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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 14:37

 

http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/trebeurden/trebeurden-600-pro-migrants-face-a-40-militants-fn-14-10-2016-11255210.php

 

Six cent manifestants pro-migrants ont fait face à quarante militants du Front National

 

Deux manifestations se sont fait face Vendredi 14 Octobre 2016 à Trébeurden. Ils étaient plus de six cent dans le camp des pro-migrants et une quarantaine dans celui des opposants qui ont répondu à l'appel du Front National. 

Vendredi 14 Octobre 2016, à partir de 17 heures 45, se sont déroulées, à Trébeurden, deux manifestations pro et anti-migrants. Un face à-face tendu entre au moins six cent personnes prêtes à accueillir ces migrants dans la commune et ceux ayant répondu à l'appel du Front National et refusant leur arrivée. Ils étaient, eux, une quarantaine, en compagnie de Gilles Pennelle, conseiller régional du Front National.  

Le premier groupe s'est positionné dans le jardin de la mairie, tandis que l'autre s'est installé au pied de l'église. Entre les deux, il y avait un cordon de gendarmes pour éviter tout dérapage. 

Les anti-migrants ont brandi des bannières du Front National, des portraits de Marine Le Pen et des drapeaux tricolores et bretons. Sur leurs pancartes, des inscriptions telles que « non à la préférence étrangère ». Les deux camps se sont échangé des noms d'oiseaux. 

Parmi les six cent pro-migrants, certains montraient des messages, « bienvenue aux réfugiés » ou « oui à la fraternité, non à la haine ». 

Quelques membres du camp des pro-migrants souhaitaient aller au contact des militants du Front National, mais ils ont été freinés par les gendarmes. 

Pas de manifestation du Front National à Trégastel 

Vendredi 14 Octobre 2016 vers 18 heures 45, Gilles Pennelle a indiqué qu'il n'y aurait pas de manifestation à Trégastel, comme cela était prévu à l'origine, par mesure de sécurité. Toutefois, environ deux cent personnes du camp des pro-migrants ont arpenté les rues de la commune pour montrer leur soutien. 

A noter qu'à Trégunc, le 6 octobre 2016, un tel face-à-face s'était déjà produit. 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 14:03

 

http://www.leparisien.fr/ivry-sur-seine-94200/les-ivryens-prets-a-accueillir-les-migrants-10-10-2016-6191925.php

 

Les ivryens prêts à accueillir les migrants

 

« Au début j’ai hésité, puis j’ai dit oui à ce projet. Je ne le regrette pas », lance le maire du Parti Communiste Français (PCF) d’Ivry, Philippe Bouyssou. 

Soudain, une pluie d’applaudissements se répand dans l’assemblée. Soulagé, l’édile esquisse un sourire. Il l’a compris, la salle est avec lui. 

Lundi 10 Octobre 2016, près de trois cent personnes se sont rendues à la réunion publique organisée à l’hôtel de ville pour présenter le projet de centre d’hébergement pour migrants, d’ici le mois de janvier 2017 à Ivry. 

Au moment où les manifestations contre l’accueil des migrants se multiplient en France, la ville communiste avait proposé à Anne Hidalgo d’accueillir près de quatre cent réfugiés dormant porte de la Chapelle sur le site de l’ancienne usine des eaux de Paris. Diffusion d’un court film sur les chiffres de la migration et diaporama, la volonté de la ville était de rassurer, de sensibiliser et de défaire les préjugés, alors que plus de vingt deux mille migrants sont morts en traversant la Méditerranée depuis 2000, près de quatre mille en 2015. « Nous avons un devoir moral », rappelle le maire. « La France est la sixième puissance mondiale ». 

Merci à la France et à Ivry 

Vient l’heure de préciser le projet. Les primo-arrivants seront d’abord accueillis sur le site de Paris. Les hommes isolés seront logés sur place, cinq à dix jours. « L’état s’est ensuite engagé à les orienter vers des centres d’accueil de demandeurs d’asile », détaille Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris, en charge de la solidarité. Les femmes enceintes et les familles, surtout des érythréens et des soudanais, iront à Ivry, sur le site de l’ancienne usine des eaux, propriété de la mairie de Paris, avenue Jean-Jaurès. Cent cinquante personnes en famille, cent trente personnes en couple, soixante dix femmes isolées et cinquante roms pendant trois à six mois, gérées par Emmaüs Solidarité. 

« Ce site a été pensé en quartier avec des chambres modulables en fonction de la taille des familles », précise Aurélie el Hassak-Marzorati, directrice générale adjointe d’Emmaüs Solidarité. Sous un grand chapiteau, chacun prendra ses repas, un pôle parentalité, des cours d’alphabétisation, des ateliers cuisine, une classe d’école et un pôle santé avec des gynécologues, seront mis en place. Dans la salle, les félicitations écrasent les rares critiques exprimées. 

Même l’intervention du député du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), Jean-Luc Laurent, sur le manque de concertation avec la mairie de Paris ne remporte pas l’adhésion souhaitée. Puis, un médecin syrien, aidé d’un traducteur, prend, soudain, la parole. « Nous avons quitté notre pays. Les gens meurent dans les rues. Nous crions la nuit », lance-t-il, en pleurs. « Merci à la France et à Ivry de nous héberger ». L’homme distribue des baisers, la salle se lève, bouleversée. 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 13:46

 

https://nuitdebout.fr/blog/2016/10/14/pas-de-ceta-chez-nous

 

Pas de Comprehensive Economic Trade Agreement (CETA) chez nous

 

Nous, personnalités publiques et citoyennes, nous opposons par cette tribune à la signature, la ratification et la mise en application de l’accord économique et commercial global (CETA) entre l’Union Européenne et le Canada. Nous appelons les chefs d'états des vingt huit pays membres de l’Union Européenne et notre gouvernement à ne pas signer cet accord et nous appelons à la mobilisation citoyenne. 

Le CETA est un traité commercial de libre échange entre l’Union Européenne et le Canada engageant l’ensemble des pays de l’Union Européenne et des provinces canadiennes. Cet accord contesté doit être signé le 27 octobre 2016, lors de la venue du premier ministre canadien Justin Trudeau à Bruxelles, si les ministres des finances européens l’approuvent lors du conseil européen du 18 octobre 2016. Il passera ensuite par une ratification du parlement européen à la fin de l'année 2016 ou au début de l'année 2017, puis par celles des parlements nationaux. 

Négocié depuis 2009 dans une atonie médiatique, le CETA est en réalité le prototype du plus célèbre Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP), traité similaire entre l’Union Européenne et les Etats-Unis. Comme toute convention internationale, une fois ratifié, il primera sur les lois nationales et européennes des deux côtés de l’Atlantique. 

Ce traité entraînera notamment la perte de souveraineté de la sphère judiciaire, via l’abandon du pouvoir des tribunaux des états et de l’Union Européenne, dans le jugement des litiges opposant les états membres aux entreprises et investisseurs privés, au profit d’arbitrages privés à travers la mise en place d’une cour de justice des Investissements sur le modèle ultra-controversé de l’ISDS, notoirement détourné par des multinationales pour s’attaquer aux choix politiques des états. 

Il entraînera l'uniformisation par le bas des normes environnementales, sanitaires et sociales, en termes de santé et de droits sociaux notamment. 

Il entraînera l'ouverture à une concurrence plus grande entre les pays membres de l’Union Européenne et les provinces du Canada. 

Si l’accord national de chacun des vingt huit états membres n’est pas acquis pour l’heure, l’accord décisionnel à venir du conseil européen semble déjà joué, malgré la résistance de certains gouvernements. Ce traité sera partiellement effectif pendant trois ans dès sa ratification par le parlement européen et par le parlement canadien et ce avant même les ratifications par les états membres, court-circuitant de facto la faculté d’opposition des parlements nationaux ou des provinces canadiennes. 

Les états se verraient donc potentiellement contraints d’appliquer des accords que leurs représentants ont rejetés. 

Moins d’un an après les accords de Paris lors de la conférence climatique, alors que la question climatique et la transition énergétique sont des enjeux contemporains majeurs, cet accord propose un nivellement par le bas des normes environnementales. 

Au moment où l’Europe voit son modèle social menacé par la dérégulation, à travers les différentes lois travail, une nouvelle vague de libéralisation s’apprête à aggraver la course à la compétitivité dans un processus de mondialisation non contrôlée. 

À l’heure où la représentation démocratique traverse une crise de légitimité, cet accord consacre explicitement la perte d’influence de la sphère législative au profit de grands groupes multinationaux dans les domaines clés de la politique économique. 

Les scandales concernant les lobbys industriels et financiers se succèdent et s’accélèrent, Luxleaks et Panama Papers, et les constructeurs automobiles ne respectent pas les normes environnementales. Cet accord œuvre contre l’intérêt général en offrant une forme juridique plus conforme aux intérêts de grands groupes, ce qui convertira les infractions commises aujourd’hui en actes légaux demain. 

Sur la forme, les négociations du CETA, comme celles du TTIP, ont été d’une opacité sans précédent, les citoyens européens n’ont pas eu l’occasion d’exprimer leurs avis sur ces questions ni même l’opportunité de s’en forger un, seules les institutions industrielles privées ont eu accès aux salles de négociation. Les parlementaires eux-mêmes sont mis devant le fait accompli. Dépouillés de leurs prérogatives, ils devront prendre une décision en quelques semaines sur un sujet dont les implications restent floues. Nos représentants devront ainsi engager l'état à long terme, sans avoir le temps du débat nécessaire à une prise de décision éclairée, ce qui constitue un détournement puissant de la démocratie représentative. 

Sur le fond, ce traité est une étape de plus dans la mise en concurrence entre les peuples. Sous couvert de libre échange, il se traduira en pratique par une baisse successive des droits sociaux et des normes environnementales. En laissant libre cours à la gouvernance du marché et en instituant une justice ad hoc, cette convention favorise le moins disant social et environnemental, faisant ainsi obstacle à la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. 

Nous refusons de mettre en compétition nos acquis sociaux, nos systèmes de santé, nos systèmes éducatifs et l’ensemble des services et biens communs. 

Notre démarche est citoyenne et transcende ici les clivages politiques.

Nous avons des raisons différentes de nous opposer à ce traité, écologiques, sociales, économiques, politiques ou démocratiques. 

Par-delà nos divergences, ce qui nous guide est la volonté de préserver nos biens communs. 

Nous appelons donc notre gouvernement et les chefs des états membres de l’Union Européenne à ne pas accepter la ratification de ce traité lors du conseil européen du 18 octobre 2016.

 

Premiers signataires : Pouria Amirshahi, François Asensi, Isabelle Attard, Clémentine Autain, Julien Bayou, Benoit Borrits, Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Eric Coquerel, Sergio Coronado, Caroline De Haas, Karima Delli, Cécile Duflot, Gérard Filoche, Jacqueline Fraysse, Benoit Hamon, Yannick Jadot, Jean Lassalle, Patrick Le Hyaric, Marie Noëlle Lienemann, Noël Mamère, Jean Luc Melenchon, Michèle Rivasi, François Ruffin, Marie Christine Vergiat

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 17:30

 

https://www.francebleu.fr/infos/societe/manifestations-et-contre-manifestations-pierrefeu-du-var-autour-de-l-accueil-de-migrants-1475947465

Manifestations et contre-manifestations à Pierrefeu-du-Var

 

En tout, près de mille personnes ont manifesté Samedi 8 Octobre 2016 dans le village de Pierrefeu-du-Var, qui compte six mille habitants. Trois rassemblements étaient organisés pour protester contre, ou soutenir, la création d'un centre d'accueil dans la commune. 

Pas moins de trois manifestations en une seule journée, la petite commune de Pierrefeu-du-Var n'a pas l'habitude de voir autant de monde dans ses rues. Tous souhaitaient exprimer leur opinion après l'annonce par la préfecture du Var de la création d'un centre d'accueil pour migrants dans une partie désaffectée de l'hôpital psychiatrique du village. 

Retour sur cette journée de rassemblements 

Samedi 8 Octobre 2016 à 9 heures 30, manifestation à l'appel de la mairie 

Ils étaient plus de cinq cent à défiler de l'hôtel de ville jusqu'à l'hôpital psychiatrique Henri-Guérin, à l'appel du maire, Patrick Martinelli. Pour ces manifestants, la commune rurale n'est pas adaptée pour accueillir la soixantaine de jeunes hommes venus de Calais. 

Et l'idée d'utiliser une partie de l'hôpital psychiatrique fait peur à plusieurs d'entre eux, ils craignent la promiscuité avec les patients. 

Samedi 8 Octobre 2016 à 11 heures, contre-manifestation pour l'accueil des migrants 

Moins nombreuses, les personnes en faveur de la création de ce centre d'accueil et prêtes à accueillir des migrants dans leur commune se sont aussi mobilisées. Le rassemblement était organisé par des associations, des syndicats et des partis de gauche. Ils étaient environ deux cent sur la place du Dixmude. 

Samedi 8 Octobre 2016 à 14 heures 30, manifestation à l'appel du Front National 

Dernière manifestation, celle du Front National, en début d'après-midi.

Cette fois-ci, environ quatre cent personnes ont répondu présent pour le « rassemblement patriote » du parti frontiste, un rassemblement intitulé « le Var sans migrants ». Pour ces manifestants, hors de question d'héberger des migrants dans la commune, que ce soit dans l'hôpital psychiatrique, ou ailleurs dans le village. 

Les premiers migrants devraient arriver à Pierrefeu du Var au mois de novembre 2016.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 17:07

 

https://www.powerfoule.org/campaigns/racisme/hayange/non-%C3%A0-la-fermeture-du-secours-populaire

 

Non à la fermeture du Secours Populaire

 

Un maire du Front National veut expulser le Secours Populaire de sa commune à Hayange. C'est un scandale. 

Il reproche à cette association caritative de venir en aide aux réfugiés, alors que c'est le coeur de leur mission que d'aider les plus démunis, y compris les réfugiés qui ont dû quitter leur pays en proie à la guerre et à la misère. 

Le Secours Populaire joue un rôle fondamental pour la solidarité en soutenant toutes les familles victimes de la pauvreté et de l'exclusion. Il faut l'y aider et non l'arrêter. 

Aujourd'hui, l'expulsion a été ordonnée, mais les responsables associatifs ont refusé de rendre les clés de leur local. Apportons-leur notre soutien pour qu'ils continuent à secourir les plus démunis à Hayange. C'est maintenant qu'ils en ont besoin.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 16:44

 

FRONT SOCIAL ET POLITIQUE UNITAIRE

 

Le message ci-dessous est un document secret. Il y a une discussion politique contradictoire à l’intérieur d’Ensemble relative à la candidature de Jean Luc Mélenchon au premier tour des élections présidentielles de 2017. 

Cette discussion était à l’ordre du jour du conseil national d’Ensemble du Samedi Premier Octobre et du Dimanche 2 Octobre 2016. Dans le cadre de la préparation de ce conseil national d’Ensemble et de cette discussion, il y avait trois positions et trois documents de travail. Il y avait et il y a une position pour un soutien total à la candidature de Jean Luc Mélenchon, il y a une position pour un soutien critique et conditionnel à la candidature de Jean Luc Mélenchon et il y a une position contre la candidature de Jean Luc Mélenchon. 

Les militants d’Ensemble considèrent bien évidemment cette discussion comme une discussion interne. 

De mon point de vue, la discussion relative à la candidature de Jean Luc Mélenchon n’est pas du tout une discussion interne ni à Ensemble ni à aucune organisation politique, c’est une discussion totalement publique. 

C’est la raison pour laquelle vous trouverez ci-dessous le document de travail des militants d’Ensemble contre la candidature de Jean Luc Mélenchon.

 

Bernard Fischer

 

FRONT SOCIAL ET POLITIQUE UNITAIRE

 

La situation française est marquée par une contradiction majeure. D'une part, la force et la créativité politique du mouvement social du printemps 2016 contre la loi travail, avec l'émergence du mouvement des Nuits Debout et la mobilisation de la jeunesse et du secteur privé, ouvre un espoir. Le rejet du néo libéralisme, l'irruption citoyenne et l'imaginaire mobilisé correspondent à l'attente sociale. D'autre part, l'absence d'alternative politique unitaire de gauche pèse sur la situation.        

Parmi les forces de gauche et écologistes opposées à la politique du gouvernement, l’incapacité d'être unies pour le moment domine, comme pendant le mouvement lui-même. Ensemble se doit d’agir pour promouvoir un front politique et social, afin d’assumer la portée politique du mouvement. Les thèmes de ce rassemblement, à l’image du mouvement social, doivent se conjuguer avec le pluralisme des   moyens d’action et des cultures mobilisées, traditions du mouvement ouvrier, écologie, universalité et égalité des droits. Cette exigence peut se généraliser à toutes les campagnes et mobilisations de cet automne 2016, exigences sociales et démocratiques, luttes antiracistes, soutien aux migrants, égalité des droits et luttes écologistes. La concrétisation de ce front politique unitaire de gauche, plus large que le Front De Gauche (FDG), résistant à l’emprise libérale et en rupture avec la    politique de François Hollande, s'il était rendu visible à l’échelle  nationale, permettrait de rendre évidente et attractive une solution politique commune pour les élections présidentielles et législatives de 2017. L'arc de force à rassembler pour une alternative à gauche se situe dans le mouvement d'opposition, de mobilisation et de censure de la loi travail et le refus des dérives issues de l'état d'urgence, de la déchéance de nationalité, des remises en cause de l'égalité des droits et de la lutte contre les discriminations et la xénophobie. 

Les élections présidentielles structurent l’espace politique. L’après 2017 est inséparable de ce qui se passe avant 2017, le paysage d’après 2017 sera marqué par les luttes et les rapports de force d’avant 2017. 

Mais en même temps, toute la vie politique actuelle, aussi bien à gauche qu’à droite, est embarquée dans une folie présidentialiste destructrice. 

Quand de nombreux citoyens s’interrogent sur comment subvertir l’échéance de 2017 qu’on leur promet réduite à un duel entre la droite et l'extrême droite, il est nécessaire, tout en défendant nos orientations, de soutenir aussi une critique radicale du système institutionnel mortifère de cette république monarchique et autoritaire, dont les effets destructeurs sur le sens même de l’action politique sont de plus en plus évidents. A gauche, la crise politique multiforme, crise ouverte du quinquennat, possibilité d’éclatement ou de tensions vives au sein du Parti Socialiste, écartèlement d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), état actuel du FDG, et l’apparition d’une force de contestation issue des mobilisations sociales et citoyennes, jeunesse, réseaux sociaux créatifs, syndicalisme et mouvement des Nuits Debout, ouvre une séquence nouvelle. Nous ne pouvons pas exclure un ressaisissement et que quelque chose se passe, qui rassemble, produise du sens et exige des constructions nouvelles. En ce début d'automne 2016, ce sont plutôt les forces de dispersion qui sont à l’œuvre au sein de la gauche opposée à la politique du gouvernement. Mais ne faut-il pas prendre en compte la prise de conscience des effets d’une séquence électorale qui se conclurait par un duel entre la droite extrême et l'extrême droite et ferait disparaître aussi toute alternative de gauche ? 

Nous avons adopté au mois de juin 2016, à l'assemblée générale d'Ensemble, les axes d'orientation qui doivent guider notre action vers un nouveau front, alliance et coalition à gauche, incluant les forces       politiques et les secteurs du mouvement social, élargi et basé sur une dynamique citoyenne, un combat unitaire de rassemblement pour 2017 et après, des propositions de programme d'Ensemble pour cette politique de rassemblement, un texte d'orientation et une plaquette de propositions politiques, et une orientation de rassemblement et de candidatures unitaires pour les élections législatives. Ce  sont des points fondamentaux qui sont acquis en commun. 

Le conseil national du Samedi Premier Octobre et du Dimanche 2 Octobre 2016 devrait poursuivre la démarche ayant abouti au texte de consensus de l'assemblée générale du mois de juin 2016 et continuer à travailler à une réponse unitaire et fédératrice, dotée d’un message attractif. Cette orientation est conforme au combat fondateur         d’Ensemble depuis 2013. Des choix tactiques hâtifs, soutenir maintenant une candidature non unitaire tout en espérant ensuite reconstituer un pôle unitaire, nous amèneraient à prendre la responsabilité de conclure à l’impossibilité d’une politique de rassemblement. Aucune voie efficace et durable n’est possible autour d’une force unique, d’une tradition unique et d'une seule personnalité, pas plus pour 2017 que pour l’après 2017. Une configuration   isolationniste est devenue un obstacle à ce qui émerge des attentes de la société en mouvement. 

D’ici à la fin de l'année 2016, il faut agir pour constituer partout des espaces de débat et d’action pour une alternative politique, et faire apparaître sur la scène politique nationale un collectif pluraliste de forces politiques, Parti Communiste Français (PCF), Ensemble, Parti de Gauche, France Insoumise, République Sociale, EELV et socialistes criques, de forces sociales et de forces citoyennes, avec des portes paroles nationaux. Le projet des élections primaires de la belle alliance du Parti Socialiste qui cherche à encadrer la solution politique à gauche en serait ainsi fortement marginalisé. Cette orientation peut prendre la forme de réunions publiques, de campagnes et d'initiatives marquantes engageant les forces politiques et citoyennes. La mise en évidence de mesures d’urgence communes serait un aiguillon important pour faciliter les rapprochements. 

L'appel des cent demeure dans ce but un levier à faire progresser. Il est nécessaire que l’engagement de ses forces constitutives, et notamment l'apport des syndicalistes et des militants du mouvement social, doit être renforcé pour traduire une volonté d’aboutir. Si nécessaire, ce collectif peut lui même se fondre dans un cadre différent ou plus large à la faveur des évolutions politiques. Il ne doit pas y avoir de routine autour d’un seul chemin. Le paysage politique est traversé de multiples tensions et peut donc évoluer. En tout état de cause, un cadre de ce type permettra des collectifs de préparation des élections législatives et une solution pour imposer des candidatures unitaires et pluralistes où chaque composante serait respectée. Il permettra de continuer à chercher si possible une solution de rassemblement pour les élections présidentielles et de continuer le dialogue avec Jean Luc Mélenchon et les autres forces. Si se dégage une candidature de large rassemblement, nous la soutiendrons. Si le rassemblement pour une candidature unitaire aux élections présidentielles venait à échouer, Ensemble, en tant que mouvement, pourrait décider, tout en restant dans le cadre du rassemblement collectif en construction à partir de l'appel des cent, de soutenir de manière indépendante la candidature de Jean Luc Mélenchon, ou d'appeler à voter pour lui, ou encore si aucune majorité ne se dégageait pour qu’Ensemble en tant que tel soutienne un candidat en particulier, les différentes positions s’exprimeront. 

Ces choix ne peuvent être faits au conseil national du Samedi Premier Octobre 2016, suivi d’une consultation immédiate. Pour poursuivre le combat de rassemblement engagé, en tirer le bilan, continuer les dialogues avec Jean Luc Mélenchon et choisir quand une clarification des situations présidentielles à gauche sera plus avancée, ces choix et cette consultation doivent être organisée à la fin du mois de novembre 2016. C'est aussi la garantie pour maintenir l'unité du mouvement malgré des choix qui s’avèrent différents.

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 15:01

 

http://www.rtl.fr/actu/politique/jean-luc-melenchon-ne-veut-plus-faire-chanter-l-internationale-7785259395

 

Jean-Luc Mélenchon ne veut plus faire chanter l'Internationale 

Le candidat à la présidentielle songe à arrêter de faire entonner le chant révolutionnaire à la fin de ses meetings. 

Jeudi 13 Octobre 2016 

Le fondateur du Parti de Gauche s'est prêté à une petite confidence devant quelques journalistes, parmi lesquels Olivier Bost de Radio Télévision Luxembourg (RTL), il songe à arrêter de faire chanter l'Internationale à la fin de ses rassemblements politiques. La décision semble mûrement réfléchie. Jean-Luc Mélenchon, candidat au premier tour des élections présidentielles de 2017, est à la tête d'un mouvement citoyen intitulé la France Insoumise. Cela passe beaucoup par les réseaux sociaux et la vidéo. L'objectif est bien sûr d'élargir sa base militante. Il revendique d'ailleurs quelque cent trente mille adhérents. 

Ce week-end à Lille, il doit, par exemple, faire adopter une ébauche de programme par une partie de ces adhérents. Mille personnes ont été invitées. 

Les deux-tiers ont été tirées au sort. Qui dit donc nouvelle forme de mobilisation dit nouveaux militants avec des cultures politiques différentes. Jean-Luc Mélenchon a constaté que beaucoup de ses militants ne connaissaient pas les paroles de l'Internationale. Les temps changent.

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 19:48

https://secure.avaaz.org/en/petition/Les_citoyens_Alep_Syrie_Arretez_le_massacre_1

Appel citoyen pour Alep en Syrie 

Arrêtez le massacre 

Depuis le début de la guerre en Syrie, le régime syrien vise et bombarde de manière systématique des hommes, des femmes et des enfants, violant de manière flagrante le droit international humanitaire qui exige la protection des populations civiles en temps de guerre. 

Cette situation dramatique atteint son paroxysme en ce moment même à Alep, où les habitants n’ayant nulle part où se cacher sont soumis à des bombes contre les bunkers, des bombes barils, des obus de mortier et des tirs d’artillerie. 

Face à ce drame humanitaire qui se déroule sous nos yeux et contre le silence et l’oubli, des citoyens ont lancé, Jeudi 6 Octobre 2016, une mobilisation silencieuse et non violente pour dénoncer cette situation, éveiller les consciences et demander au régime syrien et à l’ensemble des parties prenantes au conflit de respecter le droit humanitaire, comprenant l’obligation de créer des convois humanitaires. 

Pour manifester votre indignation et votre solidarité avec le peuple syrien, rejoignez nous tous les jeudis à 19 heures à Paris, Place André Tardieu, Métro Saint François Xavier. 

De là, nous nous déplacerons en petits groupes jusqu’à l’ambassade de Syrie, 20 Rue Vaneau, 75 007 Paris, devant laquelle nous allumerons et nous déposerons des bougies, en signe de soutien à la population syrienne et en mémoire de toutes celles et de tous ceux qui ont trouvé la mort, puis nous reviendrons Place André Tardieu. 

Tant que la population syrienne continuera d’être la cible de ces massacres odieux, nous reconduirons cette mobilisation silencieuse et non violente tous les jeudis à la même heure et au même endroit. 

Etant donné qu’il s’agit d’une mobilisation citoyenne, merci de ne pas apporter de signes d’appartenance, logos et banderoles, à une organisation particulière, parti politique ou syndicat. 

Premiers signataires 

Sergio Coronado, Pierre Larrouturou, Eric Fassin, Noël Mamère, Pierre Tevanian, Marie Christine Vergiat, Pierre Khalfa, Roland Mérieux, Yves Quintal

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 19:32

 

https://www.syriafreedomforever.wordpress.com/2016/10/04/lescalade-militaire-et-criminel-du-regime-assad-et-de-ses-allies-contre-alep-et-les-zones-liberees

Escalade militaire et criminelle du régime de Bachar al Assad et de ses alliés contre Alep et les zones libérées 

Par Joseph Daher 

Mardi 4 Octobre 2016 

La guerre du régime de Bachar al Assad et de ses alliés contre la population syrienne continue toujours et s’intensifie, particulièrement contre les quartiers libérés d’Alep, qui ne sont pas sous la domination du régime de Bachar al Assad, ni des groupes djihadistes comme l'Etat Islamique ou le Fatah al-Sham, ancien Jabhat al-Nusra, à nouveau assiégés et qui compte encore environ entre deux cent cinquante mille et trois cent mille personnes. Entre le 26 septembre et le 2 octobre 2016, encore plus de trois cent cinquante civils sont morts, dont une centaine d’enfants, dans les bombardements russes et du régime de Bachar al Assad contre Alep libre, tandis que sur le terrain les forces du régime avec l’aide de plusieurs milliers de combattants du Hezbollah et des milices confessionnelles fondamentalistes chiites encerclent et avancent sur les derniers quartiers sous le contrôle de l’opposition. L’armée syrienne a appelé Dimanche 2 Octobre 2016 dans un communiqué les groupes d’oppositions armées à évacuer les quartiers est d’Alep affirmant qu’elle garantirait la sécurité de leur passage et leur fournirait l’aide nécessaire. Pour rappel, depuis 2013, le régime de Bachar al-Assad largue des barils d’explosifs sur les secteurs libérés d’Alep, causant des milliers de victimes et des destructions massives. 

Deux nouveaux hôpitaux, dont le plus grand hôpital des quartiers libres, ont du suspendre leurs activités à la suite de bombardements. Seuls six établissements sont encore en activité dans les quartiers est d’Alep. Il faut savoir qu’il y a une politique délibérée du régime de Bachar al Assad et des forces russes de détruire les installations médicales dans les zones libérées. Il y a eu en effet trois cent quatre vingt deux attaques contre des installations médicales en Syrie entre le mois de mars 2011 et le mois de juin 2016. Quatre vingt dix pour cent des bombardements ont été menés par les forces du régime de Bachar al Assad ou de l’aviation russe. Ces forces ont également tué plus de sept cent travailleurs du personnel médical en Syrie. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Syrie est le pays le plus dangereux pour les personnels soignants avec cent trente cinq attaques contre des centres médicaux en 2015. En même temps, les centres de la défense civile, connus sous le nom des casques blancs, qui viennent en aide à la population civile sont également la cible des bombardements. Depuis la fin de la trêve, trois des quatre centres de la défense civile et dix neuf de ses véhicules ont été détruits seulement à Alep. Cela a des conséquences désastreuses sur leur capacité d’intervention en urgence, cette capacité ayant été réduite de moitié alors que les bombardements s’intensifient. 

Des membres de Médecins Du Monde (MDM) ont d’ailleurs lancé Dimanche 2 Octobre 2016 dans le quotidien le Monde un cri d’alarme sur la situation des quartiers libérés de l'est de la ville d’Alep, en Syrie.

La tribune dénonce « un massacre de masse et l’abandon d’un peuple » et détaille le terrible quotidien de « la trentaine de médecins héroïques qui ont survécu et qui sont restés sur place malgré l’impossibilité d’exercer des soins adaptés, opérations réalisées à même le sol, faute de médicaments, et amputations de sauvetage réalisées sans anesthésie ». 

Plusieurs manifestations et rassemblements ont eu lieu dans certaines zones libérées en solidarité avec Alep et condamnant Vladimir Poutine et Bachar al Assad comme criminels de guerres comme à Bosra Sham dans la province de Deraa et à Douma dans la province de Damas. 

Dans d’autres régions du pays, les forces du régime de Bachar al Assad poursuivaient aussi des offensives militaires. Dans la province de Damas, la ville libérée de Douma a été la cible de raids intenses par l’aviation du régime de Bachar al Assad et par l’aviation russe.

Soutenues par le Hezbollah et des milices fondamentalistes chiites afghanes et même iraniennes, les forces du régime se situent désormais à trois kilomètres à l’est de Douma, la plus grande ville de l’opposition de la Ghouta orientale. 

En même temps, le groupe de l’État Islamique a revendiqué ces derniers jours des attentats-suicides, notamment dans la ville d’Hama contrôlée par le régime, faisant au moins deux morts et surtout dans un village proche d’Hassake dans laquelle au moins vingt deux civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés dans une attaque-suicide ayant visé un mariage.

Un kamikaze s’est fait exploser à l’intérieur d’une salle dans le village de Tall Tawil au nord d’Hassaké où se déroulait le mariage d’un combattant des Forces Démocratiques Syriennes (FDS). 

La poursuite de la guerre par le régime de Bachar al Assad et ses alliés russes, iraniens, du Hezbollah et d’autres milices confessionnelles contre le peuple syrien rend en l’occurrence impossible tout retour à la paix dans les conditions actuelles. La Russie a d’ailleurs annoncé qu’il enverrait encore davantage d’avions de combats pour intensifier sa campagne militaire en Syrie. Les discussions entre les gouvernements russes et américains pour une nouvelle trêve sont au point mort. Les États-Unis ont d’ailleurs annoncé Lundi 3 Octobre 2016 qu’ils suspendaient leurs pourparlers avec la Russie sur un cessez-le-feu en Syrie. Malgré la suspension de leurs tractations sur la Syrie, les États-Unis et la Russie vont continuer à échanger des informations à travers le mécanisme de « déconfliction » qui vise à éviter un incident entre leurs avions au-dessus de la Syrie. 

Le problème des états occidentaux, voire de certains courants de gauche, dans leur politique dite réaliste, est de penser qu’on peut réussir à se débarrasser de l’Etat Islamique et de ses semblables, considérés comme ennemis principaux en Syrie et non le régime de Bachar al Assad responsable de la quasi majorité des cinq cent mille morts et des destructions depuis 2011, avec les mêmes éléments qui ont nourri leur développement, soit l’appui au maintien de régimes ou de groupes autoritaires et confessionnels et le soutien apporté à des politiques néo libérales et des interventions militaires. 

Or il ne suffit pas de mettre fin militairement aux capacités de nuisance de l’Etat Islamique, au risque de le voir réapparaître à l’avenir comme ce fut le cas dans le passé, il s’agit de s’attaquer aux conditions politiques et socio-économiques qui ont permis leur développement. Il faut se rappeler que l’Etat Islamique, élément fondamental de la contre-révolution, a connu une avancée sans précédent à la suite de l’écrasement des mouvements populaires, en se nourrissant de la répression massive perpétrée par le régime autoritaire de Bachar al Assad et en attisant les haines religieuses. 

Il s’agit donc de lutter contre les éléments qui permettent le développement de l’Etat Islamique et ses semblables et non les maintenir, tout en soutenant les mouvements populaires démocratiques et non confessionnels qui, malgré des reculs importants, se poursuivent à travers la région, défiant à la fois les régimes autoritaires et les organisations fondamentalistes religieuses. C’est le seul moyen d’éviter les erreurs du passé, la paix, ou une nouvelle Syrie, n’est pas possible avec Bachar al Assad et ses colistiers.

 

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 19:02

 

http://www.liberation.fr/debats/2016/10/04/quand-tout-acte-contestataire-peut-etre-qualifie-de-terrorisme_1519604

 

Quand tout acte contestataire peut être qualifié de « terrorisme »

 

Des universitaires et des étudiants lancent une pétition contre les violences policières. Ils demandent l’ouverture d’une enquête publique pour faire la lumière sur l’affaire du doctorant Guillaume Vadot. 

Nous, chercheurs et enseignants-chercheurs des universités, condamnons avec indignation les faits au sujet desquels notre collègue Guillaume Vadot a porté plainte auprès du parquet de Bobigny, le 27 septembre 2016. Ces faits sont les suivants, abus d’autorité, violences volontaires aggravées, agression sexuelle aggravée, menaces, injures publiques et vol. Guillaume Vadot est doctorant et enseignant de statut précaire, Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER), à la Sorbonne. Les menaces des policiers qui l’ont agressé s’inscrivent dans ce contexte plus large où la recherche en sciences sociales est de plus en plus accusée de fournir des excuses aux terroristes ou de relativiser l’horreur de leurs actes. Ces propos, relayés sous différentes formes par la majorité des élites politiques dans le contexte post-attentats, ne peuvent qu’être interprétés comme un chèque en blanc pour des pratiques toujours plus violentes et répressives. 

Nous réagissons pour Guillaume Vadot, mais au-delà, contre toutes les formes de violences policières. La question n’est pas seulement « que fait la police », mais aussi « à qui le fait-elle ». Les personnes ciblées par le racisme, habitants de quartiers populaires et, de manière plus accrue depuis l’état d’urgence, les militants sont les victimes de ce genre de traitements spéciaux ultra violents. 

Ce qui est arrivé à notre collègue, par l’écho rencontré par l’affaire, nous donne la possibilité et la responsabilité de rendre visible ce qui ne l’est malheureusement jamais. 

De plus, sous l’état d’urgence sans cesse prolongé, l’assimilation rapide au terrorisme de tout acte contestataire ou de toute infraction mineure, procédé bien rodé dans nombre de régimes dont on se plaît généralement à souligner le caractère autoritaire, ne peut être acceptée. 

Un climat lourd s’installe, les libertés publiques sont limitées et menacées.

Ainsi, ce qui est arrivé le 22 septembre 2016 et, plus encore, le 19 juillet 2016 avec la mort d’Adama Traoré dans les mains de la gendarmerie, nous amène à poser publiquement la question, « jusqu’où va-t-on aller ». 

Nous demandons instamment la tenue d’une enquête impartiale et publique et, si cette dernière aboutissait aux conclusions que nous redoutons, appelons à des sanctions exemplaires.

 

Premiers signataires :

 

Emmanuel Barot, Jean-Numa Ducange, Eric Fassin, Razmig Keucheyan, Olivier Le Cour Grandmaison, Michael Lowy, Philippe Marlière, Véronique Nahoum-Grappe, Willy Pelletier, Amandine Regamey, Sylvia Serrano, Sylvie Tissot, Sophie Wahnich

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