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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 20:30

Voltairenet.org est à nouveau en ligne

dimanche 24 août 2008

www.oulala.net

Voltairenet.org est à nouveau en ligne depuis deux jours. Tous les contenus ont été restaurés. Certaines fonctions ne sont pas encore opérationnelles, mais devraient être rétablies dans les prochains jours (moteur de recherche interne, boutique, librairie, abonnements).

Comme vous pouvez le constater le site est désormais d’une extrême rapidité, quelque soit l’endroit du monde d’où vous le consultez. Le serveur est en effet un des plus performants sur le marché. En fait, votre rapidité de connexion dépend maintenant de celle de votre terminal.

Dès que les listes de diffusion seront rétablies, nous adresserons un message d’explication à nos lecteurs.

Nous reprendrons également les envois de documentation, pour ceux de nos collaborateurs qui utilisent ce service.

Les messageries mails en @voltairenet.org et en @axisforpeace.net seront prochainement rétablies. Il est cependant probable que leur mémoire ne pourra pas être restaurée.

Les 11 autres sites que nous éditons seront remis en ligne l’un après l’autre. L’opération devrait nécessiter encore une dizaine de jours.

Amicalement,
Thierry Meyssan

 

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 20:25

L'Italie va verser 5 milliards de dollars à la Libye en dédommagement de la colonisation

 

BENGHAZI (AFP)


 
L'
Italie a présenté samedi ses excuses solennelles à la Libye et s'est engagée à verser à ce pays cinq milliards de dollars sur les 25 prochaines années au titre de dédommagements pour la période coloniale.


"L'accord portera sur un montant de 200 millions de dollars par an durant les 25 prochaines années sous forme d'investissements dans des projets d'infrastructure en Libye", a indiqué le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi à son arrivée à Benghazi, dans le nord-est de la Libye.


Cet accord censé régler le contentieux hérité de plusieurs décennies d'occupation et colonisation au siècle dernier a été signé un peu plus tard par le chef du gouvernement italien et le numéro un libyen Mouammar Kadhafi dans le jardin d'un ancien palais du gouverneur italien de Benghazi, alors sous l'occupation italienne.


"Il est de mon devoir, en tant que chef du gouvernement, de vous exprimer au nom du peuple italien notre regret et nos excuses pour les blessures profondes que vous nous avons causées", a déclaré M. Berlusconi dont les propos étaient traduits en arabe.


Il s'est auparavant incliné devant le fils du héros de la résistance libyenne contre l'occupant italien, Omar Mokhtar, dans un geste symbolique.


"Il s'agit d'un moment historique durant lequel des hommes courageux attestent de la défaite du colonialisme", a déclaré de son côté M. Kadhafi en levant la main en signe de victoire.


"Le peuple libyen a subi une injustice et a été agressé chez lui et il mérite excuses et compensations", a-t-il dit, en présence des ambassadeurs accrédités à Tripoli et des fils et petits-fils des héros de la résistance.


"L'accord doit mettre fin à 40 ans de désaccord. C'est une reconnaissance concrète et morale des dommages infligés à la Libye par l'Italie pendant la période coloniale", avait déclaré M. Berlusconi à son arrivée à Benghazi.


Il a précisé que parmi les projets qui seront financés par son pays figurait la construction d'une autoroute traversant la Libye d'ouest en est, de la
Tunisie à l'Egypte, réclamée par Tripoli.


L'accord prévoit également la construction "d'un très grand nombre" de logements, l'installation d'entreprises italiennes en Libye, des bourses à des étudiants libyens en Italie et des pensions pour des mutilés victimes de mines anti-personnel posées par l'Italie pendant la période coloniale, a dit M. Berlusconi.


Il prévoit aussi une coopération dans la lutte contre l'émigration clandestine.


L'Italie réclame davantage d'efforts de la part de la Libye pour lutter contre l'immigration clandestine, mais une telle coopération achoppait sur les compensations réclamées par Tripoli pour plus de trente ans d'occupation italienne de 1911 à 1942.


M. Berlusconi avait emmené avec lui à Benghazi la "Vénus de Cyrène", magnifique statue sans tête du IIe siècle après JC découverte en 1913 par des archéologues italiens sur le sol libyen.


La statut a été officiellement remise par M. Berlusconi au colonel Kadhafi à l'issue de la signature de l'accord.


La visite de M. Berlusconi a coïncidé avec les festivités marquant le 39e anniversaire de la révolution libyenne, le 1er septembre 1969, qui a porté au pouvoir le colonel Kadhafi.


L'accord sur les compensations signé par la Libye et l'Italie intervient deux semaines après la signature d'un accord sur les indemnisations des victimes américaines et libyennes du conflit entre les deux pays dans les années 1980.


A Rome, l'association des rapatriés italiens de Libye a fait part de son indignation sur le montant des dédommagements.


L'association se bat depuis 38 ans pour obtenir de l'Etat italien une loi de compensation en faveur des milliers d'Italiens chassés de Libye par le colonel Mouammar Khadafi en 1970.

 

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 19:06

La guerre dans le Caucase   


www.lariposte.com



Le 7 août, les forces armées de la République de Géorgie ont envahi l’Ossétie du Sud. Cependant, les forces géorgiennes n’ont pas réussi à prendre la capitale de l’Ossétie du Sud, Tskhinvali, et n’ont pas réussi à sécuriser ne fut-ce qu’une partie du territoire aux alentours. Dès le lendemain matin, l’armée russe est intervenue à son tour. En l’espace de 48 heures, elle a repoussé l’armée géorgienne hors d’Ossétie du Sud – la poursuivant, sur terre et dans les airs, jusqu’à Gori, en territoire géorgien.

Face à la déroute complète de l’armée géorgienne, le Pentagone a appelé à la « cessation des hostilités » – comme si l’administration Bush n’y était pour rien. Or, en réalité, il est totalement inconcevable que le Pentagone n’ait pas été informé des préparatifs géorgiens, comme le prétendent les médias occidentaux. La présence de bases militaires, de commandants et autres « spécialistes » américains en Géorgie signifie que le Pentagone était non seulement au courant, mais sans doute aussi pleinement impliqué dans ces préparatifs.

L’Ossétie du Sud, tout comme l’Abkhazie, est un territoire dont la Géorgie voudrait retrouver le contrôle. La Russie s’y oppose, car la position de l’Ossétie du Sud comme protectorat de facto de la Russie – 90% de sa population est de nationalité russe – lui donne, en cas de besoin, une base d’opérations militaires contre la Géorgie et contre l’ensemble du Caucase, une région de très haute importance stratégique, entre la mer caspienne et la mer noire. Du côté américain, la Géorgie, qui s’apprêtait à intégrer l’OTAN, est considérée comme un rempart contre les intérêts russes dans la région, mais aussi comme une base d’opérations contre l’Iran.

Compte tenu de la faiblesse relative de l’armée géorgienne – qui ne possède que neuf avions militaires –, on peut s’étonner qu’elle se soit lancée dans une aventure de ce genre. C’eut été un acte de pure folie si elle n’avait pas reçu l’assurance préalable du soutien des Etats-Unis. De telles assurances existaient, sans doute. On ne peut retenir l’hypothèse que soutiennent de nombreux « analystes » de la presse capitaliste, selon laquelle la Géorgie se serait lancée de son propre chef dans cette guerre en ayant à l’idée qu’une réaction russe « forcerait la main » des puissances occidentales, les obligeant à intervenir du côté de leur allié georgien. Les autorités militaires américaines étaient certainement partie prenante de la préparation de cette offensive.

L’erreur du Pentagone, comme du gouvernement géorgien, fut de sous-estimer la réaction de la Russie. Ils ne s’attendaient manifestement pas à une réaction aussi immédiate et foudroyante de la part de la Russie. L’indépendance du Kosovo – en réalité, sa transformation en un satellite américain – et la tentative d’intégrer à l’OTAN l’ensemble des Etats de la frontière occidentale de la Russie, n’ont produit que des protestations et des mises en garde de la part du Kremlin. Dès lors, le régime géorgien et les « faucons » de l’administration Bush ont pensé qu’il en serait de même cette fois-ci. Ce fut une grave erreur. La défaite de la Géorgie en Ossétie du Sud – comme la défaite d’Israël au Liban, en 2006 – lui interdit toute nouvelle tentative d’invasion. Et comme c’est le cas en Israël, cette débâcle ne manquera pas d’affaiblir la position de la classe dirigeante géorgienne, sur le plan intérieur.

Le lancement de cette aventure n’est pas sans rapport avec les profondes divisions qui traversent la classe dirigeante américaine, ainsi que l’administration gouvernementale et militaire. Avec l’effondrement du dollar, la crise du secteur bancaire et du crédit, la baisse de la production, l’endettement massif et les déficits commerciaux abyssaux, l’économie américaine est en train de sombrer dans la récession. Même pour une puissance aussi colossale que l’impérialisme américain, les 5 milliards de dollars par mois qui disparaissent dans le gouffre des guerres en Irak et en Afghanistan sont insoutenables, d’autant que les Etats-Unis sont en train de perdre ces guerres. D’un côté, les « faucons » de l’administration militent pour la poursuite de ces conflits, convaincus que le retrait des forces américaines porterait un coup majeur aux intérêts de l’impérialisme américain au Moyen-Orient (ce qui est exact). Ils poussent aussi pour une politique agressive à l’égard de l’Iran et de la Syrie, et donc de la Russie. Mais d’un autre côté, une partie – et sans doute la majorité – de la classe capitaliste américaine comprend qu’il faut se désengager de l’Irak et, à terme, de l’Afghanistan, faute de quoi les problèmes économiques à l’intérieur et l’instabilité sociale au Moyen-Orient ne feront que s’aggraver.

Or, pour que les Etats-Unis quittent l’Irak dans les « meilleures conditions », de leur point de vue, ils ont besoin d’un accord préalable avec l’Iran et la Syrie. Alors que Bush s’orientait vers une agression militaire contre l’Iran, les services secrets américains ont organisé une « fuite » établissant que l’Iran ne risquait pas de se procurer l’arme nucléaire, ni à court terme, ni dans un avenir prévisible. Cela a ruiné le « dossier » que les faucons de l’administration Bush commençaient à constituer contre l’Iran, sur le modèle des « armes de destruction massives » de Saddam Hussein. Cette « fuite » ne devait rien au hasard. C’était une tentative de freiner la folie belliqueuse de Bush et de ses proches. Et ce sont ces derniers qui poussent à l’attisement des tensions dans le Caucase.

Le Caucase est une région d’une importance stratégique majeure pour les Etats-Unis. La Géorgie et l’Azerbaïdjan recouvrent la bande de territoire située entre la Mer Caspienne et la Mer Noire. Le pétrole et le gaz sont acheminés à partir de Bakou, en Azerbaïdjan, sur la côte occidentale de la Mer Caspienne, en passant par Tbilissi, la capitale géorgienne, jusqu’aux villes portuaires de Soupsa, sur la Mer Noire, et de Ceyhan, sur la Méditerranée. Le contrôle de ce territoire est donc d’une importance absolument vitale pour les Etats-Unis. L’impérialisme américain doit s’assurer du maintien de régimes à sa botte en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Turquie, faute de quoi son accès aux hydrocarbures de la Mer Caspienne serait menacé. Il s’agit également de contrer les alliés de la Russie dans la région et au Moyen-Orient, dont notamment l’Iran, la Syrie et l’Arménie.

La Russie est une superpuissance importante, et l’impérialisme russe ne peut pas se permettre d’assister passivement à l’expansionnisme américain dans le Caucase. Les « droits des minorités nationales », que le Kremlin évoque pour justifier ses incursions en territoire géorgien, ne sont qu’un prétexte bien commode. Pas plus qu’à l’époque des Tsars ou de Staline, l’actuel régime russe n’a que faire du sort des minorités nationales. Celles-ci ne sont que la petite monnaie de sa lutte pour défendre et étendre les zones d’influence de l’impérialisme russe dans le Caucase et ailleurs. La Géorgie est un Etat instable, dont l’autorité ne s’étend guère très au-delà de la capitale. Sur une population de 5 millions d’habitants, 30% est composée de Russes, d’Arméniens, d’Azéris, d’Ossètes, d’Abkhazes et de Grecs. Les enclaves d’Adjarie, sur la frontière turque, de Djavakhétie (de population arménienne) et de Pankissi (tchétchène) échappent à son contrôle, et constituent, pour le Kremlin, autant de leviers à manipuler pour faire pression sur le régime géorgien. En 1992, la Russie est intervenue pour obtenir l’indépendance de l’Abkhazie – provoquant l’exode de plus de 250 000 Géorgiens – et celle de l’Ossétie du Sud, même si elle n’est pas officiellement reconnue.

Le « plan de paix » présenté par Nicolas Sarkozy n’est qu’une immense plaisanterie. Le président français « se félicite » – son passe-temps préféré – de l’acceptation de ce plan par les deux parties. Mais pour montrer à Sarkozy et à l’Europe qu’il n’attachait aucune importance au « plan de paix », le Kremlin avait déjà décrété un cessez-le-feu avant l’arrivée de Sarkozy à Moscou – cessez-le-feu que Poutine choisira ou non de respecter, à sa guise. « Plan de paix » ou pas, tous les objectifs militaires des Russes avaient déjà été atteints, de toute façon. Quant à la Géorgie, le « plan de paix » ne lui procure absolument aucun avantage, et ne fait qu’entériner sa défaite. La Russie sait qu’elle peut agir en toute impunité dans la région, pour la simple raison que toutes les « garanties » dont bénéficie la Géorgie de la part des Etats-Unis et des puissances européennes ne valent même pas le papier sur lequel elles sont écrites. Les Etats-Unis, éperdument enlisés en Irak et en Afghanistan, ne disposent simplement pas des moyens militaires nécessaires pour une intervention contre la Russie. Quant à l’Europe, l’idée que des forces armées européennes puissent « maintenir la paix » au détriment des intérêts de la Russie est tout simplement risible.

De manière générale, cette guerre démontre que la Russie impérialiste commence à chauffer ses muscles. Les moyens militaires dont disposent les Etats-Unis sont importants. Mais ils ont leurs limites, et celles-ci sont aujourd’hui atteintes. Au Caucase, les ambitions expansionnistes des « faucons » de l’administration américaine resteront lettre morte. Ils n’ont plus aucune force d’intervention terrestre capable de contrer la Russie, qui entend bien affirmer sa présence et faire la démonstration, si nécessaire, de sa puissance. C’est une leçon qui s’adresse tout autant à la Géorgie qu’aux pays baltes, à l’Ukraine, à la Pologne et à la République Tchèque. C’est aussi un avertissement à l’actuel et au futur occupant de la Maison Blanche au sujet de l’installation d’un « bouclier anti-missile » américain, en Pologne. Sous prétexte de protéger le monde occidental contre une prétendue « menace iranienne », ce dispositif militaire vise essentiellement la Russie.

La guerre entre la Russie et la Géorgie est, des deux côtés, une guerre réactionnaire. Elle n’a rien à voir avec les droits nationaux des Ossètes, ni avec ceux des Géorgiens. C’est une lutte pour une nouvelle répartition des sphères d’influence entre puissances capitalistes, une lutte impérialiste pour le contrôle des voies de communication et de commerce. Le nationalisme, en Géorgie, chez les Ossètes, les Abkhazes et les autres minorités de la région, n’offre aucune issue. Notre combat doit être d’unir les travailleurs de toutes les nationalités et de tous les pays dans une lutte commune pour le renversement du capitalisme et la création d’une fédération socialiste du Caucase et de la Russie, dans laquelle les minorités seraient libres de toute forme de discrimination nationale, sociale ou politique.



Greg Oxley, PCF Paris
Publication : vendredi 15 août 2008


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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 18:57


 

D'abord un mot pour souligner que la signature de la  pétition  de la lettre aux états majors syndicaux prend de l'essor (2800 signatures malgré la période estivale). Ce nombre et la diversité des signataires indiquent que la démarche proposée est de plus en plus partagée dans le pays.

Durant l'été cependant, le gouvernement (avec ses parrains du Medef et de l'UE) a encore accéléré le démantèlement des acquis populaires, y compris ceux de 36 et de 45 : flicage des chômeurs, casse de la  sécu, des retraites, surveillance systématique des acteurs du mouvement social, réforme constitutionnelle après l'imposition du traité de Lisbonne, engagement de la privatisation de la Poste, casse de la durée légale du travail, contre-réformes des lycées, annonce de plans (anti)sociaux comme à Renault, hausse des prix de base et compression des salaires.... Sans oublier l’approfondissement de l’offensive impérialiste menée conjointement par les EU et l’UE (Afghanistan,Géorgie/Ossétie, Iran...)

Dans ces conditions, alors que le mécontentement augmente graduellement dans notre pays (où cette année, plus de 47 % des Français n'ont pas pu prendre de congés, pourtant bien mérités), l’alternative pour les directions syndicales est clairement posée, ou bien continuer à protester au coup par coup en refusant de mettre en cause une politique de classe menée par le gouvernement et les institutions européennes, ou mettre en avant et soutenir la nécessité, vitale pour le monde du travail, de s'organiser pour construire une offensive puissante et coordonnée, afin de mettre, dans un premier temps, un coup d'arrêt à la paupérisation de tous les travailleurs de France et à la privatisation des biens publics, en infligeant à Sarkozy et à ses mandataires du grand capital et de l'Union européenne une défaite majeure sur leurs contre-réformes, et en leur arrachant même de nouvelles conquêtes sociales de progrès.

Malheureusement, dans la ligne du « syndicalisme rassemblé », on ne perçoit du côté des directions syndicales aucune volonté de rassembler les résistances et les luttes contre l’ennemi commun et ce sont toujours les mobilisations isolées qui sont à l’ordre du jour, sans perspective de convergence : 3 septembre pour les cheminots, 11 septembre pour les enseignants, 7 octobre…

Pourtant, dans de nombreuses entreprises, des luttes offensives se développent, en particulier sur la question des salaires, qui permettent d'obtenir localement des acquis importants. Ces succès nous montrent que lorsque l'offensive est le guide, les résultats sont là. Ce que le syndicat organise et obtient au niveau local, les confédérations ont pour mission de l'obtenir nationalement en travaillant à instaurer, à partir des luttes « à la base », un rapport de force global qui contraigne le pouvoir à céder, à l'instar de ce qui se passa en 1968.

Dans ce contexte, c’est bien à partir de « la base », des syndicats et des militants de terrain que nous devons nous organiser pour construire et imposer la perspective du « tous ensemble en même temps ». Cette bataille est l’axe central de la pétition que nous avons lancée il y a bientôt 4 mois afin de défendre le syndicalisme de classe et de masse qui cherche à « faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse. » Elle suppose évidemment, pour les syndiqués, d'intervenir dans et à partir des syndicats,  de convaincre de la nécessité de se syndiquer et de réaliser de nouvelles adhésions, mais aussi de consolider les liens entre syndicats de différents secteurs ou régions qui se retrouvent sur des bases de classes, en particulier dans la CGT et à un degré moindre, dans la FSU, qui sont les deux organisations les plus importantes pour les travailleurs.

Bien sûr, ne nous le cachons pas, nous ne devrons pas faire l'économie du débat, sinon du conflit, avec les directions pour le contrôle et l’orientation des organisations syndicales afin que les travailleurs puissent se réapproprier un outil syndical aujourd’hui dirigé par le courant réformiste confédéral plus proche des salons ministériels que des ateliers, des bureaux ou des écoles. Nous refusons de laisser le réformisme triompher dans les syndicats. Nous refusons aussi d'abandonner aux mains de quelques-uns, les outils de classe que nous avons tant peiné pour avoir, et dont l'existence a coûté parfois si cher aux travailleurs.

Or, les directions syndicales et leurs mots d’ordre continuent d’influencer de larges couches de travailleurs. L’étape actuelle semble donc être le développement d’un immense travail de conviction et d'organisation dont nous ne sommes qu’au commencement. Peut-être pouvons-nous d’ores et déjà proposer un objectif qui peut paraître modeste mais qui constituerait un réel progrès : la constitution, à l’intérieur de chaque organisation syndicale, de collectifs pour l'inter professionalisation, pour l'unité syndicale, avec l'aide de tous les  syndicalistes et militants de classe, cherchant à mener la bataille pour le « tous ensemble en même temps », contre le syndicalisme d'accompagnement, collectifs qui pourraient éventuellement se retrouver ultérieurement dans un regroupement intersyndical au niveau national. Avec à la clé une grande rencontre nationale en novembre sur le syndicalisme de classe qui aurait pour but de constituer une interprofessionnelle-intersyndicale de la lutte des classes.

A cet égard, les nombreuses réunions prévues ou en préparation dans tout le pays constituent des éléments très encourageants. Tout en poursuivant l'effort de diffusion de notre « lettre ouverte » (notamment, comme le propose un intervenant sur notre forum, en distribuant « cette lettre dans les manifestations en septembre ainsi que dans les marchés des petites et grandes villes »), faisons le maximum pour assurer le succès des ces rencontres qui seront des moments clés pour définir la suite de notre travail, ses formes et ses modalités d’intervention publique (par exemple lors de la journée du 7 octobre où nous pourrions intervenir avec des banderoles ou du moins des dizaines de milliers de tracts avec les signatures les plus significatives à remettre dans les mains des travailleurs).

Fraternellement. Benoit Foucambert.


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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 18:48
Des contrats de vente d'armes et de formation liaient l'état juif à la Géorgie


LE MONDE | 30.08.08 | 15h37  •  Mis à jour le 30.08.08 | 15h37


a photo figurait en "une" de l'édition anglaise du quotidien israélien Haaretz en date du 11 août. On y voyait un ancien membre de l'unité d'élite israélienne Sayeret Matkal, le visage flouté, en train de former des soldats de l'armée géorgienne, quelque part dans les collines du Caucase. Ce cliché souvenir, pris quelques mois plus tôt, dévoilait un secret de polichinelle : l'implication de la nébuleuse israélienne de consulting militaire dans la modernisation de l'armée géorgienne.

 


Ironie de l'histoire, le jeune instructeur présent sur le cliché avait été recruté par la firme Defensive Shield dirigée par le général de réserve Gal Hirsh, l'un des responsables du fiasco israélien au Liban sud durant l'été 2006. Commandant de la brigade de Galilée lors du kidnapping par les miliciens du Hezbollah de deux soldats israéliens – incident qui déclencha le conflit –, Gal Hirsh avait été poussé à la démission peu après l'arrêt des combats. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, n'a pas hésité à se moquer du fait qu'Israël exporte en Géorgie ses "généraux ratés", allant jusqu'à leur imputer la défaite des forces géorgiennes.



Dans les faits, les troupes de la petite république caucasienne n'avaient aucune chance face au rouleau compresseur russe. Mais la présence de ses consultants sur le sol géorgien, quelques semaines avant le début du conflit, n'en finit pas d'embarrasser l'Etat juif, soucieux de ne pas compliquer ses relations avec Moscou dans le dossier iranien. La gêne est d'autant plus grande que l'aide israélienne est allée bien au-delà des juteux contrats de formation assurés par Defensive Shield ou par Global CST, une autre firme dirigée par un général de réserve, Israël Ziv. Drones, systèmes de télécommunication, tourelles de blindés, obus et roquettes : en dix ans, le montant des ventes d'équipements militaires israéliens à Tbilissi oscille, selon les estimations, entre 300 et 500 millions de dollars.



Certes, présageant l'imminence d'un conflit avec la Russie, le ministère des affaires étrangères israélien avait ordonné, à la fin de l'année 2007, de réduire ce genre d'exportations, qu'il supervise. Un contrat de vente de chars Merkava, l'un des fleurons de l'armée israélienne, avait été annulé. Les activités de Defensive Shield et de Global CST avaient cessé au début de l'été. Après le début de la guerre, le ministère avait même recommandé un gel complet de toutes les ventes d'armes à la Géorgie.



Mais ce coup de frein est intervenu trop tard. Le 19 août, le chef d'état-major adjoint russe, le général Anatoly Nogovitsyn, maugréait, lors d'une conférence de presse à Moscou, qu'"Israël a armé l'armée géorgienne". Quelques jours plus tôt, le bouillant président géorgien Mikheïl Saakachvili, pas gêné de forcer la main de ses alliés, avait lui-même déclaré que "les armes israéliennes se sont montrées très efficaces".



Depuis, les dirigeants israéliens marchent sur des œufs. "Les Russes vendent beaucoup d'armes à l'Iran et à la Syrie, et il n'est pas nécessaire de leur fournir une excuse pour la vente d'armes encore plus sophistiquées", expliquait un haut responsable, cité par le Haaretz. Dans le collimateur des experts, les redoutables missiles sol-air S300 que Téhéran s'efforce d'obtenir auprès de Moscou. Installées sur le sol iranien, ces batteries rendraient tout raid contre ses installations nucléaires extrêmement risqué. De quoi faire réfléchir les marchands d'armes israéliens.

 


Benjamin Barthe


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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 18:34

France : le quotidien l’Humanité au bord de la
faillite

Par Pierre Mabut


www.wsws.org


Le quotidien français l’Humanité, historiquement lié à la politique du Parti communiste français (PCF) n’est pas paru les 15 et 16 août, en pleine crise grave et potentiellement fatale. Dans son numéro du 14 août le journal expliquait que « dans le cadre du plan de sauvegarde face aux difficultés qui menacent l’existence même de notre journal, l’Humanité ne paraîtra pas ces vendredi 15 et samedi 16 août. »


Le tirage du quotidien a connu un déclin très important ces dernières années, parallèlement au déclin du nombre d’adhérents du PCF. Les événements entourant cette dernière crise ont été soulignés par le directeur de la publication Patrick Le Hyriac dans son appel aux lecteurs  « pour sortir le journal de l’impasse financière dans laquelle il a été placé du fait de la non-réalisation de la vente de son immeuble mi-juillet. »


Afin de rembourser ses dettes, estimées à 8 millions d’euros, le journal avait mis en vente son siège social, l’année dernière, pour la somme de 15 millions d’euros. L’immeuble, conçu par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer en 1989 et situé à Saint Denis, autrefois un solide bastion du PCF dans la banlieue nord de Paris, avait trouvé un acquéreur qui avait promis de finaliser la vente en juillet. Le Hyaric explique que le resserrement du crédit provoqué par la crise financière mondiale a rendu l’acquéreur incapable de payer. Entre temps, les 240 membres du personnel ayant déménagé dans de nouveaux locaux en juin, le journal se trouve à présent dans le besoin urgent de trouver 2 millions d’euros pour survivre.


Le Hyaric a lancé une large souscription: « Ne laissons pas affaiblir ou bâillonner la voix de l’Humanité au moment où nos concitoyens ont plus que jamais besoin d’une information plurielle. » Faisant référence au forum de discussion du président Sarkozy prévu pour septembre prochain et visant à « aider » la presse, Le Hyaric a plaidé, « Nous voulons que ces états généraux se traduisent par des moyens pour le pluralisme de la presse, pour défendre les quotidiens, pour créer les conditions pour qu’ils vivent, pour une nouvelle réflexion sur les aides à la presse. »


Comme l’Humanité représente le pilier gauche de l’establishment médiatique français, la souscription lancée par les sympathisants de l’Humanité s’adresse en grande partie à l’Etat bourgeois. Patrick Kamenka, qui écrit pour le syndicat de journalistes SNJ-CGT, lié au PCF, dénonce que « Ni le chef de l'Etat, ni le ministre de la Culture, ni les grands médias se sont exprimés. Encore une fois l’Humanité se meurt dans l'indifférence générale. Hormis la mobilisation des lecteurs de l’Humanité, c'est le silence radio du côté des penseurs officiels et des idéologues (...) qui ne visent qu'à renforcer les grands groupes de presse multimédia alliés du pouvoir.»


Cet appel est tout particulièrement cynique car l’Humanité s’appuie déjà de façon substantielle, pour son financement, sur les grands groupes de médias, du fait qu’elle a depuis longtemps abandonné tout effort de compter financièrement sur une base ouvrière. La chaîne télévisée privée TF1 et le Groupe Hachette, propriétés de Lagardère, nabab des médias et de l’armement, détient 20 pour cent du capital de l’entreprise conjointement avec la filiale Humanité Investissement Pluralisme. Les 40 autres pour cent du capital de l’Humanité sont détenus par diverses associations de lecteurs et d’amis de l’Humanité et les 40 pour cent restant sont détenus par des membres du PCF.


Dans un effort pour survivre, le quotidien s’est tourné ces dernières années vers des couches plus larges des classes moyennes de gauche autour des Verts, des féministes, des mouvements militants anti-OGM, des sections du Parti socialiste à la rhétorique gauchisante et de tous ceux qui adoptent une étiquette « antilibérale », y compris des individus attirés par l’« anticapitalisme » de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR.) Le quotidien a officiellement renoncé à la prétention d’être la voix du PCF en 1999, après que la fin de l’Union soviétique ait mis au goût du jour parmi les cercles gauchistes les propos sur la fin du socialisme.


Que l’Humanité dépende aujourd’hui de dons de la bourgeoisie et de l’intervention de grandes entreprises est à mille lieux des principes initiaux du quotidien quand il avait été lancé le 18 avril 1904 par Jean Jaurès, le social démocrate pacifiste, dont le premier éditorial stipulait la nécessité de l’indépendance financière.


Le quotidien avait ensuite suivi la majorité des membres du Parti socialiste, qui avaient décidé après le Congrès de Tours de 1920 de fonder la section française de l’Internationale communiste, qui devait prendre plus tard le nom de Parti communiste français (PCF.) Tombant de plus en plus sous le contrôle des Staliniens au cours des années 1920, son sort a en grande partie reflété celui du stalinisme français.  


A la fin de la Seconde guerre mondiale, lorsque le PCF jouissait d’un grand prestige populaire du fait de son rôle dans la coordination de la résistance armée à l’occupation nazie, l’Humanité tirait à 400 000 exemplaires et le PCF était le parti politique le plus important de France. Substantiellement affaibli par sa politique perfide après la guerre, notamment son imposition d’une politique interdisant la grève après la Libération et sa trahison de la grève générale de 1968, le soutien au parti est tombé en chute libre avec sa participation à des gouvernements bourgeois et suite à la dissolution de l’URSS.


Depuis sa participation à des gouvernements de « gauche plurielle » avec le PS sous la présidence de François Mitterrand en 1981-84 et du président droitier Jacques Chirac 1997-2002, le PCF a perdu 600 000 membres et 15 000 élus. Le tirage de l’Humanité est à présent au-dessous de 50 000 exemplaires. Le « pluralisme » du PCF a signifié la cohabitation avec la bourgeoisie française, ce qui a coûté au parti et à sa presse le soutien des travailleurs, et notamment des jeunes, tandis que le PCF présidait au chômage de masse et à la destitution sociale dans de nombreuses villes sous son contrôle ces 30 dernières années.


Lors des élections présidentielles de 2002, Marie-George Buffet, future dirigeante du PCF, avait déclaré dans l’Humanité (21/2/2002) avant le premier tour des élections: « Depuis 1997, malgré un travail important, avec un apport utile des communistes dans la majorité plurielle, des femmes et des homes constatent que décidemment la politique ne transforme pas leur quotidien. » Avec une conclusion pareille, on comprend que Robert Hue, candidat du PCF n’ait recueilli que 3,37 pour cent des voix.


Juste avant le second tour des élections, où le choix qui s’offrait était entre le président sortant, Jacques Chirac du parti droitier au pouvoir l’UMP et le néofasciste d’extrême-droite Jean-Marie Le Pen (ou l’abstention), le PCF avait donné un sens nouveau au concept de « majorité plurielle » en mobilisant pour soutenir Chirac, placardant les murs de France d’affiches appelant à « voter Chirac. » Ce dernier avait finalement remporté l’élection et un mandat pour attaquer le niveau de vie des travailleurs. Le fruit de ces trahisons s’est révélé lors des dernières élections présidentielles en 2007, où la candidate du PCF, la secrétaire générale Marie-George Buffet a vu son score atteindre le plus bas record de 1,93 pour cent.


Plus la crise économique et sociale met en évidence la lutte des classes et plus le PCF et l’Humanité virent à droite pour défendre le « pluralisme de la presse » et une « gauche plurielle » afin de maintenir le statu quo et empêcher que ne se forme un mouvement de la classe ouvrière qui soit indépendant. Bien que ce rôle se soit à présent étendu à la LCR, allié de longue date du PCF, rôle de soupape de sécurité pour le capital français en crise, le besoin qu’a l’élite dirigeante française de maintenir un semblant de presse d’opposition signifie que l’on peut s’attendre à ce que les jours de L’Humanité ne soient pas tout à fait comptés.


Dans l’attente de l’intervention généreuse d’hommes d’affaire pour recapitaliser le journal et de l’aide de l’Etat grâce au président Sarkozy, le journal espère se maintenir à flot grâce à des dons et aux recettes qu’elle collectera lors de sa fête annuelle de septembre qui jouit encore d’un large succès notamment parmi les gauchistes de toutes sortes.

(Article original paru le 23 août 2008) 

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 20:44

GAZA : DEUX BATEAUX AYANT BRISÉ LE BLOCUS REPARTENT À CHYPRE

 

 

www.enfantsdepalestine.org  

Des militants pro-palestiniens qui ont brisé symboliquement par la mer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza sont repartis jeudi pour Chypre à bord de deux bateaux, en emmenant sept des Palestiniens bloqués dans le territoire.

Les deux bateaux de pêche, "Free Gaza" et "SS Liberty", arrivés samedi au port de Gaza avec 44 militants à bord, ont appareillé du port de Gaza vers 12H30 GMT.

Neuf militants qui ont décidé de rester plus longtemps à Gaza n'ont pas embarqué alors qu'un dixième, un Américain, devait tenter de se rendre en Israël jeudi par le terminal routier d'Erez, a indiqué le Mouvement "Liberté pour Gaza (Free Gaza)", qui a organisé le voyage.

Sept Palestiniens, notamment des étudiants inscrits dans des universités étrangères incapables de quitter Gaza en raison du blocus et des malades, se sont joints aux militants sur les bateaux, selon la même source.

Parmi eux figure Saëd Misleh, 12 ans, amputé d'une jambe il y a plus deux ans après avoir été blessé dans l'explosion d'un obus israélien.

"Je vais à Chypre pour me faire poser une prothèse", a dit le garçon à l'AFP.

"Les menaces israéliennes d'intercepter les bateaux ne nous font pas peur. On va briser le blocus pour que mon fils ait son prothèse", lance son père, Khaled Misleh, qui l'accompagne.

Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, a salué les militants dans le port avant leur départ. Il a leur symboliquement remis des passeports diplomatiques palestiniens.

"Votre venue à Gaza récompense l'endurance du peuple palestinien face à l'occupation", a-t-il dit.

"En venant à Gaza, nous avons constaté l'ampleur du drame et des souffrances vécus par sa population. Ce qui se passe ici est un véritable crime de guerre", a pour sa part indiqué à l'AFP l'une des organisatrices, Houwaida Arraf.

Moushir Al-Farra, l'un des militants, a affirmé que l'objectif du voyage avait été atteint.

"Nous avons réussi à briser le blocus malgré l'occupation israélienne et sa flotte qui n'a pas été capable de défier les militants pro-palestiniens", a-t-il dit. "C'est la première fois en 40 ans que des bateaux (étrangers) arrivent au port de Gaza".

L'objectif des militants, qu'Israël a laissé gagner les côtes de Gaza samedi, était d'attirer l'attention sur le sort des 1,5 million de Palestiniens qui vivent dans cette enclave pauvre de 362 km2 en bordure de la Méditerranée.

Israël lui impose un blocus depuis juin 2007, après la violente prise de pouvoir par Hamas aux dépens du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas. Ce blocus avait été renforcé en janvier 2008 pour riposter aux tirs de roquettes palestiniennes sur Israël.

De petites embarcations de pêche ont accompagné les deux bateaux battant pavillon grec sur quelques milles au large de Gaza.

"Israël n'a pas le droit d'intercepter ces bateaux. Les Palestiniens doivent avoir les mêmes droits que les autres peuples, comment se fait-il qu'ils sont le seul peuple de la Méditerranée à ne pas avoir accès à leurs eaux ?", s'est interrogé un autre organisateur, Vaggelis Pissias,.

Le seul Israélien ayant fait le voyage depuis Chypre a été appréhendé mercredi par la police à son retour en Israël par le terminal routier d'Erez.

Jeff Halper, un universitaire natif des Etats-Unis, a été détenu près de 24 heures à la prison d'Ashkelon, au sud de Tel-Aviv, les autorités israéliennes lui reprochant d'être entré illégalement dans un territoire considéré comme "hostile", le Hamas étant qualifié de groupe "terroriste".

La majorité des militants, âgés entre 22 ans et 81 ans, sont Américains et Britanniques, y compris Lauren Booth, belle-soeur de l'ex-Premier ministre Tony Blair, le représentant du Quartette pour le Proche-Orient. Celle-ci fait partie de ceux ayant décidé de rester à Gaza.

 

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 20:25

TROUPES FRANÇAISES HORS D'AFGHANISTAN !
MANIFESTATION A PARIS SAMEDI 6 SEPTEMBRE
TOUS PLACE DU CHATELET A 14H30 !


www.europalestine.com


www.enfantsdepalestine.org

    
Nous appelons tous les mouvements, partis, syndicats à se joindre à cet appel à manifester samedi 6 septembre à Paris pour exiger le retrait des troupes françaises et de l’OTAN d’Afghanistan, où elles n’ont RIEN à faire. Un vote sur ce sujet est prévu à l’assemblée nationale le 22 septembre. Il y a urgence ! Ci-dessous le texte de notre appel.

    
Troupes françaises, troupes de l’Otan, quittez l’Afghanistan !


    
L’armée française n’a rien d’autre à faire en Afghanistan que de semer la mort et la désolation dans un pays déjà détruit par trente années d’occupation étrangère et de guerres civiles.


    
Il y a déjà très longtemps que l’armée française ne sert plus à défendre notre pays, au point que le gouvernement vient de mettre fin à la fiction de la "Défense nationale", en décidant la liquidation de la plupart des régiments censés défendre le territoire, pour ne garder que des troupes dédiées aux "opérations extérieures"


    
Opérations extérieures ? En fait de "défense des droits de l’homme" voire, comble de cynisme, de "défense des droits de la femme", il n’y a jamais eu autant d’hommes et de femmes tuées, de veuves et d’orphelins avant que des troupes étrangères envahissent ce pays. Et si nos dirigeants sont si émus par la condition de la femme afghane, pourquoi entretiennent-ils d’aussi bonnes relations avec des pays comme l’ Arabie Saoudite, qui n’ont pas la réputation d’être particulièrement féministes ?


    
Quelle "civilisation" les engins de mort sont-ils en train de défendre ? Quelles leçons de démocratie ont à donner des Etats qui lâchent des bombes sur les populations, qui ont semé le chaos en Indochine, en Algérie, en Afrique comme en Amérique du Sud, sans parler d’Hiroshima et de Nagasaki ? Ils ont détruit l’Irak, mis à sac le Liban et étranglent la Palestine. Pour quel résultat ?


    
Quant au "terrorisme", nos gouvernements ne le combattent pas, il le développent dans le monde entier, en agressant des pays, en semant la terreur. N’oublions pas au demeurant, que ces fameux talibans ont été armés, financés, entraînés par les Etats-Unis et considérés comme des "soldats de la liberté", avant d’être désignés comme des terroristes.


    
Et pas plus que les autres troupes de l’OTAN dont elles font partie, les forces françaises ne participent à une pseudo-"reconstruction" de l’Afghanistan. Si des grosses firmes occidentales raflent des milliards d’euros sortis de la poche des contribuables, le peuple afghan n’en voit pas la couleur. Ainsi à Kaboul, moins de 30% des habitants ont l’eau potable. La misère est telle, après toutes ces années d’’invasions "démocratiques", qu’une partie de la paysannerie afghane est retournée, pour assurer sa subsistance, à la culture du pavot, matière première de la fabrication d’opium et d’héroïne, alors que la culture cette plante avait été éradiquée sous le règne des talibans, avant 2001 !


    
Assez de mensonges ! Comment, dans notre "démocratie", un président peut-il envoyer des troupes dans un pays qui ne nous attaque pas, après avoir affirmé lors de son élection, qu’il était opposé à la présence de troupes françaises en Afghanistan ?


    
Enrôler des jeunes à partir de 17 ans et demi pour aller tuer des milliers d’hommes, des femmes et des enfants est criminel.


    
Mais il y a un moyen simple et immédiat pour que ces volontaires cessent de mourir et de tuer pour une cause qui n’est pas la leur : c’est en quittant, tout de suite, ces pays où ils n’auraient jamais dû aller.


    
A bas la guerre impérialiste !


    
Troupes françaises, troupes de l’Otan, hors d’Afghanistan !

     

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 19:47

Le congrès du PRC, en Italie – Interview de Claudio Bellotti 


www.lariposte.com



Fin juillet, le Parti de la Refondation Communiste (PRC), en Italie, a tenu son congrès national. Il s’est soldé par la défaite des dirigeants – Bertinotti, Vendola, etc. – qui défendaient la perspective d’une dissolution du PRC dans une nouvelle formation de gauche ouvertement réformiste. Avec 52% des suffrages militants, la nouvelle majorité du PRC a rassemblé les partisans des quatre « plate-formes » opposées au liquidationnisme de Bertinotti, y compris celle de nos camarades du journal marxiste Falce Martello (« Faucille et Marteau »). Son rédacteur en chef, Claudio Bellotti, membre de l’exécutif du PRC, répond à nos questions.

La Riposte : Quels furent les principaux clivages politiques, lors du congrès du PRC ?

Claudio Bellotti : Les divergences qui ont donné naissance aux différents textes du congrès remontent, pour partie, au congrès de 2005. A l’époque, par exemple, Falce Martello critiquait déjà la ligne suivie par le parti depuis des années. De fait, nous sommes le seul courant qui, en 2005, s’est clairement opposé à la participation du PRC au gouvernement Prodi – du moins le seul courant qui est resté dans le parti, depuis.

En même temps, l’ancienne majorité du parti a explosé, à la veille du congrès, donnant lieu à plusieurs plate-formes, dont les deux principales étaient celle de Ferrero – désormais secrétaire général – et celle de Bertinotti.

Au congrès, l’un des principaux sujets de discussion portait sur l’avenir du parti : faut-il le maintenir et le renforcer, ou faut-il au contraire le dissoudre dans une nouvelle formation de gauche sans identité marxiste, communiste ou révolutionnaire ? Bertinotti et Vendola proposaient de poursuivre le projet d’un nouveau parti de gauche, dans lequel le PRC devait se dissoudre et former, tout au plus, une « référence culturelle ». A l’inverse, tous les opposants à la ligne de Bertinotti – y compris Falce Martello – ont d’une façon ou d’une autre affirmé la nécessité de maintenir et reconstruire le parti. C’est cette dernière option qui l’a emporté. L’un des principaux accomplissements de ce congrès, c’est d’avoir établi, dans la résolution finale, que toute forme de dissolution du PRC devait être exclue.

La position de Ferrero était un peu ambiguë, au début du congrès. Il parlait de constituer une vague « fédération » avec d’autres forces de gauche. Mais il a dû abandonner cette idée, au fil du congrès. Là aussi, c’est une victoire.

Il y avait une deuxième ligne de clivage importante : celle concernant la caractérisation du Parti Démocratique (PD) et la position que le PRC doit adopter vis-à-vis de ce parti. Falce Martello a clairement expliqué, dès le début, que le PRC devait rejeter toute forme de collaboration ou de coalition de classe, dont on a vu les résultats ces dernières années : c’est une cause majeure de la déroute électorale du PRC et de la crise du parti. Le PD, principale force du prétendu « centre gauche », est désormais une expression directe de la classe dirigeante. Il bénéficie du soutien de larges sections du grand patronat. En aucun cas le PRC ne doit considérer le PD comme une force avec laquelle il est possible de gouverner.

La question se pose notamment dans le domaine des gouvernements régionaux, municipaux, etc., qui, du fait de la « décentralisation », ont mis en œuvre une part toujours plus large de la politique de contre-réformes et de privatisations. Sur cette question, il y a des différences au sein la nouvelle majorité. C’est pourquoi Falce Martello propose d’ouvrir une discussion sur ce thème, au sein du parti, pour faire le bilan de l’expérience passée. Or, à notre avis, le bilan est clair : nous avons beaucoup cédé à nos soi-disant alliés de « centre gauche » – et obtenu beaucoup moins.

Ceci étant dit, la résolution finale du congrès rejette toute « coopération organique avec le PD », qu’elle qualifie de « désastreuse ». C’est en soi une victoire importante.

LR : Quel sera l’impact de ce congrès sur les militants et sympathisants du PRC ?

CB : La base du parti était sérieusement désorientée et frustrée par l’expérience du gouvernement Prodi. Par ailleurs, la majorité des militants vivait très mal le fait que la direction du parti ait pris toutes sortes de décisions importantes sans jamais consulter la base, en particulier ces derniers mois.

La défaite de l’ancienne direction – même d’une courte tête – sera accueillie par beaucoup de militants non seulement comme un soulagement, mais aussi avec enthousiasme, notamment parmi ceux qui commençaient à se détacher du parti, qui ne voyaient plus l’intérêt d’y rester. Bien sûr, il serait erroné de prétendre que ce virage à gauche du parti est ferme et définitif. Mais les vagues de ce congrès atteindront de larges couches de la base et de la périphérie du parti. Cela ouvre la possibilité d’un regain de l’activité militante, au sein du parti.

LR : Quelle est l’attitude de Bertinotti et de ses partisans ?

CB : Pendant et après le congrès, les dirigeants de la plate-forme de Bertinotti ont été extrêmement hostiles à l’égard de la nouvelle majorité et des positions adoptées par le congrès. Ils dénoncent une grave régression du PRC – un point de vue qu’ils partagent avec la presse bourgeoise. Ils parlent de rester en dehors du Secrétariat du parti (pour ne pas se « compromettre ») et de construire leur propre fraction – ce qui est parfaitement leur droit, mais ne manque pas de sel, lorsqu’on sait qu’ils proposaient de dissoudre toutes les tendances, avant leur défaite !

Une section des dirigeants proches de Bertinotti parle de construire une sorte d’agrégation de gauche modérée – avec une partie des Verts, une partie du tout petit Parti Socialiste, etc. – qui serait tournée vers des accords électoraux avec le Parti Démocrate. Cependant, je ne suis pas du tout sûr que cela puisse aller bien loin. Il est clair que parmi les 20 000 camarades qui ont voté pour le texte de Bertinotti, beaucoup ne sont pas favorables à une telle démarche.

La nouvelle majorité ne repose que sur 52% des suffrages militants. Il faut en tenir compte. Le débat doit se poursuivre, et nous pouvons convaincre bien des camarades qui, pour différentes raisons, ont appuyé le texte de Bertinotti. La plupart d’entre eux ne veulent pas d’une lutte fractionnelle acharnée contre la nouvelle majorité. Ils veulent lutter contre la droite, contre Berlusconi et contre le système capitaliste.

LR : Face à la crise économique, que doit faire le PRC ?

CB : Le capitalisme italien est faible. Il traîne la dette publique la plus importante d’Europe, et l’une des plus importantes au monde. Sa base industrielle et sa productivité ont sérieusement reculé. Pendant les dernières années de croissance, l’économie italienne s’est développée deux fois moins vite que la moyenne européenne (elle-même faible). Ces quelques éléments suffisent à souligner que lorsque la crise économique frappera – et elle commence à frapper –, la classe dirigeante italienne exigera des mesures draconiennes contre le niveau de vie et les conditions de travail des salariés.

Dans ce contexte, le PRC doit jeter toutes ses forces dans la lutte des classes et défendre la seule perspective viable, que personne d’autre ne proposera : celle d’une rupture révolutionnaire avec le système capitaliste.

Après être allés de reculs en reculs, les dirigeants syndicaux vacillent. On ne sait pas si, au final, ils accepteront le prétendu « partenariat social » concocté par la classe dirigeante, et qui n’a évidemment rien d’un « partenariat ». Dans ce contexte, il faut redécouvrir les meilleures traditions de la classe ouvrière italienne : l’initiative, la démocratie ouvrière – si nécessaire contre la volonté des directions syndicales, comme c’est arrivé à de nombreuses reprises dans l’histoire du mouvement ouvrier italien.

Le PRC a besoin d’un programme offensif contre le capitalisme. Il doit orienter toute l’énergie du parti vers les entreprises et les syndicats, de façon à reconstruire les liens entre le parti et la classe ouvrière, lesquels se sont gravement distendus, ces dernières années. Nous devons renouer avec les meilleurs militants engagés dans la lutte contre le gouvernement de droite. Telle est notre perspective pour une renaissance du PRC.

LR : Le PCF tiendra son prochain congrès en décembre. Qu’as-tu à dire aux communistes français ?

CB : Il y a de très grandes similitudes entre le PCF et le PRC. Tous deux ont connu une longue crise politique, organisationnelle et électorale. Comme en Italie, le PCF a payé au prix fort les contre-réformes et les privatisations des gouvernements de gauche, ces 30 dernières années. C’est quasiment une loi générale : les partis les plus à gauche, sur lesquels la couche la plus consciente de la classe ouvrière place ses espoirs, sont toujours les plus durement sanctionnés lorsque ces espoirs sont déçus.

Il y a également une crise idéologique des partis communistes, dans le monde entier. Il faut mener une lutte implacable contre l’idée d’abandonner le communisme et de liquider les partis communistes. Il ne s’agit pas de simplement sauvegarder les partis communistes sur le plan organisationnel. Il faut aussi renouer avec les meilleures traditions du marxisme et de la lutte des classes, qui ont été enterrées pendant de nombreuses années.

Après la longue dérive droitière du PCF et du PRC, le congrès du PRC doit montrer aux camarades français qu’il peut y avoir aussi des virages à gauche. Or, de tels virages sont un facteur important pour un virage à gauche dans la société et la classe ouvrière elles-mêmes. La jeunesse et les travailleurs cherchent désespérément un point de référence et un outil fiable pour défendre leurs conditions de vie et construire une alternative au système capitaliste. En France comme en Italie, les partis communistes peuvent et doivent jouer ce rôle !



Publication : mardi 12 août 2008


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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 19:41

George Clooney et Oliver Stone attaquent


Deux missiles anti-Bush

www.tlaxcala.es

Dans deux films considérés déjà comme très polémiques, George Clooney et Oliver Stone mettent en scène « la présidence chaotique et les travers personnels de George W. Bush » (*) 

George Clooney et l’ancien chauffeur de Ben Laden

Quelques jours à peine après avoir fait la une de la (bonne) presse, comme premier prisonnier de Guantanamo à avoir été jugé, à l’issue d’un procès de quinze jours,  le Yéménite Salim Ahmed Hamdan, ex chauffeur privé d’Oussama Ben Laden, est revenu en force dans l’actualité.(voir notre article)

Anonyme pendant sept ans, comme tant d’autres anonymes, dans l’ombre d’une cellule de la forteresse de Guantanamo (1) – qui a perdu son statut de bastion imprenable- Hamdan va voir braqués sur son cas, et pour une juste cause, les projecteurs ...d’une production américaine appelée à faire plus que des remous dans le monde politique aux USA.   

Bien connu pour ses convictions démocrates - il est aujourd’hui un des meilleurs soutiens du candidat Barack  Obama- ainsi que pour ses choix cinématographiques, George Clooney (2) a décidé, pour son prochain film, de prendre en effet pour cible l’administration Bush. Sa maison de production, Smoke House vient d'acquérir les droits d’adaptation au cinéma du thriller juridico-politique du journaliste  Jonathan Mahler, «The Challenge »,  exactement  The Challenge, Hamdan Vs Rumsfeld and the Fight over Presidential Power.

Ce film n’a actuellement (22 août) aucun titre, ni scénario, ni casting, ni réalisateur. Il serait tourné en 2009. Inspirée de faits plus que réels, cette adaptation raconte le combat mené pendant six ans contre les faucons de l’entourage de Bush par deux hommes, Charles Swift et Neal Katyal, pour garantir à Salim Hamdan, un procès équitable à Guantanamo. Il s'est agi du premier procès pour "crimes de guerre" devant une juridiction militaire d'exception depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, terminé le 7 août dernier. 

Le livre de Mahler prend fin à un moment marquant, en 2006, au moment où la Cour suprême des USA déclare que les tribunaux militaires dont ressortent Hamdan et les autres détenus de Guantanamo Bay, violaient la Convention de Genève ainsi que le Uniform Code for Military Justice des USA. Mahler a prévu de mettre à jour sa première version publiée afin d’y inclure la sentence (clémente) du procès de Hamdan.

Le comédien et coproducteur de Syriana (Stephen Gaghan, 2006) et le réalisateur, acteur et scénariste de Good Night, and Good Luck, (sur le maccarthysme) interpréterait le personnage de Charles Swift, principal défenseur de Salim Hamdan, avocat de la marine américaine, selon la publication US Variety.  Swift est connu pour être un officier en lutte contre les abus de l'armée américaine à l'encontre des prisonniers étrangers. G.Neal Katyal est professeur de droit à Georgetown. 

Fils du journaliste de TV Nick Clooney, connu pour la qualité de ses interviews et son sens du débat politique, l’acteur aux tempes grises, élevé dans le culte des news, un temps tenté par une carrière de journaliste, expliquait en septembre 2007 pour le quotidien Le Figaro : « Je ne peux changer les institutions ni la politique de mon pays. Mon devoir de citoyen et d’homme de bonne volonté m’autorise à prendre parti sur ce qui se passe dans le monde. Mon père m’a montré le chemin pour éveiller les consciences ».   

Pour défendre « la notion de justice contre celle de vengeance », Clooney, le producteur, consacrerait entre 30 et 40 millions de dollars à ce film sur Hamdan,  dont la seule annonce a provoqué une controverse dans les milieux et médias conservateurs américains, qui ne veulent pas comprendre qu’une telle somme puisse être dépensée pour mettre en scène un employé du redouté Oussama Ben Laden, ennemi public n° 1 aux USA. Or Clooney ne s’érige pas en nouvel avocat de Hamdan, mais souhaite montrer comment l'on choisit des boucs émissaires pour expédier certaines situations...

Les délais, hélas, du tournage feront que ce film sera sur les grands écrans alors que George W. Bush coulera des jours tranquilles, comme retraité, dans son ranch du Texas, sauf évènement imprévu. Mais il fera un heureux, Hamdan (3) qui sera (devrait être) libre dans son pays lors de la sortie du film.     

George Clooney, 47 ans, qui a décroché en 2006 l'Oscar du second rôle pour "Syriana", alterne depuis quelques années films grand public et projets à tonalité politique.

En attendant, on pourra voir George Clooney dans la nouvelle comédie des frères Coen, Burn After Reading, aux côtés de Brad Pitt, dès le 12 septembre, quinze jours après sa présentation à la Mostra de Venise. Si aucune date n’est connue pour la sortie du film sur Hamdan, on sait d’ores et déjà que Clooney ne s'arrêtera pas là, puisqu'il produira et réalisera prochainement Escape From Tehran, un film tiré également de faits réels impliquant Hollywood et la CIA. Clooney reviendra sur l’assaut de l’ambassade américaine en Iran en 1980 et raconte comment la CIA aurait eu recours à un faux film de science-fiction pour libérer certains otages américains. La fiction dépassait la réalité.

«Pour pouvoir, pour oser dire de grandes vérités, il ne faut pas dépendre de son succès.» Jean-Jacques Rousseau n’avait pas imaginé qu’à notre époque, le succès aiderait autant à se faire entendre, soulignait le 20 août sur son site l’hebdomadaire culturel français Les Inrockuptibles. 

Oliver Stone, « W » : un homme malade,  alcoolo-dépendant   

Programmé également pour 2009, un nouveau film d’Oliver Stone, intitulé tout simplement W, traité comme un biopic classic, selon la terminologie actuelle, risque de provoquer plus que des vagues, un tsunami. On y verra Bush, qu’interprétera Josh Brolin  (No Country for Old Men des frères Coen) dans une époque pathétique de sa vie personnelle : celle, avant sa première présidence, où il connaissait de sérieux problèmes avec la boisson. Le trailer de W, mis sur YouTube fin juillet, a récolté près de 300 000 clics). Ces premières images  "sont étonnantes" (les Inrocks).
Oliver Stone se demande comment un alcoolique a pu devenir président des USA...

« W » a été un projet très controversé et donc très difficile à vendre », a déclaré Oliver Stone à la publication française Le Journal du Dimanche (JDD, 24 août). « Il s’agit d’abord d’étudier son comportement ambivalent (...) Je n’ai pas voulu réaliser une caricature ni une comédie, mais une satire qui montrerait le côté humain du président. Je n’ai d’ailleurs quasiment rien inventé. Bush a  dit la plupart des choses que l’on entend dans le film ».

Bush, un mec qui ne peut jamais dire qu’il a tort, un clown

Ainsi, après JFK, Nixon, Stone se penche sur le cas Bush.  « Je hais ce qu’il a fait à certains Américains. Depuis 2000, il n’a jamais de regrets. Il n’a pas de doutes, il n’a pas de dimension tragique. Il a plutôt celle d’un clown, mais il faut le prendre au sérieux dans le sens où tout ce qu’il a fait va laisser une empreinte » (propos recueillis par Soazig Quéméner).  Au casting : Elisabeth Banks joue Laura Bush. Richard Dreyfuss, acteur favori de Spielberg, interprète Dick Cheney et la ravissante Thandie Newton est la redoutable Condoleezza Rice. Jeffrey Right a le rôle de Colin Powell.               

Notes

(1)- Avant le camouflet subi par Bush avec le verdict du procès Hamdan,  un détenu de Guantanamo avait obtenu l'abandon du statut d' «ennemi combattant ». Huzaifa Parhat, un prisonnier chinois a obtenu récemment une victoire judiciaire lorsqu'une cour d'appel fédérale a annoncé qu'elle abandonnait la qualification d'« ennemi combattant » retenue contre lui. Cette décision représente un autre revers pour l'administration Bush, elle intervient alors que 160 procédures d'appel ont été engagées par des détenus de Guantanamo. Le cas de Huzaifa Parhat est atypique : c’est un Ouïgour de Chine qui aurait milité dans un groupe « séparatiste » soupçonné de liens avec Al Qaïda, selon l’agence AP.

(2)- Clooney, réalisateur, a à son actif trois films : Confessions of a dangerous mind, Good night, and good luck  , Jeux de dupes. Réalisateur, acteur, producteur, scénariste, producteur executive, George Timothy Clooney est né le 6 Mai 1961 à Lexington, Kentucky (Etats-Unis). Actuellement au cinéma dans : Darfour : du sable et des larmes, Jeux de dupes, La Ligne rouge.

On peut consulter :

http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=18069.html

Dans Du sable et des larmes, documentaire consacré au Darfour, de l’Américain Paul Freedman, déjà auteur d’un documentaire sur le génocide rwandais, George Clooney est au générique, comme producteur et narrateur.

Le rôle de Clooney est celui d’un « aspirateur à spectateurs, en effet son apparition à l’écran dure en tout et pour tout deux secondes. Sur 90 minutes, c’est peu. Et c’est tant mieux » (quotidien Libération, 20 août 2008).

(3)- Salim Hamdan devrait être libéré avant la fin de l’année 2008. Mais le Pentagone n’entend pas qu’il soit libéré dans la mesure où pour les USA, il reste un «combattant ennemi», qui doit pouvoir être gardé détenu indéfiniment. Mais son cas pourrait être réexaminé. Des dizaines de détenus de Guantanamo, sur les quelque 800 passés par le centre de détention, ont « bénéficié » de ce réexamen et ont été transférés dans leur pays d’origine. 

On peut aussi consulter : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6989

*titre extrait du site lesinrocks.com


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