Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 22:32

John McCain à Paris, nouveau symbole du

 

rapprochement franco-américain

 

PARIS (AFP)

  La visite vendredi à Paris du candidat républicain à la présidentielle John McCain, qui a salué une "ère d'amitié et de coopération", fait figure de nouveau symbole du rapprochement entre les Etats-Unis et la France.

A la tête d'une délégation de la commission de la défense du Sénat américain, M. McCain avait choisi, après une tournée au Proche et au Moyen Orient qui l'a notamment conduit en Irak et en Israël, de s'arrêter à Londres, où il était jeudi, puis à Paris.

 

Après un entretien à Matignon avec le Premier ministre François Fillon, il a rencontré pendant près de trois quarts d'heure le président Nicolas Sarkozy. A sa sortie, devant une impressionnante rangée de journalistes, le sénateur de l'Arizona, 71 ans, a rendu hommage à l'"énergie" de son hôte.

 

Le républicain a dit "apprécier" sa "conduite face à un certain nombre de problèmes", "d'enjeux" et sa "détermination à y faire face".

 

M. McCain a ainsi évoqué "le changement climatique" et "son aide dans notre lutte contre l'extrémisme radical islamiste".

 

L'ancien prisonnier de guerre du Vietnam, fervent défenseur du maintien des troupes américaines en Irak, a exprimé sa "reconnaissance" à la France pour son engagement militaire en Afghanistan.

 

Les deux hommes ont évoqué "l'importance grandissante de l'énergie nucléaire dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre". Mais aussi, a ajouté M. McCain, "pour aider à éliminer notre dépendance vis à vis du pétrole étranger".

 

"J'apprécie tout cela et je pense que nous sommes dans une ère d'amitié et de coopération entre nos deux pays qui sera non seulement bénéfique pour nos deux pays mais aussi pour la paix dans le monde", a ajouté M. McCain.

 

MM. McCain et Sarkozy, qui s'étaient déjà rencontrés en juillet à Paris, se sont officiellement gardés d'évoquer l'élection américaine pour laquelle les démocrates hésitent toujours entre Hillary Clinton et Barack Obama.

 

Se voulant beau joueur, le républicain a assuré que "les relations avec la France vont continuer à s'améliorer quelque soit le prochain président américain" car Nicolas Sarkozy "est déterminé à une meilleur coopération".

 

Il a rappelé que son discours de novembre devant le Congrès, dans lequel le chef de l'Etat avait célébré le renouveau de l'amitié franco-américaine après des années de fortes divergences, "a été extrêmement bien reçu par tout le peuple américain", qui le "respecte et l'apprécie".

 

M. McCain n'a pas manqué de rappeler à M. Sarkozy "à quel point il était populaire dans l'Etat du New-Hampshire" où il avait choisi de passer ses vacances l'été dernier. "Le peuple américain est prêt à l'accueillir à nouveau à tout moment", a-t-il ajouté en souriant.

 

Par ailleurs, interrogé sur la situation au Tibet, M. McCain a qualifié de "mauvais traitements" la répression chinoise des contestataires tibétains.

 

Il devait repartir pour Londres vendredi en fin de journée avant de rentrer aux Etats-Unis samedi, selon l'ambassade américaine.

 

Nul doute que le futur candidat démocrate à la Maison Blanche fera aussi le déplacement à Paris. M. Obama, qui a déjà rencontré M. Sarkozy à Washington avant son accession à l'Elysée, s'y est en tout cas engagé, s'il reçoit l'investiture de son camp.

 



Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 22:25

Le sous-préfet de Saintes limogé après avoir publié une tribune anti-israélienne sur un site Internet

 

PARIS (AP)

 

  Le sous-préfet de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié sur le site Internet "oumma.com" une tribune "très violemment anti-israélienne", a-t-on appris samedi auprès du ministère de l'Intérieur.

 

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, mise au courant mercredi du contenu de cette tribune, a "pris immédiatement un décret mettant fin aux fonctions du sous-préfet" qui a tenu des "termes tout à fait inacceptables" et violé son "devoir de réserve", explique-t-on de même source.

Bruno Guigue a notamment déclaré dans sa tribune publiée le 13 mars qu'Israël est le "seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles". Il a également évoqué "les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat". AP

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 21:57

La partie qui se joue au Tibet

www.socio13.wordpress.com

 

Il semble que la partie qui se joue au Tibet soit pour nous Français
partiellement insaisissable ou en tous les cas occultés au profit d'une
mobilisation des affects. L'étonnante déclaration du dalaï-Lama menaçant de
démissionner a donné lieu à peu de commentaires, il y a là pourtant une clé de
l'antagonisme. Bernard Kouchner interviewé sur la 2 hier a lâché « je ferai des
pétitions quand je comprendrai ce que veut le dalaï Lama ». D'abord pourquoi
cette menace de démission, selon Raphaël Lioger, directeur de l'observatoire du
religieux et professeur des universités à l'Institut d'études politiques
d'Aix-en Provence interviewé par Libération.
Danielle Bleitrach
 
1- UN INTERVIEW INTERESSANT (1)

Comment comprendre la menace de démission brandie hier par le dalaï-lama ?
C'est très subtil, mais elle s'adresse d'abord aux Chinois. Ces derniers
savent que le dalaï-lama, âgé de 72 ans, a une santé fragile. Pékin estime
pouvoir décider de sa succession quand il disparaîtra, en choisissant à sa guise
sa réincarnation. Or si celui-ci décide de lui-même de passer le flambeau avant
son décès, un conseil de dignitaires choisira un jeune et, à partir de ce
moment-là, la Chine repart pour cinquante ans d'affrontement avec le Tibet.
C'est le scénario qui inquiète le plus les Chinois.
Mais cette menace peut être vue aussi comme une adresse aux Tibétains plus
radicaux.


Certes, car effectivement la situation de ces derniers jours semble lui
échapper avec ces débordements. Il y a chez lui l'idée que toute action est
forcément non-violente, qu'elle ne doit, en aucun cas, finir en bain de sang.
Sinon, le dalaï-lama s'en sentirait personnellement responsable, il apparaîtrait
comme un traître. Il redoute, d'ailleurs, que la Chine perde la face, se cabre
et, finalement, se pose en victime.


Pourquoi le dalaï-lama semble-t-il si modéré dans ses positions ? Pourquoi
n'exploite-t-il pas plus la tribune offerte par les Jeux olympiques qui
démarrent dans moins de cinq mois ?


Mais il profite des JO ! Il a deux revendications qui ne sont pas anodines.
D'abord, il exige une réelle autonomie puisque Pékin ne respecte plus la coutume
de «chapelain-protecteur» qui régissait les relations entre le Tibet et la Chine
depuis le XVIe siècle. Pékin empêche la pratique religieuse en imposant une
«éducation patriotique». C'est pourquoi les Tibétains parlent de «génocide
culturel». Deuxième revendication: le rétablissement des vraies frontières du
Tibet, puisque la Région autonome ne représente, sur les cartes chinoises,
qu'une petite moitié du Tibet traditionnel. Ces demandes sont difficiles à
manier pour la Chine. Pékin aimerait tellement que le dalaï-lama soit radical et
prône l'indépendance. Mais les Chinois n'arrivent pas à faire de lui l'ennemi
qu'ils voudraient qu'il soit. C'est ce que les jeunes générations n'ont pas
compris.


La division guette-t-elle les Tibétains ?
C'est déjà le cas, notamment, entre les jeunes et les plus âgés qui respectent
leur chef spirituel. Mais si les plus radicaux parviennent à se contrôler, le
dalaï-lama apparaîtra d'autant plus modéré. Et d'autant moins saisissable pour
Pékin.(1)

II -QUELS SONT LES ELEMENTS D'ANALYSE DONT NOUS DISPOSONS ?

Cet interview d'un partisan du dalaï Lama  est très intéressant parce qu'il
nous permet de saisir un peu des réalités de la situation actuelle. D'abord il
permet de préciser un point tout à fait central, celui du contenu réel de la
"revendication culturelle". Il s'agit en effet de l'éducation et de la santé,
traditionnellement assurés par les monastères(2). Le Parti Communiste Chinois
considère que la religion doit être soumis à l'ordre socialiste. la religion
lamaïste est autorisée à la condition de ne pas être un foyer d'opposition
politique. Ce qui bien évidemment est parfaitement contradictoire avec
l'existence d'un gouvernement de religieux en exil. Pourtant il existe des
négociations que les Chinois actuellement estiment rompues par les événements.
J'ai demandé à un des mes anciens étudiants devenue professeur de sociologie
Jose Egido, qui a enseigné en Chine pendant trois ans et a épousé une Chinoise,
de compléter mes informations, il m'a signalé que d'après ses chiffres déjà
anciens il y avait au Tibet en 1999, 2632 médecins, 95 hôpitaux municipaux et
770 cliniques. La mortalité infantile  était en 1998 de 3%. L'espérance de vie
de 65 ans. Il y avait un travailleur sanitaire pour chaque 200 habitants. En
1997 avait été inauguré un hôpital moderne à Lhassa. A cette époque là, la
scolarisation des enfants était de 82% et se faisait en chinois et tibétain.
Avec toujours ma différence entre zones rurales et urbaines. Les Chinois
nouvellement arrivés étaient des citadins, mais les tibétains migraient de plus
en plus des campagnes vers les villes. Il m'a également signalé que pour que la
population tibétaine reste plus nombreuse, elle n'avait pas été soumise à la
restriction de l'enfant unique, les familles avaient droit à trois enfants. (3)

On voit que la question de la destruction culturelle tibétaine a de multiples
dimensions, certes il y a lié au tourisme une folklorisation, voire une
marchandisation que dénoncent les religieux tibétains mais cela se mêle à la
volonté par ses derniers de continuer à contrôler santé et éducation selon les
méthodes traditionnelles, avec des enseignements majeurs comme la religion, et
l'astrologie, ce que refuse Pékin. Toutes proportions gardées bien que les
analogies soient toujours préjudiciables nous sommes devant une bataille pour la
laïcité, toutes proportions gardées parce qu'il faudrait mieux connaître l'accès
réel des Chinois à l'éducation(4). On sait qu'instituer un véritable système de
protection sociale est un des enjeux actuels du gouvernement chinois.

Une première hypothèse devant l'explication de l'étrange proposition du Dalaï
Lama serait qu'effectivement celui-ci est actuellement débordé par ses troupes
et alors qu'il avait envisagé des séries de manifestations non violentes
permettant de pousser l'avantage à l'occasion des jeux olympiques et celles-ci
ont dégénéré en manifestation racistes et meurtrières face auxquelles,  en Chine
même, la colère monte contre lui. Le Monde faisait état de la manière dont les
internautes chinois détournant la censure débattaient sur les événements  du
Tibet. Il y avait un fort courant nationaliste selon ce journal, même le
blogueur que ce journal considérait comme le plus "indépendant" qui faisait un
appel à témoignage expliquait qu'il fallait faire attention à Radio free Asia
financée par les Etats-Unis. Il y a au moins une chose sur lequel tout le monde
s'accorde c'est sur le fort sentiment patriotique chinois et le refus de tout
séparatisme.

Une deuxième interprétation qui est celle des autorités chinoises et que ne
contredit pas du tout cet interview d'un spécialiste serait une entente entre le
dalaï Lama et ceux qui sont tout de même encore aujourd'hui ses bailleurs de
fond les Etats-Unis. Un partage des rôles conçu de longue date entre le dalaï
Lama modéré et pacificateur, limitant sa revendication à une « autonomie
culturelle » et des éléments radicaux qui eux sèment la violence. Ces jeunes
radicaux, membres du Congrès de la jeunesse tibétaine (TYC), prônent
l'indépendance et non l'autonomie revendiquée par le dalaï-lama. Plus
politiques, ils réclament la poursuite des manifestations, jugeant que la Chine
«ne mérite pas les Jeux olympiques».

Leur leader Tsewang Rigzin, président du TYC a été formé aux Etats-Unis dont
il prône l'intervention directe ou indirecte. Est-ce qu'il y a opposition ou
partage des rôles, le Dalaï Lama comme le dit l'interview pré-cité expliquant
que derrière lui il y a des "méchants" et si Pekin ne cède pas les chiens seront
lâchés. Il faudrait également mesurer le rôle de l'Inde, très inquiète sur ce
qui se passe au Nepal, avec l'avancée irrésistible des "maoistes" qui sont les
seuls à dénoncer les castes, et la féodalité, ce qui peut avoir un effet
dévastateur sur l'Inde. Le tout sur fond de vieille rivalité entre la Chine et
l'Inde.  Ce que le Dalaï-Lama et le TYC ont en commun c'est bien leurs liens
politiques et financiers avec les Etats-Unis. Il y a incontestablement une
volonté de ces derniers d'endiguer le rôle conquérant de la Chine au plan
international mais également la volonté de contrôler cette zone asiatique où se
met en place l'Organisation de Shanghai économique mais aussi militaire dont les
deux pilier sont la Chine et l'URSS mais qui attire de plus en plus les
Républiques d'Asie centrales. Casser la Chine comme a été cassée l'ex-URSS est
une stratégie.

Mais si nous voyons bien les groupes radicaux qui semblent avoir engagé une
lutte violente non seulement au Tibet mais dans une zone plus large celle du
grand Tibet autour des monastères nous mesurons mal les effets de la
transformation touristique et du désenclavement du Tibet, là encore à qui et à
quoi avons-nous à faire, il est difficile de répondre à cette question. Un autre
article bien documenté de Libération du 19 mars  nous présente la réalité
suivante :

« En quatre mois, les Chinois ont réussi l'exploit de transformer en route la
piste qui conduit au camp de base de l'Everest. Un investissement de quelques
millions de yuans, une miette dans les 16 milliards (1,45 milliard d'euros)
injectés l'an dernier dans l'économie de la «région autonome du Tibet» qui porte
mal son nom. Le chemin de fer Qinghai-Tibet, avait coûté à lui seul 26 milliards
de yuans (2,35 milliards d'euros). Ces 2 000 kilomètres de rails, entre Xining
et Lhassa, ont tout changé. Lhassa, désenclavé, est hérissé de grues et se
peuple chaque jour de nouveaux colons han (chinois), attirés par un taux de
croissance qui rejoint celui de l'est du pays.

Il y a aujourd'hui 200 000 Chinois pour 100 000 autochtones dans la capitale
tibétaine. Les investissements privés, chinois ou internationaux, auraient fait
un bond de 30 %. Le coût des transports, humains ou fret, a baissé et le
tourisme (60 % du PIB tibétain) a explosé, en grande partie grâce aux Chinois,
attirés par ce qu'ils ont perdu chez eux, la beauté sauvage des paysages et la
spiritualité. Des spécialités malheureusement en baisse chez les Tibétains,
irrésistiblement attirés par la société de consommation. Le revenu annuel moyen
aurait grimpé en 2007 à 10 000 yuans (895 euros), l'équivalent des salaires dans
les usines de Canton. Les supermarchés de Lhassa sont pleins et les monastères
se vident sous l'effet de la répression.

L'engouement pour l'Himalaya chinois, lui, ne se tarit pas. Bientôt sera
inauguré entre Pékin et Lhassa un train cinq étoiles, «le plus luxueux du
monde», avec suites et salles de bains. Le voyage coûtera près de 4 000 euros.
Un prolongement de la ligne Qinghai-Tibet est programmé vers Shikaze, le
deuxième centre urbain et la plaque tournante du commerce du cuivre.

Dans les cinq prochaines années, le gouvernement central envisage d'investir
encore 76 milliards de yuans dans les grands travaux : 180 projets, routes,
usines et ouvrages d'art. Rien n'est trop beau pour le Tibet. Même s'il faut
rééditer Tiananmen 1989, la Chine semble prête à tout pour garder le Tibet. Sa
façon de gérer la crise actuelle le prouve. Le nombre des victimes est nié, les
journalistes sont empêchés de travailler, les médias étrangers censurés, les
troupes déployées en masse autour des zones de conflit. Et la propagande marche
à fond. Jusqu'à présent, les Chinois n'ont vu des émeutes que le saccage des
magasins et les voitures brûlées par des hordes de voyous. Pas une image de
véhicule blindé ou de militaires casqués à Lhassa ou Aba. A l'ère d'Internet, il
faut un gros moral. »(5)

La question qui se pose alors est celle de la popularité à l'intérieur du
Tibet lui-même des revendications des indépendantistes. On dit que les Tibétains
de souche ne profitent pas de l'essor économique, comme je l'ai noté dés le
début, le développement chinois a engendré de formidables inégalités, encore
attisées par la hausse du coût de la vie. Si les manifestations sur ce sujet ne
prennent pas le caractère dramatique du Tibet, elles existent dans toute la
Chine et c'est sans doute le principal défi auquel est confronté le gouvernement
chinois, le sujet de préoccupation avec l'environnement essentiel tel qu'il est
apparu dans les récents travaux de l'Assemblée populaire. L'article que nous
venons de citer non seulement montre qu'il y a aujourd'hui à Lhassa 200.000
chinois pour 100.000 autochtones, mais de surcroît le revenu moyen aurait
augmenté. Ce que l'on sait par ailleurs et dont ne parle pas l'article est que
désormais il y a eu équipement de santé et d'école. Il faudrait une analyse
beaucoup plus précise de cette situation. L'article nous parle d'une jeunesse
tibétaine attirée par la société de consommation et qui déserte les monastères
qui n'ont plus le monopole de l'éducation et des soins de santé.

D'un autre côté la plupart des informations que j'ai pu glaner dans diverses
sources font état d'un double développement inégal, celui que nous avons vu
entre les villes et les campagnes à propos de l'école qui existe dans toute la
Chine et qui est une des préoccupations au titre de "l'harmonie"du gouvernement
chinois. A cause de cette inégalité il y a un exode rural et afflue dans les
villes un prolétariat dont le statut tranche avec celui des industrieux
commerçant han . En gros toutes les sources consultées s'entendent sur le fait
quee Tibet connaît un boom économique, provoqué par des investissements centraux
massifs dont l'exemple type est le chemin de fer, mais les fruits de la
croissance profitent plus aux Hans qu'aux Tibétains. Sur dix yuans dépensés par
le gouvernement régional du Tibet dans son budget, neuf viennent du gouvernement
central, expliquait en juin dernier le président de la région du Tibet, Qiangba
Puncog. Jusqu'en 2010, Pékin prévoit d'investir, chaque année, 77,8 milliards de
yuans (près de 7 milliards d'euros). paradoxalement c'est la volonté de
rééquilibrage avec investissement massif qui a provoqué de type de problème.
Dans le cadre plus général du développement de l'Ouest chinois défavorisé, le
Tibet a bénéficié d'une forte croissance, de plus de 12%, entre 2001 et 2006,
selon les chiffres officiels. Le secteur public, qui représente 60% de
l'économie, tire largement cette croissance, avec notamment des salaires plus
élevés pour les fonctionnaires chinois afin de les attirer.

Outre les grands projets d'infrastructures de ces dernières années, comme le
chemin de fer inauguré en 2006, les villes sont les plus concernées par ce boom,
avec le développement du secteur de la construction. A Lhassa, selon les
derniers chiffres officiels de 2005, le revenu annuel est de 10.272 yuans,
contre 8.700 yuans pour l'ensemble du Tibet. Cependant, des experts étrangers
n'ont cessé de mettre en garde contre les fortes inégalités provoquées par cette
croissance. "Tout l'argent qui afflue dans la zone arrive par l'intermédiaire
des sociétés chinoises, tout est contrôlé par des gens de l'extérieur, dans ce
contexte, vous avez une croissance rapide mais la population locale en est
privée", constate Andrew Fischer, un économiste spécialiste du Tibet, à
l'Institut des études sur le développement de Londres. "Sur les 10 à 15
dernières années, cette stratégie économique a produit une inégalité croissante
rapide, beaucoup plus forte que dans le reste de la Chine", dit-il. Dans les
villes, comme Lhassa ou Shigatse, où se trouvent les opportunités économiques,
"les Chinois dominent la plupart des activités économiques", explique le
spécialiste.

3- UNE IMPASSE

Ce qui apparaît également et que j'avais noté dés le début est l'attaque des
commerçants chinois, j'avais été frappé par le côté émeutes de Los Angeles, les
témoignages des touristes confirment effectivement cet aspect du problème.
S'agit-il d'une violence provoquée par de jeunes radicaux qui dépassent les
consignes du dalaï Lama? S'agit-il d'une haine spontanée des laissés pour compte
pour ceux qu'ils estiment les bénéficiaires de la croissance? S'agit-il d'une
flambée de haine nationaliste ? probablement tout cela à la fois mais le fait
est que face à ces événements on imagine mal n'importe quel gouvernement
n'intervenant pas. Quelle est la nature de l'intervention ? Ce qui est sûr c'est
que la Chine ne cédera pas, la question du boycotte des jeux olympiques est sans
commune mesure avec l'enjeu de l'intégrité de son territoire et aujourd'hui le
dalaï Lama se rend compte de la nature du bras de fer engagé. Il est clair que
la question de la protection de la population tibétaine, de sa culture, semblent
complètement secondaire pour ceux qui ont engagé ce combat dont on voit mal
l'issue. ils ne peuvent ignorer que leur combat tel qu'il est engagé ne peut que
nuire à ceux qu'ils prétendent défendre. Que cherchent-ils exactement ?

Donc il faut comprendre le contexte politique avec ses subtilités, ses
interrogations sur le rôle réel du dalaï Lama, le bras de fer diplomatique qui
se joue entre le gouvernement chinois et ce dernier, avec derrière un autre bras
de fer celui de l'occident qui n'ose pas attaquer frontalement la Chine tant
l'imbrication économique et financière rend périlleuse tout affrontement direct
et qui sur la plan légal international n'a aucun droit face à ce qui est une
portion du territoire chinois mais en même temps met en place les conditions
d'un « choc de civilisation » dans l'opinion publique peut-être pour monter un
scénario à la kosovar qui paraît mal embouché. Il y a aussi  un contexte
économique et social intérieur, celui d'une croissance, d'une transformation
accélérée des mentalités comme celle que nous avons connu dans les années
soixante qui reste à analyser. Le tout sur un fond patriotique chinois qui ne
supportera ni l'intrusion étrangère, ni une quelconque tentative séparatiste.
D'ailleurs le ton est clair "ce sera une lutte à mort" . De toute manière sur le
fond, le dalaï Lama qui soit par sens politique, soit par conviction mesure les
limites de l'entreprise lance une opéraion de conciliation relayée par tous les
médias qui hier jetaient de l'huile sur le feu, opération y compris relayé par
sa sainteté le Pape en faveur de sa sainteté le grand lama.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'est cependant déclaré prêt à discuter
avec le dalaï lama, a affirmé mercredi son homologue britannique, qui le
recevait à Londres. "Le Premier ministre a dit que, si le dalaï lama respectait
deux choses qu'il a déjà affirmées, à savoir qu'il ne soutient pas
l'indépendance totale du Tibet et qu'il renonce à la violence, il était prêt à
entamer un dialogue avec le dalaï lama", selon Gordon Brown. Ce dernier s'est
proposé de servir de go between entre le dalaï Lama et le gouvernement chinois,
cela rappelera de bons souvenirs au Chinois puisqu'on se souvient qu'après avoir
imposé la guerre de l'opium, massacré à tour de bras, et obtenu dans le sang la
cession de Hong Kong, les Britanniques s'étaient déjà entremis entre le grand
lama et la république chinoise aux dépends de celle-ci.

L'affaire a été si mal menée que Robert Mesnard est contraint de se rabattre
sur le boycott de la cérémonie d'ouverture.

danielle Bleitrach

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 22:51

Barack Obama reçoit le soutien de Bill Richardson et les excuses de Condoleezza Rice

 

WASHINGTON  (AP)

 

  Barack Obama a reçu vendredi un soutien de poids, en la personne du gouverneur hispanique du Nouveau-Mexique Bill Richardson, ainsi que des excuses officielles pour la violation de la confidentialité de son dossier de passeport. Des développements qui tombent bien pour le sénateur de l'Illinois, éclipsant au moins provisoirement la controverse sur son sulfureux pasteur.

 

Seul gouverneur hispanique des Etats-Unis et ex-candidat à la Maison Blanche, Bill Richardson a apporté son soutien à M. Obama, "un dirigeant comme on n'en voit qu'une fois dans sa vie", capable "d'unir la nation et de restaurer le leadership moral de l'Amérique dans le monde", précise-t-il dans un communiqué. "Je connais bien la capacité morale unique du sénateur Obama à inspirer le peuple américain pour faire face aux défis urgents auxquels nous sommes confrontés."

Bill Richardson, qui s'est retiré de la course à l'investiture démocrate en janvier, a été très courtisé par Barack Obama et sa rivale Hillary Clinton. Il pourrait aider le sénateur noir à élargir son audience électorale chez les hispaniques, plus important groupe ethnique qui a jusqu'ici soutenu principalement Mme Clinton.

Ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU et secrétaire à l'Energie sous la présidence de Bill Clinton, ce super-délégué démocrate pourrait aussi jouer un rôle clé dans le duel entre M. Obama et Mme Clinton en attirant d'autres super-délégués dans le camp de son favori.

M. Richardson, qui fait figure de candidat possible à la vice-présidence, est apparu vendredi aux côtés de M. Obama lors d'un meeting à Portland dans l'Oregon.

Le sénateur de l'Illinois a également reçu les excuses de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui a appris que le dossier de passeport de M. Obama avait été consulté indûment à trois reprises par des employés de son ministère. Mme Rice a téléphoné au candidat démocrate. "Je lui ai dit que j'étais désolée et que moi-même je serais très troublée" si cela m'arrivait, a-t-elle déclaré à la presse.

Deux employés incriminés ont été limogés, et un troisième fait l'objet d'une procédure disciplinaire. Bill Burton, porte-parole de M. Obama, a dénoncé "une violation scandaleuse de la sécurité et la vie privée".

L'affaire a pris une ampleur inattendue, le département d'Etat annonçant vendredi que les dossiers de passeport d'Hillary Clinton et du candidat républicain John McCain avaient également été consultés sans autorisation par des employés. En visite à Paris, M. McCain a demandé une "enquête exhaustive".

Le soutien de M. Richardson, tout comme les excuses de Mme Rice, offre une diversion bienvenue pour la campagne de M. Obama, qui depuis une semaine affronte une tempête liée à des propos controversés du pasteur du candidat démocrate.

M. Obama a condamné les déclarations de Jeremiah Wright, de la Trinity United Church of Christ à Chicago, qui a notamment accusé dans des sermons incendiaires les Etats-Unis d'être responsables des attentats dont ils ont été victimes le 11 septembre 2001. Dans un important discours cette semaine, M. Obama a toutefois refusé de "renier" son pasteur, qui a célébré son mariage et baptisé ses enfants.

De son côté, l'équipe de Mme Clinton a critiqué le camp d'Obama pour avoir "colporté des photos" montrant Bill Clinton et Jeremiah Wright se serrant la main lors d'un petit-déjeuner de prière à la Maison Blanche en 1998. Le "New York Times" a diffusé la photo sur son Internet jeudi, précisant qu'elle avait été fournie par la campagne d'Obama.

Barack Obama reste en tête en nombre de délégués élus lors des primaires: il en totalise 1.406 contre 1.249 à Hillary Clinton. Mais la sénatrice de New York le devance désormais dans les sondages. Un sondage Gallup mené du 17 au 19 mars, en pleine controverse sur l'affaire Wright, la crédite de 48% des voix contre 43% à son adversaire. AP

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 22:35

Jean-Marie Bockel ne retire pas un mot sur la "Françafrique"

 

PARIS (Reuters)

  Jean-Marie Bockel a déclaré qu'il ne retirait pas un mot de ses déclarations sur la "Françafrique", peut-être à l'origine de sa mutation au sein du gouvernement.

"Tout ce que j'ai pu dire a été réfléchi et je ne retire pas un mot", a-t-il déclaré sur RTL. Le ministre "d'ouverture" a été remplacé par un fidèle de Nicolas Sarkozy, Alain Joyandet, député UMP de la Haute-Saône.

Jean-Marie Bockel est passé du secrétariat d'Etat à la Coopération à celui des Anciens combattants lors du remaniement ministériel de mardi.

"Je pense que mon passage n'aura pas été indifférent. Il aura été de courte durée mais je pense que j'aurais modestement contribué à ce changement de la relation entre la France et l'Afrique et c'est ça qui m'importe", a-t-il ajouté.

Ministre d'ouverture, Jean-Marie Bockel a estimé que son travail avait été conforté par les récentes déclarations du président Nicolas Sarkozy, disant vouloir renégocier les accords militaires passés par Paris en Afrique.

Les prises de position du secrétaire d'Etat, appelant à signer "l'acte de décès de la Françafrique", avaient irrité plusieurs capitales africaines.

Tout en parlant du président gabonais Omar Bongo comme d'un vieil ami de la France, Bockel a dit regretter la décision des autorités gabonaises de suspendre brièvement les activités d'organisations de la société civile qui ont critiqué la façon dont le gouvernement utilise la manne pétrolière.

Le Gabon a alors accusé le gouvernement français de rejeter avec arrogance les vieux alliés de la France en Afrique, en annonçant vouloir en finir avec la "Françafrique" et réorganiser ses relations sur des bases nouvelles.

Dans un communiqué, le gouvernement gabonais s'étonnait "de cette attitude d'autant plus inacceptable quand on sait les avantages que tirent la France et les autres Etats occidentaux de leurs rapports économiques avec notre pays, depuis toujours, avantages mutuels par ailleurs".

Il affirmait que l'Afrique saurait trouver assurément "des partenaires plus respectueux de la dignité de ses peuples et de la souveraineté de ses Etats".

Libreville faisait manifestement allusion à des pays non européens comme la Chine, laquelle, depuis quelques années, courtise les pays africains en leur fournissant une aide financière s'élevant à des milliards de dollars.

 



Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 22:30

Betancourt: la France joue "un rôle crucial" dans le nouveau plan de libération

 

PARIS (AFP)

 

  L'ex-otage Luis Eladio Perez a affirmé jeudi à l'AFP que la France jouait un "rôle crucial" dans le plan qu'il est venu présenter au président Nicolas Sarkozy pour la libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt détenue par la guérilla des Farc

 

L'ex-sénateur a indiqué que dans la première version de son plan figurait l'idée d'un accueil "en territoire français -en Guyane, en Martinique-" de guérilleros emprisonnés en Colombie que la France pourrait échanger avec les Farc contre des otages, dont Ingrid Betancourt.

"Mais cette idée que j'avais avancée a été enrichie et modifiée à la demande du gouvernement français", a souligné M. Perez, libéré récemment par la guérilla marxiste à la demande du président vénézuélien Hugo Chavez.

Il commentait l'entretien accordé à l'hebdomadaire Paris-Match où il évoquait l'accueil en France, "en Guyane par exemple" de guérilleros de haute importance pour les Farc qui seraient échangés "directement entre la France et la guérilla". "Il a été réalisé une semaine avant ma visite à Paris", a-t-il souligné.

"La France va jouer un rôle crucial. Mais pour que ça marche, il faut un peu de discrétion", a-t-il réaffirmé, "ne serait-ce que parce qu'il faut qu'il (le plan) soit présenté au président (colombien) Alvaro Uribe et à Hugo Chavez", a-t-il estimé.

M. Perez, qui doit quitter la France dimanche, a affirmé qu'il devait rencontrer M. Uribe lundi et M. Chavez "la semaine prochaine".

Les Farc veulent échanger 39 otages dits "politiques" aux mains de la guérilla, dont Ingrid Betancourt et trois Américains, contre la libération de quelque 500 guérilleros emprisonnés.

M. Perez, qui a passé plus de six ans aux mains des Farc, a répété qu'il était "très optimiste" quant à une libération prochaine d'Ingrid Betancourt et qu'il était "certain" que M. Uribe accepterait son plan.

Du côté de la guérilla, il s'est de nouveau dit "sûr de la volonté des Farc de négocier" la libération des otages, en dépit selon lui "de positions divergentes" au sein de la guérilla, l'aile militaire semblant hostile à une négociation politique avec M. Uribe.

Selon des sources proches du dossier, le plan de M. Perez comprendrait plusieurs étapes: une reconnaissance politique des Farc, la suppression de la guérilla de la liste européenne des organisations terroristes et une proposition d'asile permettant l'accueil de guérilleros libérés sur le territoire français.

Ingrid Betancourt, ancienne candidate à la présidentielle colombienne, a été enlevée le 23 février 2002, et est apparue très amaigrie et déprimée dans une vidéo et une lettre reçues en décembre par sa famille.

 

 

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 23:16

 

 

  Des sites de gauche et d’extrême gauche diffusent des messages relatifs à l'histoire du Tibet et aux actuels affrontements au Tibet entre des militants tibétains et l'armée chinoise.

Ces messages polémiquent contre la propagande impérialiste relative au Tibet.

De mon point de vue, ce n'est pas le problème le plus important, le problème le plus important, c'est le problème de notre position en soi par rapport au problème du droit à l'auto détermination du peuple du Tibet.

L'impérialisme instrumentalise ce problème, comme il instrumentalise tout, nous ne nous déterminons pas par rapport à la propagande impérialiste, nous nous déterminons par rapport aux intérêts du peuple du Tibet.

Si nous lisons bien ces messages, le régime tibétain avant 1951 était un régime théocratique et la Chine de Mao apportait la civilisation au Tibet.

Excusez nous, camarades communistes révolutionnaires, mais nous connaissons cet argument, un grand pays organisait récemment une guerre d'occupation contre un régime du Moyent Orient au motif selon lequel ce régime était un régime dictatorial et au prétexte selon lequel cette guerre d'occupation apporterait la démocratie et la civilisation, la politique du gouvernement de Pékin d’aujourd’hui au Tibet est une politique de modification de la démographie ethnique, ce serait encore une fois l'histoire d'un peuple sans terre (le peuple chinois) pour une terre sans peuple (la terre tibétaine).

 

Qui était donc au pouvoir en Chine à Pékin avant 1949 ? Contre qui le parti communiste chinois de Mao Tsé Toung faisait il la révolution ? Faisait il la révolution contre le dalaï lama ou bien faisait il la révolution contre le Kouo Ming Tang de Tchang Kaï Tchek ? La Chine de Tchang Kaï Tchek était elle un état féodal ou bien un état démocratique ? Le niveau de développement économique de la Chine de Tchang Kaï Tchek était il inférieur, égal ou bien supérieur par rapport au Tibet du dalaï lama ? Les mêmes messages le disent, la politique de la Chine de Mao était elle une politique de répression contre la culture tibétaine ? La Chine communiste de Mao en 1949 n’était pas la Chine capitaliste de Hu Jintao d’aujourd’hui. La Chine communiste de Mao proclamait et respectait l’autonomie du Tibet. Quelle était en 1949 la politique de Wang Ming, le représentant de Staline en Chine ? Etait elle une politique d’ alliance et de soutien au Kouo Ming Tang de Tchang Kaï Tchek ou bien une politique de soutien au PCC de Mao et à la révolution contre le Kouo Ming Tang ?

 

 fischer02003@yahoo.fr

 

www.fischer02003.over-blog.com

  

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 18:17
LE PRESIDENT DE L'ACADEMIE DES SCIENCES ET SECRETAIRE GENERAL DE L'UNION DES CONSEILS SCIENTIFIQUES: L'INVASION DE L'IRAK AVAIT POUR OBJECTIF DE DETRUIRE L'AVENIR DE L'IRAK PAR LA DESTRUCTION DE SES CERVEAUX
 
Le Secrétaire Général de l'Union des Conseils Spéciaux de la Recherche Scientifique et Président de l'Académie des Sciences, le Docteur Noureddine R'Bîi, éminent spécialiste irakien de technologie nucléaire, a déclaré que l'invasion anglo - américaine avait pour
objectif de détruire l'avenir de l'Irak et ce, par l'élimination de ses savants et la destruction des produits de ses centres de recherche qui ont coûté au pays plus de 10 Milliards de $ US.
 
Un rapport de Shabakat Akhbar Al Irak :

17/03/2008

« Que faire de l'Irak sauf à détruire ses cerveaux » : Madeleine Albright !



Ainsi, plus de 80% des éliminations d'intellectuels et d'hommes de sciences ont touché des universitaires, la moitié des victimes portait le titre de professeur ou de professeur adjoint et plus de la moitié d'entre eux exerçait à l'Université de Bagdad, suivie de celles de Bassora, Mossoul et Al Moustansiria. D'autre part plus de 62% des savants assassinés avaient un diplôme de doctorat et le tiers d'entre eux étaient spécialistes de sciences et de médecine.
 
Et le Docteur R'bîi d'ajouter : « le développement technologique de l'Irak a été un des motifs de l'invasion illégale de l'Irak et ce, en application de l'idée de Madeleine Albright qui avait déclaré (sic) :« Que pouvons-nous faire de l'Irak sauf détruire ses cerveaux, ce que les bombes atomiques ne sauraient faire ? La destruction des cerveaux irakiens vaut mieux
que son bombardement »
C'est pour cela que la première action des envahisseurs anglo-américains a été de détruire les organismes de recherche scientifique, les universités et les instituts, l'incendie des bibliothèques et des musées et le pillage systématique de leurs trésors. La meilleure preuve de ce que nous avançons est que l'Irak a perdu 5.500 savants depuis son invasion en Mars 2003, tués ou contraints d'émigrer en Asie du sud et en Europe de l'Est. Nous avons très bien compris la leçon !

Après l'enlèvement du Docteur Ali Mouhawech, doyen de la faculté d'Ingéniorat à l'Université Al Moustansirya et la découverte de son corps, les scientifiques irakiens se sont rendus compte qu'ils vivaient une situation inédite depuis l'invasion mongole en 1228.
Des universitaires avaient reçu des lettres contenant des balles et d'autres des menaces de mort. Ce début avait poussé des universitaires à demander des congés de longue durée pour des recherches à l'étranger.
La menace « de ramener l'Irak au moyen âge », proférée par James Baker au visage des responsables irakiens en 1991, pour les contraindre à coopérer avec son pays, s'est réalisée.
Cette menace signifiait simplement que « si vous n'acceptez pas nos conditions, votre pays sera entièrement détruit et ses structures de résistance démantelées, tout comme l'avait fait Hulagu lorsque ses armées avaient fait des eaux du Tigre un mélange de sang, d'encre et de papier !!!
Les anglo-américains connaissaient dans les moindres détails la teneur du projet scientifique et technologique irakien du président Saddam Hussein, qui consistait à doter l'Irak d'un système scientifique et technologique cohérent, capable de garantir l'indépendance nationale et d'en faire un pays avec lequel il faudrait compter.

C'est pour cette raison, que juste un jour après l'occupation de l'Irak le 9 avril 2003, les forces d'occupation avaient arrêté le Docteur Ameur Assâadi, conseiller scientifique du président Saddam Hussein, toujours en prison, puis, par la suite, les Docteurs Houda Ammache et Rihab Taha, relâchées plus tard suite à la détérioration de leur état de santé et en l'absence de preuves de leur culpabilité.
Quelques jours plus tard, ce fut le Docteur Erraoui, doyen de la faculté de médecine de Bagdad et des médecins irakiens, qui a été assassiné. Puis ce fut une longue série d'assassinats en plein jour, ayant coûté la vie à plus de 1.500 scientifiques irakiens, parmi lesquels, les docteurs Mohamed Hussein , professeur de thermodynamique et de technologie de l'aviation, Mouhannad Dlimi, et Ghaleb Al Haithi, professeurs à l'université de technologie de Bagdad.
Tout cela s'est accompagné évidemment de destructions d'usines, de laboratoires et de centres de recherche scientifique.

Israël n'est pas demeuré inactif puisqu'il s'est investi dans cette sale opération et ses services spéciaux ont constitué « une armée secrète : l'armée républicaine secrète » forte de 150 hommes, disposant d'une liste de 800 scientifiques irakiens à ramener en Israël ou, à défaut, à liquider physiquement. C'est ainsi que depuis l'occupation de l'Irak, Israël a reçu plus de 150 professeurs et 4.000 étudiants irakiens, en plus des bourses du sinistre Kanâan Mekkia, du doctorat Honoris Causa de l'université de Tel Aviv et du magistère attribués respectivement à Tahar Labib et Mahmoud Abou Salah.

Le Président de l'Académie de la Recherche Scientifique ajoute : « l'élimination physique des scientifiques irakiens est une partie intégrante de la stratégie « du désordre organisé » suivie par les occupants depuis l'invasion du pays afin de faire plier les irakiens et de les soumettre. C'est un désordre d'une « minutieuse organisation » imaginé par les occupants, qui représente les intrépides envahisseurs sous l'aspect de simplistes, dépassés par les événements et incapables d'arrêter les violations des édifices de l'Etat et des organismes officiels tels que les banques, les universités, les usines, les centres de recherche, les musées, les bibliothèques et tous ses trésors historiques.
Un désordre total et continu, comparable aux graphiques sur ordinateurs qui s'auto- reproduisent à l'infini. C'est ainsi que nous assistons au détournement des immenses ressources financières des irakiens, à une corruption jamais égalée auparavant, aux pots-de-vin aux montants faramineux dans des projets fictifs ou illusoires tels que les élections et le pouvoir fédéral. Un désordre d'une précision comparable aux phénomènes physiques et dont l'objectif est de semer la discorde, de détruire l'unité nationale et les structures de l'Etat, alors que le projet d'édification de la plus grande ambassade américaine et de 14 bases militaires sur toute l'étendue de l'Irak, continue de plus belle.

Dans son interview donnée au journal égyptien Al Badil, le professeur R'Bîi ajoute : « les conclusions de la première étude statistique sur le massacre des scientifiques et ingénieurs irakiens, présentée le mois dernier au congrès tenu à cet effet à Madrid, révèlent que le docteur Mouhawech a été le 4ème doyen de l'université Al Moustansirya à être tué.
 
D'autres ont connu ce sort avant lui, tels que les doyens des facultés de médecine, d'éducation, de droit ainsi que les adjoints aux doyens des facultés de Sciences, d'administration et de sciences économiques et des chefs de départements d'arabe, d'allemand, d'éducation et des études du monde arabe et de droit. Ces éminentes personnalités appartiennent à toutes les religions et les confessions, ce qui prouve que leurs assassins ne sont pas irakiens.

Traduit de l'arabe par Ahmed Manai www.tunisitri.net/
et révisé par Janine Borel

http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=13084/
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 18:05
Le Hamas ouvert à l'initiative yéménite sur le Fatah
 
SANAA (Reuters)
 
  Le Fatah s'est dit prêt à reprendre le "dialogue national" avec le Hamas, qui l'a chassé par la force de Gaza en juin, si celui-ci accepte les termes du compromis proposé par le président du Yémen pour mettre fin à la brouille des deux "frères ennemis" du mouvement palestinien.
Le n°2 en exil du mouvement islamiste, Moussa Abou Marzak, a affirmé à la chaîne de télévision Al Djazira à son arrivée à Aden qu'il venait informer le président Ali Abdallah Saleh que "son mouvement accepte l'initiative yéménite".
"Ma visite a pour objet de rencontrer le président Saleh (...) et de l'informer de l'acceptation par notre mouvement de l'initiative yéménite", a-t-il confié sur Al Djazira.
Il n'a pas précisé si cela signifiait que les islamistes radicaux acceptaient de renoncer au pouvoir dans la bande de Gaza, mais un autre responsable du Hamas, Sami Abou Zouhri, a déclaré à Reuters à Gaza que son organisation allait débattre du contenu de l'initiative prise par le Yémen.
"Nous acceptons de discuter ouvertement à la table de négociation de tous les points évoqués dans l'initiative yéménite", a dit Abou Zouhri. "L'initiative du Yémen n'évoque pas de conditions préalables mais énumère des sujets ou des thèmes de dialogue, et nous sommes prêts à en discuter".
Au Fatah, on se dit disposé à entamer un dialogue national dans l'hypothèse où le Hamas accepte les termes des propositions de Sanaa. Nimmer Hammad, collaborateur de Mahmoud Abbas, a ainsi estimé qu'il était prématuré de dire quand ce dialogue pourrait s'ouvrir. "S'ils acceptent l'initiative yéménite telle quelle, alors oui les discussions avec le Hamas pourraient commencer". Prié de donner une date, il a répondu: "Actuellement, c'est prématuré".
Saleh a proposé d'en revenir à la situation d'avant ce que le président palestinien Mahmoud Abbas présente comme le "coup d'Etat" du Hamas contre l'Autorité autonome à Gaza ainsi que l'organisation d'élections présidentielles et législatives anticipées en Cisjordanie et à Gaza.
 
ABBAS ET MECHAAL ABSENTS
 
Haniyeh recueillerait aujourd'hui 47% des suffrages, contre 46% à Abbas, si des présidentielles avaient lieu à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, selon un sondage rendu public lundi et réalisé auprès de 1.270 Palestiniens après l'offensive meurtrière de Tsahal contre le Hamas au début du mois.
Le même sondage d'un institut basé en Cisjordanie révèle en revanche que si des législatives avaient lieu maintenant, le Hamas, qui avait remporté haut la main les dernières, en janvier 2006, arriverait derrière le Fatah, avec un score de 35% contre 42% au mouvement d'Abbas.
Abbas, partisan des négociations avec Israël, avait été élu haut la main à la présidence palestinienne en janvier 2005 en remplacement du défunt Yasser Arafat avant que le triomphe législatif du Hamas un an plus tard ne conduise à une impasse politique.
Le choc des deux légitimités avait conduit l'Arabie saoudite à imposer aux deux mouvements de négocier à la Mecque en 2007 un gouvernement d'union nationale qui s'est avéré intenable, le Hamas se refusant obstinément à suivre le Fatah sur la voie des négociations avec Israël.
Abbas avait alors offert vainement au mouvement islamiste des élections législatives et présidentielles anticipées pour que les électeurs palestiniens tranchent, une proposition aujourd'hui reprise par le Yémen, qui propose aussi d'en revenir aux accords de La Mecque.
Un haut responsable du Fatah, Azzam al Ahmed, a déclaré mardi en arrivant à Sanaa pour rencontrer Saleh, que le Fatah était prêt à reprendre langue avec le Hamas pourvu que celui-ci accepte les propositions du Yémen. Le mouvement islamiste avait exclu lundi tout préalable à un tel dialogue.
L'annonce par Abou Marzouk de l'acceptation des termes de l'initiative yéménite semble faire "bouger les lignes" mais l'absence simultanée à Sanaa de Khaled Méchaal, n°1 en exil du bureau politique du Hamas, et du président Abbas indiquent que rien n'est encore joué.
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 17:52

Du Rififi au Salon du Livre


www.liberonsgeorges.over-blog.com


Alors que le salon du Livre baignait dans sa torpeur et sa bonne conscience,
des militants du Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
ont affirmé, face à l'embrigadement médiatique, leur total soutien à la
résistance du Peuple Palestinien.

A l'intérieur même du salon, face au stand du ministère des
affaires étrangères et du « pavillon d'honneur d'Israël » (sic) une banderole
a été déployée par quelques militants déterminés, au cri des slogans «
Palestine vivra ! Palestine vaincra ! », « Palestine Solidarité ! », «
Libérez Georges Abdallah ».Pour un temps médusés, les va-t-en-guerre
sionistes encerclaient les camarades dans une ambiance de lynchage. De
courageux visiteurs et exposants manifestaient leur soutien à l'action en
reprenant les slogans ou en applaudissant. Les sionistes se démasquant
vociféraient leur ritournelle haineuse « Palestine terroriste, Palestine
assassin » à la grande stupéfaction des témoins.

A l'heure où les crimes d'Israël ensanglantent chaque jour Gaza et
l'ensemble de la Palestine, le gouvernement français déroule le tapis rouge
sang aux assassins sionistes et à leur propagande.

Plus que jamais il faut agir pour que les festivités officielles des « 60 ans
du crime »n'étouffent pas la voix de la résistance du Peuple Palestinien.
La mobilisation pour la campagne des « PALESTINE, 1948-2008 - 60 ans
de résistance contre Israël, Jusqu'au retour de tous les réfugiés » ne fait

que commencer. Rendez-vous est dors et déjà fixé au samedi 29 mars
pour la journée de la Terre pour manifester dans la rue partout en France
notre solidarité avec la résistance du Peuple Palestinien.

Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France depuis plus de 24
ans pour des actions de résistance antisioniste et anti-impérialiste
revendiquées par les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises
(FARL).Il est un symbole de la lutte pour la libération de la
Palestine. Libérable depuis 1999, Georges Abdallah repassera le 25 mars
devant les juges d'une juridiction d'exception pour un nouvel examen d'une
septième demande de libération conditionnelle. Alors que la justice française
obéit aux diktats des impérialistes états uniens et des sionistes, le combat
pour sa libération doit être un engagement de toutes celles et ceux qui
se réclament du camp des Palestiniens.

 

Libération de toute la Palestine !

Libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah !

Communiqué du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah
Paris le 18 mars 2008

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens