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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 21:00

AMITIES FRANCO - IRAKIENNES

 

 

29 AVRIL 2008 :

OUVERTURE DU PROCÈS DE TAREK AZIZ

et de 7 autres dirigeants irakiens

 

Déclaration de Gilles Munier, Secrétaire général

 

J’ai appris que le procès du Vice-Président irakien Tarek Aziz s’ouvrira le mardi 29 avril 2008. Il sera jugé ainsi que et de 7 autres dirigeants irakiens, parmi lesquels deux demi-frères de Saddam Hussein, le directeur de la Banque centrale et un ancien ministre des Finances.

 

Alors qu’aucune charge n’était retenue contre lui depuis son arrestation en avril 2003 par les troupes américaines, il est brusquement accusé d’avoir participé - en 1992 - à la décision de pendre 42 commerçants irakiens condamnés à mort pour avoir augmenté le prix de denrées alimentaires tandis que la population souffrait de l’embargo international.

 

Me souvenant de ces événements survenus lors d’un de mes multiples séjours en Irak, je tiens à préciser que le commerce n’était pas du ressort de Tarek Aziz et que l’ordre d’exécuter la sentence n’a pas été pris à son niveau.

 

Le procès étant présidé par le juge Raouf Abdul-Rahman, qui a condamné le Président Saddam Hussein à mort en 2006, il faut s’attendre à une parodie de justice suivie d’exécutions sommaires.

 

Pour commencer, Maître Badie Aref, son avocat, ne pourra pas le défendre. Menacé de mort, il s’est réfugié en Jordanie après que les Américains l’aient prévenu qu’ils n’assureraient plus sa protection. En Irak, cela signifie le risque d’être enlevé, torturé et tué dans des conditions horribles, comme cela a été le cas de Khamis Al-Obeidi, un des avocats du Président Saddam Hussein.

 

Parmi les accusés se trouve Mizban Khidr Hadi, membre du Conseil de Commandement de la Révolution. Je l’ai rencontré à Bagdad, un soir de septembre 1990, pendant la crise dite des otages précédant la première guerre du Golfe. Je lui avais demandé d’intervenir pour la libération de 9 Français dont j’avais remis la liste des noms au Vice-président irakien Taha Yassin Ramadan. Mizban avait fait en sorte que la demande soit étudiée en priorité, faisant placer le dossier sur le haut de la pile des affaires urgentes traitées par Président Saddam Hussein. Ils ont été autorisés à quitter Bagdad quelques jours plus tard.

 

Le procès de Tarek Aziz et des 7 dirigeants irakiens est illégal. Il viole notamment les conventions de Genève de 1949. Qui parmi les chefs d’Etats, arabes ou non, osera condamner cette atteinte portée au  traitement des prisonniers de guerre ?

 

Quelles vont être les réactions des personnalités françaises, européennes ou russes qui connaissent bien le Vice-Président irakien? Auront-elles le courage d’intervenir en sa faveur ?

 

Qu’on ne nous parle surtout pas, concernant la défense de Tarek Aziz, de « solidarité chrétienne ». Elle n’existe pas. L’embargo et la guerre d’Irak ont signé la disparition de cette communauté religieuse dans l’indifférence quasi générale.

 

La libération de Tarek Aziz et des prisonniers politiques irakiens doit être exigée au nom des droits de l’homme. Les dirigeants chiites pro-iraniens et les officiers américains qui se rendraient complices de leur assassinat seront passibles d’une cour de justice spéciale pour crime de guerre. Il faut le leur signifier. 

 

Rennes, le 25 avril 2008

 

Contact : Gilles Munier : gilmun@club-internet.fr – Tel : 06 19 74 45 99



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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 20:58

Le supérieur de Kerviel se rebiffe


Par Maud PIERRON
leJDD.fr

 

  L'affaire de la Société Générale rebondit. Le supérieur hiérarchique de Jérôme Kerviel, responsable d'une perte record de 4,9 milliards d'euros pour la banque, souhaite se constituer partie civile dans le dossier, apprend-on lundi. L'ex-trader l'avait mis en cause, laissant entendre qu'il était au courant de ses agissements. Eric Cordelle est aujourd'hui menacé de licenciement.

 

 

L'ancien supérieur de Jérôme Kerviel contre-attaque. Après avoir été mis en cause par l'ancien trader, qui a plusieurs fois laissé entendre que sa hiérarchie était au courant de ses agissements, Eric Cordelle fait une demande de constitution de partie civile dans l'enquête pénale visant l'affaire. "Eric Cordelle estime qu'il subit un préjudice d'image du fait du délit de faux, car ces faux ont été faits pour le tromper. C'est une manière de marquer qu'il n'a pas l'intention, non pas sur le plan pénal, mais en terme d'image, d'être la victime expiatoire", a déclaré Maître Farthouat, son avocat.

Eric Cordelle était l'un des responsables de la salle des marchés Delta One, où travaillait Jérôme Kerviel. Il est aujourd'hui menacé de licenciement. "Il n'a pas l'intention de se laisser hacher menu", prévient son avocat. Lors de ses auditions, Jérôme Kerviel avait avoué avoir forgé de faux documents pour camoufler des engagements à risque sur les marchés financiers, mais assurait que sa hiérarchie était au courant et fermait les yeux. Pour le moment, Eric Cordelle a été interrogé comme simple témoin par les juges d'instruction, qui ont jusqu'ici limité le champ des responsabilités pénales au trader et ne l'ont donc pas mis en examen.

74 alertes en deux mois sur les manoeuvres de Kerviel


Sa demande de constitution de partie civile a été transmise au parquet, qui prendra des réquisitions favorables ou défavorables. Les juges statueront ensuite pour accepter ou refuser cette constitution de partie civile en rendant une ordonnance susceptible d'appel.

L'ancien courtier de la Société Générale , Jérôme Kerviel, est mis en examen pour "abus de confiance, faux et usage de faux et introduction dans un système de traitement automatisé de données". On lui reproche des prises de position à risque pour plus de 50 milliards d'euros dont la liquidation par la banque du 21 au 23 janvier a généré une perte historique de 4,9 milliards d'euros. Entre décembre 2006 et janvier 2007, un rapport interne a révélé que la banque a été alertée 74 fois sur les manoeuvres de l'ex-trader, alertes dont Eric Cordelle était, entre autres, le destinataire, sans que personne ne réagisse.

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 20:52

Colombie: enquête ouverte contre Uribe concernant un massacre de paysans en 1997

 

BOGOTA (AFP)


  Le président colombien Alvaro Uribe a révélé mercredi à Bogota qu'une enquête avait été ouverte contre lui à la suite d'une dénonciation d'un prévenu l'accusant d'être impliqué dans un massacre de paysans en 1997.


"Un bandit, qui est condamné, affirme que je l'ai rencontré ainsi que Salvatore Mancuso (chef paramilitaire) en compagnie de plusieurs généraux à La Caucana (nord-ouest), pour préparer le massacre d'Aro (nord-ouest)", a déclaré le président à la radio privée Caracol.

 

"Ce bandit affirme que je les (les paramilitaires) ai remercié soi-disant parce qu'ils avaient libéré six otages et que l'un d'eux était mon cousin" et ajoute que "mon frère Santiago a ensuite amené 20 paramilitaires pour exécuter le massacre", a poursuivi le président.

 

Le président Uribe a ajouté que "compte tenu de l'imagination des bandits", il fallait faire attention "à ce que les magistrats ne les encouragent pas à accuser des gens honorables".

 

Alvaro Uribe a demandé à ses avocats de réunir toutes les informations concernant ses déplacements car, dit-il, depuis 19 ans il dispose d'une escorte qui pourra témoigner en sa faveur.

 

"Depuis 88 la force publique colombienne sait où je me rends, où je dors et qui j'ai rencontré", a-t-il dit.

 

Selon des organisations des droits de l'homme lors du massacre de El Aro en 1997 des paramilitaires, secondés par des militaires, ont torturé puis assassiné 15 paysans qu'ils accusaient d'aider les guérilleros marxistes des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

 

C'est la première fois que le président Uribe est directement mis en cause dans une affaire paramilitaire.

 

Il n'existe pour l'instant aucune procédure formelle contre le chef de l'Etat sur la question paramilitaire devant le Congrès ou la Cour suprême de justice, les deux seules institutions selon la constitution colombienne autorisées à engager des poursuites contre le président.

 

Le président a fait ces révélations au lendemain de l'incarcération de son cousin Mario Uribe, arrêté mardi soir par la police après avoir demandé en vain l'asile politique au Costa Rica pour échapper à une enquête sur ses liens avec les groupes paramilitaires.

 

Selon le rapport d'un procureur délégué devant la Cour suprême de justice, la découverte d'indices sur des "liens présumés" avec des groupes paramilitaires et l'achat de terres à ces milices sont à l'origine de la décision de détention préventive de Mario Uribe.

 

Déjà dans le passé plusieurs membres de la famille Uribe avaient été mis en cause dans des affaires paramilitaires mais aucune preuve jusqu'à présent n'a pu être établie.

 

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 20:46

RASSEMBLEMENT POUR LA PALESTINE
DEVANT LA FONTAINE DES INNOCENTS
PARIS 1ER, LES HALLES
SAMEDI 26 AVRIL DE 15 HEURES A 18 HEURES

PALESTINE, UN SEUL ÉTAT POUR TOUS
VENEZ DÉBATTRE AVEC NOUS
La Pierre et l'Olivier
Collectif Cheikh Yassine
Collectif de la Communauté Tunisienne en Europe
Alliance zapatiste de libération sociale http://azls.blogspot.com
contact : genocidepalestinien@yahoo.fr

 

Le 15 Mai 2008 les Palestiniens commémorent les 60 ans de la Nakba, la
Catastrophe

60 ANS D'ERRANCE, 60 ANS DE MASSACRES, 60 ANS
D'ENFERMEMENT, 60 ANS D'EXCLUSION,
60 ANS DE RÉSISTANCE

Ce peuple opprimé, colonisé, chassé de sa terre et privé de liberté est
toujours debout et revendique toujours les droits sur la terre de ses
ancêtres volée par les sionistes avec la complicité de toute la Communauté
internationale.


Le 29 novembre 1947, la première Assemblée Générale de la toute jeune
ONU votait par 33 voix pour dont celles des USA de l'URSS et de la France,
13 voix contre et 10 abstentions , dont celle du colonisateur le Royaume-
Uni, la partition de la Palestine. Il faut rappeler qu'à cette époque une
grande partie des peuples de la planète n'avait pas de souveraineté et
n'était donc pas maître de leur voix. Toutes les manoeuvres auront été
employées pour obtenir la majorité requise des deux tiers, en omettant de
consulter ceux qui étaient les premiers intéressés, car il s'agissait du
partage de leur terre : les Palestiniens toutes tendances et toutes religions
confondues.


La résolution 181, adoptée, en toute illégalité créa :
> un État juif sur 56,47% de la Palestine pour 498 000 Juifs
> un État arabe sur 43,53% du territoire pour 807 000 Palestiniens et
10 000 Juifs
> un régime de tutelle internationale pour Jérusalem/Al Qods avec 105 000
Palestiniens et 100 000 Juifs.


Le mandat britannique prit fin le 14 mai 1948. Le lendemain l'État d'Israël
est proclamé unilatéralement. En quelques jours les Palestiniens
deviennent une minorité au sein d'une entité étrangère, sans changer de
lieu, et surtout sans avoir été consulté. La fin du mandat colonial
britannique ne signifie pas pour eux la fin de la colonisation et encore
moins le droit à l'autodétermination; elle annonce au contraire, leur
aliénation existentielle qui n'a pas encore cessé à ce jour.


Quelques jours avant mai 1948, les persécutions anti-palestiniennes,
marquées par les massacres de Deir Yassine - où l'Irgoun de Begin et le
Stern de Shamir massacrèrent, dans la nuit du 9 au 10 avril 1948 plus de
300 civils endormis - entraînèrent la fuite de 300 000 personnes, sans
qu'aucun pays arabe ne proteste. 380 villages furent comme Deir Yassine,
rayés de la carte, ce qui allait déjà présager des conquêtes futures.


Ce soixantième anniversaire que les criminels sionistes et leurs amis vont
fêter en grande pompe, représente pour les Palestiniens ce qu’ils appellent
la Nakba – la Catastrophe. Nous exprimons notre soutien à ce peuple
courageux qui continue toujours à résister. Spoliés, chassés de leur terre
ancestrale, privés de tout droit, même du droit à la parole, réduits à l'état
de réfugiés sur leur propre terre, traités de terroristes, ignorés par la
communauté internationale, ils sont toujours debout. Aucun accord de
soumission, même périodique, ne fera oublier qu'il faudra bien un jour
payer le crime commis contre le peuple de Palestine le 15 mai 1948.

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 20:31

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La Marche des Libertés

 

HOMMAGE AUX MILLIONS D’AFRICAINS DÉPORTÉS ET À LEURS DESCENDANTS, ESCLAVES DES CARAÏBES, DES AMÉRIQUES ET DE L’OCÉAN INDIEN

 

 Le samedi 10 mai 2008 à 14h


De la Place de la République


à la Place de Bastille à Paris

 

Tout d’abord, merci de l’engagement qui sera le vôtre en cette année du 160ème anniversaire de la Commémoration de l’Abolition de l’Esclavage.

« 160 ans déjà ! Mais 160 ans seulement. »

Les débats sur la mémoire secouent encore notre pays. Il nous semble donc important de rappeler ce pan de l’Histoire mondiale. Ce crime contre l’humanité. Rappeler ce que fut l’infamie de la traite négrière et de l’esclavage doit être un devoir pour chacun d’entre nous.

Comment oublier ces millions d’Africains déportés ? Comment oublier les sévices les plus inhumains infligés aux femmes, aux hommes et aux enfants esclaves des Antilles, des Amériques, de l’Océan Indien ? L’esclavage européen, dont les victimes furent africaines, doit désormais avoir valeur de symbole pour l’ensemble de l’Humanité.

Vous comme moi savons que la colère face à la hiérarchie des mémoires ne rendra pas justice à nos ancêtres 

 Nous avons l’obligation d’être exemplaires dans notre démarche de devoir de mémoire.

 Nous tous devons transcender notre souffrance en posant des actes forts.

 Nous avons la mission d’instaurer un dialogue avec ceux qui, aujourd’hui encore, tentent de minimiser le crime de l’esclavage français.

Nous savons que beaucoup d’entre nous se demandent toujours : «  pourquoi devons-nous évoquer cette période de l’Histoire » ? Vous comme moi, avons la réponse ! Car l’esclavage est bien présent dans notre société ! Il a pris la forme de la discrimination raciale, de la discrimination à l’embauche, au logement et bien d’autres formes de rejet de l’autre. Regardez nos villes et leurs banlieues, nos écoles, nos lieux de vie … ! Qui sont les « damnés de la terre » ?

C’est pour cela qu’ensemble nous organisons, le samedi 10 mai 2008 à 14h, de la Place de la République à la Place de la Bastille La marche des Libertés.

Soyons cent mille et plus, à rappeler le crime de l’esclavage et à poser le problème des discriminations faites aux femmes, aux hommes et aux enfants dans notre pays. Quels que soient la couleur de la peau, le sexe, la religion des personnes que l’on discrimine, nous nous devons d’être là, prêts à refuser toute forme d’injustice. Nous le devons à nos ancêtres, à nos enfants et aux générations futures.

La date du 10 mai n’est pas anodine. En effet, le 10 mai 1802, Louis Delgrès appela au soulèvement des esclaves de la Guadeloupe et fit placarder sur les murs de Basse-Terre un manifeste au nom de la Fraternité Universelle.

Depuis 2006, la République Française a fait du 10 mai la journée officielle du souvenir de l’esclavage.

La victoire de La marche des Libertés  sera notre victoire à tous !

Alors soyons nombreux le 10 mai à porter le drapeau de la Liberté, de l’Ègalité et de la Fraternité !

 

Claudy Siar

 

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 20:37

"Sauvez l’avenir de nos étudiants !" 

 un appel de Gaza

 

 

Ziad MEDOUKH, professeur de Français à Gaza, lance aux universités françaises un appel à la solidarité, face à la fermeture des universités de Gaza, en raison du blocus.

"Sauvez l’avenir de nos étudiants !

Toutes les universités de la Bande de Gaza sont fermées depuis plus d’une semaine à cause de manque de moyens de transports et des carburants. Puisque les frontières qui relient la Bande de Gaza à l’extérieur sont fermées par ordre militaire israélien, ce matin, les universités de Gaza ont décidé de suspendre les cours pour une semine de plus. Et si cette situation se prolonge, le pire attend nos étudiants qui sont dans la fin de leur année universitaire.

Plus de 42.000 étudiants sont obligés de rester chez eux, privés de suivre leurs cours et leurs examens universitaires.

Nous lançons cet appel aux universités eurpéennes, professeurs et étudiants, afin qu’ils fassent pression contre les mesures injustes de l’occupation, qu’ils montrent leur solidarité avec les universités de Gaza, exigent des autorités israéliennes de finir le blocus imposé sur la Bande de Gaza et d’autoriser la reprise de l’entrée des carburants afin de donner l’occasion à nos professeurs et étudiants de se rendre à leurs universités pour poursuivre les cours et permettre à nos étudiants de finir leur année universitaire d’une façon normale.

Malgré la situation très difficile dans la bande de Gaza avec la poursuite des attaques israéliennes contre Gaza et le blocus imposé, les universités et les écoles ont pu résister, les professeurs et les étudiants ont fait beaucoup d’efforts pour continuer de venir à leurs cours même à pied, mais depuis une semaine et avec la fermeture totale de toutes les frontières, il n’y a plus de voitures et de bus qui circulent dans Gaza. La vie est presque morte à Gaza.

L’éducation est sacrée en Palestine qui célèbre le mois prochain le 60ème anniversaire de la catastrophe, la Nakba.L’éducation représente l’espoir pour les jeunes palestiniens souvent traumatisés par la situation dans notre pays.

C’est la première fois depuis les années 1980, date de créeation des universités de Gaza, que cette fermeture et cette suspension des cours se produisent. Toutes les mesures de l’occupation et les évenements de deux Intifadas palestiniennes n’ont jamais réussi à arrêter les cours dans nos universités.

C’est vrai que la situation à Gaza est devenue catastrophique à tous les niveaux, mais pour nous, la poursuite de la scolarité de nos jeunes est une nécessité et priorité nationale.

Avec le blocus et le désespoir total dans la Bande de Gaza, nous lançons un seul appel :

Sauvez l’éducation dans la Bande de Gaza ! Sauvez l’avenir de nos jeune étudiants, sauvez leur espoir, sauvez la vie à Gaza !

Ziad MEDOUKH

Gaza, samedi 19 avril 2008

 



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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 20:26

 

Salariés sans papiers: le gouvernement agira au cas par cas

 

PARIS (Reuters)

 

  Le porte-parole du gouvernement a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de régularisation massive de sans-papiers en dépit du processus engagé pour environ 600 travailleurs en grève depuis une semaine

 

"Le gouvernement ne souhaite pas d'appel d'air, c'est la raison pour laquelle il n'y aura pas de régularisation massive", a déclaré Luc Chatel sur Radio Classique.

 

Le gouvernement, a-t-il souligné, s'appuie sur la loi votée à l'automne dernier qui prévoit des régularisations "au cas par cas" d'immigrés en situation irrégulière.

 

Ces derniers doivent bénéficier d'une formation dans des métiers très tendus en matière d'emploi et être détenteurs d'un emploi ou d'une offre d'embauche, a-t-il dit.

 

Le cabinet du ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, avait déjà souligné que l'application stricte des textes n'entraînerait qu'un nombre limité de régularisations.

 

Dans l'attente de l'examen des dossiers des centaines de salariés ayant entamé un mouvement concerté, avec le soutien de la CGT, les associations comme Droits Devant! appellent au maintien des piquets de grève sur les 17 sites concernés.

 

Les associations estiment avoir ouvert une brèche dans la politique gouvernementale et les appels à la régularisation des travailleurs sans papiers continuent de se multiplier.

 

Les syndicats d'inspecteurs du travail ont ainsi demandé l'ouverture de négociations avec les partenaires sociaux, plusieurs représentants du patronat ayant prôné une large régularisation.

 

L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) a ainsi affirmé la nécessité de régulariser 50.000 travailleurs, un chiffre récusé jusqu'à présent par le gouvernement.

 

Une dizaine de patrons du Groupement des entreprises pour la régularisation de leurs salariés (GERS) veulent présenter pour leur part au ministre du Travail, Xavier Bertrand, un projet de loi visant à régulariser les employés sans papiers.

 

Le syndicat Force ouvrière considère que la régularisation au cas par cas "demeure à la fois contrainte et restreinte par des considérations d'utilité économique au demeurant aléatoires."

 

"Outre qu'elle réduit la personne à sa valeur marchande, elle peut être source d'inégalité de traitement vis-à-vis des travailleurs concernés", dit-il dans un communiqué.

 

Pour FO, les travailleurs immigrés embauchés illégalement doivent pouvoir bénéficier d'une régularisation de leur situation "dès qu'ils engagent une démarche en lien avec une organisation syndicale représentative pour faire valoir leurs droits."

 



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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 20:11
Kanak syndical et radical
Envoyé spécial à Nouméa ANTOINE GUIRAL
 
QUOTIDIEN : lundi 21 avril 2008

Il pleut ce soir-là sur Nouméa. Aux portes de Carsud, une entreprise de transports en commun, filiale de Veolia, flotte le drapeau de l’Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE), le principal syndicat indépendantiste de Nouvelle-Calédonie. Son slogan : «Usines, tribus même combat.» Sous les abris de tôle du piquet de grève où se relaient jour et nuit des militants depuis des mois, on met au point les modalités du dixième appel à la grève générale lancé depuis le début de l’année. Une étape de plus dans le bras de fer très politique engagé par le syndicat avec le patronat local et l’Etat au nom de la «défense du droit de grève».

Depuis la fin 2007, l’USTKE inquiète les autorités françaises, mais pas seulement elles. La coalition indépendantiste, vieillissante, du FLNKS (1) voit elle aussi d’un mauvais œil émerger une force politique et sociale qui la conteste et se pose en alternative. Quant au président local du Medef, Jean-Yves Bouvier, il est persuadé que derrière le combat syndical, l’USTKE vise ni plus ni moins «la prise du pouvoir par la déstabilisation sociale dans la rue». Un sentiment que nombre d’acteurs locaux partagent sans oser l’exprimer. D’aucuns redoutent aujourd’hui le retour des violences qui ont marqué ce territoire français du Pacifique sud dans les années 80, avant d’être stoppés par les accords de Matignon en 1988. Indépendantistes et loyalistes s’étaient alors entendus sur un partage du pouvoir local et l’évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie, avec à la clé un référendum d’autodétermination à partir de 2014.

Premier syndicat de l’archipel avec 5 000 adhérents et 25 % des voix aux élections professionnelles, l’USTKE a décidé d’élargir son combat en créant en novembre sa propre formation politique, le Parti travailliste (PT). Dans la mouvance des idées de José Bové, un ami du syndicat, le PT a enregistré des résultats prometteurs aux municipales et mise aujourd’hui sur les élections territoriales de mai 2009, décisives pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Cette double casquette syndicale et politique, l’USTKE l’assume parfaitement. Ses discours radicaux sur l’indépendance, la «lutte contre l’Etat colonial» et son combat syndical sans concession séduisent de plus en plus de jeunes Kanaks.

L’argent coule à flots

Alors que l’argent de la métropole coule à flot et que s’étalent les fortunes vite amassées et les Porsche Cayenne, le syndicat-parti tente de réanimer la flamme indépendantiste. L’USTKE accuse les dirigeants du FLNKS de l’avoir laissée s’éteindre en s’installant dans les fauteuils des institutions locales où le consensus avec la droite anti-indépendantiste est la règle.

Pour l’Etat, comme pour les partis traditionnels pro ou anti-indépendantistes, l’USTKE et son Parti travailliste sont vécus comme une véritable menace. «L’USTKE ne défend jamais l’intérêt général mais des cas individuels limite. Elle rejette l’accord de Nouméa qui est le consensus et la paix, accuse un haut responsable de l’Etat sous couvert d’anonymat. Ses dirigeants veulent l’antagonisme et la lutte comme dans les années 80. Au fur et à mesure qu’on approche de 2014, ils savent qu’il n’y aura pas de majorité pour voter en faveur de l’indépendance. Pour éviter la stabilisation du lien entre la Calédonie et la France, ils ont donc opté pour la déstabilisation par la violence.»

Un succès de l’USTKE fragiliserait le FLNKS, interlocuteur historique de la France côté indépendantiste, et compromettrait le voyage de Nicolas Sarkozy courant 2009. D’ici là, une coalition hétéroclite semble bien décidée à entraver la montée en puissance du syndicat, en le remettant au pas à défaut de pouvoir le casser. «Voyous», «terroristes», «dictateurs en puissance»… Tels sont, entre autres, les mots utilisés ces dernières semaines par la justice, le Haut-Commissariat (qui représente l’Etat en Nouvelle-Calédonie), le patronat et les adversaires politiques de tous bords à propos des dirigeants de l’USTKE.

Ce lundi , un jugement à haut risque pour la paix civile doit être rendu à l’encontre du président du syndicat, Gérard Jodar. Un an de prison, dont six mois ferme, a été requis par le parquet de Nouméa. Du jamais vu pour un dirigeant syndical. Les 16 et 17 janvier, de très violentes échauffourées avaient opposé la police à l’USTKE autour de la société Carsud. Gérard Jodar n’a pas participé aux affrontements mais est accusé d’en être l’inspirateur. «Selon l’enquête, il a donné des instructions pour aller au contact et tenir le terrain face aux forces de l’ordre. Il manipule des gens pour des missions contraires à leur intérêt. Monsieur Jodar poursuit des buts qui ne sont pas du domaine syndical mais politique», confie le procureur de Nouméa, Robert Blaser. Pour lui, «le chef est plus responsable que les simples exécutants qui ont dit obéir à celui qu’ils considèrent comme leur général». Dix-neuf autres militants de l’USTKE ont comparu avec lui et se sont vu pour la plupart infliger des peines de prison. Ils étaient poursuivis pour «attroupement armé, violences aggravées et destruction de biens publics et privés».

 

Menottes, grenades…

 

Des témoignages dignes de foi, des photos et des vidéos (que Libération a pu visionner) indiquent que les policiers présents le 17 janvier ont agi avec un zèle inouï : menottages à des poteaux, tirs tendus de grenades, empilement des prisonniers les uns sur les autres… Des images montrent aussi la police en train de danser de joie après des tirs ou d’imiter des animaux sauvages face aux manifestants. Dans l’autre camp, des galets ont été jetés, des véhicules incendiés, le directeur de Carsud a été violenté. Saisie par le procureur de Nouméa, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a débarqué le 8 avril pour enquêter sur d’éventuels dérapages.

Au siège de l’USTKE à Vallée-du-Tir, quartier populaire et kanak de Nouméa, Gérard Jodar affirme au contraire avoir cherché l’apaisement. «Certains étaient si remontés qu’ils voulaient sortir les fusils et tirer sur la police. J’ai dû les calmer», dit-il. S’il est condamné à l’emprisonnement aujourd’hui, il fera appel et affirme qu’il n’ira pas en prison : «Il faudra venir me chercher.»En janvier, Jodar s’est déjà barricadé pendant un mois à l’intérieur du local de son syndicat. Dehors, la police veillait pour l’interpeller, jusqu’à ce que le Haut-Commissaire, prudent, renonce à employer la force pour l’en déloger.

A la tête de l’USTKE, on trouve deux hommes : son actuel président, Gérard Jodar, 56 ans, et Louis Kotra Uregei, 57 ans, son fondateur en 1981. Jodar est blanc. Il est arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1972 lors d’un tour du monde, pour ne plus en repartir. Uregei est un Kanak originaire de l’île de Tiga. Retraité de la Poste, il s’est reconverti dans les affaires. Dans un pays où les lignes ont longtemps été marquées par la seule appartenance ethnique, cet attelage continue à déranger. Lors d’une visite mouvementée en octobre, le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer Christian Estrosi (2) avait tenu à les rencontrer. Dialogue de sourds. S’en prenant aux «comportements excessifs» de l’USTKE, il finit par dire à Gérard Jodar : «Vous êtes quand même citoyen français !» Réponse du syndicaliste :«Non, je suis citoyen kanak.» Si Jodar reproche au FLNKS de «vouloir rester indépendantiste pendant encore un siècle», il assure avoir créé le Parti travailliste «non pas contre le FLNKS mais pour répondre à ce qu’il ne défend pas : l’emploi local, le Smic, les transferts de compétence, l’indépendance… L’inertie de la coalition indépendantiste officielle ne nous satisfait pas.»

 

Villa et supermarchés

 

Salarié d’une société de services à l’aéroport (contrôlé par l’USTKE), il est permanent syndical et gère à titre bénévole une société de transport créée par le syndicat. Habitué à mener des grèves dures et longues sur un territoire où la surenchère entre syndicats est une règle pour séduire les adhérents, Jodar cite souvent l’ancien leader de la CGT Henri Krasucki : «Seule compte la satisfaction de la revendication pour arrêter une grève.» Sa luxueuse villa en face de la mer est l’objet de perpétuelles insinuations. Mais personne n’a pu avancer un début de preuve d’un enrichissement illicite.

Fondateur de l’USTKE, Louis Kotra Uregei, avec sa forte carrure et ses grosses lunettes noires, suscite tout autant de suspicions et de crainte. Syndicaliste et désormais patron, il dirige deux sociétés d’aconage sur le port de Nouméa, une entreprise de transports maritimes, et détient des supermarchés sur les îles de Lifou et Maré. Pas loin de 200 salariés au total. Il n’y aurait jamais de grèves dans ses boîtes, affirment ses détracteurs. Grand voyageur, «Loulou», comme on l’appelle ici, fait du business dans toute la région. On l’accuse de mélanger les genres. Lui assume. Fier qu’un Kanak réussisse en affaires : «Je mène un combat politique dans l’économie. Pour moi, il n’y a pas d’ambiguïté, je suis dans l’entreprise comme je l’étais dans le syndicalisme. Je n’ai pas la volonté de gagner de l’argent en me comportant en gros capitaliste.»

Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Harold Martin (droite anti-indépendantiste modérée) est paradoxalement l’un des rares dirigeants politiques à ne pas vouloir diaboliser l’USTKE. «Dans les années 80, les partis politiques s’affrontaient. Aujourd’hui, pro et anti-indépendantistes construisent un pays et sont associés de manière consensuelle aux décisions. Dès lors, les syndicats occupent l’espace vindicatif. Et comme le débat politique a été chloroformé, il s’est déplacé sur le terrain social. L’USTKE essaie de déstabiliser le système mais elle va en fait contribuer à remobiliser le FLNKS qui a chaud aux fesses», prédit-il. A moins que l’île ne replonge dans un cycle de violences, comme il y a vingt ans.



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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 19:51
«J’ai honte pour mon pays»
Une ONG médicale organise des tournées pour soigner les 47 millions d’Américains non couverts.

Envoyé spécial à Oakdale (Tennessee)
Philippe Grangereau


QUOTIDIEN : mardi 22 avril 2008

Il est quatre heures du matin, et il pleut sur Oakdale. Nous sommes au cœur du Tennessee : un Etat où les gens ont l’accent traînant du sud, vont beaucoup à l’église, votent de préférence républicain et sont plus pauvres que la moyenne. Une lumière blafarde éclaire le porche de la petite école du village, sous lequel une centaine de silhouettes sont alignées devant l’entrée. Des hommes, des femmes, quelques enfants, des sacs de couchage, des amas de couvertures, des lits de camp, des chaises pliables. Certains dorment à même le sol, pour garder leur place, tandis que des membres de leur famille se reposent, à tour de rôle, dans la voiture rouillée sur le parking.

Gymnase.

  La cohorte attend en silence, dans le froid, l’heure de l’ouverture des portes, prévue à 6 heures et demie du matin. L’expédition médicale s’est installée la veille dans l’école. Les médecins et infirmiers volontaires ont investi le gymnase, où ont été disposées les chaises de dentiste portables, les compresseurs, les machines dentaires. Les instruments stériles ont été rangés sur les tables pliables, sous les panneaux de basket.

Remote Area medical (RAM), une ONG médicale américaine, effectue à Oakdale sa 538e mission, qui consiste ici à offrir gratuitement, pendant tout un week-end, des soins dentaires et des lunettes aux populations démunies d’assurance santé, ou bien aux personnes dont l’assurance ne couvre pas ce type de soins. Au Tennessee, même les personnes en situation précaire qui bénéficient de l’aide alimentaire (food stamps) et médicale (medicaid) n’y ont pas accès. Dans tous les Etats-Unis, 47 millions d’Américains vivent sans couverture santé, et des dizaines de millions d’autres ont des assurances précaires. Une situation qui s’aggrave avec la récession.

Les portes s’ouvrent enfin pour laisser entrer les patients. Jerry Randall, un charpentier d’une cinquantaine d’années, est l’un des premiers. «J’ai perdu mon travail il y a deux mois, car avec la crise des subprimes, la construction est sinistrée. Ca fait quinze ans que je n’ai plus d’assurance santé et je crois que je ne pourrais jamais plus en avoir. Il y a deux semaines, je me suis brûlé les mains au deuxième degré, et j’ai dû me soigner tout seul, sans faire appel à un médecin… Tant qu’il n’y aura pas un système de santé universel aux Etats-Unis, il y aura de plus en plus de gens dans ma situation.» «Parfois, dit Edna Smith, une ouvrière au chômage de 47 ans qui est venue se faire arracher des dents, il faut que j’aille demander de l’aide à mon église pour payer mon assurance santé. Toute ma vie j’ai été indépendante, mais aujourd’hui tout se débine. Ma mère, diabétique, n’a pas pu prendre ses médicaments depuis trois semaines, faute d’argent. J’ai honte, pas pour moi tellement, mais j’ai honte pour mon pays. On est supposé être le pays le plus riche du monde et regardez ce qui ce passe. C’est indigne.»

«Camp de réfugiés».

La RAM, qui a été créée en 1992 par Stan Brock, un Anglais qui a longtemps vécu en Amazonie, est assez unique aux Etats-Unis. Fonctionnant sur un budget très réduit, l’ONG était à l’origine destinée à apporter des soins aux pays pauvres d’Amérique latine. Brock, qui vit au Tennessee, a petit à petit transféré ses missions de secours sur les Etats-Unis, où la RAM effectue désormais 60 % de son activité. «Pour plein de gens dans les Appalaches, il est impossible d’acheter à la fois la nourriture et l’assurance santé», explique Ron Brewer, un ancien employé de Delta Air Lines à la retraite qui dirige la mission de la RAM à Oakdale. Ron reconnaît que le gymnase, où 200 patients assis sur les gradins regardent officier huit dentistes installés sur la piste centrale en attendant leur tour, «ressemble un peu à un camp de réfugiés».Paul Vaughl est arrivé pour faire la queue à 3 heures du matin : Casquette siglée «vétéran du Vietnam, Dieu, devoir, pays». Il n’a plus de dents. «J’aime pas porter mon dentier.» Il n’est pas venu pour lui, mais pour la molaire de son fils de 9 ans. «J’ai une assurance santé de l’armée, mais qui ne rembourse pas le dentiste. Avec les subprimes, le coût de mon prêt hypothécaire a augmenté tellement que je ne peux plus me payer des soins dentaires.» Il trouve néanmoins que le système de santé est «juste», «plus juste en tout cas» que celui qu’il connaissait «à Chicago il y a vingt-cinq ans».

Les deux candidats démocrates aux présidentielles de novembre, Hillary Clinton et Barack Obama, promettent tous les deux de mettre en place un système de santé universel s’ils sont élus. Mais à entendre les médecins volontaires de la RAM, ce n’est pas pour demain. Même si l’un des deux candidats est élu «ça ne changera rien», pense Pamela Davis, une étudiante en médecine de l’université du Tennessee : «L’industrie médicale et pharmaceutique, l’industrie de l’assurance, tous ces lobbies opposés à la mise en œuvre d’un système de santé public sont si puissants dans ce pays que ce sont eux qui font la loi. Ils iront jusqu’au bout pour conserver leurs bénéfices.»



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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 10:58

Marseille peut se défaire des pratiques politiciennes libérales qui la gangrènent

 

http://marsidees.blogspot.com/2008/04/marseille-peut-se-dfaire-des-pratiques.html

 

Marseille est une ville qui subit de plein fouet les paradoxes d’une séquence politique marquée par : la rupture avec l’ordre libéral capitaliste et la gestation d’alternatives émancipatrices.

Le 29 mai 2005, les Marseillais(e)s désavouent plus que majoritairement leur classe politique en disant « NON » au Traité Constitutionnel Européen. Deux ans après, ils/elles votent très majoritairement pour Nicolas Sarkozy. En 2008, aux élections municipales, ils/elles signifient leur aspiration à un changement (quel qu’il soit !), au départ du Maire Ump Jean-Claude Gaudin.

Bien souvent, nous-mêmes Marseillais(e)s, ils/elles nous arrivent que nous soyons interrogatifs devant le surréalisme de notre cité, quand il surgit devant nos yeux d’une manière inattendue et naturelle. Mais rien n’est moins inattendu et naturel que ce surréalisme politicien qui frappe à nouveau MARSEILLE et sa communauté urbaine avec l’élection du Ps Eugène Caselli avec les voix venues d’une fraction de la droite départementale. Pourtant, tout était prévisible. Cette ville s’enfonce dans la crise, sociale, économique, culturelle. Au-delà d’une drôle de pratique politicienne, c’est le fondement libéral même de la communauté urbaine qui a explosé et qu’il faut revoir par une vision de gauche antilibérale.

Le despotisme ultralibéral de Jean-Claude Gaudin a fait long feu.
Jean-Claude Gaudin paie entre autre la note du conflit social de la Rtm (qui portait la défense du service public des transports à Marseille) et son intransigeance antisociale comme il a pu le démontrer en matant, avec la complicité des élus Ps et Pcf, la fronde populaire contre les horodateurs installés dans des rues populaires du quartier d’Endoume. Une population relativement paupérisée qui souhaitait pouvoir continuer à vivre dans le centre ville.
L’Ump Jean-Claude Gaudin, au lieu de répondre aux fortes demandes sociales des plus démunis marseillais, avait donc fait le choix pendant deux mandatures de privilégier d’une part la spéculation immobilière et d’autre part le financement de lourds projets qui devaient servir les intérêts particuliers des capitalistes internationaux, comme en témoigne le choix d’un inique tramway pour le développement du tourisme de croisière.

Les dirigeants du Ps local ont su tirer leçons de la grogne populaire à l’encontre de Jean-Claude Gaudin. Ils n’ont cessé, depuis l’année 2005, d’activer le rejet du personnage politique Gaudin, « treize ans ça suffit », mais pas de sa politique. Ils ont su tirer parti des attentes sociales en y répondant avec encore plus de clientélisme, les Conseils Général et Régional servant de base d’appui.

Le temps du désir d’un changement, quel qu’il soit, était donc arrivé à point nommé, à maturité.
Même s’il a gagné, de deux voix, les élections municipales à Marseille, Jean-Claude Gaudin en sort contesté et très affaibli.

Il reste à constater que les choix ultralibéraux de la municipalité Ump Gaudin n’ont pas été contestés par le Ps marseillais. Nous en voulons pour preuves les positionnements, du candidat Jean-Noël Guérini, sur l’avenir du Port Autonome de Marseille et sa vision libérale de Marseille et son agglomération calquée sur celle de Barcelone, ensuite n’oublions pas que la gestion des transports départementaux se fait sur la base libérale de la DSP (délégation de service public).

Pourquoi Jean-Claude Gaudin et Jean-Noël Guérini se sont-ils tant ménagés au cours de la campagne des municipales ?
Quelque chose a changé dans les rapports entre la droite et la gauche libérale. Ce ne sont plus deux blocs fermés, la porosité entre les deux devient effective.
L’ouverture prônée par Sarkozy est en train de se réaliser à Marseille.

Dès le début de la campagne des élections municipales de mars 2008, Jean-Noël Guérini a bien pris en compte tant le contexte local (le rejet de Jean-Claude Gaudin) et départemental (la forte paupérisation des Bouches du Rhône) que l’affaiblissement national du Ps à la suite de son troisième échec à l’élection présidentielle. A l’instar de Nicolas Sarkozy, Jean-Noël Guérini joue carrément la carte de l’ouverture à droite. La candidature, comme tête de liste dans le 4ème secteur face à Jean-Claude Gaudin, du richissime ami François Franceschi, ex membre du bureau national de l’UMP et de surcroit ancien de chez Pasqua, marque bien la démarche droitière du clan Guérini.

Jean-Noël Guérini et son clan gommeront de leurs discours et de leur profession de foi le mot : Gauche !
A cela s’ajoute la grande singularité du scrutin municipal marseillais qui fut certainement marqué par la décision de Jean-Noël Guérini de se présenter seul. Cela lui aura permis de faire disparaître, de la planète politique Marseille, la gauche et tous les partis satellites du Ps (Pcf, Verts, Prs, Mrs, etc..).
Jean-Noël Guérini refuse toute alliance avec la liste de Gauche « Marseille Contre-Attaque A Gauche » au deuxième tour des élections municipales, il préfère l’alliance de centre-droit avec une partie du Modem marseillais.
Il confirme à nouveau son choix à droite !

Les élections dernières en Italie nous le confirme, lorsque la social-démocratie se dirige vers le centre, vers la droite, à se « social-libéraliser », ça n’augure rien de positif pour les attentes sociales, pour la reconquête des services publics,…

Avec l’élection d’Eugène Caselli à la présidence de la Communauté Urbaine « Marseille Provence Métropole », à la suite d’une probable alliance avec une partie de la droite du département, c’est l’échec de la gauche à Marseille et dans les Bouches du Rhône.
Il n’y a plus aucune représentation des socialistes, des communistes, ni de la gauche de transformation.

Cela confirme l’instauration d’un bipartisme marseillais, calqué sur le modèle italien voire américain. Cela peut faire exemple en France.
A Marseille néanmoins, il y a un élément incontournable qui fait la différence avec l’Italie et qui pèsera par son importance pour l’avenir.
La Gauche avec la liste « Marseille Contre-Attaque A Gauche » a réussi à se faire entendre, elle n’a pas été piégée d’une part par les appels incessants de vote utile du clan Guérini et de l’autre par l’abstention.
Cette Gauche a réalisé un score de 5% avec une représentativité conséquente sur l’ensemble de la ville, elle a porté seule une alternative de gauche antilibérale, elle est représentative pour les Marseillais(e)s.

Cette nouvelle donne politique, à la suite de l’élection d’Eugène Caselli, pourrait être sans gravité si elle était simplement localisée à Marseille, sauf qu’elle résonne et donne de l’écho au plan national avec les dérives droitières du Ps. Avec, par exemple, la place qui est donnée médiatiquement aux idées défendues par Ségolène Royal, comme le débat autour du Modem.


La mondialisation percute les modèles sociaux et encourage les politiques de modération salariale.
Et comme la gauche dans son ensemble est associée à la construction de ces modèles sociaux et que tout le monde constate que les droits des salariés et les droits sociaux s’amenuisent, qu’on fait de la croissance mais qu’on ne redistribue pas sous forme de salaire, que le pouvoir d’achat se dégrade, on a aujourd’hui une vraie crise de la vocation ou de l’utilité de la gauche.

Ca produit les résultats électoraux que l’on connaît : les élections présidentielles de 2007 chez nous et tout récemment les élections législatives en Italie.


Le pseudo coup de théâtre, provoqué par l’élection « surprise » d’Eugène Caselli à la présidence de « Marseille Provence Métropole », ne doit pas nous faire oublier l’enjeu de la gestion des territoires.

Ainsi nous ferons un rapprochement avec le rapport de la Commission présidée par le socialiste Attali pour la « libéralisation de la croissance française », à la demande de Nicolas Sarkozy.
Le rapport Attali, dans sa troisième partie, propose une nouvelle gouvernance au service de la croissance.
Elle prétend instituer l’efficacité des collectivités publiques par la maîtrise des dépenses. L’Etat devrait être stratège et efficient ce qui impliquerait de simplifier les normes, alléger, dynamiser, chercher la performance, avec quels critères ?
On cherche à clarifier la décentralisation soi-disant pour l’efficacité, ce qui signifierait supprimer le département au profit de la région et de l’intercommunalité.


Le décor est planté, l’alliance Ps-Droite à « Marseille Provence Métropole » s’inscrit dans une allégeance à tous les dogmes du type de construction européenne.
C’est la perspective d’une intercommunalité à la dimension de l’aire de l’agglomération métropolitaine marseillaise (ce qui représente environ 80% du département des Bouches du Rhône) avec comme objectif d’être un territoire réceptacle de pôles de compétitivité qui serait en concurrence avec d’autres territoires, avec d’autres peuples, au plan européen voire mondial.

 

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