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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 21:57
Verts, MoDem... les deux mains tendues de M. Delanoë
 
LE MONDE | 13.02.08 | 10h55  •  Mis à jour le 14.02.08 | 06h55
 
Une élection qu’on dit gagnée d’avance peut être le
pire des cauchemars. Si le 
maire sortant (PS), Bertrand Delanoë, semble bien
parti pour conserver la Mairie
de Paris, la question délicate sera, pour lui, celle
des alliances de second tour.
 
Plus la campagne avance, plus le maire socialiste semble creuser l'écart avec ses adversaires. Selon la dernière enquête d'opinion TNS-Sofres des 8 et 9 février, 45 % des Parisiens se disent prêts à voter pour M. Delanoë au premier tour, le 9 mars, et 59 % préféreraient le voir rester dans son fauteuil de maire. Son score avait été de 31,3 %, au premier tour, en 2001.
 
 
La candidate de l'UMP, Françoise de Panafieu, recueillerait 30 % des voix, le MoDem 8 %, les Verts 6 %. Mme de Panafieu peine à incarner l'alternance, y compris dans l'électorat de droite. M. Delanoë rassemblerait bien au-delà de la gauche : selon un sondage CSA réalisé en janvier 2008, 62 % des sympathisants de droite se disent satisfaits de son bilan.
 
La candidate de l'UMP risque de pâtir de la "conjoncture nationale qui n'est pas bonne", analyse le député de Paris, Claude Goasguen, tête de liste (UMP) dans le 16earrondissement, qui se dit "inquiet" d'un vote-sanction contre Nicolas Sarkozy, arrivé légèrement en tête, à Paris (50,1 %), à l'élection présidentielle de juin 2007.
 
L'UMP, qui ne détient plus aujourd'hui que huit
mairies d'arrondissement, pourrait en perdre de
nouvelles. Dans le 5e, Jean Tiberi (UMP) semble
menacé
par la candidate socialiste, Lyne Cohen-Solal. La
gauche espère aussi ravir le 1er
arrondissement au maire sortant, Jean-François
Legaret (UMP), et elle paraît plutôt bien placée
pour conserver la mairie du 12e, qui envoie un fort
contingent
de dix élus au Conseil de Paris.
 
"APPROCHES COMPLÉMENTAIRES"
 
La situation n'est pas pour autant confortable pour M. Delanoë. Même si les candidats PS font un bon score le 9 mars, le maire a peu de chances d'être en mesure de se passer d'une alliance de second tour. Les Verts restent ses "alliés naturels", comme il les désigne lui-même, mais ils ont, au grand dam du maire, arrêté une stratégie d'autonomie au premier tour.
 
"Bertrand Delanoë semble en train de préparer les esprits à un renversement d'alliance, où il remplacerait les Verts par le MoDem au sein de la majorité municipale", a déclaré à Libération, mardi 12 février, Denis Baupin, chef de file des écologistes et adjoint chargé des transports. "Je ne me vois pas, a-t-il ajouté, faire partie d'un exécutif avec des gens de droite."
 
Même si les écologistes réalisent de bons scores dans le 14e et le 10e, où leurs
candidats sont bien implantés, ils paraissent très affaiblis eu égard à leur 12,3 %
du premier tour de 2001, et tous les sondages les placent derrière le parti de
François Bayrou.
 
Dans ce cas de figure, et si le MoDem continue à creuser l'écart, ce dernier pourrait s'imposer comme partenaire à M. Delanoë. D'autant plus que sa chef de file, Marielle de Sarnez, a manifesté une volonté d'ouverture plus forte vis-à-vis de la gauche que vis-à-vis de l'UMP. Après avoir ouvert ses listes à plusieurs ex-écologistes, elle a multiplié, récemment, les appels au maire de Paris. Sur le logement ou les transports notamment, insiste-t-elle, son programme comprend de nombreuses "approches complémentaires" avec celui des socialistes.
 
M. Delanoë se trouve ainsi devant l'éventualité de devoir marier la carpe Verte et le lapin centriste, avec le risque d'une majorité écartelée.
 
Pour sortir de cette difficulté, il lui faut réaliser le score le plus haut possible au premier tour. "Donnez-moi suffisamment de force dès le 9 mars, a-t-il déclaré au Journal du dimanche, le 10 février, pour que j'aie les moyens de rassembler plus large au second tour."
 
M. Delanoë espère ainsi être en position d'imposer ses conditions au MoDem comme aux Verts. En attendant, il accuse les écologistes de pratiquer la "surenchère". Quant à ces derniers, ils rêvent de franchir la barre des 10 % le 9mars et n'ont pas d'autre choix, pour cela, que de faire des socialistes leurs principaux adversaires.
 
Béatrice Jérôme
 
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 21:36
Barack Obama, John McCain
 
vainqueurs des "primaires
 
du Potomac"
 
 
WASHINGTON (Reuters)
 
 
Sur la lancée de ses victoires du week-end dernier, le sénateur de l'Illinois Barack Obama a remporté haut la main, mardi, trois nouveaux États lors des "primaires du Potomac", la Virginie, le Maryland et la capitale fédérale, Washington D.C.
 
Du côté des républicains, le sénateur de l'Arizona John McCain, qui est pour ainsi dire assuré d'obtenir l'investiture du Grand Old Party pour la présidentielle de novembre, a lui aussi raflé ces trois États, mais en restant, en Virginie, talonné par son rival Mike Huckabee.
 
Selon les calculs de la chaîne MSNBC, Barack Obama totalise désormais 1.017 délégués acquis à sa cause, et Hillary Clinton 942. L'un et l'autre sont loin de la barre des 2.025 délégués qu'il faut atteindre pour être assuré d'être le candidat du Parti démocrate.
 
John McCain, lui, totalise désormais 785 délégués, Mike Huckabee est loin derrière avec 240 et Ron Paul encore plus loin avec 14 délégués. Il faut 1.191 délégués au minimum à un républicain pour être assuré d'être sacré candidat du Grand Old Party à la présidentielle. La situation est plus claire dans le camp républicain car celui qui est en tête dans un État rafle la totalité des délégués, alors que chez les démocrates, la proportionnelle est de mise.
 
En Virginie, Obama a creusé sérieusement l'écart sur sa rivale, en obtenant autour de 64% des suffrages contre 35% pour l'ex-première dame des États-Unis.
 
Les victoires d'Obama étaient prévues par les sondages. Mais l'ampleur de son score en Virginie, au vu des sondages à la sortie des urnes, laisse penser qu'il a réussi une percée dans des circonscriptions que l'on croyait acquises à l'ex-première dame des États-Unis. Au niveau de l'État, il a recueilli 90% des voix des Noirs, plus que d'ordinaire, il a été en tête dans le vote des femmes et a obtenu à peu près autant de suffrages chez les Blancs qu'Hillary Clinton.
 
MCCAIN NE TERRASSE PAS HUCKABEE
 
Dans le Maryland, Obama réussit à capter le vote des personnes âgées et des électeurs des campagnes. Il obtient 59% des voix, contre 37% à Clinton. À Washington DC, l'écart est plus marqué encore, 75% pour Obama et 25% pour Clinton.
 
"C'est la nouvelle majorité américaine", a analysé Obama. "Voilà à quoi ressemble le changement lorsqu'il remonte de la base!"
 
Hillary Clinton fait le dos rond et attend quant à elle le vote des États qui pourraient lui rapporter gros, comme l'Ohio et le Texas, où l'on se prononcera le 4 mars. D'ici là, les caucus de Hawaii et la primaire du Wisconsin, le 19 février, devraient tourner eux aussi à l'avantage d'Obama.
 
Si, au bout du compte, ni Obama ni Clinton n'atteignent la barre des 2.025 délégués, il reviendra aux "super-délégués" du Parti démocrate de les départager. Ceux-ci, qui peuvent voter pour qui ils veulent, sont près de 800, et représentent de ce fait un cinquième du total de 4.049 délégués du Parti de l'Âne.
 
"Ce soir, nous sommes bien engagés. Mais nous savons combien nous devons aller plus loin", a dit Obama à ses partisans à Madison, dans le Wisconsin, où il prépare la primaire du 19 février. "Nous savons que notre route ne sera pas facile. Mais nous savons aussi qu'en ce moment, les cyniques ne peuvent plus dire que notre espoir est trompeur!", a-t-il lancé.
 
McCain, lui, regarde déjà vers la confrontation à venir avec son adversaire démocrate, quel qu'il soit. "Maintenant, mes amis, vient le plus difficile, et pour l'Amérique, la décision bien plus importante", a-t-il dit à ses partisans à Alexandria, en Virginie.
 
Si McCain dispose d'une avance décisive sur Huckabee, celui-ci, qui puise ses soutiens dans les milieux les plus conservateurs et les plus chrétiens, a encore remporté deux des trois États en jeu samedi dernier, et a plutôt bien résisté mardi : McCain recueillait 50% des voix en Virginie mais Huckabee n'était pas très loin derrière, avec 41%.
 
À Washington DC en revanche, McCain est très loin devant avec 75% contre 17% à Huckabee.
 


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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 23:03
Pas de sang pour du pétrole ! Les troupes internationales hors du Tchad ! Appel international.
 
 
 
 
 
Fin janvier, les ministres européens des affaires étrangères ont donné leur feu vert à l’envoi des soldats de l’EUFOR au Tchad. D’après la ligne officielle, cette opération militaire, emmenée par l’impérialisme français, a pour objectif de protéger les camps de réfugiés, dans le pays. En réalité, la France et ses alliés soutiennent ouvertement le régime du dictateur Idriss Déby dans la guerre contre le Soudan et différents groupes rebelles.
 
La catastrophe humanitaire des réfugiés du Darfour n’est pas seulement la conséquence de l’activité des milices soudanaises. Le conflit au Darfour – et ses répercussions au Tchad – a commencé comme une extension de la guerre pour le contrôle des réserves de pétrole situées au centre et au sud du Soudan. A l’époque, cette guerre opposait l’Armée de Libération Soudanaise, appuyée par les Etats-Unis, au régime fondamentaliste de Khartoum, alors appuyé par la France. Plus récemment, la Chine a pris le contrôle de la plupart des ressources pétrolières du pays – au grand dam des impérialismes français et américain.
 
Le conflit au Darfour est lié aux intérêts de l’impérialisme français au Tchad. Ces intérêts seraient gravement atteints si le régime de Déby chutait, ce qui serait inévitable s’il perdait le contrôle de sa principale base de soutien, à l’est du pays. D’où le bombardement de cibles, au Soudan, par le régime tchadien, et les attaques des forces rebelles qui opèrent à partir du territoire soudanais. Le régime de Déby est une dictature sanglante et corrompue qui n’existe que par la grâce de l’impérialisme français, qui utilise son ancienne colonie comme une base dans la poursuite de ses intérêts au Sahara. Dans le conflit en cours, l’armée française soutient activement le régime de Déby.
 
La lutte des impérialistes pour le contrôle des matières premières constitue la toile de fond d’un conflit qui ne cesse de s’aggraver. La hausse des cours rend le pétrole du Sahara beaucoup plus attractif – malgré le fait qu’il est profondément enfoui sous terre. On estime que le pétrole africain constitue 10 % des réserves mondiales. Le Tchad occupe une position importante à cet égard. En 2002, le gouvernement américain déclarait qu’au vu de l’instabilité du Moyen-Orient, le contrôle des réserves pétrolières de l’Afrique devenait un objectif stratégique central de sa politique étrangère.
 
Les Etats-Unis prévoient de réaliser 25% de leurs importations pétrolières à partir de l’Afrique, d’ici 2015. Cependant, la France et la Chine manifestent, eux aussi, le plus grand intérêt pour l’avenir des richesses pétrolières du continent.
 
Ces conflits, au Darfour et au Tchad, sont des « guerres par procuration » classiques entre les Etats-Unis, la France et la Chine, pour le contrôle des ressources pétrolières du Sahara. Une fois de plus, la misère des réfugiés et les conflits ethniques du continent africain ne servent que de couverture aux manœuvres impérialistes. L’interférence impérialiste est la cause réelle de la misère et de la barbarie qui saignent l’Afrique. La situation désespérée des masses n’est qu’un prétexte à de nouvelles interventions impérialistes.
 
Personne n’est moins qualifié, pour mener des « missions humanitaires », que ces Etats dont la politique intérieure est une succession d’agressions racistes et inhumaines contre les immigrés, les travailleurs et la jeunesse.
 
Dans le cadre de l’EUFOR, au Tchad, les troupes de pays comme l’Autriche, la Belgique, la Finlande, l’Irlande, la Hollande, la Pologne, la Roumanie et la Suède se rendent complice des objectifs de l’impérialisme français. Elles participeront à cette sale guerre pour des matières premières. Leurs motivations « humanitaires » ne sont qu’un écran de fumée pour cacher leurs véritables objectifs.
 
Le mouvement ouvrier des pays impliqués dans l’EUFOR ne peut pas rester passif. Nous en appelons aux organisations de la jeunesse et des salariés, pour qu’elles élèvent leur voix contre cette intervention militaire.
 
Pas un soldat, pas un euro pour la mission de l’EUFOR. Nous demandons l’arrêt immédiat de cette mission et de toute assistance apportée aux parties en guerre.
 
 Les mouvements syndical, communiste et socialiste doivent mener campagne pour empêcher le transport des soldats et la livraison de denrées et matériel aux troupes de l’EUFOR.
 
 La paix, la stabilité et la prospérité ne sont pas possibles sous la domination impérialiste et l’exploitation capitaliste.
 
 Le comportement des cliques dirigeantes d’ex-colonies telles que le Tchad montre qu’aucune indépendance ne sera possible tant que les travailleurs et les masses exploitées ne prendront pas leur destinées en main. Une authentique indépendance n’est possible qu’en brisant les fondements de la dépendance économique à l’égard des puissances impérialistes. Cela signifie la nationalisation des ressources naturelles, des infrastructures, des banques et de l’industrie sous le contrôle des travailleurs africains eux-mêmes.
 
La Riposte
Publication : mardi 12 février 2008
 
 
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 21:38
Salon du Livre de Turin : "Pourquoi je
 
boycotte Israël",
 
par Gianni VATTIMO
 
 
Gianni Vattimo, célèbre philosophe italien (Université de Turin), écrivain et ancien élu au Parlement européen, explique à son tour, dans le quotidien italien La Stampa, pourquoi il boycotte le le prochain Salon du Livre à Turin qui a choisi de faire d’Israël son invité d’honneur.
 
"Pourquoi je boycotte Israël
 
J’avoue : je suis un des rares qui ont jusqu’à maintenant (4 février 2008, NdT) signé un appel pour le boycott de l’invitation d’Israël comme pays Hôte d’honneur à la prochaine Foire du livre de Turin. Si tous les grands journaux italiens rivalisent pour déprécier ce boycott, cela veut dire que la menace de l’antisémitisme n’est pas si imminente. Mais je crois que ce n’est pas de cela dont il faut discuter. L’invitation d’Israël –qui, à ce que je sais mais peut-être que je me trompe, a remplacé à l’improviste ce qui avait déjà été décidé, à savoir d’accueillir cette année l’Egypte- est l’objet d’un boycott politique parce que l’initiative de la Foire est politique. Ceux qui nous accusent, nous les tenants du boycott, de vouloir « bâillonner » les écrivains israéliens, sont de mauvaise foi ou nesavent pas ce qu’ils disent.
 
Leurs arguments sont terriblement semblables à ceux qui ont été utilisés dans la récente polémique sur l’invitation faite au Pape de tenir la leçon magistrale à la Sapienza à Rome : là aussi, c’est la liberté de parole qui serait en jeu, la valeur suprême de la culture, le devoir de dialogue. Dialogue ? Dans le cas de la Sapienza, on sait quelle sorte de dialogue était prévue. Le pape aurait été reçu comme le grand chef d’un Etat et d’une confession religieuse, en grande pompe, si grande que même la simple possibilité d’une manifestation de quelques étudiants contestataires à des centaines de mètres de distance l’a fait se désister de la proposition. Le cas d’Israël à la Foire est le même.
 
Ceux qui boycottent ne veulent absolument pas empêcher les écrivains israéliens de parler et d’être écoutés. Ils ne veulent pas qu’ils viennent en tant que représentants officiels d’un Etat qui célèbre ses soixante années de vie en fêtant son anniversaire avec le blocus de Gaza, la réduction des Palestiniens en une myriade de zones isolées les unes des autres (pour lesquelles on a utilisé à juste titre le terme de bantoustans dans le triste souvenir de l’apartheid sud-africain), et une politique d’expansion continue de ses colonies qui ne peut se comprendre que comme un véritable processus d’épuration ethnique. C’est cet Etat, non pas la grande culture juive d’hier et d’aujourd’hui (Picchioni et Ferrero ont-ils seulement pensé à inviter à la Foire Noam Chomsky ou Edgar Morin ?) que la Foire se propose de présenter solennellement à ses visiteurs, en leur offrant une scène clairement propagandiste, en accord à coup sûr avec le gouvernement Olmert (qui du reste est en train d’offrir aussi le même « paquet » au Salon du Livre de Paris, deux mois avant Turin).
 
Dans les innombrables articles qui nous submergent, déprécations et leçons de morale à l’appui, sur le dialogue (allez en parler à Gaza et dans les territoires occupés !) et la liberté de la culture, ne manque jamais, et c’est, cela, l’aspect le plus honteux et franchement scandaleux, le rappel de l’Holocauste. Honte (donc, NdT) à ceux (fussent-ils même juifs, comme ceux qui se réunissent dans l’association « Ebrei contre l’occupazione » -Juifs contre l’Occupation, NdT-) qui refusent d’accepter la politique agressive et raciste des gouvernements d’Israël. Ceux qui boycottent la Foire de Turin boycottent « les juifs » (PG Battista) et oublient (idem) les rafles nazies et l’extermination dans les camps. Un chercheur juif américain, Norman G. Finkelstein, a écrit sur cette exploitation honteuse de la Shoah un livre intitulé "L’industrie de l’Holocauste" (en italien chez sur) (en français à La Fabrique, NdT). C’est justement le respect pour les victimes de cette extermination qui devrait interdire d’en utiliser la mémoire pour justifier l’actuelle politique israélienne de liquidation des Palestiniens.
Aucun des « boycotteurs » ne nie à Israël son droit à l’existence. Un droit attesté par la communauté internationale depuis 1948 ; par cette Organisation des Nations Unies, justement, dont Israël, d’année en année, n’a cessé de ne pas respecter avec arrogance les résolutions et les délibérations.
 
 
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
 
CAPJPO-EuroPalestine
 
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 21:30
Parler avec le Hamas
 
 
 
 
 
Après douze jours d’incessantes allées et venues, la frontière de Rafah s’est donc refermée, lundi, derrière les derniers Palestiniens de retour à Gaza. Ce long désordre maîtrisé a fait sa première victime, alors que deux mille personnes protestaient contre la fermeture du mur. Jets de pierres, échanges de tirs : un Palestinien a été tué, plusieurs autres, ainsi que des policiers égyptiens, ont été blessés. La veille, c’est la police du Hamas qui avait sorti les bâtons contre les Gazaouites récalcitrants. La coopération, pour le meilleur et pour le pire, du Hamas avec les forces de l’ordre égyptiennes aura d’ailleurs été l’un des faits marquants de cet épisode. À l’heure d’un premier bilan, une évidence s’impose : l’opération constitue une victoire politique du Hamas. Le mouvement, qui contrôle le territoire depuis le mois de juin dernier, a été à l’origine de l’ouverture de cette frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte, comme il a finalement imposé sa fermeture. Partenaire obligé de l’Égypte, il n’a pas seulement forcé le blocus israélien qui asphyxie Gaza, il a aussi provisoirement battu en brèche la stratégie du déni organisée par la communauté internationale à son encontre, et plongé dans l’embarras le grand voisin égyptien. Car, pour celui-ci, le bilan est nettement plus contrasté. Après avoir hésité sur l’attitude à adopter et manié les lances à eau durant les premières heures, l’Égypte s’est finalement résignée à accueillir ces centaines de milliers de Palestiniens, privés de tout.
 
Le régime du président Hosni Moubarak a été confronté à la contradiction historique d’un pays totalement dépendant des États-Unis, et qui reçoit à ce titre d’importants subsides, mais dont l’opinion publique est hypersensible au problème palestinien. Il lui a fallu éviter de donner à voir le moindre signe de complaisance à l’égard du Hamas et des Palestiniens, cela pour ne pas mécontenter les États-Unis et Israël, devenus depuis 1978 ses alliés stratégiques. Mais il lui a fallu aussi éviter de tomber dans le piège de la répression violente, qui aurait mobilisé l’opinion publique égyptienne. Une jonction politique entre le Hamas et une opposition intérieure dominée par les Frères musulmans serait pour le régime le plus mortel des poisons. Dans cette affaire, l’Égypte a manié, presque au sens propre, la carotte et le bâton, imposant finalement aux Palestiniens de rentrer chez eux, moins par la répression que par l’assèchement des zones d’approvisionnement. Le troisième grand acteur n’a guère été visible. Et le coup politique du Hamas ne lui facilite pas la tâche. Il s’agit évidemment de Mahmoud Abbas. Le président de l’Autorité palestinienne réapparaît au moment où se pose le problème du contrôle durable de la frontière. Le Hamas exige d’y être associé. Ce qui semble au minimum logique. Mais il se heurte pour l’instant au refus de l’Autorité palestinienne et de l’Union européenne, encore que le représentant européen, Javier Solana, ait fait à ce sujet une déclaration emberlificotée. La solution à ce problème comme à beaucoup d’autres réside sans aucun doute dans le retour à un dialogue entre le Hamas et le président palestinien, Mahmoud Abbas.
 
La réalité du Hamas pourra-t-elle être niée longtemps encore ? Ce n’est pas seulement la réalité de Rafah, c’est aussi l’évidence du scrutin démocratique qu’il avait remporté en janvier 2006. Toute proportion gardée, Mahmoud Abbas est pris dans la même contradiction que l’Égyptien Hosni Moubarak, entre le soutien américain et son opinion publique. Mais il existe tout de même une différence de taille : si l’Égypte reçoit, en échange de sa docilité diplomatique, une aide américaine substantielle, le président de l’Autorité palestinienne, lui, ne reçoit rien. Rien en tout cas de ce qui lui serait utile pour regagner la confiance de son peuple. Son intransigeance à l’encontre du Hamas, et son alignement sur l’attitude d’Israël et des États-Unis, pourrait au moins se concevoir s’il recevait en retour ne serait-ce que l’assurance d’un gel des colonies en Cisjordanie, ou une perspective de négociation sur le statut final des territoires palestiniens. C’est tout le contraire qui se produit. Plus il s’engage, moins il reçoit. C’est dans ces conditions qu’est survenu lundi le premier attentat suicide depuis un an sur le sol israélien. Mais les deux activistes qui se sont fait exploser dans un centre commercial de Dimona, tuant une Israélienne, en blessant plusieurs autres, n’étaient pas membres du Hamas, mais des Brigades d’Al-Aqsa, liées au Fatah. Ce qui devrait faire réfléchir ceux qui, de bonne foi, croient encore à l’étiquetage « terroriste ». Cette classification d’inspiration américaine sert surtout à poser des interdits politiques. Elle ne correspond pas à une réalité infiniment plus complexe. Le désespoir n’est pas une invention du Hamas. C’est l’état devenu naturel d’un peuple sans perspective politique et que le blocus israélien tue à petit feu, quand ce n’est pas sous les bombes.
 
 
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 21:19
Les sans-papiers arrêtés à Paris placés en centres de rétention
 
PARIS (Reuters)
 
 Les 105 étrangers en situation irrégulière arrêtés mardi lors d'une opération de police d'une rare ampleur dans un foyer du XIIIe arrondissement de Paris ont été transférés en centres de rétention administrative, notamment à Vincennes, apprend-on de source judiciaire.
Cette mesure signifie que ces personnes, qui seraient essentiellement des Maliens et des Sénégalais, ne seront pas poursuivies mais risquent en revanche une expulsion.
Dans le volet strictement judiciaire de l'affaire, trois personnes, soupçonnées d'avoir favorisé le séjour irrégulier de ces personnes et leur hébergement "dans des conditions incompatibles avec la dignité humaine", demeuraient en garde à vue. Six autres ont été libérées sans aucune charge.
Des organisations de défense des sans-papiers et des partis de gauche ont appelé à une manifestation mercredi en fin de journée devant le foyer concerné.
Ils voient l'opération comme une "rafle" et estiment que son objet judiciaire affiché était un prétexte pour une opération de police administrative. Ces associations dénoncent en outre la supposée brutalité de l'opération, qui a mobilisé environ 400 policiers. Une trentaine de portes ont été brisées.
Entre avril et septembre 2005, plusieurs incendies à Paris dans des foyers d'immigrés vétustes avaient fait une cinquantaine de morts. Ces drames avaient mis en lumière l'ampleur du problème dans la capitale, qui souffre d'un manque de capacité d'hébergement pour travailleurs à bas salaires.
Le ministère de l'Immigration dirigé par Brice Hortefeux s'est vu assigner par l'Elysée des objectifs chiffrés d'expulsions, qui n'ont pas été complètement atteints en 2007. Des consignes de fermeté ont été données aux services spécialisés pour intensifier les actions.
 
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 22:11
L'AIEA va-t-elle absoudre l'Iran ?
 
 
LE MONDE | 09.02.08 | 13h31  •  Mis à jour le 09.02.08 | 13h38
 
 
  Une sourde bataille diplomatique se déroule autour du rapport que doit remettre, aux alentours du 20 février, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, à propos du degré de coopération de l'Iran avec l'Agence sur ses activités nucléaires passées. Celles-ci sont restées clandestines pendant près de vingt ans, avant de commencer à être exposées en 2002-2003 - point de départ de toute la crise internationale autour du dossier iranien.
 
 
La République islamique est aujourd'hui soupçonnée de chercher à se doter d'une capacité nucléaire militaire sous couvert de programme visant officiellement à fabriquer de l'électricité.
 
Les pays occidentaux partisans d'une ligne particulièrement ferme face à Téhéran (Etats-Unis, France, Royaume-Uni) craignent que l'Egyptien, Prix Nobel de la paix, s'apprête à délivrer une forme de quitus à l'Iran, en produisant un rapport qui jugerait satisfaisantes les réponses apportées par Téhéran à une série de questions sur ses agissements nucléaires. En coulisses, ils reprochent à M. ElBaradei d'avoir adopté une attitude "politique" sur ce dossier, et non celle d'un simple vérificateur technique des activités iraniennes.
 
Le rapport de M. ElBaradei est important car il pourrait entraver le processus de sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité de l'ONU, où les grandes puissances ont commencé à élaborer une nouvelle résolution frappant Téhéran de mesures coercitives - la troisième depuis décembre 2006.
 
Plusieurs pays non membres permanents du Conseil de sécurité, dont l'Afrique du Sud, ont déjà fait savoir qu'il était hors de question d'adopter de nouvelles sanctions avant la publication du rapport de M. ElBaradei, et avant que celui-ci ait été soumis au Conseil des gouverneurs de l'AIEA, qui doit se réunir début mars.
 
C'est toute la crédibilité de l'AIEA qui est en jeu, estiment des diplomates occidentaux. "L'Agence ne s'était pas trompée en 2003 sur l'Irak", commente une source européenne, en référence au fait que les inspecteurs internationaux n'avaient pas conclu à la détention d'armes de destructions massives par le régime de Saddam Hussein. "Il ne faudrait pas qu'en 2008, elle se trompe sur l'Iran !"
 
La dispute porte sur un "plan de travail" mis au point entre M. ElBaradei et l'Iran en août 2007, censé contraindre Téhéran à apporter des réponses à une série de questions sur son programme nucléaire. Le manque de transparence de l'Iran avait été l'un des motifs du transfert de son dossier au Conseil de sécurité en février 2006.
 
Le 11 janvier, M. ElBaradei s'était rendu à Téhéran, où il avait fixé avec les Iraniens un délai de quatre semaines pour que ceux-ci répondent aux "questions en suspens". Ce délai est en passe de s'écouler.
 
En novembre 2007, M. ElBaradei avait rendu un rapport préliminaire qui, sans être favorable à Téhéran, contenait des ambiguïtés. Il y était écrit que l'Iran avait apporté des réponses "en cohérence" avec les découvertes faites par l'Agence, et que la coopération de l'Iran avec l'Agence avait connu un certain progrès. Cette fois-ci, cherchera-t-il à absoudre le régime iranien ?
 
Au sein de l'AIEA, de forts tiraillements sont apparus. Une équipe d'inspecteurs s'est rendue la semaine dernière en Iran pour tenter d'éclaircir des points restés litigieux, portant essentiellement sur le volet de la militarisation (plans de fabrication d'une ogive nucléaire, traces d'uranium hautement enrichi découvertes sur un site relevant des structures militaires iraniennes).
 
Selon une source au sein de l'Agence, qui réclame l'anonymat, les chefs d'unités de l'équipe d'inspecteurs sont "mécontents" et expriment en privé "une incompréhension" face à ce qu'ils perçoivent comme une intention de M. ElBaradei d'accorder un blanc-seing à Téhéran. "Il veut clore le dossier", regrette cet officiel, "en dépit des incohérences qui persistent dans les explications fournies par les Iraniens et en dépit du fait que les informations qu'ils ont livrées ne sont pas complètes."
 
L'objectif poursuivi par l'Iran, dans le cadre du "plan de travail" avec l'AIEA, a été de tenter de priver le Conseil de sécurité de toute légitimité sur ce dossier, qui a donné lieu à des résolutions votées sous le chapitre VII de la Charte de l'ONU, invoqué en cas de menace sur la "sécurité internationale". En septembre 2007, lors d'un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait déclaré que, pour lui, le dossier était "clos".
 
Mohamed ElBaradei, estiment les diplomates occidentaux, a fait trop de concessions aux Iraniens en acceptant que l'accent soit mis avant tout sur les questions relevant des activités nucléaires passées, et en minimisant les zones d'ombre qui persistent sur le programme iranien. Ils soulignent que le dossier restera au sein du Conseil de sécurité quoi qu'il en soit.
 
Ils invoquent pour cela plusieurs raisons. D'une part, seule une décision des grandes puissances pourrait l'en retirer, ce qui apparaît bien peu probable - d'autant que les Russes ont récemment opté pour ne pas relâcher la pression sur Téhéran. La Russie, tout en achevant en janvier de livrer le combustible pour la centrale nucléaire qu'elle construit dans le sud de l'Iran à Bouchehr, a commenté que ces fournitures rendaient encore plus injustifiable la mise en place par Téhéran d'un cycle national de fabrication de combustible. D'autre part, pour que le dossier iranien soit clôturé par l'AIEA, il faudrait qu'une telle procédure soit clairement avalisée par le Conseil des gouverneurs.
 
Par ailleurs, une autre ligne de défense est mise en avant par les diplomates occidentaux, en riposte à la tactique de M. ElBaradei : dans son dernier rapport, en novembre 2007, le directeur de l'Agence, constatait lui-même que la connaissance qu'a l'AIEA des activités de l'Iran va en se réduisant. Téhéran, depuis deux ans, n'autorise en effet plus d'inspections larges et inopinées de ses installations, et l'accès des inspecteurs internationaux à certains responsables du programme iranien a été des plus limité. Comment, dans ces conditions, l'AIEA pourrait-elle émettre un rapport positif ?
 
Enfin, souligne-t-on côté occidental, il reste deux points importants sur lesquels l'Iran continue de refuser d'accéder aux demandes de l'ONU : la suspension de l'enrichissement d'uranium, et l'application du protocole additionnel de l'AIEA, qui permettrait, justement, des inspections larges.
 
L'Iran poursuit, pendant ce temps, ses travaux nucléaires, avec, semble-t-il, un début d'installation, dans l'usine d'enrichissement de Natanz, de centrifugeuses de "deuxième génération" qui permettent théoriquement de fabriquer de la matière fissile dans des délais rapides. Vendredi 8 février, les Etats-Unis ont officiellement mis en garde Téhéran contre une telle accélération du programme.
 
La dispute entre les Occidentaux et M. ElBaradei intervient au moment où le traitement diplomatique du dossier iranien a été compliqué par le rapport du Renseignement américain, publié en décembre, faisant état d'un "arrêt" en 2003 du volet nucléaire militaire iranien. En visite à Washington, fin janvier, le ministre français de la défense, Hervé Morin a publiquement émis des doutes sur un tel arrêt.
 


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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 22:03
L'UE demande à Idriss Déby la libération des chefs de
 
l'opposition tchadienne
 
LEMONDE.FR avec AFP | 11.02.08 | 20h16  •  Mis à jour le 11.02.08 | 20h18
 
  Le commissaire européen au développement, Louis Michel, a rappelé, lundi 11 février, au président tchadien, Idriss Déby,que ce dernier "s'est porté garant de l'exécution de l'accord politique [du 13 août 2007] et qu'il lui incombe d'apporter des preuves concrètes de son soutien à ce processus par la libération immédiate [des] personnalités de l'opposition politique non armée".
Cet accord, signé entre majorité présidentielle et opposition politique en vue du renforcement démocratique et parrainé par la communauté internationale, est censé permettre l'organisation d'élections libres et transparentes d'ici à 2009.
 
 
Selon des sources concordantes, au moins trois responsables de l'opposition auraient été arrêtés début février après les combats entre rebelles et armée. Il s'agirait de l'ancien chef d'Etat et président du comité de suivi de l'accord du 13 août, Lol Mahamat Choua, le porte-parole de la Coordination pour la défense de la Constitution (CPDC), Ibni Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar, le président de la Fédération action pour la république (FAR). Sans confirmer ces arrestations, le ministre de la sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, a affirmé que les "complices locaux" des rebelles seraient "remis à la justice".
 
 
"CHASSE À L'HOMME"
 
 
Reporters sans frontières dénonce également la "chasse à l'homme" à N'Djamena depuis l'attaque rebelle des 2 et 3 février. Selon l'ONG, "peu après la fin des combats dans la capitale (...) plusieurs journalistes ont échappé à une arrestation par des hommes en tenue militaire, soupçonnés d'être des agents des renseignements généraux".
 
"Dans ce contexte, de nombreux journalistes de la capitale ont fui vers le Cameroun ou le Nigeria voisins, à la faveur des jours d'accalmie ayant suivi l'échec de l'offensive rebelle", rapporte RSF.
Pour l'organisation, "il n'est donc pas illégitime de s'inquiéter sérieusement pour les journalistes, que le pouvoir tchadien a souvent identifiés à l'opposition la plus radicale".
 


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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 22:24
Israël menace de "liquider" les responsables du Hamas
 
Par EuroNews
 
 Des habitants de la petite ville de Sderot sont venus à Jérusalem clamer leur colère après l'attaque de samedi, qui a fait deux blessés graves, dont un enfant de huit ans.
Au même moment, le Premier ministre israélien Ehud Olmert réaffirmait sa ligne de conduite face aux attentats. "Nous allons continuer à viser tous les éléments terroristes. Ceux qui en sont directement responsables mais aussi ceux qui les envoient, qui les téléguident. Et nous ne ferons pas de différence entre les uns et les autres."
Plus explicitement encore, des membres du gouvernement ont déclaré souhaiter qu'Israël remette au goût du jour sa stratégie de "liquidation" de dirigeants politiques et militaires du Hamas. Déclaration d'intention de nature à calmer les esprits à Sderot, où le ministre de la Défense Ehud Barak a été conspué par une population qui trouve que le gouvernement manque de fermeté face au Hamas.
Autre perception de la situation bien évidemment dans la bande de Gaza, où l'on a enterré ce dimanche le responsable local du Hamas tué la veille dans un raid aérien israélien. Tandis que le négociateur en chef palestinien dans les discussions de paix a mis en garde Israël contre une escalade de la violence...
 
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 21:49
Présidentielle : mauvaise passe pour Clinton, McCain à la peine
 
 
WASHINGTON (AFP)
 
 
Hillary Clinton, qui semble piétiner dans sa marche vers la Maison Blanche après une série de défaites face à son rival démocrate Barack Obama, était menacée de nouveaux revers mardi, tandis que John McCain peinait toujours à convaincre les conservateurs républicains
 
Le remaniement durant le week-end de l'équipe de campagne de l'ancienne Première Dame, avec le départ de sa directrice de campagne Patti Solis Doyle, semble illustrer un désarroi.
Hillary Clinton, 60 ans, a enregistré durant le week-end quatre défaites face à son rival de 46 ans, en Louisiane, au Nebraska, dans l'Etat de Washington et dans le Maine. A en croire les sondages, de nouveaux revers l'attendraient mardi dans la capitale fédérale Washington et dans les Etats voisins de Maryland et Virginie.
Le "super mardi" du 5 février, où une vingtaine d'Etats étaient appelés à se prononcer, ne lui a pas apporté la consécration annoncée et elle se retrouve au coude à coude avec Barack Obama pour le nombre de délégués chargés officiellement de désigner le candidat du parti à la convention démocrate de Denver (Colorado) en août.
Selon le site indépendant RealClearPolitics, elle disposait lundi de 1.142 délégués à ce stade (y compris 213 "superdélégués" habilités à changer de candidat), contre 1.146 (y compris 139 "superdélégués") pour M. Obama, sur les 2.025 nécessaires pour emporter l'investiture.
Barack Obama, qui fait campagne sur le thème du changement, a fait tomber 20 Etats dans son escarcelle, contre 11 pour Mme Clinton, qui insiste sur son expérience et a tardé à mettre en avant sa capacité à apporter le changement.
Même si elle a gagné dans les Etats les plus importants en termes de population et de délégués (Californie, New York, New Jersey et Massachusetts), les victoires alignées dernièrement par M. Obama laissent penser que c'est lui qui a le vent en poupe.
L'Ohio et le Texas, deux Etats riches en délégués appelés aux urnes le 4 mars, semblent pour l'instant plutôt favorables à Hillary Clinton - qui doit se rendre à El Paso (Texas) dès mardi.
Mais "plus il y a d'électeurs qui connaissent Obama et son discours de changement, plus ils le soutiennent, ce qui augure bien des prochaines primaires", estimait dimanche le directeur de campagne du sénateur de l'Illinois, David Plouffe.
Hillary Clinton dispose de peu d'options pour changer cette dynamique.
Solide en débat, où elle s'estime à même de faire ressortir l'inexpérience de M. Obama, Mme Clinton a tenté d'imposer un face-à-face par semaine, mais il n'en a accepté que deux d'ici au 4 mars.
Elle espère aussi une victoire le 19 février dans le Wisconsin (nord), où elle espère pouvoir compter sur le soutien des foyers modestes et ouvriers, tandis que M. Obama, attendu dans la ville universitaire de Madison mardi, s'appuierait notamment sur les étudiants.
Mme Clinton fait la chasse aux "super délégués", et tente d'obtenir le soutien de l'ancien candidat John Edwards: "j'ai l'intention de demander à John Edwards de participer à tout ce que je ferai lorsque je serai à la Maison Blanche", a-t-elle dit ce week-end.
La bataille est d'une tout autre nature dans le camp républicain, où le grand favori, John McCain est fragilisé par la méfiance qu'il inspire à la frange la plus conservatrice de l'électorat.
Alors qu'il compte déjà 724 délégués sur les 1.191 requis pour la nomination, M. McCain a été battu ce week-end par son rival conservateur Mike Huckabee (234 délégués) en Louisiane et dans le Kansas, et a gagné sur le fil dans l'Etat de Washington. Il bénéficie cependant de sondages favorables dans le Maryland et en Virginie.
Lundi M. Huckabee a déclaré sur la chaîne de télévision NBC qu'il entendait rester dans la course. "Ce n'est pas sain que notre parti devienne léthargique, dise 'c'est fini' et organise un couronnement au lieu d'une élection", a-t-il dit.
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