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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 19:25

Démentis sur un rapport "secret" sur l'embuscade en Afghanistan

PARIS (Reuters)

  L'armée française et l'Otan démentent l'existence d'un rapport "secret" soulignant le manque de moyens des soldats français tombés dans une embuscade meurtrière le 18 août en Afghanistan.

Ce document, évoqué par un quotidien canadien et le journaliste Eric de Lavarène pour France Info, reprend des éléments déjà avancés il y a plusieurs semaines par le Canard enchaîné.

"Qu'il y ait un rapport global de l'Otan, il n'en existe pas, et qu'il contredise l'analyse que nous-mêmes nous avons faite et que nous avons rendue publique et qui est consultable sur internet, je le conteste, je le démens", a dit le porte-parole de l'état-major des armées françaises sur France Info.

Christophe Prazuck a souligné que de nombreux points évoqués étaient "inexacts" et que Paris s'était déjà expliqué à de nombreuses reprises sur ces informations, n'apportant aucun élément nouveau.

"Nous n'avons pas la moindre information que ça (ce rapport) existe", a déclaré de son côté un porte-parole de l'Alliance atlantique sur France Inter.

Il a précisé que ni le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, ni l'état-major n'avaient eu d'informations sur un sous-équipement des soldats français.

Selon le site Libération.fr, plusieurs journalistes couvrant l'Afghanistan ont reçu, par courrier électronique, quelques pages d'un document rédigé en anglais en provenance d'une source à l'intérieur du quartier général de l'Isaf (Force internationale d'assistance à la sécurité) à Kaboul.

Le journal canadien "The Globe and Mail" affirme s'être procuré une copie d'un document confidentiel donnant plus de détails sur les circonstances de l'embuscade au cours de laquelle dix soldats de l'armée française ont trouvé la mort.

D'après le quotidien, les soldats ont manqué de munitions après seulement 90 minutes de combat alors que les affrontements auraient duré près de deux jours, ce que des rescapés avaient déjà évoqué publiquement.

Le journal canadien poursuit en écrivant que les Français engagés dans ces affrontements ont rapidement perdu tout moyen de communication avec leur commandement, devant attendre de longues heures avant l'arrivée de renforts.

COMBATS RAPPROCHÉS

"Ceci est probablement dû au fait que la section française ne disposait que d'une radio", peut-on lire dans un extrait du texte, qui précise que l'appareil est tombé en panne peu après le début des combats.

Christophe Prazuck a souligné qu'il n'y avait eu qu'une courte interruption des liaisons "quand le radio a été malheureusement tué."

Selon "The Globe and Mail", le document souligne que les soldats ont été tués "lors de combats rapprochés", ce que l'armée française avait déjà confirmé, précisant qu'un militaire a été tué à l'arme blanche.

Le rapport mentionne également la présence de "tireurs d'élite" dans les rangs des taliban, "dont la précision était excellente."

Les autorités militaires françaises avaient déjà reconnu que les taliban étaient "mieux organisés" et "capables de mener des opérations militaires plus dures."

L'enquête de l'Otan avance deux hypothèses qui expliqueraient les circonstances de l'embuscade.

"Soit les forces de l'Isaf ont pénétré dans un village truffé d'insurgés. Et dans ce cas, les taliban se sont retirés vers des positions défensives à l'approche de l'Isaf, avant d'exécuter un plan soigneusement préparé."

"Soit les insurgés ont obtenu des renseignements sur l'itinéraire et la destination" des soldats, peut-on lire dans "The Globe and Mail."

Le document souligne par ailleurs l'attitude des forces gouvernementales afghanes, qui se sont enfuies à pied peu après le début des combats, "laissant sur place leur équipement militaire, en proie à l'ennemi".

Samedi, plusieurs milliers de personnes - 2.000, selon la police - ont défilé à Paris entre la place de la République et celle de Clichy pour dénoncer la présence de troupes françaises en Afghanistan.

Cette manifestation survenait à deux jours du débat prévu lundi à l'Assemblée nationale sur ce sujet.

Dimanche, le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a dit ne pas douter de l'issue positive du vote des parlementaires.

"S'il y a bien un élément du consensus, c'est de dire 'nous ne pouvons pas partir de l'Afghanistan'. Nous ne sommes pas seuls, nous y sommes à 39 dont 25 pays de l'Union européenne", a-t-il dit sur Canal +.

Selon un sondage BVA pour Orange et L'Express rendu public mardi dernier, les Français sont à 62% opposés au maintien d'une présence militaire de la France en Afghanistan.




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