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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 20:15

 

 

Compte-rendu de la réunion du 22 août 
 
Ce 22 août 2010, le collectif contre la xénophobie d’État a tenu sa deuxième réunion, de 15 heures à 18 heures, 38 rue Keller, à Paris. On a pu se féliciter de ce qu’une autre réunion de collectif contre la xénophobie se soit également tenue à Lyon, Place des Terreaux, de 14 heures à 20 heures, et de l’annonce de la création d’un autre collectif à Tours. Une semblable réunion s’est tenue à Salon de Provence samedi. 
 
Depuis la précédente réunion, a été créé le blog du collectif contre la xénophobie (http://contrelaxenophobie.wordpress.com). Celui-ci a publié une vingtaine d’articles en une semaine, mais la décision a été prise de tenter d’en faire un fil d’information continu, qui serait mis à jour en permanence, recensant l’ensemble des informations sur l’actuelle campagne raciste de l’État français. 
 
A été adoptée l’affiche « Roms, gitans, manouches, et après ? Nous sommes tous en danger ! » (mise en ligne sur le blog), afin de la reproduire et de l’afficher en tous lieux. 
 
Pendant trois heures, la discussion a roulé sur nombre de questions. 
 
L’idée a été adoptée de réaliser une étude comparative des situations des Rroms dans l’ensemble des pays européens. 
 
Le collectif contre la xénophobie a réaffirmé son intention d’essaimer dans autant de communes que possible, comme à Ivry-sur Seine ou Montreuil, d’où proviennent plusieurs participants de cette réunion. 
 
Parmi diverses propositions, le mot d’ordre « attaquons-nous aux Bettencourt, pas aux Roms » a été suggéré, soulignant le scandale particulier qui consiste à fomenter une campagne raciste afin de détourner l’attention du public du scandale de la corruption aux plus hauts niveaux de l’État. 
 
Plusieurs participants ont évoqué la situation à Montreuil où, depuis novembre 2009, une quarantaine de personnes (trente six, enfant compris) – qui occupaient depuis quatre ans un terrain dont ils ont été expulsés à l’occasion du Salon du livre pour enfants – errent de lieu en lieu, d’expulsion en expulsion. 
 
Les responsables de la Mairie déclarent ne vouloir rien faire au delà des trois cent cinquante huit roms hébergés dans le « village d’insertion », dit MOUS, supposé leur permettre d’être « pris en charge et de s’insérer professionnellement et socialement dans la ville ». L’essentiel du budget d’un tel « village d’insertion » est consacré à la « sécurité ». Ceux qui y résident ne peuvent recevoir aucun type de visite sans l’autorisation du Préfet. 
 
Le collectif a décidé d’envoyer des représentants à la réunion qui s’est tenue lundi à 18 heures 30 à la Mairie de Montreuil. 
 
Étaient présents quelques dizaines de représentants de diverses associations et partis en activité sur la Commune de Montreuil et au-delà. Trois représentants des roms avaient été admis, in extremis, sur l’insistance d’une participante invitée. 
 
Un groupe de travail a été organisé pour traiter de la question des OQTF (Obligations à quitter le territoire français) qui ont été signifiées, sélectivement, aux hommes de ces quelques familles. La mairie a informé de la possibilité de domicilier l’ensemble du groupe au CCAS (Centre communal d’action sociale). A été également évoquée la question des terrains disponibles, et la nécessité d’examiner les plans cadastraux à cet effet. Des participants ont défendu la solution simple consistant à procéder par réquisition. 
 
Les porte-paroles de la mairie de Montreuil ont proposé que se tienne dans la semaine une deuxième réunion, plus restreinte, afin de rédiger un appel commun de la mairie et des associations. Le collectif contre la xénophobie est intervenu pour souligner qu’il ne suffirait pas d’une déclaration d’intentions, mais qu’il faut que la mairie s’engage d’urgence pour garantir, au moins, l’hébergement des trente six personnes ballotées depuis novembre, et provisoirement hébergée par une association protestante – jusqu’au 3 septembre. 
 
Le collectif contre la xénophobie pourrait souhaiter participer à la prochaine réunion. Il s’agirait de défendre l’urgence qu’il y a à trouver une solution pour ces quelques personnes dont la situation est devenue emblématique dans le débat national qui s’est ouvert cet été à l’initiative du chef de l’État, afin de marquer le refus de la politique de chasse aux roms aussitôt mise en place par le gouvernement. 
 
Les Verts, comme l’ensemble de la gauche, doivent clairement se prononcer, sans laisser la place à la moindre ambiguïté, pour affirmer leur opposition au contrat social raciste qu’on tente d’imposer en France. 
 
 
 
 

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