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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 18:07


http://www.ripostelaique.com/Les-disciples-de-Mouloud-Aounit.html

Les disciples de Mouloud Aounit lancent une fatwa diffamatoire contre Riposte Laïque

vendredi 8 mai 2009, par Cyrano

Les communiqués du Mrap sont toujours une partie de franche rigolade. Cette association, que des mauvaises langues surnomment "Mouvement pour le Respect et l’Allégeance au Prophète", est devenue un groupuscule qui ne sert plus que des intérêts politiciens ou religieux, qui a abandonné depuis longtemps le nécessaire combat antiraciste, ne représente que lui-même et piaille tout seul dans son coin, dans l’indifférence voire dans l’hostilité des habitants de notre pays.

Et voilà qu’il a trouvé un nouveau social-traître (ou plutôt islamo-traître) : Riposte Laïque. Hé oui, c’est à notre tour de faire l’objet d’une de ces diatribes absconses où le style inimitable de Mouloud Aounit et de ses disciples se répand sans queue ni tête (1). Faut-il répondre à cette fatwa digne d’un comique troupier de l’UOIF ? Oui, car nous ne résistons pas à l’envie de démontrer une fois de plus la bêtise abyssale qui sous-tend ces éructations dans le désert.

Tout d’abord, le Mrap se comporte comme l’hôpital qui se fout de la Charité. Examinons cette curieuse projection mentale qui pourrait intéresser plus d’un psychanalyste, et même quelques psychiatres. Montrons comment nous pourrions aisément parodier ce communiqué pour le retourner contre ses auteurs.

Le Mrap nous explique qu’« il est très vite apparu que la « laïcité de Riposte laïque était dirigée presque exclusivement contre l’islam, les musulmans et tous ceux qui s’opposaient à ses thèses extrémistes ». L’« antiracisme » du Mrap, lui, est dirigé quasi exclusivement en faveur des immigrés et des musulmans. On n’a jamais vu le Mrap dénoncer par exemple le racisme anti-blancs, ou les persécutions de chrétiens, d’apostats et d’incroyants en terre d’islam. On s’étonnera par exemple de son silence assourdissant suite à la diffusion de la vidéo d’une agression dans le Noctilien, dont le caractère raciste est pourtant explicite (2). Quant à sa condamnation de l’antisémitisme, elle est le plus souvent absente quand les coupables sont d’origine musulmane. Le prétendu antiracisme du Mrap est donc curieusement discriminatoire.

Le Mrap nous reproche nos adversaires : « Après le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, la HALDE, Riposte laïque s’en prend désormais à des personnalités aussi peu suspectes de complaisance envers les cléricalismes et les intégrismes que Caroline Fourest et Henri Pena-Ruiz. » Nous pourrions tout aussi bien affirmer qu’après les Etats-Unis, Israël, l’Etat français, le Mrap s’en prend désormais à Malek Boutih (3), à Alain Finkielkraut (4), à Robert Redeker (5), tous trois peu suspects de complaisance avec l’extrême-droite.

Nous défendrions, selon le Mrap, « des thèses proches de celles des extrême-droites françaises, identitaires et autres » sur « l’immigration, la lutte contre le racisme, la défense des droits de l’homme ». Mais le Mrap ne défend-il pas des thèses proches de celles de l’UOIF, du Hamas, du Hezbollah et plus généralement des islamistes sur le conflit au Proche-Orient, sur le voile islamique, et sur le blasphème ?

Le Mrap reproche à nos articles d’être « repris sur des sites d’extrême-droite ». Mais les communiqués du Mrap sont repris sur des sites d’extrême-gauche comme Bellacio (6). Et nous sommes repris sur « les sites d’organisations communautaires juives ». Le Mrap n’est-il pas repris sur des sites communautaires musulmans comme oumma.com (7), où du reste Mouloud Aounit a tribune ouverte, par écrit et par vidéo (8) ?

Le Mrap dit que nos rédacteurs ignoreraient « les lois laïques françaises » ainsi que « la doctrine des différentes religions présentes en France ». Nous ne sommes pas sûrs que le Mrap connaisse bien la législation française quand il veut faire des procès en blasphème contre les journaux qui publient les caricatures de Mahomet (9), ni qu’il ait une grande expertise en matière religieuse puisqu’il est incapable de démontrer ses reproches à nos analyses sur les dogmes religieux.

Le Mrap nous rappelle l’article 1 de la loi de 1905 : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » Rappelons-lui que la liberté de conscience permet également de critiquer les religions, et même de caricaturer Mahomet, et que la liberté d’expression est un droit fondamental en France. Ce droit a été plusieurs fois rappelé par les tribunaux et même la Cour Européenne des Droits de l’Homme, ce qui n’empêche pas Mouloud Aounit, président du Mrap, de traiter de raciste une caricature du « prophète » ou de comparer Robert Redeker à Ben Laden (10). Quant à l’« l’ordre public », n’est-il pas gravement menacé quand on crie « Mort aux Juifs », qu’on appelle à l’éradication d’Israël, ou qu’on accepte le soutien des organisations terroristes libanaises et palestiniennes dans des
manifestations où participe le Mrap ?

Le Mrap nous reproche d’« attribuer à la seule religion musulmane des textes prévoyant le châtiment des « mécréants » dans l’au-delà ou « établissant l’inégalité des sexes ». Mais immédiatement après les attentats du 11 septembre, le Mrap n’en a-t-il pas attribué la principale responsabilité aux Etats-Unis (11), tout comme, dans ses communiqués sur le Proche-Orient, il arrive à reprocher aux victimes - les Israéliens - les attentats-suicides commis par des Palestiniens (12) ?

Pour le Mrap, Riposte Laïque présenterait « l’ensemble des musulmans – et lui seul » comme « le seul danger pour la démocratie et les droits de l’homme ». Et le Mrap, qui se prétend pourtant apolitique, ne présente-t-il pas les Occidentaux et particulièrement les Français comme « plus ou moins racistes » (13), exonérant systématiquement les immigrés ou les musulmans de toute discrimination et de tout sexisme ?

Le Mrap conclut en disant que notre « discours » appelle à « la discrimination, la haine, la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Or quand on porte sérieusement ce genre d’accusation, on est capable de citer des propos précis à l’appui. Tout au long de son communiqué, le Mrap ne cite pas la moindre phrase du moindre de nos articles qui démontrerait que nous serions discriminatoires ou racistes envers une personne ou un groupe de personnes.

Tout son communiqué n’est qu’une suite de considérations généralistes et fallacieuses qui n’ont pour but que d’arriver à cette conclusion tout aussi mensongère et diffamatoire. Reprenons le communiqué depuis le début.

« Riposte laïque » a été créée en 2006 par des dissidents de la Gauche républicaine (Respublica), qui trouvaient trop modérée la défense de la laïcité par cette dernière et les organisations militantes laïques traditionnelles. »

Petite erreur, mais qui démontre le peu de sérieux du Mrap : Riposte Laïque a été créé en septembre 2007 et non en 2006 (14). Et pas uniquement par des dissidents de Respublica, loin de là. Mais où est le délit de « discrimination » ou de « racisme » que de trouver que « la défense de laïcité » est « trop modérée » à la Gauche Républicaine ou dans d’autres organisations ? Y aurait-il un délit de laïcité pas assez modérée ?

La « laïcité » de Riposte Laïque serait « dirigée presque exclusivement contre l’islam, les musulmans et tous ceux qui s’opposaient à ses thèses extrémistes ». On ne sait pas pourquoi nous serions des extrémistes, ni en quoi critiquer principalement l’islam ou les musulmans serait contraire à la loi. Que je sache, les communistes critiquent « principalement » le capitalisme et les capitalistes, et inversement. Il est tout de même normal que des laïques critiquent «  principalement » l’idéologie qui menace le plus la laïcité en France, ainsi que ses adeptes.

Le Mrap nous reproche de nous « en prendre » au Mrap, à la LDH, à la Halde, à Caroline Fourest et à Henri Pena-Ruiz. Mais où est le délit là-dedans ? Y a-t-il des lois françaises de lèse-majesté ou de blasphème qui interdisent de contredire le Mrap et la LDH, de dénoncer les dérives de la Halde ou de critiquer certaines prises de position de telle ou telle personne ? Le Mrap a un curieux sens du débat démocratique et de la confrontation d’opinions !

Le Mrap nous reproche de défendre « des thèses proches de celles des extrême-droites françaises, identitaire et autres » « sur l’immigration, la lutte contre le racisme, la défense des droits de l’homme ». Nous retrouvons là la méthode classique de déshonneur par association, ou « reductio ad hitlerum » (15). Cette méthode est la même qui a été utilisée contre Sylvain Gouguenheim, Fanny Truchelut, et tant d’autres. Méthode aussi appelée : « le café d’Hitler » : le führer aimait le café, donc tous les amateurs de café sont des nazis. Le Pen dit que le ciel est bleu, donc tous ceux qui disent que le ciel est bleu sont d’extrême-droite.

Sur l’immigration, en quoi nos « thèses » seraient-elles passibles des tribunaux ? Faut-il rappeler au Mrap que Georges Marchais, secrétaire général du PCF, appelait en 1979 à l’arrêt de l’immigration (16) ? Cela fait-il des communistes de l’époque des adeptes des thèses de l’extrême droite ? Quant à « la lutte contre le racisme » ou « la défense des droits de l’homme », le Mrap est incapable de fonder par des exemples précis ses accusations.

Et nous sommes donc accusés de voir nos articles « repris sur des sites d’extrême-droite, avec l’accord de leurs auteurs ». Quelles preuves apporte le Mrap du moindre « accord » écrit ou oral de ce type ? Aucune ! Le Mrap semble ignorer les règles de l’Internet, où n’importe qui reprend les articles d’autrui pour un usage parfois désapprouvé par les auteurs. Allons-nous passer tout notre temps à surveiller la toile pour savoir qui nous cite et pourquoi ? Et là encore, où est notre supposée responsabilité et notre supposé délit ?

On peut en dire de même pour les « sites d’organisations communautaires juives » dont le Mrap nous fait porter la responsabilité de la reprise de certains articles. Le Mrap classe ceux qui nous citent comme « proches de l’extrême-droite israélienne ». Les patrons juifs français de l’UPJF seront sans doute ravis de se voir ainsi étiquetés d’extrémistes par le Mrap. Mais il est tout de même curieux de nous accuser à la fois d’être cités par des sites de l’extrême-droite française, réputée anti-juive ou du moins anti-israélienne, et par des sites juifs, qualifiés de pro-israéliens. Il faudrait savoir !

Le Mrap reproche à l’article de Maurice Vidal (17) son « inculture religieuse grave » ou « une mauvaise foi totale » parce qu’il attribuerait « à la seule religion musulmane des textes prévoyant le châtiment des « mécréants » dans l’au-delà ou "établissant l’inégalité des sexes". » Voici donc que Mouloud Aounit et ses disciples deviennent des exégèses théologiques, alors que le Mrap se prétend laïque. Outre que le Mrap ne démontre aucunement son analyse des textes religieux, faut-il lui rappeler les versets coraniques qui contredisent à la fois les Evangiles et le Talmud ? Est-il capable de nous citer des religions autres que l’islam qui aient pignon sur rue et qui, inlassablement, parleraient, actuellement, du « châtiment des mécréants » et de l’« inégalité des sexes » ? Ne connaît-il pas les nombreux faits d’actualité où les apostats de l’islam et les femmes qui refusent la loi musulmanes sont persécutés, alors que ce genre de tragédie est bien plus rare dans les autres grandes religions ? Et là encore, où est le délit de discrimination ou de racisme ? A moins de croire que critiquer le Coran, Mahomet et ceux qui les vénèrent et les appliquent intégralement soit passibles des tribunaux !

Le Mrap nous accuse de « mensonges » sur tout cela. Mais où est la démonstration de la fausseté de ce que nous disons ? Car si l’on nous accuse de « mensonge », il faudrait en apporter des preuves réelles, avec citations à l’appui.

Et selon le Mrap, nous accuserions « l’ensemble des musulmans – et lui seul » de présenter « un danger pour la démocratie et les droits de l’homme ». Ainsi, le Mrap passe, comme à son habitude, de la critique de la religion (la « doctrine », les « textes ») à l’accusation envers les personnes. C’est exactement les thèses de Khomeiny ou d’Ahmadinejad qui ont mené à l’exploitation du mot « islamophobie », reprise largement par le Mrap. On se demande si Mouloud Aounit et ses disciples vivent dans le même pays que nous, celui de Voltaire, et… « de la démocratie et des droits de l’Homme ».

Ainsi donc, tout ce charabia où l’on ne trouve pas la moindre trace de fondement à une quelconque accusation passible des tribunaux français se conclut par le plus bel des amalgames : Riposte Laïque appellerait à « la discrimination, la haine, la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». C’est l’énoncé de l’article 225-1 contre les discriminations, qui a servi à faire condamner Fanny Truchelut, grâce à l’alliance des islamistes et des célèbres duettistes Mrap-LDH. Cela est passible de 3 ans de prison, et de 45.000 euros d’amende. Cette accusation publique de délit constitue donc une diffamation à notre encontre.

Non seulement on saisit mal la relation de cause à effet, non seulement on ne voit pas par quel raccourci critiquer une religion signifierait critiquer l’ensemble de ceux qui pratiquent cette religion, mais s’il y avait le moindre soupçon de vérité dans la conclusion du Mrap, qui dit que notre « discours » doit « être sanctionné conformément à la loi », alors, en tant qu’association soi-disant antiraciste, pourquoi ne se porte-t-il lui-même partie civile contre Riposte Laïque ?

Il ne le fera évidemment pas, car il ne prendra pas le risque de se voir ridiculisé publiquement dans un tribunal. On ne compte plus ses menaces analogues de traîner tel ou tel devant la justice, depuis France-Soir jusqu’à Kebir Jbil - à l’époque président du Mouvement des Maghrébins Laïques de France -, menaces bien sûr non suivies d’effet.

Tout ce communiqué n’est qu’une fatwa sans lendemain, dont on peut se demander quelle en est la réelle motivation. Sans doute est-elle à chercher dans ces arcanes de l’extrême-gauche et de l’islamogauchisme, où l’on tente en vain de faire taire tout adversaire par des imprécations d’un autre temps. A moins que l’objectif des disciples de Mouloud Aounit ne soit d’encourager une association fantoche musulmane à porter plainte contre nous, comme cela fut fait contre Geert Wilders, récemment, à cause du film Fitna ?

Nous ne sommes pas plus impressionnés par ces Savonarole d’opérette et leurs prêches monologues dans le désert que par ceux de Youssouf Al-Qaradawi ou de la Halde. Il en faut un peu plus pour nous faire taire. Mais au-delà de l’abracadabrant ridicule de ce communiqué et de ses auteurs, le Mrap porte publiquement atteinte à l’honorabilité et à l’honnêteté de nos rédacteurs et de nos lecteurs, en multipliant les diffamations et les insultes. C’est pourquoi nous invitons tous les amis de Riposte Laïque à manifester leur indignation et leur réprobation en envoyant un courriel de protestation à
secretariat-direction@mrap.fr, ou par courrier postal (Mrap, 43 bd Magenta, 75010 Paris) ou par téléphone (01 53 38 99 99).

Cyrano




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