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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 23:19
Collectif des Tchadiens de
l'Etranger: Marche à Paris
 
 
« Pour un Tchad véritablement indépendant, définitivement décolonisé et démocratique »
 
« APPEL À LA MOBILISATION POUR LE TCHAD ! »
 
MARCHE POUR LA LIBERTE ET LA DEMOCRATIE
DE LA PLACE JEAN MONNET AU PARVIS DES DROITS DE L’HOMME AU TROCADERO
 
Samedi 1er mars 2008 à partir de 14h RASSEMBLEMENT à la place Jean Monnet à Paris 16ème (croisement rue des Belles Feuilles et Avenue Victor Hugo – 150 mètres Ambassade du Tchad)- Métro Victor Hugo (ligne 2)
 
A peine la bataille de N’djamena terminée que la France a déjà vendu pour des centaines de millions d’euros des armes et matériels de guerre au gouvernement tchadien, des entreprises françaises se sont vues attribuées sans aucune procédure de mise en concurrence de gros marchés pour des ouvrages sans aucun intérêt et sans aucune utilité (des tranchées) pour les populations tchadiennes qui elles sont dans une extrême misère. Les revenus du pétrole ne profitent qu’au clan au pouvoir et au réseau « Françafrique », plutôt bien requinquée après le discours de M. Bockel.
 
Malgré cette odeur macabre encore ambiante à N’djamena après cette bataille très meurtrière pour les populations civiles tchadiennes, bataille prévisible que la France a refusé d’éviter préférant aller chercher les résolutions de l’ONU afin d’affronter les rebelles tchadiens au lieu d’appeler à un dialogue sans exclusif entre toutes les parties en conflit ; Malgré les violations massives des droits de l’Homme constatées par toutes les organisations internationales des droits de l’Homme, malgré les arrestations et les exécutions extrajudiciaires constatées ; Malgré l’enlèvement de deux leaders de l’opposition démocratique tchadienne par la garde présidentielle de Déby selon des témoins occulaires depuis le 3 février 2008 et dont on est sans nouvelle depuis ; Malgré les déclarations contradictoires et mensongères des autorités tchadiennes à ce sujet ; M. Sarkozy a cru bon et utile d’aller ce mercredi 27 février 2008 soutenir le régime dictatorial et illégitime de Déby. Faut-il le rappeler, il n’appartient pas à la France, ni moins encore à son Président de décider que tel ou tel régime est légitime.
 
En dehors de toute action concourant à un DIALOGUE INCLUSIF, c’est-à-dire le dialogue politique inter-tchadien sans exclusif, la France n’a pas d’autre rôle à jouer au Tchad !Or chaque jour, la France donne la preuve que seuls ses intérêts occultes et ceux de ses sous-fifres locaux comptent. Elle soutient aveuglément un dictateur au détriment du PEUPLE TCHADIEN.
 
MAIS JUSQU'À QUAND allons nous laisser humilier et déposséder de la sorte ? Trop c'est trop ! Il est temps de se mobiliser et dire PLUS JAMAIS CA ! Non à cette France pyromane qui expulse par vols charters les demandeurs d’asile et les immigrés, NON à cette France prête à sacrifier nos populations en contrepartie de la grâce présidentielle à accorder aux délinquants de l’Arche de Zoé, Non à la France amie des dictateurs, Non à la France complice de l’enlèvement des démocrates tchadiens, Non à la Françafrique !!!!
 
Pour dénoncer cette monstrueuse et meurtrière machination qui n’a que trop durer et exiger la libération immédiate des opposants tchadiens, ainsi que l’organisation rapide de négociations POUR LA PAIX AU TCHAD, vous êtes conviés à prendre part à la marche pour la LIBERTE du PEUPLE TCHADIEN, LA LIBERTE des PEUPLES d’AFRIQUE, la LIBERTE DES OPPRIMES du MONDE
 
Tous les citoyens du monde épris de paix et de justice sont les bienvenus !!!
 
Le Comité de soutien aux opposants tchadiens
Contact s : 06 25 13 51 75 / 06 86 33 85 99

Le Collectif des Tchadiens de l’Etranger
Contacts : 06 26 08 65 48 / 06 11 89 07 44
 
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 23:06
Sur la proposition de Monsieur  Sarkosy de choisir un enfant juif massacré par les Nazis, au CM2 :
 

Je n'attendrai pas qu'il soit au  CM2 pour apprendre à mon petit fils Milan qu'il avait une grand-tante, Irène Krawiecki  fille d'une soeur ( Ida ) de ma mère (Liba Blima  Pniewska- Baumgarten)  arrêtée par des policiers français sous les ordres de Bousquet le 16 juillet 1942, enmenée avec sa mère au camp de Drancy, déportée à Auschwitz et exterminée dans une chambre à gaz par les Nazis . Outre les Nazis responsables je mettrai au même rang de responsabilité René Bousquet directeur général de la Police ainsi  que tous les policiers,  du  plus gradé au simple flic ... En passant je lui parlerai également de l'extermination par les Nazis des Roms avec la même aide des policiers français...  Je raconterai à mon petit fils Milan qu'aujourd'hui et depuis plus de soixante ans, avec l'aide des Etats-Unis, de la France et de l'Europe, il existe dans le monde un Etat évolué qui s'appelle Israël lequel est un Etat colonial , raciste,  anti-démocratique qui opprime une catégorie de ses citoyens ( au nom de la Shoah paraît- il ) qui représentent aujourd'hui près de 25 % de sa population : les citoyens arabes israéliens qui ont des droits largement inférieurs aux citoyens d'origine juive, et plus encore, les Palestiniens qui souffrent depuis 60 ans. et qui sont actuellement plus de quatre millions à réclamer leur droit au retour dans ce qui fut la Palestine d'avant 1948.. Je lui lirai des passages du livre de Suzan Nathan " De l'autre côté" qui démontrent concrètement comment se perpétue l'exploitation des citoyens d'origine arabe qui vivent en Israël    et quelles sont les méthodes utilisées par les membres de l'Etat Juif pour perpétrer cette exploitation éhontée. Je lui donnerai mon éssai critique " En finir avec le sionisme" et ma pièce "Pâle Palestine" que je lui avais dédicacés " A  Milan" dès l'impression et enfin je lui donnerai régulièrement des leçons d'histoire en lui montrant que nous vivons dans un monde terrible où il faut sans arrêt se battre contre les tortures et la mort in fligées aux hommes et aux femmes : comme exemple je lui parlerai du colonialisme en France du 19ème à 1962, je lui parlerai de la "Centr'Afrique"et du Tchad et je lui ferai lire quelques chapitres du livre que je viens d'écrire sur la Servitude volontaire hier et aujourd'hui ...
En passant je lui parlerai du rôle de la France " pays des droits de l'homme" au Rwanda de mai à juillet 1994 et je lui indiquerai qu'il y a eu au Rwanda, à coups de machette, près de 1 million de morts Tutsisen trois mois ... En passant j'indiquerai aussi à mon petit fils qu'en juin 1942 ( aux alentours du 20 juin) je déchirai un matin l'étoile juive que je portais sur moi et la vis  avec un grand plaisir être avalée dans l'égoût .
 
J'espère que Monsieur Sarkosy sera d'accord avec ce que je viens de proposer : je serais évidemment navré qu'il ne le le fût point !
 
Jean Baumgarten(1)
 
(1) auteur de " En finir avec le sionisme" essai critique , et de "Pâle Palestine" jeu dramatique ...
 
 
 
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 22:50
Scène d'émeute,"scène de
crime"
 
LE MONDE | 26.02.08 | 14h33  •  Mis à jour le 26.02.08 | 14h33

 C'est bien en France, à quelques kilomètres de Paris, que des quartiers sont survolés par des hélicoptères les nuits de violences urbaines. Le bourdonnement est continu, à quelques dizaines de mètres de hauteur, au-dessus de policiers en patrouille. Un puissant projecteur balaie les toits des immeubles, les rues sombres, les parkings et les habitants qui osent sortir. Impression d'être ailleurs, dans un contexte de guerre civile. Mais c'est bien aujourd'hui en France, et cela risque d'être de plus en plus courant.
 
C'est aussi en France que la police prévoit de développer le recours aux drones pour surveiller ces territoires sans être repérée. En France, que les policiers s'équipent pour patrouiller dans les cités comme s'ils partaient au combat. Des "Robocop", disent joliment les habitants de banlieue, avec gilets pare-balles, casques de protection et Flash-Ball pointés sur la population. En France, encore, que les CRS patrouillent au ralenti dans les cités, établissent des barrages et fouillent les véhicules en s'appuyant sur des réquisitions normalement exceptionnelles, mais signées à la chaîne par les procureurs de la République.
Depuis deux ans, depuis les émeutes de l'automne 2005, le ministère de l'intérieur a fait de la répression des violences urbaines une "priorité absolue". Parce que les émeutiers bousculent l'"autorité de l'Etat" sur "leurs" territoires. Parce qu'ils ne jettent plus simplement des pierres mais ont franchi un seuil en cherchant à tuer des policiers. Parce qu'ils ont endossé, après d'autres, le costume d'"ennemis publics numéro un" de la société française.
A Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), fin novembre 2007, après le décès de deux adolescents dans un accident avec une voiture de police, cette logique a conduit à la mobilisation d'une armée de policiers : face à ce que le ministère de l'intérieur a décrit comme une "guérilla urbaine", 1 000 hommes, dont des tireurs d'élite, ont été déployés dans la cité, appuyés par un hélicoptère. Trois mois plus tard, le même dispositif a été utilisé pour interpeller les participants présumés à ces émeutes.
Voilà pour la partie émergée de la lutte contre les violences urbaines. Le reste se joue dans la discrétion des enquêtes policières. Dans la recherche de condamnations exemplaires. Dans la volonté de briser les "bandes". "Mettez les moyens que vous voulez, mais vous les retrouvez", s'est exclamé Nicolas Sarkozy à propos des émeutiers de Villiers-le-Bel. Message reçu par la hiérarchie policière. Trente enquêteurs de la police judiciaire de Versailles ont été immédiatement mobilisés. Et la PJ s'est donné des instruments exceptionnels : des milliers de tracts ont été distribués aux habitants pour les inciter à témoigner moyennant des récompenses financières.
Le raisonnement est simple : interpeller les auteurs, c'est réduire le noyau dur des émeutiers ; les faire condamner de manière exemplaire, c'est envoyer un message de fermeté aux autres. "On l'avait déjà expérimenté en 2005, raconte le patron des renseignements généraux (RG) d'un département de la banlieue parisienne. Lorsqu'on avait plusieurs tribunaux, avec des politiques pénales plus ou moins sévères, on a immédiatement mesuré la différence sur le terrain. Là où les condamnations étaient dures, les incidents se sont rapidement arrêtés. Ailleurs, ça a duré plus longtemps."
La police agit désormais pour les violences urbaines comme pour les crimes les plus graves. Recherche d'empreintes, d'ADN, vérification de la téléphonie à grande échelle, enquêtes de voisinage, activation des "indics", recours aux "témoins anonymes", garde à vue pouvant aller jusqu'à quatre-vingt-seize heures - comme pour le terrorisme : depuis deux ans, la police utilise tous les moyens humains, juridiques et scientifiques pour faire condamner les émeutiers. "Sur ces affaires, la pression politique et médiatique est énorme, explique David Skuli, directeur départemental de la sécurité publique de la Seine-Saint-Denis, sans doute le policier le plus exposé de France. La difficulté, c'est qu'il s'agit généralement d'infractions collectives alors que nous devons établir des responsabilités individuelles."
La police a progressivement mis au point une méthodologie d'enquête diffusée en interne sous forme de "retours d'expériences". "L'affaire des Tarterêts (Essonne), en septembre 2006, a marqué un tournant. Vu la gravité des faits, on a mis des moyens d'enquête extrêmement importants. Et comme cela a fonctionné, c'est devenu une référence", explique un responsable de la direction centrale de la sécurité publique.
Cet épisode de violence a témoigné, aux yeux des policiers, d'une évolution inquiétante, validée ensuite par les émeutes de Villiers-le-Bel : une haine des "keufs" qui se traduit par la volonté de tuer. Le 19 septembre 2006, vers 21 h 45, deux CRS sortent de leur véhicule au coeur des Tarterêts, cité sensible de Corbeil-Essonnes, pour interpeller des jeunes qui viennent de leur lancer des pierres. Quinze à vingt personnes se jettent sur eux, les frappent à coups de poings, de pieds et à l'aide d'une barrière métallique. L'un d'eux sera grièvement blessé. Un véritable "lynchage", selon les termes du jugement rendu par le tribunal correctionnel d'Evry un an plus tard.
Dans les minutes qui suivent, les forces de l'ordre lancent des investigations extrêmement poussées. Comme pour un meurtre. A la recherche d'empreintes ou de traces ADN, les enquêteurs ramassent tout ce qui traîne. La barrière utilisée par les assaillants. Les bouteilles et canettes abandonnées. Les restes de pizza. Au total, 89 "scellés" sont transmis aux laboratoires de la police scientifique.
"La logique est de ne plus se contenter du maintien de l'ordre, mais de conduire immédiatement les premières enquêtes judiciaires", explique le commissaire Marcel Faure, patron de la sûreté départementale de l'Essonne. La méthode est jugée exemplaire. Lorsque surviennent des incidents, ailleurs, les enquêteurs suivent la même démarche, transformant les quartiers en véritables "scènes de crime". "la seule différence avec un crime habituel, c'est qu'on ne se trouve pas à l'échelle d'un appartement, mais d'un quartier", explique M. Faure.
Comme à Saint-Dizier, en Haute-Marne, où, en octobre 2007, les hommes de la police scientifique entament leurs recherches sous la protection des CRS, alors que les forces de l'ordre viennent à peine de reprendre le contrôle du quartier. Dans la nuit, flotte encore l'odeur des voitures brûlées et la fumée des bâtiments incendiés. Un puissant projecteur éclaire les décombres de la MJC. Pendant six heures, sur plusieurs centaines de mètres carrés, les policiers fouillent, remuent les cendres, effectuent des prélèvements. Les pierres utilisées pour briser les vitres. Les barres de fer qui ont servi au saccage. Les mégots abandonnés, les traces de sueur sur les bouts de bois, les restes de crachats, parce que, dixit un enquêteur, "les jeunes des cités crachent beaucoup".
Les policiers parviennent à identifier sept traces d'ADN, dont quatre correspondent à des individus fichés. "L'ADN est un élément précieux, mais n'est pas suffisant", explique le commissaire Michel Klein, responsable de l'enquête. Les policiers épluchent tous les appels téléphoniques passés sur la zone pendant les violences "pour savoir qui se trouvait à quel endroit, à quel moment". Ils récupèrent les bandes vidéo des caméras de surveillance, surveillent les sites Internet : l'expérience a prouvé que les émeutiers pouvaient être tentés de mettre en scène leurs actions.
"On visionne systématiquement les vidéos et les photos sur les téléphones portables. Il arrive qu'on trouve des images intéressantes où on voit un copain à côté d'une voiture en train de brûler", note Jean-André Graviassy, directeur de la sécurité publique de l'Essonne. A Trappes, dans les Yvelines, les auteurs de l'incendie d'un bus, en octobre 2006, ont été retrouvés grâce à la vidéo mise en ligne sur Internet. Il a suffi aux enquêteurs de remonter le fil des traces laissées par le vidéaste.
Mais la police scientifique et technique est rarement suffisante. Car, dans ce jeu du chat et de la souris, les policiers ne sont pas les seuls à s'adapter. Les émeutiers ne se nourrissent pas uniquement des séries télévisées qui décrivent l'univers policier. Pendant les procès de leurs proches, ils bénéficient d'une véritable formation continue aux techniques d'enquête. Et agissent en conséquence : enlever la puce de son portable, s'équiper de talkies-walkies, éviter les zones couvertes par des caméras, porter une cagoule et des gants.
Face à ces difficultés, le renseignement humain est devenu déterminant. Les enquêteurs sont souvent convaincus de connaître les "noyaux durs" à l'origine des faits. Dans la plupart des cas, les émeutes répondent à un incident intervenu un peu plus tôt. Une interpellation qui se passe mal. La condamnation d'un habitant. Le démantèlement d'un trafic. Ce qui donne une première piste aux enquêteurs.
Les renseignements généraux tentent aussi de faire remonter des informations, mais les résultats restent médiocres. Dans l'affaire des Tarterêts, trois notes des RG ont été versées au dossier. Réalisées à partir d'une "source sûre et à protéger", elles impliquent cinq individus suspectés d'avoir participé aux violences. Au final, deux seulement seront poursuivis et un seul condamné.
Judiciairement, ces éléments sont de toute façon compliqués à exploiter. "Le renseignement fournit un indice, mais pas une preuve judiciaire", résume David Skuli. A Villiers-le-Bel, un tiers des 36 personnes interpellées le 18 février ont été relâchées dans les 48 heures. "Certaines informations qui nous venaient de sources sérieuses sont infondées", a sobrement commenté le procureur de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry.
Dans ces enquêtes, les policiers se heurtent au silence comme à un mur. Les relations entre habitants et forces de l'ordre ne cessent de se dégrader. "Aucune enquête de voisinage n'était possible après les émeutes", reconnaît le commissaire Jean Espitallier, directeur régional de la police judiciaire de Versailles, chargé des investigations à Villiers-le-Bel.
La collaboration des habitants est difficile à obtenir - y compris lorsque les faits sont condamnés par la population. Dans l'enquête sur la mort de Jean-Jacques Le Chenadec, un habitant de Stains décédé pendant les émeutes de 2005 après une altercation, les policiers pensaient avoir trouvé l'auteur des coups portés. Après dix-huit mois d'enquête, ils interpellent un jeune homme et le placent en garde à vue sur la base de rumeurs affirmant qu'il se serait vanté de l'agression. Son frère décide de prouver son innocence. En moins de deux jours, il retrouve le véritable agresseur et le convainc de se présenter au commissariat. Celui-ci a ensuite reconnu les faits. "Dans la cité, on savait très bien qui étaient les auteurs", se désole Alain Jakubowicz, l'avocat de la veuve.
La crise de confiance se double de la peur d'éventuelles représailles. Le premier appel à témoins lancé par la PJ, qui avait distribué des tracts dans les boîtes aux lettres à Villiers-le-Bel, n'a donné aucun résultat. "Des élus nous ont expliqué que les habitants craignaient une manipulation des voyous qui auraient cherché à savoir qui allait parler", raconte le commissaire Espitallier.
A Draveil, dans l'Essonne, pendant l'été 2007, un groupe de jeunes a incendié des véhicules et proféré des menaces de mort à l'encontre de voisins qui avaient osé témoigner. Le tribunal correctionnel les a condamnés à des peines d'un à sept mois de prison ferme. Dans l'affaire de Villiers-le-Bel, un adjoint de sécurité qui avait témoigné devant le tribunal a été roué de coups, une fois revenu dans son quartier. "La parole n'est pas libre. Il existe une peur sourde dans certains quartiers, instaurée par une minorité d'individus et ressentie par la majorité", tonnait le procureur de la République, Rodolphe Jarry, lors du jugement de l'affaire des Tarterêts.
Face à cette "loi du silence", les témoignages sous X... constituent un recours de plus en plus fréquent. La loi prévoit que cette disposition, instituée en 2001 par le gouvernement Jospin, et étendue en 2002 aux crimes et délits punis d'au moins trois ans d'emprisonnement, est normalement exceptionnelle. Un juge des libertés et de la détention (JLD) doit se prononcer sur chacune des demandes. Les policiers établissent ensuite deux dossiers distincts pour éviter que l'identité du témoin apparaisse.
Pour les violences urbaines, le recours à l'anonymat est pourtant devenu systématique. A Saint-Dizier, les enquêteurs ont recueilli une vingtaine de témoignages sous X. "Certains témoignages ont été importants parce qu'ils ont permis de recouper la présence d'individus en nous donnant, notamment, des indications sur leurs tenues vestimentaires", indique Michel Klein. Pour l'agression des deux CRS dans le quartier des Tarterêts, les investigations se sont appuyées sur les déclarations anonymes d'un homme qui téléphonait à proximité des lieux et qui s'est rapproché pour voir ce qui se passait.
"Pour être utilisable à l'audience, un témoignage sous X doit être le plus circonstancié possible. Mais si le procès-verbal est trop détaillé, il y a un risque évident que le témoin soit reconnu", relevait Jacques Beaume, procureur de la République de Marseille à l'époque de l'incendie du bus où se trouvait Mama Galledou, en 2006. Cette contrainte interdit quasiment les témoignages de gardiens d'immeubles, bien informés mais faciles à identifier.
Quantitativement, pourtant, l'essentiel se déroule dans l'ombre des comparutions immédiates. Sans enquête approfondie, sans recherche ADN, sans recours à des témoins - hormis les policiers eux-mêmes. A la chaîne, par dizaines, loin des affaires médiatisées, des jeunes hommes comparaissent pour violences, rébellion, incendie, voire "participation à un attroupement armé". "C'est généralement la parole d'un policier contre la parole d'un jeune. Le premier dit avoir reconnu le second qui lançait une pierre ou allumait un incendie, et le second réfute", relève Damien Brossier, avocat à Evry, fin connaisseur des problématiques de banlieue.
Ce mode de traitement judiciaire s'était vérifié lors des émeutes de 2005. Pour la Seine-Saint-Denis, par exemple, 115 des 122 majeurs poursuivis avaient été jugés en comparution immédiate, le plus souvent avec des avocats commis d'office. Dans la plupart des cas, les interpellations ont lieu dans les minutes qui suivent les incidents. Les policiers reconnaissent des "individus" en fonction de leur couleur de peau ("type européen" ou "type NA", pour Nord-Africain) et de leurs vêtements. L'ensemble de la procédure repose sur leurs déclarations - malgré les risques de confusions lorsque les violences ont eu lieu dans l'obscurité avec des jeunes cagoulés.
Sur un panel de 25 jugements prononcés en 2006 en Seine-Saint-Denis, les chercheurs Aurore Delon et Laurent Mucchielli ont relevé que, dans 21 affaires, les interpellations avaient été réalisées dans la demi-heure "généralement à l'issue d'une course-poursuite". "L'impression d'ensemble est que, dans la cohue, les policiers ont souvent attrapé ceux qui couraient moins vite que les autres", soulignent les deux sociologues après avoir épluché des dizaines de procès-verbaux.
Les tribunaux n'hésitent certes pas à relaxer les prévenus lorsque les dossiers ne tiennent pas. A Bobigny, en Seine-Saint-Denis, la cour d'assises des mineurs a ainsi acquitté deux adolescents accusés d'avoir incendié un bus où se trouvait une femme handicapée, grièvement brûlée, en novembre 2005. Faute de preuves, le tribunal correctionnel d'Evry, dans l'Essonne, a relaxé deux participants supposés à l'incendie d'un bus à Grigny, en octobre 2006. Pour les émeutes de 2005, une étude du Conseil d'analyse stratégique (CAS) a montré que, pour la Seine-Saint-Denis, 35 % des majeurs poursuivis avaient été relaxés à cause de l'insuffisance des dossiers.
Mais les tribunaux prononcent généralement des peines très sévères, correspondant aux consignes de fermeté des parquets et s'inscrivant dans le durcissement continu des textes de loi. Depuis 2002, le législateur n'a cessé de créer de nouveaux délits (guet-apens à l'encontre de policiers, par exemple) ou de durcir ceux existant (incendie commis en bande organisée, passible de vingt ans de réclusion).
Cette politique d'extrême sévérité se lit dans les jugements prononcés. A partir de l'étude, sur quarante ans, des infractions sur "dépositaires de l'autorité publique" (outrages, rébellions, etc.), le sociologue Fabien Jobard a mis en évidence que les condamnations étaient de plus en plus lourdes. "La part des peines de prison est passée de 10 % des sanctions en 1985-1994 à 20 % environ dix ans plus tard", indique le chercheur. Des sanctions accompagnées d'amendes plus importantes.
Cette tendance se retrouve dans les procès de ces deux dernières années, singulièrement pour les décisions les plus récentes. A Cergy, en juin 2007, l'auteur d'un incendie de voiture a écopé de trois ans de prison, dont deux ferme. Dans l'affaire des Tarterêts, jugée en octobre 2007, trois adultes ont été condamnés à six et huit ans de prison. A Toulouse, l'auteur d'un jet de pierre contre un camion de pompiers, en novembre 2007, a été condamné à deux années d'emprisonnement. A Brest, deux majeurs ont écopé, en janvier, de trois et quatre années de prison ferme pour port d'arme et incendie - des peines jugées insuffisantes par le parquet, qui a fait appel.
Pour Villiers-le-Bel, les autorités ont promis, par avance, des sanctions "exemplaires". Conclusion du sociologue Marwan Mohammed : "Les bandes et les émeutiers incarnent aujourd'hui une nouvelle figure du danger social. Ils matérialisent l'insécurité et les peurs collectives - ce faisant, ils justifient un contrôle social toujours plus étroit." Jusqu'où ?
 
Luc Bronner
 
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 22:34
Quatre otages des FARC libérés, dans "un état de santé qui
leur permet de voyager"
 
LEMONDE.FR avec AFP, Reuters et AP | 27.02.08 | 15h32  •  Mis à jour le 27.02.08 | 21h24

 Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé, mercredi 27 février, la libération de quatre anciens parlementaires colombiens, détenus par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis plus de six ans. Les anciens députés Gloria Polanco, Orlando Beltran Cuellar, Luis Eladio Perez et Jorge Eduardo Gechem ont été remis par les FARC au ministre de l'intérieur vénézuélien, Ramon Rodriguez Chacin, coordinateur de l'opération de sauvetage, dans un lieu tenu secret au milieu de la jungle colombienne.

"Ils sont entre nos mains et dans un état de santé qui leur permet de voyager"
, avait indiqué la déléguée du CICR en Colombie, Barbara Hintermann, peu avant 14 heures, heure locale (18 heures, heure de Paris). Les quatre anciens otages, embarqués à bord de deux hélicoptères portant l'emblème du CICR, ont ensuite pris la route vers la capitale vénézuélienne, où ils devaient retrouver leurs proches en fin de journée. A bord des appareils, se trouvaient également la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, médiatrice aux côtés du président vénézuélien Hugo Chavez, dans le dossier des FARC, deux médecins et des journalistes de la chaîne publique vénézuélienne Telesur. Cette opération humanitaire avait reçu le feu vert, lundi, de Bogota. 
 
DERNIERES LIBÉRATIONS UNILATÉRALES
 
Le 10 janvier, l'ancienne assistante d'Ingrid
Betancourt, Clara Rojas, et la parlementaire,
Consuelo
Gonzalez, avaient retrouvé la liberté lors d'une
opération similaire dans la même région. Le 2
février, les FARC avaient proposé à Hugo Chavez
de lui remettre trois otages : Mme Polanco et MM.
Beltran et Perez. Elles avaient ensuite offert la
libération d'un quatrième otage, l'ancien sénateur
Jorge Eduardo Gechem, qui souffre de problèmes
cardiaques.
 
Dans un communiqué transmis mercredi à la radio Caracol, les FARC précisent que cette remise d'otages au président Hugo Chavez, tout comme celle du 10 janvier, est un acte de "réparation" envers ce dernier, après que son homologue colombien avait mis fin, en novembre 2007, à sa mission de médiation. Les guérilleros indiquent qu'ils ne procéderont plus à des libérations unilatérales et appellent désormais à "la démilitarisation de Pradera et Florida [deux communes situées dans le sud-ouest du pays], pour quarante-cinq jours, avec la présence de guérilleros et de la communauté internationale comme garants, afin de négocier, avec le gouvernement, la libération des guérilleros et prisonniers de guerre".
Les FARC, qui accusent Bogota de n'avoir fait aucun geste en faveur d'un échange, donnent en revanche la "preuve" de leurs bonnes intentions en soulignant "la libération unilatérale de 304 militaires et policiers capturés dans des combats, de Clara Rojas et de Consuelo Gonzalez, et des quatre parlementaires, entre autres".
 
"UN PUISSANT ENCOURAGEMENT"
 
La France s'est félicitée de la remise en liberté des quatre parlementaires, espérant qu'elle sera "bientôt suivie par d'autres libérations". "Le président de la République renouvelle son appel pour que tous les otages, notamment les plus vulnérables, soient libérés dans les meilleurs délais", indique le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, dans un communiqué.
Le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, a lui aussi jugé que "le succès de cette opération constitue un puissant encouragement" pour résoudre le "drame des otages". Le ministre avait rencontré les familles et proches des quatre otages libérés, lors d'une visite à Caracas et Bogota les 20 et 21 février. M. Kouchner avait aussi plaidé pour une plus grande internationalisation de la crise des otages, proposant la mise en place d'un groupe "des pays d'Amérique latine et des pays européens".


 
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 21:35
Sarkozy c'est fini

LUÍS BASSETS 14/02/2008
 
Al Pais – 14 février 2008

Les français ont un problème.  Ils croyaient avoir un super président, un hyper gouvernant, qui les sortirait de la dépression et de la décadence. Et maintenant, il se rendent compte qu'il ont un président comme ils en ont eu beaucoup d'autres, malade, limité dans ses fonctions, dont il faut prendre soin et qu'il faut protéger pendant que les choses s'organisent pour que la France fonctionne et que le gouvernement et les institutions accomplissent ce pour quoi elles ont reçu mission. Ce n'est pas une situation insolite : de même Pompidou et Mitterand furent malades et diminués, le premier mourant de son infirmité à l'Elysée ; et Chirac se transforma en un embarras paralysant durant la majeure partie de sa présidence.  La maladie dont souffre Sarkozy n'a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterand, mais elle affecte un organe aussi vital que l'est son ego qui souffre d'une hypertrophie probablemnet irréversible.  S'agissant d'une personne aussi jeune et active, et surtout sentimentalement, l'infirmité est sévère et de traitement difficile.

Les sondages donnent une idée de la gravité de la situation alors que ne s'est pas encore écoulée une année complète depuis l'élection.
 
 Sa popularité se trouve en chute libre, en contraste avec la bonne image de son premier ministre, François Filon, ce qui inverse l'ordre traditionnel des choses et oblige le gouvernement à jouer le rôle de fusibles.  Au fur et à mesure que l'on se rapproche du 9 mars, date des élections municipales, la nervosité des candiats du parti présidentiel va croissant, tandis que l'on redoute les interventions de Sarkozy susceptibles de faire perdre des voix.  Son parti se retrouve divisé et contré, du fait des tensions même crées par son président, dont la toute dernière en date fut de s'immiscer dans la candidature de Neuilly, la ville dont il fut le maire. Les tensions au Ministère de l'Intérieur avec les conseillers ont été révélés au grand jour.  La manière dont sont traités en public les uns et les autres, y compris ses collaborateurs les plus proches, est le propre d'un monarque capricieux et coléreux envers ses laquais.  Avec les vexations et insultes envers ses conseillers par le seigneur même de l'Elysée, la mise à l'indexe des ministres par les conseillers du président et des parlementaires par les commissions spéciales chargées des grandes tâches de réforme, Sarkozy s'achemine vers un orgueilleux isolement personnel qui ne peut que conduire à la furie ou à la mélancolie.  Même son impopularité est extravagante : il ne la doit pas au fait qu'il n'applique pas son programme de réformes, mais au contraire à son comportement personnel.

Le trône que Sarkozy occupe a été conçu comme un escabeau pour un dialogue transtlantique avec la Maison Blanche.  De Gaulle voulait être le tiers dans la discorde d'un monde bipolaire, une superbe nuance occidentale à la confrontation avec Moscou.  Cet arrière petit fils libéral et pro-américian de De Gaulle (après le petit fils Chirac et le fils Pompidou) s'est installé avec des pouvoirs amplifiés par son ambition et sa conception de la présidence. Mais une fois arrivé, il s'est fondamentalement consacré à se personne, tel un adolescent narcissique, préoccupé de ses seuls sentiments et plaisirs.  Le pouvoir peut en procurer beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas en faire montre.  Sarkozy fait le contraire et prend plaisir à la témérité et l'exhibition.
La fracture du personage s'est faite sur trois points : l'économie pour laquelle aucune amélioration n'a été enregistrée ; ses idées, plus "neocon" et même "teocon" que gaullistes, qui se concrétisent par ses critères sur la laïcité étrangers à la culture républicaine ; et sa vie intime, mise au grand jour et exposée devant les media comme jamais auparavant ce ne fut le cas.  Il a échoué en tant que roi faiseur de miracles dont la seule imposition des mains devait augmenter la capacité d'achat des français, jusqu'à en être réduit à prononcer la phrase maudite qui brise les sortilèges : "Qu'attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?"  En tant que roi philosophe, il a suscité les plus grandes réserves vis à vis des traditions républicaines, surotut quand il a, avec désinvolture, exprimé ses sympathies intellectuelles envers le Pape à Rome.  Et il a uniquement triomphé pleinement dans son rôle de sultan du serrail, avec les habits qui intéresent le plus le grand public, et que l'on sache, également ses pairs, fascinés par sa capacité de séduction, son bon gôut et surtout sa désinvolture à la limite de l'insolence.  Mais, là, ce à quoi il est parvenu, déprime à nouveau un grand nombre de français : il a mis la République au niveau de la Principauté de Monaco.

 

 
 
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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 21:18
Nuit de brutalités policières au centre de rétention de Vincennes
 
Sans-papiers. Selon la LDH, les forces de l’ordre auraient utilisé leur Taser, mi-février.
 
TONINO SERAFINI
 
QUOTIDIEN : lundi 25 février 2008
 
Que s’est-il passé exactement dans la nuit du 11 au 12 février dans le centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes (Val-de-Marne) ? Selon la Ligue des droits de l’homme (LDH), des sans-papiers retenus dans ce centre, en attendant leur expulsion du territoire français ou de passer devant un tribunal, ont été victimes de brutalités policières. L’un d’eux, Khaled, âgé d’une vingtaine d’années, aurait subi un tir de Taser. Touché à la poitrine, il a perdu connaissance. Ce qui a nécessité son transfert par les pompiers à l’Hôtel-Dieu, l’hôpital du centre de Paris, qui fait office d’unité médico-judiciaire.
 
Le jeune homme restera hospitalisé pendant deux jours. On lui a posé une attelle au bras. Un certificat médical fait état de «contusions dorsales et à la face», nous a indiqué son avocat, MSylvie Boitel. Une
enquête de l’IGS (Inspection générale des services, la police des polices) est en cours. A la préfecture de police de Paris, un interlocuteur nous a confirmé que des incidents entre policiers et retenus ont bien eu lieu dans le centre de rétention de Vincennes et que l’un des retenus a déposé plainte auprès de l’IGS. En revanche, les versions divergent sur l’origine des incidents, le nombre de tirs de Taser auxquels a procédé la police, et le nombre de personnes blessées. Pour la Ligue des droits de l’homme, tout a commencé par une banale prise de bec entre retenus et policiers.
 
Télé.
 
 «Dans la nuit du 11 au 12 février, l’administration du centre […] décide de procéder à un appel de tous les retenus», nous a indiqué Jean-Pierre Dubois, le président de la LDH. «Vers 23 heures, un des policiers éteint sans un mot la télé que regardaient des retenus.» Le ton monte. Des renforts de police arrivent. Six retenus, qui disent avoir été insultés, «sont enfermés dans une chambre» avec des policiers, dont Khaled. C’est à ce moment-là qu’il aurait subi le tir de Taser à bout portant au niveau de la poitrine. Un autre retenu nommé Samir a également été admis à l’Hôtel-Dieu. Lui aussi aurait subi un tir de Taser. De même qu’un troisième homme. Mais pour la préfecture de police de Paris, il n’y a eu qu’un seul tir.
 
Matelas.
 
 En tout cas, les incidents sont confirmés par la Cimade. Dans un communiqué, cette association présente dans le centre de rétention de Vincennes fait état d’une «intervention musclée» d’une soixantaine de policiers dans la nuit du 11 au 12 février, qui a «entraîné l’hospitalisation de deux personnes». Les autres retenus sont renvoyés et confinés sans ménagements dans leurs chambres.
 
Plus tard dans la nuit, les incidents vont reprendre. Des retenus mettent le feu à leurs matelas dans deux chambres pour protester contre le comportement de la police. Nouvelle arrivée de renforts. Cette fois, «on fait descendre dans la cour tous les retenus, y compris ceux qui dormaient et n’avaient été mêlés à aucun des incidents précédents», affirme la LDH. Dans le froid hivernal, des personnes sont couvertes. D’autres pas. Tout le monde sera fouillé. Ça prend du temps. L’opération va durer «jusqu’à 4 heures du matin».
Selon la Cimade, depuis la fin décembre 2007, «les tentatives de suicide, automutilations, grèves de la faim, départ de feu se sont multipliés dans ce centre de 280 places». Pour l’association, «il symbolise l’industrialisation de la rétention et de l’expulsion des sans-papiers».


http://www.liberation.fr/actualite/societe/312018.FR.php


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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 21:07
Villiers: Les dénonciations en question
 
Par Jean-Pierre VERGES
LeJDD.fr
 
 
  Une semaine après le vaste coup de filet, à grand renfort de caméras, à Villiers-le-Bel, suite aux émeutes qui avaient secoué la cité francilienne en novembre dernier, l'heure est à l'interrogation. Le cas de certains accusés, dénoncés pour, à en croire les témoignages, s'en être directement pris aux forces de l'ordre, pose en effet problème. Leurs soutiens crient à la délation.
 
 
Le 7 février, Adama, 27 ans, serrait la main de Christine Boutin au ministère du Logement et de la Ville. Avec un éducateur sportif et deux autres "grands frères" de Villiers-le-Bel, ce Français d'origine sénégalaise était venu plaider la cause de cette cité du Val-d'Oise, où la mort de deux jeunes percutés par un véhicule de police avait entraîné deux soirées d'émeutes. "Un rendez-vous très constructif, indique aujourd'hui Ephra Kazadi, l'un des participants. La ministre veut nous aider à promouvoir l'emploi des jeunes issus des quartiers défavorisés." Vendredi, Adama a pourtant été mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire sur agent de la force publique". Le débat sur la mise en détention de cet homme marié, père de trois enfants, a été différé à mercredi. La justice le soupçonne d'avoir tiré des plombs et de la grenaille sur des CRS, dont certains avaient été sérieusement blessés.


Juge de paix ou caïd?


A Villiers, la mise en cause de cet ancien médiateur, qui dirige avec sa femme une entreprise de sécurité, a surpris. "Ici, on connaît plus Adama que le maire de la ville", assure Dida, un natif de la cité devenu champion du monde de boxe thaïe. "C'était une grande gueule qui se mêlait de tout. Il avait tendance à vouloir régler les problèmes. Beaucoup le jalousaient." Si certains le voient comme un juge de paix, les policiers eux parlent d'un caïd de cité ayant eu maille à partir avec la justice. "De nombreux témoignages concordent pour dire qu'il était le meneur des affrontements", confie un enquêteur.


Placé en détention provisoire, Adama clame pourtant son innocence. "Il a tout fait pour calmer les jeunes, plaide son défenseur, Me Sylvie Noachovitch. Son passé le rattrape." L'avocate, qui a longtemps fréquenté le plateau de l'émission Sans aucun doute sur TF1, connaît bien son client qui soutenait sa candidature UMP à l'élection municipale de Villiers-le-Bel... "Je souhaite que sa mise en cause n'ait rien à voir avec ce combat politique", espère Dida. Certains se demandent pourtant si la proximité d'Adama avec le parti de la majorité ne lui aurait pas valu d'être "balancé".


Son frère Abou et trois autres personnes ont aussi été mises en examen dans ce volet de l'enquête. Hier après-midi, un nouveau suspect a été présenté au juge d'instruction. Désigné par un indic'et présenté comme un habitué de la mosquée de Villiers-le-Bel, Maka est soupçonné d'avoir tiré au fusil de chasse sur les policiers. Comme pour les treize autres personnes mises en examen - pour l'agression d'un commissaire de police après l'accident, le caillassage des policiers, les incendies de la bibliothèque et de l'école maternelle -, les témoignages constituent le socle des investigations en l'absence d'ADN ou de preuves photographiques. Après l'appel à témoins lancé par la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles et la promesse d'une rétribution, certains ont voulu dénoncer les responsables de façon anonyme.


"Ils voulaient me faire avouer des choses que je n'avais pas faites"


"Certaines dénonciations ne sont pas assez précises, il y en avait quatre ou cinq vraiment exploitables", reconnaît un enquêteur. "C'est un procédé contestable. Comment se défendre quand il ne peut pas y avoir de confrontations? On sait que les tireurs étaient cagoulés, comment ont-ils pu être reconnus?" s'interroge Sylvie Noachovitch. Me Joseph Cohen-Sabban, qui défend Saïd, un chauffeur de taxi accusé d'avoir transporté de l'essence pour les incendiaires, envisage de contester le témoignage sous X qui accuse son client. "Mais c'est une telle usine à gaz!", avoue-t-il.


"Moi, on m'a d'abord dit que j'avais été dénoncé puis que j'avais été filmé", affirme un jeune de Villiers qui a passé 24 heures en garde à vue et qui veut garder l'anonymat. "En fait, ils voulaient me faire avouer des choses que je n'avais pas faites." "Grizzly", qui lui est ressorti libre après 40 heures de garde à vue, se demande qui sont les deux personnes qui l'auraient vu frapper un policier alors qu'il était n'était pas à Villiers-le-Bel. Quant aux 7 400 euros retrouvés dans sa poche, dont la prise avait été annoncée par la procureure de Pontoise, ils proviennent selon lui de la vente d'un véhicule...


Vendredi, la magistrate a annoncé que sur la quarantaine de personnes interpellées, dix-huit avaient été mises en examen et onze écrouées. Elle s'est félicitée de la "réussite" de l'enquête, avant d'aller sabler le champagne avec ses collaborateurs. Hier, une cinquantaine de jeunes se sont réunis en silence à Villiers-le-Bel pour dénoncer cette opération médiatico-policière. Sur l'une des affichettes placardées sur les murs, on pouvait lire cette interrogation: "La délation est-elle devenue une preuve?"


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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 20:58
DU BALAI AU QUAI D’ORSAY
 
D’après le « Canard enchaîné » du mercredi 20 février 2008 - page 3, à la demande de l’Élysée, le chef du personnel des Affaires étrangères, Xavier Driencourt, vient d’adresser un télégramme aux ambassades et consulats de France. Pour leur annoncer que plusieurs grands services du Quai allaient changer de patrons avant que Sarkozy n’occupe, en juillet, la présidence de l’Union Européenne. Notamment les directions des « secteurs » suivants:
Europe, Asie, Amérique, Affaires stratégiques, Afrique du nord - Moyen-Orient, etc..
 
Un coup de balais sans précédent, et il faut s’attendre à voir nommer à ces postes des sarkozystes confirmés, selon les mauvaises langues du ministère.
 
Autre signe des temps, gare aux dictateurs de la françAfrique, François Zimeray a été nommé, en conseil des ministres, ambassadeur pour les droits de l’homme à la place de Michel Doucin, informé par téléphone de sa disgrâce. Qualité reconnue de François Zimeray, il a déjà rejoint le groupuscule Gauche Moderne du Secrétaire d’État de la Coopération, Jean Marie Bockel.
 
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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 22:35
Le Film "Zero enquête sur le 11 septembre" 911
au Parlement Européen de Bruxelles
 
 
 
Soirée organisée par l’Eurodéputé italien Giulietto Chiesa.

L' Europe pour une commission d'enquête indépendante sur le 11 septembre 2001
 
Suivi d’un débat avec Giulietto Chiesa, David Ray Griffin, Yukihisa Fujita.
 
Quelques semaines après le parlement japonais, c’est au tour de l’Europe d’ouvrir le débat sur ce qu’il s’est réellement passé le 11 septembre 2001. Alors que les journalistes et politiques français continuent de relayer la version du complot islamiste défendue par l’administration Bush, l’Eurodéputé Italien, Giulietto Chiesa organise une soirée historique au Parlement Européen de Bruxelles le 26 février prochain en proposant la projection de son film ZERO - Inchiesta sull’11 settembre.

Ce documentaire est le fruit d’un travail collectif de huit mois d’enquêtes, de reportages et d’interviews en Europe et aux Etats-Unis. Il met en avant toutes les incohérences, manipulations, omissions et mensonges de la version officielle. Cette soirée sera suivie d’un débat avec, entre autres, Giulietto Chiesa (journaliste et homme politique italien,
membre de la commission d’enquête du Parlement européen sur les prisons secrètes de la CIA), Andreas von Bulow (ancien Ministre allemand et spécialiste des services secrets), Pr. David Ray Griffin (auteur de quatre livres de référence sur le 11 septembre et spécialiste des processus d’étude) et Yukihisa Fujita (député japonais).
 
Cette initiative s’inscrit dans le mouvement de résistance, maintenant international, initié par les familles des victimes et qui appelle à la mise en place d’une commission d’enquête internationale et indépendante sur le 11 septembre 2001.

ReOpen911 est  bien sûr associé à ce véritable évènement, et fera tout son possible pour vous retransmettre les vidéos de cette rencontre extraordinaire.
 
 
 
 
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 21:44
C 'est l'heure d'un premier bilan de la proclamation d'indépendance du Kosovo.

  Il y aura un certain nombre de conséquences diplomatiques, il y aura par exemple la question de l'admission du nouvel état à l'ONU, cette admission implique l'accord de la Russie, la Russie marchandera certainement cet accord dans le cadre d'une négociation globale entre les Etats Unis et la Russie, dans deux ou trois ans, rien ne presse, et c'est comme la justice, plus le temps passe, plus la raison remplace la passion.

  C'est une preuve supplémentaire de la fin du siècle du partage du monde entre les Etats Unis et l'Union Soviétique, c'était bien le cas déjà dans les années 1990, pendant les guerres de dévolution de l'ex Yougoslavie, la solidarité slave orthodoxe succédait depuis longtemps à la solidarité socialiste.

  Nous n'étions déjà plus dans le cadre d'un affrontement entre des Etats Unis capitalistes et une Union Soviétique socialiste, mais la guerre entre la Serbie et la Croatie était déjà une guerre entre une Serbie orthodoxe et une Croatie catholique, et la guerre entre la Serbie et la Bosnie était déjà une guerre entre une Serbie orthodoxe et une Bosnie musulmane.

  Dans les causes de la dissolution de l'Union Soviétique et de la Yougoslavie, il y a bien sûr des causes extérieures et internationales, c'est bien sûr la politique des Etats Unis et de l'Allemagne, mais il y a aussi des causes intérieures, les principaux responsables de ces guerres étaient les principaux responsables des partis communistes des républiques fédératives du temps de la Ligue des Communistes de Yougoslavie du temps de la Yougoslavie unitaire de Tito.

  L 'histoire de Milosevic, c'est finalement un peu l'histoire de Saddam Hussein. Il y avait pendant au moins dix ans en particulier pendant la guerre entre l'Iran et l'Irak une alliance entre les Etats Unis et l'Irak de Saddam Hussein et finalement après deux guerres et douze ans d'embargo, l'impérialisme étatsunien détruisait Saddam Hussein et son régime.

  Milosevic participait à la négociation et à la signature des accords de Dayton en 1995 et finalement il mourrait à La Haye avant la fin de son procès devant le Tribunal Pénal International, après le renversement de son régime et sa livraison au TPI par un gouvernement serbe, et ces évènements étaient les principales conséquences des bombardements de l' OTAN en 1999.
 
 
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