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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 19:58

Le sénateur Michel Charasse suspendu du Parti socialiste

 

LE MONDE | 16.04.08 | 15h04  •  Mis à jour le 16.04.08 | 15h04


  Les dix-huit conseillers généraux, dont l'ancien ministre Michel Charasse, qui avaient permis, le 20 mars, la réélection de Jean-Yves Gouttebel à la présidence du conseil général du Puy-de-Dôme contre l'avis des instances fédérales, ont été suspendus du Parti socialiste. Outre cette mesure, qui sera levée si les élus acceptent "dans un délai raisonnable" de rentrer dans le rang, le bureau national, réuni mardi 15 avril, a confirmé l'exclusion de M. Gouttebel du PS.

 

Battu de justesse par Michèle André, vice-présidente (PS) du Sénat, lors du vote d'investiture organisé parmi les adhérents du Puy-de-Dôme, M. Gouttebel avait décidé de passer outre afin de conserver la présidence de l'assemblée départementale.

Si les dix-huit conseillers généraux ne se désolidarisent pas de M. Gouttebel, la mesure de suspension deviendra une mesure d'exclusion, a précisé le bureau national. Ce dernier a mandaté une mission pour étudier les moyens de trouver "une sortie de crise".

 

"MACHIAVÉLIQUE, MACHISTE"

 

Les partisans de M. Gouttebel, qui assurent que "de nombreuses irrégularités ont été constatées lors du vote des militants", au terme duquel Mme André l'avait emporté avec vingt-sept voix d'avance sur un total de 2 421 inscrits, réclamaient que leur cas soit tranché non par le bureau national mais par la commission nationale des conflits. De son côté, M. Charasse se défend d'avoir été l'instigateur de la dissidence qui a permis à M. Gouttebel de retrouver la présidence du conseil général. "Il s'agit d'une question de personnes, pas de politique. Il n'y a pas de magouilles et je n'ai fait que suivre les autres", assure l'ancien ministre du budget qui, invoquant ses "quarante-cinq ans de Parti", se présente comme "un homme de fidélité".

La présence de M. Charasse parmi les conjurés de Clermont-Ferrand donne toutefois un relief particulier à ce différend. Le sénateur du Puy-de-Dôme s'est fait beaucoup d'adversaires. La fédération départementale du PS ne lui a notamment pas pardonné d'avoir accueilli en pleine campagne présidentielle Nicolas Sarkozy dans sa mairie de Puy-Guillaume. D'aucuns assurent - ce que l'intéressé dément - qu'il aurait l'espoir d'être nommé au Conseil constitutionnel par le président de la République.

Rappelant qu'en novembre 2007 M. Charasse a fait adopter avec les voix de la droite un amendement imposant aux communes une participation aux frais pour les élèves scolarisés dans une école privée hors de leur commune de résidence, un sénateur socialiste décrit son collègue comme "un électron libre cynique, machiavélique, machiste". "S'il doit être exclu, ce sera à cause de l'affaire du conseil général, mais il mériterait de l'être pour l'ensemble de son oeuvre", assure un dirigeant du PS.

 

 

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 20:41

http://www.paris.snes.edu/

 http://www.snes.edu/snesactu/spip.php?article2986

 

Communiqué du snes (fsu) de Paris

 

SUPPRESSIONS D'EMPLOIS, HEURES SUPPLEMENTAIRES, METIER, STATUTS, SALAIRES
ensemble, lycéens et personnels, pour l'avenir des enseignements de second degré

Montée en puissance de la mobilisation
Ce 10 avril, près de 40 000 lycéens et profs à Paris avec le soutien de la FCPE. Mobilisation importante aussi en province : Grenoble, Bordeaux, Lyon, Toulouse

 

Nouvelle journée de grève unitaire et de manifestation en région

parisienne mardi 15 avril


Manifestation 14h précises République - Nation


à l'appel des lycéens FIDL et UNL et de l'intersyndicale du 2nd  degré en convergence avec le 1er degré en grève en région parisienne à l'appel du SNUIPP et de plusieurs organisations syndicales du 1er degré

Dans tous les établissements, renforcer la pression par des actions continues sous des formes les plus diversifiées (refus collectif des heures supplémentaires, blocages d'établissements, grève du zèle, rétention de notes,  assemblées générales quotidiennes, grève reconduite, occupations nocturnes….et expression publique pour rassembler personnels, parents et lycées, obtenir le soutien des élus.

 

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 17:52

Jimmy Carter pourrait rencontrer personnellement le chef du Hamas

 
 Une rencontre entre un ancien président américain et le Hamas? Le quotidien «Washington Post» a repris jeudi, disant la confirmer, une information du journal arabophone «Al-Hayat»
sur une rencontre, le mois prochain à Damas, entre Jimmy Carter et Khaled Mechaal, le chef du Hamas en exil en Syrie.
  
Si l'intéressé n'a pas confirmé, il n'a pas infirmé non plus. Et son ancien conseiller à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, a affirmé que rencontrer le Hamas - reconnu comme organisation terroriste par les Etats-Unis et l'Union européenne - était «une bonne idée».
  
 Jimmy Carter, auteur l'année dernière d'un ouvrage très critique sur Israël, est l'artisan des accords de Camp David de 1978 entre l'Egypte et Israël. L'hypothèse de cette rencontre a provoqué une levée de mise en garde aux Etats-Unis. Le département d'Etat s'est ainsi dit défavorable à ce rendez-vous. «S'il se rend effectivement en Syrie, nous lui fournirons le soutien dû à un ancien président», a souligné le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack. Mais «le département d'Etat ne prendra pas part à l'organisation ni à la planification des rendez-vous avec les responsables du Hamas à Damas», a-t-il relevé. «Nous pensons que ce n'est pas dans l'intérêt de notre politique ni dans l'intérêt de la paix d'organiser un tel rendez-vous.»
  
Les candidats n'approuvent pas
 
 Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Gordon Johndroe, a affirmé, lui, que «Jimmy Carter part en visite privée» mais que «la politique américaine reste inchangée. Le Hamas est une organisation terroriste. Ils ne peuvent avoir un pied en politique et l'autre dans la terreur».
  
 La polémique a rebondi également dans la campagne présidentielle, le candidat républicain John McCain demandant aussitôt à ses adversaires démocrates - issus du même parti que Jimmy Carter - de condamner l'initiative. Ce que les intéressés ont fait. Selon une porte-parole d'Hillary Clinton, la candidate «respecte Jimmy Carter, mais est en désaccord avec sa décision». «Elle ne rencontrera pas le Hamas sans coopération en ce sens avec Israël.» Quant à Barack Obama, qui serait le favori de Jimmy Carter selon un proche de celui-ci, il a lui aussi pris ses distances. Selon son porte-parole, il «n'est pas d'accord» et «il ne soutient pas les négociations avec le Hamas tant que ce mouvement ne renonce pas au terrorisme, ne reconnaît pas le droit d'Israël à exister et ne se soumet pas aux accord passés».

A.Sulzer

20Minutes.fr,  éditions du 10/04/2008

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 17:44

 

Il y a 60 ans : le massacre de Deir Yassin


 

www.europalestine.com

 

Il y a 60 ans, jour pour jour, avait lieu le massacre israélien commis dans le village de Deir Yassin. Curieusement, cela ne fait pas partie des célébrations en l’honneur des 60 ans d’Israël. Ci-dessous un article de Jacques RICHAUD dans LeGrandSoir.info.

 

En mémoire soixante ans après ; et en dénonciation des crimes perpétués et tolérés

 

DE DEIR YASSIN (9 AVRIL 1948) …A « HIVER CHAUD » (GAZA 2008)

 

"Au matin du 9 avril 1948, il y a juste soixante ans, les commandos de l’IRGUN (Dirigé par Menahem BEGIN qui aura un destin « national ») et des membres de la milice ultraviolente STERN investissent le village Palestinien de DEIR YASSIN pour y massacrer 150 civils et en chasser les survivants de ce village de sept cent cinquante habitants.

 

Ce massacre précédait de quelques semaines la proclamation de l’Etat d’Israël. L’armée « officielle » de la future nation israélienne, la HAGANAH trouvera par ce crime la facilité pour semer la terreur, détruire systématiquement plus de quatre cent villages arabes et provoquer l’expulsion de plus de sept cent mille palestiniens.

 

L’action était programmée et dés le 20 mars 1941 Yossef WEITZ du Fond National Juif écrivait : "L’évacuation complète du pays de tous ses autres habitants et sa remise au peuple juif constitue la réponse… ". La HAGANAH œuvra dans ce sens et par exemple chassait en un jour de 1948 les 1125 habitants du village palestinien de UMM KHALID. La « Nakba » (La « catastrophe » ) était l’envers impitoyable de ce que d’autres nommèrent « Indépendance ».

 

Les descendants de ces exilés sont plus de six millions désormais, vivant encore dans des camps de réfugiés, parfois rattrapés par les occupations ultérieures de l’expansion sioniste, très au-delà des frontières reconnues par la communauté internationale comme par l’organisation de libération de la Palestine de Yasser Arafat ; les frontières de 1967. L’annexion se poursuit en deçà d’un mur débordant largement cette limite et au-delà par une colonisation intensive (1)

 

LA PERPETUATION DES CRIMES…

 

La terreur et l’intimidation restent les outils de la même politique, comme en 1948. Il n’existe pas d’autre exemple dans le monde prétendument démocratique de tels agissements, même les armées US occupantes en Afghanistan ou en Irak n’excusent ni ne justifient leurs « bavures » et jugent parfois (avec bienveillance il est vrai souvent) les auteurs des crimes les plus inqualifiables. Rien de tel en Israël ou les crimes de masse se poursuivent en ce sinistre soixantième anniversaire de DEIR YASSIN. Il faut lire de Gidéon LEY éditorialiste dans « haaretz » son message du 2 mars 2008 : « C’est incroyable, les forces israéliennes pénètrent dans un camp de réfugiés, tuent de manière massive, dans une horrible effusion de sang, et Israël continue de parler de modération. Il y a deux jours Israël a tué plus de Palestiniens que les roquettes Qassam ont tué d’Israéliens au cours des sept dernières années. » En France, le CRIF lui aussi « Salue la retenue de Tsahal » (sic !) (2)

 

C’était au lendemain de l’opération « hiver chaud » qui coûta la vie à plus de 120 habitants de Gaza (A peine moins qu’a DEIR YASSIN en 1948 !) entre le 27 février et le 3 mars 2008.

 

Mais le cas n’était pas isolé et s’accompagne toujours de la même impunité cynique. Quelques jours auparavant l’armée israélienne faisait savoir qu’aucun responsable ne serait inquiété ni poursuivi après la tuerie de BEIT HANOUN qui avait vu le massacre de 19 civils ; il en avait été de même après l’opération « arc-en-ciel » à RAFAH en mars 2004 et ses 61 victimes et après une autre opération « jour de pénitence » en octobre 2004 qui tuait impunément 133 Palestiniens en quelques jours, de même après la terreur de JENINE…

 

L’hiver chaud de Gaza, pur crime de guerre, a tragiquement suscité une « vengeance » à Jérusalem où un Citoyen israélien palestinien tuait huit étudiants juifs, suscitant une émotion qui fut mondialisée et relayée par un hommage singulier à Paris qui se transforma en appel à la haine par la voix d’un député français (3).

 

Sans entrer dans la comptabilité morbide des victimes, connue de tous, nous réaffirmons que toutes les vies se valent. Il importe pourtant de dire qu’à côté des « assassinats ciblés » qui ne sont rien d’autre que des crimes d’état extrajudiciaires, les massacres de masse, soixante ans après DEIR YASIN continuent d’être en usage dans la pratique de « tsahal ». Nous savons que ces crimes commis sous le regard du monde entier resteront probablement impunis et qu’ils éloignent les perspectives d’une paix possible que la majorité de chaque peuple est pourtant en situation d’espérer.(4)

 

NOS RESPONSABILITES :

 

Il serait trop facile de stigmatiser le « terrorisme » des uns, isolé comme à Jérusalem ou issu de fractions désespérées, ou celui des autres relevant d’une politique étatique parfaitement programmée et qui enlève toute crédibilité à ceux qui croient encore pouvoir négocier avec l’adversaire parjure de ses propres engagements.

 

Il serait trop facile d’ignorer que ceux qui auraient pouvoir d’empêcher ou désapprouver vraiment ces crimes se taisent. On ne trouvera personne pour légitimer soixante ans après le crime de DER YASSIN en 1948 ; mais il ne se trouve personne ou presque pour hurler au crime de ‘ Hiver chaud’, ‘jour de pénitence’ ou ‘arc-en-ciel’ ; horribles étiquettes données à des meurtres de masse programmés et sans aucun doute encore reproductible dans une indifférence presque assurée déjà.

 

C’est bien parce que ces pratiques sont tolérées et parfois honorées et même subventionnées après avoir été légitimées que s’accroît le désespoir des victimes et se renforce l’influence des plus extrêmes.

 

Ne nous cachons pas derrière le soutien militaire réel et massif des USA depuis 1962 pour tenter ignorer que sur le territoire français est organisé chaque année un « gala » en l’honneur de tsahal et même une collecte de fonds pour soutenir une armée dont les crimes de guerre répétés sont parfaitement connus. Ces crimes ne semblent pas émouvoir beaucoup nos droit-de-l’hommistes professionnels capables de s’insurger contre d’autres injustices lointaines en ignorant les abominations commises par une partie de l’armée d’un peuple présumé ‘ami’.

 

Le soutien moral et financier à une armée étrangère aux pratiques hors la loi au regard des textes internationaux, sur notre propre territoire et avec le soutien affiché ‘inconditionnel’ de la représentation d’une communauté a été flagrant au lendemain du massacre plus massif encore, en trois semaines lors de l’été 2006, de plus de 1300 civils libanais dont prés de 400 enfants. Même l’amitié française pour le Liban se bornera à contribuer à la ‘reconstruction’, sans imaginer un seul instant saisir les avoirs de l’agresseur ou demander réparation ou condamner ses actes explicitement en sanctionnant ceux qui les soutenaient. Le même ‘gala’ annuel et collecte de fonds pour tsahal fut organisé à Paris quelques semaines à peine après les crimes massifs dans ce pays ‘ami’. C’est dans la presse israélienne qu’il fallut chercher les condamnations les plus sévères, totalement ignorées des milieux mondains parisiens. (5)

 

Une telle situation n’est rendue possible que par une pénétration forte des influences du sionisme au plus haut niveau de notre monde politique, droite et gauche confondus. Cette permissivité détruit toute la confiance que le peuple palestinien a longtemps conservé en la France dans sa détermination à l’aider à faire valoir ses droits à la vie et à la justice. Aucun palestinien n’attend de nous un soutien exclusif, mais seulement l’application garantie du droit internationalement reconnu à sa survie et à sa sécurité.

 

Soixante ans après DER YASSIN ce peuple est encore abandonné à ses larmes pendant que l’occident et la France aussi cautionnent des crimes de guerre effroyables. Cette tolérance sera jugée par l’histoire pour ce qu’elle est : criminelle."

 

Jacques RICHAUD

 

(1) Le journal hébreu Yediot Ahronot révélait le 2 avril 2008 le projet de 1908 nouvelles « unités coloniales » en Cisjordanie en 2008, en accord avec le Premier ministre Ehud Olmert, dépassant le rythme d’implantation suivi depuis dix ans et signifiant clairement le caractère mensonger des engagements à stopper la colonisation pour faire avancer un processus de paix que l’action sur le terrain contredit quotidiennement. Le « fait accompli » semble la seule règle observée, dont les partenaires internationaux feignent d’être dupes.

 

(2) Le CRIF salue la retenue de tsahal : http://www.crif.org/ ?page=articles_...

 

(3) Nous y reviendrons dans un commentaire autour de cette singulière « amitié Franco-Israélienne » au service de la haine.

 

(4) Frères pourtant : http://socio13.wordpress.com/2008/0...

 

(5) Par exemple un article de Meron Rappaport dans Haaretz « ce que nous avons fait au Liban était fou et monstrueux » (http://oumma.com/Ce-que-nous-avons-... Je ne sais pas si tu as lu cet article de RICHAUD Jacques sur LeGrandSoir.info, alors hop, je te le donne en lien.

 

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6356

 

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 17:37

 

Uri Avnery, le Tibet et la Palestine


www.europalestine.com

www.palestine-solidarite.org

www.oulala.net

 

Uri Avnery, dirigeant du mouvement anti-colonialiste Gush Shalom, s’énerve — et on le comprend— devant le deux poids, deux mesures, de l’indignation médiatique face à la question du Tibet.


 
" He ! Bas les pattes ! Pas vous ! Vous !!! – la voix d’une jeune femme dans l’obscurité du cinéma, une vieille blague.

 

" He ! Hors du Tibet !" s’exclame le chœur international, "Mais pas de Tchétchénie ! Pas du Pays basque ! Et certainement pas de Palestine !" Et ça, ce n’est pas une blague.

 

COMME TOUT UN CHACUN, je soutiens le droit du peuple tibétain à l’indépendance, ou au moins à l’autonomie. Comme tout le monde, je condamne les exactions que le gouvernement chinois y commet. Mais contrairement aux autres, je ne suis pas prêt à me joindre aux manifestations.

 

Pourquoi ? Parce que j’ai le sentiment désagréable qu’on me soumet à un lavage de cerveau, que tout cela est de l’hypocrisie.

 

Un peu de manipulation ne me dérange pas. Après tout, ce n’est pas par hasard que les révoltes ont commencé au Tibet la veille des Jeux olympiques à Pékin. C’est très bien. Un peuple qui se bat pour sa liberté a le droit d’utiliser chaque occasion qui se présente et qui peut servir son combat.

 

Je soutiens les Tibétains bien qu’il soit évident que les Américains utilisent cette lutte à leurs propres fins. Il est clair que la CIA a planifié et organisé les révoltes, et que les médias américains mènent une campagne à l’échelle mondiale. Celle-ci fait partie de la guerre souterraine entre les Etats-Unis, la superpuissance actuelle, et la Chine, la superpuissance montante – une nouvelle version du "Grand Jeu" qui fut joué en Asie centrale au XIXe siècle par l’empire britannique et la Russie. Le Tibet est un jeton dans ce jeu.

 

Je suis même prêt à ne pas tenir compte du fait que les gentils Tibétains ont perpétré un pogrom meurtrier contre d’innocents Chinois, tuant femmes et hommes et brûlant maisons et boutiques. Il arrive que d’atroces débordements se produisent au cours des luttes de libération.

 

Non, ce qui me gêne vraiment est l’hypocrisie des médias du monde. Ils font un raffut du diable sur le Tibet. A longueur de milliers d’éditoriaux et de débats, ils maudissent l’affreuse Chine et la couvrent d’injures. C’est comme si les Tibétains étaient le seul peuple du monde privé, par la force brutale, de son droit à l’indépendance, comme s’il suffisait que Pékin ôte ses sales pattes des moines vêtus de safran pour que tout aille pour le mieux dans ce meilleur des mondes possibles.

 

IL N’Y A PAS DE DOUTE que les Tibétains ont le droit de gouverner leur propre pays, de défendre leur exceptionnelle culture, de promouvoir leurs institutions religieuses et d’empêcher des colons étrangers de les submerger.

 

Mais les Kurdes de Turquie, d’Irak, d’Iran et de Syrie n’ont-ils pas les mêmes droits ? Et les habitants du Sahara occidental, dont le territoire est occupé par le Maroc ? Et les Basques en Espagne ? Et les Corses au large des côtes de France ? La liste est longue.

 

Pourquoi les médias du monde adoptent-ils telle lutte d’indépendance, mais ignorent souvent cyniquement telle autre ? Qu’est-ce qui rend le sang d’un Tibétain plus rouge que le sang de mille Africains de l’est du Congo ? (…)

 

Dans la compétition pour obtenir la sympathie du monde médiatique, les Palestiniens n’ont pas de chance. Selon les critères objectifs, ils ont le droit de demander une pleine indépendance, exactement comme les Tibétains. Ils habitent un territoire défini, ils sont une nation spécifique, une frontière claire existe entre eux et Israël. Il faut vraiment avoir un esprit tordu pour nier ces faits.

 

Mais les Palestiniens souffrent de plusieurs coups du sort cruels : le peuple qui les opprime revendique lui-même la couronne de victime suprême. Le monde entier a de la sympathie pour les Israéliens parce que les Juifs furent les victimes du plus horrible crime du monde occidental. Cela crée une situation étrange : l’oppresseur est plus populaire que la victime. Celui qui soutient les Palestiniens est automatiquement suspecté d’antisémitisme et de négationnisme.

 

De plus, la grande majorité des Palestiniens sont musulmans (personne ne prête attention aux Palestiniens chrétiens). Comme l’Islam suscite la crainte et l’aversion en Occident, la lutte palestinienne est automatiquement devenue une partie de cette menace sinistre et diffuse, le "terrorisme international". Et depuis les assassinats de Yasser Arafat et du Cheikh Ahmed Yacine, les Palestiniens n’ont aucune dirigeant particulièrement marquant – ni au Fatah, ni au Hamas.

 

Les médias du monde versent des larmes pour le peuple tibétain, dont le pays est volé par des colons chinois. Qui se préoccupe des Palestiniens, dont la terre est confisquée par nos colons ?

 

[Traduit de l’anglais "Not You ! You !!!" pour l’AFPS : SWPHL]

 

 

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 18:01

Mardi 6 mai…

 

Sortie du livre : Irak : la parole à la résistance

aux Editions Le temps des cerises (156 pages – 14 euros).

Introduction de René Lacroix et Sliman Doggui – Choix des textes : Bruno Drweski et Yves Vargas.

 

Il sera présenté par l’Appel franco-arabe (AFA)

le mardi 6 mai, à 18 h, à l’AGECA (177, rue de Charonne – 75011 Paris).

 

Débat : Aujourd’hui, la résistance irakienne

Un débat sur l’état de la résistance irakienne suivra la présentation de l’ouvrage,

avec la participation de Subhi Toma et de Gilles Munier.

 

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 17:54

Allemagne de l'Ouest: Dutschke, un homme à abattre

 

Le porte-parole de la contestation et fondateur des Verts allemands meurt en 1979, des séquelles de l’attentat dont il fut la cible onze ans plus tôt.

 

 

 

QUOTIDIEN : vendredi 11 avril 2008

 

 

Le matin du 11 avril 1968, Hans-Heinz Bachmann, jeune ouvrier bavarois, descend à Bahnhof Zoo, gare principale de Berlin-Ouest. Il vient de Munich, par le train de nuit. Dans sa poche, un revolver calibre 38 et une page du journal d’extrême droite Nationale Zeitung, avec ce titre «Arrêtez Dutschke, sinon c’est la guerre civile». Bachmann est venu pour ça. «Vous allez entendre parler de moi, à la télé, à la radio, dans les journaux», s’était-il vanté la veille en quittant ses collègues. A Berlin-Ouest, le jeune peintre en bâtiment veut assassiner le plus célèbre des étudiants contestataires, l’un de ces «singes aux cheveux longs» dont le quotidien populaire Bild Zeitung dénonce chaque jour les exactions.

 

A la tête de la Ligue des étudiants socialistes (SDS), Rudi Dutschke anime, depuis la rentrée universitaire 1965, une contestation radicale de l’université allemande et de la guerre américaine au Vietnam. Bachmann cherche l’adresse de sa cible. Il consulte l’annuaire, interroge un chauffeur de taxi. Rien. Alors, en début d’après-midi, il décide de patienter sur le Kurfürstendamm, l’avenue chic de Berlin-Ouest. Le SDS y a son siège, au n° 140. Vers 16 heures, Dutschke arrive, sur son vieux vélo rouge. Il fait une courte visite au SDS, avant de poursuivre jusqu’à la pharmacie où il doit acheter un médicament pour son bébé, Hosea-Che, né quatre mois après l’exécution en Bolivie de Che Guevara. Sur le trottoir ensoleillé, un inconnu s’approche : «Etes-vous Rudi Dutschke ?» Bachmann tire trois fois en hurlant : «Sale porc de communiste !» Grièvement blessé à la tête, Dutschke survit. Il mourra onze ans plus tard, le soir de Noël 1979, à 39 ans, terrassé dans sa baignoire par une des crises d’épilepsie qui le frappaient depuis l’attentat.

 

Pacifisme ou lutte armée ?

 

Arrêté le 11 avril dans la soirée, Bachmann sera condamné à sept ans de prison. Il se suicidera dans sa cellule. A partir du milieu des années 60, dans le bouillonnement de la contestation berlinoise, Dutschke est le principal théoricien de l’opposition extraparlementaire (APO), réponse politique à la grande coalition SPD-CDU qui gouverne à Bonn depuis 1966.

 

Beaucoup de pionniers de cette APO deviendront, dans les années 70, les animateurs d’un puissant mouvement alternatif et les fondateurs du parti écologiste (die Grünen). D’autres choisiront la lutte armée. Dans le journal Konkret, Ulrike Meinhof écrit, fin avril 1968, son dernier éditorial : «Puisqu’il est démontré que toutes les manifestations n’ont pu empêcher l’attentat contre Rudi Dutschke, nous pouvons et nous devons nous poser la question de la violence et de la contre-violence […]. La plaisanterie a assez duré.»

 

Deux ans plus tard, le 14 mai 1970, Meinhof participe, l’arme au poing, à la libération d’Andreas Baader, activiste emprisonné à Berlin. Après cette opération, acte de naissance de la Rote Armee Fraktion (RAF, «Fraction armée rouge»), le commando se réfugie en Jordanie, dans un camp d’entraînement palestinien. Dutschke est-il coresponsable de cette dérive sanglante ? Pour beaucoup d’anciens soixante-huitards allemands, la question est indécente. Leur Dutschke, c’est le pacifiste qui, après sa convalescence, s’engagera pour la défense des dissidents en URSS et en RDA. Dans un essai très controversé publié en 2005, le politologue Wolfgang Kraushaar montre toutefois que, en 1967, le leader du SDS n’est pas loin de faire l’apologie de la lutte armée quand, reprenant à son compte la thèse de Che Guevara, il invite à «prolonger dans les métropoles les guérillas du tiers-monde». Elevé dans la RDA stalinienne mais nourri de théologie protestante, formé par la sociologie marxiste de l’école de Francfort, Dutschke s’est imposé comme le porte-parole d’une génération qui rejetait aussi bien le «socialisme réel» à l’Est que le «réalisme» social-démocrate du SPD, en rupture avec le marxisme depuis le congrès de Bad Godesberg de 1959.

 

Dans les rues de Berlin, cette génération invente un nouveau style de contestation : ironique, provocateur et parfois drôle. Autour de Dutschke se constitue le «Viva Maria Gruppe», groupe d’une dizaine d’amis qui vouent un culte au film de Louis Malle Viva Maria. Brigitte Bardot et Jeanne Moreau y interprètent des chanteuses de music-hall embarquées dans la révolution mexicaine. Ce film, Dutschke l’a vu au moins quatre fois.

 

En 1967, plusieurs membres du groupe fondent la célèbre «Kommune 1», expérience de vie communautaire qui se veut en rupture avec tous les codes de la vie bourgeoise : couple consommation, propriété. Déjà marié et bientôt père, Dutschke ne sera pas de cette aventure. A Berlin, la Kommune 1 donne le ton. On lui doit la préparation de l’«attentat au pudding» contre le vice-président des Etats-Unis, Hubert Humphrey, en avril 1967. Et, le mois suivant, un tract ultraprovocateur distribué au lendemain du tragique incendie d’un grand magasin de Bruxelles. Les communards célèbrent avec enthousiasme cette tragédie qui a fait 300 morts («Burn, warehouse, burn !») : elle permet à l’Europe de «se faire une idée» de ce que vivent les victimes vietnamiennes des bombardements américains.

 

En dénonçant sans relâche les «crimes américains», le mouvement étudiant s’attire le rejet massif d’une opinion chauffée à blanc par la presse et par le gouvernement. En février 1966, pour la première fois, la contestation de la guerre du Vietnam se fait entendre dans le centre de Berlin-Ouest. Des affiches violemment antiaméricaines apparaissent. Des œufs sont jetés contre la façade de la Maison des Etats-Unis. Pour beaucoup de Berlinois, ces profanations sont insupportables.

 

«La génération Auschwitz»

 

Complaisamment entretenue par les journaux du groupe Springer, notamment Bild Zeitung, la haine des étudiants prend des proportions inouïes. Des contre-manifestations sont organisées. Sur des banderoles, on promet les camps de concentration aux «ennemis politiques». Le 2 juin 1967, devant l’opéra de Berlin, la police charge les manifestants qui protestent contre la visite du chah d’Iran. C’est un déchaînement. Les matraques s’abattent sur les crânes. Trois fonctionnaires s’acharnent tout particulièrement sur le jeune Benno Ohnesorg, 26 ans, qui, par cette chaude soirée de printemps, participait, en sandales, à sa première manifestation.

 

Un coup de feu claque. Touché à la tête, Ohnesorg meurt sur place. La photo de son agonie, dans les bras d’une manifestante épouvantée, fera le tour des campus. Inculpé pour homicide involontaire, le policier auteur du coup de feu sera jugé non coupable. Entre les étudiants révoltés et leurs parents, la rupture est consommée. «On ne peut pas discuter avec eux. C’est la génération d’Auschwitz !» s’écrie, le soir du 2 juin, Gudrun Ensslin, membre historique de la RAF. De fait, les anciens nazis sont partout. Un historien a montré que, dans les années 60, 90 % des dirigeants de la police criminelle étaient d’anciens nazis actifs. C’était aussi le cas du chancelier Kiesinger, chef de la grande coalition de 1966 à 1969. Il sera publiquement giflé par la jeune Beate Klarsfeld, lors d’un congrès de la CDU, en 1968.

 

Cette année-là, Dutschke était l’homme à abattre. Le leader conservateur bavarois Franz-Joseph Strauss, à l’époque ministre fédéral, dit publiquement son dégoût pour cette «créature répugnante». Lors d’une contre-manifestation, on aperçoit cette pancarte nostalgique : «Sous Adolf, on n’aurait pas vu ça !»

 

Quarante ans plus tard, la veuve de Dutschke, Gretchen, vit à Hanoi où elle enseigne l’anglais. «Je voulais connaître ce pays qui nous a tant occupés», confie-t-elle au magazine Stern. Du père de ses trois enfants, elle n’a gardé que quelques lettres et photos. Le fameux pull-over rayé de Rudi est exposé au musée municipal de sa ville natale, Luckenwalde.

 



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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 17:32

Les militants PS du Puy-de-Dôme réclament l'exclusion de l'ancien ministre et du président du conseil général Jean-Yves Gouttebel.

 

Une page se tourne au PS. Le conseil fédéral du Parti socialiste du Puy-de-Dôme a voté jeudi soir une résolution demandant l'exclusion du parti de l'ancien ministre Michel Charasse.

 

La raison? Au moment des élections cantonales, les 18 conseillers généraux, dont Charasse, avaient appelé à voter pour Jean-Yves Gouttebel, candidat le 20 mars à sa propre succession à la présidence du conseil général. C'est pourtant une autre candidate, Michèle André, vice-présidente PS du Séant, qui avait recueilli le vote des militants.

La résolution votée prévoit la demande d'exclusion du PS de 18 conseillers généraux, dont Michel Charasse, sénateur du Puy-de-Dôme, et la «formalisation» de l'exclusion du président du conseil général Jean-Yves Gouttebel.



http://www.liberation.fr/actualite/politiques/320684.FR.php

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 17:06

Manifestation pour le troisième anniversaire de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra

 

PARIS (AFP)

 

  Quelque 200 à 300 proches des victimes de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra, le 15 avril 2005, qui avait fait 25 morts, dont 11 enfants, et de drames similaires survenus la même année, ont manifesté samedi à Paris en mémoire des victimes.

 

Le rassemblement, organisé par l'Association des victimes de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra, avec le soutien d'associations comme Droit au logement (Dal), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) ou la Ligue des droits de l'Homme (LDH), s'est formé gare de l'Est (Xe arrondissement).

A partir de 15h30, le cortège s'est mis en route en direction de l'hôtel Paris Opéra, situé au 76, rue de Provence (IXe arrondissement), avec à sa tête une banderole libellée "pour tous les hôtels 52 morts, dont 33 enfants, les associations des victimes des incendies de l'hôtel Paris Opéra, Vincent Auriol, Roi-Doré ... plus jamais ça".

L'incendie avait été le premier d'une série de sinistres dans des logements insalubres en 2005, qui avaient fait au total 52 morts - des Maliens, Camerounais, Sénégalais et Ivoiriens - dont 33 enfants, en particulier celui du boulevard Vincent Auriol (17 morts, XIIIe arrondissement) le 26 août, et de la rue du Roi-Doré (7 morts, IIIe arrondissement) le 29.

Les manifestants, parmi lesquels le porte-parole du Dal Jean-Baptiste Eyraud ou le chef de file des Verts à Paris Denis Baupin, tenaient chacun à la main une rose blanche pour la déposer sur le lieu du drame.

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 21:51

YAOUNDE (Reuters) -

L'Assemblée nationale camerounaise a adopté un projet de loi
constitutionnelle qui supprime la limitation du nombre de mandats
présidentiels consécutifs et ouvre la voie à un maintien au pouvoir
du président Paul Biya après 2011.

Les députés d'opposition, considérant le projet comme un recul de la
démocratie, ont quitté l'enceinte du parlement en signe de
protestation.

Le parti du président, le Rassemblement démocratique du peuple
camerounais (RDPC) contrôle 153 des 180 sièges de l'Assemblée et le
vote était attendu comme une formalité.

Le RDPC a supervisé en 1996 la rédaction d'une nouvelle Constitution
limitant le nombre de mandats présidentiels à deux septennats
consécutifs.

Le deuxième septennat de Paul Biya, qui est âgé de 75 ans, expire en
2011, mais le chef de l'État a clairement affiché ces derniers mois
sa volonté de rester au pouvoir après cette date.

Ce maintien au pouvoir a été l'une des causes de plusieurs jours
d'émeutes qui ont fait une centaine de morts en février.

Le Front social démocratique (SDF), principale force d'opposition
avec 15 députés, a boycotté le débat, en soulignant que la
Constitution de 1996 avait été le fruit de négociations entre partis
au début des années 1990.

"Essayer d'amender aujourd'hui cet article uniquement par l'Assemblée
nationale équivaut à un hold-up, et nous devions marquer notre
désaccord", a expliqué l'un des responsables du SDF, Joseph Barnadzem.

Jean-Bernard Ndongo Essomba, responsable du RDPC, a estimé que le
projet réduit aussi le mandat présidentiel à cinq ans, et selon lui
renforcera la démocratie, maintiendra la stabilité politique, l'unité
nationale et l'intégrité territoriale.

"C'est conforme aux normes internationales qui se pratiquent dans de
vieilles démocraties comme la France ou le Royaume-Uni. Cela garantit
donc le soutien enthousiaste de tous les Camerounais de bonne foi", a-
t-il affirmé.

Paul Biya a triomphé lors des précédents scrutins, jugés truqués par
l'opposition.

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