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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 21:37
Baromètre Ipsos-Le Point : Sarkozy
 
chute de 10 points à 39% de
 
satisfaits
 
PARIS (AFP)
 
  Nicolas Sarkozy poursuit sa chute de popularité, perdant 10 points de bonnes opinions en février avec seulement 39% de satisfaits, contre 49% en janvier, alors que la cote de François Fillon bondit de 7 points avec 52% de satisfaits (45% en janvier), selon le baromètre Ipsos-Le Point à paraître jeudi.
 
C'est le plus mauvais sondage d'opinion, depuis son élection, pour le chef de l'Etat, qui recueille dans cette enquête 58% (+9) d'opinions défavorables (3% ne se prononcent pas).
 
Il a perdu 19 points de jugements favorables depuis le mois de novembre où il avait encore 58% de satisfaits dans ce même baromètre.
 
Il s'agit du dernier d'une série de sondages montrant un décrochage de la cote de popularité du président, dû notamment selon les sondeurs à la déception de l'opinion en matière de pouvoir d'achat et à une surmédiatisation de la vie privée du chef de l'Etat.
 
Les plus mauvais chiffres jusqu'à présent remontaient à une enquête TNS-Sofres pour Le Figaro Magazine rendue publique le 30 janvier, avec une cote de confiance de 41% contre 55% ne lui faisant pas confiance, les mêmes chiffres se retrouvant le 3 février dans un sondage LH2-Libération.
 
La popularité du Premier ministre suit une courbe inverse au décrochage présidentiel, avec 52 % de bonnes opinions contre 45 % en janvier et 40 % de défavorables contre 46% en janvier, selon le baromètre Ipsos-Le Point. 8% des sondés ne se prononcent pas.
 
Le revers de popularité s'étend par contre aux figures politiques de la majorité présidentielle.
 
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë ravit, à la différence de points, la tête du palmarès des hommes politiques avec 63% de bonnes opinions (+3 sur janvier) au ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui perd 3 points à 63% (contre 66% en janvier).
 
Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, conserve sa troisième place mais perd un point à 58% (59%).
 
Sondage réalisé les 8 et 9 février par téléphone auprès d'un échantillon national de 944 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages.
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 21:54
Une heure avec le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad

LE MONDE | 05.02.08 | 12h24 . Mis à jour le 05.02.08 | 14h51

TÉHÉRAN ENVOYÉS SPÉCIAUX
 
 
Le monde.fr publie l'intégralité de l'entretien accordé par le président iranien aux envoyés spéciaux du "Monde".

Rideaux tirés et enfilade de salons déserts entre deux colonnes de marbre : ce vendredi 1er février, la magnifique villa qui abrite les bureaux de la présidence de la République islamique d'Iran, au centre de Téhéran, a tout de l'ambiance feutrée de coulisses de théâtre avant la représentation. Un entretien avec Mahmoud Ahmadinejad n'est jamais facile à programmer : le président iranien ne cesse de voyager.

Deux jours plus tôt, il était dans le sud du pays, à Bouchehr, dont la centrale nucléaire, approvisionnée par la Russie, lui a rappelé le contentieux persistant entre son pays et les Occidentaux qui, au Conseil de sécurité de l'ONU, préparent une série de sanctions (la troisième) pour obliger Téhéran à suspendre son programme d'enrichissement d'uranium. M. Ahmadinejad a profité de son voyage à Bouchehr pour lancer un appel aux investissements européens en Iran, tout en prononçant une nouvelle diatribe contre Israël, "la sale entité sioniste, qui tombera tôt ou tard".

Ce vendredi après-midi, jour férié en Iran, il faut attendre encore quelques heures pour que débute l'entretien avec M. Ahmadinejad demandé par Le Monde. "M. le président a encore beaucoup de travail", confient ses assistants. On peut le comprendre : malgré les prix élevés du pétrole, l'Iran traverse de fortes difficultés économiques qu'une inflation galopante et un taux de chômage élevé chez les jeunes (plus de 30%) ne font qu'accentuer. Sa gestion a même été critiquée au Parlement. Certaines universités s'agitent, et le nombre record d'exécutions publiques enregistré ces derniers mois alourdit un peu plus le climat à l'approche des élections législatives de mars.

En fin d'après-midi, soudain, la plus grande agitation s'empare des salons : le moment est venu. Une armée de techniciens installe d'énormes fauteuils sous la lumière violente de projecteurs.

"BULLE" MÉDIATIQUE

Cette fois, le décor est planté. Mais pourquoi seulement deux fauteuils, alors que l'entretien est prévu avec les deux envoyés spéciaux du Monde? Pourquoi ces caméras? Pourquoi ces interprètes dans la pièce d'à côté, prêts à traduire les propos présidentiels dans l'oreillette des participants, sans même assister au débat, coupant ainsi toute spontanéité? La réponse ne vient que quelques minutes avant le début de l'entretien - faut-il dire du "show"? : tout a été prévu, en fait, pour la télévision iranienne. Et c'est aux Iraniens, en regardant la caméra, que le président s'adresse, plus qu'il ne répond aux questions de son faire-valoir du jour. Une "bulle" médiatique sur mesure.

Très chaleureux, pondéré, M.Ahmadinejad ne refuse aucune question, mais répond à sa manière, souvent par d'autres questions. Et, peu à peu, au-delà des figures imposées - le nucléaire (l'Iran n'a pas peur de nouvelles sanctions et poursuivra son programme d'enrichissement de l'uranium) ou encore le rôle de l'Europe (elle doit afficher son indépendance), celui de la France (elle devrait entretenir des relations plus étroites avec l'Iran) -, le président iranien dévoile sa "vision" d'un monde idéal, selon lui en quête de "pureté". Un monde de certitudes simples dans lequel la faute originelle au Proche-Orient revient à Israël et à "ce peuple déplacé qui finira par partir". Un monde où les résolutions de l'ONU (celle créant l'Etat d'Israël comme les autres) n'ont pas de valeur particulière.

Croyant et nationaliste, M.Ahmadinejad parle d'un Iran qui, certes, voudrait "plus de démocratie", mais, "est-ce là l'important?", s'interroge-t-il, balayant la question des droits de l'homme comme il évacue la crise économique chez lui : "L'économie américaine n'est-elle pas en voie de régression?" Puis, à la fin, comprenant, devant les protestations réitérées, qu'un journal européen a d'autres critères pour un entretien de ce genre, surtout lorsque l'accord initial n'a pas été respecté, il offre, non sans une certaine élégance, de "réparer" en accordant sous peu un nouvel entretien. "Le président tient toujours ses promesses!", insiste l'un de ses plus proches conseillers.

ENTRETIEN

Le Monde : Le président Nicolas Sarkoky a dit à plusieurs reprises son inquiétude quant à la finalité du programme nucléaire iranien.

Qu'est ce que vous en pensez, vous, en tant que Français ? (.) Vous pensez comme moi qu il ne faut pas qu il y ait des armes nucléaires dans le monde. Ne faut il pas que les armes nucleaires, qui ne sont d'aucune utilité dans le monde d'aujourd'hui, soient éliminées ? Nos deux peuples entretiennent de bonnes relation. Entre eux, il n'y a pas de problèmes sérieux. Ce sont deux peuples qui ont des points de vue communs sur beaucoup de questions internationales. Nous croyons que ces propos [ceux de M. Sarkozy sur le nucléaire iranien] n'ont pas leur place aujourd'hui. Nous ne les prenons pas trop au sérieux ; nous avons pensé que c'est le début ce nouveau gouvernement français. Nous attendons que les vraies positions de la France, celles qui auront un effet pratique. Nous n'avons pas d'inquiétudes à ce sujet.

Vous invitériez M. Sarkozy à Téhéran à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne au printemps ?

Nous croyons que cette présidence française est une bonne opportunité, pour la France et pour l'Europe. Car nous pensons qu'il est temps que l'Europe repense la question de sa présence internationale. Aujourd'hui, sur la scène internationale, l'Europe n'existe pas, je veux dire une Europe qui soit une entité indépendante. Nous ne voyons nulle part dans les équations politiques internationales de ce début de siècle des positions qui seraient celles d'une Europe indépendante. Nous croyons que la présence de la France à la tête de l'Union peut être une occasion pour l'Europe de développer une politique indépendante, surtout dans la région du Moyen Orient, autour de la méditerranée. La présidence française devrait être l'occasion de lancer une politique européenne indépendante. Quant à M. Sarkozy, il peut venir en Iran à tout moment, nous l'accueillerons quand il le désirera, cela ne dépend pas de sa présidence de l'Union.

Le Conseil de sécurité de l'Onu prépare une nouvelle résolution sommant l'Iran d'arrêter son programme d'enrichissement de l'uranium sauf à subir un durcissement des sanctions économiques déjà prises contre votre pays.

La question nucléaire est très importante pour notre peuple. Nous voulons que tous les pays - à commencer par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité - permettent à l'organisation légalement en charge de cette question, l'AIEA [l'Agence international de l'énergie atomique, qui dépend de l'ONU et est chargée de faire respecter le Traité de non prolifération] d'agir conformément à sa mission. Les problèmes ont commencé quand certains pays membres - les cinq permanents - ont voulu s'arroger des droits qui dépassent ceux des autres pays membres de l'AIEA. Les problèmes commencent lorsque ceux - là se dotent d'un droit d'intervention qui outrepasse les règles de l'AIEA. L'Iran agit en collaboration avec l'AIEA, respecte ses engagements et ses devoirs à l'égard de l'agence. Malheureusement, l'Iran est privé de certains de ses droits, en particulièrement de disposer de l'assistance des autres membres de l'AIEA en ce qui concerne le combustible nucléaire - on ne nous a pas aidés, comme nous y avions droit. Mais nous croyons que nous devons tous continuer à travailler avec l'AIEA et accepter ses avis.

Et pourtant, Américains, Chinois, Britanniques, Français et Russes envisagent bel et bien de voter une troisième vague de sanctions contre l'Iran.

Ecoutez, ces résolutions ne sont pas notre problème, c'est le leur. Quand sur la base d'informations erronées, un groupe de pays agit avec entêtement de façon erronée, alors c'est lui, c'est ce groupe qui a un problème.Mais nous n'avons pas d'inquiétude. Notre peuple est un grand peuple - quand il s'agit de défendre nos droits, nous sommes sérieux.

Où en est votre proposition de permettre la création en Iran d'une société mixte, d'un consortium international pour enrichir l'uranium dont vous avez besoin ?

Cette proposition, je l'ai faite il y a deux ans aux Nations Unies. Malheureusement, les Européens et les Américains ne l'ont pas accueillie favorablement. Ils ont considéré que nous ne la formulions que parce que nous aurions été en position de faiblesse. Aujourd'hui, cette proposition n'est plus sur la table. Mais si d'autres en venaient à la reformuler à nouveau, nous l'étudierons. A une condition : que le droit du peuple iranien à l'enrichissement de l'uranium soit préservé.

Vous approuvez M. Sarkozy quand, du Maghreb au golfe, il propose d'aider de nombreux pays à accéder au nucléaire civil ?

Nous ne considérons pas que c'est une mauvaise chose. En cette matière, nous n'entendons pas fixer des limites aux autres. Nous croyons que tous les pays devraient pouvoir jouir de l'énergie nucléaire . Nous croyons que c'est opprimer une partie de l'humanité que d'assimiler l'énergie nucléaire à la bombe nucléaire. C'est une énergie pure, dont tous les peuples doivent pouvoir profiter.

L'Iran est parfois accusé de ne pas faciliter les choses chez son voisin afghan, notamment en aidant les talibans qui affrontent les forces de la coalition international déployée dans ce pays.

L'attitude de certains pays occidentaux est contradictoire. Le langage qui est le leur date d'il y a cent ans. Quelle est la situation ? Des dizaines de milliers de troupes étrangères ont été déployées dans notre voisinage. Nous savons que certains de ces pays occidentaux qui nous critiquent collaborent sur place avec les gens dont vous parlez. Et par le passé ont collaboré et même soutenu, armé, financé ces groupes extrémistes en Afghanistan. Nous savons très bien ce qui se passe chez notre voisin. Nous avons de vieilles relations avec l'Afghanistan, culturelles, historiques. Tout ce qui là bas provoque de l'insécurité est un problème de sécurité pour nous. Nous voulons que le peuple afghan recouvre son intégrité. Nous aidons à établir un dialogue entre les différentes factions et tribus afghanes. Notre expérience historique nous a appris que chaque fois que les Américains, les Européens sont entrés dans notre région, il y a eu des litiges. Regardez l'Irak. Est-ce qu'on peut assurer la sécurité d'un pays de façon artificielle, avec l'aide de forces étrangères ? Jusqu'à quand ?

Au Liban, vous n'appuyez, militairement, économiquement, politiquement, qu'un seul parti, le Hezbollah.

Nous aiderons tous ceux qui agissent en conformité avec des principes justes. Nous croyons que le Liban est un pays indépendant. C'est la population libanaise qui doit être maître de son destin. Chaque démarche qui facilite l'unité et la souveraineté du Liban, pour son indépendance, nous la soutiendrons.

Mais vous ne soutenez qu'un seul parti là bas ?

Le peuple libanais a le droit de vivre, de s'exprimer. Nous sommes contre une ingérence dans les affaires du Liban. Avec la plupart des partis libanais, nous avons de très bonnes relations. Avec les chiites, les druzes, les chrétiens, les sunnites.

Vous n'aidez pas à la création d'un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza ; vous n'appuyez pas les efforts de l'ONU, des Etats-Unis, de l'Union européenne, de la Russie en ce sens. Vous y êtes opposés, vous ne soutenez qu'un parti palestinien, le Hamas.

Qu'est ce que vous voulez dire ? Actuellement, n'y-t-il pas le gouvernement du Hamas [à Gaza] ? Un gouvernement qui a été établi par le peuple [le Hamas a remporté les élections législatives dans les territoires palestiniens en janvier 2006 puis s'est emparé par la force de l'administration de la bande de Gaza le 15 juin 2007] Qui s'oppose à ce gouvernement ? Ce sont les Européens, les Etats-Unis qui sont contre ce gouvernement du Hamas. Nous sommes actuellement le seul pays qui soutient le gouvernement légal de la Palestine. Alors, qui réprime ce peuple, qui lui impose des sanctions économiques ? Je suis désolé de dire que ce sont les gouvernements des pays européens qui collaborent avec les sionistes dans cette affaire. Mais la question de la Palestine va au delà de votre question. Il faut en revenir à un événement intervenu il y a 60 ans [la création de l'Etat d'Israël par une résolution des Nations Unies en 1948] , un événement qui a déplacé des millions de personnes, tué des centaines de milliers d'autres [selon l'ONU, quelque 700 000 Palestiniens ont été déplacés pendant ou à l'issue de la guerre israélo-arabe qui a suivi la création d'Israël, qui a fait quelques dizaines de milliers de morts]. Ce ne sont pas les initiatives européennes ou américaines qui vont régler le problème. Il faut aller à la source, à l'origine du conflit, à sa racine si nous voulons régler cette question, sinon la crise se poursuivra. A la longue, ceux qui perdront sont ceux qui sont responsables de l'occupation.

Il y a deux jours, vous avez encore annoncé que " l'entité sioniste tombera tôt ou tard ".

Pourquoi le peuple palestinien doit-il accepter l'occupation ? Pourquoi doit-il accepter d'être amputé d'une partie de son territoire ? Ce n'est pas parce que les Nations Unies ont reconnu [Israël] que cela confère une légitimité à cette reconnaissance. Un peuple falsifié, inventé [le peuple israélien] ne va pas durer, il doit sortir de ce territoire. Ce n'est pas parce que tout le monde dit quelque chose de faux que cela devient juste.

L'an prochain, il y aura un nouveau président américain. Est-ce que c'est important pour vous qu'il soit démocrate ou républicain ?

S'il y avait des élections libres aux Etats-Unis, si le peuple américain avait différents choix, s'il n'avait pas seulement deux options, nous croyons que le peuple américain se prononcerait pour une autre politique que celle que mènent les Etats-Unis. Il essayerait d'orienter différemment la politique étrangère des Etats-Unis. Le peuple américain aimerait avoir des relations d'amitié et de collaboration avec les autres peuples. Il n'aime pas qu'il y ait dans le monde des massacres perpétrés en son nom, et des territoires occupés. Nous espérons que ceux qui sont candidats reçoivent le message du peuple américain, qui souhaite le changement.

Il y a trois ans, vous avez annoncé que vous serez le président qui allait prioritairement s'attaquer aux difficultés économiques et sociales de l'Iran ?

Ou n'y a t il pas des problèmes économiques. Il n'y a pas de problèmes économiques en France ? Les progrès économiques de l'Iran sont bien connus, l'Iran progresse dans différents domaines. Evidemment, nous rencontrons des difficultés - c'est naturel. Aux Etats-Unis, il n'y a pas de problèmes ? Les difficultés des Etats-Unis sont plus nombreuses que celles de l'Iran. L'économie des Etats-Unis est en voie de régression. Dans l'ensemble de l'Europe, il y a beaucoup de problèmes.

Qu'est ce qui vous motive ? Le sentiment national iranien ? Vos convictions religieuses ?

A votre avis, qu'est ce que demande le peuple iranien ?

Le Monde - Plus de démocratie.

Vous ne vous trompez pas. Mais ce que demande le peuple iranien ne se résume pas à la démocratie, c'est plus que cela. C'est quelque chose de plus haut que cela, c'est la dignité humaine. C'est une certaine place de l'homme dans l'univers. C'est la justice. C'est la pureté. C'est le refus de la domination. Et tout cela n'est possible qu'avec la croyance en Dieu. Et tout cela est plus haut que la démocratie. La démocratie n'est qu'une petite partie des acquis du peuple iranien. Le peuple iranien a ses racines dans l'histoire. L'Iran a été le foyer de grandes civilisations mondiales. Ce n'est pas un peuple qui craint les tempêtes, le vent. Vous avez vu que huit ans de guerre [la guerre irano-irakienne de 1980 à 1988] ont rendu notre peuple encore plus avisé. Et le genre de boycottage, de sanctions, le genre de menaces dont nous faisons l'objet nous donne encore plus de maturité. Sans aucun doute, l'Iran est actuellement une puissance mondiale. Il ne tire pas sa force de ses armes, mais de la vigueur de son influence culturelle.
 


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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 21:34
 

Manifestation de soutien à Paris aux opposants tchadiens détenus


Paris, France (PANA) - Environ 500 personnes se sont rassemblées, samedi après-midi à Paris, afin d'exiger la libération des opposants tchadiens détenus au secret et de dénoncer le soutien 'inconditionnel' de la France au président tchadien Idriss Déby, a constaté sur place la PANA.


'Libérez les opposants tchadiens : Ibni-Oumar Mahamat Saleh, Lol Mahamat Choua, Wadel Abdelkader Kamougué, N'Garledji Yorongar', ont scandé les manifestants qui répondaient à l'appel des organisations de la diaspora tchadienne et des ONG françaises et africaines.


'Arrestations des opposants tchadiens : silence complice de la France', soulignait un des nombreux tracts distribués sur le lieu du rassemblement.


Le plus insupportable, c'est ce que nous ne savons même pas pourquoi ces personnalités, pourtant réputées pour leur attachement au dialogue et à la démocratie, ont été mises au secret', a déclaré à la PANA Hicham Ibni Oumar, fils de Ibni Oumar Mahamat Saleh, un des opposants arrêtés depuis le 3 février.


'Il faut les libérer rapidement et envisager un dialogue politique inclusif aux Tchadiens. La France a aujourd'hui une occasion extraordinaire de favoriser une solution définitive à la crise tchadienne' a-t-il estimé.


Profitant de la proximité géographique entre le lieu du rassemblement et le ministère français des Affaires étrangères, les manifestants ont vivement dénoncé la politique africaine de la France.


Y en a marre des troupes françaises en Afrique', 'Epervier hors du Tchad', 'La Françafrique, y en a marre', ont répété les manifestants qui ont personnellement mis en cause le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner dans la situation au Tchad.


L'écrivain camerounais Calixthe Beyala et l'ancien responsable Afrique du parti socialiste (PS, français), Guy Labertit se sont joints aux manifestants qui ont par ailleurs reçu le soutien des Verts français

Paris - 09/02/2008
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 21:23
Voilà Ayaan Hirsi Ali, sauvons nous !
 
 
 
Il est des traîtres magnifiques. Par exemple, Juda. Dont on ne sait pas s’il était le meilleurs des disciples de Jésus ou son dénonciateur pro deo. Ou bien le fidèle Iago dont la jalousie envers le « Maure de Venise » prenait des accents quasi métaphysiques. Ce genre de traîtres mérite finalement tout notre respect. Mais il est, aussi, et c’est le gros des troupes, des traîtres sordides, de ceux qui vendraient père et mère pour un plat de lentilles. Et force est de constater qu’ Ayaan Hirsi Ali, la Rastignac somalienne, se situe dans la seconde catégorie.
 
Il faut pourtant avouer que dans le pire, elle est la meilleure. Ainsi dans cette internationale de l’Islamophobie, faite de réseaux transnationaux et d’idéologie massive et globalisée, qui sévit si activement aujourd’hui, elle occupe une place de choix. Elle est l’étoile montante, car il s’agit bien ici de vedettariat de la haine de l’Autre. Même quand l’autre n’est autre que soi... Ayaan Hirsi Ali est aujourd’hui la reine incontestée de cette galaxie-là. Elle en a saisi tous les ressorts, dont elle joue comme une experte pour en tirer le meilleur profit, toujours à son avantage. Tout dans son parcours en témoigne. Les mensonges à répétition : elle ment sur son pays d’origine dans sa demande de droit d’asile, mais aussi sur son identité et sur son âge, elle ment enfin sur le caractère forcée de son mariage ; mais, tout cela s’explique, puisqu’à l’époque elle était encore musulmane…
 
L’opportunisme sans scrupule : elle passe du parti socialiste au parti libéral néerlandais en moins d’un ans et finira son parcours politique dans un think thank néo-conservateur US, elle se découvre une vocation subite pour l’athéisme au lendemain du 11 Septembre, enfin elle s’associe dans un combat pour l’émancipation de la femme musulmane avec un cinéaste qui ne cessait de déclarer : « La plupart des femmes, à mes yeux, ne sont que de petits utérus qui parlent », car quand on est islamophobe peut importe le flacon pourvu qu’on est l’ivresse…
 
Un goût de la provocation avec une garantie de retour sur investissement toutefois, car il n’est pas que dans le monde de la finance qu’on peut bénéficier de parachute doré : « Je pense que nous sommes en guerre contre l’islam. Et qu’il n’y a pas de demi-mesure dans la guerre.Il vient un moment où un ennemi doit tout simplement être écrasé », « Les êtres humains sont égaux. Les cultures ne le sont pas », « Il n’y a pas de cohabitation possible entre l’islam et l’Occident », « L’islam est une religion et une culture arriérée », « Dans nos sociétés occidentales, [Mahomet] c’est ce qu’on appelle un pédophile »...
 
Bien sur notre Mère courage, ne profère ses insanités que lorsqu’elle est sous la haute protection de l’Etat néerlandais, c’est ça « sa vie rebelle » ! Mais tout à une fin. Et c’est précisément d’elle que vient le scandale. Car, installée depuis août 2006 à Washington, pourriez-vous le croire, le gouvernement néerlandais veut cesser la protection à l’étranger, aux frais du contribuable. N’est-ce pas du grand n’importe quoi ! Ne savent-ils pas que notre matamore somalienne ne pérore à tout va que sous la surveillance policière, c’est la condition sine qua non à sa déblatération, ainsi va la liberté d’expression.
 
Si au XXIème siècle, la liberté d’expression n’a d’usage que comme machine de guerre contre un ennemi désigné, elle n’a d’existence que si elle est garantie absolument. Elle est une variété de l’assurance vie. Elle ne se conçoit qu’ad vitam eternam... Que de désillusions néanmoins. Car être la petite télégraphiste de Washington et savoir flatter l’ethnocentrisme occidental (« Insoumise » !), ne vous prémunit de rien, ne vous garantit rien. Car derrière l’invocation de grand principe à l’utilité évidente, reviennent les calculs d’épicier habituels, le doux son du « qui c’est qui va régler la note ? ».
 
Aussi notre « Voltaire noire » se voit dans l’obligation d’inventer un nouveau concept l’islamophobie bizness sous la forme d’une oeuvre caritative, éventuellement financée par des fonds européens, et pour cela, elle peut même compter sur le soutien des bras cassés de laïcité française (BHL, Caroline Fourest, Philippe Val, Rama Yade..., que du lourd !). Il lui suffisait de lire ses classiques pourtant, pour savoir que le traître, qu’il soit sublime ou sordide, et c’est ce qui fait son charme, finit toujours mal, en général....
 
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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 20:49
Barack Obama, nouveau Kennedy, par Ted Kennedy
 
LE MONDE | 05.02.08 | 13h40  •  Mis à jour le 05.02.08 | 14h22
 
  Chaque fois que l'on m'a demandé, au cours de l'année écoulée, qui j'allais soutenir dans les primaires démocrates, j'ai toujours fait la même réponse : j'apporterai mon soutien au candidat qui m'inspirera, qui nous inspirera tous, qui saura élever notre vision, incarner nos espoirs et renouveler notre conviction que les plus beaux jours de notre pays sont devant nous. J'ai trouvé ce candidat.
 
Je respecte la force, le travail et le dévouement des deux autres candidats démocrates, Hillary Clinton et John Edwards (qui a, depuis, jeté l'éponge, NdT). Cependant je pense qu'il y a un candidat qui possède des capacités extraordinaires sur le plan de l'autorité et du caractère, des capacités qui répondent aux exigences exceptionnelles de ce moment de l'histoire. Il comprend ce que Martin Luther King appelait "l'urgence impérieuse du moment". Il sera un président qui refusera de se laisser piéger dans les schémas du passé. C'est un leader qui a une vision claire du monde, mais qui ne verse jamais dans le cynisme. C'est un combattant passionnément attaché aux causes dans lesquelles il croit, mais qui s'abstient de diaboliser ceux qui n'ont pas les mêmes points de vue. Je suis fier d'être à ses côtés aujourd'hui pour lui proposer mon soutien, mon engagement, pour faire de Barack Obama le prochain président des Etats-Unis.
 
J'ai été ému il y a quatre ans en l'entendant énoncer une vérité profonde, à savoir que nous ne sommes pas et ne devons pas être seulement des Etats bleus et des Etats rouges (couleurs respectives des démocrates et des républicains, NdT), mais que nous devions être des Etats unis. Et depuis ce jour-là, j'ai été émerveillé par son cran et sa grâce tandis qu'il se déplaçait dans le pays, attirant des foules record de gens de tout âge, de toute race, de tout genre, de tout parti, de toute croyance.
 
Je l'ai vu aborder des gens venus de tous les secteurs d'activité, parler avec des sénateurs des deux camps, et à chaque personne qu'il rencontre, devant chaque foule qu'il inspire, il fait naître l'espoir que les meilleurs jours que nous pourrons connaître en tant que nation sont devant nous et que, comme d'autres générations dans le passé, les générations actuelles d'Américains sauront s'unir pour honorer le rendez-vous que nous avons avec le destin.
 
Nous connaissons le bilan de Barack Obama. Il y a le courage. Quand tant d'autres restaient silencieux, ou se contentaient de suivre le mouvement, il s'est opposé dès le début à la guerre en Irak. Ne laissons personne nier cette vérité ! Il y a cette grande intelligence de quelqu'un qui aurait pu poursuivre une carrière brillante dans le droit commercial, mais qui a préféré se mettre au service de sa communauté et entrer dans la vie publique. Il y a le talent infatigable d'un sénateur qui était présent dès les premières heures du matin pour nous aider à élaborer un compromis indispensable autour de la réforme de l'immigration. Pour ces personnes, il représentait la voix de la justice.
 
Aujourd'hui, avec Barack Obama, nous avons un nouveau leader national qui a donné à l'Amérique une campagne qui dessine le pays que l'Amérique peut devenir si nous parvenons à nous élever au-dessus des vieilles politiques. Je me souviens d'un moment similaire dans les années 1960. Alors que je venais d'être élu pour la première fois au Sénat à l'âge de 30 ans, nous avions un nouveau président qui incitait le pays, et en particulier la jeunesse, à atteindre une nouvelle frontière.
 
J'ai le sentiment que nous assistons à nouveau à un tel moment, je sens qu'un même désir se fait entendre aujourd'hui, un même désir de progresser et de faire avancer l'Amérique, et cela je ne le sens pas seulement chez les jeunes mais chez tous nos concitoyens, et je le sens aussi chez Barack Obama. Et dans Barack Obama je ne vois pas seulement l'audace mais aussi l'espérance d'une nouvelle Amérique. Ce qui compte pour gouverner, ce n'est pas le nombre d'années que vous passez à Washington, mais la portée de votre vision, la force de vos convictions, et cette qualité rare de l'esprit et de l'âme qui est capable d'exprimer le meilleur de notre pays et le meilleur du monde.
 
Avec Barack Obama, nous tournerons la page des vieilles politiques de sous-représentation et d'inégalité. Avec Barack Obama, nous fermerons le livre des vieilles politiques de race contre race, genre contre genre, groupe ethnique contre groupe ethnique, hétéro contre gay. Avec Barack Obama, nous fermerons la porte à cette économie qui a exclu les plus démunis, appauvri et insécurisé les classes moyennes. Il propose une stratégie de prospérité permettant à l'Amérique de retrouver sa première place dans le monde. Nous ferons des Etats-Unis le grand leader, et non pas le principal obstacle au combat vital contre le réchauffement climatique. Et avec Barack Obama nous mettrons fin à une guerre en Irak à laquelle il s'est toujours opposé, une guerre qui a déjà coûté la vie à des milliers de nos fils et de nos filles, une guerre que l'Amérique n'aurait jamais dû engager.
 
Rejetons les tentations du doute et du calcul. Rappelons-nous que lorsque Franklin Roosevelt a conçu la Sécurité sociale, il n'a pas jugé que c'était un rêve trop grand ni trop ambitieux. Lorsque John Kennedy a envisagé d'envoyer des hommes sur la Lune, il n'a pas dit : "Non c'est trop loin, nous ne sommes pas sûrs d'y arriver, nous ne devrions même pas essayer." Je suis convaincu que nous ne pourrons atteindre nos objectifs que si nous ne nous montrons pas timorés, car notre cause ne sera vraiment grande que si nous arrivons à dépasser les blocages, si nous savons remplacer la politique de la peur par la politique de l'espoir et que nous avons le courage de choisir le changement.
 
Barack Obama est le seul candidat à la présidence capable de nous procurer ce changement. Barack Obama est le seul candidat qui est à même d'incarner ce changement. J'aime ce pays. Je sais ce que l'Amérique est capable d'accomplir, je l'ai vu, je l'ai vécu, et avec Barack Obama nous pouvons le refaire. Il y a eu une autre époque où un jeune Kennedy briguait la présidence et mettait l'Amérique au défi de franchir une nouvelle frontière. Il dut alors essuyer les critiques publiques du précédent président démocrate, qui était unanimement respecté dans le parti. Harry Truman lui déclara : "Il nous faut quelqu'un possédant plus d'expérience." A quoi John Kennedy répliqua : "Le monde change. Les vieilles méthodes ne marcheront pas, l'heure est venue d'une nouvelle génération de dirigeants."
 
Il en va de même avec Barack Obama. Il a allumé une étincelle d'espoir au milieu des "impérieuses urgences du moment" et je crois qu'une grande vague de changement est en train de balayer l'Amérique.
(Traduit de l'anglais par Gilles Berton. Principaux extraits du discours prononcé par Ted Kennedy le 28 janvier 2008 à l'American University de Washington.)
 
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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 20:41
Les FARC annoncent la prochaine libération de trois otages en raison de leur "état de santé"
 
LE MONDE | 04.02.08 | 09h38  •  Mis à jour le 04.02.08 | 09h38
 
 
  Un communiqué des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), reçu samedi 2 février par une chaîne de télévision de Bogota, annonce la prochaine libération de trois otages de la guérilla.
 
Il s'agit des anciens parlementaires Gloria Polanco de Lozada, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran, enlevés par les FARC en 2001, alors que la guérilla disposait de la zone démilitarisée du Caguan, un territoire aussi vaste que la Suisse, destinée, en principe, aux pourparlers de paix.
 
 
Les FARC expliquent leur "décision unilatérale" par "l'état de santé" des trois otages. M. Perez, qui a tenté de s'enfuir en compagnie de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, aurait souffert de deux comas diabétiques en captivité, selon le policier Jhon Pinchao, qui est parvenu à s'échapper des mains des FARC. Mme Polanco a des problèmes de thyroïdes et M. Beltran souffre d'hypertension, d'après leurs proches.
 
Le communiqué de la guérilla ne précise aucun délai pour leur libération. Le texte se contente de dire que sa mise en œuvre sera faite "sans empressement ni pause". Les otages seront remis en territoire colombien au président vénézuélien Hugo Chavez et à la sénatrice colombienne d'opposition Piedad Cordoba, ou à leurs représentants. Le communiqué réaffirme que les autres séquestrés retrouveront leur liberté uniquement à travers un "accord humanitaire", c'est-à-dire un échange avec les guérilleros emprisonnés en Colombie.
 
"Le Venezuela apprécie que les FARC restent motivées pour obtenir un échange humanitaire, ce qui constituerait un pas ferme et définitif vers la paix en Colombie et dans toute la région", assure un communiqué gouvernemental diffusé à Caracas, dimanche.
 
De son côté, le gouvernement colombien a promis "toutes les facilités" pour la remise en liberté des trois otages. Le commandant des forces armées, le général Freddy Padilla de Leon, estime que l'annonce de la guérilla est "une réaction à la pression des Colombiens" qui devaient manifester contre les FARC, lundi.
 
La France et le Brésil tentent de former un nouveau groupe de pays qui puissent œuvrer à la libération des otages, a révélé, samedi, Marco Aurelio Garcia, conseiller du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, à la suite de ses entretiens à Paris, avec le ministère des affaires étrangères.
 
 
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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 20:33
Silence européen après l'arrestation de trois chefs de l'opposition tchadienne
 
LE MONDE | 09.02.08 | 13h21  •  Mis à jour le 09.02.08 | 15h29
 
N'DJAMENA ENVOYÉ SPÉCIAL

 Les rebelles venaient à peine de quitter le quartier des Deux Châteaux, abandonnant N'Djamena après deux jours de combats dans la ville et la contre-offensive du président Idriss Déby, quand des soldats loyalistes sont venus arrêter Lol Mahamat Choua à sa résidence. Battu à coups de crosse, l'ex-président de la République, en 1979, a été emmené dans un pick-up par des hommes "enturbannés, sans même avoir le temps de mettre des chaussures", assure Mahamat Allahou Taher, ancien ministre de l'énergie et porte-parole du parti de M. Choua.
 
Dès la reprise en main de la capitale, après deux jours de combats violents, les forces du président Déby ont lancé une vague d'arrestations d'opposants. Trois d'entre eux se trouvent en détention dans un lieu inconnu. D'autres se cachent. " Nous sommes très inquiets. Ils ont été brutalisés lors de leur arrestation. On ignore où ils se trouvent, même si des rumeurs circulent, disant qu'ils pourraient se trouver à la présidence et seraient en mauvais état", ajoute M. Taher.
Chez Ibn Omar Mahamat Saleh, figure de proue de la principale coalition de partis d'opposition, les visages sont fermés. On connaît la fragilité de sa santé, l'importance de ses médicaments, dont il est à présent privé. Les pires éventualités sont envisagées. L'opposant Ngarleji Yorongar, candidat malheureux à la présidentielle de 2001 contre le président Déby, est le troisième des responsables arrêtés.
D'autres personnalités politiques ont échappé au coup de filet. Chez Saleh Kebzabo, il reste des traces de sang. Celles de la blessure de son frère, touché à la jambe par un tir des hommes en uniforme. Excédés de ne pas le trouver chez lui, ne pouvant croire la vérité, c'est-à-dire qu'il était en voyage, ces derniers ont brutalisé les gens dans la maison pour tenter de leur faire avouer où était l'opposant.
D'autres responsables politiques sont entrés dans la clandestinité, tout comme huit défenseurs des droits de l'homme qui s'estiment "dans le collimateur des autorités" selon la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), une organisation basée à Dakar, au Sénégal.
Amnesty International, de son côté, fait état d'"informations selon lesquelles, le 6 février, au moins trois hommes auraient été exécutés" à N'Djamena et leurs corps jetés dans le Chari. L'ONG dit redouter une "grande chasse aux sorcières". Des exécutions pourraient également avoir touché des soldats tchadiens ayant fait défection au moment de l'offensive rebelle, laissant le président Déby organiser la défense, retranché dans la présidence, avec "environ 2 000 hommes", selon une source militaire.
Dans l'immédiat, l'opposition politique est mise hors jeu. Lol Mahamat Choua était à la tête du comité de suivi d'un accord signé le 13 août 2007 entre les partis politiques tchadiens qui refusaient de participer jusqu'ici aux processus électoraux et le pouvoir. Le texte prévoyait de remettre à plat le système électoral, avec l'appui de la France, des Etats-Unis et de l'Union européenne (UE), en procédant à un recensement, à la création d'un nouveau fichier électoral et d'une commission électorale digne de ce nom. Cette initiative, soutenue à bout de bras par l'UE, semblait en mesure de briser le tête-à-tête suicidaire entre le président et les rebelles, qui s'affrontent à intervalles réguliers au rythme des saisons sèches ou pluvieuses et des accords de paix jamais respectés par les belligérants.
En arrêtant Lol Mahamat Choua, c'est tout le processus démocratique qui est frappé. L'entourage de M. Choua rappelle qu'un texte de loi tchadien offre aux anciens présidents des "garanties de sécurité personnelle", qui sont aujourd'hui foulées aux pieds. Il déplore aussi le silence et l'inertie des garants de l'accord du 13 août : UE, France et Etats-Unis. " Nous avons fait des démarches auprès de l'ambassade de France sans recevoir de réponse", se désole Mahamat Allahou Taher.
 
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 22:41
Cinq personnes dont trois policiers d'Amiens en garde à vue
 
pour des propos racistes
 
AMIENS (AFP)
 
 Cinq personnes, dont trois policiers de la brigade anti criminalité d'Amiens qui ont depuis été suspendus par leur hiérarchie, ont été placés à vue jeudi et vendredi à la suite de propos racistes présumés tenus dans un bar d'Amiens dans la nuit du 1er au 2 février.
 
Selon plusieurs témoignages, ce groupe aurait fait irruption vers 23h30 dans le pub "My Goodness", à Amiens, aux cris de "sieg heil" avant de trinquer en criant des propos violemment antisémites entrecoupés de saluts hitlériens.
 
Les trois policiers -un brigadier chef d'une quarantaine d'années et deux gardiens de la paix trentenaires-, étaient en civil et avaient quitté leur service une demi-heure plus tôt, selon une source policière.
 
Les cinq suspects ont été placés en garde à vue successivement entre jeudi et vendredi, a précisé à l'AFP le procureur de la République d'Amiens Patrick Beau, qui a ouvert jeudi une enquête préliminaire. Trois gardes à vue ont été prolongées de 24H00 vendredi fin de journée et les autres devaient l'être dans la soirée.
 
Une source proche de l'enquête a indiqué que l'un des policiers serait représentant de la FPIP (Fédération professionnelle indépendante de la police), un syndicat minoritaire d'extrême droite et qu'un autre aurait fait des campagnes pour le Front National.
 
Selon le patron du bar, les suspects étaient passablement "énervés" à leur arrivée dans l'établissement et se sont "lancés dans des diatribes verbales accompagnées de gestes en rapport", a expliqué son avocat Hubert Delarue à l'AFP. "Ils ont tenu des propos racistes, antisémites et xénophobes", a-t-il affirmé. Ils auraient aussi pris à partie deux employés d'origine africaine.
 
"Un employé leur a demandé d'arrêter ou de quitter le bar (...) Le patron leur a demandé à son tour et des clients ont commencé à s'exciter, à s'indigner. Ils ont fini par partir en maugréant, tout en menaçant (le patron) de représailles si la chose s'ébruitait", a-t-il ajouté.
 
Le procureur a précisé avoir reçu vendredi une plainte du patron du bar pour "menaces sous condition" et avoir ordonné une enquête jointe sur cet aspect.
 
Le "My Goodness", situé dans un quartier animé, est un "établissement tout à fait correct, où il semble qu'ils (les policiers) allaient parfois", a souligné le procureur. "Ils n'en étaient pas des piliers, mais ils ont été identifiés comme policiers" par plusieurs clients.
 
Par ailleurs, selon Me Delarue, les cinq hommes auraient "tous fait état d'une qualité de policier" lors de leur passage dans le bar.
 
Des clients ont apporté leurs témoignages écrits au patron qui les a transmis à la police, selon l'avocat.
 
Le syndicat de policiers Alliance de la Somme s'est dit étonné par l'affaire, affirmant que si les faits étaient "avérés, c'est inacceptable".
 
"Ils étaient bien notés et faisaient bien leur travail", a souligné à l'AFP Didier Courtin, secrétaire départemental du syndicat. "Deux d'entre eux avaient même été décorés" pour acte de courage l'été dernier, a-t-il précisé.
 
"On n'a jamais vu de comportements anormaux" de leur part, a-t-il encore noté, alors que les suspects auraient revendiqué dans le bar leur appartenance au mouvement néo-nazi "White power".
 
Jeudi, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a condamné "avec la plus grande fermeté ces actes et propos intolérables" et indiqué que l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices), était chargée d'une enquête.
 
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 22:32
Société générale: Kerviel placé en détention provisoire
 
PARIS (AP)
 
 La cour d'appel de Paris a ordonné vendredi le placement en détention provisoire du trader Jérôme Kerviel, accusé par la Société générale d'être à l'origine d'un trou de plus de 4,8 milliards d'euros.
 
La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris semble avoir suivi les arguments du parquet général. De source judiciaire, on indique qu'elle a estimé que les nombreuses investigations techniques à venir, les possibles concertations avec d'éventuels complices ou co-auteurs et de possibles pressions sur les témoins nécessitaient le placement en détention de M. Kerviel.
 
Son avocate, Me Elisabeth Meyer, n'a pas fait de déclaration immédiatement après l'audience. Elle a cependant déclaré à quelques journalistes qu'elle ne s'expliquait pas cette décision. "C'est maintenant le pot de terre contre le pot de fer", a-t-elle dit. Me Raphaël Colas, collaborateur de Me Meyer, a dit à l'AP qu'un pourvoi en cassation sera déposé lundi, car la décision de la chambre "est en opposition frontale avec toutes les décisions des juges d'instruction".
 
Le parquet général avait fait savoir jeudi qu'il demanderait le placement en détention de Jérôme Kerviel afin de "préserver la sécurité des investigations à venir".
 
Jérôme Kerviel a été mis en examen le 28 janvier notamment pour "abus de confiance" et "faux et usage de faux" et laissé en liberté par les deux juges d'instruction contre l'avis du procureur de la République. Celui-ci réclamait son incarcération provisoire pour éviter une fuite à l'étranger et d'éventuelles pressions sur des témoins.
 
Un employé d'une filiale de courtage détenue à 50% par la Société générale a par ailleurs été placé en garde à vue jeudi dans le cadre de cette enquête. Garde à vue qui a été prolongée vendredi par les juges d'instruction Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset.
 
Cette personne travaille pour une filiale de la Société générale, la Fimat, qui a fusionné ces derniers mois avec une filiale de Calyon, la banque d'investissement du Crédit agricole. La nouvelle entité s'appelle Newedge.
 
Interrogé à l'issue de l'audience, Me Jean Veil, avocat de la Société générale, a déclaré que M. Kerviel avait "menti en affirmant que sa hiérarchie la plus proche était au courant" avant d'assurer qu'il ne savait pas si M. Kerviel avait agi seul. Ce dernier a été entendu lundi près de huit heures par les juges d'instruction. AP
 
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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 22:24
collectif des tchadiens de l’etranger :
 
 « Pour un Tchad véritablement indépendant et définitivement décolonisé »
 
« Appel à la mobilisation pour le Tchad ! » 
 
Tous les citoyens du monde épris de paix et de justice sont les bienvenus.
 
·         En France, le rassemblement aura lieu le samedi 09 février à partir de 14h, Place des Invalides dans le 7ème arrondissement (Métro Invalides)
 
Des centaines de civils, des combattants de l’Alliance rebelle et des soldats de l’armée gouvernementale ont été arrachés à la vie ces derniers jours. Leur sang s’est répandu à cause de la barbarie des quelques assoiffés de pouvoir incapables de respecter la valeur d’une vie humaine et la dignité d’un peuple. Il est temps de se mobiliser par-delà les frontières et dire PLUS JAMAIS CA !
 
Plus jamais nous n’accepterons que le pouvoir soit conquis par la force ; Plus jamais nous n’admettrons qu’un régime, fut-il démocratique, confisque le pouvoir et l’exerce dans l’intérêt  d’un clan ou d’un réseau de type mafieux ; Plus jamais, nous n’accepterons que la France juge, au gré de ses intérêts, que tel ou tel régime est « légitime », se substituant à la volonté populaire du Tchad ; ou qu’un citoyen tchadien soit victime des balles en provenance de France, du Soudan ou d’ailleurs ; ou encore qu’on nous impose des résolutions de l’Union Africaine ou de l’ONU, lorsqu’elles sont initiées et dictées par des Etats qui sont parties prenantes aux conflits.
 
Le peuple tchadien est désormais convaincu que le dispositif militaire « Epervier » se maintient au Tchad que pour servir les intérêts occultes de la France officielle et de ses sous-fifres locaux. 
 
Jusqu’à quand la France qui n’a pas su anticiper la bataille prévisible de N’djamena, bataille très meurtrière qui a endeuillé de nombreuses familles tchadiennes, et qui a refusé d’oeuvrer pour une démocratie effective au Tchad en favorisant un dialogue politique sans exclusive entre les partis politiques, les politico-militaires et la société civile, continuera à mépriser LE PEUPLE TCHADIEN ?
 
Pour dénoncer cette montreuse et meurtrière machination qui n’a plus sa place au XXIéme siècle dans un monde libre et exiger la libération des opposants, ainsi que l’organisation rapide de négociations inclusives POUR LA PAIX AU TCHAD, nous convions TOUTE LA COMMUNAUTE TCHADIENNE DE L’ETRANGER à un RASSEMBLEMENT pacifique devant toutes les représentations diplomatiques de la France à l’étranger*
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