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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 20:05

http://www.liberation.fr/societe/0101588964-les-etranges-suspects-de-la-cellule-34


Les étranges suspects de la «cellule 34»

Police. Dix personnes gardées à vue vendredi soir dans l’affaire des lettres accompagnées de balles.

Etrange équipage. Que peuvent avoir en commun un architecte, un notaire, un buraliste (ancien légionnaire), un chirurgien-dentiste et un plombier ? Les policiers pourraient les soupçonner d’être les auteurs d’une quinzaine de missives menaçantes adressées à des personnalités, accompagnées d’une munition et signées des «combattants de la cellule 34». En tout, onze personnes aux profils divers ont été interpellées jeudi dans l’Hérault, dans les villages de Saint-Chinian et Saint-Pons-de-Thomières, situés dans la région de Béziers. Et, vendredi soir, ils étaient toujours dix à être auditionnés, selon le parquet.

Le buraliste serait le rédacteur d’une feuille militante d’extrême gauche, alors que plusieurs interpellés militeraient contre l’installation d’éoliennes. D’ailleurs, la première lettre menaçante a été adressée, en 2007, à Marcel Roques, maire Nouveau Centre de Lamalou-les-Bains. Sur cette commune se trouve un important parc éolien. Enfin, plusieurs des suspects seraient qui amateur de stand de tir, qui chasseurs.

L’histoire est farfelue, mais elle ne mobilise pas moins de trois services de police : la brigade criminelle de Paris, la direction centrale de la police judiciaire et la direction centrale de la police judiciaire de Montpellier.

«Black-out». Il faut se rappeler. Le 3 mars, on apprend l’existence de six lettres accompagnées d’une balle de .9mm et adressées d’abord au maire de Béziers (UMP), Raymond Couderc, puis à des personnalités politiques (Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati, Alain Juppé et Jacques Blanc, sénateur UMP de Lozère).

Dès le lendemain, les policiers tiennent un suspect. C’est sa compagne qui vient de le dénoncer. Un informaticien au chômage, militaire de réserve de 47 ans. Le profil colle. Les missives comportent des expressions militaires. Les enquêteurs l’interrogent. Ça ne donne rien. Il sort après trente-quatre heures de garde à vue.

Moins d’une semaine plus tard, le 10 mars, un courrier atterrit sur le bureau de l’avocate du malheureux. Les «combattants de la cellule 34», qui avaient promis le «black-out», reprennent la parole contre les policiers. «On n’accuse pas les gens comme ça», dit la lettre. Avant d’annoncer plus loin, une «phase 2 de l’opération» et d’exiger «l’arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan, de Julien Coupat, l’arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna».

Pontes. En fait de black-out, François Fillon, Jean-Pierre Elkabbach, Jean-Pierre Pernaut, Christian Vanneste (député UMP), Ségolène Royal et bien d’autres reçoivent une lettre à la munition. Pendant ce temps, à l’Elysée, on piaffe. Il faut retrouver les auteurs. Des pontes s’inquiètent pour leur fauteuil et pressent les policiers de trouver le ou les épistoliers. Des personnes sont entendues. Elles quittent le poste sans être inquiétées.

Vendredi soir, au parquet, on restait toujours très prudent, laissant l’impression que l’enquête patauge encore.



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