.

On ne sait pas combien de civils restent à Raqqa.

Le porte-parole humanitaire de l’ONU Jens Laerke a déclaré à Reuters que, pour ses besoins de planification, l’ONU estime qu'il reste environ cent soixante mille personnes dans la ville de Raqqa, mais il a déclaré que ce n'était pas une estimation formelle.

L'organisation d'aide humanitaire International Rescue Committee (IRC) a déclaré que deux cent mille personnes étaient encore piégées à l'intérieur de la ville et elle a averti que les civils de Raqqa risquent d'être tués par des tireurs d'élite ou des mines de l'État Islamique s'ils essayent de fuir mais qu’ils pourraient être utilisés par les militants comme boucliers humains s'ils restent.

« L'IRC a vu une baisse du nombre de personnes qui se sont échappées de Raqqa au cours de la semaine passée », a déclaré Thomas Garofalo, le directeur des affaires publiques du Moyen-Orient, ajoutant que cela peut indiquer que l'Etat Islamique a l'intention de les utiliser comme boucliers humains.

Ryan Dillon a déclaré que les FDS avaient encouragé les civils à quitter Raqqa pour éviter ce sort et qu’elles avaient mis en place des centres de tri en première ligne pour séparer les réfugiés civils et les combattants en fuite.

Il a déclaré que la coalition s'attendait à ce que l’Etat Islamique utilise des tactiques semblables à celles qu’il a employées pendant la longue bataille de plusieurs mois à Mossoul, y compris l'utilisation de voitures piégées comme armes de choix.

« Ils ont eu trois ans pour établir leurs défenses là-bas. Nous nous attendons à un combat très similaire à ce que nous avons vu à Mossoul », a-t-il dit, tout en ajoutant que Raqqa est une ville beaucoup plus petite.

La campagne de Raqqa est une source de tension entre les États-Unis et la Turquie, qui craint la croissance de l'influence kurde dans le nord de la Syrie et qui a fait pression sur Washington pour qu'il abandonne ses alliés kurdes des YPG.

Les YPG ont été le principal partenaire des États-Unis dans leur campagne contre l'État Islamique en Syrie, où le groupe a également combattu dans des campagnes séparées menées par le gouvernement syrien soutenu par la Russie et les groupes rebelles de l’Armée Syrienne Libre (ASL).

Les États-Unis ont déclaré la semaine dernière qu’ils avaient commencé à distribuer des armes aux YPG pour les aider à prendre Raqqa.

Les FDS ont déclaré qu'ils laisseraient le contrôle de Raqqa à un conseil civil après sa prise, comme dans d'autres régions que les FDS ont prises à l'État Islamique.

Les FDS et les YPG contrôlent une bande de la Syrie du nord-est de la frontière irakienne jusqu'à la ville de Manbij sur les rives occidentales de l'Euphrate. Les principaux groupes kurdes et leurs alliés ont établi une administration autonome dans les zones sous leur contrôle, qu'ils visent à préserver dans tout accord de paix.

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