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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 20:15

Palestine, Honduras et les autres même combat

Par Chérif BOUDELAL - 26 septembre 2009

A l’époque de l’Internet le monde ressemble à un village où l’information circule librement et rien ne peut échapper à personne. De la même façon la technologie performante militaires des grandes puissances et leurs ambitions aux profits les rend comme un fauve féroce prêt à tout pour apaiser sa faim. Ceci est la nature du capitalisme que l’on peut comparer à un vampire qui suce le sang des peuples à volonté dont l’appétit est insatiable. Il devient impérialiste car son avidité est illimitée et n’a pas de frontières au point de vouloir accaparer toutes les riches du monde. C’est pourquoi on trouve des peuples du tiers-monde plongés dans une pauvreté extrême, alors que leurs pays sont très riches.

A l’instar d’une épidémie mortelle, le capitalisme impérialiste n’épargne personne à travers la planète ; sa présence sur un contient, dans un pays peut contaminer les autres et plonger leurs peuples dans une pauvreté éternelle. La où il ne peut pas corrompre les dirigeants des pays convoités, il crée des subversions, voire des guerres internes de clans pour diviser les peuples et s’y implanter en utilisant les services de ses valets locaux. Nous l’avons vu notamment dans les pays d’Amérique latine, en Afrique et au Moyen-Orient où le chef de fil de l’impérialisme, les USA, a fomenté des guerres de clans au sein des mêmes peuples pour mettre en place valets afin de lui assurer ses intérêts.

A travers leur plus grande base militaire au monde, Israël, les USA veulent se maintenir au Moyen-Orient et s’accaparer les richesses pétrolières des peuples arabes en maintenant au pouvoir ses valets. Ce n’est pas pour les beaux yeux des Israéliens que les USA soutiennent ce régime de l’apartheid, malgré ses crimes les plus sordides que l’humanité n’a jamais vus auparavant ; mais parce que ceux qui dirigent réellement les USA sont ceux qui détiennent le capital, tirent profits du pétrole et de la vente des armes qui alimentent les guerres à travers le monde.

Si le drame palestinien est le plus connu et sensibilise une partie du monde, grâce à sa médiatisation par quelques chaînes de télévision telle Aljazeera depuis quelques années, on ne doit pas oublier que d’autres peuples à travers le monde souffrent de l’injustice du même impérialisme US et de ses complices. Ces peuplent mènent un combat décisif par les moyens du bord pour leur émancipation et afin de récupérer leurs richesses jusque-là exploitées au profit des firmes de l’impérialisme américains.

Le combat que mènent les peuples latino-américains contre la domination US et leurs dictatures et le combat que mène le peuple palestinien pour sa survie contre l’Etat de l’apartheid israélien, sont des exemples pédagogiques pour tous les autres peuples épris de liberté.

Leurs combats comme leurs ennemis sont les mêmes, et leurs victoire comme leurs défaites ne font qu’un car l’impérialisme est un et indivisible et ses ambitions sont partout les mêmes : la domination des peuples et l’usurpation de leurs richesses. Même si la résistance d’un peuple parvient à le mettre en échec quelque part dans le monde, comme est le cas dans plusieurs pays latino-américains, il pourra rebondir et revenir à la charge dès qu’il en aura l’occasion tant qu’il dispose d’arrières bases quelque part ailleurs. C’est pourquoi la lutte des peuples doit être également une et indivisible, car le capitalisme impérialiste est leur ennemi commun.

Sans s’attaquer aux racines du mal de l’impérialisme partout où il a un terreau fertile à travers le monde, il n’aura pas de solution. Même si le problème est réglé en Palestine ou dans d’autres pays ailleurs, que ce soit en Amérique latine, en Asie, en Afrique ou en Europe le problème restera posé tant que les racines du capitalisme impérialiste restent plantées quelque part sur la planète, car il est comme le cancer, si on n’extirpe pas ses racines il devient mortel.

D’où la nécessité de créer une coalition entre les résistances que mènent les peuples à travers le monde contre l’impérialisme pour mieux coordonner leurs efforts afin de parvenir à extirper ce cancer de leurs sociétés respectives.

Ceci dit, la meilleure solution pour tous les peuples épris de liberté c’est d’être solidaires entre eux, de coordonner leurs efforts pour que leurs combats respectifs soient efficaces. Ce que tout le monde doit savoir c’est que, à l’époque de la performance de la technologie dont dispose l’impérialisme pour dominer les peuples, la planète est devenue comparable à un village dont la moindre épidémie qui touche un habitants peut exposer tous les autres au danger de mort. Dans notre cas, l’épidémie qui menace la santé et la stabilité de l’humanité tout entière est le capitalisme tentaculaire qui domine les peuples et détruit la nature.

En conclusion, le capitalisme impérialiste étasunien et le sionisme est un et indivisible. Le combat que mènent tous les peuples du monde pour leur émancipation devrait l’être aussi. Si nous parlons de l’impérialisme USA, c’est parce que le capitalisme qui domine le monde est étasunien. Et si nous y associons le sionisme c’est parce que le capitalisme et le sionisme se confondent, comme l’a écrit le Juif américain, Norman Finkelstein.  Un capitalisme sioniste, « dominant et sûr de lui » qui dispose de tous les moyens pour perpétuer sa domination, créer des guerres là où elles n’existent pas pour vendre ses armes et maintenir la psychose au sein des sociétés pour faire marcher son économie. Le comportement des médias occidentaux, à majorité sionisants, sont là pour étayer l’affirmation de Norman Finkelstein qui mène un combat acharné contre le sionisme. L’idéologie sioniste est considérée par un autre Juif, (français celui-là), en l’occurrence Maxime Rodinson, comme « un virus dans le corps juif ».

Ceci nous amène à dire que le réveil des peuples latino-américains, comme la lutte du peuple palestinien, est un exemple pédagogique pour tous les autres peuples épris de liberté. Cependant, la libération de chacun de ces peuples ne peut être acquise définitivement que s’ils s’unissent contre leur ennemi commun, à savoir cet impérialisme vampire qui accapare leurs richesses, en utilisant les services de leurs dirigeants traîtres.

A partir de cette réflexion, on ne peut qu’être d’accord avec la juste observation faite par Michel Collon qui tire la sonnette d’alarme à travers un article de presse, en écrivant ceci : « Le jour où les Arabes se mobiliseront autant pour le Honduras que pour Gaza. Le jour où les Latinos se mobiliseront autant pour Gaza que pour le Honduras. Le jour où tous se mobiliseront pour les Africains oubliés. Le jour où les Européens cesseront de croire leur télé pour se mettre enfin à l'écoute des peuples colonisés. Ce jour-là, la solidarité internationale sera si forte qu'elle empêchera les guerres et les coups d'Etat. »

Ces phrases concises, précises et pédagogiques de Michel Collon devraient être considérées par tous les peuples en lutte comme matière à réflexion, en vue de joindre le geste à la parole. Elle devraient l’être aussi pour ceux qui font leur « révolution » à huis clos et dans les salons de thé, à l’image des partis politiques, ou « militants indépendants » dits de gauche qui se lamentent sur la souffrance des Palestiniens, sans plus. Par conviction ou par peur d’être accusés d’« antisémites », ils n’osent pas prendre position publiquement pour dénoncer les crimes d’Israël. Le génocide pratiqué par Israël contre les populations de Gaza (en décembre et janvier derniers) en est la meilleure preuve, ce qui les rend automatiquement des complices éhontés.

A bon entendeur tout honneur.




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