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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 21:08
Retrait de Fidel Castro : les
vautours planent au-dessus de
Cuba
 
 
Le 19 février dernier, Fidel Castro annonçait qu’il ne briguerait pas la Présidence de Cuba, où il n’était plus apparu en public depuis 19 mois. La réaction des médias capitalistes à cette nouvelle fut écœurante : aucune mention des conquêtes sociales de la révolution ; innombrables discours sur la « dictature brutale », etc.
 
Immédiatement, George Bush a déclaré que le retrait de Castro devait ouvrir une période de transition démocratique, « et cette transition doit au final déboucher sur des élections libres et justes ». Il ajoutait : « Les Etats-Unis aideront le peuple cubain à comprendre les bienfaits de la liberté. » Les bienfaits de la liberté ! On pourrait se demander s’il faisait référence au type de bienfaits infligés aux peuples d’Irak et d’Afghanistan.
 
L’hypocrisie de cet homme n’a aucune limite. Tout le monde sait que l’élection de Bush, en 2000, a été marquée par des irrégularités. Il n’a donc aucune autorité pour donner des leçons de démocratie. Par ailleurs, les récentes élections au Pakistan ont donné lieu à une fraude massive, certainement organisée grâce à l’aide et aux conseils des « experts » américains.
 
Hillary Clinton, Barack Obama et les officiels européens ont tous participé au concert réclamant des « réformes démocratiques » à Cuba. Lorsqu’il s’agit de Cuba, ils se présentent tous comme de grands démocrates. Mais en réalité, ce sont autant de vautours qui attendent de pouvoir plonger leurs becs et leurs griffes dans la chair de Cuba. Ce qu’ils veulent, c’est la fin du système économique instauré dans la foulée de la révolution cubaine. Ils veulent la restauration du capitalisme à Cuba. Voilà ce qu’ils entendent par « démocratie » !
 
La « voie chinoise »
 
Pendant que Bush serre son revolver et demande un renforcement de l’embargo sur Cuba, les capitalistes les plus intelligents, aux Etats-Unis et en Europe, avancent la nécessité d’une levée de l’embargo et du développement d’échanges commerciaux avec Cuba. Est-ce que cette aile de la bourgeoisie a d’autres objectifs et intérêts que Bush ? Non. Simplement, elle comprend mieux que Bush et son cercle d’amis obtus que le meilleur moyen de restaurer le capitalisme, à Cuba, consiste à lever l’embargo, à accroître le commerce, à inonder l’île d’argent et à laisser le processus suivre son cours.
 
Tous les discours sur la « démocratie » ne sont qu’un leurre pour cacher les véritables objectifs de l’impérialisme. Il y a peu, le Financial Times formulait la chose en des termes plus directs. Le journal britannique proposait que l’embargo américain soit levé et que Cuba s’engage sur la « voie chinoise ». Le modèle chinois signifie une ouverture au capitalisme accompagnée du maintien d’un contrôle ferme du pouvoir d’Etat, au sommet.
 
Fidel Castro : un obstacle à la restauration du capitalisme
 
Castro a visité la Chine dans les années 90, après l’effondrement de l’Union Soviétique, et il n’a pas aimé ce qu’il a vu. Depuis, malgré une certaine ouverture aux investissements étrangers, dictée par les circonstances économiques, Castro a résisté au développement accéléré du capitalisme à Cuba. C’est pour cela que les capitalistes le détestent : ils haïssent la révolution qu’il symbolise.
 
Il faudrait rappeler à ces messieurs à quoi ressemblait Cuba avant la révolution de 1959. C’était une dictature pro-américaine dirigée par Fulgencio Batista. A l’époque, aucun appel à la « démocratie ». Batista était l’ami des Américains. Il dirigeait le pays pour leur compte. Cuba était leur terrain de jeu – cependant que le peuple cubain vivait dans de terribles conditions.
 
La révolution cubaine a mis un terme à tout cela ! Elle a permis de développer le pays. Elle a amélioré le système de santé d’une façon telle que l’espérance de vie, à Cuba, a atteint les niveaux des pays capitalistes avancés. Elle a apporté l’éducation gratuite pour tous. Elle a rendu au peuple cubain sa dignité. Elle a également écarté la bourgeoisie parasitaire et la domination des multinationales américaines.
 
Pour les libéraux bourgeois et petits-bourgeois de Londres et New-York, ce sont là sans doute des détails sans importance. Après tout, ces gens ont de quoi se payer leurs frais de santé. Ils veulent se battre pour la « démocratie » à Cuba. Ils se battront également pour la privatisation de la santé, de l’éducation et des entreprises d’Etat. Ils se battront pour le droit des multinationales de piller Cuba, de renvoyer l’île à l’époque de Batista.
 
Ils réalisent aussi que tant que Castro sera vivant, même s’il n’est plus formellement au pouvoir, il aura toujours beaucoup d’influence sur ce qui se passe à Cuba. Il reste le premier secrétaire du Parti Communiste. C’est ce qui explique la prudence de certains commentateurs bourgeois.
 
Ils ont commencé à spéculer sur le rôle de Raul Castro, qui a pris la relève de Fidel. Ils scrutent chaque mot que Raul prononce, en espérant y découvrir une ouverture au capitalisme. Ils ont relevé que depuis son arrivée aux devants de la scène, il y a 19 mois, Raul Castro a encouragé les Cubains à débattre des carences du « système communiste ». Bien qu’il n’ait introduit que des changements mineurs, à ce jour, Raul a suscité l’espoir, chez les impérialistes et les exilés cubains de Miami, d’un début de processus de restauration du capitalisme.
 
Comment aller de l’avant ?
 
Ils n’auront pas apprécié ce que Raul Castro a dit vers la fin de l’année dernière : « Les défis qui nous attendent sont énormes. Mais personne ne doit en douter : notre peuple est fermement convaincu que c’est par le socialisme que nous réglerons les problèmes et que nous préserverons les conquêtes sociales d’un demi-siècle de révolution. » Cependant, le même Raul Castro annonçait également, en juillet dernier, que Cuba était ouvert à des pourparlers pour mettre un terme à des décennies de conflits avec les Etats-Unis – lorsque Bush aura quitté la Maison Blanche.
 
D’après certaines sources, Raul Castro est considéré comme un admirateur du modèle chinois, lequel implique un relâchement du contrôle de l’Etat sur l’économie. Il est clairement poussé par la nécessité de développer l’économie cubaine. Le pays a subi des décennies d’embargo. Il a terriblement souffert de l’effondrement de l’Union Soviétique. Cependant, nous devons rappeler une chose : le régime chinois a commencé par l’idée d’un assouplissement de l’économie dans le but stimuler la croissance – mais désormais, c’est le mode de production capitaliste qui domine l’économie chinoise ! Au passage, la plupart des acquis de la révolution chinoise ont été liquidés.
 
Les problèmes auxquels Cuba est confronté ne viennent pas de la propriété d’Etat des moyens de production. Ces problèmes viennent de l’isolement de la révolution dans un seul pays. Le socialisme dans un seul pays n’est pas possible. Si ce n’était pas possible dans la puissante Union Soviétique, comment est-ce que ce pourrait l’être à Cuba ? Du fait de son isolement, la révolution cubaine a dû s’appuyer sur la Russie stalinienne, ce qui a développé les tendances bureaucratiques du régime.
 
La solution ne réside donc pas dans le modèle chinois. La solution réside dans l’extension de la révolution au reste de l’Amérique latine. Ceci doit aller de pair avec l’introduction de la démocratie ouvrière que Lénine et Trotsky défendaient dans les premières années de l’Union Soviétique.
 
Au cours de la dernière période, toute l’Amérique latine est allée vers la gauche. Le Venezuela est la pointe avancée de la révolution latino-américaine. Mais il y a également eu le mouvement révolutionnaire des travailleurs et des paysans boliviens, le mouvement tumultueux des masses en Equateur, ou encore les mobilisations gigantesques contre la fraude électorale, au Mexique, avec 3 millions de personnes dans les rues.
 
Les conditions existent pour une révolution dans toute l’Amérique latine. Les capitalistes le comprennent bien. Cuba est toujours une source d’inspiration dans toute l’Amérique latine. Les impérialistes veulent écraser Cuba car il incarne l’idée qu’il existe une alternative à l’économie capitaliste, que le marché n’est pas le seul système économique possible. C’est pour cela qu’ils veulent détruire toutes les conquêtes de la révolution cubaine. Et il existe un risque sérieux qu’ils y parviennent.
 
L’impérialisme ne peut tolérer la révolution cubaine
 
Si la révolution cubaine était liquidée, comme ce fut le cas en Russie, cela aurait d’abord un effet démoralisateur sur les travailleurs, la jeunesse et les paysans de toute l’Amérique du Sud – et même à l’échelle mondiale. A l’inverse, la régénérescence de la révolution cubaine et la victoire de la révolution vénézuélienne transformeraient complètement la situation internationale.
 
Aujourd’hui, il y a d’importants éléments capitalistes à Cuba. Il y a un nombre croissant de petits commerçants, de gens qui possèdent des dollars, de gens qui s’enrichissent sur le marché noir – et qui sont toujours plus connectés avec le parti et l’Etat. C’est le principal danger pour la révolution cubaine. Il y a quelques temps, le régime a pris des mesures pour limiter la croissance de l’économie du dollar. Cela aura sans doute un effet, pour un temps. Mais à long terme, cela ne peut pas, en soi, enrayer le mouvement en direction de l’économie de marché.
 
L’une des raisons en est la participation croissante de Cuba au marché mondial, qui a été imposée au régime par l’effondrement de l’Union Soviétique. Il n’a pas d’alternative. Nous n’y sommes pas opposés. En soi, ce pourrait être un développement progressiste. En leur temps, les Bolcheviks ont eux aussi essayé de faire des échanges commerciaux avec les capitalistes, sur le marché mondial. De fait, Lénine et Trotsky ont proposé aux capitalistes américains de faire du commerce dans des zones comme la Sibérie. Ils étaient prêts à ouvrir aux capitalistes des pans entiers de la Russie, sous forme de concessions. Et c’était absolument correct, dans la mesure où les Bolcheviks conservaient fermement le contrôle de l’Etat. Mais la révolution bolchevique et l’Etat soviétique étaient alors une menace directe pour les capitalistes. Par conséquent, les impérialistes américains, britanniques et français refusaient de faire du commerce avec la Russie. Ils voulaient écraser la révolution russe et la menace qu’elle constituait, de leur point de vue.
 
La révolution cubaine représente une menace pour le capitalisme et l’impérialisme, car elle est un exemple. Par conséquent, à ce stade, les impérialistes américains ne veulent pas commercer avec Cuba. Ils veulent étouffer Cuba, ils veulent l’écraser.
 
A vrai dire, les capitalistes américains sont un peu limités, sur le plan intellectuel. S’ils étaient un peu plus intelligents, ils n’imposeraient pas d’embargo sur Cuba. Au contraire, ils encourageraient les échanges économiques avec Cuba. Cela aiderait matériellement les forces de la contre-révolution bourgeoise, à l’intérieur de l’île. Mais comme ils sont un peu idiots – et le grand chef de la Maison Blanche est exceptionnellement idiot –, ils font le contraire de ce qui est nécessaire, de leur point de vue de classe.
 
Ce faisant, ils soudent les masses derrière Castro et entravent la contre-révolution, sur l’île. Mais on ne peut attendre d’un tilleul qu’il produise des poires, et on ne doit pas attendre de la bourgeoisie américaine et de ses représentants politiques qu’ils produisent des idées cohérentes. De fait, l’actuel Establisment politique américain est un peu fou. Cependant, comme le disait Shakespeare dans Hamlet : « C’est de la folie, mais il y a de la méthode dans cette folie. » Les impérialistes mènent cette politique parce qu’ils sont terrifiés par les effets des révolutions cubaine et vénézuélienne en Amérique latine. Ils considèrent n’avoir pas d’autre alternative que d’étrangler ces révolutions. Telle est la cause de leur politique désespérée.
 
Les capitalistes européens sont plus affables. Ils peuvent se permettre de l’être, car leurs intérêts vitaux ne sont pas aussi directement affectés. C’est la chasse-gardée des Etats-Unis – l’Amérique latine – qui s’enflamme, et non la leur. Cependant, malgré leur affabilité et leur diplomatie, ils sont tout aussi hostiles à la révolution cubaine, et tout aussi favorables à la contre-révolution capitaliste. La différence ne réside qu’en ceci : les uns sont partisans du meurtre par étranglement (qui est bruyant et peu commode) ; les autres préfèrent le meurtre par lent empoisonnement (qui est plus discret).
 
L’intense pression de l’impérialisme américain sur Cuba a provoqué la colère des masses. Il y a une longue tradition de lutte anti-impérialiste, à Cuba. Le peuple cubain n’aime pas être menacé par l’impérialisme américain. Mais cela a ouvert une division dans la direction du régime cubain. Une aile veut trouver un compromis avec l’impérialisme américain et engager le pays sur la voie du capitalisme. L’autre aile – dirigée par Fidel Castro – veut résister à cette orientation.
 
L’énorme autorité de Castro a galvanisé les éléments anti-impérialistes. Il a joué un rôle clé. Des mesures ont été prises pour tenter d’enrayer le processus de glissement vers le capitalisme – notamment par des mesures contre la dollarisation de l’économie. La dollarisation de l’économie était l’un des fers de lance de la restauration capitaliste. Ils ont passé un décret pour y mettre un terme, en novembre 2004.
 
Comme l’écrivait le quotidien espagnol El Pais, « le dollar avait introduit l’inégalité à Cuba […], un véritable cancer pour une société fondée sur l’égalitarisme. Le système de double devise apportait un élément de perversion économique ». Le journal rapporte les propos d’un Cubain : « D’un côté il y avait le dollar, une monnaie forte produite par les banques étrangères, qui entrait librement et sur laquelle il n’y avait aucun contrôle. D’un autre côté, il y avait le peso cubain, dont le pouvoir d’achat était faible et avec lequel nos salaires étaient payés ».
 
Les dirigeants cubains ont essayé de mettre un terme à cette situation. Mais ils l’ont fait par des moyens bureaucratiques, et cela ne marchera pas, à long terme. On ne peut pas lutter efficacement contre le capitalisme par des moyens bureaucratiques, et on ne peut pas lutter contre le capitalisme sans engager une lutte contre l’aile de la bureaucratie qui pousse en direction du capitalisme.
 
Castro est très populaire, à Cuba, mais la bureaucratie ne l’est pas. Par conséquent, la lutte contre la restauration ne peut pas se faire en demandant le maintien du statu quo. Les masses ne veulent pas de statu quo. Elles veulent améliorer leur niveau de vie, avoir davantage de droits et porter la révolution vers de nouveaux sommets. Ceci est impossible sans une lutte contre le cancer de la corruption, du carriérisme et de la bureaucratie – qui constituent le terrain sur lequel se développent les tendances capitalistes.
 
Les mots d’ordre du type « A bas Castro. A bas la dictature de Castro » sont les mots d’ordre des émigrés de Miami. Ce ne sont pas les nôtres. A l’heure où Fidel Castro représente la section qui lutte contre le capitalisme, c’est une position monstrueuse. C’est la position de Bush. Nos mots d’ordre sont : « Dirigeons le feu contre les éléments bourgeois, les millionnaires, les gens qui ont accumulé des fortunes en dollars. Il faut les purger. Il faut s’en débarrasser. A bas la bourgeoisie naissante ! A bas la corruption ! ». Nous devons cibler les agents de l’impérialisme à l’intérieur de Cuba, qui minent l’économie planifiée et détruisent le socialisme.
 
Fred Weston et Alan Woods
 


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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 21:00
Le juge, le trader et le naïf
 
LE MONDE | 13.03.08 | 14h13

 Eric Cordelle, 36 ans, diplômé de Polytechnique et de l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique (Ensae), est probablement un bon professionnel. Un cadre pour qui les relations, au sein d'un service, sont fondées sur "la confiance". C'est en tout cas ce qu'il raconte, jeudi 6 mars, dans le cabinet du juge Renaud Van Ruymbeke, en présence de Jérôme Kerviel, ce trader suspecté d'avoir fait perdre 4,9 milliards d'euros à la Société générale.
 
Eric Cordelle, spécialiste de l'ingénierie financière, n'a jamais été trader. Quand il prend la tête de Delta One, ce service composé de huit traders, dont Jérôme Kerviel, au printemps 2007, il ne se doute pas que quelques mois plus tard, il va se retrouver au coeur d'une enquête judiciaire sur le plus gros scandale financier de l'histoire. Son prédécesseur lui passe le témoin sereinement : "A aucun moment, il ne m'a informé d'un quelconque problème avec M. Kerviel (déjà en fonctions depuis deux ans et demi)", se rappelle Eric Cordelle. "M. Kerviel était bien considéré, les clients étaient plutôt contents, le management et moi étions plutôt contents de lui", explique le responsable.
 
Eric Cordelle ne s'alarme pas plus lorsqu'il découvre le résultat exceptionnel déclaré par Jérôme Kerviel pour l'année 2007 : 55 millions d'euros. Le montant avoué par le trader reste très inférieur au gain de 1,4 milliard d'euros qu'il a effectivement réalisé, mais il représente déjà 55 % du résultat global de Delta One. Au septième étage de la tour Société générale du quartier d'affaires de la Défense se propage alors la rumeur qu'en raison de performances spectaculaires, les huit traders de l'équipe Delta One vont se partager des bonus "fous".
 
"Cela arrive fréquemment qu'un membre d'une équipe dégage 50 % du résultat", assure pourtant Eric Cordelle. Jérôme Kerviel réplique, sur procès-verbal : "Cela me paraissait aberrant qu'il ne se pose pas de questions." En deux phrases, c'est toute une instruction qui est résumée. D'un côté, un homme qui a effrontément joué une carte biaisée, produisant des faux pour couvrir des investissements risqués n'entrant pas dans le cadre de sa mission. De l'autre, une hiérarchie péchant par naïveté, trop cloisonnée pour s'émouvoir d'alertes régulières.
 
Eric Cordelle, encore : "J'ai posé cinquante fois la question à Jérôme (...), à chaque fois les réponses de M. Kerviel m'ont convaincu." Et le trader de répliquer : "J'étais évasif dans mes réponses." Curieux jeu de dupes, dans lequel un suspect, Jérôme Kerviel, joue les accusateurs. "Il ne faut pas s'y tromper, dit Maître Jean Veil, l'avocat de la banque, M. Kerviel a avoué être l'auteur de la fraude la plus importante de tous les temps. La Société générale, ses actionnaires, ses salariés, sont ses victimes !"
 
De fait, M. Kerviel ne tente même pas de donner le change. "Il est exact qu'il ne fallait pas dépasser la limite globale de 125 millions d'euros pour le desk", admet-il devant le juge Van Ruymbeke. Ce montant, il le dépassera pourtant dans d'incroyables proportions. "Montrez-moi la procédure écrite matérialisant cette limite de 125 millions d'euros, argumente Maître Elisabeth Meyer, le conseil de M. Kerviel. Et si cette limite existe, est-elle respectée par les autres traders ? Jusqu'au 31 décembre 2007, mon client a fait gagner de l'argent à sa banque. Il a gagné, dans un système où on lui permettait de le faire."
 
En janvier 2008, son manager s'impatiente pourtant. "Début janvier 2008, dit-il, j'ai dû envoyer un mail à l'ensemble de l'équipe attirant l'attention sur le fait qu'ils dépassaient trop souvent le seuil de 125 millions. Jérôme, comme les autres membres de l'équipe, a répondu qu'il n'y avait pas besoin de demander une augmentation de la limite." En janvier 2008, Jérôme Kerviel a déjà eu le temps d'affûter sa défense. D'autant qu'il n'en est pas à sa première alerte.
 
Le 3 avril 2007, il reçoit un premier courriel d'un employé de la division des risques. "Je vois un léger dépassement en repli sur Delta One (...) pour une limite à 125 millions d'euros." Jérôme Kerviel modifie alors ses opérations et demande dès le lendemain à son interlocuteur de relancer son analyse des risques. Nouvelle alarme, le 20 août 2007, avec une exposition anormale signalée par les contrôleurs du "back-office". Là encore, même stratagème employé par M. Kerviel : il donne une explication fictive et demande une relance de l'analyse. Le 7 novembre 2007, l'affaire se corse.
 
Cette fois, c'est une lettre d'Eurex, la chambre de compensation allemande, qui arrive sur le bureau du responsable de la conformité des opérations, à la Société générale. "Plusieurs transactions ont retenu notre attention", avance Eurex qui, sans s'appesantir sur le cas de Jérôme Kerviel, met en avant des opérations réalisées le 19 octobre, soit plus de 1 700 contrats liés à l'indice boursier allemand (contrats FDAX) et plus de 2 300 contrats du produit lié à l'indice européen Eurostoxx (FESX). Les énormes transactions de Jérôme Kerviel ne sont pas passées inaperçues : "Sur les marchés, ce mystérieux investisseur était surnommé, le "gros"", indique, sous couvert d'anonymat, un responsable de salle des marchés d'une banque concurrente.
 
"Veuillez expliquer le contexte de cette opération...", réclame Eurex. La Société générale répond, dès le 20 novembre 2007, expliquant que le "volume de ces transactions s'explique par la nouvelle augmentation de volatilité sur les marchés et le besoin d'assurer l'exécution des ordres".
 
Le 26 novembre, Eurex relance la Société générale : "De quel marché parlez-vous ?" interroge la chambre de compensation, en précisant que le 19 octobre, ce sont près de 6 000 contrats FDAX qui ont été achetés - un montant de plus de 1 milliard d'euros -, via Fimat, filiale de la banque française. La Société générale répond le 10 décembre.
 
Au service Delta One, cet échange de courriers ne provoque pas d'affolement. Eric Cordelle et Jérôme Kerviel en discutent, tranquillement. "Qu'est-ce qu'ils sont bêtes chez Eurex...", lance ainsi le trader à son supérieur. D'autant que celui-ci n'était pas réellement sur le qui-vive. "Je n'ai rien vu, dit-il, je reçois 200 ou 300 mails par jour ; (...) il ne me paraissait pas anormal que les volumes aient augmenté (...) du fait, d'une part, de l'augmentation d'activités de Delta One, de la volatilité plus forte sur les marchés en juillet-août 2007, et d'autre part, du démarrage d'une activité d'arbitrage..."
 
Eric Cordelle confesse ne pas avoir vu le chiffre des 6 000 contrats avancé par Eurex. "J'aurais sauté au plafond, dit-il. La limite était de 125 millions d'euros pour l'équipe et était réévaluée tous les soirs par le département des risques." En janvier 2008, il découvre l'excédent de trésorerie de 1,4 milliard d'euros chez son trader le plus performant, Jérôme Kerviel. "Je me suis dit, c'est quand même beaucoup (...). Chaque fois, M. Kerviel me faisait des réponses sensées." La "confiance", cette satanée confiance. Et Jérôme Kerviel de répondre : "Franchement, non, ce n'était pas des réponses sensées, il s'en est contenté. Je donnais ces réponses, espérant que cela passe..."
 
Nul ressentiment pourtant, chez Eric Cordelle, qui n'en démord pas : "M. Kerviel est un très bon trader..."
 
Gérard Davet, Claire Gatinois et Anne Michel
Article paru dans l'édition du 14.03.08
 
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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 20:45
Alain Krivine (LCR) boycotte le Salon du Livre
 


 
Alain Krivine, porte parole et animateur depuis sa création de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), a annoncé vendredi qu’il refusait de se rendre au Salon du Livre. Voici le communiqué de la LCR.
 
A.Krivine, porte-parole de la LCR, devait participer le 19 mars, dans le cadre du Salon du Livre, à une émission sur Mai 68, en compagnie d’Alain Geismar, notamment.
 
A.Krivine ne se rendra pas au Salon du Livre.
 
Cette manifestation culturelle est l’objet d’une récupération aussi bien par les autorités françaises, que par l’Etat d’Israël, comme le montre l’inauguration officielle faite par le président israélien, Shimon Pérès, en compagnie de Christine Albanel, ministre de la Culture.
 
Ce mélange des genres a abouti à la non-invitation non seulement des écrivains palestiniens mais aussi des écrivains israéliens s’exprimant dans une autre langue que l’hébreu.
 
Dans ces conditions, où la politique absorbe la culture, il était impossible de cautionner une telle initiative visant à apporter un soutien à un état qui se livre à une guerre intolérable contre le peuple palestinien dont A.Krivine et la LCR sont solidaires. 
 
CAPJPO-EuroPalestine


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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 22:34
La démission de l’amiral Fallon relance les hostilités en Irak

par Thierry Meyssan*
 
 
Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse dominante, l’amiral William Fallon n’a pas été limogé par ce qu’il s’opposait au président Bush à propos d’une attaque contre l’Iran. Il a démissionné de sa propre initiative après que l’accord qu’il avait négocié et conclu avec Téhéran, Moscou et Pékin ait été saboté par la Maison-Blanche. Le choix de l’administration Bush relance la guerre en Irak et expose gravement les GI’s face à une Résistance désormais soutenue de l’extérieur sans retenue.
 
Il était presque 22h GMT, mardi 11 mars 2008, lorsque le commandant en chef du Central Command, l’amiral William Fallon, annonça depuis l’Irak qu’il présentait sa démission. Immédiatement à Washington, le secrétaire à la Défense, son ami Robert Gates, dans une conférence de presse improvisée indiquait qu’il acceptait cette décision à regret. Dans les minutes qui suivirent, la rumeur d’une possible attaque états-unienne contre l’Iran se répandit partout dans le monde. En effet, la démission de l’amiral aurait été exigée par la Maison-Blanche à la suite de la publication d’un reportage par le mensuel Esquire [1] rapportant des propos « francs » de l’officier à propos du président Bush. Or, dans le même article, on pouvait lire qu’un renvoi de l’amiral marquerait le signal ultime de la guerre.
Pourtant, cette interprétation est erronée. Elle ignore l’évolution du rapport de forces à Washington. Pour comprendre ce qui est en jeu, revenons un instant en arrière. Nos lecteurs, qui ont été régulièrement informés dans nos colonnes des débats en cours à Washington, se souviendront des menaces de démission de Fallon [2], de la mutinerie des officiers supérieurs [3], des dessous d’Annapolis [4], et de l’infiltration de l’OTAN au Liban [5] que nous avons rapportés dans ces colonnes avant tout le monde ; des révélations qui ont été contestées lors de leur publication et qui sont aujourd’hui largement attestées. Nous ajouterons ici des informations inédites sur les négociations conduites par Fallon.
 
Le Plan Fallon
 
Alors que l’establishment états-unien avait approuvé l’entrée en guerre contre l’Irak dans l’espoir d’en tirer de substantiels profits économiques, il a progressivement déchanté. Cette opération génère des coûts directs et indirects démesurés, mais ne rapporte qu’à quelques uns. Dès 2006, la classe dirigeante s’est inquiétée de mettre fin à cette aventure. Elle contestait à la fois le surdéploiement des troupes, l’isolement diplomatique grandissant, et l’hémoragie financière. Elle trouva son expression à travers le rapport Baker-Hamilton qui condamnait le projet de remodelage du Grand Moyen-Orient, et préconisait un retrait militaire d’Irak coordonné avec un rapprochement diplomatique avec Téhéran et Damas.
 
Sous cette amicale pression, le président Bush fut contraint de limoger Donald Rumsfeld et de le remplacer par Robert Gates (lui-même membre de Commission Baker-Hamilton). Un groupe de travail bipartisan —la Commission Armitage-Nye— fut mis en place pour définir de manière consensuelle une nouvelle politique. Mais il s’avéra que le tandem Bush-Cheney n’avait pas renoncé à ses projets et utilisait ce groupe de travail pour endormir ses rivaux tout en continuant à fourbir ses armes contre l’Iran. Coupant court à ces manœuvres, Gates donna carte blanche à un groupe d’officiers supérieurs qu’il avait fréquenté à l’époque de Bush père. Ceux-ci publièrent, le 3 décembre 2007, un rapport des agences de renseignement discréditant le discours mensonger de la Maison-Blanche sur le prétendue menace iranienne. En outre, ils tentèrent d’imposer au président Bush un rééquilibrage de sa politique proche-orientale au détriment d’Israël.
 
L’amiral William Fallon exerce une autorité morale sur ce groupe —incluant l’amiral Mike McConnell (directeur national du renseignement), le général Michael Hyden (directeur de la CIA), le général George Casey (chef d’état-major de l’armée de terre), et plus tard l’amiral Mike Mullen (chef-d’état-major inter-armes)—. Homme de sang froid, doué d’une brillante intelligence, il est l’un des derniers grands patrons des forces armées à avoir servi au Vietnam. Préoccupé par la multiplication des théâtres d’opération, par la dispersion des forces et l’épuisement des troupes, il a ouvertement contesté un leadership civil dont la politique ne peut conduire les États-Unis qu’à la défaite.
 
Dans le prolongement de cette mutinerie, ce groupe d’officiers supérieurs fut autorisé à négocier une sortie de crise honorable avec l’Iran et à préparer un retrait d’Irak. Selon nos sources, ils imaginèrent un accord en trois volets :

 1. Les États-Unis feraient adopter par le Conseil de sécurité une dernière résolution contre l’Iran pour ne pas perdre la face. Mais cette résolution serait vide et Téhéran s’en accommoderait.

 2. Mahmoud Ahmadinejad se rendrait en Irak où il affirmerait les intérêts régionaux de l’Iran. Mais ce voyage serait purement symbolique et Washington s’en accommoderait.

 3. Téhéran pèserait de toute son influence pour normaliser la situation en Irak, et faire passer les groupes qu’il soutient de la résistance armée à l’intégration politique. Cette stabilisation permettrait au Pentagone de retirer ses troupes sans défaite. En contrepartie, Washington cesserait son soutien aux groupes armés de l’opposition iranienne, notamment aux Moujahidines du peuple.
 
Toujours selon nos sources, Robert Gates et ce groupe d’officiers, encadrés par le général Brent Scowcroft (ancien conseiller national de sécurité), sollicitèrent l’aide de la Russie et de la Chine pour appuyer ce processus. D’abord perplexes, Moscou et Pékin s’assurèrent de l’assentiment forcé de la Maison-Blanche avant de répondre positivement, soulagés d’éviter un conflit incontrôlable.
 
Vladimir Poutine prit l’engagement de ne pas profiter militairement du retrait US, mais exigea qu’on en tire les conséquences politiques. Il fut donc convenu que la conférence d’Annapolis accoucherait d’une souris, tandis qu’une conférence globale sur le Proche-Orient serait organisée à Moscou pour débloquer les dossiers que l’administration Bush n’avait cessé d’envenimer.

De même Poutine accepta de faciliter le compromis irano-US, mais s’inquiéta d’un Iran trop fort à la frontière méridionale de la Russie. À titre de garantie, il fut convenu que l’Iran accepterait ce qu’il avait toujours refusé : de ne pas fabriquer seul son combustible nucléaire.
 
Les négociations avec Hu Jintao furent plus complexes, car les dirigeants chinois étaient choqués de découvrir à quel point l’administration Bush leur avait menti à propos de la prétendue menace iranienne. Il fallait donc d’abord rétablir la confiance bilatérale. Heureusement, l’amiral Fallon, qui il y a peu encore commandait le PacCom (zone Pacifique), entretenait des relations de courtoisie avec les Chinois.

Il fut convenu que Pékin laisserait passer une résolution anti-iranienne formelle au Conseil de sécurité, mais que la formulation de ce texte n’entraverait aucunement le commerce sino-iranien.
 
Le sabotage
 
Au premier abord, tout sembla fonctionner. Moscou et Pékin acceptèrent de jouer les figurants à Annapolis et de voter la résolution 1803 contre l’Iran. Tandis que le président Ahmadinejad savoura sa visite officielle à Bagadad où il rencontra en secret le chef d’état-major interarmes US, Mike Mullen, pour planifier la baisse de la tension en Irak. Mais le tandem Bush-Cheney ne s’avouait pas vaincu. Il sabota dès qu’il le put cette mécanique bien huilée.
 
Premièrement, la conférence de Moscou disparut dans les sables mouvants des mirages orientaux avant même d’avoir existé. Deuxièmement, Israël se lança à l’assaut de Gaza et l’OTAN déploya sa flotte au large du Liban de manière à relancer l’embrasement général du Grand Moyen-Orient, alors que Fallon s’efforçait d’éteindre les foyers d’incendie un à un. Troisièmement, la Maison-Blanche, habituellement si prompte à sacrifier ses employés, refusa de lâcher les Moujahidines du peuple.

Exaspérés les Russes massaient leur flotte au sud de Chypre pour surveiller les bâtiments de l’OTAN et envoyaient Sergeï Lavrov en tournée au Proche-Orient avec mission d’armer la Syrie, le Hamas et le Hezbollah pour rééquilibrer le Levant. Tandis que les Iraniens, furieux d’avoir été abusés, encourageaient la Résistance irakienne à casser du GI’s.
 
Voyant ses efforts réduits à néant, l’amiral Fallon démissionnait, seul moyen pour lui de conserver à terme son honneur et sa crédibilité face à ses interlocuteurs. L’interview d’Esquire, publié deux semaines plus tôt, n’est ici qu’un prétexte.
 
L’heure de vérité
 
Dans les trois prochaines semaines, le tandem Bush-Cheney va jouer son va-tout en Irak en faisant parler les armes. Le général David Petraeus, poussera à l’extrême son programme de contre-insurrection de manière à se présenter victorieux devant le Congrès, début avril. Simultanément, la Résistance irakienne, désormais soutenue à la fois par Téhéran, Moscou et Pékin, va multiplier les embuscades et chercher à tuer le maximum d’occupants.
 
Il appartiendra alors à l’establishment états-unien de tirer les conclusions du champ de bataille. Soit il jugera les résultats de Petraeus sur le terrain acceptables et le tandem Bush-Cheney terminera son mandat sans encombres. Soit, pour éviter le spectre de la défaite, il lui faudra sanctionner la Maison-Blanche et reprendre d’une manière ou d’une autre les négociations que l’amiral Fallon avait conduites.
Simultanément, Ehud Olmert interrompra les négociations initiées avec le Hamas via l’Égypte. Il chauffera la région jusqu’à la visite du président Bush en mai. Et les frères Janah et Hani Hammoud (respectivement coordinateur média de la Force multinationale en Irak et conseiller média de Saad Hariri), qui assurent la liaison des loyalistes libanais avec le général Petraeus et l’amiral Fitzgerald (OTAN), feront monter la tension au Liban.
 
Cette fièvre régionale devrait redynamiser le dispositif Bush, qu’il s’agisse des investissements dans le domaine militaro-industriel du fonds Carlyle, au bord de la faillite, ou de la campagne électorale de John McCain.
 
Vu de Washington, faut-il continuer à sacrifier la vie des GI’s pour une guerre qui a déjà coûté 3 trilliards de dollars et faire haïr les États-Unis même par leurs plus fidèles partenaires alors qu’elle n’a rapporté qu’à quelques sociétés détenues par le clan Bush et ses amis ?
 


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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 22:24
L'archevêque chaldéen de Mossoul retrouvé mort
 
ROME (Reuters)
 
  Enlevé le 29 février, Mgr Paulos Faraj Rahho, archevêque chaldéen de Mossoul, dans le nord de l'Irak, a été retrouvé mort près de cette ville, annonce l'agence de presse de l'épiscopat italien Sir.
 
"Mgr Rahho est mort. Son corps sans vie a été retrouvé près de Mossoul. Les ravisseurs l'avaient enterré", a confié à l'agence Mgr Shlemon Warduni, évêque de Bagdad.
 
Le 29 février, des hommes armés avaient enlevé Mgr Rahho, dignitaire de la principale minorité chrétienne d'Irak qui compte plusieurs centaines de milliers de fidèles, alors qu'il sortait d'une église dans la grande ville du nord du pays.
 
Son chauffeur et ses deux gardes du corps avaient été tués lors de cette action, qui s'est déroulée dans un quartier oriental de la ville à population religieusement mixte, avait précisé la police provinciale.
 
Un ancien archevêque de Mossoul, Mgr Basile Georges Casmoussa, avait été enlevé en 2005 avant d'être relâché le lendemain. Le prélat avait affirmé qu'aucune rançon n'avait été versée.
 
Au Vatican, le pape Benoît XVI avait qualifié l'enlèvement de Mgr Rahho d'acte "méprisable" et exhorté ses ravisseurs à le relâcher.
 
Les chaldéens appartiennent à une branche de l'Eglise catholique romaine pratiquant un ancien rite oriental. La plupart habitent l'Irak, où ils forment la plus grande communauté chrétienne, et la Syrie.
 
Les chrétiens représentent environ 3% des 27 millions d'Irakiens, qui sont très majoritairement de confession musulmane.
 
Selon les autorités irakiennes et américaines, Mossoul est le dernier bastion urbain d'Al Qaïda, qui présente le plus grande menace à la sécurité du pays
 
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 22:05
Convergence des Causes
 
appelle à une manifestation
 
ce samedi 15 mars à 15 heures à
 
la Porte de Versailles à Paris



Qu’une manifestation culturelle comme le Salon du Livre de Paris glorifie un État criminel, raciste, colonialiste, voyou car irrespectueux du Droit est une véritable atteinte à la démocratie française.

Nous vous invitons à nous rejoindre ce samedi 15 mars à 15 heures à la Porte de Versailles, métro Porte de Versailles pour manifester notre soutien à la Résistance légitime du Peuple Palestinien bafoué dans tous ses droits, opprimé, dépossédé, emprisonné, affamé et bombardé.

Nous rappellerons aux participants et exposants de ce Salon notre attachement à la justice et au Droit et notre profonde indignation de leur mépris manifeste pour ces valeurs qui sont le minimum requis de la culture humaine.

Convergence des Causes

PS : faites passer l'information SVP.
___________________________________________________________
Vous recevez cette lettre d'information car vous êtes inscrit
sur http://www.convergencedescauses.com.
 
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 12:23
Rama Yade et les droits de l’Homme Franco-palestinien -
 
PROCHE-ORIENT / jeudi 13 mars par JACQUES-MARIE BOURGET
 
Deux poids deux mesures. Alors que le Franco-israélien Gilad Shalit, détenu par le Hamas, est l’objet de toutes les attentions à Paris, le cas de Salah Hammouri, Franco-palestinien emprisonné sans raison en Israël, ne semble pas passionner notre délicieuse secrétaire d’Etat.
Pour Rama Yade, face aux droits de l’Homme tous les hommes sont égaux. Sauf qu’il y en a qui sont plus égaux que d’autres. De toutes façons, en matière d’égo, Rama est experte. Le 6 mars dernier, depuis son potager d’Ivry, c’est Jean-Claude Lefort, ancien député communiste qui balance un tir de mortier en direction de la Secrétaire d’Etat. Le sujet qui fait débat, c’est le sort de Salah Hamouri, un jeune Franco-palestinien emprisonné depuis trois ans en Israël, sans qu’aucun motif d’inculpation n’ait été fourni à l’intéressé. En fait, lors de son arrestation, à l’age de 19 ans, on a reproché à Salah Hamouri d’être passé en voiture devant le domicile d’un militant politique de l’extrême droite israélienne. La plaque d’immatriculation de la voiture du copain avec lequel il roulait a été enregistrée par une caméra vidéo.
 
« L’INVRAISEMBLABLE LÉGÈRETÉ » DE RAMA
 
Dans un premier temps c’est Joseph Convert, le président de la section de l’Ain de l’Association France Palestine Solidarité, qui écrit à Rama Yade pour lui signaler ce qu’il estime être un bug des droits de l’Homme qui touche un Franco-palestinien. On peut supposer, bêtement, que pour le gouvernement français, la peau de ce genre de citoyen vaut tout autant que celle d’une Franco-colombienne ou celle encore d’un Franco-israélien (le soldat Gilad Shalit)...
Dans son intervention auprès de Rama, l’ex-député Lefort relève les éléments de réponse fourni à Joseph Convert par le cabinet de Rama Yade. Et s’en indigne : « Mettre deux mois pour répondre à un courrier où l’urgence est en jeu est proprement incroyable face à une situation dramatique. Dans la réponse que j’ai sous les yeux, réponse faite en votre nom, votre chef de cabinet écrit deux énormités qui aboutissent à rendre bien peu crédibles et sérieuses vos actions en faveur des droits de l’Homme. Votre courrier affirme que Salah Hamouri « bénéficie d’une permanence médicale hebdomadaire », ce qui est strictement faux. On ne peut dire et écrire n’importe quoi, madame la Ministre. » Plus loin le fulminant courrier affirme que l’avocat de Salah Hamouri peut : « introduire une demande de mise en liberté provisoire ». Et Lefort reprend Rama de volée : « Cette démarche est impossible et affirmer cela témoigne d’une invraisemblable légèreté de la part de vos services. »
 
ANNULATION EN SÉRIE DES AUDIENCES
 
En effet, Salah Hamouri est sous le ressort de la justice militaire. Comme il semble très compliqué de l’incriminer, on le garde en prison sans grief ni jugement. Vingt audiences ont déjà été fixées pour régler le sort du jeune homme. Elles ont toutes été annulées fautes de témoins ou d’éléments tangibles capables de fournir une preuve contre lui. L’objectif de Tsahal est aujourd’hui de condamner le Franco-palestinien pour délit « d’intention » : s’il est passé devant la maison du patron du Shaas, Yossef Ovadia, c’était inévitablement dans la perspective de tuer ce dernier... Selon Lefort, Rama Yade aurait, également, dû s’étonner de ce que le jeune homme, arrêté en Cisjordanie occupée, ait été transféré en Israël alors qu’il s’agit là, dixit Lefort, d’un acte « contraire à la Convention de Genève. » En concluant son courrier, l’ancien parlementaire, qui a visité Hamouri dans sa taule, gratte où ça fait mal : « comment peut-on exiger d’un côté la libération du caporal Shalit, et de l’autre demander « un jugement rapide » pour Salah Hamouri ? Exigeons la liberté pour les deux ! »
 
ON S’ÉCHARPE AU CONSEIL DE PARIS
 
Magie : le dossier Shalit, si on le met dans la même pile que le dossier Hamouri, se transforme en patate chaude. Le président de la République, Bernard Kouchner, Bertrand Delanoë, tout ce qui compte dans la politique française demande la libération de Shalit. Mais mettre dans la balance Hamouri, ça casse l’ambiance. La preuve : à la question posée lors d’un point de presse, « la libération d’Hamouri est-elle aussi nécessaire que celle de Shalit », Kouchner a répondu « Nécessaire n’est pas le mot. »
Quant à Delanoë, lui, c’est avec les Verts qu’il s’est cogné au sujet de Shalit. Ne voilà-t-il pas qu’un jour d’octobre dernier, des promeneurs ont découvert étonnés, érigés en grands panneaux dans le parc de Bercy, les portraits des trois soldats israéliens actuellement prisonniers. Trois soldats photographiés en civil. Donc, Shalit et deux autres conscrits qui eux, se sont fait prendre par le Hezbollah. La légende : « Paris attend votre libération » étant incompréhensible pour un citoyen non abonné à Haaretz ou l’Orient le jour. Cette étonnante exposition a fait du foin au Conseil de Paris. L’élue verte Marie-Thérèse Atalah, étonnée de voir la Mairie demander la libération de soldats d’un pays étranger, en a pris plein la pipe. Les coups sont venus des quatre coins, du PC au Modem, sur le thème : les Israéliens sont des citoyens, les Palestiniens des terroristes. Pierre Shapira, le comptable de Delanoë et élu PS, mettant le dernier clou au cercueil d’Hamouri : « Ce n’est pas au Conseil de déterminer la politique conduite par la ville de Paris. » Moralité, si vous vous faites arrêter, évitez d’être Palestinien.
 
 
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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 12:14
UIMM : pourquoi Parisot est aussi responsable
 
 
Durant tout le week-end, Laurence Parisot a joué les Madame Propre du patronat. Eric Decouty démontre sa part de responsabilité dans les scandales qui éclaboussent l’UIMM et le Medef.
 
C’est la guerre civile au Medef. La révélation par Marianne numéro actuellement en kiosque) des accords secrets offrant à l’ex-patron de l’UIMM (union des métiers de la métallurgie), Denis Gautier-Sauvagnac (DGS), une prime de retraite de 1,5 millions d’euros et la prise en charge de ses futures condamnations sans limitation de montant est en train de dynamiter le patronat français. Le scandale des valises de billets de DGS et des cadeaux occultes qu’il en a tirés, a donné lieu ce week-end à des querelles publiques sans précédent entre Laurence Parisot, censée être la patronne des patrons, et les représentants de la puissante industrie métallurgique.
 
Mais ces déclarations soigneusement médiatisées par lesquelles la présidente du Medef a pris la posture de la patronne outragée ne feront pas illusion très longtemps. Les communiqués tout autant offensés de DGS et de son successeur, Frédéric Saint Geours ne convaincront pas davantage. Quant au pouvoir politique et à la justice les voilà confrontés à une affaire dans laquelle ils portent chacun une part de responsabilité. Que nous enseignent ces derniers développements ?
 
1°) Le rôle de Laurence Parisot.
 
En septembre dernier, la présidente du MEDEF avait attendu plus d’une semaine pour réagir aux révélations sur les millions d’euros tirés en cash des caisses de l’UIMM par Denis Gautier-Sauvagnac. Elle avait alors juré « tout ignorer de ces pratiques d’un autre âge » et annoncé un grand ménage au sein du patronat de la métallurgie. Nous allions voir ce que nous allions voir avec Frédéric Saint Geours, successeur de DGS à la présidence de l’Union… Résultat : quatre mois plus tard, Madame Parisot, a rejoué le couplet…
 
Certes, cette fois, elle n’a pas attendu une semaine pour réagir. Elle a même pris soin d’orchestrer bruyamment sa partition : un communiqué, vendredi, pour annoncer son retour précipité de vacances, une interview samedi, sur France 2 et un entretien, dimanche dans le Journal du Dimanche, avec photo de la dame à son bureau, histoire d’illustrer une reprise en main indignée…
 
On peut admettre sans trop de difficulté que Laurence Parisot ignorait la teneur des accords secrets entre DGS et l’UIMM. Pour le reste, la colère et l’indignation ne sont que de circonstance. Dans cette histoire, la responsabilité indirecte de la présidente du MEDEF est engagée pour au moins cinq raisons.
 
a) Si Denis Gautier Sauvagnac a démissionné à la mi-novembre de la présidence de l’UIMM, poste symbolique et bénévole, tout le monde savait qu’il était toujours délégué général et le seul véritable décideur. DGS ne se cachait d’ailleurs pas, occupant comme auparavant son bureau de la rue de Wagram, d’où il dirigeait avec la même autorité l’union patronale, laissant sa première collaboratrice également mise en examen signer les chèques tout en participant presque officiellement aux négociations syndicales… Laurence Parisot a laissé faire sans mot dire.
 
b) La présence de Michel de Virville, secrétaire général de Renault et président de l’UNEDIC, considéré comme un des hommes de confiance de Madame Parisot était censé ramener une nouvelle moralité au sein de l’UIMM, au même titre que l’élection de Frédéric Saint Geours. Or, le premier a négocié en catimini les cadeaux de DGS et le second les a couverts. Qu’ils n’en aient rien dit à la présidente du Medef en dit long sur son autorité de et sur la portée réelle de ses décisions.
 
c) Outre Michel de Virville, quelques uns des plus hauts représentants du patronat français ont validé le versement de 1,5 millions d’euros à DGS ainsi que la prise en charge de ses condamnations financières à venir. La liste des membres du bureau de l’UIMM publiée par Marianne est éloquente : Anne Lauvergeon, présidente d’Areva, Joël Karecki, président de Philips France, Christian Streiff, président de PSA Peugeot-Citroën, Jean-Marie Poimboeuf, président de la Direction des constructions navales (DCN), ont, parmi d’autres, autorisé les accords qui font aujourd’hui scandale. Or, ces hommes et femmes sont des figures emblématiques du patronat français et donc du Medef. Ils attestent que les cadeaux à DGS n’ont pas été décidés entre amis de la métallurgie mais bien dans le gotha du patronat. Voilà pourquoi la distinction que tente aujourd’hui d’établir Laurence Parisot entre l’UIMM et le Medef est fallacieuse. Même si sa présidente n’était pas dans la confidence du parachute doré de DGS, le Medef, via ces grands patrons, est clairement impliqué, ce qui lui laisse comme Arnaud Lagardère dans l’affaire des délits d’initiés d’EADS, que le choix délicat entre incompétence et mahonnêteté.
 
d) Laurence Parisot a laissé entendre qu’elle pourrait saisir la justice, expliquant hier dans le JDD « que l’accord entre l’UIMM et son délégué général (lui) semble très discutable ». C’est pourtant la même Laurence Parisot qui a l’automne dernier n’a pas estimé nécessaire de déposer plainte après la révélation des opérations occultes de l’UIMM et ne s’est pas davantage constituée partie civile après l’ouverture de l’information judiciaire. Si aujourd’hui la présidente du MEDEF envisage de saisir la justice pourquoi ne pas l’avoir fait à l’automne ?
 
e) Enfin, dans ses différentes interviews du wee-end, la présidente du Medef n’a jamais affirmé sa volonté de faire la lumière sur le principal mystère de l’affaire : où est donc allée la vingtaine de millions d’euros retirés par DGS entre 2000 et 2007 ? Laurence Parisot n’a pas davantage appelé la justice à mettre tout en œuvre pour identifier les destinataires des valises de billets du patronat… La transparence, même dans le discours, a des limites.
 
Au bout du compte, la purge que veut désormais imposer Laurence Parisot à l’UIMM montre évidemment la faiblesse de son influence sur les barons de la métallurgie. Mais ses déclarations s’apparentent surtout à une posture de circonstance, la présidente du MEDEF cherchant à apparaître comme « la madame propre » du patronat alors qu’elle a laissé perdurer manoeuvres et sombres arrangements depuis bientôt six mois.
 
2°) DGS, Saint Geours et la loi du silence.
 
L’élection de Frédéric Saint Geours à la présidence de l’UIMM devait tout changer. Elle a en réalité permis la survivance d’un système opaque, constitué de transactions secrètes et de petits arrangements. Il est d’ailleurs piquant de constater que les mêmes cabinets d’avocats ont représenté l’UIMM avant et après le départ de DGS… Certes, l’ancien président a choisi son propre défenseur, Me Jean-Yves Leborgne, mais sa défense semble bel et bien établie en concertation avec les conseils du patronat de la métallurgie.
 
Malgré ou à cause de l’enquête judiciaire, les différentes parties semblent aujourd’hui s’être entendues pour renforcer la loi du silence établie depuis des lustres. Comme dans un film noir, DGS n’a pas estimé nécessaire de répondre personnellement, hier, aux attaques de Laurence Parisot, mais il a envoyé dans les médias son avocat fidèle. Tiré de sa torpeur, Me Leborgne, a pris la pose non pas pour dire que son client rendrait l’argent, mais pour demander à Madame Parisot de retrouver son sang-froid et rappeler que les histoires de valises de billets étaient vieilles comme l’histoire du patronat de la métallurgie… Bref un avertissement sans frais à la patronne des patrons, à tout le Medef et sans doute au pouvoir et à la classe politique toute entière, pour dire que beaucoup avaient à perdre au grand déballage. Un message que Frédéric Saint Geours s’est empressé de recevoir cinq sur cinq sur les ondes…
 
3°) Sarkozy en toile de fond.
 
Cette menace du grand déballage a-t-elle porté ? Toujours est-il que si la gauche a tonné tout le week end, la droite et le gouvernement se sont montrés bien discrets. Certes, quelques ministres ont dit en substance et sans rire qu’ils faisaient confiance à la justice…
François Fillon, gêné aux entournures, aussi. Nicolas Sarkozy, en voyage officiel puis de noces en Afrique du Sud n’a, en revanche, rien dit. Pour lui plus que pour beaucoup d’autres, un grand déballage dans l’affaire de l’UIMM pourrait avoir de fâcheuses retombées. Il pourrait notamment devoir enfin s’expliquer sur les raisons pour lesquelles en 2004, alors ministre des Finances, alerté par Tracfin (la cellule anti-blanchiment de Bercy) des retraits effectués depuis 2000 par DGS il avait refusé que le dossier soit transmis à la justice…
Le silence d’une grande partie de la classe politique pourrait également s’expliquer par les subsides qu’auraient tiré certains de ses représentants des valises de DGS. Car si la piste de financements syndicaux est privilégiée par les enquêteurs, celle de financements politiques et/ou électoraux n’en existe pas moins.
 
4°) La faute du procureur de la République de Paris.
 
Saisie fin septembre le parquet de Paris a attendu la mi-décembre pour ouvrir une information judiciaire confiée à un juge d’instruction, lequel n’a mis en examen DGS que le 15 janvier. Mieux, il ne lui a été signifié aucune mesure de contrôle judiciaire ce qui lui permet de rencontrer en toute quiétude tous les protagonistes de l’affaire. Du jamais vu ! Les atermoiements du procureur de la République de Paris, aux ordres ou non de la Chancellerie et donc de l’Elysée, ont permis que soient signés les accords occultes au profit de DGS. Si comme dans l’affaire de la Société générale et du trader Jérome Kerviel, DGS avait immédiatement mis en examen avec interdiction de voir les autres dirigeants patronaux et ceux de l’UIMM, nul doute qu’il aurait été plus difficile de passer le fameux pacte du silence découvert aujourd’hui.
 
5°) L’illusion du grand déballage.
 
Reste la suite de l’histoire. Le séisme annoncé au patronat annonce-t-il une révélation sur les destinataires des vingt millions d’euros distribués entre 2000 et 2007 par Denis Gautier-Sauvagnac ? Peu probable. L’omerta patronale renforcée par une évidente passivité syndicale devrait s’accommoder de ces soubresauts d’autant plus facilement que le pouvoir politique se fera son complice et que la justice poursuivra aussi sagement l’enquête qu’elle l’a commencée… Derrière les grands discours sur la transparence, les secrets semblent mieux gardés que jamais.
 
Par Eric Decouty dans Marianne2 le 03/03/2008
 
 
 
 
 
 
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 12:26
Fin de campagne houleuse au sein de la droite neuilléenne
 
 
NEUILLY-SUR-SEINE (AFP)
 
 Dans la ville la plus riche de France, Neuilly-sur-Seine, ex-fief de Nicolas Sarkozy qui l'a dirigée pendant 19 ans, la campagne s'achève à couteaux tirés à droite, avec invectives, papier bleu et jets de champagne en pleine figure.
 
Alors que s'approche le second tour, Jean-Christophe Fromantin (DVD soutenu par l'UMP) et Arnaud Teullé (diss. UMP) ont encore durci le ton, échangeant, via leurs sites et leurs partisans, des accusations d'antisémitisme, d'organisation de campagnes de rumeurs, de liens avec l'extrême droite...
 
Toute la campagne dans la prospère commune du coeur de "Sarkoland" avait déjà été une foire d'empoigne.
 
C'est ainsi que David Martinon, candidat choisi par le chef de l'Etat pour lui succéder, n'est jamais parvenu à s'imposer, accueilli aux cris de "Martinon, non, non".
 
Accusé de parachutage et de manque de charisme, le porte-parole de l'Elysée est lâché par le président lui-même, alors qu'un sondage le donne battu par un dissident de droite, Jean-Christophe Fromantin.
 
Parmi ceux qui torpillent Martinon, un certain Jean Sarkozy, fils cadet du président, élu depuis conseiller général des Hauts-de-Seine, à seulement 21 ans.
 
Tout semble alors rentrer dans l'ordre. Le dissident Fromantin est adoubé par Patrick Devedjian, patron de l'UMP nationale mais aussi de celle des Hauts-de-Seine, département dont il préside le Conseil général. Ce qui promet au chef d'entreprise de 45 ans une brillante élection, dans une ville hyperdroitière qui n'a que trois conseillers municipaux sortants de gauche...
 
Mais c'est compter sans Arnaud Teullé, le militant qui avait été pressenti, avant le parachutage de Martinon, pour porter les couleurs UMP.
 
Fort du soutien de la mère de Nicolas Sarkozy, Andrée Sarkozy, il maintient sa liste pour le premier tour et engrange 32,12%. De quoi gâcher la fête de Fromantin, qui avec 47,89%, rate d'une pincée de voix l'élection dès le 9 mars.
 
L'ambiance se détériore lors de la soirée électorale à la mairie. Des militants des deux camps en viennent aux mains. Les injures fusent. On se lance du champagne à la figure.
 
Mais il y a pire, selon les pro-Teullé, qui accusent les pro-Fromantin d'avoir tenu des propos antisémites à l'égard d'un des leurs.
 
Député-maire de la commune proche de Levallois-Perret, Patrick Balkany, attise le brasier: "des militants de M. Fromantin ont non seulement insulté Teullé et ses candidats, mais ont traité le numéro trois de la liste de M. Teullé, Dov Zera, de +sale juif+, je trouve ça scandaleux et inadmissible", a déclaré mercredi ce partisan de Teullé, qui est un proche de Nicolas Sarkozy.
 
Fromantin quant à lui a annoncé qu'il assignerait son adversaire en justice pour diffamation et injure. Il affirme voir "des preuves, des témoignages" étayant ses accusations de "rumeurs organisées, de chaînes de mails et d'appels téléphoniques" le dénigrant.
 
En attendant l'issue du second tour, une séquence fait les beaux jours de Dailymotion. Elle montre les empoignades à la mairie le 9 mars.
 
"Il faudrait un coup de Kärcher dans toute cette racaille", commente un internaute.
 
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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 22:32
Des actionnaires américains
 
portent plainte contre la Société
 
générale
 
NEW YORK (AP)
 
 Une plainte d'actionnaires américains a été déposée à New York contre la Société Générale à la suite du scandale dans sa division de courtage qui a fait perdre des milliards d'euros à la banque, a indiqué mercredi le cabinet d'avocats Cohen Milstein Hausfeld & Toll
 
Dans un communiqué, le cabinet, qui représente des actionnaires en nom collectif, a indiqué qu'il avait déposé sa plainte devant un tribunal de Manhattan en accusant la banque d'avoir trompé les actionnaires dans ses déclarations sur son exposition à la crise des surprimes (crédits hypothécaires à risques) et sur la solidité de son contrôle interne.
 
En janvier, la banque avait annoncé que l'un de ses courtiers, Jérôme Kerviel, avait fait perdre près de 4,9 milliards d'euros à la suite de transactions frauduleuses au sein de la division de courtage.
 
"La réalité chez Société Générale était très différente de la position prudente, de contrôle interne détaillé et de gestion du risque qui étaient généralement présentés aux actionnaires", affirme la plainte. "En réalité la Société Générale avait 'une culture du risque' au sein de laquelle les transactions risquées était autorisées de façon tacite".
 
Jérôme Kerviel a été mis en examen le 28 janvier pour "abus de confiance", "faux et usage de faux" et "intrusion dans un système de traitement automatisé de données informatiques" avant d'être placé en détention provisoire le 8 février.
 
La Société générale l'accuse d'avoir engagé frauduleusement des positions atteignant jusqu'à 50 milliards d'euros sur des indices boursiers européens et d'avoir fait des faux pour masquer à sa hiérarchie directe que ces positions n'étaient pas couvertes. Ce qu'il reconnaît en partie, assurant que sa hiérarchie avait fermé les yeux sur les modalités et les volumes engagés.
 
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