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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 16:21

 

 

La mobilisation contre la réforme du code du travail faiblit (Reuters)

 

La mobilisation contre la réforme du code du travail n'a réuni que cent trente deux mille personnes, Jeudi 21 Septembre 2017, près de deux fois moins que lors de la première journée d'action, mais la Confédération Générale du Travail (CGT) affirme qu'il ne s'agit que d'une étape dans la contestation.

Le ministère français de l’intérieur avait il y a dix jours dénombré deux cent vingt trois mille manifestants sur l'ensemble du territoire et la CGT avait compté cinq cent mille manifestants.

La CGT parle de deux cent rassemblements, de milliers d'arrêts de travail et de plusieurs centaines de milliers de manifestants, sans plus de précision.

« Globalement, les chiffres des manifestants sont peut-être un peu inférieurs à la fois précédente », a dit le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, « je crois que le mécontentement, il est là, et que la mobilisation, elle est là. Et donc, il n'y a aucune raison de s'arrêter, bien au contraire ».

A Paris, la police a recensé seize mille personnes, soit huit mille de moins que lors de la dernière manifestation. La CGT a compté cinquante cinq mille participants, contre soixante mille participants il y a dix jours.

La manifestation s'est globalement déroulée dans le calme, sans blessé selon la préfecture de police de Paris. Une personne a été interpellée pour détention de produits dangereux destinés à la confection de cocktails Molotov.

A Marseille, la manifestation a réuni cinquante mille personnes, Jeudi 21 Septembre 2017, selon la CGT, contre soixante mille personnes lors de la précédente manifestation. La préfecture des Bouches-du-Rhône avait dénombré quatre mille cinq cent personnes, Jeudi 21 Septembre 2017, contre sept mille cinq cent personnes, Mardi 12 Septembre 2017.

A Bordeaux, où des incidents ont opposé en fin de manifestation de jeunes anarchistes au service d'ordre de la CGT, la préfecture a compté trois mille participants, contre dix mille participants selon la CGT. A Lyon, ils étaient trois mille cinq cent, selon la police, et à Toulouse, ils étaient quatre mille selon la police et quatorze mille selon la CGT.

Cette fois-ci encore, les instances dirigeantes de la CGT Force Ouvrière, de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC) et de la Confédération Française des Entreprises Confédération Générale des Cadres (CFE CGC) n'ont pas appelé à rejoindre le mouvement et la CGT les a appelés à l'unité.

« Ce que nous souhaitons à la CGT, c'est que ce que nous voyons dans la rue et dans les entreprises, c'est-à-dire des syndicats qui sont unis, cela puisse se concrétiser au niveau des confédérations », a déclaré Philippe Martinez, au départ du cortège parisien, souhaitant que le mouvement soit « encore plus fort dans les semaines à venir. Il y a des gouvernements qui étaient droits dans leurs bottes et qui ont changé d'avis face à la mobilisation dans la rue », a-t-il ajouté.

Une cinquantaine d'unions départementales et huit fédérations de la CGT Force Ouvrière se sont toute de même jointes aux cortèges, selon la CGT, ainsi qu'une dizaine de fédérations de la CFE-CGC. Des divisions de la fédération de la métallurgie de la CFDT étaient également présentes dans le cortège parisien.

Les retraités ont appelé à des manifestations contre la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), le 28 septembre 2017, et les fonctionnaires ont appelé à des manifestations contre le gel de leur rémunération, le 10 octobre 2017. A partir du 25 septembre 2017, ce sont les routiers qui prévoient des blocages, notamment dans des dépôts de carburant.

Le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI), Jean-Luc Mélenchon, présent dans le cortège de Paris et dont le mouvement organise Samedi 23 Septembre 2017 à Paris une manifestation contre le coup d’état social d'Emmanuel Macron, a lui aussi estimé qu'on n'en était qu'au début de la mobilisation. « Les syndicats se mettent en mouvement et nous appelons à les soutenir », a-t-il déclaré à la presse.

Emmanuel Macron, qui se trouvait cette semaine à New York à l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a répété qu'il entendait mener à bien son projet.

« J'ai été clair durant ma campagne à propos de ces réformes. J'ai expliqué ces réformes, j'ai présenté ces réformes pendant des semaines et j'ai été élu pour cela », a déclaré le président de la république française Mardi 19 Septembre 2017 à la chaîne de télévision américaine Cable News Network (CNN).

« Je crois à la démocratie, mais la démocratie n'est pas dans les rues », a-t-il dit, avant de préciser, Mercredi 20 Septembre 2017, lors d'une conférence de presse qu'il n'y aurait aucune complaisance vis-à-vis d'éventuelles violences.

Pour le président de la CFTC, Philippe Louis, des manifestations, à ce stade-ci, ne suffiront pas pour faire reculer le gouvernement.

« Quand nous allons dans la rue, nous obtenons l'ouverture de négociations et de nous mettre autour de la table », a-t-il dit, Jeudi 21 Septembre 2017 sur La Chaîne Parlementaire (LCP), « aujourd'hui, nous ne pouvons pas penser objectivement que nous allons pouvoir obtenir le retrait des ordonnances ».

Il mise tout sur les décrets d'application qui doivent préciser certains curseurs clés de la réforme, comme les moyens accordés à l'instance représentative du personnel.

« Si on nous présente des décrets dans lesquels nous perdons la moitié de nos délégués et la moitié de nos heures de délégation, c'est inacceptable. Là, effectivement, nous commencerions à aller aussi dans la rue », a-t-il précisé.

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