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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 16:38

 

 

Prison ferme requise contre des manifestants contre la police (Reuters)

 

Le ministère public a requis Vendredi 22 Septembre 2017 de lourdes peines de prison ferme contre des activistes proches de l'ultra-gauche qui avaient incendié le 18 mai 2016 une voiture de police occupée par deux policiers, dans le dixième arrondissement de Paris.

Il a ainsi donné un tour très politique à ce qui aurait pu n'être qu'un fait divers en marge du mouvement contre la première loi travail, estiment des avocats de la défense.

Huit prévenus de vingt à quarante ans comparaissent depuis Mardi 19 Septembre 2017 devant le tribunal correctionnel de Paris pour cette attaque commise en marge d'une manifestation contre un rassemblement de policiers dénonçant la haine contre les policiers.

Parmi eux, deux frères de vingt et de vingt trois ans, Angel et Antonin Bernanos, étudiants, descendants directs de l'écrivain Georges Bernanos, qui se revendiquent de la lutte antifasciste et qui nient toute participation à l'agression des deux gardiens de la paix.

Un mandat d'arrêt a été lancé contre un neuvième homme, âgé de vingt huit ans, demeurant en Suisse et soupçonné d'avoir jeté dans la voiture le fumigène qui y a mis le feu, alors que les gardiens de la paix Kevin Philippy et Allison Barthélemy étaient à l’intérieur de la voiture.

Le ministère public a requis contre cet homme, en son absence, une peine de huit ans de prison ferme.

« C'est bien le procès de quelques casseurs, d'incendiaires et d'une bande ultra violente qui, par idéologie, a lynché deux policiers », a dit le procureur, qui a retourné l'accusation de « dérive anti-démocratique violente » contre les prévenus.

Malgré les dénégations d'Antonin Bernanos, qui a dit être là « à cause d'un témoin qui raconte n'importe quoi », le procureur a requis cinq ans de prison contre lui, dont quatre ans de prison ferme.

Ce jeune homme à l'allure sage, qui a fait dix mois de détention provisoire, déjà condamné en 2013 pour violences aggravées, est accusé d'avoir frappé Kevin Philippy et d’avoir défoncé la vitre arrière du véhicule, par où sera lancé le fumigène.

Une peine de cinq ans de prison dont trois ans de prison ferme a été demandée contre le plus âgé des prévenus, Nicolas Fensch, quarante ans, informaticien sans emploi, qui a pour sa part reconnu avoir frappé Kevin Philippy avec une barre métallique.

Il a invoqué la colère, nourrie selon lui par l'usage de la force par les forces de l'ordre lors de manifestations contre la réforme du travail, et la peur devant le policier qui lui a fait face après s'être extrait de la voiture enfumée.

Nicolas Fensch, qui a déjà effectué treize mois de détention provisoire, a présenté ses excuses à Kévin Philippy, qui a dit avoir cru mourir, comme sa collègue, qui revenait avec lui d'une séance de tir quand ils ont été bloqués quai de Valmy.

Le ministère public a requis des peines de trois ans de prison contre David Brault, surnommé Kara, transgenre d'origine américaine, et contre le plus jeune prévenu, Thomas Richaud, vingt ans, dont deux ans de prison ferme contre le premier et un an de prison ferme contre le second.

Ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Thomas Richaud a aussi invoqué la colère après avoir, a-t-il dit, reçu un flash-ball au visage lors d'une précédente manifestation. Mais il a assuré n'avoir jamais voulu blesser un policier.

David Brault est en détention provisoire depuis seize mois et le ministère public a requis son maintien en détention.

Des peines de douze mois de prison avec sursis ont été demandées à l'encontre des autres prévenus, assorties comme pour tous les accusés de trois ans d'interdiction de manifester.

« Le parquet, depuis le début, en fait une affaire symbolique », a déclaré à Reuters l'avocat de Thomas Richaud, Raphaël Kempf, qui juge disproportionnée la peine requise pour quelques coups de pieds contre son client, un ouvrier cordiste qui manifestait contre la première loi travail.

L'avocat de Nicolas Fensch, Arié Alimi, a pour sa part déploré des réquisitions politiques, tout en regrettant que le ministère public ait en l'occurrence manqué de sens politique en demandant des peines exubérantes.

Un groupuscule proche des milieux libertaires a revendiqué, Jeudi 21 Septembre 2017, un incendie criminel qui a ravagé des locaux et des véhicules de la gendarmerie à Grenoble, en le présentant comme une mesure de représailles contre ce procès.

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