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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 20:14

http://www.liberation.fr/politiques/0101581287-buisson-un-conseiller-tres-a-droite


Buisson, un conseiller très à droite

Le proche du Président est un intime des milieux nationalistes.

Par CHRISTOPHE FORCARI

Patrick Buisson, l’un des conseillers politique les plus influents auprès de Nicolas Sarkozy, ferait volontiers siennes les paroles de la chanson d’Edith Piaf Non, je ne regrette rien, chant de ralliement des soldats putschistes de l’Algérie française et des militants de l’OAS, dont il a d’ailleurs écrit une histoire. Il assume et revendique. Les racines, les origines familiales, la culture, les références et les valeurs : tout fait de l’actuel patron de la chaîne Histoire (filiale de TF1) un homme d’extrême droite, même s’il n’a jamais été vraiment encarté dans aucun des groupuscules de cette mouvance. S’il se présente de manière un brin provocatrice comme appartenant à «la génération Occident», il n’a jamais officiellement milité dans ce mouvement nationaliste. Il aura juste fait un bref passage à la Fédération nationale des étudiants de France (Fnef), lors de ses années estudiantines à Nanterre en 1968. Il y croisera, entre autres, Marie-France Stirbois et Bruno Gollnisch, le numéro 2 du Front national qui n’entretient «aucune relation même à titre privé avec Patrick Buisson».

Partisan. Avant de devenir le conseiller de l’ombre du candidat à l’Elysée Nicolas Sarkozy, un peu avant 2005, Patrick Buisson aura toujours été un ardent partisan de l’union de toutes les droites. «Dès 1984, avant que ne se mette en place la stratégie du cordon sanitaire et du front républicain contre le Front national, il militait en faveur d’une alliance entre le parti de Jean-Marie Le Pen et les partis de droite classique», confie l’ami d’un homme qui n’en a guère. Il sera d’ailleurs l’une des chevilles ouvrières du rapprochement entre Bruno Mégret, alors à la tête des Comités d’action républicaine (CAR), et du leader du FN, avec lequel Patrick Buisson continue à entretenir des contacts réguliers. De 1986 à 1987, il dirige l’hebdomadaire Minute, puis dirige la rédaction de Valeurs actuelles, où il croisera le milliardaire anglais Jimmy Goldsmith et Philippe de Villiers, dont il va devenir très vite le conseiller (pour les européennes de 1994) jusqu’en début 2005.

Collaborateur. Alors qu’il officiait déjà pour Nicolas Sarkozy, «il téléphonait à Philippe de Villiers pour lui dire que tel ou tel mot, tel concept testé pour la campagne de Sarkozy fonctionnait plutôt bien. Et les sondages commandés étaient redressés dans un sens plutôt favorable à Philippe de Villiers», raconte un ex-membre de l’équipe de campagne présidentielle du président du conseil général de Vendée. «Patrick a toujours été dans la position qui est la sienne aujourd’hui, c’est-à-dire celle dego between, d’intermédiaire et de conseiller de l’ombre. C’est un solitaire qui fonctionne seul, pas en bande ni en réseau», explique un ancien journaliste de Minute.

Certains lui reprochent alors d’user de sa position influente à LCI et au sein du groupe TF1 pour mieux vendre ses sondages et ses conseils. En clair, refuser ses services revenait à se voir interdire de passage dans son émission politique. «Il est clair qu’aujourd’hui Patrick à de quoi vivre jusqu’à la fin de ses jours», confie un ancien collaborateur de Minute qui lui reconnaît «un indéniable talent et de grandes capacités d’analyse stratégique». En tout cas, grâce à ses conseils, Nicolas Sarkozy sera parvenu à siphonner une partie de l’électorat frontiste que Patrick Buisson connaît si bien.



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