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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 18:45

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/11/59b68ce6ca474170688b45d9.html

 

Ada Colau, « nous n'accepterons pas les leçons des militants de Convergence qui ne savaient pas ce qu'était la désobéissance civile »

Pablo Iglesias surprend en disant « vive la Catalogne libre et souveraine, vive la fraternité », en parlant de la Diada de Catalunya

Albano Dante Fachin ne participe pas au meeting du leader du parti violet et défend le droit à l'autodétermination

On attendait la Diada de Catalunya que Catalunya en Comu avait décidé de célébrer à Santa Coloma de Gramenet avec la présence de Pablo Iglesias après les pressions du gouvernement catalan et de la Candidature d’Unité Populaire (CUP) contre Ada Colau afin qu’elle cède des espaces municipaux le jour du référendum. Une occasion que la maire de Barcelone a utilisée pour faire l'un des discours les plus difficiles contre le Parti Populaire et contre le Parti Démocrate Européen de CATalogne (PDECAT). « Nous n'accepterons pas de leçons de personne et encore moins de militants de Convergence qui, il y a deux jours, ne savaient pas ce qu’était la désobéissance civile », a lancé l'ancienne activiste après avoir interpelé directement Mariano Rajoy et elle a prévenu qu’elle ferait tout ce qui est possible pour ceux qui veulent voter le premier octobre 2017.

Ada Colau a commencé le rassemblement en voulant clarifier son message. D'une part, elle a accusé le gouvernement de Mariano Rajoy d’immobilisme et elle l’a désigné comme le coupable du « moment historique, complexe et difficile » qui vit la Catalogne. Elle a également dit qu’elle protégerait l'institution et ses fonctionnaires, en référence au conseil municipal de Barcelone, bien qu’elle soit disposée à chercher une formule qui permette des espaces pour le vote.

D'autre part, la maire de la capitale catalane a critiqué le gouvernement de Junts pel Si et elle a dénoncé la hâte d'une feuille de route qui, à son avis, abandonne la moitié des catalans.

En ce sens, l'ancienne militante a pris comme exemple la séance plénière du parlement catalan de cette semaine qui a permis l’approbation par le parlement catalan de la loi de référendum et de la loi de transition juridique. Cependant, l'attaque la plus grave est venue plus tard, lorsqu’Ada Colau a dit que le camp de l’indépendance l’avait montré du doigt et qu'il avait critiqué son ambiguïté.

« Où étaient les jeunes de Convergence », a-t-elle demandé, après avoir rappelé les expulsions et les revendications sociales des dernières années.

« Ils étaient avec le Parti Populaire qui signait les lois qui nous ont réprimés. Le courage est d'être cohérent et de défendre la pluralité de la Catalogne malgré le fait qu'ils vous appellent équidistants », a-t-elle dit pour se défendre contre les critiques des derniers jours.

Pendant ce temps, Pablo Iglesias a été plus flou dans son intervention, bien qu'il ait surpris en disant en catalan « vive la Catalogne libre et souveraine, vive la fraternité », en parlant de la Diada de Catalunya et de la dignité nationale. Dans un discours à usage interne, il a appelé à l'unité et il a demandé que soient ensemble des dirigeants comme le député d’Initiative pour la Catalogne Verte (ICV)  Joan Coscubiela, l’opposante de Podemos Catalunya Jessica Albiach, le secrétaire général controversé du parti violet en Catalogne Albano Dante Fachin et Xavier Domènech.

En parlant à peine du premier octobre 2017, Pablo Iglesias a parlé avec en permanence les yeux fixés sur le congrès, il a assuré que la solution passait par l’unité pour chasser le Parti Populaire du gouvernement et il a appelé le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), le Partido Nacionalista Vasco (PNV) et le PDECAT à s’unir pour le faire. « Nous accepterons toujours ce que le peuple de Catalogne décidera », a dit Pablo Iglesias dans l'une de ses seules allusions directes au référendum.

Le leader catalan de Podemos se démarque de Pablo Iglesias et soutient le premier octobre 2017 avec la CUP

Les divergences entre Pablo Iglesias et le leader de Podemos en Catalogne, Albano Dante Fachin, sont notoires autour du référendum sur l'indépendance que le gouvernement catalan veut organiser le premier octobre 2017. À son tour, Albano Dante Fachin est réticent à unir ses forces avec Catalunya en Comú, le nouveau parti d'Ada Colau, comme le veut Pablo Iglesias. Les divergences ont été observées dans la matinée de la Diada de Catalunya. Au moment où le secrétaire général de la formation violette allait partager la tribune avec la maire de Barcelone et l'autre défenseur de l’unité espagnole, Xavier Domènech, à Santa Coloma de Gramenet, Albano Dante Fachin se démarquait au maximum du leader du parti violet en participant à un événement au centre de Barcelone favorable au premier octobre 2017, dans lequel était également été présente Eulàlia Reguant, parlementaire de la CUP, entre autres.

Le meeting, à la Bourse de Barcelone, était organisé par Procés Constituent, une plate-forme souverainiste de gauche à laquelle appartient Albano Dante Fachin et qui comprend des membres d'autres formations, ainsi que des membres de l'équipe de la maire de Barcelone. Le plus applaudi a été sans doute le leader de Podemos Catalunya, confronté à la direction nationale du parti, qui veut que le leader catalan démissionne, et à l’opposition du groupe parlementaire de Catalunya Que Si es Pot (CQSP) au référendum unilatéral que le gouvernement catalan veut organiser et que le Tribunal Constitutionnel a suspendu.

Albano Dante Fachin a dit qu’il a rejoint Podemos parce que le manifeste fondamental de Podemos demande que « la Catalogne décide de son avenir » et revendique le droit à l'autodétermination. « Nous sommes un parti qui défend la pluri nationalité et la capacité des peuples de l’état à décider. Mais il n'y a pas de pluri nationalité possible sans la reconnaissance absolue du droit à l'autodétermination. Sinon, la pluri nationalité est une excuse et un mensonge », a dit le leader de Podemos Catalunya, qui a déploré que l'exécutif du parti « oublie parfois » ces revendications.

Après le débat sur les lois de déconnexion au parlement catalan la semaine dernière, Albano Dante Fachin s'est déclaré honteux et il a détecté « les limites des institutions et des organisations qui s’éloignent de leurs bases. A l’intérieur des institutions, sans le peuple, vous ne pouvez pas faire de changements », a assuré le militant de Podemos Catalunya, qui a critiqué le discours du porte-parole de CQSP, Joan Coscubiela, qui a remis en question le traitement de la loi de référendum par la majorité indépendantiste du parlement catalan.

« Beaucoup de militants de Podemos continuent à travailler afin que ces principes fondamentaux soient dans chacune de nos actions », a affirmé le leader catalan du parti violet, qui a appelé à participer au premier octobre 2017 et à se défendre contre l'autoritarisme qu'il voit dans les mesures judiciaires prises contre l'organisation du référendum. « Nous allons au premier octobre 2017 », s'écria-t-il pour clore son discours.

Jaume Asens, maire adjoint de Barcelone et identifié comme l'un des souverainistes du gouvernement municipal d’Ada Colau, a également pris la parole. Quand il a pris le micro, le public lui a rappelé que la maire n'a pas pour le moment céder les bureaux de vote habituels de la capitale catalane au gouvernement catalan pour le vote prévu pour le premier octobre 2017.

« Mettez les urnes », a crié un participant. « Oui, nous allons mettre des urnes », a répondu Jaume Asens immédiatement, provoquant des applaudissements. Le maire adjoint a associé la mobilisation pour le premier octobre 2017 aux luttes sociales et aux forces de changement dans le reste de l'Espagne.

Pour sa part, Eulalia Reguant a soutenu que « l'indépendance est une porte ouverte pour la liberté de tous les peuples d'Espagne et un défi contre le régime de 1978. Nous devons défendre avec nos ongles notre droit de vote et le droit à l'autodétermination et, à partir du 2 octobre 2017, défendre les résultats de ceux que nous aimons et qui chercheront les moyens d’une seconde voie », a déclaré la députée de la CUP.

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