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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 20:10
Quinze millions auraient été sortis des comptes de l'UIMM
 
PARIS (Reuters)
 
 Denis Gautier-Sauvagnac aurait sorti en liquide, entre 2000 et 2007, non pas cinq mais quinze millions d'euros sur le compte de l'Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM), écrit vendredi l'Express.fr.
Selon l'hebdomadaire, la piste privilégiée par les enquêteurs concerne le financement occulte des syndicats, ce qui ferait de cette affaire "une bombe politico sociale."
Le parquet a confirmé implicitement vendredi qu'une importante somme d'argent en espèces, dont il n'a pas précisé le montant, avait été saisie mercredi au siège d'un des plus importants adhérents du Medef.
Le journal Le Monde daté du 5 octobre fait état d'une somme de 350.000 euros et l'Express parle de "plus de 400.000 euros."
La brigade financière agissait dans le cadre d'une enquête préliminaire pour "abus de confiance" ouverte la semaine dernière par le parquet de Paris sur des retraits en espèces sur le compte de l'UIMM.
La police a également perquisitionné au domicile parisien de Denis Gautier-Sauvagnac, président de l'UIMM et haut responsable du Medef, qui était l'ordonnateur des retraits en espèces.
Dans sa première déclaration sur l'affaire, Laurence Parisot, présidente du Medef, a déclaré jeudi qu'elle maintenait Denis Gautier-Sauvagnac à son poste de négociateur en chef sur la modernisation du marché du travail.
Denis Gautier-Sauvagnac a nié toute malversation.
 
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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 20:05
Evacuation des tentes installées à Paris par le DAL
 
PARIS (Reuters)
 
  La police a évacué vendredi matin les 170 personnes qui s'étaient installées la veille dans des tentes à Paris, rue de la Banque , près de la Bourse , pour réclamer des mesures d'urgence en faveur du logement, annonce la préfecture de police.
"L'opération a débuté vers 04h55 et s'est déroulée sans incidents", annonce la cabinet du préfet dans un communiqué. Selon Droit au logement, l'association à l'origine de l'action, l'opération menée par 120 policiers a été violente.
Le campement précaire d'une centaine de tentes "entravait totalement la circulation", souligne la préfecture. Les occupants ont été pour certains conduits dans un foyer du XVIIIe arrondissement, d'autres ont fui par le métro, une personne blessée à la cheville a été prise en charge par les pompiers, dit la préfecture. Aucune personne n'a été arrêtée.
Le président de l'association Droit au logement, Jean-Baptiste Eyraud, ne se trouvait pas sur le site et la préfecture explique par cette absence le fait qu'elle n'a pas dialogué avec lui.
Denis Baupin, a adjoint au maire de Paris et élu du parti des Verts, a exprimé sa réprobation. "Je suis choqué de l'expulsion à l'aube des militants du Droit au Logement (...) Encore une fois face à la misère, et face à ceux qui tentent de briser le silence, le gouvernement n'a que deux réponses : mépris et répression", a-t-il dit dans un communiqué.
Un rassemblement de soutien au DAL est prévu dans la soirée de vendredi, rue de la Banque.
L'opération du DAL intervenait un an après la mobilisation des "Enfants de Don Quichotte", qui avaient lancé une action très médiatisée en installant des tentes de SDF le long du canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement de la capitale.
 
 
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 21:18
L’aide militaire israélienne au régime Birman
 
jeudi 4 octobre 2007 , par gélinotte
 
 
David Bloom
La junte birmane qui tire sur des protestataires désarmés a reçu du gouvernement israélien un appel cynique à la retenue le 29 septembre. D’après le journal israélien Ha’aretz, le ministère des Affaires Etrangères israélien a annoncé qu’ « Israël s’inquiète de la situation au Myanmar, et presse le gouvernement de montrer de la retenue et d’éviter de causer du mal aux manifestants. » L’article se terminait en remarquant qu’ « Israël nie la vente d’armes à la Birmanie/Myanmar. » (Ha’aretz, 29 septembre).
C’est faux, d’après un rapport du 1er mars 2000 par William Ashton dans la publication britannique qui fait autorité, Jane’s Intelligence Review. L’article, intitulé « Myanmar et Israël développent un pacte militaire », détaille comment les compagnies israéliennes et le gouvernement israélien ont fourni et perfectionné des armes pour le gouvernement birman, et échangé des renseignements :
En août 1997, il a été révélé que la société Elbit du Ministère de la Défense israélien avait gagné un contrat pour une mise à niveau des trois (à l’époque) escadrons de chasseurs chinois F7 et avions d’entraînement FT-7. Le F-7 est un dérivé du chasseur Mikoyan MiG-21 ‘Fishbed’. Le FT-7 est la version d’exportation du GAIC JJ-7, lui-même une copie de l’avion d’entraînement MiG-21 ‘Mongol B’. Depuis qu’ils ont commencé à être livrés par la Chine en 1991, les forces aériennes du Myanmar ont acquis environ 54 (quatre escadrons) de ces avions, le dernier parvenant à la base de Hmawbi l’an dernier. Dans des ventes associées, les forces aériennes ont acquis environ 350 missiles air-air (MAA) PL-2A chinois et au moins une livraison de MAA plus sophistiqués PL-5.
 
 
Depuis leur livraison au Myanmar, ces nouveaux avions ont causé de gros problèmes aux forces aériennes. Plusieurs avions (et pilotes) ont déjà été perdus lors d’accidents, soulevant des questions sur la fiabilité de la technologie chinoise. Aussi, selon des sources fiables, les F-7s ont été livrés sans les logiciels permettant le tir en vol des MAAs. De plus, les forces aériennes se sont plaintes de difficultés de maintenance des F-7s, reflet en partie de différences majeures entre les structures et la philosophie sous-jacente des logistiques myanmares et chinoises. Les pièces de rechange ont été très peu disponibles. Ensuite, les forces aériennes semblent avoir rencontré des difficultés à utiliser les F-7 (conçus d’abord pour la défense aérienne) pour l’attaque au sol. Ces problèmes, et d’autres, semblent avoir décidé les forces aériennes à se tourner vers Israël pour une aide.
D’après les sources du marché international des armes, 36 F-7 du Myanmar ont été réaménagés avec le radar air-air Elta EL/M-2032, des AMMs courte portée Rafael Python 3 à guidage infrarouge, et des désignateurs laser Litening. Le même équipement sera installé sur les TF-7 d’entraînement biplaces. Dans un contrat associé, Israël vendra aussi au Myanmar au moins un chargement de bombes à guidage laser. Depuis que le contrat d’Elbit a été gagné en 1997, les forces aériennes ont acquis un moins un escadron supplémentaire de F-7 et FT-7 chinois, mais on ne sait pas si le programme de mise à niveau israélien sera étendu à ces avions supplémentaires. Le manque critique de devises du Myanmar sera déterminante dans la décision du SPDC [2].
L’armée a aussi bénéficié de la nouvelle intimité du Myanmar avec Israël. Dans le cadre du programme massif de modernisation et d’expansion militaire du régime, un effort énorme a été mis dans la mise à niveau des capacités d’artillerie. Fidèle à sa pratique de ne jamais abandonner un matériel de valeur, l’armée cherche, autant que possible, à maintenir ses vieux équipements opérationnels. (Le Pakistan, par exemple, a fourni au Myanmar des munitions pour les 25-pounder field guns (mitrailleuses tractées)). Les pièces d’artillerie anglaises, américaines et yougoslaves plus anciennes du Tatmadaw (forces armées du Myanmar) ont été complétées au cours des dix dernières années par une gamme de pièces d’artillerie tractées ou autonomes. Achetées de Chine principalement, elles comprennent des mortiers 122mm, des pièces antichar, des DCA 57mm type 80 et 37 mm type 74, et des lanceurs de missiles multiples 107mm type 63. Dans un accord de troc avec la Chine l’an dernier, le SPDC s’est aussi arrangé pour acquérir environ 16 pièces d’artillerie de 130mm de Corée du Nord. Malgré toute cette nouvelle puissance de feu, l’armée a regardé vers Israël pour équiper ses nouveaux bataillons d’artillerie.
Vers 1998, le Myanmar a négocié l’achat de 16 mortiers tractés Soltam 155mm, peut être par l’intermédiaire de Singapour. On pense que ces canons sont des 2eme main dont l’armée israélienne n’a plus besoin. L’an dernier, des munitions pour ces canons (dont des charges à haut pouvoir explosif ou au phosphore blanc) ont été commandées à des usines gouvernementales du Pakistan. Avant l’achat des nouvelles armes chinoises et nord-coréennes, les grandes pièces d’artillerie du Myanmar étaient des canons de 105mm fournis par les USA il y a près de 40 ans. L’acquisition d’armes israéliennes marque donc un bond majeur en puissance pour les artilleurs de l’armée birmane. Il est possible qu’Israël ou le Pakistan aient fourni des instructeurs pour l’entraînement et la maintenance de ces nouvelles armes.
La marine du Myanmar n’a pas été oubliée. Plusieurs rapports indiquent qu’Israël joue un rôle crucial dans la construction et l’équipement de trois nouveaux navires de guerre en cours de construction à Rangoon. Les chefs militaires du Myanmar ont longtemps souhaité acquérir deux ou trois frégates pour remplacer les corvettes obsolètes de classe PCE-827 ou Admirable, décommissionnées en 1994, et ses deux corvettes des années 60 de classe Nawarat, graduellement abandonnées après 1989. Alors que les liens militaires avec la Chine montaient rapidement pendant les années 90, le SLORC [2] a espéré acheter deux ou trois frégates de classe Jiangnan, ou même Jianghu, mais n’a pu se permettre le ‘prix d’ami’ spécial demandé par Pékin. Comme compromis, le SPDC a acheté trois coques chinoises, et les équipe progressivement en corvettes dans les chantiers navals Sinmalaik de Rangoon.
D’après des sources fiables, les trois navires auront 75 mètres environ et un déplacement d’environ 1200 tonneaux. Malgré l’embargo européen des ventes d’armes au Myanmar, les canons principaux des bateaux ont été importés (apparemment via un tiers) d’Italie. Selon l’information actuellement disponible, ce sont probablement des canons 76mm OTO Melara Compact, armes qui (coïncidence ?) ont été testés intensément pour le combat par la marine israélienne sur ses patrouilleurs d’attaque rapide de classe Reshef. Les corvettes seront aussi probablement équipées d’armes anti-sous-marins, mais on ne sait pas si et quels missiles de surface et anti-aériens elles porteront.
Le rôle principal d’Israël en installant ces trois corvettes est apparemment de fournir leurs équipements électroniques. Les détails ne sont pas connus mais il faut s’attendre à ce que chaque ensemble comprenne au moins un radar d’horizon, un radar de contrôle de feu, un radar de navigation et un sonar. Le premier de ces navires de guerre sera probablement armé et en essai sur mer plus tard cette année.
Rien que des ventes, ou un impératif stratégique ?
Tant que le Myanmar reste un Etat paria, soumis à des sanctions globales par les USA et l’Europe, il est peu probable qu’Israël admette publiquement avoir des liens militaires avec le Tatmadaw. Tant que ça dure, les raisons du partenariat secret avec le régime de Rangoon resteront floues. Cependant, certains facteurs ont probablement joué un rôle en influençant la politique de Tel Aviv.
Clairement, il y a une motivation commerciale forte derrière certaines initiatives. A partir d’une base régionale à Singapour, avec lequel il a une relation très étroite, Israël est déjà parvenu à pénétrer le marché lucratif des armes chinoises. Il recherche maintenant, agressivement, de nouvelles cibles pour la vente d’armes et d’équipements militaires en Asie-Pacifique. Ces ventes sont soutenues parfois par des offres de transfert technologique et de conseil spécialisé. Cette approche a causé des peurs, parmi certains pays, qu’Israël introduirait de nouvelles capacités militaires dans la région, qui pourraient encourager une mini course aux armes, d’autres souhaitant rester à flot. Les systèmes d’armes fournis au Myanmar ne sont pas si nouveaux, et la crise économique asiatique a énormément réduit le pouvoir d’achat de bien des pays de la région, mais les activités en cours au Myanmar renforceront ces inquiétudes.
Vu la nature de certaines ventes, et d’autres formes probables d’assistance militaire au Myanmar, ces initiatives recevraient probablement un fort soutien du gouvernement israélien. En plus de l’impératif commercial - toujours présent - une raison de ce soutien pourrait être le calcul, par des officiels israéliens de haut rang, que des liens avec le Myanmar pourraient rapporter des dividendes en diplomatie et en renseignement. Par exemple, le Myanmar est maintenant un membre de plein droit de l’ASEAN, qui en dépit de la crise économique est encore une force majeure dans partie du monde qui a reçu beaucoup d’attention de la part des politologues depuis la fin de la guerre froide. La base régionale d’Israël restera Singapour, mais il se peut que Tel Aviv croie que le Myanmar puisse offrir une autre avenue pour influencer l’ASEAN, et un point d’observation avantageux pour suivre les développements stratégiques essentiels dans des lieux comme la Chine et l’Inde.
En particulier, Israel s’intéresse à la diffusion des armes nucléaires, chimiques et biologiques, et au transfert de technologies liées au développement des missiles balistiques et autres. Le Myanmar a des liens étroits avec la Chine et le Pakistan, qui ont tous deux été accusés de transférer des technologies ‘sensibles’ d’armements à des Etats ‘voyous’, comme l’Iran. Le Myanmar est aussi un Etat voisin de l’Inde, autre puissance nucléaire qui a résisté aux pressions internationales visant à réduire ses activités de prolifération. Rangoon pourrait donc être vu, par Israël, comme un poste d’observation utile d’où suivre et rapporter sur ces pays.
En outre, malgré des accusations au cours des ans que le Myanmar a développé des armes chimiques et biologiques, et d’autres arguments plus convaincants qu’Israël a son propre arsenal nucléaire, les deux pays partagent un intérêt pour la prévention de la prolifération des armes de destruction massive. Le soutien du Myanmar dans les initiatives anti-prolifération, dans des forums multilatéraux comme l’AG des Nations Unies et le Comité sur le Désarmement, semble mériter un investissement modeste du gouvernement israélien dans des relations bilatérales avec le SPDC. En plus de former des agriculteurs du Myanmar en Israël, assister le Tatmadaw pour rehausser ses capacités militaires semble être un moyen certain d’être proche du régime de Rangoon.
La négation répétée de tout lien militaire avec le Myanmar ne surprend pas venant d’Israël. Israël n’a jamais aimé la pub sur de tels liens, particulièrement avec des pays comme le Myanmar, l’Afrique du Sud ou la Chine, condamnés par la communauté internationale pour leurs violations manifestes des droits de l’homme. Même les liens militaires étroits avec Singapour sont niés des deux côtés. Pourtant, il semble ne faire guère de doute qu’après le coup d’Etat de 1988, Israël a commencé à développer des liens étroits avec le SLORC, qui ont continué à croître sous le SPDC. Dans ces conditions, il serait étonnant qu’Israël ne continue pas à rechercher les occasions de restaurer le genre de relation bilatérale mutuellement avantageuse qui fut établie dès que les deux pays devinrent des Etats indépendants modernes en 1948.
On peut remarquer qu’Elbit Systems est une des sociétés israéliennes impliquées au Myanmar. Elbit fournit l’électronique utilisée dans le mur de séparation qu’Israël construit illégalement dans la Cisjordanie palestinienne occupée, enfermant 10% des terres palestiniennes du côté « israélien ». Il est ironique qu’Israël exprime du souci pour les protestataires tués par l’armée birmane qu’il fournit, alors qu’Israël a tué des dizaines de Palestiniens protestant contre l’annexion de vastes sections de leurs terres agricoles, et blessé des centaines d’autres, y compris des Israéliens et des manifestants internationaux, qui ont été battus, arrêtés et expulsés par l’armée israélienne (JPost, 5 sept.). Aujourd’hui même, dans le village de Bil’in en Cisjordanie, l’armée israélienne a blessé neuf manifestants non-violents, d’après l’International Middle East Media Center (IMEMC, 29 sept.).
Que l’armée birmane ait tiré dans la foule rappelle que le premier mois de la seconde Intifada, avant qu’aucune attaque armée ou aucun tir ne soit venu du côté palestinien, les forces israéliennes ont tiré 1,3 millions de balles sur les Palestiniens, d’après Yitzhak Laor, un éditorialiste israélien qui écrit souvent pour Ha’aretz (Counterpunch, 20 octobre 2004, [3] ) :
Un mois après le début de l’Intifada, il y a quatre ans, le général de division Amos Malka, alors 3eme dans la hiérarchie militaire et chef du renseignement militaire jusqu’en 2001, a demandé à un de ses officiers (le lieutenant Kuperwasser) combien de balles de 5.56 le commandement central avait tiré pendant ce mois là (rien qu’en Cisjordanie). Trois ans plus tard, Malka a parlé de cet horrible décompte. Voici ce qu’il a dit au commentateur diplomatique de Ha’aretz, Akiva Eldar, sur le premier mois de l’Intifada, 30 jours d’agitation, encore aucune attaque terroriste, pas de tirs palestiniens :
Kuperwasser est revenu avec le nombre, 850.000 balles. J’avais le nombre de 1,3 millions pour la Cisjordanie et Gaza. C’est un nombre stratégique qui dit que nos soldats tirent et tirent et tirent. J’ai demandé : « Est-ce ce que vous envisagiez dans vos préparatifs ? » et il a répondu par la négative. J’ai répondu : « Alors ça signifie que c’est nous qui déterminons la hauteur des flammes. » (Ha’aretz, 11 juin 2004).
C’était une balle pour chaque enfant palestinien, a dit un des officiers à ce meeting, ou du moins c’est ce que le quotidien Maariv révéla il y a deux ans, quand cet horrible nombre fut révélé pour la première fois. Ceci ne changea pas l’ « opinion publique », ni ici ni en Occident, ni il y a eux ans ni il y a quatre mois quand Malka ouvrit enfin la bouche. C’est comme si ça avait eu lieu ailleurs, ou il y a très longtemps, ou comme si ce n’était qu’une version, une voix dans une polyphonie, cachée derrière le thème principal : nous, les Israéliens, avons raison, et ils ont tort .
[1] http://www.ibiblio.org/obl/reg.burma/archives/200008/msg00005.html
[2] SLORC : State Law and Order Restoration Council et SPDC, State Peace and Development Council, noms successifs de la junte militaire birmane.
[3] http://www.counterpunch.org/laor10202004.html
Traduction JPB pour CCIPPP
Article imprimé à partir du site de la Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien : ICI
 
 
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 21:05
Tous les syndicats cheminots appellent à la grève le 18 octobre
 
PARIS (Reuters)
 
  L'Unsa-Cheminots et la Fédération autonome des agents de conduite (FGAAC) ont rejoint jeudi l'appel à la grève le 18 octobre à la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Les deux syndicats se joignent ainsi aux six autres fédérations de cheminots CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC et Sud, à la majeure partie des syndicats de la RATP ainsi que les fédérations EDF-GDF.
La FGAAC, dont les représentants ont été reçus trois fois au ministère du Travail dans le cadre des concertations menées par Xavier Bertrand, s'est décidée lors d'une réunion de son bureau fédéral jeudi soir.
Elle déposera un préavis de grève reconductible, a déclaré à Reuters Bruno Duchemin, secrétaire général de la FGAAC, syndicat d'environ un tiers des agents de conduite de la SNCF.
"On a eu des discussions très franches et directes mais il reste des points de blocage sur la reconnaissance de la spécificité des cheminots en général qui exercent un service public 365 jours sur 365 et 24 heures sur 24", a-t-il expliqué.
La fédération veut également que l'on reconnaisse une "spécificité supplémentaire pour les agents de conduite".
 
 
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 22:03
La gauche à la noce
 
LE MONDE | 02.10.07 | 14h39  •  Mis à jour le 02.10.07 | 15h02
 

 Gare aux trompettes de la renommée. Par un bouche-à-oreille très parisien, le mariage de Fabienne Servan-Schreiber, productrice de cinéma et de télévision, et d'Henri Weber, héros trotskiste devenu député socialiste européen, s'est transformé en quelques jours en un petit happening politique, échappant malgré eux à ses organisateurs. Restes d'une belle lucidité soixante-huitarde, génération qui aime tant se raconter ? Nombre des 800 invités de la fête ont éprouvé l'envie de rapporter, les jours suivants, leur soirée du samedi 15 septembre, sentant confusément que, sous les rampes du Cirque d'hiver, s'était dessiné un tableau allégorique. Ou devinant que, dans ces retrouvailles de la gauche arrivée, s'était écrite, volens nolens, une petite fable.
 
Quand ils ont trouvé le carton d'invitation dans leur boîte aux lettres, grâce au carnet d'adresses impeccablement tenu de "Fabienne", certains se sont d'abord demandé : "Comment ? Ces deux-là ne sont pas encore mariés ?" Beaucoup ont souri sans méchanceté : "Ce vieux soixante-huitard d'Henri souscrit même au rite bourgeois et passe la bague au doigt devant monsieur le maire !" Le dernier samedi de l'été, jour de ciel bleu, de Vélib' et de Technoparade, ce couple star de Mai 68, en présence de ses trois grands enfants, s'est donc dit "oui" devant Bertrand Delanoë, avant d'être accueilli par les clowns du Cirque d'hiver. Une adresse fameuse, entre République et Bastille, là où, au XXe siècle, quand elle gagnait encore les élections présidentielles, la gauche fêtait ses victoires, fidèle au Paris ouvrier et rebelle.
Avec la Mutualité, le Cirque d'hiver demeure l'un des lieux de mémoire parisiens. C'est ici, sur la piste aux étoiles des Bouglione, qu'est né le MRAP, organisation antiraciste, en mai 1949. Là que se sont tenus quelques célèbres meetings de campagne de François Mitterrand, Lionel Jospin, puis Ségolène Royal. Là que s'est souvent réunie en messes unitaires la gauche partisane et syndicaliste. "On se fait une Mutu ?" "On se tente un Cirque ?", demandaient les responsables. La "Mutu" est moins chère - entre 12 000 et 15 000 euros la salle -, mais le "Cirque" est plus vaste. Or, a expliqué sur la piste Denis Olivennes, le patron de la FNAC, dans un compliment bien troussé : "Quand on se marie à 25 ans, on invite 50 amis ; à 35, 200. Quand on se marie beaucoup plus tard, on en reçoit 800. Et avec les connaisssances, il leur aurait fallu le Stade de France !"
Durant la campagne présidentielle, Fabienne Servan-Schreiber, indéfectible soutien de la gauche, avait réuni artistes et intellectuels prêts à soutenir Ségolène Royal dans un gymnase parisien. A 63 an, le marié, lui, est un lieutenant fidèle de Laurent Fabius, comme son ami Claude Bartolone, y compris lorsqu'il lui a fallu dire non à la Constitution européenne. Foin des querelles entre ex-trotskistes, des oukases contre ceux qui lorgnent trop, depuis quelques mois, vers la droite : du groupe trotskiste lambertiste OCI aux hauts fonctionnaires centristes des Gracques, ce soir-là, Henri Weber réunissait gaiement tout le monde.
Lionel Jospin et son épouse, Sylviane Agacinski, dînaient à quelques tables de la présidente de la région Poitou-Charentes, venue avec ses enfants. "Il paraît qu'il a écrit un livre terrible et ignoble contre moi", confiait-elle à ses voisins (c'était deux jours avant que Libération ne publie les extraits chocs de L'Impasse - éd. Flammarion). Entre deux avions, Dominique Strauss-Kahn, alors futur patron du FMI, honorait les mariés de sa présence. "On le regardait déjà différemment, il est devenu international", s'amusait un convive.
Enfin, last but not least, la gauche sarko-compatible, des chargés de mission aux ministres, avait fait le déplacement en masse : l'ex-patron d'Emmaüs, Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner - une des vedettes de la fête. "Il est resté tard, pour montrer qu'il n'avait pas de problème avec sa famille politique, commente un invité. Quand on pense en revanche à tout ce qu'Henri lui a donné, Fabius aurait pu s'attarder." Arrivé pour le cocktail, l'ancien premier ministre est reparti avant le dîner...
Est-ce la présence des banquiers - Bruno Roger, le patron de Lazard, Philippe Lagayette, de chez JP Morgan, ou Lindsay Owen-Jones, le patron de L'Oréal ? Celle des ténors du barreau, ou des patrons de télévision - Patrice Duhamel, Jérôme Clément, Patrick de Carolis ? "C'était comme si la gauche n'avait pas perdu les élections", sourit un membre de la noce. "Si on n'est pas invité ce soir, c'est qu'on n'existe pas socialement", souffle le psychanalyste Gérard Miller à ses camarades de table. Patrick Bruel, Carla Bruni ou Julien Clerc... Mélange des étiquettes et des genres provoquent toujours quelques scènes dignes du cinéma, comme l'arrivée spectaculaire de Georges Kiejman accompagné de Fanny Ardant, ou le compagnonnage du journaliste Jean-François Kahn, patron de Marianne, avec Alain Minc, ami du président de la République.
S'ils sont tous là, c'est parce que la petite histoire des héros de la soirée a rencontré celle de la gauche. Leurs vies militantes se sont emmêlées avec la grande politique, puis, une fois la gauche au pouvoir, avec la réussite. Avant de devenir sénateur à Paris puis député à Bruxelles, le fabiusien Henri Weber fut un enfant de Mai 68. Cofondateur de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) avec Alain Krivine, il a dirigé Rouge, le journal de l'organisation trotskiste, qu'il a créé avec les droits d'auteur de son Mai 1968 : une répétition générale - réédité tous les dix ans en "poche". Pour le mariage, Fabienne portait d'ailleurs une robe bustier écarlate, dessinée par Sonia Rykiel. Et c'est une ancienne claviste de Rouge, Sophie Bouchet-Petersen, devenue "plume" et amie de Ségolène Royal, qui prononça le deuxième discours de la soirée. "Les bonnes formations passent les années !", applaudit en expert l'un des trotskistes de la fête au Cirque d'hiver.
C'est justement là, en juin 1973, que s'est nouée l'idylle. Avec la petite caméra qui ne la quitte jamais, une jolie étudiante filme, devant le bâtiment, la foule qui proteste contre la dissolution de la Ligue communiste, après les affrontements violents qui ont opposé ses militants à ceux du groupe d'extrême droite Ordre nouveau. A l'intérieur, Jacques Duclos, secrétaire général du PCF, s'indigne - grande première - des ennuis causés aux "gauchistes" par le ministre de l'intérieur, Raymond Marcellin. Perché sur un feu rouge, un jeune homme vocifère dans son mégaphone et tempête contre l'emprisonnement du camarade Krivine. Belle gueule, bel esprit. Dans le viseur de sa super-8, Fabienne Servan-Schreiber tombe amoureuse du fils d'immigré d'Europe de l'Est grandi à Belleville...
L'avantage, quand on devient célèbre et qu'on se marie tard, c'est qu'on échappe aux discours potaches et aux mauvaises vidéos amateurs. De sa maison de production, Cinétévé, Fabienne Servan- Schreiber, scénariste et réalisatrice du film de ses noces, a tout prévu. Côté archives, le fonds "maison" est large. On peut aussi puiser dans celui des invités : Romain Goupil et son Mourir à trente ans, les épisodes de Génération des historiens de Mai 68 Patrick Rotman et Hervé Hamon...
La mariée a confié les commentaires du film-souvenir, Trente-quatre ans de fiançailles, à l'un des plus solides amis du couple, celui des bons et des mauvais jours : Régis Debray. Devant Edgar Morin et un parterre d'intellectuels sexagénaires, le philosophe peut enfin commenter à sa sauce les fameux "événements" d'il y a presque quarante ans et... leur apothéose. Les Weber cabotant le long des côtes dans leur caïque turc à voiles plutôt qu'en croisière sur le Paloma, n'est-ce pas la dernière différence entre la droite et la gauche ? "Tendres sarcasmes", signe Régis Debray au générique.
Ont-ils trop vieilli, l'ont-ils trop aimée, la révolution ? Sur la piste, une fois le sirtaki de Bernard Kouchner et de Christine Ockrent fini, il n'y eut vite plus que les enfants des invités pour danser sur les "compil" du DJ déniché par "Fabienne" au festival du documentaire de Biarritz. Lionel Jospin est resté assis sur le bord de la piste. Le dernier carré des révolutionnaires est parti se coucher, après avoir exhumé, tristes et désolés, les jolis coups et les bons mots de l'ami Jean-François Bizot, grand absent de la fête, mort juste une semaine plus tôt.
Des convives présents, on n'a guère entendu que le chercheur Patrick Weil protester, les jours suivants, contre la politique d'immigration du nouveau gouvernement. Invité aux noces, Alain Krivine avait décliné l'invitation.
"Que le très fabiusien Henri Weber se marie, c'est son droit le plus strict, commentait Rouge d'une brève, le 21 septembre. Qu'il organise un dîner politico-mondain où se sont retrouvés, outre le panel des dirigeants socialistes, la députée UMP Françoise de Panafieu et Bernard Kouchner, le va-t-en-guerre, montre que nous ne vivons pas dans le même monde et que nous n'avons pas la même conception de la politique." Cette fois-ci, c'est Krivine qui jouait les trouble-fête. Pour parfaire la légende, il faut toujours quelques absents au banquet de la jeunesse disparue.
 
Ariane Chemin
Article paru dans l'édition du 03.10.07
 
 
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 21:55
 Pétition contre les tests ADN


En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.


Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.

Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.

Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.
 
 
 
 
Isabelle Adjani, actrice
Raymond Aubrac
, ancien résistant
François Bayrou
, président du Modem
Bertrand Delanoe
, maire de Paris
Laurent Fabius
, ancien Premier ministre
Dan Franck
, écrivain
René Frydman
, professeur de gynécologie-obstétrique
Raphaël Haddad
, Président de l'UEJF
François Hollande
, premier secrétaire du PS
Axel Kahn
, généticien
Lionel Jospin
, ancien Premier Ministre
Bernard-Henri Lévy
, philosophe
Jack Lang
, député et ancien Ministre
Pierre Mauroy, ancien Premier ministre
 
Jean-Claude Mailly
Jeanne Moreau, actrice
Amélie Nothomb
, écrivain
Patrick Pelloux
, médecin urgentiste
Michel Rocard
, ancien Premier ministre
Ségolène Royal
, présidente de Région
Jorge Semprun
, écrivain, homme politique espagnol
Dominique Sopo
, président de SOS Racisme
Francis Spizner
, avocat à la cour
Bernard Thibault
, secrétaire général de la CGT
Lilian Thuram
, footballeur professionnel
Philippe Val
, directeur de Charlie Hebdo
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
 
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 21:55
Sarkozy annoncerait mercredi une
nouvelle vague "d'ouverture"
 
PARIS (Reuters)
 
  Le président Nicolas Sarkozy pourrait annoncer une nouvelle vague "d'ouverture" à gauche à la faveur de sa rencontre à l'Elysée avec les parlementaires de la majorité UMP-Nouveau centre (NC) mercredi soir.
Des informations non confirmées circulaient en ce sens mardi à l'Assemblée nationale.
Le nom de députés socialistes qui seraient prêts à entrer au gouvernement ou à accepter de nouvelles missions était cité, notamment Jack Lang, Manuel Valls ou encore Julien Dray.
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, a réagi, lors de son point de presse hebdomadaire. "1. Ce point n'a pas été évoqué lors de notre réunion. 2. nous n'avons pas d'infos. 3. nous n'avons même pas de rumeurs", a-t-il dit.
André Vallini, porte-parole du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), a choisi de répondre par l'ironie.
"Si on considère qu'une deuxième vague d'ouverture devait avoir lieu, elle poserait, semble-t-il, plus de problèmes à la droite qu'à la gauche. Pour ce qui nous concerne, nous sommes vaccinés", a-t-il dit lors de son point de presse hebdomadaire.
"On a eu à gérer ça au mois de juin. Chacun agit en conscience. Moi, je ne crois pas une seconde que les noms que vous venez de citer soient susceptibles de passer de l'autre côté", a-t-il ajouté.
"Si d'autres noms, d'autres socialistes devaient un jour franchir la frontière de l'opposition à la majorité, ça les regarde et il faut leur poser la question", a poursuivi le député de l'Isère.
André Vallini a précisé, en réponse à une question, que Manuel Valls était présent à la réunion hebdomadaire du groupe mais que Jack Lang et Julien Dray étaient absents. Jack Lang s'est mis en congé du groupe parlementaire cet été.
"Ce n'est pas pour m'étonner", a pour sa part dit dans les couloirs de l'Assemblée Alain Bocquet, chef de file des députés communistes, à propos de ces rumeurs. "Il y a des gens qui peuvent dériver", a-t-il ajouté. "Sarkozy joue bien".
"L'ouverture est utile mais il ne faut pas que ce soit un choix qui ressemble plus à un casting qu'à une vraie compétence gouvernementale", a pour sa part averti Nicolas Perruchot, porte-parole du groupe du Nouveau centre (NC) et député-maire de Blois, ville qu'il a ravie en 2001 à Jack Lang.
Réunis à Strasbourg ce week-end, les parlementaires UMP ont manifesté leur désapprobation quant à une éventuelle poursuite de la politique "d'ouverture" prônée par Nicolas Sarkozy.
"Oxygéner la maison c'est bien mais attention à ne pas faire entrer le loup dans la bergerie", prévient à nouveau Josselin de Rohan, président du groupe UMP au Sénat, dans France Soir mardi.
"L'ouverture est une manoeuvre astucieuse" à condition que les socialistes entrant au gouvernement "se convertissent à nos idées" sinon l'électorat va se démobiliser, estime-t-il.
 
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 21:51
Les présidents des CPAM de Midi-
 
Pyrénées affichent leur
 
opposition aux franchises médicales
 
 
TOULOUSE (AP)
 
  Les présidents des huit Caisses primaires d'assurance maladie de la région Midi-Pyrénées ont exprimé mardi "de vives inquiétudes au vu du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008" et souligné leur opposition aux franchises médicales.
"Certaines mesures envisagées, outre qu'elles font porter, une fois encore, l'essentiel des efforts de redressement sur les assurés sociaux, portent gravement atteinte aux principes fondateurs de la sécurité sociale", précise en préambule le communiqué.
Dans ce document "unanime" auquel se sont associées la Caisse régionale d'assurance maladie (Cram) et l'Union régionale des caisses d'assurances maladies (Urcam), les signataires rappellent le "principe fondateur de la sécurité sociale" qui dit que "chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins".
Pour les huit présidents des CPAM de Midi-Pyrénées, "l'instauration de franchises contrevient gravement à cette solidarité" et serait "à la fois économiquement inefficace et socialement injuste et insupportable".
"Faire croire que les sommes ainsi économisées permettront de régler les problèmes que va poser le vieillissement de la population est, au mieux, une illusion, au pire, une tromperie", ajoute le communiqué.
Interrogé par l'Associated Press, Bernard Giusti, président du conseil d'administration de la CPAM de la Haute-Garonne a réaffirmé que les franchises médicales "ne sont pas la solution pour répondre aux besoins actuels en matière de financement de la sécurité sociale". Selon lui, "on est en train, de manière volontaire ou pas, de manière insidieuse ou pas, d'aller vers un système d'assurances privées".
"On ne parle pas assez du financement et de ce qui est porté par la sécurité sociale et qui relèverait du budget de l'Etat", a précisé le président de la CPAM de Haute-Garonne. "Dans le même temps où la sécurité sociale affiche un déficit de 11,7 milliards d'euros, la Cour des Comptes évalue à 37 milliards d'euros ce qui n'est pas rentré dans les caisses de la sécurité sociale". AP
 
 
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 21:43
Après l'élection de Dominique
Strauss-Kahn à la direction du FMI,
le CADTM dénonce une mascarade
électorale
 
 
Depuis sa création en 1944, le FMI a toujours eu un directeur général issu d'un pays ouest-européen, en échange de quoi la présidence de la Banque mondiale est toujours revenue au candidat désigné par le président des Etats-Unis.
Alors que le thème de la bonne gouvernance est régulièrement mis en avant par les grandes puissances quand cela sert leurs intérêts, elles viennent une nnouvelle fois de se livrer à une mascarade électorale en nommant à la tête du Fmi le socialiste français Dominique Strauss-Kahn.
La candidature du Tchèque Josef Tosovsky, qui n'était même pas soutenu par son propre pays, ne fait pas illusion : le vote était acquis d'avance pour le candidat désigné par l'Union européenne. A l'opposé d'un processus réellement démocratique, la règle tacite de partage de pouvoir entre Etats-Unis et Union européenne a toujours cours.
Le CADTM ne voit donc aucune raison de se réjouir de la nomination de Dominique Strauss-Kahn.
Le CADTM tient d'abord à rappeler que le FMI est une institution qui, depuis plus de 60 ans, exige avec la plus grande brutalité que les dirigeants des pays dits « en développement » appliquent des mesures économiques servant l'intérêt des riches créanciers et des très grandes entreprises. Dans ce but, durant les dernières décennies, le FMI a apporté un soutien essentiel à de nombreux régimes dictatoriaux et corrompus, de Pinochet au Chili à Suharto en Indonésie, de Mobutu au Zaïre à Videla en Argentine, et actuellement encore de Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville à Déby au Tchad, et tant d'autres. Depuis la crise de la dette au début des années 1980, le FMI impose aux forceps des programmes d'ajustement structurel aux conséquences dramatiques pour les peuples du Sud : réduction drastique des budgets sociaux et des subventions aux produits de première nécessité, ouverture des marchés et mise en concurrence déloyale des petits producteurs avec les multinationales, production tournée vers l'exportation et abandon du principe de souveraineté alimentaire, privatisations massives, fiscalité aggravant les inégalités…
Voilà pourquoi de nombreux pays refusent désormais la tutelle du FMI, ses remèdes frelatés ne trompant plus les peuples du tiers-monde qui connaissent trop bien les souffrances qu'ils impliquent et se sont saignés aux quatre veines pour rembourser une dette immorale et largement odieuse.
Dans ces conditions, le CADTM réclame avant tout un débat public sur l'architecture financière internationale nécessaire pour apporter des solutions justes et durables aux centaines de millions de personnes qui s'enfoncent dans la misère à cause des orientations économiques décidés par le FMI.
L'urgence pour le CADTM consiste donc en l'abolition de ce FMI qui a largement fait la preuve de son échec en termes de développement humain et en son remplacement par une institution transparente et démocratique, dont la mission serait centrée sur la garantie des droits fondamentaux.
infos article
URL: http://www.cadtm.org
 

 

Mardi 02 Octobre 2007
 
 
Source :
http://www.alterinfo.net
 
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 21:11
France: retombées politiques des appels à l’agression 

contre l’Iran lancés par Kouchner
 
Par Alex Lantier
1er octobre 2007
 
 
 
 
Les appels du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à adopter une politique agressive contre l’Iran, sont source d’inquiétude au sein de l’élite dirigeante française au moment où la popularité du président nouvellement élu, Nicolas Sarkozy, baisse rapidement dans les sondages. Certaines sections de la bourgeoisie française ne s’inquiètent pas uniquement pour leurs énormes investissements en Iran, mais aussi de ce que Sarkozy risque de miner son propre gouvernement en devenant l’adjoint de l’administration Bush en matière de crimes de guerre.
Dans l’émission de radio Le grand jury RTL du 16 septembre, Kouchner a dit qu’il était nécessaire de se préparer « au pire » au sujet de l’Iran, ajoutant que « le pire, c’est la guerre, monsieur. » Kouchner a révélé que l’état-major mettait des plans au point en vue d’attaques contre l’Iran et a donné son aval en disant, « il est normal que l’on fasse des plans. » Kouchner a dit aussi que le gouvernement français déconseillait aux entreprises françaises d’investir en Iran, et ce bien qu’elles y aient déjà des investissements s’élevant à 30 milliards de dollars américains.
D’autres représentants du gouvernement ont ensuite essayé de minimiser les remarques de Kouchner. Dans une interview télévisée le 20 septembre, Sarkozy a dit, « je n’aurais pas employé le mot ‘guerre’. » Néanmoins les remarques qu’il a ensuite faites ont démontré que ce qui le préoccupait le plus c’était que Kouchner ait vendu la mèche.
Sarkozy a ajouté, « l’Iran essaie de se doter de la bombe nucléaire, » ce qu’il a qualifié d’ « inacceptable. » Ces remarques ont été faites après son discours de politique internationale du 28 août dans lequel il avait déclaré que si les négociations visant à empêcher l’Iran de se munir de l’arme nucléaire venaient à échouer, alors les seules alternatives seraient « la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran. » Sarkozy a à nouveau abordé le sujet dans son discours du 25 septembre aux Nations Unies en disant que l’arme nucléaire iranienne serait « un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde. »
Kouchner a aussi rencontré la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice lors d’un voyage de trois jours, du 19 au 21 septembre, à Washington. Un communiqué de presse français a dit que « la situation régionale » au Moyen-Orient et le « dossier nucléaire iranien » étaient « au cœur de leurs entretiens. » Dans un contexte où des signes s’accumulent donnant à penser que des frappes militaires américaines sur l’Iran sont imminentes, Rice a déclaré, « Je pense qu'il n'y a, essentiellement, pas de différence dans la façon dont nous [Paris et Washington] voyons la situation en Iran et sur ce que la communauté internationale doit faire, et nous allons travailler dans ce sens. »
Tous ces commentaires ont perturbé certains parmi l’élite dirigeante, notamment à l’intérieur du parti conservateur au pouvoir, l’UMP (Union pour un mouvement populaire), qui craignent que la politique de Sarkozy visant à défendre sans retenue les intérêts de la bourgeoisie française – au moyen de coupes sociales massives contre les travailleurs en France et d’une alliance militariste avec l’impérialisme américain à l’étranger – ne devienne trop apparente aux yeux de la population.
Dans une interview donnée le 23 septembre, l’ancien premier ministre UMP (et rival de Sarkozy) Dominique de Villepin a dit qu’il y avait « un rapprochement, parfois même un alignement sur certaines positions de l’administration Bush » entre Sarkozy et l’administration Bush. Il a fait remarquer que l’administration Bush est « une administration finissante, qui s’est beaucoup trompée en matière de politique étrangère » sur la question de l’Irak.
Villepin avait précédemment critiqué le gouvernement de Sarkozy sur sa politique intérieure. Le 21 septembre il avait critiqué le premier ministre François Fillon qui avait, le même jour déclaré de façon quelque peu hystérique que la France était « en situation de faillite sur le plan financier. » Tout en insistant sur le fait qu’il ne fallait pas « faire de procès à François Fillon », Villepin avait fait remarquer que les 15 milliards de réduction d’impôt en faveur de la tranche d’impôt la plus élevée avait « aggravé la situation financière. »
Le 25 septembre, un autre ancien premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin, avait aussi critiqué les propos de Fillon, les qualifiant de « maladroits et inexacts. » Citant la ministre des finances Christine Lagarde qui avait reconnu qu’elle poursuivrait une politique de « rigueur » envers les travailleurs du secteur public, et citant les propos de Kouchner et de Fillon, Raffarin avait dit « Rigueur, guerre, faillite. Franchement, attention ! »
Néanmoins, le fait que le gouvernement reconnaisse être en train de mettre en place une politique de rigueur, de guerre et d’imprudence en matière financière est tout à fait juste. Ni Raffarin ni Villepin, qui ont tous deux procédé à des coupes sociales lorsqu’ils étaient au pouvoir, provoquant les grèves de grande envergure de 2003 contre le projet de réforme des retraites de Raffarin et de 2006 contre la réforme du contrat de travail de Villepin, n’ont critiqué l’orientation fondamentale de politique intérieure de Sarkozy.
Il est à noter que Villepin a aussi traité de la politique intérieure de la France le 23 septembre. Sur le projet visant à contraindre les immigrés qui font une demande d regroupement familial à se soumettre à des tests ADN, Villepin a dit, « Je pense que ce n’est pas constitutionnel et je pense surtout que cela ne correspond pas à l’histoire et à l’esprit de notre pays. Regardons les autres pays qui pratiquent ces tests ADN. La Grande-Bretagne n’a pas du tout la même histoire que nous, elle n’a pas connu les rafles. »
La référence de Villepin à la collaboration de l’Etat français de Vichy avec l’Allemagne nazie durant la Deuxième guerre mondiale, dans les rafles de juifs français et leur déportation dans les camps d’extermination, était un appel de pied calculé en direction des sections historiquement plus conscientes de l’élite française. En cultivant un style de libéralisme libéré des formes de gouvernance plutôt sociale-démocrate en vigueur en France, Sarkozy a développé des liens étroits avec le néofascisme européen. Il est le premier président à avoir invité Jean-Marie Le Pen, dirigeant du Front national néofasciste, au palais de l’Elysée. Il entretient aussi des liens chaleureux, ainsi que des collaborations littéraires, avec des « post-fascistes » italiens tels Gianfranco Fini de Alleanza Nazionale (Alliance nationale.)
Ces avertissements viennent alors que les cotes de popularité de Sarkozy et de Fillon baissent rapidement – respectivement de 8 et 7 pour cent pour tomber à 61 et 56 pour cent. La vitesse à laquelle elles chutent est, de plus, bien plus significative que leur pourcentage élevé qui reflète la capacité du gouvernement à présenter, de façon déloyale, ses projets de réduction d’impôt et ses coupes sociales comme nécessaires et bénéfiques pour tous. Mais ces pourcentages se révèlent creux eu égard à la forte opposition à des sections-clé du programme gouvernemental, comme par exemple à la « TVA sociale » (baisse des taxes patronales et financement des programmes sociaux en augmentant la TVA) qui ne recueille que 30 pour cent d’adhésion ou encore à la réduction du nombre de fonctionnaires (à laquelle 61 pour cent s’opposent) et à présent aux préparatifs de guerre contre l’Iran.
L’association d’une politique anti-immigrés et d’une obéissance toujours plus servile à Washington dans la fomentation de la guerre au Moyen-Orient, est particulièrement explosive en France où l’on trouve une importante population musulmane et maghrébine. En droite ligne avec sa politique du tout sécuritaire et sa politique basée sur l’identité nationale, Sarkozy avait ciblé cette population lorsqu’il était ministre de l’Intérieur sous Raffarin et Villepin. On se souvient comment, en novembre 2005, lorsque deux jeunes s’étaient électrocutés en essayant d’échapper à la police, la réaction insultante et dédaigneuse de Sarkozy à cet événement avait contribué à déclencher, dans tout le pays, des protestations et des émeutes principalement dans les quartiers à forte population immigrée.  
 
 
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