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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 16:52

 

https://www.infolibre.es/noticias/politica/2017/06/18/sanchez_clausura_congreso_66566_1012.html

 

Trente neuvième congrès fédéral du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)

 

Pedro Sanchez prétend représenter le mouvement du 15 mai et accuse le Parti Populaire de corrompre la constitution

 

Le leader du PSOE promet une gauche courageuse et il rappelle Carme Chacón, « les socialistes ont décidé de suivre son chemin »

 

Il dit qu'il cherchera une majorité pour mettre fin à la période sombre du gouvernement du Parti Populaire et il invite Ciudadanos et Podemos à le soutenir

 

Il se dit « en faveur de l'Espagne et du nationalisme catalan », il défend l'idée de « nation de nations » avec un état unique et il critique le gouvernement central et le gouvernement catalan

 

Dimanche 18 Juin 2017

 

En réponse aux militants qui voulaient destituer le leader du PSOE, Pedro Sánchez a fait un discours devant le trente neuvième congrès fédéral du PSOE dans lequel il y avait beaucoup de références à la gauche et au mouvement du 15 mai et de dures critiques contre le Parti Populaire. Depuis Dimanche 18 Juin 2017, le secrétaire général a tout le pouvoir entre ses mains, il contrôle l'exécutif, il s’est entouré d’amis proches de lui, il n’y a pas de place pour l'intégration, à l'exception de Patxi Lopez, et il a décidé la feuille de route politique, économique et organisationnelle pour les prochaines années presque sans opposition.

Les congrès du PSOE se terminent habituellement par un discours aux délégués. Pedro Sanchez, au contraire, a mis en scène un meeting public dans un pavillon d’Ifema, à Madrid, dans lequel la présidente de l'Andalousie, Susana Díaz, avait présenté sa candidature pour les élections primaires.

Dimanche 18 Juin 2017, le secrétaire général, sur un ton de meeting, entouré de militants, huit mille cinq cent selon les organisateurs, et la nouvelle direction du PSOE ont proclamé qu’ils n’ont pas peur et qu’ils sont prêts à conduire le changement.

Pedro Sanchez a fait référence au mouvement du 15 mai qui est apparu il y a six ans en criant « ils ne nous représentent pas ».

« Retroussons nos manches », a-t-il promis, « votre demande de régénération, toujours insatisfaite, sera bientôt une réalité. Nous aspirons à représenter ceux qui ont crié que personne ne les représentait ». Il a remercié les militants, « au cours de ces derniers temps, nous avons oublié qui nous étions et je veux vous remercier parce que vous nous avez rappelé que nous sommes la gauche et que l'Espagne a besoin de nous ».

Le leader du PSOE a suscité des applaudissements des délégués en citant les paroles d’Ángel Gabilondo et de Pedro Zerolo, qui est mort en 2015. Le premier d'entre eux a défendu l'idée de proposer des solutions justes à la majorité de la société et pas seulement à quelques personnes. Le deuxième a défendu l’idée de la gauche courageuse. « Quand nous sommes courageux, nous réussissons toujours », a-t-il proclamé. Pedro Sanchez rendait aussi hommage à l’ancien ministre José Antonio Alonso et à l’ancienne ministre régionale Elena de la Cruz, qui est morte cette année.

L’ancienne dirigeante du Parti Socialiste Catalan (PSC) Carme Chacon a été la plus applaudie. La référence est arrivée à la fin du discours de Pedro Sanchez, « je veux terminer mon discours en rappelant une femme extraordinaire, Carme Chacón. Dans son discours de présentation au secrétariat général du parti, Carme Chacon a dit que si nous disons à gauche, cela veut dire tourner à gauche, et que si nous disons le changement, cela veut dire faire des changements ». Elle a dit cela en 2012. Carme Chacon a perdu contre Alfredo Perez Rubalcaba pour vingt deux voix. Cinq ans plus tard, Pedro Sanchez s’est présenté comme son héritier, « les paroles de Carme Chacon sont aussi vivantes que sa mémoire, parce que les socialistes ont décidé de suivre le chemin qu’elle nous a tracé ».

Opposition totale contre le Parti Populaire

En plus des clins d'œil à gauche, l’autre pilier du discours de Pedro Sanchez était la critique du gouvernement du Parti Populaire. « Ce sont les ennemis des socialistes qui ont corrompu la constitution et les institutions qu’ils veulent mettre au service de leurs intérêts privés », a-t-il dit. Il a accusé précisément les conservateurs de proposer des mesures sans justice et sans droits. Coupes budgétaires, travail précaire, réforme du travail, amnistie fiscale, attaque contre la culture et absence de réponse contre la violence machiste », a-t-il détaillé.

Il a été particulièrement dur contre les cas de corruption impliquant des conservateurs. « L'Espagne souffre d'une peine de six ans de précarité, d’inégalité et de corruption », a-t-il dit. Rappelant que Mariano Rajoy devra témoigner devant l’Audience Nationale pour le financement irrégulier du Parti Populaire, il a accusé l'exécutif de « poursuivre les juges et les procureurs » et il s’est demandé « combien de Luis Barcenas, de Francisco Granados et d’Ignacio González sont encore cachés » dans les rangs du Parti Populaire.

Par conséquent, dans son discours, il a promis de travailler pour une majorité parlementaire pour mettre fin à la période sombre du gouvernement du Parti Populaire, le gouvernement « injuste qui a seulement apporté l'insécurité et l'inégalité ». Le leader socialiste a insisté, cependant, en disant que le changement dépend de trois forces politiques, le PSOE, Unidos Podemos et Ciudadanos. « Si vous continuez vos vetos, nous dirons aux espagnols que leur vote pour le changement dépend seulement du PSOE », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du PSOE a promis de battre le Parti Populaire, de rendre leur confiance en eux-mêmes à tous les espagnols et d’être le leader capable d’organiser le changement politique. « Regardez nos frères portugais. La politique peut si la politique veut et nous voulons », a dit le leader du PSOE qui a opté pour « une autre forme de gouvernement avec rigueur, mais en pensant à ceux qui ont le plus besoin », a-t-il déclaré. « Il y a une autre façon de gouverner, une autre façon de faire, on l'appelle la sociale démocratie, et on entend bien, être socialiste, c’est être à gauche, et nous sommes fiers d'être à gauche ».

Nation des nations

Lors du congrès de ce week-end, l'équipe de Pedro Sanchez a pris un nouveau tournant dans la position du parti par rapport à la Catalogne et elle a choisi d'améliorer la reconnaissance de la pluralité de l’état qui, selon elle, est déjà dans la constitution. Dans son discours, le secrétaire général a déclaré qu’il était « en faveur de l'Espagne et du nationalisme catalan » et il a rappelé la notion de « nation de nations » de Gregorio Peces Barba, mais cette référence était relativisée par le rejet de tout référendum sur l'indépendance. Le PSOE restera du côté de la légalité et continuera à défendre l'Espagne comme « un pays avec un seul état et avec une seule souveraineté, celle de tous les espagnols ».

Mais cela ne signifie pas, a-t-il dit, le soutien des actions du gouvernement central ni, bien sûr, de la dérive indépendantiste du gouvernement de Catalogne. Il a critiqué les deux gouvernements. Il a critiqué le gouvernement central pour son néo centralisme et son immobilité. Il a critiqué le gouvernement de Catalogne pour son utilisation de faux prétextes pour défendre l'indépendance. Face à ces deux positions de « deux gouvernements qui sont enveloppés dans des drapeaux et qui sont dirigés par des partis rongés par la corruption, il y a un espace de rencontre aussi large que la majorité des deux côtés de l'Ebre. Cet espace de dialogue et de négociation est proposé par le PSC et le PSOE. Nous ne croyons pas aux identités homogènes et exclusives, nous défendons des identités diverses dans des projets démocratiques partagés ». Pedro Sanchez a défendu une nouvelle fois la réforme de la constitution pour faire des ajustements significatifs dans le modèle régional, pour améliorer son caractère fédéral, et il a rappelé que cette réforme devrait se fonder sur les accords de la déclaration de Grenade, approuvée par le PSOE en 2013.

Dans la conclusion de son discours, Pedro Sanchez a résumé les messages qui guideront son nouveau mandat de secrétaire général, « garder la foi, devenir à nouveau la gauche, être l'alternative au gouvernement de droite et croire à la politique. Nous avons dit que nous sommes la gauche, nous ferons la gauche. Nous avons dit que nous sommes pour le changement, nous ferons le changement. Allons-y, vers la Moncloa ».

Ainsi se termina le congrès fédéral du PSOE, devant lequel se sont présentés les quarante neuf membres de la direction, appelés un par un et applaudis par les délégués. C’est ainsi qu’ils apprendront les résultats du vote au comité exécutif fédéral, au comité fédéral et à la commission fédérale d'éthique et des conflits.

La direction a été élue avec le vote favorable de soixante dix pour cent des délégués, une quinzaine de points de moins qu'en 2014. La liste pour le comité fédéral a obtenu le même résultat. La liste à la commission fédérale d'éthique et des conflits a obtenu soixante treize pour cent des voix.

 

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