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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 19:19

http://ouvalacgt.over-blog.com/article-36180269.html


17 septembre à la Bourse : la classe ouvrière en lutte balaye les réformistes

Bon, c'est un peu triomphaliste le titre, juste au retour de la manif. Car les réformistes syndicaux sont toujours là, et bien là à la tête de nos organisations.

Mais aujourd'hui, ils ont subi une véritable déculottée, et à plusieurs reprises.

Car c'était une véritable manifestation de classe. Plus de 3000 ouvriers, des dizaines d'entreprises grandes ou petites, de toute la France. Mac Cormick Saint-Dizier, Dunlop Montluçon, Wagon Saint-Florent, GM Strasbourg, Ford Blanquefort, Michelin Montceau les Mines et Cholet, PSA Aulnay et Mulhouse, Renault Cléon, Flins, Lardy et Sandouville, Valeo Issoire, Amiens et Montluçon, Arkema, Freescale, la métallurgie du Nord Pas de Calais avec des délégations massives (Toyota, Outinor, Renault Douai), et bien sur les Conti et les Goodyear. Et des dizaines de petites boîtes de sous-traitance. La photo sur les marches de la Bourse était impressionnante.

Des banderoles CGT partout, mais une présence significative des SUD, ce qui marque évidemment la désaffection de certains secteurs combatifs qui devraient avoir toute leur place à la CGT...

Cette manifestation, c'était la colère, la détermination ouvrière et pas le plan plan des manifestations traditionnelles. A un moment, les grilles de la Bourse ont lâché, et en quelques minutes le Palais Brongniart a été envahit et il s'en est fallu de peu que cela prenne une toute autre ampleur.

L'Etat et les CRS avaient des consgnes : ils avaient parfaitement mesuré la colère ouvrière face à ces centaines de plans de restructuration partout, et ont purement et simplement laissé faire... comme quoi, un bon rapport de forces !

Des discours ultra-combatifs de Xavier Mathieu (Continental) et de Mickaël Wamen (Goodyear) avec un rendez vous pour tous, le 26 septembre à Clairoix pour soutenir les Conti face à la répression. Des discours ouvriers, qui parlent de notre vie et de celles de nos familles, la solidarité avec les Molex... On peut juste regretter la référence au rejet des licenciements "boursiers" (et les autres ???) et au contrôle des CE sur les licenciements (ça change quoi ???) revendiqués par les camarades de Goodyear, juste les positions confédérales, quoi... Et puis les remerciements lourds aux partis de gauche et d'extrême-gauche par le camarade de Conti... Il ne faut pas trop pousser quand même ! Cela avait certes l'intérêt de souligner l'aspect politique du combat anti-capitaliste, mais cela n'a jamais été revendiqué comme tel, malheureusement !

Mais ne faisons pas la fine bouche. Un discours et une présence de lutte de classe, une détermination qui feront date et qui montrent l'échec absolu de la récupération confédérale sur cette journée et l'élargissement du courant combattif de lutte de classe parmi les entreprises en lutte.

Revenons sur les magouilles réformistes et leur déculottée.

Premier essai, à l'Opéra (déjà, ils avaient tenté de changer le lieu, un signe !). Vers 10h45, sono, prise de parole bidon. Dix minutes plus tard, arrivée en cortège des Conti et autres manifestants qui ne s'arrêtent même pas devant la tribune et se mettent en place plus loin. Première baffe.

La manif part ensuite, cortège déterminé, mots d'ordre radicaux, fumigènes, pétards et compagnie, sans même tenir compte des fédéraux.

Arrivée à la Bourse. Ambiance. Les fédéraux s'installent devant la façade (à l'extérieur des grilles) et tentent des prises de paroles. Inaudibles, chiantes, soporofiques. A un moment, la métallurgie Nord Pas de Calais s'installe un peu plus loin, et un deuxième meeting commence en parallèle, sur un tout autre ton. La moitié de l'assemblée se déplace. Deuxième baffe.

A ce moment, les grilles de la Bourse s'ouvrent par miracle (???) et alors que les fédéraux tentent désespéremment de faire semblant de rien, la moitié de la manif envahit le palais Brongniart, Troisième baffe. D'abord prudemment dans le grand hall du rez de chaussée, puis jusqu'en haut, le saint des saints du deuxième étage et de la reproduction de l'ancienne "Corbeille". La réception qui a lieu à ce moment s'en souviendra longtemps... Les apéros et petits fours sont distribués en prise de guerre, les autocollants fleurissent, les pétards et la fumée envahissent le bâtiment.

Une demi heure après, le palais s'évacue tout seul pour participer au meeting sur les marches (donc dehors, mais à l'intérieur des grilles) avec nos deux leaders qui ont pris d'assaut la camionette sono des fédéraux. Quatrième baffe.

Et pour achever le service, ce sont Xavier et Mickaël qui conclueront le meeting, fixeront les échéances et appelleront au départ. KO final.

Les camarades l'ont dit, cette manifestation était une étape dans la convergence des luttes et le "Tous ensemble". Mais ce doit aussi être une étape dans la construction, l'organisation d'un courant syndical de classe dans la CGT. Faute de quoi, notre victoire d'aujourd'hui ne sera qu'éphémère, vite digérée (sinon récupérée) par les directions réformistes. Et l'on se retrouvera à l'issue du 49ème Congrès gros jean comme devant et nos yeux pour pleurer...

Des contacts ont été pris, des liens sont tissés, des camarades se sont retrouvés. Il faut maintenant continuer à travailler dans l'unité, à la fois pour le tous ensemble et pour construire une opposition crédible au réformisme qui s'élargit dans la CGT. C'est bien cela qui est à l'ordre du jour.


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