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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 21:41

Un sous-préfet limogé pour acte de Résistance et dénonciation de crime.

Le sous-préfet de Saintes en Charente-Maritime, Bruno Guigue, a été limogé par Madame la Ministre de l'Intérieur, Michèle ALLIOT-MARIE, pour "avoir enfreint son devoir de réserve" en dénonçant les crimes commis par Israël qui écrit-il est "le seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles".

C'était dans une tribune du 13 mars 2008, publiée sur Internet, intitulée "Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU" (
http://oumma.com/Quand-le-lobby-pro-israelien-se).

C'était en réponse à un appel publié dans le Monde du 27 février 2008 intitulé "L'ONU contre les droits de l'homme" et dirigé contre la tenue de la deuxième Conférence Internationale de Durban contre le Racisme (Durban 2). Cet appel était signé notamment par Alain FINKIELKRAUT, Pierre-André TAGUIEFF, Patrick GAUBERT, Elisabeth BADINTER, Elie WIESEL, Bernard DEBRE, Claude LANZMANN, Claude GOASGUEN.


Française, Français, l'heure est grave.

Car il s'agit là d'une Rupture profonde avec la mémoire collective française qui condamne les hauts fonctionnaires qui s'abritent hypocritement derrière leur obligation "d'obéissance aux ordres venus d'en haut" et de "faire fonctionner la France" pour justifier leurs actes de collaboration dans la période de Vichy.

Un sous-préfet est-il tenu au devoir de réserve ou a-t-il le droit de dénoncer les rafles de parents d'élèves devant les écoles?
Un sous-préfet est-il tenu au devoir de réserve ou a-t-il le droit de dénoncer les rafles des sans-papiers, à l'aube, à coups de haches dans les portes, devant les enfants en bas âges et les femmes enceintes?
Un sous-préfet est-il tenu au devoir de réserve ou a-t-il le droit de dénoncer les centres dits de rétention où l'on enferme des personnes qui ont juste voulu aider leur famille à survivre ?


Car la question est de savoir si les crimes dénoncés par le sous-préfet Guigue sont fondés ou non.
Car ces crimes sont indignes d'un État qui se réclame de la démocratie au sens noble du terme.

Quand le président de la République déclare "Je soutiendrai partout Israël", cela signifie-t-il que tous les hauts fonctionnaires doivent s'abstenir de critiquer Israël quoi qu'ait fait Israël ?
Dès lors est-il juste d'accuser un haut fonctionnaire de collaboration s'il est tenu à un devoir de réserve absolu face aux dérives du pouvoir qui l'a nommé ?  Devient-il légitime de mettre dans le même sac tous ceux qui participent au "faire fonctionner" d'un régime qui interdit la vraie critique: artistes, philosophes, intellectuels, journalistes, politiques?

Ou bien le concept de devoir de réserve ou devoir de dénoncer est-il à géométrie variable ?

Il convient d'analyser un peu plus en profondeur la situation.

Le 25 mars 2005, une pétition signée par les mêmes Alain Finkielkraut et Pierre-André Taguieff et aussi par Bernard Kouchner et Jacques Julliard avait circulé contre "les ratonnades anti-Blancs" et tentait de liguer "David, Kader et Sébastien" contre un ennemi commun Noir.
Alain Finkielkraut avait expliqué dans une conférence de presse que "La francophobie se répand comme la judéophobie et ne s'en distingue pas".
Cet appel publié notamment par Le Monde avait heureusement déclenché une fronde de protestation contre cette instrumentalisation raciste d'événements sociaux.
Mais il n'y avait eu hélas aucune condamnation.

Près de 3 ans après, le 27 février 2008, Monsieur Finkielkraut récidive avec une tribune
contre la tenue de Durban 2 en 2009, tribune publiée dans Le Monde et de portée cette fois internationale.

Mais quand les instigateurs
de cet appel contre Durban 2 accusent soi-disant l'ONU de préparer, je cite, "l'anéantissement de la liberté d'expression" et qu'ils soutiennent en même temps le limogeage du sous-préfet Guigue parce qu'il s'est librement exprimé (en tant que diplômé de l'ENA et de l'Ecole Normale Supérieure),

Ils
révèlent là leur parti pris et leurs vraies intentions;

Ils montrent bien qu'ils
ne veulent pas de la liberté d'expression, ou du moins ils ne veulent qu'une liberté, la  "liberté obligatoire" de critiquer tout ce qui n'est pas favorable à eux et d'encenser tout ce qui leur est favorable.
En somme c'est comme le dit Bush, l'adepte du choc des civilisations, de la nouvelle croisade religieuse, des guerres préventives libératrices, "Vous êtes avec moi, sinon vous êtes contre moi".

Quand les
instigateurs de cet appel contre Durban 2 accusent soi-disant l'ONU de cautionner "[quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion] une menace radicale contre la liberté de penser", et qu'ils soutiennent en même temps le limogeage du sous-préfet Guigue qu'ils accusent de forger une ligne antisémite et anti-juive parce qu'il critique ouvertement la politique israélienne en Palestine,

Ils montrent encore une fois leur parti pris.

Quand les instigateurs de cet appel contre Durban 2 s'en prennent à la Haute Commissaire aux droits de l'Homme, Madame Louise Arbour, qui je les cite, "a justifié sa passivité par le respect de la loi iranienne auquel, en tant que juriste, elle s’estimait tenue et par souci de « ne pas offenser ses hôtes »" et qu'ils soutiennent le limogeage du sous-préfet Français, en France donc sans hôtes à ne pas offenser, parce qu'il a estimé lui qu'il ne pouvait pas rester passif et complice face aux injustices qu'il observait,

Ils s'enfoncent dans leur parti pris dénué de toute objectivité.

Il serait intéressant de connaître leur réaction si un sous-préfet avait "quitté son devoir de réserve" pour par exemple critiquer la politique de la Chine au Tibet ou la politique Iranienne.
Comment réagiraient-ils si ce sous-préfet était limogé ?


Heureusement les peuples et les Nations ne sont pas dupes, malgré le terrorisme médiatique qui veut leur laver le cerveau avec de l'eau sale.

Les mensonges qui ont justifié la première guerre contre l'Irak en 1991 et son bombardement quotidien pendant plus de dix ans: la fausse affaire des bébés tués
dans les couveuses par les Irakiens au Koweit,

Les mensonges qui ont justifié la seconde guerre contre l'Iraq: le faux lien entre l'Iraq et l'attentat du 11 septembre, la fausse preuve sur les armes de destruction massive, la fausse preuve sur la fourniture par le Niger d'Uranium à l'Irak,

Ce sont là autant d'exemples concrets que les peuples ne sont pas prêts d'oublier.
Les Nations ont été manipulées et les peuples demandent des comptes à leurs représentants.
Car les peuples sont toujours les seules victimes des manipulations guerrières.

Une petite précision sur le contexte de la guerre de l'information dans lequel se déroule ces événements.
Le 12 mars, l'UNESCO a retiré son co-patronage à la journée pour la liberté sur Internet organisée par Reporters Sans Frontières de Robert Ménard les 12 mars. Des sources diplomatiques de l’UNESCO aurait informé Prensa Latina que l’agence avait pris cette décision en raison des fautes réitérées d’éthique commises par RSF dans le seul but de discréditer un certain nombre de pays.
Une recherche de "Guigue" sur le site de RSF, rsf.org, ne fournit aucun résultat.

Gilbert Léonard

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 21:37

La France envisage l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan

Par Kumaran Ira
21 mars 2008

www.wsws.org

Le 26 février, le quotidien Le Monde a publié un article laissant entendre que Paris envisageait le déploiement supplémentaire de centaines de soldats en Afghanistan en dehors de la capitale Kaboul.

Selon Le Monde, le gouvernement du président Sarkozy est à développer une nouvelle politique française pour l’Afghanistan. « Leur destination serait des zones de combat potentiellement intense, de préférence la région est de l'Afghanistan, face aux régions tribales pakistanaises, pour y combattre les militants d’Al-Qaïda », a rapporté le journal. Le porte-parole de Sarkozy, David Martinon, a refusé de confirmer ou nier le contenu de l’article. Il a déclaré à Reuters que « Le président de la République n'a pris aucune décision. Nous sommes en discussion avec nos partenaires, notamment au sein de l'OTAN. » 

La décision de Sarkozy de déployer davantage de troupes, particulièrement dans les zones où les combats anti-occupation sont les plus intenses, représenterait un changement majeur dans la politique étrangère française. L’an dernier, durant sa visite d’un jour en Afghanistan le 22 décembre, Sarkozy ne s’était pas engagé à déployer davantage des troupes françaises, bien qu’il avait insisté sur la présence politique et militaire à long terme de la France dans la région. La publication de l’article survient alors que le gouvernement américain intensifie la pression sur ses alliés européens afin qu’ils envoient davantage de troupes dans les régions très instables du sud de l’Afghanistan, critiquant ses alliés pour ne pas avoir suffisamment soutenu la mission afghane.

Depuis le début de l’occupation menée par les Etats-Unis en 2001, les forces américaines et de l’OTAN ont dû faire face à une opposition populaire grandissante. Le développement de l’insurrection contre les forces d’occupation s’est particulièrement intensifié dans le sud. Ces forces ont récemment subi leurs pertes les plus importantes. Jusqu’à présent, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, le Danemark et la Roumanie ont déployé des troupes dans la région du sud. Ces pays ont demandé à d’autres alliés européens d’envoyer davantage de soldats dans la région ou de permettre à leurs forces situées dans les zones relativement moins dangereuses du nord et de l’ouest de l’Afghanistan d’être redéployées au sud.

Au début de février, le Canada — qui a déployé 2500 soldats dans la province très instable de Kandahar au sud de l’Afghanistan — a averti l’OTAN que ses soldats quitteraient l’Afghanistan à la fin de leur mission en février 2009 si les alliés de l’OTAN ne déployaient pas plus de soldats dans les régions où les combats sont les plus violents. Pendant ce temps, le premier ministre canadien Stephen Harper contactait Sarkozy pour lui demander des renforts de soldats et de matériel dans l’éventualité où le Canada demeurerait en Afghanistan. « Le déploiement supplémentaire de troupes françaises à l’est de l’Afghanistan permettrait aux soldats américains dans la région de se rendre dans la province de Kandahar pour combattre aux côtés des Canadiens », a mentionné Le Monde.

Au début du mois de février, lors d’une réunion des ministres de la Défense à Vilnius, la capitale de la Lituanie, les Etats-Unis et les autres troupes au sud de l’Afghanistan ont demandé aux pays de l’OTAN d’envoyer plus de troupes dans cette région. À la fin du mois de janvier, le secrétaire à la Défense des Etats-Unis, Robert Gates, a envoyé une lettre aux alliés de l’OTAN, particulièrement l’Allemagne et la France, qui demandait un engagement plus large quant au déploiement de troupes et d’équipements militaire dans le sud de l’Afghanistan.

L’Allemagne, qui a quelque 3200 soldats déployés dans le Nord de l’Afghanistan, une région relativement paisible, a été hésitante à réaliser ce déploiement, parce que les deux tiers de la population allemande s’opposent à la mission militaire allemande en Afghanistan. La France ne s’est pas encore engagée à déployer plus de troupes, réagissant de la même manière que l’Allemagne.

La France a environ 1600 troupes en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) menée par l’OTAN, la plupart d’entre elles étant déployées autour de la capitale Kaboul. Tout de suite après le 11 septembre 2001, la France a offert ses ressources et ses capacités militaires afin de soutenir la campagne militaire dirigée par les Etats-Unis, l’Opération liberté immuable. Les avions de combat français ont régulièrement offert une étroite collaboration aérienne aux troupes terrestres de FIAS.

La France a participé à l’entraînement opérationnel de l’Armée nationale afghane. Dans l’est de l’Afghanistan, la France a déployé quatre équipes d’instructeurs spéciaux de l’armée française (Équipes de liaisons de soutien opérationnel, OMLT), chacune composées de 50 soldats intégrés dans des unités de l’armée afghane. La France a aussi envoyé plus d’avions de combat à Kandahar dans le sud de l’Afghanistan. Le mois dernier, deux avions jets Rafale à usages multiples sont retournés à la base aérienne de Kandahar afin de soutenir les troupes du FIAS contre les insurgés.

Lors de la réunion des ministres de la Défense de l’OTAN, le ministre de la Défense Hervé Morin a confirmé que Paris envisage de s’engager davantage en Afghanistan. Il a refusé de donner les détails, mais a laissé entendre que le Président Sarkozy pourrait annoncer un changement dans la politique française dans le cadre d’un sommet de l’OTAN à Bucarest en Roumanie.

Le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer a rencontré pour la première fois Sarkozy à Paris, le 1er février. Scheffer a déclaré à la conférence de presse : « Je ne peux pas dire que [Sarkozy] m’a donné des garanties précises, mais j’ai l’impression qu’après les négociations… et les indications que j’ai reçues laissent entendre que la France pourrait bien prendre plus de responsabilités en Afghanistan, mais, bien sûr, c’est la décision du gouvernement français. »

La France sera à la tête de la présidence en alternance de l’Union européenne en juillet. Les Etats-Unis ont recommandé avec insistance à la France d’utiliser sa présidence pour accroître les armées de l’Europe en augmentant les dépenses militaires et l’investissement dans le matériel et les troupes afin que les alliés européens des Etats-Unis puissent jouer un plus grand rôle militaire dans l’occupation de l’Afghanistan et l’Irak.

L’impérialisme français a des intérêts considérables dans l’Asie du Sud-Ouest. Ses firmes d’énergies jouent un rôle majeur concernant la politique régionale des pipelines, et ses corporations ont des contrats lucratifs dans la défense et les infrastructures. Bien que dans une certaine mesure, elle soit en compétition avec les États-Unis, une défaite des États-Unis en Irak et en Afghanistan déclencherait des forces sociales qui menaceraient ses propres intérêts dans la région.

Depuis l’élection de mai, Sarkozy a pris une attitude plus pro-américaine sur toute une série de questions internationales. Il a promis son appui à l’occupation dirigée par les États-Unis en Afghanistan et en Irak et sur la « guerre au terrorisme ». Il a adopté la ligne dure contre le programme nucléaire iranien. Lors de sa visite aux États-Unis en novembre dernier, Sarkozy a promis que la France « demeurerait engagée en Afghanistan le temps que ça prendra, parce que le futur de nos valeurs et de celles de l’alliance Atlantique sont en jeu dans ce pays ».

Dans une entrevue accordée au New York Times en septembre 2007, Sarkozy avait dit que la France était prête à se joindre à la structure de commandement militaire de l’OTAN — de laquelle elle était absente depuis la décision du président Charles de Gaulle en 1966 de quitter l’OTAN dans le cadre de son plan de développement d’une politique de défense indépendante de la France. La décision de Sarkozy a été chaudement accueillie par les États-Unis.

Sarkozy s’est rangé derrière les prétentions de l’Administration Bush que l’Iran représente une menace nucléaire qui doit être contrée par des sanctions plus énergiques et par l’utilisation possible de la force militaire. Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères de la France, s’est prononcé l’automne dernier en faveur d’une attaque militaire contre l’Iran « si les négociations échouaient ».

Plus tôt cette année, la France annonçait l’établissement de sa toute première base militaire permanente près des côtes de l’Iran, qui devrait être établie en 2009 dans la région du golfe Persique. Les militaires français viennent tout juste de terminer un exercice militaire conjoint de deux semaines, nommé Bouclier du Golfe 01, avec les troupes des Émirats arabes unis (EAU), et du Qatar.  Les exercices se sont déroulés sur le territoire des Émirats arabes unis et dans les eaux internationales près du détroit d’Hormuz, à travers lequel navigue plus du tiers du pétrole mondial. Les exercices ont impliqué 1500 soldats français, 2500 des Émirats Arabes Unis et 1300 du Qatar, opérant sur terre, sur mer et dans les airs. Près d’une demi-douzaine de navires de guerre, 40 avions et des douzaines de véhicules blindés étaient impliqués dans l’exercice.

La base donnera à la France sa première présence permanente dans cette région dans une autre action provocatrice contre Téhéran. L’Iran a qualifié l’établissement de la base française de geste non amical. « Nous croyons qu’une telle présence n’est pas porteuse de paix et de sécurité dans la région, » a déclaré Mohammad Ali Hossein, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères iranien.  

(Article original anglais paru le 12 mars 2008)

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 21:27

Les pertes américaines en Irak ont franchi le seuil des 4.000

morts

 

BAGDAD (AP)

  Cinq ans après, au moins 4.000 morts dans les rangs américains: le bilan des pertes en Irak a atteint un nouveau seuil symbolique, qui risque d'alimenter le débat sur un retrait des troupes en pleine campagne présidentielle aux Etats-Unis.

"Le président Bush pense que chaque vie est précieuse et il passe du temps chaque jour à penser à ceux qui ont perdu la vie sur le champ de bataille", a commenté lundi la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino. Il souffre pour les familles qui ont perdu un être cher", D'après ces conseillers, le président, qui devait s'entretenir avec le responsable des troupes américaine, pourrait suivre les recommandations en faveur d'une pause dans les réductions de troupes.

L'armée américaine a annoncé tôt lundi matin la mort de quatre soldats de la Division multi nationale Bagdad tués dimanche soir vers 22h dans l'explosion d'une bombe au passage de leur patrouille dans le sud de la capitale irakienne. Un cinquième soldat a été blessé.

Moins d'une semaine après le cinquième anniversaire du début de l'intervention américaine, ces décès portent à au moins 4.000 le nombre des soldats américains qui ont trouvé la mort en Irak, selon un décompte de l'Associated Press, basé sur les statistiques officielles du département de la Défense et les informations de ses journalistes sur place. Ce décompte inclut huit civils qui travaillaient pour le Pentagone.

Un seuil symbolique franchi au terme d'une journée particulièrement meurtrière en Irak: au moins 61 Irakiens ont été tués, dont 13 soldats irakiens, dans un attentat à Mossoul dans le nord du pays. Et la Zone verte, secteur sous haute sécurité de Bagdad qui abrite le siège du gouvernement irakien et l'ambassade américaine, a essuyé des tirs de roquettes et de mortier.

Le lieutenant Patrick Evans, un porte-parole de l'armée américaine, a adressé ses condoléances à toutes les familles des soldats morts en Irak, soulignant que chaque mort est "tragique". "Il y a eu des gains significatifs" en matière de sécurité, a-t-il commenté. "Néanmoins, cet ennemi est résistant, il n'abandonnera pas, et nous non plus". Et de conclure qu'"il reste beaucoup de travail à faire".

L'an dernier, les pertes américaines avaient connu un pic, les troupes américaines cherchant à reprendre le contrôle de Bagdad et ses environs. Elles ont ensuite reculé mais au total, 901 soldats américains sont morts en 2007, 51 de plus qu'en 2004, jusque-là l'année la plus meurtrière.

Depuis le début de l'invasion américaine le 20 mars 2003, plusieurs dizaines de milliers de civils irakiens ont été tués, même si le bilan exact n'est pas établi en raison de la difficulté à recueillir des informations précises. Iraq Body Count, un organisme respecté qui réunit les bilan sur la base des informations de presse, estime qu'entre 82.349 et 89.867 civils irakiens ont péri dans le conflit.

D'une façon générale, le nombre des violences contre les civils irakiens a diminué. Une amélioration toute relative d'autant que les dernières semaines ont été marquées par plusieurs attentats importants, soulignant l'extrême instabilité de la situation et la capacité de résistance des groupes extrémistes sunnites et chiites.

La persistance des violences depuis cinq ans a retourné l'opinion américaine désormais fortement hostile à l'intervention. La guerre en Irak constitue l'un des grands sujets de la campagne présidentielle en cours, les deux candidats à l'investiture démocrate Barack Obama et Hillary Clinton promettant tous deux un retrait rapide s'ils sont élus.

Lors d'un meeting en Pennsylvanie, Hillary Clinton a déclaré qu'elle honorerait la mémoire des soldats disparus en mettant fin à la guerre et en ramenant au pays les troupes américaines "de façon aussi rapide et responsable que possible".

Son rival Barack Obama a jugé qu'"il est bien temps de mettre un terme à une guerre qui n'aurait jamais dû être lancée en ramenant nos troupes à la maison et en poussant enfin les dirigeants irakiens à prendre la responsabilité de leur avenir".

Au contraire, le candidat républicain John McCain défend un maintien des troupes. Il reste sur la ligne du président George W. Bush qui assure que le recul des violences montre que sa stratégie commence à porter ses fruits et qu'il faut persévérer. AP

 

 

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 21:17

 

Le mollah Omar Bongo a eu la peau de Jean-Marie Bockel

 

Les déclarations du secrétaire d'Etat à la Coopération avaient déplu au président gabonais. Elles lui ont coûté son poste.

 

"C'est un signe intéressant." Le porte-parole du gouvernement gabonais a accueilli chaleureusement la "bonne nouvelle" du départ de Jean-Marie Bockel du secrétariat d'Etat à la Coopération. En clair: victoire par KO d'Omar Bongo qui, ayant demandé sa tête, a obtenu la dépouille du maire Gauche moderne de Mulhouse. Celui qui, dans ses voeux à la presse, appelait à signer "l'acte de décès de la FrançAfrique". Vous avez dit "rupture"?…

 

"L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance."

 

L'affaire avait fait grand bruit du côté de Libreville. A peine revenu de vacances, dans la litanie monotone des vœux, Jean-Marie Bockel avait lâché un pavé dans le marigot. Bien que réécrit par les conseillers de l'Elysée, son discours entendait marquer une certaine rupture…

 

"L’un des premiers freins au développement, c’est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l’incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants.

 

"Quand le baril est à 100 dollars et que d’importants pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à se développer, la gouvernance est en question.

 

"Quand les indicateurs sociaux de ces pays stagnent ou régressent, tandis qu’une minorité mène un train de vie luxueux, la gouvernance est en question.

 

"Que deviennent ces revenus pétroliers? Pourquoi la population n’en bénéficie-t-elle pas? Est-il légitime que notre aide au développement soit attribuée à des pays qui gaspillent leurs propres ressources?"

 

Devant les journalistes, Jean-Marie Bockel avançait un message très clair: fini les liens occultes des coulisses franco-africaines, vive la transparence! Le secrétaire d'Etat à la Coopération appelait même à renforcer les mécanismes d'évaluation des programmes d'aide, en les conditionnant à la "bonne gouvernance". Une idée pas vraiment neuve (voir le discours mitterrandien de la Baule en… 1990), mais pas forcément inutile.

 

Dans l'après-midi de ce mardi 15 janvier 2208, le secrétaire d'Etat fait un addendum public à son discours où -détail important- il n'a pas lâché un seul nom. Dans un entretien au Monde, Jean-Marie Bockel cite un nom, un seul, celui du "président du Gabon". Badaboum! Au Palais du bord de mer, le sang du "sage" Omar Ondimba Bongo ne fait qu'un tour. A tel point qu'un communiqué officiel du conseil des ministres rappelle, le 17 janvier 2008 à la France les règles de bienséance:

 

"De tels propos ne peuvent être mus que par l'ignorance des réalités de la coopération franco-africaine. Aussi, le gouvernement gabonais marque-t-il sa surprise face au constat suivant: à savoir que, depuis l'arrivée à la tête de la France du président Nicolas Sarkozy, soient véhiculés a un tel niveau de responsabilité des clichés méprisants faisant des Etats africains de vulgaires mendiants sollicitant sans fin l'aumône de la France. Le Gabon s'étonne de cette attitude d'autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs."

 

En coulisse, le syndicat des chefs d'Etat africains s'organise. Bongo, Sassou (président du Congo) et Biya (président du Cameroun) prennent leur téléphone pour réclamer à Nicolas Sarkozy la tête de l'impétrant. Les jeux sont faits.

 

"Tuer les petites pratiques moribondes et renouveler le dialogue avec les Africains"

 

Deux mois plus tard, la sanction tombe, alors même que le flamboyant Jean-Marie Bockel s'est ravisé. D'ailleurs, le secrétaire d'Etat à la Coopération faisait preuve d'une grande modération dans sa volonté de "rupture", misant sur la volonté du président de la République:

 

"Pour faire évoluer les choses, on peut provoquer le conflit. Ma méthode est différente, forte et pédagogique, non idéologique. Il s'agit de conditionner notre aide à une bonne gouvernance, faire comprendre à l'opinion et aux dirigeants que ce serait plus efficace.

 

"Le moment est venu d'une piqûre de rappel pour aller plus loin dans la démarche de rupture et mettre nos principes en actes. Tuer les petites pratiques moribondes et renouveler notre manière de dialoguer avec les Africains. Le Président sera en Afrique à la fin de février: c'est le bon moment."

 

Présomptueux… En Afrique du Sud, devant le Parlement réuni au Cap, Nicolas Sarkozy a bien proposé une révision des accords militaires. Mais de vraie rupture, point. Et surtout, il n'a pas précisé sa méthode.

 

Jean-Marie Bockel a-t-il été victime d'un reportage de France 2?

 

Un reportage diffusé sur France 2 début mars n'a sans doute pas aidé à reconduire le patron de la Coopération. Reprenant les informations mises au jour par les policiers l'été dernier, la chaîne publique montre l'étendue du patrimoine immobilier du président Bongo: 33 appartements ou maisons, un hôtel particulier de 18 millions d'euros…

 

Re-colère d'Omar Bongo qui, en guise de représailles, expulse deux ressortissants français. Evoquant une véritable "cabale" et un "complot contre le Gabon et son président", le porte-parole du gouvernement, René Ndemezo’ Obiang, fustige la diffusion du reportage dans un communiqué:

 

"En autorisant la diffusion par les chaînes publiques de reportages divulguant l'adresse privée du président de la République gabonaise en France, mettant ainsi en danger son intégrité physique ainsi que celle de sa famille, les autorités françaises ont manqué à leurs obligations de protection d'un chef d’Etat en exercice."

 

Le ton menaçant et inhabituellement peu diplomatique laisse augurer des conversations houleuses échangées entre les deux palais. Deux semaines plus tard, Jean-Marie Bockel fait ses valises pour les Anciens combattants, où il pourra méditer sa propre réponse faite au Monde, qui l'interrogeait sur le précédent de Jean-Pierre Cot, écarté en 1982 de la Coopération par François Mitterrand pour cause de réformisme trop enthousiaste:

 

"C'est un vieil ami. Il s'est vite isolé et n'a pas forcément fait la bonne analyse. Moi, je suis avant tout un pragmatique. Je sais gérer les gens, les budgets, les contradictions.  Je sais qu'on ne décalquera pas du jour au lendemain notre morale en Afrique. Je sais aussi que l'Afrique est le continent de demain, et qu'il en va de l'intérêt de la France de mettre en œuvre cette rupture. La jeunesse africaine l'attend."

 

Elle attendra encore un peu, la jeunesse Africaine.

 

Patrick Eric Mampouya

 

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 21:07

Envoi de soldats français en Afghanistan: Jack Lang demande

 

que le Parlement soit consulté "au plus vite"

 

PARIS   (AP)

 

  Le député socialiste Jack Lang demande au Premier ministre François Fillon "de consulter, au plus vite, le Parlement au sujet de l'envoi éventuel de troupes supplémentaires en Afghanistan" dans un communiqué diffusé lundi.

Nicolas Sarkozy devrait annoncer la semaine prochaine au Premier ministre britannique Gordon Brown, l'envoi d'un millier de soldats supplémentaires en Afghanistan, affirmait samedi le quotidien britannique "Times". L'annonce officielle de ce déploiement ne devrait toutefois pas intervenir avant le sommet de l'OTAN à Bucarest début avril.

Actuellement, plus de 2.200 militaires français sont déployés en Afghanistan, au Tadjikistan, au Kirghizistan et dans l'océan Indien, dans le cadre des opérations de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) de l'OTAN et de l'opération Enduring Freedom (OEF). Parmi eux, 1.500 sont déployés sur le territoire afghan.

"On laisse entendre que notre pays s'apprêterait à envoyer 1.000 militaires supplémentaires en Afghanistan" alors que "les opérations de l'OTAN dans ce pays sont un demi échec", écrit Jack Lang.

"On pourrait, à raison, s'interroger sur l'efficacité et la légitimité de renforts militaires français supplémentaires au moment même où d'autres pays tels l'Allemagne ou la Turquie entreprennent de se désengager", estime-t-il. "La représentation nationale devrait pouvoir être consultée au cours des prochains jours sur l'Afghanistan". AP

 

 

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 21:29

La droite chute avec Sarkozy

www.lariposte.com

Les résultats des élections municipales et cantonales ont confirmé ce qu’indiquaient déjà tous les sondages : à peine dix mois après la victoire de Nicolas Sarkozy aux présidentielles, le soutien dont bénéficie la politique du gouvernement a nettement chuté. La droite a perdu les voix de millions de travailleurs et de retraités qui, en 2007, avaient crû aux promesses démagogiques de l’UMP, et dont les difficultés se sont aggravées depuis. Après avoir distribué des milliards d’euros de ristournes fiscales aux plus riches, le gouvernement a déclaré aux plus pauvres : « circulez, les caisses sont vides ». Le chômage n’a reculé que dans les statistiques officielles. Les services publics et la sécurité sociale ont été attaqués. La crise du logement se poursuit. La précarité et la misère gagnent chaque jour du terrain. En un mot, la régression frappe tous les organes du corps social – à l’exception de cette minorité de privilégiés pour laquelle travaille Sarkozy. Telles sont les causes fondamentales de la défaite électorale de la droite.

Ces résultats balayent une fois pour toutes l’idée selon laquelle la victoire de Sarkozy, en 2007, marquait un « virage à droite » de la société française, qui était supposée s’enfoncer dans une période de « réaction » et « d’adhésion aux valeurs de la droite ». Les dirigeants socialistes et communistes qui dressaient un tel diagnostic cherchaient à se disculper de toute responsabilité dans la défaite : « que voulez-vous, les gens virent à droite ! » Dix mois plus tard, non seulement le résultat des élections locales détruit la théorie du « glissement vers la droite », mais il rappelle que la gauche a perdu les élections présidentielles faute d’un programme crédible et combatif.

Comme il fallait s’y attendre, c’est le Parti Socialiste qui a le plus bénéficié du rejet de la politique gouvernementale. Mais il ne faudrait pas y voir le moindre enthousiasme à l’égard de son programme. Dans ce domaine, rien n’a été résolu. Des millions de jeunes, de salariés et de retraités ont utilisé le vote socialiste comme le moyen le plus sûr de battre la droite – voilà tout. En fait, l’abstention aurait sans doute été moins élevée et la défaite de la droite encore plus sévère si le PS avait mené campagne sur un programme sérieux.

Le PCF

L’autre fait important de ces élections – que les médias capitalistes s’efforcent de passer sous silence – c’est le résultat du PCF. Aux cantonales, qui expriment mieux l’implantation nationale du parti, il progresse légèrement en pourcentage de voix. Cette progression, même modeste, aura un effet positif sur le moral et la combativité des militants communistes, qui avaient été sonnés par le score du parti en 2007. Les innombrables « analystes » et « commentateurs » bourgeois qui, depuis les présidentielles, annonçaient la mort toute proche du PCF, vont devoir une fois de plus remballer leur nécrologie.

Le score du PCF est une mauvaise nouvelle pour la classe dirigeante, qui rêve de le voir disparaître. Mais elle est aussi une mauvaise nouvelle pour ceux qui, dans le parti lui-même, ont exploité le revers électoral de 2007 pour en appeler au « dépassement » du parti vers « autre chose » – bref, à sa liquidation. De fait, on ne liquide pas un parti qui progresse ! Les liquidateurs ne se laisseront sans doute pas détourner de leurs objectifs par ce seul résultat électoral. Mais il est clair qu’il affaiblit leur position. A l’inverse, il conforte la position de tous les militants qui – comme La Riposte – veulent maintenir et renforcer le PCF.

Ceci étant dit, il ne faudrait pas exagérer la progression du parti – ni, surtout, en tirer la conclusion que, désormais, il ne peut plus reculer. Les causes fondamentales du déclin du PCF, au cours de la dernière période, résident dans le caractère réformiste de son programme, qui a été vidé de toute atteinte à la propriété capitaliste. En d’autres termes, ce n’est pas un programme communiste, mais une version « anti-libérale » – c’est-à-dire un peu plus à gauche – du programme du PS. Or, les travailleurs n’ont pas besoin de deux partis réformistes, et auront forcément tendance à voter pour le plus grand.

Le problème des idées et du programme du PCF n’est donc toujours pas réglé. Le score du PCF, aux cantonales et aux municipales, n’exprime pas l’enthousiasme des électeurs pour cette usine à gaz de mesures fiscales qui constitue le « socle » de son programme. Ce score reflète surtout l’implantation nationale et les réserves sociales dont dispose toujours le parti, malgré les graves carences de son programme. La seule garantie d’une progression durable du PCF réside dans un retour aux idées du marxisme et dans l’adoption d’un programme réellement communiste.

A en croire de nombreux dirigeants du parti, les idées du socialisme révolutionnaire « effrayent » les travailleurs. D’où, selon eux, la nécessité d’un discours et d’un programme plus « modérés ». Nous avons déjà répondu à cette idée absurde – qui, si elle était correcte, signifierait l’impossibilité du socialisme en général. Mais une anecdote permet à elle seule de réfuter cet argument classique des réformistes. Lors du premier tour des élections cantonales, en Haute-Garonne, plusieurs camarades de La Riposte étaient investis par le PCF local. Partout, ils ont amélioré les scores de 2001. Notre camarade Hubert Prévaud, par exemple, était le candidat PCF d’un grand canton de Toulouse. Dans sa profession de foi, envoyée à tous les électeurs du canton, Hubert fustigeait « la poignée de milliardaires qui s’accapare la richesse nationale », et expliquait : « tant que les banques et les grands groupes de l’industrie et du commerce demeureront la propriété d’une minorité capitaliste, rien ne sera définitivement acquis. Il est donc grand temps de mettre à l’ordre du jour le programme et les principes du socialisme. C’est un changement fondamental, un changement révolutionnaire qui est nécessaire. » Les mots « socialisme » et « révolutionnaire » ont-ils effrayé les travailleurs du canton ? Non. Avec 12,7 % des suffrages, Hubert a plus que doublé le résultat du PCF en 2001. Avec 2421 voix, il fait le meilleur score du PCF dans tout le département, en nombre de voix. Nous ne voulons pas exagérer la portée de cet exemple, mais il ne cadre pas du tout avec l’idée que le marxisme « effraye » les électeurs !

Le MoDem

Les militants et les électeurs de gauche auront accueilli avec une satisfaction toute particulière la défaite de François Bayrou, à Pau. De manière générale, le MoDem a perdu ces élections. Partout où il s’est maintenu, au deuxième tour, face à l’UMP et à la gauche, il s’est littéralement effondré (à l’exception de Pau, où il manque de peu la victoire). La polarisation croissante de la société ne laisse pas de place au « Centre », ou plus exactement à la fiction d’un « Centre ». Les dirigeants du MoDem, qui sont les fidèles serviteurs de la classe capitaliste, prétendent se situer « au-delà des clivages ». Ils feignent d’ignorer l’existence de clivages bien réels dans la société française : entre les riches et les pauvres, entre les exploiteurs et les exploités. Or, sous l’impact de la crise du capitalisme, le gouffre ne cesse de s’élargir entre les classes sociales. Dans ce contexte, le Centre « fort et indépendant » que Bayrou appelle de ses vœux n’a aucune chance de voir le jour. D’ores et déjà, des responsables du MoDem tirent les conclusions de leur défaite électorale : ils demandent que leur parti jète le masque « centriste » et soutienne ouvertement le gouvernement de Sarkozy.

La défaite du MoDem aurait été encore plus nette si, dans un grand nombre de villes, les dirigeants du PS ne l’avaient pas accueilli sur leurs listes. Ces alliances avec la droite illustrent la complète dégénérescence politique de la direction actuelle du PS. Elles soulignent l’adhésion totale des dirigeants socialistes à « l’économie de marché » – c’est-à-dire au capitalisme. Comme le disait Lénine, « la politique est de l’économie concentrée ». Les « réformistes sans réformes » que sont Royal, Hollande et compagnie n’ont aucune alternative à la politique de Sarkozy. Sur toutes les questions touchant aux intérêts fondamentaux des capitalistes, ils sont d’accord avec la droite. Les militants qui ont adhéré au PS pour lutter contre la misère et les injustice sociales doivent se mobiliser contre cette dérive droitière de leurs dirigeants et contre la politique d’alliance avec le prétendu « Centre ».

La présence de candidats PCF sur des listes d’« union » avec le PS et le MoDem a provoqué un profond malaise, dans les rangs du parti. La direction du PCF a cherché à minimiser l’affaire et à placer la responsabilité de ces accords sur les épaules des seuls dirigeants socialistes. Mais cela n’a pas convaincu beaucoup de militants communistes, qui ont appris avec stupéfaction la fusion des listes du PCF et du MoDem à Aubagne, entre les deux tours. La Riposte s’est fermement opposée à ces alliances. Dans toutes les villes où des candidats du MoDem ont été élus sur des listes de gauche, nous pensons que les militants du PS et du PCF devraient exiger une rupture de leurs élus avec ceux du MoDem – quitte à perdre la majorité aux conseils municipaux.

Instabilité croissante

Entre les deux tours des élections, Nicolas Sarkozy déclarait qu’il « tiendrait compte » des résultats. Bien sûr ! Et de quelle façon ? « En accélérant le rythme des réformes », expliquent tous les ministres. Autrement dit, en poursuivant la politique de contre-réformes rejetée par les électeurs. Les dirigeants socialistes reprochent au gouvernement de ne pas « entendre » le verdict des urnes. Or, Sarkozy et sa clique l’ont très bien entendu, très bien compris. Ils savent, comme François Hollande, lire les résultats d’une élection. Mais ils sont au pouvoir pour servir les intérêts de la classe capitaliste, laquelle exige de nouvelles attaques contre la vaste majorité de la population – à commencer par une nouvelle contre-réforme des retraites. Ces attaques seront menées au pas de charge. La crise du capitalisme français, son déclin sur le marché mondial et le niveau historique de son endettement pèsent infiniment plus lourd, aux yeux du patronat, qu’une simple défaite électorale. La politique du gouvernement a été rejetée dans les urnes. Mais désormais, il va falloir la combattre dans la rue, les entreprises, les quartiers, les lycées et les universités.

La défaite de la droite renforce le camp de tous ceux qui luttent contre la politique réactionnaire du gouvernement. La période à venir sera marquée par de grandes mobilisations de la jeunesse et des salariés. La chute rapide de la popularité de Sarkozy est, à elle seule, une illustration limpide de l’énorme instabilité politique et sociale qui caractérise notre époque. Sous la surface de la société, une immense quantité de matériel explosif s’est accumulée. Quarante ans après la grande grève générale de mai 68, toutes les conditions d’une nouvelle explosion révolutionnaire sont réunies. Il faut s’y préparer. Et cela signifie d’abord qu’il faut réarmer le mouvement ouvrier avec les seules idées à la hauteur de sa tâche historique : les idées du marxisme.

Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)

Publication : lundi 17 mars 2008

 

 

 

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 21:19

Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 810 associations
http://www.sortirdu nucleaire. fr

URGENT
Communiqué de presse du samedi 22 mars

Document confidentiel défense sur la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash suicide.

Stéphane Lhomme convoqué par la DST, mardi 25 mars 2008 à 14h
(voir la convocation de la DST en pièce jointe)

Rassemblement de soutien
mardi 25 mars à 12h30
devant les  locaux nationaux de la DST
84 rue de Villiers à Levallois-Perret
Métro Anatole France (ligne 3)   
José Bové sera présent ainsi que d’autres personnalités.

Un second rassemblement de soutien aura lieu
devant les locaux régionaux de la DST
 au 23 rue François de  Sourdis à Bordeaux
(ville où habite Stéphane Lhomme)


Le Réseau "Sortir du nucléaire", Fédération de 810 associations, proteste contre la nouvelle mise en cause de son porte-parole Stéphane Lhomme par la DST (Direction de la surveillance du territoire) qui le convoque dans ses locaux de Levallois-Perret mardi 25 mars à 14h.
 
Il s'agit des suites de l'affaire du document "confidentiel défense" qui reconnaît que, contrairement à ce que prétendent EDF, AREVA et les autorités françaises, le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash suicide réalisé avec un avion de ligne.
 
Le 16 mai 2006, sur ordre de la section antiterroriste du Parquet de Paris, la DST avait fait irruption à Bordeaux chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", l'avait placé en garde à vue, soumis à interrogatoire pendant 15 heures, avait perquisitionné son appartement et saisi du matériel informatique et des dizaines de documents, dont une copie du fameux document "confidentiel défense".
 
Depuis, l'affaire semblait avoir été oubliée par la police et la justice, mais il apparaît clairement qu'il n'en est rien. Pour la seule détention de ce document"Confidenti el défense", Stéphane Lhomme risque 5 ans de prisons et 75 000 euros d'amende.
 
En réaction à l'intervention liberticide de la DST, le Réseau "Sortir du nucléaire", de nombreuses autres associations, et plusieurs parlementaires avaient publié, dès le lendemain 17 mai 2006,  une copie numérisée du document en question sur leurs sites web respectifs.
 
Le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que c'est pour lui un devoir absolu de faire connaître aux citoyens la vérité - fût-elle classifiée "secret défense" - sur un sujet aussi crucial que l'énergie nucléaire et les risques extrêmes qu'elle fait courir.
 
La vulnérabilité du réacteur EPR en cas de crash suicide est une raison supplémentaire - en plus des tares bien connues du nucléaire : risques d'accident, production de déchets radioactifs, prolifération - pour ne pas construire ce réacteur : loin de céder devant les terroristes, il s'agit au contraire de ne pas leur offrir de cible pouvant convenir parfaitement à des gens aussi déterminés que mal intentionnés.
 
En conclusion, il est parfaitement injuste que Stéphane Lhomme et le Réseau "Sortir du nucléaire" soient inquiétés par les autorités françaises et la justice :ils devraient au contraire être félicités pour exercer courageusement leur mission citoyenne en faveur de l'environnement et de la démocratie.

Contact presse (Stéphane Lhomme) : 06 64 100 333
Stephane Lhomme <stephane.lhomme@ sortirdunucleair e.fr>

 

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 21:12

11-Septembre : réponse à Nathalie Bastin de l'ESISC

 

Madame Bastin, 


votre note d'analyse du 13 décembre 2007 intitulée “Le révisionnisme post 9/11” (1) illustre bien la difficulté qu'ont les experts du terrorisme “naturel” à étudier le terrorisme “fabriqué”. On parle de terrorisme fabriqué (ou de terrorisme sous fausse bannière) lorsqu'une première équipe, qui commet véritablement l'attentat, en fait porter la responsabilité à une autre, qui n'y participe pas forcément. Typiquement, la première équipe sert les intérêts d'un gouvernement. L'Europe, dans la seconde moitié du XXe siècle, connaît plusieurs cas d'un tel terrorisme : l'assassinat de Detlev Karsten Rohwedder en Allemagne en 1991, celui d'Aldo Moro en Italie en 1978, l'attentat de la Piazza Fontana à Milan en 1969, en Irlande du nord, etc.

 

 

Dans le cas du 11 septembre (je n'évoquerai désormais que ce seul cas), vous ne cachez pas votre opposition aux thèses divergentes et votre peu de considération pour la “théorie du complot”, qualifiée de « réel danger » (2). Votre note d'analyse s'organise autour de ce parti pris : elle ne tranche pas entre deux hypothèses équitablement soupesées mais s'intéresse aux partisans de l'une des thèses après avoir posé en postulat la fausseté de cette dernière, et avoir incidemment accepté la version du gouvernement étasunien. Problème : ce faisant, vous faites l'impasse sur les failles de l'enquête du gouvernement.

“Gouvt ch. preuves...”

Vous écrivez : « La théorie du complot, elle, outrepasse la logique de la preuve, se passe de la rationalité et affirme sans rien prouver. » (3) Comme nous allons le voir, ceci s'applique parfaitement à la version du gouvernement.

Les États-Unis ont pris l'habitude, depuis 2001, d'accuser sans preuve ou bien, variante, d'accuser sans preuve puis de se rétracter. Deux guerres plus tard, on en est toujours là et il est à craindre, hélas, que le même sort attende l'Iran. Vous exigez des preuves mais les avez-vous demandées au gouvernement ? C'est pourtant par là qu'il faut commencer. Voyons si le gouvernement a prouvé ses affirmations :

– Implication des Talibans : aucune preuve. Il semble que ce soit un non-sujet.


– Implication de Saddam Hussein dans le 11 septembre et le terrorisme en général, et armes de destruction massives irakiennes : aucune preuve et rétractation en ce qui concerne les ADM. Je range volontairement le lien supposé entre Saddam Hussein et terrorisme dans cette liste en raison de l'insistance du gouvernement étasunien à les associer, notamment dans les mois qui ont précédé l'entrée en guerre en Irak.
(Nous avons donc déjà, à ce stade, deux guerres illégales.)


– Implication de Ben Laden : aucune preuve et rétractation. C'est officiel depuis 2003 et c'est Robert Mueller, directeur du FBI, qui l'annonce : Ben Laden n'est plus suspect d'être impliqué dans les attentats du 11 septembre ! Étonnamment, cela se sait peu. Rappelons que Ben Laden n'a jamais revendiqué les attentats et que, quand bien même, une revendication n'est pas une preuve, n'importe qui pouvant revendiquer n'importe quoi.


– Identité des pirates : preuves partielles. Le FBI admet que plusieurs identités sont douteuses mais ne s'emploie pas à y remédier.


– Possibilité que les pirates aient commis les faits qui leur sont reprochés : preuves partielles. Nous ne savons ni comment ils ont forcé les cockpits, ni comment Hani Hanjour, piètre élève pilote à qui fut refusée la location d'un Cessna, a pu piloter le vol 77 dans des conditions aussi exigeantes.


– Présence à bord des pirates : aucune preuve. Ni coupon d'embarquement, ni liste de passagers authentifiée, ni test ADN, ni bande vidéo ne prouvent leur présence à bord. La liste de passagers est une liste reconstituée et “l'analyse” ADN, en ce qui concerne les pirates, a procédé par élimination.


– Impact des avions comme cause de l'effondrement des Tours Jumelles : aucune preuve. Le NIST, l'organisme scientifique auquel le gouvernement a confié le volet technique de l'enquête, a prouvé l'inverse, c'est-à-dire que les tours auraient dû rester debout, ce qui est normal vu qu'elles sont conçues pour. Le NIST a alors « ajusté les paramètres d'entrée » (selon ses termes) dans sa simulation informatique jusqu'à ce qu'elles tombent (ajustement des forces de traction sur les colonnes périphériques).


– Effondrement de la tour n°7 du World Trade Center : aucune explication (j'y reviens).


– Présence d'un avion de type Boeing 757 dans le Pentagone : preuves insuffisantes. Ici, c'est drôle, les autorités affirment détenir les preuves mais refusent de les montrer. Nous devons donc les croire sur parole.


– Le fait que les opérations boursières suspectes étaient ou non des délits d'initié : aucune preuve. Pas moins drôle : les autorités affirment avec le plus grand sérieux que les passeurs d'ordre sont au-dessus de tout soupçon et donc, qu'il n'y a pas de délits d'initié. C'est tout simplement le monde à l'envers. Pendant que Ben Laden est accusé sans preuve, ces passeurs d'ordre étasuniens sont présentés comme innocents alors même que l'enquête conduit vers eux !


– Impossibilité pour la sécurité aérienne de stopper les avions : aucune preuve. Pour tenter d'expliquer la quadruple défaillance de la sécurité aérienne à stopper les avions détournés ce matin-là, les autorités ont fourni trois versions successives, celle du 11 septembre où les chasseurs ne décollent pas, celle du 18 septembre où ils décollent mais échouent à intercepter les avions et celle de 2004 (Rapport de la Commission (4)), variante de la précédente qui rejette la faute sur les contrôleurs aériens. Les trois versions se contredisent et aucune n'est satisfaisante.


– L'absence d'avertissements préalables : aucune preuve. Au contraire, nous avons appris depuis, parce que des agents des services de renseignement parlent, que le FBI était précisément informé de l'attentat en préparation.

Résumons : nous avons donc une poignée de partisans d'Al-Qaïda, qui entrent sur le territoire étasunien (on se demande bien comment), y prennent des cours de pilotage (on se demande bien comment), ont un permis de conduire sous leur vrai nom, ont parfois des ennuis avec la police et laissent autant de traces qu'un troupeau d'éléphants (sans jamais être repérés). Ensuite ? C'EST TOUT. Ça s'arrête là puisqu'on n'a pas la preuve de leur présence dans les avions. Voilà ce qu'il y a de solide dans la théorie du gouvernement : pas grand chose, et tout le reste n'est que spéculations de sa part. Qui était dans les avions : des membres d'Al-Qaïda ? Des Syriens ? Des Palestiniens ? Des Tchétchènes ? Ou bien y a-t-il eu détournement électronique, à distance ? Pourquoi les Tours Jumelles se sont-elles effondrées ?... On ne sait pas. Les preuves réunies par les enquêteurs du gouvernement ne tiendraient pas deux minutes devant un tribunal.
Mais d'un tel désastre, pas un mot dans votre note d'analyse.

Une incroyable mansuétude

Conformément à son parti pris initial, votre note d'analyse pratique le deux-poids-deux-mesures, indulgence envers les enquêteurs du gouvernement et méthode hypercritique envers les chercheurs indépendants. Les preuves du Mouvement pour la vérité ne sont pas « tangibles » et ses experts... n'en sont pas. Le Mouvement pour la vérité « [utilise] les moindres faits » ; comprendre : il détourne des détails insignifiants. Vous consacrez de longues pages à décrire les sombres ressorts qui animent ses chercheurs et ses militants : « l'attrait financier », la « paranoïa », le rejet de la réalité ou pourquoi pas, « l'envie de gloire », « l'antisémitisme » ou « l'antisionisme ». Une seule éventualité n'est pas envisagée : que le Mouvement pour la vérité soit constitué de gens convaincus par les arguments après les avoir étudiés.

Sur les douze pages que compte votre note, seules quelques phrases, pratiquant l'euphémisme, initient un timide début de critique envers le gouvernement étasunien, lequel semble pardonné d'avance de ses manquements et erreurs. Ainsi en va-t-il du délicieux : « Le gouvernement américain n'est pas toujours avide de transparence » (2). Pas avide de transparence ? Peut-être évoquez-vous ici le refus du gouvernement, durant 440 jours, de monter une commission d'enquête alors que d'habitude, on en monte en quelques jours pour bien moins que ça. Il faut croire qu'aux États-Unis, 2749 victimes ne valent pas qu'on dérange les élus du peuple.


Paniqué, le gouvernement tente aussitôt de contrôler la commission en nommant à sa tête Henry Kissinger. Mais celui-ci est démissionné deux semaines plus tard sous les huées de protestation. Chassez l'envoyé du gouvernement par la porte et il revient par la fenêtre : c'est au poste de directeur exécutif qu'il sera finalement placé, en la personne de Philip Zelikow. En tant que grand profiteur des attentats, le gouvernement n'aurait pas dû être a priori exclu du champ de l'investigation. Or, non seulement il l'a été mais il a placé l'un de ses membres quasiment à la tête de la Commission. Qu'auraient pensé les familles de victimes si l'on avait placé à ce poste un haut dirigeant d'Al-Qaïda ?

Votre note d'analyse pratique aussi l'euphémisme lorsqu'elle évoque sobrement des « détails troublants » (5). Parmi eux il y a, j'imagine, l'effondrement mystérieux de la tour n°7 du World Trade Center. Une tour de 47 étages qui s'effondre sans raison, des dizaines de milliers de tonnes de béton et d'acier réduits à un petit tas, est bien entendu un “détail” et les scientifiques du gouvernement sont pardonnés d'avance de leur incapacité à proposer une explication ou un début d'explication six ans après les faits. Ah, qu'il est perfide ce Mouvement pour la vérité qui utilise les « moindres faits » !

La tour 7

Arrêtons-nous un moment sur la tour 7, point le plus crucial de cette affaire. Les deux rapports officiels, celui du NIST et de la FEMA, ont de quoi intriguer. Le NIST a déjà promis quatre fois son rapport final : en 2005, en 2006, en 2007 et en 2008 (en août). Faut-il désespérer ?


Fin 2007, le NIST a abandonné la piste du feu et réorienté son enquête vers les dégâts mécaniques. Autrement dit, six ans après les faits, le NIST ne sait toujours pas sur quel pied danser. Quant au rapport de la FEMA, sa conclusion mérite le détour : la FEMA dit que sa meilleure hypothèse, le feu, n'a qu'une faible probabilité de survenir. Cette fois, c'est clair : les scientifiques s'avouent complètement perdus. Pourquoi, dès lors, refusent-ils d'envisager l'hypothèse d'une démolition aux explosifs, à laquelle la chute de la tour 7 ressemble tant ? Hypothèse risquée sur le plan politique mais si évidente sur le plan technique et appuyée par de nombreux éléments de preuve. Non, je suis en-dessous de la réalité : l'effondrement de la tour 7 ressemble en tout point à une démolition contrôlée. C'est exactement une démolition contrôlée.


Depuis six ans, le NIST tente d'expliquer comment de légers dégâts sur une façade et des incendies épars ont pu provoquer l'effondrement complet d'une tour, et ce d'une façon bien particulière : par la rupture simultanée de ses 81 colonnes de soutien. L'effondrement de la tour 7 a été si propre et vertical qu'il n'a pas cassé un seul carreau sur les bâtiments de droite et gauche. À titre de comparaison, la tour Deutsche Bank, qui a subi des dommages similaires à ceux de la tour 7, est restée debout. La tour 3 et le bâtiment 6, beaucoup plus lourdement endommagés et partiellement effondrés, entièrement ravagé par un incendie pour le bâtiment 6, sont restés debout aussi. Alors, fragile la tour 7 ? Très fragile ?


La démolition contrôlée par “implosion”, c'est-à-dire verticale, est la plus difficile à réaliser. Les professionnels préfèrent, quand ils en ont la possibilité, faire tomber le bâtiment sur le côté. La particularité de l'implosion réside dans le fait que le bâtiment “rentre” bien droit dans ses fondations. Pour obtenir cet effet, les charges explosives des poteaux centraux sont déclenchées un bref instant avant les autres, de façon à aspirer vers l'intérieur. Or, c'est ce qu'on a observé sur la tour 7 et la tour nord. On observe les poteaux centraux partir en premier grâce respectivement au point d'inflexion sur la tour 7 et à l'antenne sur la tour nord.


Si la tour 7 ne s'est pas effondrée suite à une démolition contrôlée par implosion, il faut croire que demain, tout un chacun sera capable d'un tel exploit au moyen de bidons d'essence disposés au hasard dans le bâtiment !


Combien de temps encore les scientifiques du NIST nieront-ils l'évidence ? Le temps du silence médiatique, je suppose. Vous ne contribuez pas à le rompre.

Le roi dollar

Votre note d'analyse évoque le préjugé du complot juif ou sioniste que l'on prête parfois au Mouvement pour la vérité. Ce préjugé est propagé par des personnes qui ne nous connaissent pas, ne nous ont jamais rencontrés, ne connaissent pas le sujet et qui, devant une situation inédite, font appel aux schémas connus. Ce préjugé n'a pourtant aucune logique. Personne ne met les attentats du 11 septembre sur le dos d'Israël ou des Juifs, à l'exception d'Éric Hufschmid, que personne ne suit parce qu'il ne prouve pas ses affirmations. Le conflit israélo-palestinien n'est pas derrière le 11 septembre et le choc des civilisations est un leurre. Les véritables enjeux sont l'économie et l'énergie. Les États-Unis, devant le risque d'hyperinflation du dollar et la menace constituée par l'imminence de la déplétion pétrolière (6), se comportent comme un employé surendetté qui braquerait une banque pour se remettre à flot. Les États-Unis, eux, font main basse sur le pétrole. Cela étant, le 11 septembre et les “arabes dansants” (agents du Mossad filmant et fêtant les tours en feu) furent à l'origine du démantèlement du plus grand réseau d'espions israéliens sur le sol des États-Unis et peut-être n'est-il pas inutile de s'interroger sur le rôle de ce réseau.

Conclusion

Votre note d'analyse n'entendait rien prouver ni réfuter et se contente de décliner son postulat initial, en évitant les questions gênantes. En ce sens, c'est un succès.

 

Malheureusement, son postulat est faux et sa conclusion doit être inversée : il n'y a pas de « danger » à exiger des réponses et une enquête digne de ce nom – puisque telles sont les revendications déclarées et assumées du Mouvement pour la vérité ; en revanche il y en a à se tromper de coupable. J'attendais mieux de la part de spécialistes du terrorisme et de la géopolitique.

Je vous prie d'agréer, Madame Bastin, Messieurs, l'expression de mes sentiments distingués.

Yves Ducourneau (membre de ReOpen911)

19 février 2008


Notes :
(1)
http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/revisionnisme-333.pdf
(2) p. 12
(3) p. 1
(4) Commission d'enquête sur le 11 septembre, dite “Kean-Hamilton”.
(5) p. 5
(6) Diminution de la production mondiale de pétrole une fois le Pic Pétrolier franchi (2005~2015).

Principales références :
– “Omissions et manipulations de la Commission d'enquête” par David R. Griffin
http://www.editionsdemilune.com/omissionsetmanipulationsdelacommissiondenqute-p-5.html
– “Quelle est la cause réelle de l'effondrement du World Trade Center ?” par Steven E. Jones
http://yves.ducourneau.club.fr/119/jones.htm
– “11-Septembre : le grand bluff ?” par Sacha Sher (historien français)
http://yves.ducourneau.club.fr/119/grandbluff.pdf
– “La terreur fabriquée made in USA” par Webster G. Tarpley
http://www.editionsdemilune.com/laterreurfabriquemadeinusa-p-6.html

 

 

Samedi 22 Mars 2008

yves.ducourneau@club-internet.fr

 

 

Source :

http://www.alterinfo.net

 

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 20:56

 

PALESTINE
1948-2008 - 60 ans de résistance contre Israël
Jusqu’au retour de tous les réfugiés


Nous soutenons la cause palestinienne, symbole de la lutte des peuples pour leur souveraineté et leur autodétermination
contre l’impérialisme et ses alliés.

Mobilisons-nous pour :

• Soutenir la résistance du peuple palestinien jusqu’à la libération de l’ensemble de la Palestine, le droit au retour dans leurs foyers d’origine de tous les expulsés depuis 1948 et l’abolition du système colonial et raciste de l’Etat d’Israël.

• Nous opposer à la collaboration du gouvernement français avec l’Etat colonial d’Israël à tous les niveaux.

MANIFESTATION SAMEDI 29 MARS 2008
(Journée de la Terre)
15 HEURES PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS
DEPART BOULEVARD DE MAGENTA



Signataires de l’appel de la Campagne Palestine, 1948 - 2008, 60 ans de résistance :
Association des Palestiniens en France,
Comité palestinien pour le droit au retour section France,
Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah,
Nanterre Palestine,
ISM France,
Mouvement justice pour la Palestine,
Joie des Enfants des Camps,
Niort-pour-la-Palestine,
Abnah Philistine,
Contre-Informations,
Groupe CRI,
Ijtihad,
Comité Saint-Ouen Solidarité Palestine

 

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 22:38

Cinq ans de guerre en Irak : On n'instaure pas la démocratie par la force

 

L'impasse

David L. Petraeus, le généralissime des 155 000 soldats américains stationnés en Irak, n'est pas content du gouvernement de Bagdad. Celui-ci n'ayant "pas fait, et de loin, les efforts politiques et législatifs" attendus "en matière de réconciliation nationale", le nouveau champion des militaires, troublé par la recrudescence des violences depuis deux mois, recommande le maintien de son contingent à au moins 135 000 hommes et femmes jusqu'à la fin de l'année 2008. Et sans doute au-delà.

 

Cinq ans après avoir envahi l'Irak avec 190 000 GI et 60 000 Britanniques - qui ne sont plus que 5 000 -, cinq ans après avoir essayé de réaliser l'impossible rêve néoconservateur d'instaurer la démocratie par la force dans le monde arabe avec, entre autres, l'objectif de renforcer la sécurité d'Israël, cinq ans après avoir débarrassé la région d'une de ses plus brutales dictatures, l'Amérique est embourbée dans une impasse.

 

La "stratégie démocratique" a été abandonnée en chemin, l'ambition n'est plus que de parvenir à stabiliser la situation.

 

L'Amérique a perdu 4 000 soldats, et 29 000 ont été blessés. Mais elle ne contrôle toujours pas le pays, pas même les 16 km d'autoroute qui séparent sa "zone verte" ultrafortifiée au coeur de la capitale de l'aéroport de Bagdad. Après avoir dissous toutes les forces de sécurité irakiennes - "une grave erreur", admet-on à présent -, elle a dépensé plus de 20 milliards de dollars pour entraîner et équiper 250 000 policiers et 160 000 soldats irakiens dont les chefs disent eux-mêmes qu'au mieux ils ne seront pas prêts à prendre seuls en charge la sécurité nationale "avant 2012", et celle des frontières "avant 2018". L'armée américaine est épuisée, "incapable", disait l'amiral William Fallon avant d'être contraint à la démission la semaine passée, de "combattre sur un autre front" qui ne serait pas, cette fois-ci, "choisi" comme en Irak, mais imposé.

 

Par ses mensonges, l'administration Bush a gâché, pour longtemps, l'image et le crédit des Etats-Unis à travers le monde. Le conflit d'Irak a contribué au quadruplement des prix du pétrole en cinq ans. Malgré les milliards de dollars injectés dans l'exploitation, la production irakienne, troisième du monde avant 2003, n'est même pas encore revenue à son niveau d'avant-guerre. Même chose pour la distribution d'eau potable - dont 40 % des populations sont désormais privées - et d'électricité, dont la majorité des Irakiens, à commencer par les 5 à 6 millions de Bagdadis, ne reçoivent guère plus de quatre à six heures par jour.

 

En 2007, le Pentagone estimait que 70 % des 2 milliards de dollars (1,264 milliard d'euros) d'essence, kérosène et fioul produits par la raffinerie de Baiji, la principale du pays, "disparaissaient" dans la corruption généralisée qui sévit à présent partout en Irak. Bien sûr, une portion de ces détournements, estimée à "au moins 200 millions de dollars par an", participe au financement d'une insurrection, djihadiste et/ou nationaliste, qui trouve aussi des fonds privés à foison en Arabie saoudite, en Iran et dans les Etats du Golfe. Aujourd'hui en récession, l'Amérique surendettée a emprunté l'essentiel des 500 milliards de dollars déjà dépensés dans une guerre qui a, directement et indirectement, causé la mort d'au moins 400 000 Irakiens, selon l'Organisation mondiale de la santé.

 

Elle a aussi déclenché, d'après le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, la plus "vaste migration humaine" depuis la partition entre l'Inde et le Pakistan en 1947.

 

Environ 4,4 millions d'Irakiens sont aujourd'hui des "déplacés" qui ont fui leurs maisons, 2 millions tentent de survivre dans les pays voisins, avec tous les risques de déstabilisation politique que cela implique.

 

Que faire à présent ? Impossible de rester quand toutes les enquêtes d'opinion montrent que les trois quarts des 25 ou 26 millions d'Irakiens n'en peuvent plus de l'occupation. Que les enfants sont souvent les premiers à applaudir lorsque l'insurrection parvient à exploser un de leurs blindés ou à abattre un hélicoptère. Impossible de se retirer quand presque tous les analystes, les stratèges, les journalistes et la quasi-totalité des politiciens irakiens eux-mêmes prédisent qu'en pareille hypothèse un bain de sang est pratiquement assuré et l'extension de la guerre civile aux pays voisins, possible sinon probable.

 

Confrontés à ce dilemme, que disent les successeurs potentiels de George W. Bush ? John McCain, le candidat républicain, estime qu'un retrait militaire complet déclencherait "génocide et chaos dans toute la région".

 

Pour lui, l'Amérique doit être prête à rester en Irak "un siècle s'il le faut". Hillary Clinton annonce un "retrait progressif" qui commencerait dans les soixante jours suivant son élection. Mais, prudente, la candidate démocrate ne se prononce pas sur la date finale de l'opération. Barack Obama est le seul à promettre un retrait complet de "toutes les brigades de combat" dans les seize mois suivant son élection. Mais il ne dit pas ce qu'il adviendrait alors des 100 000 soldats et soldates - au moins - et des 60 000 "contractuels" civils étrangers qui s'occupent, sur le terrain, de logistique, de sécurité et des chantiers, pour l'essentiel en panne, de la reconstruction.

 

La guerre a réveillé des haines intercommunautaires entre chiites et sunnites dans tout le Moyen-Orient. Tandis que l'Iran pavoise et s'infiltre dans les structures étatiques de son voisin, "les" guerres d'Irak se succèdent, s'additionnent et s'amplifient. Depuis l'offensive turque du mois de février contre le PKK, le Nord essentiellement kurde est devenu une poudrière qui peut exploser à tout moment. Dans le Sud, les gangs et les milices chiites kidnappent, assassinent et s'affrontent à l'arme lourde pour le contrôle des trafics. Depuis le recrutement par les Américains de 91 000 supplétifs - à 82 % sunnites -, les affrontements intrasunnites et intertribaux se multiplient.

 

Le général Petraeus peut bien tancer le gouvernement irakien pour son manque de résolution. Celui-ci, chacun le sait, n'est qu'une addition de fiefs qui ne fonctionne qu'avec la moitié de ses ministres depuis des mois parce que les autres l'ont quitté pour diverses raisons, politiques et/ou sectaires. Après cinq années de tragédie ininterrompue, ce ne sont pas les 6 000 "soldats" d'Al-Qaida - dernière estimation du renseignement militaire américain - qui maintiennent seuls l'Irak dans la guerre.

 

Ce sont les rivières de sang versé qui polarisent toutes les communautés comme jamais. Que les Américains s'en aillent ou qu'ils demeurent, la stabilisation de la vieille Mésopotamie n'est pas pour demain.

 

Patrice Claude (Grand reporter) Le Monde du 20 mars 2008



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