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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 19:57

 

http://www.france-irak-actualite.com/2017/07/bds-les-legislateurs-en-espagne-donnent-leur-aval-au-droit-de-boycotter-israel.html

 

http://www.aurdip.fr/les-legislateurs-en-espagne.html

 

https://www.electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/lawmakers-spain-endorse-right-boycott-israel

 

Les législateurs en Espagne donnent leur aval au droit de boycotter Israël

 

Par Ali Abunimah

 

Mardi 4 Juillet 2017

 

Les militants saluent cette décision des législateurs d’Espagne qui reconnaissent que le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) en faveur des droits des palestiniens est protégé par les lois qui garantissent la liberté d’expression.

Le 27 juin 2017, la commission de coopération internationale du congrès des députés, la chambre basse d’Espagne, a adopté à l’unanimité une résolution demandant au gouvernement « de reconnaître et défendre le droit des militants des droits de l’homme de Palestine, d’Israël et des autres pays, de prendre part à des activités légales et pacifiques protégées par le droit à la liberté d’expression et à la liberté de réunion, telle que promouvoir les campagnes du mouvement pour le BDS ».

Podemos, parti de gauche dont les législateurs ont proposé la motion, a déclaré que cette approbation signifie que le gouvernement « doit faire respecter ces droits et agir contre le harcèlement des militants, en Espagne et dans beaucoup d’autres pays, engagés dans des campagnes pacifiques, légales et légitimes contre la violation des droits humains en Palestine ».

Podemos relevait des incidents inquiétants de répression apparente de personnes impliquées dans la défense et l’information des droits des palestiniens, tels que l’annulation d’une initiative au mois de janvier 2017, à l'institut du monde arabe à Madrid, sur la résistance non violente palestinienne contre l’occupation et l’apartheid israélien.

Les lobbys israéliens en Espagne ont porté plainte en pénal contre les militants individuels qui avaient appelé au boycott.

Ils ont aussi intenté des procès en justice pour s’opposer au nombre de plus en plus grand de municipalités espagnoles, la plus importante étant la ville de Barcelone, qui se sont déclarées libérées de l’apartheid israélien.

« C’est une victoire pour toutes celles et tous ceux qui agissent selon leur conscience en participant au mouvement pour le BDS pour les droits de l’homme des palestiniens », a déclaré Ana Sanchez, responsable des campagnes internationales avec le comité national palestinien du mouvement pour le BDS, en parlant de l’action des législateurs.

Ana Sanchez ajoute que les campagnes du mouvement pour le BDS « continuent de se développer dans le monde » et que « les institutions des états en Europe, aux États-Unis et au-delà, confirment de plus en plus le droit de leurs citoyens à participer au mouvement pour le BDS pour faire avancer l’accès des palestiniens aux droits de l’homme ».

Le comité national palestinien du mouvement pour le BDS a souligné que cette motion parlementaire « est la deuxième sur une courte période où les institutions de l'état espagnol affirment le droit au boycott ».

A la fin du mois d'avril 2017, le ministre espagnol des affaires étrangères, Alfonso Dastis, a écrit au sénateur de Podemos, Pablo Bustinduy, que « le gouvernement respecte totalement les activités et les campagnes menées par la société civile dans le cadre de la liberté d’expression garantie dans notre système politique ».

Au mois d'octobre 2016, l’Union Européenne a déclaré que les arguments du mouvement pour le BDS constituent une liberté d’expression et une liberté de réunion qui sont protégées, dans l’ensemble des vingt huit états membres de l'Union Européenne, conformément à la charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne.

Précédemment, des états membres de l’Union Européenne, à savoir l’Irlande, les Pays-Bas et la Suède, avaient rejeté la pression d’Israël et de ses substituts et ils avaient affirmé le droit de leurs citoyens à défendre le mouvement pour le BDS comme un moyen de faire progresser les droits du peuple palestinien.

Au mois de juin 2017, le comité national palestinien du mouvement pour le BDS a salué la récente décision du parlement suisse de bloquer une mesure qui voulait interdire au gouvernement de financer les groupes qui soutiennent le mouvement pour le BDS.

Lors des débats à la chambre haute de la Suisse, le ministre suisse des affaires étrangères, Didier Burkhalter, a fait valoir qu'une action contre le mouvement pour le BDS serait antidémocratique car elle annihilerait la capacité de la société civile à critiquer les gouvernements.

Cette action était défendue par le Parti du Peuple, parti de droite, qui oeuvrait de concert avec l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Monitor, une organisation israélienne spécialisée dans la diffamation de celles et de ceux, israéliens, palestiniens et internationaux, qui défendent les droits des êtres humains.

Au cours des dernières années, Israël et ses substituts ont redoublé d’efforts pour diaboliser et mettre hors la loi le militantisme de solidarité avec la Palestine, particulièrement en tentant de brouiller la distinction entre, d'une part, la critique d’Israël et de l’idéologie de son état sioniste et, d'autre part, l’antisémitisme et le sectarisme contre les juifs.

Sur d’autres fronts, des responsables de l’Union Européenne, agissant de concert avec le gouvernement israélien, déploient des efforts pour censurer la critique d’Israël sous la bannière de la lutte contre l’antisémitisme.

Les militants pour les droits des palestiniens ripostent avec des campagnes d’envergure pour défendre la liberté d’expression.

Il perdure cependant une séparation nette avec certains gouvernements, en particulier ceux de la France et du Royaume-Uni, qui sont toujours engagés dans la suppression de la liberté d’expression quand il s’agit de la Palestine.

Mais, même au Royaume-Uni, des tribunaux ont contribué à faire reculer la censure. Au mois de juin 2017, la Haute Cour de Londres a rejeté la réglementation du gouvernement qui visait à empêcher les municipalités de prendre des mesures en soutien aux droits des palestiniens.

Au mois de juin 2017, le comité national palestinien du mouvement pour le BDS a salué la décision prise par des universités du Chili d’annuler deux initiatives parrainées par l’ambassade israélienne.

Un responsable de l'autorité des antiquités d’Israël devait prendre la parole à l'université Alberto Hurtado et à l'université du Chili, mais les militants étudiants ont objecté le rôle de son organisme dans la destruction et le vol du patrimoine culturel palestinien qui se poursuivent.

Le mouvement chilien pour le BDS a décrit ces annulations comme une preuve de la détermination des étudiants chiliens à « travailler pour que cessent les liens de nos universités avec les institutions complices de l’apartheid israélien ».

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