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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 19:13

Trois policiers tués à Baton Rouge, un tireur abattu (Reuters)

Trois policiers ont été tués et trois autres blessés à Baton Rouge, en Louisiane, Dimanche 17 Juillet 2016, par un tireur qui a ensuite été abattu, selon les autorités de cette ville déjà sous le choc de la mort récente d'un noir, tombé sous les balles des forces de l'ordre.

La fusillade a éclaté Dimanche 17 Juillet 2016 vers 9 heures du matin alors que les agents intervenaient après le signalement d'un homme armé, à moins d'un kilomètre du quartier général des forces de l'ordre. D'après Kip Holden, maire de la ville, il s'agissait d'un guet-apens.

Le tireur semble avoir agi seul, a précisé un responsable de la police de Louisiane, lors d'une conférence de presse.

Selon un membre de l'administration interrogé par Reuters, il s'agit d'un afro-américain nommé Gavin Long, qui habitait Kansas City, dans le Missouri. Il fêtait Dimanche 17 Juillet 2016 son vingt neuvième anniversaire, précise le Kansas City Star. Le Wall Street Journal indique qu'il appartenait au New Freedom Group, un mouvement anti gouvernemental.

Du mois d’août 2005 au mois d’août 2010, Gavin Long a été membre du corps des marines, où il a atteint le grade de sergent, et a servi en Irak du mois de juin 2008 au mois de janvier 2009, selon un officier chargé des relations publiques.

A Kansas City, un cordon de sécurité a été déployé autour de la maison où il vivait, qui se trouve dans un quartier populaire et majoritairement noir. Il était inconnu des services de police du Missouri.

Des messages envoyés en son nom sur les réseaux sociaux laissent entendre qu'il ne supportait plus les violences policières à l'encontre des noirs. Dans une vidéo mise en ligne sur Youtube, Gavin Long se félicite de la mort des cinq policiers tués le Vendredi 8 Juillet 2016 à Dallas par un réserviste noir à l'issue d'une des manifestations contre ces violences auxquelles il dit avoir participé. « Justice est faite », affirme-t-il.

Dans une autre vidéo datée du Vendredi 8 Juillet 2016, il dit qu'après avoir été chrétien puis membre de la Nation of Islam, il n'appartient plus à aucun mouvement. « Il vont essayer de te faire passer pour un membre de l'Etat Islamique ou d'un autre groupe terroriste. Non, j’appartiens à l'esprit de justice et à rien d'autre », dit-il.

L’œuvre de lâches qui ne représentent personne

De source gouvernementale, on indique que ces documents sont en cours d'examen et qu'il serait prématuré de les attribuer formellement au tireur.

Les enquêteurs n'ont pour l'heure rien dit au sujet des motivations qui ont pu le conduire à ouvrir le feu sur les forces de l'ordre à Baton Rouge, mais c'est là qu'Alton Sterling, un noir de trente sept ans, a été tué par deux policiers blancs au début du mois de juillet 2016.

Sa mort et celle d'un autre noir, également tué par un policier dans la banlieue de Minneapolis, dans le Minnesota, au cours d'un contrôle routier, ont soulevé une vague d'indignation et des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes, comme à Dallas, pour dénoncer les violences policières.

Barack Obama a condamné la fusillade du Dimanche 17 Juillet 2016 et il a promis que justice serait faite.

« Nous ne savons peut-être pas encore ce qui a motivé cette fusillade, mais je veux être clair, il ne peut y avoir aucune justification à la violence contre les forces de l'ordre. Ces attaques sont l'oeuvre de lâches qui ne représentent personne », a déclaré le président américain.

John Bel Edwards, gouverneur de Louisiane, a quant à lui dénoncé un acte haineux et indescriptible qui n'apporte rien à personne. « Cela n'améliore pas le dialogue et cela ne règle aucune injustice, supposée ou réelle. Il s'agit seulement d'une injustice en soi », a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui sera investi cette semaine à Cleveland par le parti républicain en vue des élections présidentielles du mois de novembre 2016, a demandé sur sa page Facebook « que l'ordre soit respecté ».

Sa rivale démocrate Hillary Clinton, invite quant à elle dans un communiqué les américains à « se rassembler pour rejeter la violence et renforcer les liens entre les communautés ».

Un syndicat de la police de l'Ohio a invité le gouverneur John Kasich à décréter l'état d'urgence et à suspendre les lois qui autorisent à porter des armes en public à l'occasion de la convention républicaine, qui aura lieu à Cleveland du Lundi 18 Juillet au Jeudi 21 Juillet 2016. L'intéressé a fait savoir qu'il n'en avait pas le pouvoir.

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 18:25

https://www.latribunedestravailleurs.fr/2016/07/15/une-declaration-de-g-schivardi-j-markun-d-gluckstein

Une déclaration de Gérard Schivardi, Jean Markun et Daniel Gluckstein

Vendredi 8 Juillet 2016

Nous avons assumé nos responsabilités. Nous les assumerons, quelles qu’en soient les conséquences.

Dans les prochains jours, nous répondrons à une convocation du procureur de la république.

Cette convocation, dont nous ne pouvons savoir par avance quelles suites judiciaires elle pourrait avoir, est la conséquence d’une décision prise par les dirigeants du Parti Ouvrier Indépendant (POI).

Ceux-ci ont en effet rejeté l’accord de répartition à l’amiable des fonds détenus par le POI avant sa coupure en deux entités de taille sensiblement égale. Avertis par les commissaires aux comptes qu’en l’absence d’un tel accord avant le Jeudi 30 Juin 2016, le dossier serait transféré au procureur de la république, les dirigeants du POI ont persisté dans leur refus, conscients de prendre ainsi la décision de nous traîner devant la justice.

Depuis dix mois, nous avons, pour notre part, sur mandat du bureau national du Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique (POID) réuni le 6 septembre 2015, confirmé par le vote des délégués au congrès de fondation du POID du 22 novembre 2015 et réaffirmé dans les réunions du bureau national du POID qui ont suivi, pris les mesures nécessaires à la préservation de ce qui était le patrimoine commun de tous les adhérents du POI avant l’éclatement. Nous avons tout tenté, jusqu’à la dernière minute, pour éviter l’irréparable. Jusqu’au dernier moment, jusqu’à l’envoi d’un chèque de cinquante six mille huit cent euros représentant la moitié des sommes en litige, chèque qui nous fut renvoyé à la demande du POI.

Chacun le sait, car les faits sont publics, pas un centime n’a été prélevé sur ces fonds procédant d’une quelconque décision de notre part, les seules dépenses effectuées ont été celles décidées avant la scission du parti.

Chacun le sait car les faits sont établis, nous n’avons cessé de proposer que cette question soit réglée à l’amiable, dans une répartition égale.

Chacun doit le savoir, car les faits l’établissent, cette situation a été délibérément créée par les dirigeants du POI.

Nous répondrons à la convocation du procureur de la république avec la conscience nette de ceux qui ont agi conformément au mandat, dans le respect des traditions du mouvement ouvrier et de son indépendance vis-à-vis de l'état. Nous répondrons à cette convocation et nous établirons, à partir des faits, qu’aucune règle n’a été enfreinte.

Que ceux qui ont pris la responsabilité d’en appeler à la justice de l'état contre nous s’arrangent avec leur conscience.

Nous avons assumé nos responsabilités jusqu’à présent. Nous les assumerons quelles qu’en soient les conséquences.

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 18:04

La piste d'un acte prémédité à Nice semble se préciser (Reuters)

Repérage des lieux et compte en banque vidé quelques jours avant de passer à l'acte, la piste d'un acte prémédité se précise après l'attentat du Jeudi 14 Juillet 2016 à Nice perpétré par Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, dont le profil suscite toujours des interrogations chez les enquêteurs.

Inconnu des services de renseignement, ce tunisien de trente et un ans a été tué Jeudi 14 Juillet 2016 à l'issue de sa course meurtrière au volant d'un camion sur la promenade des Anglais qui a fait quatre vingt quatre morts et plus de trois cent blessés.

Décrit comme un homme violent, qui buvait de l'alcool, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel se serait, selon le premier ministre Manuel Valls, radicalisé très rapidement, un élément qui expliquerait le fait qu'il soit resté hors des radars des services de renseignement.

Les témoignages de son entourage, sept personnes sont placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête, commencent à esquisser le profil de l'assaillant dont les motivations restent floues.

La garde à vue de sa femme, dont il était séparé, a pris fin Dimanche 17 Juillet 2016 et aucune charge n'a été retenue contre elle, dit-on de source judiciaire.

Selon les premiers éléments de l'enquête, il se serait rendu sur la promenade des Anglais le Mardi 12 Juillet et le Mercredi 13 Juillet 2016 pour faire des repérages au volant de son camion, rapporte Europe Un, se fondant sur des images des caméras de vidéo-surveillance.

En une semaine, il aurait également vidé son compte en banque et vendu sa voiture, Mercredi 13 Juillet 2016, rapporte une source policière au Journal Du Dimanche (JDD). Il aurait également à cette occasion annoncé à son entourage sa radicalisation.

Quelques heures seulement avant de lancer son camion dans la foule, le jeune homme a téléphoné à ses proches et envoyé une photo de lui, sur laquelle il semble très heureux, a dit à Reuters son frère.

Le chauffeur-livreur aurait également envoyé un SMS à l'une des personnes actuellement en garde à vue, pour la remercier de lui avoir fourni une arme, dit-on de source proche de l'enquête.

Radicalisation rapide

Si l'Etat Islamique a revendiqué l'attaque, l'enquête n'a officiellement pas permis pour l'heure de découvrir d'éléments faisant état d'une allégeance à l'organisation djihadiste.

Dans une interview au JDD, Manuel Valls estime que le caractère islamiste de la tuerie de Nice ne fait aucun doute.

« La revendication de l’Etat Islamique et la radicalisation rapide du tueur viennent confirmer le caractère islamiste de cette attaque », estime-t-il.

« L’Etat Islamique fournit à des individus déséquilibrés un kit idéologique donnant sens à leurs actes. L’enquête devra le démontrer mais c’est sans doute le cas de l’attentat de Nice ».

Capitale de la French Riviera, la ville de Nice est depuis quelques années un vivier de candidats au djihad au sein d'un département où les réseaux islamistes sont particulièrement actifs.

Dix pour cent des français ou de résidents en France, identifiés comme étant en relation avec des filières djihadistes, étaient originaires des Alpes-Maritimes, selon les autorités locales.

« La ville de Nice est la ville qui est la plus touchée par le phénomène djihadiste en France », souligne David Thomson, journaliste à Radio France Internationale (RFI), spécialiste du djihadisme en France.

« C'est la ville qui a vu partir le plus de ses administrés en Syrie et en Irak en nombre », ajoute-t-il. « Cela s'explique pour une seule raison, depuis 2010, il y a une figure charismatique du djihad français, Omar Diaby, alias Omar Omsen, considéré comme le principal recruteur de djihadistes français, qui a fait un travail de prédication dans les quartiers populaires de Nice très important ».

Comportement agressif

Dans la ville tunisienne de Msaken d'où était originaire Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l'heure est à la stupeur. Sa dernière apparition dans cette ville de cent mille habitants située à cent vingt kilomètres au sud de la capitale Tunis remonte à 2012.

Quatre ans plus tard, ses anciens voisins et des membres de sa famille se souviennent d'un homme sportif, distant et peu intéressé par la religion.

« C’était un type très normal », dit son cousin Hamadi Bouhlel. « Il faisait régulièrement de l'exercice et de l'entraînement physique et il était très arrogant. Il ne parlait pas avec les autres jeunes du quartier ».

Sa soeur, Rabeb Bouhlel, raconte qu'il avait des problèmes psychologiques tout en précisant n'avoir pas décelé de signe de radicalisation chez son frère.

Un psychiatre qu'il avait consulté en août 2014 le décrit comme un homme ayant des problèmes de comportement avec ses parents à l'époque.

« Il était très agressif à leur encontre », a dit Chemceddine Hamouda à Reuters. « Il avait essayé à plusieurs reprises d'enfermer ses parents dans une pièce de leur maison. Il avait des problèmes avec son corps », poursuit le psychiatre. « Il demandait pourquoi il était si maigre et il disait qu’il n’était pas heureux avec son corps ».

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 17:44

Le président turc reprend la main, les purges commencent (Reuters)

Les autorités turques ont repris le contrôle du pays, après l'échec d'un coup d’état militaire dans lequel deux cent soixante cinq personnes, dont cent quatre partisans des putschistes, ont perdu la vie.

Le président Recep Tayyip Erdogan a accusé les instigateurs du coup de force d'avoir essayé de le tuer et il a dit que l'armée serait purgée des éléments séditieux. « Ils paieront le prix fort », a promis le chef de l’état, voyant dans ce soulèvement « un don de dieu parce qu'il nous offre l'occasion de nettoyer l'armée ».

Samedi 16 Juillet 2016, le chef de l’état s'est adressé à ses partisans à Istanbul, assurant que la tentative de putsch avait été le fait d'une minorité au sein de l'armée. Répondant à ceux qui, dans la foule, scandaient « peine de mort », il a dit que cette question pourrait faire l'objet d'un débat au parlement.

Selon le gouvernement, qui assure que la situation est maîtrisée, près de trois mille militaires ont été arrêtés, du simple soldat à l'officier, notamment ceux qui formaient la colonne vertébrale du coup d’état. Parmi les officiers supérieurs arrêtés figurent le commandant en chef de la deuxième armée, Adem Huduti, l'un des plus hauts gradés du pays, et le commandant du troisième corps d'armée, basé à Istanbul, le général Erdal Öztürk, qui sera jugé pour trahison.

Un certain nombre de conjurés ne se sont pas rendus, à Istanbul notamment, a dit Dimanche 17 Juillet 2016 un haut responsable. Quelques militaires de haut rang sont en fuite mais ils seront capturés, a-t-il assuré.

Au total, environ six mille personnes ont été arrêtées pour leurs liens avec la tentative de putsch, rapporte la chaîne de télévision NTV citant le ministre de la justice. Le pouvoir a ordonné l'arrestation de deux mille sept cent quarante cinq juges et procureurs, selon NTV. La police a appréhendé en outre l'un des membres de la cour constitutionnelle, Alparslan Altan.

Au parlement, le premier ministre, Binali Yildirim, a jugé que les putschistes n'étaient « pas des soldats mais des terroristes » et il a invité toutes les formations politiques qui n'étaient pas impliquées dans le coup de force à coopérer pour donner le coup d'envoi d'un nouveau départ.

Fethullah Gülen mis en cause

Dans un communiqué commun lu au parlement, les quatre principaux partis politiques, dont le parti démocratique des peuples (HDP), ont condamné la tentative de coup d’état. Kemal Kilicdaroglu, chef de file du parti républicain du peuple (CHP), a dénoncé la tentative de coup d’état et il a déclaré que cet événement allait favoriser le rapprochement entre les différentes composantes de la vie politique turque et l'affermissement de la démocratie.

Samedi 16 Juillet 2016, la chaîne CNN Türk rapportait que les forces de sécurité avaient achevé une opération menée contre les putschistes au quartier général de l'état-major de l'armée. Des sources sécuritaires ont par ailleurs déclaré qu'une centaine de militaires avaient été arrêtés sur une base aérienne du sud-est du pays.

Les putschistes auraient, selon Recep Tayyip Erdogan, essayé d'attaquer la station balnéaire de Marmaris où il se reposait. « Ils ont bombardé des cibles juste après mon départ. Sans doute, pensaient-ils que nos étions encore là ».

Le parti de la justice et du développement (AKP), dont Recep Tayyip Erdogan est issu, entretient des relations compliquées avec l'armée dont un certain nombre de cadres défendent une vision laïque de l’état turc.

Si Recep Tayyip Erdogan est adulé par ses partisans, il est également honni par de nombreux turcs qui le taxent d'autoritarisme et lui reprochent, entre autres, d'avoir brutalement réprimé des manifestations en 2013.

Le président turc a mis en cause l'opposant Fethullah Gülen, qu'il accuse de longue date de noyauter les instances judiciaires et militaires pour le renverser. Le prédicateur réfugié aux Etats-Unis a toutefois condamné Samedi 16 Juillet 2016 la tentative de coup d’état et il s'est dit étranger à cette dernière.

Les événements de Turquie ont des retombées sur la lutte contre le groupe Etat Islamique en Syrie et en Irak car l'espace aérien turc est fermé aux appareils militaires pour le moment. Washington a dit oeuvrer de concert avec les autorités turques à la reprise dès que possible des opérations aériennes à partir de la base d'Incirlik.

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 17:05

http://www.enmarchepourlademocratie.fr

Vers une sixième république

Par Manu Ho, de Nuit Debout Mâcon

Mercredi 13 Juillet 2016 à 19 heures, je reçois un coup de file de mon collègue du mouvement des Nuits Debout, il y a une marche de plus de cent personnes qui déboule à Mâcon et nous sommes invités à aller les accueillir.

Bon, en fait ils ne sont pas vraiment cent, ils sont dix, mais ils font beaucoup bruit, quand nous décidons de prendre une photographie, tout le monde se met à hurler « Mâcon soulève toi » en direction de là où se déroule la cérémonie officielle de la fête nationale, avec défilé militaire, tribune présidentielle et garde à vous.

Cela se passe environ deux cent mètres plus bas, je ne pense pas que nous puissions représenter quelque danger que ce soit, mais quand nous nous rapprochons de la foule, voilà que la police se radine, on nous demande de nous ranger sur le côté et ensuite on ne nous lâche plus d’une semelle.

Le pays est en état d’urgence, nous sommes bien d’accord. Sauf que le danger, ce n’est pas nous. Le danger est de ne rien changer à la façon dont le système fonctionne. Le danger, selon nous, c’est la dictature financière et le consumérisme biocide qui va avec.

Après quelques parlementations, la police se rend bien compte que nous ne sommes pas là pour commettre un attentat et nous nous en allons boire un coup un peu plus loin sur l’esplanade. Nous installons notre banderole Nuit Debout sur le garde corps et nous interviewons Floris d’Aix-en-Provence. Son plan est de marcher jusqu’à Paris, occuper la place du Champ de Mars et écrire la constitution de la sixième république, un peu à l’instar de l’Islande ya déjà quelques années.

Alors évidemment faudra être hyper nombreux si nous voulons que cette nouvelle constitution remplace effectivement l’ancienne. Et donc tout un chacun est invité à rejoindre la marche, ou du moins à les rejoindre là-haut à Paris, Jeudi 4 Août 2016. Au pire, nous aurons seulement un peu plus parler de la sixième république.

En tout cas, il n'y a jamais eu autant de monde à cette Nuit Debout-là. Je dirais vingt cinq mille personnes, peut-être aussi à cause du feu d’artifice.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 17:52

POPULISME DE GAUCHE

Par Bernard Fischer

Samedi 16 Juillet 2016

Le dernier mois du mouvement social français contre la loi travail confirme totalement mon dernier message du début du mois de juin 2016 relatif à la situation sociale et politique française. Plus exactement, elle confirme une nouvelle aggravation importante de la crise sociale et politique française.

Il y avait d’abord la tragi comédie du passage en deuxième lecture à l’assemblée nationale de la loi travail par l’utilisation du quarante-neuvième article de la constitution de la cinquième république française. C’était vraiment la répétition de l’histoire en farce.

Résumons. En première lecture à l’assemblée nationale, au mois de mai 2016, il y avait une motion de censure de droite et les frondeurs du Parti Socialiste tournaient un film dans lequel ils manifestaient de très faibles connaissances et compétences arithmétiques. Il leur fallait cinquante huit voix pour le dépôt d’une motion de censure de gauche, ils réunissaient seulement cinquante six voix et il leur manquait deux voix.

Deux mois plus tard, en deuxième lecture à l’assemblée nationale, il n’y a plus de motion de censure de droite et les frondeurs du Parti Socialiste tournent le même film, il leur manque à nouveau deux voix pour le dépôt d’une motion de censure de gauche. L’absence de motion de censure de droite est un aveu. La loi travail est bien une loi d’union nationale commune à la fausse gauche et à la vraie droite en application des directives de l’Union Européenne.

L’absence de motion de censure de gauche n’est pas non plus ni technique ni arithmétique, elle est totalement politique. Elle participe de l’idée selon laquelle il y aurait encore dans ce pays une droite et une gauche, le clivage entre la droite et la gauche existerait encore et serait encore pertinent, la gauche serait bien évidemment le Parti Socialiste et cette gauche serait non moins évidemment progressiste. Il n’y a plus depuis longtemps de distinction entre un gouvernement réactionnaire de droite et un gouvernement réactionnaire de gauche, mais il y aurait encore une distinction qualitative entre une opposition de droite et une opposition de gauche, entre une motion de censure de droite et une motion de censure de gauche.

La dénonciation du populisme est le sport national favori des médias et de l’extrême gauche française et le populisme serait forcément de droite, sinon d’extrême droite. Il y a des millions de populistes de gauche en Italie, en Grande Bretagne et en Espagne. Il y a des dizaines de milliers de messages populistes de gauche en italien, en anglais et en espagnol. Faisons du populisme de gauche en France, écrivons le en français.

La deuxième question centrale du bilan du mouvement social français contre la loi travail, c’est la question de la violence, de la répression, de l’encadrement et du contrôle policier des manifestations.

Soyons clairs. L’obsession sécuritaire ne date pas du tout du début du mouvement social contre la loi travail au mois de février 2016. Elle date de la proclamation de l’état d’urgence au mois de novembre 2015 et le dernier attentat de Nice est et sera la cause d’une nouvelle dérive sécuritaire.

Je l’écrivais précédemment et les dernières tentatives de manifestations en sont autant de confirmations et de démonstrations caricaturales supplémentaires. L’actuel gouvernement social démocrate est bien le gouvernement le plus réactionnaire depuis la guerre d’Algérie, sinon depuis le régime de Vichy. Bernard Cazeneuve est le digne successeur de ses illustres prédécesseurs.

La dénonciation et la guérilla urbaine des autonomes contre les policiers de base n’est pas du tout une solution, c’est un problème supplémentaire, mais c’est un problème secondaire. Les deux acteurs principaux des manifestations contre la loi travail sont bien d’une part les organisateurs syndicaux et d’autre part les fonctionnaires de police en uniforme.

Le problème le plus important est le suivant. Nous sommes dans un pays dans lequel il n’y a plus d’opposition politique et cette situation transforme immédiatement le secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT) en leader de l’opposition politique anti gouvernementale.

L’acceptation par les organisations syndicales d’un encadrement policier des manifestations digne des pays totalitaires va dans le sens de la transformation des syndicats en des agents de l’état. Il n’y a pas beaucoup de place entre, d’une part, la transformation des syndicats en des agents de l’état ou bien, d’autre part, l’interdiction des manifestations et des syndicats et l’arrestation de leurs militants.

La troisième leçon du bilan du mouvement social contre la loi travail est la suivante. Les vieilles formes de mobilisation, les grèves et les manifestations, sont des impasses. Il faut et il y a de nouvelles formes de mobilisation. Il faut et il y aura une nouvelle opposition politique.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 17:03

http://www.lemonde.fr/international/article/2016/07/15/l-etat-islamique-annonce-la-mort-d-omar-le-tchetchene_4970078_3210.html

L’Etat islamique annonce la mort d’Omar le tchétchène

Par Hélène Sallon

Reconnaissable à sa longue barbe rousse et à son bonnet noir, réputé pour être aussi fin stratège que féroce au combat, Omar le tchétchène était l’un des chefs militaires les plus recherchés de l’organisation Etat Islamique. « Chef de guerre expérimenté et ministre de la défense du califat », selon Washington, qui avait mis sa tête à prix pour cinq millions de dollars.

Mercredi 13 Juillet 2016, l’agence de communication du groupe djihadiste, Aamaq, a déclaré qu’il avait été tué « dans la ville de Chirkat alors qu’il participait à la bataille pour repousser la campagne militaire contre la ville de Mossoul », son fief dans le nord de l’Irak, sans préciser la date ni les circonstances de sa mort.

Sa mort a été plusieurs fois annoncée et démentie. Au mois de mars 2016, le ministère de la défense des Etats Unis a annoncé sa mort probable dans une frappe de la coalition internationale dans le nord-est de la Syrie, ce que l’Etat Islamique a démenti. Le ministère de la défense des Etats Unis a confirmé, Jeudi 14 Juillet 2016, avoir tenté d’éliminer par une frappe aérienne Omar le tchétchène, sans confirmer officiellement sa mort.

« Dimanche 10 Juillet 2016, la coalition a conduit une frappe sur une réunion de dirigeants du groupe Etat Islamique près de Mossoul. Nous pensons qu'Omar le tchétchène était présent, avec seize autres responsables », a déclaré Peter Cook, le porte-parole du ministère de la défense américain. « Nous pensons que cela a été une frappe réussie, mais nous ne sommes pas en position de confirmer qu’il a été tué », a-t-il également indiqué.

De son vrai nom Tarkhan Batirachvili, Omar le tchétchène est né en 1986 d’un père chrétien et d’une mère musulmane dans la vallée du Pankissi, en Géorgie, une région frontalière de la Tchétchénie et peuplée en majorité de kistines, des descendants des tchétchènes immigrés au dix neuvième siècle. Après avoir combattu contre les russes dans l’armée géorgienne lors de la guerre de l’été 2008, il a été démobilisé pour raisons médicales.

En 2010, il a été arrêté pour détention d’armes et a passé seize mois en prison, où il s’est converti à l’islam. A sa sortie de prison, il a rejoint des rebelles tchétchènes installés en Turquie, pour la plupart issus du groupe islamiste radical de l’Emirat du Caucase, qui sont allés dès 2012 prêter main-forte à la rébellion armée contre le régime syrien.

Tarkhan Batirachvili a alors pris la tête du groupe Jaïch al Mouhajirine wal Ansar, « l’armée des émigrants et des défenseurs », en pointe des combats dans le nord de la Syrie, au côté du Front al Nosra, lié à al Qaida. Lorsque l’Etat Islamique apparaît, au mois de mai 2013, il fait allégeance à son dirigeant, Abou Bakr al Baghdadi, dont il devient un proche conseiller. Il est nommé commandant militaire du groupe pour le nord de la Syrie et intègre le majlis al-choura, le comité central et organe dirigeant de l’organisation djihadiste.

Au mois de mars 2016, le ministère de la défense américain avait estimé que sa mort devrait « affecter la capacité de l’Etat Islamique à recruter des combattants étrangers, spécialement de Tchétchénie et du Caucase, et sa capacité à coordonner la défense de ses bastions » de Rakka, en Syrie, et de Mossoul, en Irak. Le contingent des combattants russophones en Syrie a été évalué à près de deux mille au mois de février 2016, par le patron des services de renseignement russes (FSB), Alexandre Bortnikov.

La coalition internationale de lutte contre l’Etat Islamique mène une campagne pour l’élimination des cadres du groupe djihadiste. A la fin du mois de mars 2016, le ministère de la défense américain avait annoncé l’élimination dans une opération américaine en Syrie d’Abdel Rahmane al Qadouli, présenté comme le numéro deux de l’Etat Islamique, « agissant comme leur ministre des finances et responsable de plusieurs complots extérieurs ».

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 16:44

L'attentat de Nice revendiqué par l’Etat Islamique, cinq gardes à vue (Reuters)

Le groupe Etat Islamique a revendiqué Samedi 16 Juillet 2016 l'attaque meurtrière au camion frigorifique perpétrée à Nice, Jeudi 14 Juillet 2016, par un tunisien de trente et un ans, dont la femme et quatre relations présumées sont en garde à vue.

L’Etat Islamique a attendu plus de trente six heures avant de revendiquer, via son agence de communication Amaq, cette attaque, qui a fait au moins quatre vingt quatre morts et deux cent deux blessés et dont l'auteur, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, n'était pas connu des services de renseignement.

Les services de renseignement français sont en train de vérifier l'authenticité de cette revendication, a-t-on appris auprès du ministère de l’intérieur, alors que François Hollande présidait un conseil de défense restreint à l'Elysée.

« L'homme qui a mené l'opération à Nice, en France, visant à renverser des passants, était un soldat de l'Etat Islamique », écrit l'agence Amaq, voie habituelle de communication du groupe djihadiste en pareil cas.

« Il a mené cette opération afin de répondre aux appels à frapper des ressortissants de pays prenant part à la coalition combattant l'Etat Islamique », ajoute ce message.

Le procureur François Molins, responsable de l'enquête, avait déclaré vendredi que l'attaque de Nice portait la marque de l'extrémisme islamique, bien que son auteur, abattu par la police au terme de sa course meurtrière le long de la promenade des Anglais juste après le feu d'artifice du Jeudi 14 Juillet 2016, n'ait pas été connu par les services de renseignement français.

Les enquêteurs cherchent à déterminer si Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui n'était pas non plus fiché pour radicalisation, a pu bénéficier de complicités.

Trois hommes ont été arrêtés Samedi 16 Juillet 2016 à Nice dans le cadre de l'enquête, a-t-on appris de source policière.

Stéphane le Foll répond à la droite

Cela porte à cinq le nombre de personnes en garde à vue, dont la femme du tueur et un homme interpellés Vendredi 15 Juillet 2016, a-t-on précisé de source judiciaire. Les quatre hommes sont des relations présumées de l'auteur de l'attaque, un chauffeur-livreur, a-t-on ajouté de même source.

Les arrestations du Samedi 16 Juillet 2016 ont eu lieu dans deux endroits distincts de la ville, précise-t-on de source policière.

Selon un journaliste de Reuters sur place, une quarantaine de policiers sont notamment intervenus Samedi 16 Juillet 2016 à 6 heures du matin rue Miollis, au nord de la gare de Nice, au premier étage d'un petit immeuble d'habitation, où ils ont arrêté un homme.

Il y avait aussi une femme et un enfant dans l'appartement perquisitionné.

Des voisins interrogés par Reuters ont dit ne pas connaître vraiment le couple.

Les policiers ont également fouillé une voiture, une Renault Laguna, garée à proximité.

Un des officiers de police présent sur place a précisé qu'il s'agissait de l'entourage proche du tueur.

Élus et dirigeants du parti des Républicains ont mis en cause la responsabilité du gouvernement dès les heures qui ont suivi l'attaque.

« Ceux qui, après un drame comme celui-là, viennent dire qu'ils auraient la solution et qu'avec eux il ne se serait rien passé, je les laisse à leur manque total de responsabilité », a répliqué Samedi 16 Juillet 2016 le porte-parole du gouvernement.

Interrogé sur le conseil de défense, Stéphane le Foll a par ailleurs précisé que des évaluations étaient notamment en cours sur la question du renseignement et sur le retour d'expérience à avoir dans ce type de situation.

Le conseil de défense a été suivi par une réunion élargie aux autres ministres.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 16:29

Le président turc échappe à un coup d’état et accuse un ancien allié (Reuters)

Les autorités turques s'efforcent de reprendre le contrôle du pays, après l'échec d'un coup d’état dans lequel plus de cent soixante personnes, dont des dizaines de civils, ont perdu la vie.

Le président Recep Tayyip Erdogan a accusé les instigateurs du coup de force d'avoir essayé de le tuer et il a prévenu qu'ils paieraient le prix fort et que l'armée serait purgée des éléments séditieux.

La justice n'a pas été épargnée puisque plus de deux mille sept cent magistrats ont été révoqués, Samedi 16 Juillet 2016. Cinq d'entre eux appartenaient au conseil supérieur des juges et des procureurs (HSYK).

Selon le gouvernement, près de trois mille militaires ont été arrêtés, du simple soldat à l'officier, notamment ceux qui formaient la colonne vertébrale du coup d’état. Certains hauts gradés loyalistes seraient toutefois encore retenus en otage par des putschistes, a dit un ministre.

En vacances dans le sud-ouest du pays lorsque le coup d’état a été déclenché, Vendredi 15 Juillet 2016, le président Recep Tayyip Erdogan s'est rendu à Istanbul où son avion s'est posé peu avant l'aube et où il a été accueilli par une foule de partisans.

Recep Tayyip Erdogan les a assurés que le gouvernement restait aux commandes du pays, même si quelques poches de résistance putschistes résistaient encore à Ankara, la capitale du pays.

Les putschistes auraient selon lui essayé d'attaquer la station balnéaire de Marmaris où il se reposait. « Ils ont bombardé des cibles juste après mon départ. Sans doute pensaient-ils que nous étions encore là ».

Le parti de la justice et du développement (AKP) dont Recep Tayyip Erdogan est issu entretient des relations compliquées avec l'armée, dont un certain nombre de cadres défendent une vision laïque de l’état turc.

Si Recep Tayyip Erdogan est adulé par ses partisans, il est également honni par de nombreux turcs qui le taxent d'autoritarisme et lui reprochent, entre autres, d'avoir brutalement réprimé des manifestations en 2013.

Adversaire déclaré des nouvelles technologies et des réseaux sociaux dont il tente de limiter l'influence, Recep Tayyip Erdogan leur doit peut-être l'échec du coup d’état qui le visait. Il a ainsi eu recours à une application de visioconférence pour s'adresser à la nation et appeler ses partisans à descendre dans la rue pour défendre le gouvernement.

Le président turc a mis en cause l'opposant Fethullah Gülen, qu'il accuse de longue date de noyauter les instances judiciaires et militaires pour le renverser. Le prédicateur réfugié aux Etats-Unis a toutefois condamné samedi la tentative de coup d’état et s'est dit étranger à cette dernière.

Les condamnations sont également venues de l'étranger où de nombreuses chancelleries ont exprimé leur soutien au gouvernement turc.

Le président Barack Obama et son secrétaire d’état, John Kerry, ont ainsi considéré « que toutes les parties en Turquie doivent soutenir le gouvernement démocratiquement élu, faire preuve de retenue et éviter la violence et les effusions de sang », dit la Maison Blanche dans un communiqué.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a également condamné le coup de force en Turquie et salué la « grande maturité et le courage de la population turque qui s'est engagée pour le respect de ses institutions ».

Couvre feu et loi martiale

Vendredi 15 Juillet 2016, les putschistes semblaient pourtant en position de force. Des militaires avaient fait irruption au siège de la radio télévision de Turquie (TRT), la télévision publique, dont un présentateur a lu un communiqué accusant le gouvernement de porter atteinte à la démocratie et à la laïcité et annonçant l'instauration d'un couvre-feu national et de la loi martiale.

La TRT a ensuite cessé d'émettre mais les émissions ont repris aux premières heures du Samedi 16 Juillet 2016 après ce que le personnel a qualifié de prise d'otages.

Des avions de combat et des hélicoptères ont survolé Ankara tandis que des soldats bloquaient à Istanbul le pont enjambant le Bosphore qui sépare les rives asiatiques et européennes.

Samedi 16 Juillet 2016, les députés étaient réfugiés dans le parlement, lui même sous le feu de chars des putschistes. Un député de l'opposition a dit à Reuters que le parlement avait été touché à trois reprises et que plusieurs personnes avaient été blessées.

La dynamique du coup d’état s'est cassée dans la nuit lorsque des milliers de manifestants sont descendus dans la rue, défiant le couvre-feu et se réunissant sur les principales places d'Ankara et d’Istanbul, brandissant des drapeaux turcs et scandant des slogans hostiles aux putschistes.

« Nous avons un premier ministre, nous avons un chef et nous n'allons pas laisser ce pays s'effondrer », criait un homme près de l'aéroport d'Istanbul alors que des partisans du gouvernement montaient sur un char.

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 19:52

Quatre vingt quatre morts dans un attentat à Nice, l'état d'urgence prolongé (Reuters)

Au moins quatre vingt quatre personnes ont été tuées Jeudi 14 Juillet 2016 à Nice dans une attaque terroriste perpétrée par un homme qui, au volant d'un poids lourd, a foncé sur la foule à la fin du feu d'artifice de la promenade des Anglais.

Cet acte sans précédent, qui fait suite à plusieurs attentats meurtriers revendiqués par le groupe Etat Islamique en France, n'a pour l'heure pas fait l'objet de revendication.

L'assaillant, qui a été abattu par la police au terme d'une course folle sur près de deux kilomètres, a été identifié comme étant un franco tunisien de trente et un ans, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, connu des services de police mais pas des services de renseignement, selon une source proche de l'enquête.

Une perquisition a été menée Vendredi 15 Juillet 2016 à son domicile situé dans un quartier populaire de l'est de Nice, les Abattoirs, rapporte le quotidien Nice Matin.

Les enquêteurs recherchaient également d'éventuelles complicités.

« Cette attaque, dont le caractère terroriste ne peut être nié, est encore une fois d'une violence absolue », a déclaré François Hollande lors d'une allocution prononcée dans la nuit à l'Elysée. Il a parlé « d’une monstruosité ».

Le chef de l’état est arrivé à Nice avec le premier ministre Manuel Valls, Vendredi 15 Juillet 2016, après avoir présidé un conseil de défense à l'Elysée.

La France ne « cédera pas à la menace terroriste », a souligné Manuel Valls à l'issue de la réunion. « Nous avons changé d'époque et la France va devoir vivre avec le terrorisme ».

Dans la nuit, François Hollande avait confirmé que la France poursuivrait ses opérations militaires en Irak et en Syrie contre l’Etat Islamique.

« Nous devons faire bloc, être solidaires et faire preuve de sang-froid collectivement », a dit le premier ministre alors que les premières critiques s'élèvent, à droite notamment, sur le dispositif de sécurité en France depuis les attentats des mois de janvier 2015 et de novembre 2015 à Paris.

Deuil national

Le président a annoncé dans la nuit la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, en vigueur depuis les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015 et qui devait être levé, Mardi 26 Juillet 2016.

Mis en place après les attentats du mois de janvier 2015, le dispositif de sécurité Sentinelle de surveillance des sites sensibles, qui devait passer de dix mille à sept mille hommes, sera lui finalement maintenu à son plus haut niveau.

Le gouvernement va par ailleurs faire appel à la réserve militaire opérationnelle pour assurer notamment le contrôle des frontières. Un deuil national de trois jours a été décrété du Samedi 16 Juillet au Lundi 18 Juillet 2016 en hommage aux victimes.

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie après l'attentat survenu Jeudi 14 Juillet 2016 peu après 22 heures 30 sur la promenade des Anglais, une avenue de Nice mondialement connue longeant la Méditerranée qui avait été fermée à la circulation à l'occasion des festivités du Jeudi 14 Juillet 2016.

L'assaillant, qui a percuté à vive allure des dizaines de personnes, a également tiré sur la foule, très dense, et des armes « assez opérationnelles et assez puissantes » ainsi que des grenades ont été retrouvées dans le camion, a dit sur BFM Télévision le président de la région Provence Alpes Côte d'Azur (PACA), Christian Estrosi, citant des sources policières.

Ce point n'est pour l'heure pas confirmé officiellement.

Outre les quatre vingt quatre personnes tuées, dix huit personnes se trouvaient Vendredi 15 Juillet 2016 toujours en état d'urgence absolue, selon le porte-parole du ministère de l’intérieur. Ce bilan fait également état d'une cinquantaine de personnes légèrement blessées et de cent vingt personnes choquées ou prises en charge.

Une scène d’horreur

Le député des Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a décrit une scène d'horreur.

« Un camion fou a foncé sur près de deux kilomètres sur le trottoir sud de la promenade des Anglais, jusqu'à ce qu'il soit intercepté et le chauffeur abattu devant le palais de la Méditerranée », a-t-il dit.

Des témoins ont raconté avoir vu l'imposant camion blanc foncer sur la foule et zigzaguer pour faucher les spectateurs du feu d'artifice, laissant derrière lui des dizaines de victimes.

« C'était un poids lourd d'environ quinze mètres de long qui roulait à plus de quatre vingt kilomètres à l'heure. Il arrachait tout, les poteaux et les arbres », a raconté un témoin, ajoutant que des personnes avaient tenté de s'accrocher aux portes du véhicule pour l'arrêter. Un autre témoin a évoqué l'image d’un jeu de quilles.

« J'étais en train de marcher sur l'avenue quand j'ai vu un camion tourner dans notre direction à vive allure. J'ai eu la chance de le voir à temps mais une amie a été renversée », a dit à Reuters un touriste italien, Marco de Feo.

« Nous avons fui sur la plage puis nous avons trouvé refuge dans un hôtel. Nous sommes retournés ensuite porter secours à notre amie qui ne pouvait ni bouger ni parler, mais qui respirait encore. Elle a été transportée à l'hôpital en ambulance ».

Les autorités françaises redoutaient un attentat pendant le championnat d’Europe de football, qui s'est achevé Dimanche 10 Juillet 2016 sans incident majeur. Le Directeur Général de la Sécurité Intérieure (DGSI), Patrick Calvar, s'était dit récemment persuadé que l’Etat Islamique évoluait vers de nouveaux modes opératoires, notamment des véhicules piégés et des engins explosifs.

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