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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 09:43

 

 

DESOBEISSANCE CIVILE EN CATALOGNE

 

Vous trouverez ci-dessous la traduction en français des deux derniers paragraphes d’un message d’El Mundo relatif à la Diada de Catalunya.

Le message est disponible en totalité en espagnol si vous consultez le site électronique d’El Mundo à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/11/59b6e05aca4741ef4e8b4695.html

Le jour de la désobéissance

Plus tard, dans l'après-midi, les allusions à la désobéissance contre la réponse judiciaire au défi de l'indépendance se sont multipliées. Comme s'il s'agissait d'un avertissement au Tribunal Constitutionnel, qui se réunit Mardi 12 Septembre 2017 et qui décidera certainement la suspension de la loi de transition juridique, de nombreuses pancartes demandaient à respecter les décisions du gouvernement et du parlement catalan.

Les discours après la manifestation allaient dans le même sens. Le premier à prendre la parole a été le président de l'Assemblée Nationale Catalane (ANC), qui s'est félicité de la fréquentation massive « en dépit des menaces et de la peur » et qui a souligné, en référence à la journée parlementaire de la semaine dernière, que « nous avons fondé une nouvelle légalité, la seule que nous reconnaissons. Notre droit croit en la démocratie et dans le peuple, pas dans l'unité indivisible de la patrie ».

Jordi Sánchez n'a pas non plus renoncé à faire pression contre les opposants à l'indépendance,  y compris les dirigeants de Ciudadanos, du Parti Socialiste Catalan (PSC) et du Parti Populaire qui ont quitté le parlement catalan la semaine dernière en signe de protestation contre Carme Forcadell et la majorité souverainiste.

« Ines Arrimadas, Xavier Garcia Albiol, Miquel Iceta, Joan Coscubiela, ne vous cachez pas, mettez vous du côté de la démocratie, facilitez la parole des urnes. La convocation a déjà été faite et le peuple va parler », a-t-il déclaré.

Carles Puigdemont a profité de la mobilisation pour exhorter le gouvernement à accepter le référendum. Le président du gouvernement catalan ne veut parler d'autre chose que d'une consultation sur l'indépendance et, pour cette raison, il sait que Mariano Rajoy n'acceptera pas sa demande. Néanmoins, il a déclaré qu'il sera ouvert « jusqu'à la dernière minute pour négocier » sur les termes de ce vote, comme sa date ou la formulation de la question.

Alors que Carles Puigdemont parlait, la guerre inévitable des chiffres a commencé. La Garde Urbaine de Barcelone comptait un million de personnes. La Société Civile Catalane, une entité opposée à l'indépendance, a réduit la participation à deux cent vingt cinq mille manifestants. La délégation du gouvernement espagnol en Catalogne est restée dans un chiffre intermédiaire et elle a parlé de trois cent cinquante mille personnes.

Le gouvernement espagnol, cependant, n'est pas apparu Lundi 11 Septembre 2017 trop impressionné par la démonstration indépendantiste. Il considère que le Diada a été la « moins nombreuse des dernières années » et il l'a attribué au fait que la majorité des catalans ne voulaient pas participer à la justification d'un processus illégal et dirigé par le secteur le plus radical de la politique.

L'exécutif a déclaré à EFE que les images laissées par la démonstration de la Diada à Barcelone montrent que l'affluence a atteint son sommet, ajoutant que la société catalane est « véritablement et légitimement » représentée au parlement, « pas dans la rue ».

« Ce que nous avons vu la semaine dernière, c'est que la majorité des indépendantistes a réduit au silence la moitié de la Catalogne et a piétiné ses droits à la représentation politique », a ajouté le gouvernement en parlant de la séance plénière du parlement catalan.

L'orthodoxie de la Diada a été respectée jusqu'à la dernière minute. Plusieurs participants à la marche alternative organisée par la gauche radicale indépendantiste, à laquelle participe la Candidature d’Unité Populaire (CUP), ont brûlé des drapeaux de l’Espagne, de la France et de l'Union Européenne avant que la députée antisystème Anna Gabriel ne dise que la sécession de la Catalogne ne se produira pas de manière parlementaire, mais par un processus de « désobéissance et d'insubordination contre le pouvoir constitué ». L’incendie des drapeaux et le déchirement des photographies du roi, qui ont également eu lieu, sont communs à tous les 11 septembre dans ces manifestations, au désespoir du gouvernement.

Le sentiment de l'indépendantisme institutionnel est que la rue a fait son travail et que la balle est maintenant dans le camp du gouvernement central. Carles Puigdemont et ses collaborateurs continuent de promettre qu'ils ne respecteront pas les suspensions du Tribunal Constitutionnel, prétendant forcer Mariano Rajoy à agir par la contrainte. Personne n’affirme trop clairement son objectif, outre le vague espoir que l'opinion publique internationale se mettra enfin du côté de ceux qui cherchent la rupture avec l'Espagne. C’est ce qu’on entend le plus souvent en Catalogne aujourd'hui.

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