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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 22:40
Le tribunal refuse d'interdire l'un des trois livres sur Mme
Sarkozy
 
LE MONDE | 11.01.08 | 12h57  •  Mis à jour le 11.01.08 | 14h06

 Les trois livres sortis sur elle, jeudi 10 et vendredi 11 janvier, ce n'est pas le plus dur que Cécilia Sarkozy a choisi d'attaquer en justice. Mais le plus intime. Objet d'un référé en vue de son interdiction, le livre Cécilia (Flammarion, 175 pages, 16 euros) de la journaliste du Point, Anna Bitton, a finalement été autorisé à la vente, vendredi matin, par le tribunal de grande instance de Paris. Celui-ci a opposé "le caractère notoire des faits" à la demande de la requérante qui estimait que l'ouvrage portait atteinte à son intimité.
 
Ce n'est pas la première fois que Cécilia Sarkozy tente de s'opposer à la sortie d'un livre, inspiré de ses confidences. A l'automne, lors de sa première rupture avec Nicolas Sarkozy, elle demande au ministre de l'intérieur d'intervenir pour dissuader la journaliste Valérie Domain, chef d'information au magazine Gala, de sortir une biographie, au départ "autorisée".
M. Sarkozy convoque alors l'éditeur, Vincent Barbare, patron de First Editions, qu'il menace d'une enquête fiscale et de pressions sur son actionnaire. Les 25 000 exemplaires déjà imprimés partent aussitôt au pilon. L'ouvrage, réécrit pour en faire un roman à clef, sortira quelques mois plus tard. Cette fois-ci, Cécilia Sarkozy n'a pas obtenu la censure d'un livre largement inspiré de ses confidences. De fait, le livre d'Anna Bitton est le plus dérangeant des trois nouvelles parutions. C'est une belle oeuvre littéraire, marquée par la plume riche et solide de la journaliste du Point Anna Bitton.
Mais c'est aussi l'ouvrage qui franchit le plus les barrières de l'intime, parce que la journaliste est la plus proche de sa source. Sans jamais avoir été une amie de Cécilia Sarkozy, elle avait peu à peu gagné sa confiance, jusqu'à être une des rares journalistes à avoir son numéro de portable et à pouvoir échanger de nombreux SMS avec elle, au plus fort de la crise du couple Sarkozy, ou à être autorisée à voir couler les larmes de la première dame, dans son bureau de l'Elysée.
Soit Cécilia Sarkozy avait choisi la journaliste Anna Bitton pour être le témoin de ses états d'âme. Soit la journaliste politique a fait d'une amitié naissante un objet d'étude journalistique, sans se départir d'une empathie qui fait de son portrait le plus indulgent des trois.
Nourri de l'intime de Cécilia Sarkozy, le livre éclaire selon Anna Bitton les conséquences politiques de cet épisode privé. Savoir que Cécilia est revenue en 2006 "par devoir" puis qu'elle a définitivement quitté Nicolas pour faire pardonner de ses hésitations à l'homme qu'elle "a le plus aimé dans (sa) vie", Richard Attias, est-ce une information ?
Les deux autres ouvrages consacrés à l'ex-première dame plongent moins dans l'intimité mais versent tout autant dans la "peopolisation" d'un personnage public. Chaque ouvrage a choisi une focale d'enquête différente : Denis Demompion et Laurent Léger (Cécilia, la face cachée de l'ex-Première dame, 296 pages, Pygmalion, 20 euros) s'attaquent à la biographie complète de Cécilia quand Michaël Darmont et Yves Derai (Ruptures, 191 pages, Editions du moment, 16,50 euros) se consacrent aux dernières années de la conquête du pouvoir, aux côtés de son mari.
Dans le premier cas, elle apparaît comme une ambitieuse, élevée par sa mère dans le goût du luxe de l'argent et du pouvoir, faisant le tri parmi les collaborateurs de son mari selon des critères d'amitié et d'allégeance. Le second s'attarde plus sur la vie de cour et les luttes d'influence entre le "canal historique" des collaborateurs du président, bannis par Cécilia, et la jeune garde entrée à l'Elysée.
Chacun des deux livres apporte son lot de révélations : une intervention chirurgicale à la gorge pour le président, le 21 octobre 2007 ; le coup de force de Cécilia en Libye, qui, confrontée à la mauvaise volonté des ministres et de la police de Kadhafi, malgré l'accord du "Guide", envoie les policiers français qui l'accompagnent faire sauter les verrous des cellules avec leurs armes de poing... Un récit démenti, jeudi, par Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée et par deux des infirmières bulgares.
 
Christophe Jakubyszyn
Article paru dans l'édition du 12.01.08
 
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 22:31
Guantanamo s'invite une journée dans la présidentielle américaine
LE MONDE | 12.01.08 | 13h49  •  Mis à jour le 12.01.08 | 13h49
WASHINGTON CORRESPONDANTE

 Les associations de défense des droits de l'homme font pression sur les candidats à l'élection présidentielle américaine pour qu'ils s'engagent à fermer la prison de Guantanamo et à interdire les prisons secrètes. "Il ne suffit pas de dire qu'ils sont contre la torture ou qu'ils vont fermer la prison. Il faut un plan précis", explique Josefina Salomon, d'Amnesty International.
 
A l'occasion du sixième anniversaire de l'arrivée des vingt premiers "ennemis combattants" au camp de Guantanamo, plusieurs manifestations ont eu lieu, vendredi 11 janvier, aux Etats-Unis, pour réclamer la fermeture de la prison établie sur la base militaire américaine à Cuba. Après avoir compté jusqu'à 680 détenus, elle en abrite encore 275, dont une centaine de Yéménites. A Washington, Amnesty International a fourni des combinaisons orange aux participants pour rappeler les uniformes dans lesquels l'armée américaine amenait les prisonniers d'Afghanistan en 2002. Les manifestants se sont dirigés vers le Congrès. Quatre-vingt ont pénétré dans la Cour suprême et ont été arrêtés.
Le Center for Constitutional Rights (CCR), qui mène depuis six ans la lutte contre les détentions extra-judiciaires, a lancé une pétition pour forcer les candidats à préciser leurs intentions. Jusqu'à présent, tous les candidats démocrates ont pris position pour la fermeture. "John Edwards l'a fait dès son investiture, dit Michael Ratner, président du CCR. Mais ni Barack Obama ni Hillary Clinton n'ont voté au Congrès en faveur du plan de fermeture présenté par le sénateur (de l'Iowa) Tom Harkin. Les mots ne coûtent pas cher. Les actions c'est autre chose."
 
"DOUBLER LA TAILLE" DE LA BASE
Selon ce projet de loi, déposé en mai par M. Harkin, la fermeture de la prison interviendrait 120 jours au plus tard après le vote. Les détenus qui ne seraient pas passibles de poursuites criminelles seraient renvoyés dans leur pays ou un pays tiers. Les autres seraient incarcérés dans une prison de haute sécurité au Kansas. "Les démocrates n'ont jamais essayé de couper les fonds pour Guantanamo", reproche M. Ratner. En 2005, le doyen démocrate du Sénat Robert Byrd avait présenté un amendement refusant les crédits pour la construction à Cuba d'une prison de sécurité maximale "supermax". Le texte avait été repoussé : dix-sept démocrates, dont Barack Obama, Hillary Clinton et John Kerry, avaient voté avec les républicains.
Du côté républicain, le clivage est net entre ceux qui, comme l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani, ou l'homme d'affaires Mitt Romney, voudraient "doubler la taille de Guantanamo" - comme dit avec ironie M. Ratner -, et ceux qui estiment que les conséquences sont trop lourdes pour l'image des Etats-Unis : le sénateur de l'Arizona John McCain, le représentant du Texas Ron Paul.
Dans le dernier débat républicain, jeudi, les détentions de Guantanamo sont venues indirectement dans la discussion. L'acteur Fred Thomson s'est moqué des idées "de gauche" défendues par son rival, Mike Huckabee, l'ex-gouverneur de l'Arkansas. "Il veut fermer Guantanamo !", a-t-il dit. Sur son site de campagne, M. Huckabee explique sa position. Ayant visité la base, il a été convaincu que les détenus jouissaient de "soins de bonne qualité". Mais il pense que la fermeture permettrait d'éviter les controverses autour de "Gitmo".
M. Ratner n'est "pas très optimiste" sur les chances de succès de sa campagne, mais il reconnaît que des progrès ont été enregistrés. En 2004, le candidat John Kerry avait affirmé qu'il ferait respecter les Conventions de Genève s'il était élu, mais n'avait pas osé prendre position pour la fermeture de Guantanamo.
 
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 22:22
Clap 36 et Le Centre Culturel Arabe Syrien de Paris vous invitent à la projection-débat du film :                                     
 
Après l'Hégémonie
 Propositions pour un monde multipolaire
 
 
Mardi 15 janvier à 19h
 
Débat dirigé par M. Jean BRICMONT (écrivain) et la réalisatrice, sur le thème "Quelles alternatives à la logique de domination"
 
Centre Culturel Arabe Syrien de Paris, 12 avenue de Tourville 75007 Paris, Métro : Ecole Militaire - Bus n° 82 et 92
 
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 22:16
La culture du maïs OGM est suspendue en France
 
LE MONDE | 12.01.08 | 14h39  •  Mis à jour le 12.01.08 | 14h39

 Vendredi 11 janvier, tard dans la soirée, un communiqué de Matignon annonçait la décision d'activer la clause de sauvegarde sur le maïs transgénique de Monsanto MON 810. Ce maïs destiné à l'alimentation animale étant le seul cultivé en France, le moratoire sur les cultures d'OGM est effectif.
 
Le gouvernement s'appuie sur les "faits scientifiques nouveaux" invoqués par la Haute Autorité sur les OGM, qui concernent la pollinisation croisée entre les cultures et les effets sur la faune. L'Autorité fait également état d'"interrogations" sur les conséquences environnementales, sanitaires et économiques de la culture du MON 810. "Les doutes sur cet OGM ne condamnent pas l'intérêt de cette technologie pour relever les défis alimentaires et environnementaux", ajoute Matignon. Un plan d'investissement de 45 millions d'euros dans les biotechnologies est annoncé.
La mesure a été saluée par les écologistes. L'altermondialiste José Bové a interrompu sa grève de la faim, commencée le jeudi 3 janvier. Monsanto dispose de quinze jours pour présenter ses arguments, avant la transmission du dossier à Bruxelles. L'Agence européenne de sécurité des aliments devra se prononcer sur le dossier français. La France rejoint l'Autriche, la Hongrie et la Grèce, qui ont également activé cette clause.
Le choix du gouvernement intervient après une semaine de confusion. Retour sur l'imbroglio des derniers jours.
Mardi 8 janvier, 11 heures : Nicolas Sarkozy prend les devants. "Si la Haute autorité sur les OGM, qui se prononce demain, soulève des doutes sérieux sur les OGM actuellement cultivés en France, je suis disposé à recourir à la clause de sauvegarde", dit le chef de l'Etat. Les mots ont été choisis avec le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, qui joue sa crédibilité. La suspension du MON 810 fait partie des promesses du Grenelle de l'environnement, comme la loi sur la coexistence entre les cultures, ainsi que la création d'une Haute autorité sur les OGM pluridisciplinaire et ouverte aux socioprofessionnels. Mais le ministre rencontre de grosses résistances. Les pro-OGM - semenciers et céréaliers de la FNSEA - mobilisent leur réseau. M. Borloo est désormais certain que sa position sera suivie, contre celle de François Fillon et du ministre de l'agriculture, Michel Barnier, qui préféreraient temporiser.
16 heures : Jean-Louis Borloo surprend. Le ministre de l'écologie annonce aux sénateurs le report de l'examen du projet de loi sur les OGM, qui était imminent. Les pro-OGM sonnent l'alarme. Le gouvernement s'était engagé à faire adopter une loi avant les élections municipales... et les semis de maïs, en avril. La date du 5 février sera finalement fixée, à la demande expresse de M. Barnier.
21 heures : interrogations autour du buffet. Après la projection du film écologiste de Leonardo DiCaprio à l'Assemblée nationale, des exégètes interprètent le report de la loi. Si on ne légifère plus dans l'urgence, avant les semis, cela veut dire que la clause de sauvegarde est inévitable : le MON 810 interdit, il n'y aura plus d'OGM à semer. "José Bové va pouvoir recommencer à manger demain", lance un élu.
Mercredi matin : ambiance crispée à la Haute Autorité. La phrase de Nicolas Sarkozy et le report de la loi tournent dans les têtes. Le député Philippe Martin (PS, Gers) prend la parole : "La décision politique est déjà prise, le comité risque d'être instrumentalisé", dit-il en substance. Une heure de discussion sur ce thème suit, dans une ambiance tendue. La journée ressemble à un marathon. Le texte de l'avis est épluché ligne à ligne. La mention de "doutes" est débattue et écartée, au motif qu'elle ne relève pas du langage scientifique. Le texte évoque des "faits scientifiques nouveaux" et des "interrogations".
19 heures : on reparle de "doutes sérieux".
Avec deux heures de retard, Jean-François Le Grand présente l'avis : " Il y a des éléments scientifiques nouveaux. Il y a des doutes sérieux" sur le MON 810, déclare-t-il. La "décision officielle" sera annoncée "d'ici 24 à 48 heures", souligne M. Borloo, sans en dire plus. M. Sarkozy a demandé communication du texte. Il a assuré au président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, reçu l'après-midi même à l'Elysée, qu'il prendrait le temps suffisant avant toute décision.
Jeudi 10 janvier : échanges de courriels. Les membres de l'Autorité entendent en boucle les "doutes sérieux" dans les médias. Hervé Guyomard, économiste à l'INRA, envoie un courriel aux autres participants évoquant "l'impression d'instrumentalisation".
"Selon moi, écrit-il, il y a matière à un correctif public rappelant exactement les termes écrits de notre projet d'avis". La quasi totalité du comité scientifique le signera. Beaucoup reprochent à M. Le Grand de ne pas avoir respecté les formes en ne distinguant pas le contenu de l'avis de sa propre appréciation. Certains pensent que le travail a été mené trop vite sur le fond, et que les critères de l'expertise collective ne sont pas respectés. Tous veulent rester dans leur rôle d'experts qui éclairent les politiques, mais ne tranchent pas.
Midi : feu sur la Haute Autorité.
Pour le président de l'Assemblée Bernard Accoyer, la Haute Autorité "a été nommée avec peut-être un peu de précipitation".
Il réclame des expertises "indiscutables". Dans l'après-midi, les communiqués des céréaliers et semenciers pleuvent, évoquant une "présentation biaisée", une synthèse "préfabriquée". "Les scientifiques voulaient éviter d'être utilisés par un camp, ils l'ont été par l'autre", commente un membre de l'Autorité. Le sénateur Le Grand affirme que le travail mené a été "honnête, sincère et vrai" et condamne les "lobbies" à l'oeuvre selon lui.
 
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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 22:46
Qui "importe le conflit israélo-palestinien?"
 
 
 
Appel de personnalités demandant l'annulation du colloque de soutien à l'armée israélienne.
Premiers signataires : Elias Sanbar, Hind Khoury, Albert Jacquard, Gisèle Halimi, Rony Brauman, Nicole Borvo Cohen-Seat, Olivier Besancenot, Monique Cerisier Ben Guiga, Alima Boumedienne-Thiery, Razzy Hammadi, Jean-Claude Lefort, Claire Villiers, Alain Krivine
 
A Monsieur Michel Gaudin, Préfet de Paris,
A Messieurs Jules Frutos et Olivier Poubelle, directeurs du Bataclan,
 
Un mois après la suspension du colloque qui devait accueillir le Général Moshé Yaalon à la Maison du barreau alors même que pèsent à son encontre plusieurs plaintes pour crimes de guerre, nous apprenons qu'une fois encore, l’association d'extrême-droite pro-israélienne Migdal compte organiser un gala de soutien à la police des frontières israélienne, le Magav, annoncé pour le 13 janvier prochain au Bataclan.
 
Cette unité de l’armée d’occupation israélienne est régulièrement dénoncée par des organisations de défense des Droits de l’Homme, parmi lesquelles les associations israéliennes Bet'selem et Machsom Watch qui réclament son démantèlement. Plusieurs plaintes pour harcèlement, humiliations, violences et meurtres à l'encontre de civils palestiniens ont été déposées auprès de la Cour suprême israélienne. De nombreux rapports mettent en lumière les exactions commises par ces « policiers » sur les quelques 600 check points et barrages recensés par l'ONU dans les territoires palestiniens occupés. Selon le rapport d'Amnesty International : « Ces barrages entravent l'accès aux services de santé et entraînent des complications médicales, des accouchements aux postes de contrôle, voire des décès de malades ». Pour la seule année 2007, les officiers du Magav sont responsables de la mort de dizaines de palestiniens dont un bébé de six mois.
 
Alors qu’il y a quelques jours, lors de la conférence de Paris, le Président Nicolas Sarkozy exprimait sa volonté de voir la paix et le dialogue s’instaurer entre Palestiniens et Israéliens, l’invitation et l’hommage faits à cette « police des frontières » israélienne est une provocation inacceptable. Nous condamnons cette récolte de fonds au profit d'une armée étrangère et d'occupation. De plus, ces provocations ont déjà causé des troubles graves qui se sont soldés par de nombreux blessés et interpellations. Désireux d’éviter le repli communautaire qui voudrait que l’on défende un camp contre un autre, défenseurs d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et soucieux de voir l’application du droit international remplacer la logique de guerre, nous appelons le directeur du Bataclan à refuser d'accueillir cet événement et demandons, en dernier ressort, à Monsieur le préfet de Paris de l'interdire.
 
Nous sommes convaincu que c’est la défense de la justice et du droit qui seule permet de préserver le « vivre ensemble » contre les dérives de l’extrémisme.
 
Premiers signataires :
Représentants de la Palestine :
Elias Sanbar, ambassadeur de Palestine à L'UNESCO
Hind KHOURY Déléguée Générale de Palestine en France
 
Intellectuels :
Albert Jacquard, généticien, mathématicien, écrivain
Gisèle Halimi, avocate
Rony Brauman, médecin, essayiste, professeur à Sciences Po
Jean R. GUION Président du Club Justice et Liberté
Betoule FEKKAR-LAMBIOTTE Ecrivain
Cristina CASTELLO poète
 
Personnalités politiques :
Nicole Borvo Cohen-Seat, Sénatrice de Paris, présidente du groupe CRC
Olivier Besancenot, Porte-Parole de la LCR
Monique Cerisier Ben Guiga, Sénatrice des Français établis hors de France (PS)
Alima Boumediene-Thiery, Sénatrice de Paris (Verts)
Razzy Hammadi, secrétaire national du Parti Socialiste
Claire Villiers, élue Alternative Citoyenne du Conseil Régional Ile-de-France
Jean-Claude Lefort, Député Honoraire du Val-de-Marne (PC)
Alain Krivine, Porte-Parole de la LCR
Daniele BIDARD-REYDET Sénatrice honoraire (PC)
 
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 23:09
Arrivée à Caracas des deux femmes otages colombiennes libérées
 
CARACAS (AFP)
 
  Les deux Colombiennes otages de la guérilla des Farc libérées jeudi, , Clara Rojas et Consuelo Gonzalez , sont arrivées en avion à 16H25 locales (20H55 GMT) à l'aéroport de Caracas, où les attendaient leurs proches et de hauts responsables vénézuéliens, a constaté l'AFP
 
A sa descente de l'avion, Consuelo Gonzalez a été accueillie par ses filles en pleurs Patricia et Maria Fernanda Perdomo, qui l'attendaient avec des fleurs.
 
Clara Rojas, elle, a retrouvé sa mère Clara Gonzalez, âgée de 76 ans, l'a serrée et embrassée avec une vive émotion.
 
Les proches de Consuelo Gonzalez portaient des affiches sur lesquelles on pouvait lire "Maintenant liberté pour tous".
 
L'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez a aussi fait la connaissance de sa petite-fille âgée de deux ans qu'elle ne connaissait pas et qu'elle a prise dans ses bras.
 
Clara Rojas et Consuelo Gonzalez avaient été à peine aperçues de dos à leur descente d'hélicoptère en provenance de Colombie, sur le tarmac de l'aéroport de Santo Domingo où elles étaient arrivées quelques minutes plus tôt.
 
Elles avaient embarqué directement à bord d'un avion Falcon qui avait immédiatement décollé en direction de l'aéroport international de Caracas, où les attendent leurs proches.
 
Le ministre de l'Intérieur vénézuélien Ramon Rodriguez Chacin qui se tenait entre les deux ex-otages, les tenant par les épaules, les a accompagnées lentement vers le Falcon.
 
Consuelo Gonzalez, cheveux courts, était vêtue d'un pantalon et d'une chemise bleu ciel, et portait un sac à la main. Clara Rojas portait un pantalon de couleur claire et une veste sombre.
A leur côté, marchait également Piedad Cordoba, sénatrice colombienne et médiatrice dans le dossier des otages aux mains des Farc.
 
La mère de Clara Rojas, Clara Gonzalez, ainsi que les filles de Consuelo Gonzalez, Patricia et Maria Fernanda Perdomo, se trouvent depuis le 27 décembre à Caracas dans l'attente de ces retrouvailles.
 
Clara Rojas, une avocate de Bogota de 44 ans, a donné le jour en 2004 à un petit garçon, Emmanuel, dans un campement de la guérilla marxiste, après une liaison avec l'un de ses geôliers.
 
Proche d'Ingrid Betancourt, l'ex-candidate à la présidentielle dont elle fut la directrice de campagne, elle avait été enlevée en même temps qu'elle le 23 février 2002.
 
Consuelo Gonzalez, ex-parlementaire du parti libéral colombien, avait été enlevée par un commando de la guérilla alors qu'elle circulait à bord de sa voiture sur une route du département de Huila (sud), le 10 septembre 2001.
 
Mme Gonzalez, aujourd'hui âgée de 57 ans, avait été enlevée par huit membres du commando d'élite "Teofilo Forero" des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste).
 
Le sauvetage des deux Colombiennes a été mené jeudi au cours d'une opération héliportée dans la jungle colombienne, coordonnée par le Venezuela et la Colombie en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
 
"Le ministre Rodriguez Chacin m'a dit qu'elles vont bien et sont parties à bord de nos hélicoptères avec la Croix-Rouge depuis ce lieu dans les forêts du Guaviare (sud-est) pour (rejoindre) directement les terres vénézuéliennes", avait déclaré plus tôt M. Chavez à la presse au palais présidentiel à Caracas.
 
Des proches des deux femmes "sont ici, ont décidé de rester ici et doivent retrouver aujourd'hui Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, grâce à Dieu, à Caracas", a déclaré M. Chavez.
 
Le sauvetage des deux femmes a été mené avec succès lors d'une opération héliportée jeudi dans la jungle colombienne, coordonnée par le Venezuela et la Colombie en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
 
Fin décembre, une précédente opération humanitaire internationale chapeautée par le Venezuela pour aller chercher les deux femmes et Emmanuel, fils de Clara Rojas et d'un guérillero des Farc, s'était soldée par un échec.
 
Les Farc avaient promis de libérer les trois otages et de les remettre à M. Chavez. Mais l'opération avait échoué notamment parce que les Farc ne détenaient plus Emmanuel, qui avait été confié en secret dès 2005 à une famille d'accueil sous un faux nom.
 
Des analyses ADN ont confirmé que le garçon était bien le fils né en captivité de Clara Rojas.
Mercredi, le président Chavez avait annoncé qu'une nouvelle opération était en préparation, en coopération avec les autorités colombiennes.
 
Celle-ci a été menée dans la jungle à partir de l'aéroport colombien de San José de Guaviare, à 300 kilomètres au sud-est de Bogota, où deux hélicoptères vénézuéliens se sont posés jeudi matin avant de redécoller pour aller chercher les otages.
 
La famille d'Ingrid Betancourt s'est réjouie de ces deux libérations, en espérant qu'elle ouvrirait la voie à celle de la Franco-Colombienne.
 
"Nous nous réjouissons de tout coeur de la libération de Clara et de Consuelo", écrivent Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid, et Astrid Betancourt, sa soeur, dans un message diffusé à Paris par un comité de soutien aux otages en Colombie.
 
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 22:05


Conférence mondiale contre le racisme
 
 
La Conférence des Nations-Unies contre le racisme, qui s'est tenue à
Durban, Afrique du Sud, du 28 août au 8 septembre 2001, s'est
terminée dans le désarroi, après une prolongation d'une
demi-journée de débats pour arriver à un consensus qui aujourd'hui
ne satisfait personne.

Le débat condamnant toutes les formes de racisme, les
discriminations raciales, la xénophobie et l'intolérance qui y est
associée, n'est certainement pas terminé et reste d'actualité. Cette
rencontre entre pays, mouvements et O.N.G.(Organisations non
gouvernementales) du Nord et du Sud, d'Orient et d'Occident, malgré
ses limites a été un premier pas qui ne demande qu'à être poursuivi.

Cette conférence a demandé une année de préparation dans
différentes sessions et comités préparatoires ouvert à de nombreux
participants dont : les Etats membres des NU, les organisations et
commissions régionales des NU, les institutions spécialisées, les
O.N.G. invitées et celles représentées en qualité d'observateurs.

Les échanges ont déjà été houleux lors de la préparation. Les
amendements, les remises en question, les propositions ont été
âprement discutés, entre les représentants des Etats. Les O.N.G.,
représentants les associations de défense des droits de l'homme et
humanitaires du Sud, comme du Nord, n'ont pas échappé à toutes
sortes de confrontations et de manipulations.

Le débat et les nombreux problèmes d'incompréhension entre les
populations du Sud et celles du Nord (dont les grands de ce monde),
restaient en suspens à l'ouverture de cette conférence.


Le soutien des populations africaines à la lutte du peuple
palestinien.

Le malheur du peuple palestinien, la condamnation du sionisme, la
reconnaissance de l'esclavage et du colonialisme, thèmes que les
occidentaux essayaient par tous les moyens de minimiser sont
entrés sur le devant de la scène et ont mobilisé la rue ainsi que le
forum des O.N.G., pendant toute la durée de la conférence.

Nous devons reconnaître que cette Conférence contre le racisme a
eu le mérite d'exister et a réussi à interpeller ceux qui ne voulaient
pas condamner Israël, malgré la modération imposée par les Etats
Européens, sur la déclaration finale.

Les Etats-Unis et Israël avaient déjà quitté la conférence à partir du
4 septembre, montrant leur incapacité à dialoguer avec les 160 pays
représentés ou le forum des Organisations Non Gouvernementales
(O.N.G.) représentant la société civile.

Durban doit être considéré comme une nouvelle approche, abordée
péniblement, vers un nouveau dialogue Nord-Sud basé sur une
redéfinition de toutes les formes de racisme et d'exclusion.

Nous devons remercier les peuples noirs d'Afrique, pour avoir
associé la condamnation du sionisme au racisme et exigé l'arrêt du
massacre des Palestiniens, tout en exigeant que l'esclavage et le
colonialisme soient reconnus comme crime contre l'humanité.



Les principes de la conférence

Pourtant, cette conférence partait sur des bons principes :
"Le fanatisme, la haine, les préjugés, voici les horribles symptômes
d'une maladie dont l'humanité a toujours souffert, partout dans le
monde. Le racisme peut, doit et sera mis en échec" Kofi Annan,
secrétaire général des Nations-Unies, lors de la préparation de cette
conférence.

L'Assemblée générale des Nations Unies avait souligné que la
Conférence devait être orientée vers l'action et se concentrer sur les
étapes pratiques pour éradiquer le racisme et que la Conférence
mondiale devait aborder de manière globale toutes les formes de
racisme, y compris les formes contemporaines d'intolérance. Le
traité, adopté par l'assemblée générale des Nations-Unies en 1965
avait été ratifié par 155 pays.

Rappelons aussi que cette même Assemblée générale adoptait
aussi, le 10 novembre 1975, la résolution 3379 qui détermine que le
sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale. Le
projet de résolution était adopté 72 votes contre 35 avec 32
abstentions. Cette résolution, sur proposition des USA, a été
annulée quelques années plus tard. Elle est restée dans de
nombreuses mémoires.

Les manifestants de Durban l'ont souvent évoquée.
C'était une des raisons pour laquelle les USA et Israël avaient quitté
la conférence, refusant que l'Etat d'Israël, crée sur l'exclusion des
Palestiniens soit condamné pour son idéologie sioniste.


Les principaux points de la déclaration finale

La déclaration finale adoptée à Durban reconnaît le droit inaliénable
du peuple palestinien à l'autodétermination et à la création d'un Etat
indépendant, ainsi que le droit à la sécurité de tous les Etats de la
région, y compris d'Israël est loin de la proposition des O.N.G. qui
attendaient une condamnation d'Israël pour son attitude
génocidaire.

La conférence reconnaît que l'esclavage et le commerce des
esclaves, en particulier la traite transatlantique constituent un crime
contre l'humanité, mais a soigneusement évité la condamnation du
colonialisme ainsi que les demandes de réparations qui devaient y
être associées. La conférence note que certains Etats ont pris
l'initiative d'exprimer des regrets ou des remords, ou de présenter
des excuses. Elle reconnaît la nécessité de mettre en place des
programmes pour le développement des sociétés victimes de
l'esclavage dans le cadre d'un nouveau partenariat. Les O.N.G., ainsi
que certains pays africains ont exprimé leur déception, car le texte
final ne propose

Plusieurs participants ayant fait des réserves sur le texte minimal
adopté le samedi 8 septembre, il a été convenu que chaque pays qui
le souhaite pourra faire part de ses réserves sur les documents
adoptés. Ces objections seront relevés dans le rapport définitif qui
sera remis à l'Assemblée générale des Nations-Unies. Le compromis
final, conclu sur la base du plus petit dénominateur commun, ne peut
que créer des mécontents et susciter de nombreuses réticences.


Quelques points forts ...

Durban a montré, comme l'avaient déjà démontré les mobilisations
de Gênes, de Nice ou de Seattle contre la mondialisation, qu'il fallait
dorénavant compter avec l'expression des populations. La rue de
Durban, rassemblant plus de 20 000 personnes et brandissant des
affiches de soutien aux Palestiniens, mêlant des slogans :
"sans-terre = racisme" et "Israël = apartheid", dénonçant la
mondialisation et les privatisations, exigeant plus d'égalité sociale,
proclamant l'espoir d'un monde meilleur, rassemblait les populations
noires, les O.N.G. arabes et les mouvements musulmans. Espérons
que le mémorandum qu'ils ont remis à Mary Robinson, en charge des
droits de l'homme à l'O.N.U, ainsi qu'à des représentants de la
conférence, sera pris en compte et ne tombera dans les oubliettes
de l'histoire.

Ginette Hess Skandrani
La Pierre et l'Olivier,
septembre 2001

Au moment ou je rédigeais ce papier, nous parvenaient les images
atroces de l'effondrement des tours du "World Trade Center", suite à
des attentats-suicide touchant également le Pentagone et faisant
des dizaines de millier de morts. On ne peut que condamner ce
genre d'attaque prenant en otage des populations civiles. C'est bien
la première fois que les Américains vivent en direct ce que subissent
d'autres peuples dans d'autres parties du monde. J'espère que
dorénavant ils seront un peu plus à l'écoute des autres peuples,
surtout palestiniens et irakiens.
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 21:54
VOYAGE AU CŒUR DE LA RÉSISTANCE
 
par Gilles Munier
 
 
 
 
 
DE LA LÉGIMITÉ DE LA RÉSISTANCE
 
L’invasion de l’Irak était illégale au regard du droit international. Les Etats-Unis et leurs alliés – en tant que puissances occupantes - n’avaient le droit ni d’organiser des élections, ni de promulguer une nouvelle constitution, ni de favoriser le sectarisme et la partition. Les conventions de La Haye, de 1907 et de Genève de 1949, sont très claires à ce sujet.
 
 
La légitimité de la résistance irakienne s’appuie sur la Charte de Nations unies et de nombreux textes fondamentaux. Selon la déclaration de Genève sur le terrorisme de 1987, le peuple irakien a le droit de lutter contre l'occupation étrangère et son combat ne peut être confondu avec des actes de terrorisme international.
 
 
La résistance irakienne veut être reconnue comme la continuité de l’Etat irakien. Si elle l’emporte, ceux qui ont collaboré avec l’occupant peuvent être arrêtés, jugés. Des plaintes pour crimes de guerre et contre l’humanité seront déposées contre les dirigeants de la coalition. L’Etat irakien pourrait alors réclamer des compensations pour les destructions et les victimes de guerre. Les contrats signés sous l’occupation – notamment dans le secteur pétrolier – seraient considérés comme illégaux, avec pour conséquence le remboursement des sommes perçues par les sociétés étrangères.
 
 
 
 
Dresser un tableau exhaustif de la résistance armée tient de la gageure car elle regroupe des organisations qui n’existent parfois que le temps d’une revendication, changent de nom, fusionnent, scissionnent. On peut les classer par appartenance idéologique, quand elles ne la camouflent pas. Dans ce cas, elles sont baasistes, nationalistes arabes - baasistes dissidents, nassériens, aréfistes -, proches des Frères musulmans, panislamistes, ou communistes du PC-cadres. Mieux vaut se garder de les étiqueter trop vite, leur couleur changeant parfois au gré de recrutements et d’évènements. En revanche, ce qui est certain, c’est que le gros des combattants n’a aucune filiation politique précise, n’est motivé que par la lutte de libération, et que le nombre des djihadistes étrangers - monté en épingle par les Américains - n’est pas déterminant. Il représente, au plus, 5% des moudjahidin.
 
 
« Petits groupes »
 
Dans les mois qui suivirent la chute de Bagdad, une quarantaine d’organisations a revendiqué des actions armées, parmi lesquelles : le Commandement de la résistance et de la libération de l’Irak, le Front national pour la libération de l’Irak, la Brigade Farouk, les Organes politiques des médias du parti Baas, Eveil et Guerre sainte, Al Ansar, la Bannière noire, les Cellules du Djihad, l’Armée de libération irakienne, les Combattants de la Secte victorieuse, les Moudjahidin, la Brigade verte, l’Armée de Muhammad, les Drapeaux Blancs, Saraya al-Moudjahidin, le Mouvement Tête de Serpent, le Retour …etc…Les services de renseignement américains étaient incapables de suivre leurs activités autrement qu’en comptabilisant les attentats et les victimes.
 
 
Donald Rumsfeld a bien évidement refusé de parler de résistance. Il ne reconnaissait l’existence que de « petits groupes » d’attaquants baasistes, de Feddayin de Saddam ou de formations loyalistes décrites par Paul Wolfowitz comme les « derniers vestiges d’une cause agonisante ». L’armée US, disait-il, « avait la sympathie de la population, pas les éléments survivants du régime baasiste »… Mais fin 2003, quand le nombre des attaques dépassa officiellement la trentaine par jour, Rumsfeld dû avouer que la guerre serait « longue, dure, difficile, compliquée ».
 
 
La résistance irakienne n’a pas été créée par des intellectuels romantiques, mais par l’élite des Moukhabarat (services secrets) et de l’armée. Cela leur a permis de mettre la CIA en échec quand elle a propulsé Abou Moussab Al-Zarqaoui sur le devant de la scène. Quand les Américains se sont aperçu que les Irakiens rendaient les Forces spéciale US responsables des attentats sauvages et des décapitations filmées, Zarqaoui a été éliminé.
 
 
En cinq ans, les Américains n’ont pu percer ni la stratégie, ni démanteler les principales organisations de la résistance. Ils ont tué des centaines de milliers d’Irakiens (un sondage effectué par l’ORB, un institut de sondage qui a pour client l’OTAN estime à plus de 1 200 000 le nombre des victimes de la guerre), ils détiennent officiellement aux camps Bucca et Cropper plus de 26 000 prisonniers politiques - dont 950 enfants – sans réduction conséquente du soutien apporté aux Moudjahidin. Muwafaq Al-Rubaï, directeur du Conseil de sécurité irakien expliquait sérieusement que Saddam Hussein avait « inoculé un virus incurable » dans l’esprit des Irakiens qui les empêchait d’accepter l’occupation et le gouvernement actuel.
 
 
Supplétifs tribaux
 
S’inspirant des méthodes expérimentées par les colonels Trinquier et Lacheroy pendant la guerre d’Algérie, le GénéralPetraeus - commandant en chef des forces de la coalition - a créé des corps de supplétifs tribaux pour lutter contre Al-Qaïda. Le plus connu est celui d’Al-Anbar commandé jusqu’à son assassinat, le 14 septembre 2007, par le Cheikh Abou Risha, arrêté sous Saddam Hussein pour banditisme sur l’autoroute Bagdad-Amman ! Dans les villes sont nés les « Groupes de citoyens locaux concernés ». Ils auraient dépassé les 70 000 membres, au point d’effrayer Nouri Al Maliki qui sait bien que la majorité d’entre eux l’accuse d’être un agent iranien. Pire pour lui et les Brigades Badr, une pétition signée par 300 000 chiites, parmi lesquels 14 chefs religieux et 600 chefs de tribu, réclame une commission d’enquête de l’ONU sur les crimes commis en Irak par les Iraniens et leurs agents.
 
 
A chaque changement de stratégie américaine, la résistance s’adapte. Des branches des Brigades de la Révolution de 1920 et de l’Armée islamique en Irak ont infiltré les supplétifs, tandis que d’autres s’emploient à éliminer ceux trop liés aux Etats-Unis. On en est arrivé au point où l’armée américaine laisse des groupes de résistance s’emparer de quartiers sans interférer dans les combats. Au poker menteur, Petraeus est perdant d’avance.
 
 
Fronts de libération prépositionnés
 
L’étape la plus importante franchie ces derniers mois a été la création de fronts de libération prépositionné dans la perspective d’un retrait conséquent des troupes d’occupation. Ils sont quatre d’inégale importance et plus ou moins unis :
 
 
§          L’Etat islamique d’Irak, fondé le 15 octobre 2006 sur la base d’un serment prononcé en trempant ses doigts dans une coupe remplie de parfum, une pratique appelée Hilf Al-Moutaîyabin, d’origine pré islamique avalisée par le Prophète Muhammad. Il comprend  7 organisations dont Al Qaïda en Irak, mais n’a rien à voir avec ben Laden.Son chef, Abou Omar Al-Bagdadi, propose de faire de l’Irak un Etat régi par la Charia et de rétablir le califat.
 
 
§          LeFront du Djihad et du Changement avec 8 organisations dont les Brigades de la Révolution de 1920. Créé le 7 septembre 2007, il se veut indépendant de tout parti politique, prône l’unification de la résistance et le recours à la Charia pour régler les différents politiques, parfois sanglants.
 
 
§          Le Haut commandement du Djihad et de la Libération, constitué le 2 octobre 2007, sous la présidence d’Izzat Ibrahim Al Douri - chef du Baas clandestin - regroupe 22 organisations. Ses membres sont issus des diverses composantes ethniques et religieuses du pays, baasistes ou non. Il propose la formation d’une assemblée consultative qui nommera un gouvernement transitoire. Des élections législatives permettront ensuite aux Irakiens de choisir librement leurs représentants.
§           
§          Dernier né : le Conseil politique de la Résistance Irakienne composé, en octobre 2007, du Front pour le Jihad et la Réforme - qui comprenait Ansar Al Sunna, l’Armée islamique en Irak, et l’Armée des moudjahidine -, du Front pour la Résistance Islamique en Irak, et du mouvement Hamas – Irak. Il veut un Irak gouverné par des technocrates non sectaires.
 
 
Les fronts sont d’accord sur l’essentiel : le départ des Américains, des Iraniens et de leurs alliés. L’Etat islamique d’Irak mis à part, ce qui les divise depuis l’exécution de Saddam Hussein, tient plus à des ambitions personnelles qu’à leur vision de l’avenir de l’Irak. Les excès sectaires d’Al Qaïda en Irak, à l’origine du basculement de chefs de tribu dans l’orbite américaine, en ont fait la cible des organisations nationalistes et islamiques qui exècrent le wahhabisme.
 
 
La constitution attendue d’un « Conseil national de la résistance » n’est pas encore à l’ordre du jour. Qui le reconnaîtrait ? Certains pays arabes aident la résistance, mais cela ne va pas très loin. Hareth Al-Dari – chef du Comité des oulémas musulmans - est réfugié en Jordanie. Damas demeure un lieu de passage privilégié. Izzat Ibrahim aurait été aperçu au Yémen, en Arabie et au Caire.
 
 
Quel que soit le scénario choisi par George Bush, Nouri Al-Maliki et ses alliés ont des soucis à se faire. Comme le disait dernièrement un dirigeant de l’Armée islamique en Irak : « L’Irak est doublement occupé. Quand nous en aurons fini avec Al Qaïda et les Américains, nous nous occuperons des Iraniens et de leurs laquais ».
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 21:40
PARIS (AFP)
 
 Un des six membres de l'Arche de Zoé condamnés au Tchad
et désormais incarcérés en France a été mis en examen mercredi par un
juge parisien, et deux autres ont été entendus comme témoins assistés
dans le volet français du dossier, a-t-on appris de sources proches
du dossier.


Les trois autres membres de l'association condamnés au Tchad pour
tentative d'enlèvement d'enfants et incarcérés en France ont quant à
eux été placés mercredi en garde à vue dans les locaux de la brigade
de protection des mineurs avant leur présentation à un juge,
probablement jeudi, selon une source judiciaire. Il s'agit du
président de l'association, Eric Breteau, de sa compagne et
assistante, Emilie Lelouch, et du médecin Philippe van Winkelberg.

Alain Péligat, logisticien de l'équipe, a été mis en examen
pour "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France", un
délit passible de 10 ans d'emprisonnement et de 750.000 euros
d'amende, a déclaré à l'AFP son épouse, Christine Péligat.

Nadia Merimi, l'infirmière de l'équipe, et le logisticien Dominique
Aubry ont quant à eux été entendus comme témoins assistés par le
juge, un statut intermédiaire entre celui de simple témoin et celui
de mis en examen, a-t-on appris auprès de leurs avocats.

Pour Mme Merimi et M. Aubry, les juges Yann Daurelle et Martine
Vezant n'ont pas suivi les réquisitions du parquet, qui réclamait
également à leur encontre la mise en examen pour aide au séjour
irrégulier.
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 21:31
Bush menace l'Iran de riposte et se dit confiant dans un accord israélo-palestinien
 
JERUSALEM (AFP)
 
 
Le président George W. Bush, en visite à Jérusalem, a menacé l'Iran d'une riposte militaire en cas d'agression, trois jours après un dangereux face-à-face entre les marines américaine et iranienne dans les eaux du Golfe.
 
"Le conseiller à la sécurité nationale signifiait tout à fait clairement que toutes les options sont sur la table pour protéger nos biens", a dit M. Bush lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert , faisant référence à des propos tenus plus tôt par son conseiller Stephen Hadley.
En parlant de "toutes les options", M. Bush utilisait la formule consacrée pour évoquer la possibilité d'un recours à la force contre l'Iran.
"Nous avons déjà dit clairement et publiquement, et ils (les Iraniens) connaissent notre position, qui est qu'il y aura de graves conséquences s'ils attaquent nos bâtiments, purement et simplement", a dit M. Bush. "Et le conseil que je leur donne est le suivant: ne faites pas ça", a-t-il ajouté.
Plus tôt, M. Hadley avait vigoureusement mis en garde l'Iran contre les conséquences d'un nouvel incident militaire semblable à celui survenu dimanche dans le détroit stratégique d'Ormuz, par où transite une part considérable du trafic pétrolier mondial.
Cet incident "a failli déboucher sur un échange de tir entre nos forces et les forces iraniennes", a noté M. Hadley, "et c'est un avertissement pour eux: ils doivent faire très attention parce que, si cela se reproduit, ils devront subir les conséquences d'un tel incident".
Selon des bandes vidéo et audio publiées par le Pentagone, des vedettes iraniennes ont harcelé et menacé d'attaquer trois bâtiments américains croisant dans ces eaux éminemment stratégiques, entre les côtes de Iran et de la péninsule arabique.
"Nous pensons qu'il faut signifier aux Iraniens qu'ils pêchent en eaux troubles. Il s'agit d'une provocation (...) et ils devront assumer leurs responsabilités quant aux conséquences s'ils recommencent", a renchéri M. Hadley.
Le président américain s'est par ailleurs dit confiant dans la faculté et la volonté des Israéliens et des Palestiniens de parvenir à un accord de paix avant la fin de son mandat dans un an.
Je suis "très confiant", a répondu le président Bush à un journaliste qui l'interrogeait sur les chances qu'un tel accord soit conclu avant la fin de sa présidence en janvier 2009.
Le président américai a affirmé qu'il attendait de l'Autorité palestinienne un "engagement ferme" à faire cesser les tirs de roquettes sur Israël à partir de la bande de Gaza, mais aussi un démantèlement par Israël des colonies sauvages. Il a dit attendre du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qu'il recontrera jeudi, un "ferme engagement" à combattre les terroristes et à faire en sorte que la bande de Gaza, controlée par les islamistes du Hamas, ne soit pas un "sanctuaire" ou une "base de lancement" pour les tirs de roquettes sur Israël.
Quant aux implantations israéliennes sauvages en Cisjordanie, "elles doivent disparaître", a-t-il dit lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert
 
 
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