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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 20:14

 
www.michelcollon.info se transforme et s’élargit 

Tout ce qu'Internet va nous permettre...

Interview de Michel Collon, fondateur d’Investig’Action, par Patricia Parga Vega.

Le voici enfin! Depuis de longs mois, l'équipe Investig'Action prépare un nouveau site complètement relooké. Plus agréable, plus clair, plus pratique.

A la demande de nombreux lecteurs, Michel Collon explique ici comment a démarré l'aventure de ce site, son succès croissant et son grand potentiel, pourquoi Internet est aujourd'hui la seule possibilité de construire une info indépendante et rigoureuse. Pour exposer les intérêts cachés, les médiamensonges, donner la parole aux oubliés des médias.

De plus, Investig'Action fourmille de projets : newsletter et site en espagnol et anglais, rubriques audio et vidéo, développement du test-médias...

Aujourd’hui, le site que vous avez lancé change de look, crée de nouvelles activités, met en place un nouveau collectif : l’équipe Investig’Action. Avec plus de trois mille visiteurs par jour, www.michelcollon.info est devenu un incontournable de l’info alternative. Bientôt, il paraîtra aussi en espagnol, puis en anglais. Cependant, beaucoup de ces visiteurs ignorent comment l’aventure a commencé. Pourriez-vous l’expliquer ?

Michel Collon. Depuis la première guerre du Golfe (1991), je travaille à décoder l’info. Mon premier livre Attention, médias ! exposait comment les grands médias français et belges avaient manipulé l’opinion pour leur faire accepter cette guerre. Et comment repérer les médiamensonges. Mes deux livres suivants Poker menteur (1998) et Monopoly – L’Otan à la conquête du monde (2000) ont étudié les intérêts des multinationales cachés derrière ces médiamensonges. Et la stratégie des Etats-Unis pour dominer la planète.

Mais les livres ne suffisent pas. D’abord, l’image joue un rôle crucial dans la propagande de guerre. En 2002, j’ai rencontré la jeune réalisatrice Vanessa Stojilkovic. Ses deux films documentaires - Les Damnés du Kosovo (2002) et Bruxelles – Caracas, les Vénézuéliens répondent (2005) ont réussi à montrer le vrai visage de la guerre, mais aussi à donner la parole aux exclus de l’info et à leurs espoirs.

Ces films et ces livres nous ont permis – malgré la censure des grands médias – de rencontrer un très large public au cours de centaines de débats en de nombreux pays. Et cette expérience très enrichissante nous a fait ressentir de tout près ce que les gens attendent : ils ne font plus confiance aux médias traditionnels, mais ne veulent pas rester passifs. Alors, que faire ?

C’est Internet qui a changé la donne ?

Michel Collon. Absolument. A partir de 2000, Internet a révolutionné notre pratique. D’abord, pour développer un large réseau de contacts à travers le monde entier, échanger des analyses et informations, mener des enquêtes. Mais aussi pour réagir à chaud à l’actualité. Avec un livre, ou avec un film, nous arrivions un an après les faits. Toujours en retard d’une guerre ! A présent, grâce à Internet, nous pouvions combattre les médiamensonges le jour même.

Avec l’aide de Vanessa, j’ai donc lancé, début 2004, le site www.michelcollon.info. Au début, c’était un site d’auteur, comme on dit : pour présenter ses travaux et les miens, pour diffuser rapidement mes articles.

Mais ça a très vite évolué…

Michel Collon. En effet. Invité dans beaucoup de pays, j’avais l’occasion de rencontrer plein de gens très intéressants, célèbres ou non. Je me suis dit qu’il fallait absolument partager ces rencontres et ces richesses. Alors, j’ai créé sur le site une rubrique ‘Mes invités’, présentant les textes que je recevais. Je me souviens du tout premier : une superbe histoire, brève et très touchante, que m’avait racontée, un soir, en Galice, le célèbre écrivain argentin Adolfo Perez Esquivel (ndlr : Prix Nobel de la Paix 1980) : Histoire de l’enfant qui devait reconstruire le monde. Ce fut le premier texte d’un « invité ». Vous pouvez toujours la trouver sur le site.

A présent, le site compte plusieurs milliers de récits, témoignages, analyses… Un trésor !

Michel Collon. Oui, il est vite apparu que c’était une formidable opportunité de créer un véritable média alternatif. Le média de ceux qui ne sont pas dans les médias. Car ils n’appartiennent pas aux classes dominantes, et vont à contre-courant de la pensée unique.
De plus en plus de gens m’ont envoyé des articles. Grâce à ce réseau international, nos lecteurs ont pu lire des témoignages humains, des critiques de médiamensonges, des analyses sur les stratégies cachées... Manifestement, cela correspondait à un besoin. Les gens qui travaillent, qui sont actifs n’ont pas le temps de lire tout ce qu’on trouve sur le Net. Ils apprécient de trouver chaque semaine la sélection de notre newsletter hebdomadaire… Et le nombre de nos lecteurs n’a cessé d’augmenter. Aujourd’hui, plus de 3.000 personnes visitent le site chaque jour.

Quels sont les critères pour sélectionner un article ?

Michel Collon. Il doit apporter quelque chose de nouveau, de significatif. Avoir une valeur durable même si vous le relisez dans un an ou deux. Les ‘news’, comme on dit, nous les laissons aux agences. Nous cherchons à donner une vue d’ensemble sur le monde (il faudra encore des efforts pour mieux couvrir l’Afrique, le monde arabe, la Russie, l’Asie). Nous ne nous adressons pas à des spécialistes, mais à un public très large. Donc, les articles doivent être de qualité, sérieux, citant leurs sources, mais également clairs, faciles à lire, pas trop longs...

Parce que sur Internet, on trouve à boire et à manger.

Michel Collon. Exactement. Internet n’est pas immunisé contre la désinformation, on trouve toutes sortes de ‘hoax’ politiques lancés pour manipuler l’opinion, on rencontre aussi des gens qui répandent leurs délires personnels, des théories du super – complot…

Et www.michelcollon.info n’a jamais commis d’erreurs ?

Michel Collon. Si, c’est arrivé trois fois en cinq années. Mais nous l’avons directement signalé. Tout journaliste, même prudent, peut se tromper ou se faire avoir. Celui qui est honnête le signale aux lecteurs. Cela permet à chacun d’en tirer des leçons pour augmenter la vigilance. L’info n’est pas une autoroute, c’est un chemin de montagne.

Mais qu’est-ce qui a vraiment changé avec Internet ?

Michel Collon. Tout. Auparavant, l’info était monopolisée par les intérêts dominants. Bien sûr, comme on dit, « la presse est libre », vous avez le droit de lancer votre télévision ou votre réseau de quotidiens, il vous suffit d’avoir quelques centaines de millions d’euros.

Les médias traditionnels ne sont pas un contre-pouvoir, ils font partie du pouvoir comme l’ont montré Noam Chomsky ou Geoffrey Geuens dans son excellent livre « Tous pouvoirs confondus ». Ils sont liés au système parce que leurs propriétaires sont de grosses entreprises capitalistes (de plus en plus aux mains de quelques milliardaires : Lagardère, Murdoch, Berlusconi), parce qu’ils vivent de la publicité des multinationales, parce que leurs dirigeants sont liés aux pouvoirs économiques et politiques, parce que leur idéologie défend le système en place et empêche les gens de penser par eux-mêmes.

Avec Internet, en quelques années, une autre manière de s’informer est devenue possible. Gratuite, rapide, interactive, libre des pressions politiques et financières, même si les idées dominantes y dominent aussi (par exemple, en général, sur Wikipédia). Mais on peut en tout cas échapper au blocage financier.

Internet a introduit une nouvelle mentalité. Avant, un article était une marchandise, qu’un média achetait à un journaliste ou un auteur, et qu’il revendait à un lecteur. Or, les marchandises seront forcément toujours dominées par les intérêts qui dominent le marché.

A présent, sur le Net, tout s’échange et circule gratuitement. C’est un grand progrès. Je dirais même que cela préfigure l’avènement d’un autre monde, d’une société différente. La preuve par l’info : en mettant en commun des forces qui peuvent venir du monde entier, nous pouvons rassembler beaucoup plus d’informations - et les vérifier - que dans la presse traditionnelle. Celle-ci, enfermée dans sa course à la rentabilité, ne peut payer les journalistes pour mener des investigations et des vérifications sérieuses, 90% de leurs infos sont en fait du recopiage de dépêches d’agences.

Donc, par la mise en commun et la solidarité, on arrive à une qualité d’info bien supérieure à la concurrence économique des médias privés. C’est une leçon de société ça ! Tout comme, en informatique, Linux est bien supérieur au Microsoft de Bill Gates, parce que Linux repose sur le partage et non la dissimulation des infos, Linux ne se bat pas contre des concurrents, mais avec toutes les bonnes volontés.

Bénévole, c’est la clé ?

Michel Collon. Je pense que oui. L’info - marchandise, l’info comme support de pub pour des multinationales, ça fausse tout. Comment un grand média pourrait-il être libre s’il est aux mains de milliardaires ou s’il dépend des énormes budgets publicitaires des multinationales ?

Mais sur Internet, n’êtes-vous pas condamnés à la confidentialité ?

Michel Collon. Non, ça peut marcher, il est temps d’en finir avec le pessimisme si répandu en Europe. Pour illustrer les possibilités d’Internet, je voudrais mentionner l’excellent site espagnol Rebelion, lancé par un journaliste Pascual Serrano, bientôt rejoint par quelques collaborateurs bénévoles. Chaque jour, ils diffusent une trentaine d’articles, les meilleurs qui paraissent en espagnol. Chaque jour, ils ont trente mille lecteurs ! Dans les statistiques, ils sont le sixième média quotidien espagnol derrière El Pais, El Mundo, ABC… Une vraie alternative ! Nous avons avec eux une très bonne collaboration.

Alors, Internet, c’est la panacée, la solution miracle ?

Michel Collon. Non, Internet me semble menacé par deux dangers. 1. Les médias y investissent beaucoup, se déplaçant des quotidiens papier (en déclin) et même des journaux télévisés vers le Net. Pour deux raisons :

1. Le public peut y trouver une info à la demande, plus spécialisée, plus active et gratuite (voir le succès de Youtube, Dailymotion, etc)

2. La publicité peut beaucoup mieux cibler son public, Internet permettant de suivre et d’espionner les habitudes de consommation.

Donc, les médias traditionnels se reconvertissent sur Internet. Seulement, leur info reste la même. Ils sont liés au système parce que leurs propriétaires sont de grosses entreprises capitalistes, parce qu’ils vivent de la publicité des multinationales, parce que leurs dirigeants sont liés aux pouvoirs économiques et politiques, parce que l’idéologie dominante défend le système en place et cherche à empêcher les gens de penser par eux-mêmes. Encore récemment, on a vu en Belgique trois journalistes chevronnées se faire licencier en trois minutes. En France, le couple « Dr Kouchner et Mrs Ockrent » applique ce système jusqu’à la caricature : placée par Monsieur à la tête de France 24, Madame a mis à la porte un journaliste expérimenté qui avait osé critiquer Monsieur ! Cette info n’est pas libre. Mais avec leurs gros moyens financiers, ces médias traditionnels essaient d’accrocher la nouvelle génération et de la garder dans le droit chemin. Il y aura une course de vitesse pour les empêcher de monopoliser l’info Internet comme ils l’ont fait avec la radio ou la télé. L’info des multinationales contre l’info des gens. Nous devons absolument gagner cette course sur Internet, il faudrait un grand Forum international pour construire des alternatives dans l’info avec les nouvelles technologies.

Et l’autre menace ?

Michel Collon. Eh bien, les Etats-Unis mais aussi d’autres puissances, sont très inquiets. Si les médiamensonges peuvent être réfutés rapidement et dans le monde entier, la propagande de guerre aura du mal. Déjà, Al Jazeera et d’autres journalistes se sont fait tirer dessus ou emprisonner, déjà quand Washington déclenche une guerre, l’armée US s’empresse d’éliminer la télé de l’adversaire. A présent, le Pentagone a défini une stratégie offensive contre Internet. Il est clair que si une guerre éclate, beaucoup de sites alternatifs connaîtront des ‘accidents’. Il faudra prévoir des parades. On doit se faire connaître, se renforcer, élargir le réseau pour les empêcher de tout fermer le moment venu. Evidemment, comme Internet est devenu un énorme marché, les Etats-Unis, qui l’ont créé, ne peuvent plus faire marche arrière. Mais ils cherchent des parades… Voilà bien une ironie de l’Histoire : avec Internet,
la classe dominante a fabriqué une arme qui peut se retourner contre elle.

Pourquoi ce nom d’Investig’Action ?

Michel Collon. Il exprime les deux aspects de notre activité. D’une part, chercher ce qu’on nous cache. Sans tomber dans la paranoïa, nous analysons les intérêts cachés derrière chaque conflit, économique, social ou militaire. D’autre part, nos lecteurs emploient leurs infos pour discuter au boulot, à l’école, dans leur milieu. Nous voulons leur être utiles. Donc, nous répondons à leurs questions, leurs critiques, leurs propositions. Qui d’ailleurs nous apprennent beaucoup à nous aussi.

En outre, nous publions des livres pour approfondir certains sujets. Et nous préparons des films documentaires permettant à chacun de présenter ces sujets dans des publics larges, afin de stimuler le débat. Enfin, nous organisons des formations qui aident chacun à être actif autour de soi et sur le Net. Des séminaire sur « les mécanismes fondamentaux de la mondialisation », « comment devenir journaliste alternatif », « Palestine et médias » ou encore « Chavez, l’Amérique latine et la libération du tiers monde ».

« Décoder l’info » est inscrit en tête du site, ce sera votre spécificité ?

Michel Collon. Oui, ce que nous appelons « test – médias » va se développer très fort sur le site. Tout commence par là. Apprendre à repérer les manipulations, les non dits, les procédés de diabolisation. En fait, l’info dominante prétend penser à notre place.

Une idée du public qui visite le site ?

Michel Collon. Oui, grâce aux statistiques de fréquentation et au très abondant courrier. Nous sommes lus dans beaucoup de pays : France, Belgique, Suisse, Afrique, Espagne, monde arabe, Amérique latine... Des intellectuels, mais aussi des travailleurs, des jeunes, des étudiants. Et pas seulement des gens de gauche, on a toutes sortes de discussions intéressantes.

Notre but est double. D’une part, toucher des lecteurs déjà actifs et concernés. Ils forwardent nos articles ou les utilisent en presse écrite, en radio, en discussions. Internet ne supprime pas les autres médias et le travail de discussion, il les renforce. Et puis, nous touchons surtout un public plus large, simplement curieux et ouvert. C’est très important de s’adresser à tout le monde. Travailler pour les initiés, ce serait s’enfermer.

Quand même, aller à contre-courant, travailler sans reconnaissance des médias officiels : jamais découragé ?

Michel Collon. Jamais. Bien que la vie ne m’ait pas ménagé, et bien que mes reportages dans des pays comme l’Irak ou la Yougoslavie en temps de guerre m’aient donné à voir des souffrances bouleversantes, je peux vous assurer d’une chose : quand on a la chance comme moi de pouvoir donner la parole à ceux qui souffrent, à ceux qui luttent, et de recevoir autant de remerciements chaque jour, ça donne une force incroyable !

Cette croissance du site, c’est cela qui a justifié la formation d’une équipe ?

Michel Collon. Il y a deux raisons en fait. D’abord, oui, je n’arrivais plus à mener de front ces diverses activités : le site (sélection, traduction et postage d’articles), le courrier, la préparation de livres, l’aide à la réalisation de films documentaires, les séminaires de formation, les tournées de conférences, les voyages… Il y a une attente énorme, les gens veulent réellement faire quelque chose pour changer l’info.

Mais aussi, je souhaitais depuis un moment former une équipe et transmettre mon expérience. Ca fait bientôt vingt ans que j’étudie les Etats-Unis, les guerres, les médias, vingt ans que je donne des conférences, et discute avec toutes sortes de publics qui, eux aussi, m’apprennent énormément. L’âge arrive, il est temps de transmettre tout cela. Depuis quelques mois, une équipe s’est formée à Bruxelles, le travail a été réparti selon les capacités et le temps de chacun, on fait le point chaque semaine sur l’actualité, les problèmes du site, les tâches. Avec cette équipe, nous avons préparé pendant plusieurs mois le tout nouveau site et les nouveaux projets…

Qu’est-ce qui a changé dans le site ?

Michel Collon. D’abord, il a été complètement relooké. Des couleurs plus douces et harmonieuses (l’info est déjà assez dure, non ?), plus de blanc pour respirer, des rubriques plus claires pour trouver son chemin.
Et un nouvel en-tête qui indique mieux le travail dorénavant collectif.
Ensuite, nous allons de plus en plus développer notre activité spécifique : le décodage de l’info, le ‘test - médias’, comme nous disons. Et des rubriques audio et vidéo pour lesquelles nous faisons appel aux suggestions et aux coups de main.

Et le site devient multilingue ?

Michel Collon. Oui, ça c’est très important. Voyageant beaucoup, j’ai pu constater qu’il existe de véritables murs dans l’info alternative. Les Français, par exemple, sont assez peu bilingues. Du coup, ils sont peu au courant de tout ce qui circule en langue anglaise et aussi de ce qui se passe en Amérique latine. Inversement, les Latinos ne sont pas très bilingues non plus, et mal informés sur ce qui se passe en Europe (il y a beaucoup d’illusions comme quoi l’Europe serait différente des Etats-Unis), mais aussi au Moyen-Orient ou en Afrique. Il existe de véritables murs entre les mondes progressistes francophone, anglophone, hispanophone, sans parler de tout ce qui s’échange en arabe, en russe ou en chinois. Nous voulons briser ces murs.

Les multinationales sont très bien globalisées et bien informées de ce qui se passe dans le monde entier. Mais à gauche, on vit dans des bocaux, l’info n’est pas assez globalisée. Nous cherchons donc des traducteurs (bénévoles). Il nous paraît très important de faire connaître en Europe ce qui se passe vraiment en Amérique Latine, en Afrique, au Moyen-Orient. Et vice versa.

La Lettre hebdomadaire que connaissent les francophones va donc recevoir des petites sœurs…

Michel Collon. En espagnol bientôt. Et puis en anglais. Le but est de fournir en ces langues aussi une sélection hebdomadaire d’articles sur l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient…

Avec tous ces développements, sera-t-il possible de maintenir la gratuité ? Comment sont couverts les frais ?

Michel Collon. Nous tenons absolument à maintenir la gratuité. L’équipe qui m’entoure est bénévole et le restera, même si notre association devra embaucher quelqu’un pour assurer la coordination et le secrétariat. Et, bien sûr, nos frais techniques ont augmenté. Il est vrai qu’une partie de notre public pourrait sans doute payer une toute petite cotisation. Mais nous voulons absolument que l’info reste accessible aux économiquement faibles : les jeunes et les fauchés d’ici, mais aussi nos lecteurs en Afrique et dans le tiers-monde.

Ceci dit, nous ne voulons pas seulement maintenir l’activité, nous voulons l’élargir. Développer de nouveaux projets. Récemment, le site a eu l’occasion de jouer un rôle important dans la contre - info sur Gaza. Les débuts de la série d’interviews de Mohamed Hassan « Comprendre le monde musulman » ont connu un grand écho, avec des traductions en une dizaine de langues, des reprises sur des dizaines de sites, magazines et revues. L’interview - vidéo « Kouchner, vrai ou faux ? » a également eu un grand impact. En ces occasions, nous avons commencé à faire appel aux questions et réactions des lecteurs. Internet nous permet de créer un nouveau type de journalisme, plus participatif, plus démocratique. C’est comme ça que nous aurons davantage de pouvoir sur l’info.

Donc, pour couvrir ces frais et lancer de nouveaux projets, nous allons dorénavant faire appel aux soutiens. Il y a sur le nouveau site un appel à nous donner les moyens de continuer et de développer. La liberté d’informer a un prix. Les médias traditionnels couvrent leurs frais avec la pub, mais du coup, ils ne sont plus libres envers les multinationales. Nous préférons faire confiance à nos lecteurs.

Quelque chose à ajouter ?

Michel Collon. Juste ceci. C’est la désinformation qui rend possible les guerres, les agressions et le maintien des injustices. L’info, c’est donc la première bataille. Les multinationales y investissent des milliards. La seule force qui pourra construire la contre - info, ce sont les gens eux-mêmes !

Faites connaître notre site à vos amis, inscrivez-les à notre newsletter. Envoyez vos témoignages, analyses, suggestions, et aussi vos critiques. Soutenez-nous financièrement. Tout cela est nécessaire pour construire, ensemble, l’info dont nous avons tous besoin.





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