Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 21:21

Au centre universitaire de Clignancourt, à Paris, les gendarmes mobiles ont délogé les étudiants bloqueurs. A Tolbiac, bloqueurs et anti-bloqueurs se sont affrontés, faisant dix blessés selon Sud-étudiant.

 

 

 

Devant l’entrée du centre universitaire de Clignancourt, qui dépend de la Sorbonne Paris IV, le calme est revenu. Quelques minutes plus tôt, les gendarmes mobiles ont délogé une petite centaine d’étudiants grévistes qui venait de voter le blocage en AG. «Nous tenions un sit-in à l’entrée du bâtiment. Les gendarmes ont chargé. Certains étudiants ont reçu des coups de matraques, d’autres ont été tirés par les cheveux pour les faire bouger», s’indigne Julien, étudiant d’histoire.
Les étudiants présents devant les grilles n’acceptent pas la présence policière : «Le blocage a été voté en AG, il n’ont pas à être là», pour Sonya. Surtout, c’est l’attitude du directeur du centre, Luc Pfirsch, qui est dénoncée : «C’est lui qui a appelé les gendarmes mobiles, souligne Julien. Quand on a commencé à bloquer, il a menacé les bloqueurs en disant qu’ils seront pénalisés pour les partiels, que nous passerons devant le conseil de discipline de la Sorbonne. C’est dommage d’en arriver là».

L’étudiant dénonce aussi «une liste noire, comme lors du CPE, sous prétexte d’activisme.» «Vendredi, en contrôlant les cartes à l’entrée, ils ont noté les noms de certains pour avoir une liste de responsables, en cas de besoin», précise Gerem.


Malgré ces tensions, le directeur du centre tente de parler aux quelques étudiants encore là. «Pfirsch démission !» crient certains jeunes. Il préfèrera rebrousser chemin, repassant derrière les gendarmes mobiles.

«Des militants du FNJ, du Red et de l’Uni venus pour se taper»


Par ailleurs, ce matin, le site de Tolbiac-Paris I a aussi été le théâtre d’affrontements, mais plus violents. Des anti-blocages se sont affrontés aux bloqueurs. Selon un communiqué de Sud-étudiant Paris I, les échauffourées ont fait «une dizaine de blessés, dont un militant Sud-Étudiant.»

«Des mecs extérieurs à la fac sont venus là pour taper, raconte Raphaël, étudiant à Tolbiac. Parmi les anti-blocages, des militants du FNJ, du Red [deux organisations d'extrême droite] et de l’Uni [syndicat étudiant de droite] étaient présents pour provoquer l’affrontement», selon lui. Sud-étudiant fait de son côté le même constat.

Raphaël s’étonne «que des membres extérieurs aient pu entrer. Aujourd’hui, pour la première fois, l’administration n’a pas fait de contrôle à l’entrée, alors qu’elle le faisait les autres jours.» L'étudiant affirme avoir vu «quelqu’un en costard, de l’administration, avoir mis une droite à un bloqueur.»

Après ces violences, les forces de l’ordre sont finalement intervenues pour déloger les bloqueurs.


http://www.liberation.fr/actualite/societe/293940.FR.php
 
LIBERATION.FR : lundi 26 novembre 2007
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 22:40
Le retour au calme reste fragile ce matin dans la commune du Val-d'Oise théâtre de violences hier soir. Les habitants craignent les nuits à venir.
 
 
Hakim Djeroudi
 
 
LIBERATION.FR : lundi 26 novembre 2007
 
 
Dans les rues de Villiers-le-Bel, aujourd'hui en début d'après-midi, une marche silencieuse à la mémoire des deux jeunes victimes décédées hier soir rassemble plusieurs centaines de personnes, dont beaucoup de jeunes et de mères de famille.


Alors que le cortège passe devant le commissariat incendié de Villiers-le-Bel, dont seuls les murs tiennent encore debout, des jeunes prennent des photos, l'un d'entre eux lâche: «Ça me fait tellement plaisir de voir ça». Signe qu'au lendemain des violences qui ont éclaté hier soir dans cette commune du Val-d'Oise, le climat reste très tendu aujourd'hui. Le ressentiment à l'égard de la police comme des médias est palpable.
 
Rue Louise Michel, où s'est produit l'accident mortel qui a coûté la vie à deux adolescents hier, les traces de voitures calcinées témoignent des échauffourées de la nuit lors desquelles 25 policiers et un sapeur pompier ont été blessés. Ce matin, l'artère était quasi-vide: quelques groupes de jeunes, et d'autres à moto qui s'interpellent en passant.

Aux arrêts de bus, chez les commerçants, les violences d'hier alimentent toutes les conversations. Les journalistes ne sont pas les bienvenus, les équipes de télé sont prises à partie, parfois physiquement. Une équipe de télé de France 3 s'est fait dérober sa caméra, sans violence. L'utilisation par les médias de l'expression «homicide involontaire» suscite en particulier la colère, beaucoup étant convaincus que la collision a été volontairement déclenchée par la patrouille de police, qui aurait ensuite pris la fuite, comme l'affirment certains témoins.

A en croire les habitants du quartier, la tension pourrait vite remonter.Un jeune dans le bus: «Ce soir faut qu'on soit tous là». Pour Ali, 36 ans, né à Villiers-le-Bel, «tant que la vérité ne sera pas faite, ça peut repartir comme il y a cinq mois».

«Ça va être chaud ce soir»
, prévient également Ikram, jeune commerçant de 23 ans, qui a habité quinze ans Viliers-le-Bel avant de déménager au Blanc-Mesnil. «Les jeunes ne s'arrêteront pas tant qu'ils n'auront pas cramé le commissariat de Sarcelles.» La patrouille de police qui a percuté la mini-moto était rattachée à la circonscription de Sarcelles, commune très proche de Villiers-le-Bel. Autre cible évoquée dans les conversations: le commissariat de Garges-lès-Gonesses, commune limitrophe de Sarcelles.


D'après des témoignages recueillis sur place, il y aurait eu une sorte de contentieux entre l'une des victimes et la police. Le père de Larami, 16 ans, l'un des jeunes de la Cité des Cerisaies décédé hier, a affirmé aujourd'hui à des habitants qu'un policier aurait menacé son fils la semaine dernière. Ce dernier a ainsi rapporté un échange qu'il a eu avec un policier affirmant queson fils «aura à faire à eux».

Vers 13 heures lundi, la ministre de l'Interieur Michèle Alliot-Marie s'est entretenue avec le maire PS de la ville, Didier Vaillant. A la sortie de l'entrevue, elle a dit partager l'émotion et la tristesse des familles des victimes, et souhaité rencontrer les familles, les pompiers et policiers blessés, ainsi que les commerçants victimes de dégradations. Il n'y a selon elle pas lieu de craindre une généralisation des violences. 


http://www.liberation.fr/actualite/societe/293868.FR.php
 
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 22:05
Chavez, le référendum et l'intelligence des ânes
 
 
Thierry Deronne
 
 
 
Au Venezuela, le 2 décembre 2007, un référendum populaire permettra á 16 millions d’électeurs de rejeter ou d’approuver la réforme de 69 articles constitutionnels. 30 sont proposés par le président Chavez, dans la foulée du programme qui lui a valu d’être réélu á 63 % en décembre 2006. 39 autres ont été ajoutés par l’assemblée nationale au terme de discussions avec des collectifs citoyens issus de la majorité comme de l’opposition. La réforme porte essentiellement sur la généralisation de la démocratie participative, devenant le pilier de l’État, et la protection sociale pour tous les travailleurs. Après huit ans de révolution, il s’agit d’adapter les institutions politiques aux besoins sociaux.
 
De l’intelligence des ânes
mardi 20 novembre 2007

Des confluents humains déboulent de villages proches. D’autres ont voyagé des heures en bus, du fin fond des campagnes. Des zones populaires de Barquisimeto aux rues mouillées de Monagas, des multitudes invisibles dans les médias occidentaux font campagne pour le “oui”. La première assemblée constituante, en 1999, n’avait pas bénéficié d’une telle mobilisation. On critiqua les députés qui préféraient discuter á huis-clos plutôt que sur la place publique. Huit ans plus tard, le ressort de la participation populaire ne fait que bondir. Des millions de copies de la réforme circulent de main en main. Ici, un joueur de saxophone ponctue la lecture publique des articles, là un cercueil enterre la vieille constitution pendant que des femmes indigènes appellent á voter “oui” en wayuu ou en warao. L’article 100 rétablit le rôle central des communautés indigènes et afro-américaines dans la culture nationale. Sur les kiosques á journaux ou sur les vitres des autobus, les manifestants peignent le numéro des articles les plus importants et le visage de Simón Bolívar. “Nous devons chercher notre constitution et nos lois non pas á Washington mais dans notre réalité” disait en 1819 le libérateur de l’Amérique Latine, créateur historique du concept de “sécurité sociale”.

Fiché dans un caddy rempli de pommes de terres, un drapeau rouge salue une marche en faveur de la réforme á Caracas. “Nous ne sommes pas des pierres qui vivons de rien !” explique Margarita Garcia, qui pousse l’étal roulant. La réforme, pour elle, c’est d’abord l’article 87 qui donne á 4,9 millions de travailleurs “informels” les mêmes droits qu’á tous les autres. Sa mère qui vend des empanadas cent mètres plus loin aura droit á une retraite. L’État étend l’ensemble de la protection sociale - pensions, soins, allocations, vacances - aux domestiques, chauffeurs de taxi, artistes, coiffeurs, pêcheurs, artisans, prostituées, chauffeurs de bus, femmes au foyer.

Ces femmes qui toute leur vie lavent et repassent le linge de la classe moyenne et font briller les lavabos du patron, ont réélu Chavez en décembre 2006 sur la base d’un programme clair : accélérer le socialisme. “Tous les articles sont en faveur du peuple, c’est la preuve que ce gouvernement dépend de nous” explique la vendeuse de légumes. Alors qu’ailleurs la gauche renonce á arracher le temps humain au temps du travail, la révolution bolivarienne libère du temps pour vivre. L’article 90 réduit la journée de travail á 6 heures. Du temps pour se retrouver en famille, avec les amis, pour se former, pour accéder á l’offre culturelle croissante. En 2007, la moitié de la population étudie. 35 millions de livres sortent de la nouvelle imprimerie du Ministère de la Culture. “Donne des années a ma maman” dit Yermilin la fillette á qui manque une dent et qui se tord les bras, “je veux partir en vacances des années”. Des dizaines de milliers d’emplois nouveaux seront créés, s’ajoutant á la baisse de 10,1 % du chômage grâce a quatorze mois successifs de forte croissance. (1)

“Sans donner le pouvoir aux pauvres, comment résoudre la pauvreté ?” a répété le président Hugo Chavez. Le territoire de la république, formée aux trois quarts de secteurs populaires, est refondu en fonction des intérêts sociaux. Autour d’une figure-clef : la commune (art. 184). Les articles 70 et 136 font du pouvoir populaire le pilier du nouvel État. Sont validés comme mécanismes de participation et de décision les conseils de travailleurs, d’étudiants, de paysans, d’artisans, de pêcheurs, de femmes, etc.. Leurs décisions auront un “caracter vinculante” - force de loi.

L’opposition proteste : “Le peuple n’est pas suffisamment instruit, n’est pas prêt, il n’est pas capable d’exercer le pouvoir”. “C’est le peuple qui connait les déficiences de chaque communauté et avec ce pouvoir supplémentaire, nous les pauvres nous pourrons résoudre directement nos problèmes” répond Arsenio, chauffeur de taxi de l’État de Trujillo. “Avant la femme restait a la maison avec les enfants, aujourd’hui elle peut aussi représenter le conseil communal, être ministre, gouverneur, maire, nous en avons la capacité ! Le principal c’est de continuer a nous former politiquement, socialement” se réjouit Florencia Pacheco, de l’État d’Aragua.

Lucides, les partisans du “oui” dénoncent les obstacles posés par les maires ou les gouverneurs “chavistes d’occasion” á cette démocratie participative qui menace leurs intérêts. Ces opportunistes freinent l’information sur ces nouveaux pouvoirs et voudraient limiter les conseils communaux au rôle de l’Asociación de Vecinos, courroie de transmission sur laquelle s’était édifié le clientélisme des gouvernements antérieurs. Pour éviter l’enlisement, le président Chavez annonce qu’en cas d’approbation de la réforme il accélérera le transfert des ressources aux communautés organisées. En 2008 9 milliards de bolivars iront directement au 80.000 conseils communaux, qui atteignent déjà le nombre de 35000 en 2007. Le budget participatif de Porto Alegre (Brésil) fut un brouillon timide de ce qui se réalise ici á l’échelle d’un pays. Des centaines de milliers d’habitants de quartiers gèrent déjà collectivement les fonds publics, rasant eux-mêmes les bidonvilles pour y construire des logements humains, réparer les rues, installer l’éclairage public ou les égouts, construire des écoles ou des centres culturels, créer des coopératives et des activités socio-productives de toute sorte.

La réforme s’attache aussi á démocratiser la propriété privée, en étendant son accès aux secteurs populaires (art. 229, 115). Ce qui inspire á la chaîne Globovision des remakes dignes de la Guerre froide. Un fonctionnaire entre dans une boucherie, demande á voir le propriétaire. “C’est moi” dit le boucher. “Á partir d’aujourd’hui ce commerce n’est plus á vous mais au gouvernement” lui répond l’employé... La campagne indigne le président Chavez : “C’est le capitalisme qui a attaqué la propriété privée, qui l’a limitée á une élite ! Combien de paysans ont dû vendre leur terre ou se la sont fait voler ? Combien de pauvres expulsés de leurs maisons, combien de millions de sans-toit aux États-Unis, en Amérique Latine ? Combien de mères qui ne peuvent même pas s’acheter un biberon, un cahier pour leurs enfants ? Avec l’État, qui stimule la construction de bâtiments ou la production d’automobiles bon marché, nous démocratisons l’accès a la propriété privée“. Autre article appuyé par les milieux populaires, le 82. “Avant en cas de problème de paiement on pouvait vous prendre votre maison, la banque pouvait mettre la main dessus, plus maintenant. Le droit au foyer sera inviolable” explique Jair González. Pour Rowan Jimenez d’INVEPAL une usine á papier sauvée de la faillite par les travailleurs, depuis nationalisée et cogérée avec l’État, le plus important est le contrôle de la banque centrale en faveur du développement, la rupture des grands monopoles et la prohibition des latifundios (articles 318, 236, 321, 113 , 307). Les cinéastes, dont la liberté de créer était freinée par la concentration de la distribution cinématographique au service de l’industrie nord-américaine, se voient favorisés par l’article 98 qui établit les droits culturels et les droits d’auteur. “Pouvoir créer librement, c’est nous ouvrir au monde” approuve Carlos Azpúrua.

La réforme intensifie la démocratie dans de nombreux domaines. L’article 64 donne le droit de vote aux citoyen(ne)s dès 16 ans, une révolution en soi. L’article 21 rejette toute forme de discrimination ethnique, de genre, d’âge, de santé, sexuelle, sociale, politique ou religieuse. L’article 109 consacre l’autonomie de l’université et l’élection des autorités par l’ensemble de la communauté universitaire, employés, étudiants, ouvriers. “C’est la récompense de nombreuses années de luttes” pour Alejandra Torres, étudiante de l’UCV : “beaucoup d’étudiants sont morts pour cet idéal sous les gouvernements antérieurs. Avec des autorités légitimes, on aura enfin un vrai débat d’idées sur la politique universitaire”.

Le “non” á la réforme, perdant dans les sondages, est martelé par les télés privées comme Globovision, ou RCTV dont on croit encore, hors du Venezuela, qu’elle a été “fermée par Chavez” (2). Au Venezuela l’opposition possède la majorité des médias - radio, presse écrite, télévisions. La liberté d’expression est totale. La haine de classe et le racisme sont intacts à Globovision, Venevision, Televen ou RCTV et leurs filiales qui occupent 80 % du spectre radioélectrique.

Plus la démocratie s’approfondit au Venezuela, plus les transnationales médiatiques, actrices á part entière de la globalisation néo-libérale, attaquent “la dictature de Chavez”. Avec le même mépris social pour le peuple vénézuélien que pour ceux qui, en Europe, font grève contre les privatisations ou disent non aux traités néo-libéraux. Pour convaincre l’opinion mondiale que le Venezuela est au bord de l’insurrection contre un “futur Castro”, la technique consiste á cadrer serré des groupuscules d’opposition (par exemple des étudiants d’universités privées qui refusent l’intégration des secteurs populaires dans l’enseignement supérieur) lorsqu’ils provoquent les forces de l’ordre. A Paris ou á Tokyo, la télé montre la "violence" comme si elle était le fait de la population en général. Le spectateur ne verra jamais le hors-champ réel : une foule indifférente ou agacée par ces mises en scènes sur commande.

Le Monde, Libération, l’AFP, El País, France-Inter ou le Washington Post résument la réforme au “pouvoir á vie pour Chávez”. L’article 230 donne á la population le droit de réélire qui elle veut autant de fois qu’elle le voudra, un droit démocratique dont jouissent déjà les populations du Royaume-Uni, de France, d’Espagne, d’Allemagne, d’Autriche, d’Irlande, d’Italie ou du Portugal. En supposant que la population l’approuve lors du référendum de décembre, celle-ci restera libre de trancher ultérieurement entre les candidats des différents partis, comme dans n’importe quelle démocratie. Tous les scrutins organisés au Venezuela sous les mandats successifs de Hugo Chavez, une dizaine déjà, ont été jugés transparents par les observateurs internationaux, Union Européenne et Organisation des États Américains y compris.

Toute ces campagnes médiatiques n’entament pas le moral d’Héctor Láres, ouvrier du bâtiment, qui croit dans la victoire éclatante du “oui” : “Ils veulent nous faire marcher á coups de carottes mais ils oublient que l’âne est un animal extrêmement intelligent”.

Caracas, 20 novembre 2007.

(1) voir “l’économie venezuelienne sous Chávez”, Mark Weisbrodt et Luis Sandoval, www.cepr.net juillet 2007.

(2) RCTV continue á diffuser sa programmation habituelle et transmet aussi sur internet : www.rctv.net.


Thierry Deronne Licencié en Communications Sociales (IHECS, Bruxelles). Vice-président de la télévision publique Vive TV, Caracas
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 21:39
Appel du Comité National pour un Référendum
 
 
Un nouveau traité -dit traité de Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen.
Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C'est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum.
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 22:49
Une femme de 23 ans meurt après avoir été poignardée dans le RER D
 
SENLIS (AFP)
 
 Une étudiante de 23 ans est morte dimanche vers midi peu après avoir été découverte grièvement blessée dans une rame du RER D à Creil (Oise), atteinte de plusieurs coups de couteau, a-t-on appris de source judiciaire.
La jeune femme résidant à Orry-la-Ville (Oise), près de Senlis, a été retrouvée vers 11H50 par deux voyageurs qui montaient dans une rame à la station terminus de Creil du RER D.
La victime a été retrouvée grièvement blessée de plusieurs coups de couteau au niveau de la poitrine et portant également des traces de coup sur le visage. Elle est décédée peu après l'arrivée des secours, a précisé le parquet de Senlis.
Le pompiers et le Samu, qui sont arrivés rapidement sur les lieux, ont tenté en vain à plusieurs reprises de réanimer la victime qui était alors en arrêt cardiaque. Les secours avaient été appelés pour "une personne inconsciente sur le quai".
L'étudiante a été retrouvée par les deux voyageurs dans le deuxième wagon de la rame du RER D qui était arrivé à Creil en provenance de Paris. Le lieu exact où le corps se trouvait n'a pas été précisé.
La rame a été immobilisée à la gare de Creil afin de permettre aux enquêteurs de la police technique et scientifique, venus en combinaison blanche sur les lieux, de récolter des indices. Les policiers ont également visionné les bandes vidéo enregistrées par les caméras de surveillance placées sur les quais et dans les gares.
La SNCF, qui exploite la ligne D du RER, n'a pas souhaité faire de commentaires et a simplement indiqué que le trafic était assuré.
Les policiers s'attachaient à retrouver d'éventuels témoins du drame qui s'est déroulé un dimanche à une heure où le RER est assez peu fréquenté. Ils souhaitaient entendre le conducteur de la rame.
L'antenne de Creil de la police judiciaire (DIPJ) de Lille a été chargée de l'enquête par le parquet de Senlis.
Ce dernier a évoqué par ailleurs une autre agression dans un train qui se serait déroulée à Survilliers, dans le Val-D'Oise, mais sans qu'aucun lien ne puisse être fait avec l'affaire de Creil.
Le ministre de l'Intérieur, Mme Michèle Alliot-Marie, a affirmé dimanche soir que "tout était mis en oeuvre pour identifier les auteurs" de ce crime "odieux".
Avec 520.000 voyageurs par jour en moyenne, la ligne D du RER est la plus fréquentée d'Ile-de-France qu'elle traverse sur 160 km du nord au sud, avec une soixantaine d'arrêts. Dimanche, le trafic n'était toujours pas complètement rétabli sur cette ligne après la grève. L'interconnexion entre la partie nord et la partie sud ne sera rétablie que lundi.
Cette ligne s'était rendue célèbre en juillet 2004 lors de l'agression dite du RER D, quand une jeune femme de 23 ans avait dit avoir été victime d'une agression antisémite, avant d'avouer quelques jours plus tard avoir tout inventé.
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 22:43
Les étudiants bolivariens prennent Caracas
 
 

PAR ANTONIO BORREGO ET CALIXTO N. LLANES

En démonstration de soutien à la Réforme constitutionnelle et au président Hugo Chavez, des dizaines de milliers d'étudiants universitaires partisans du projet révolutionnaire ont envahi les rues ce mercredi et défilé jusqu'au Palais de Miraflores, lors d'une manifestation de jeunes considérée comme l'une des plus importantes de l'époque bolivarienne.

Les étudiants bolivariens prennent CaracasVenus des 24 États du pays, les universitaires se sont rassemblés depuis les premières heures de la matinée sur la Place Venezuela, au cœur de Caracas, et se sont dirigés ensuite vers le Palais de Miraflores, où, le président Hugo Chavez a fait son apparition dès son retour de sa tournée réussie.

« Vous êtes le carburant le plus puissant de la révolution », s'est-il exclamé en faisant allusion à la manifestation des étudiants qui l'attendaient depuis plusieurs heures et il a ensuite ajouté : « Je vous attends ici le 2 décembre pour fêter la victoire du Oui ».

Cependant, a-t-il déclaré, le jeu ne se termine qu'au coup de sifflet final, c'est pourquoi il a aussi souligné l'importance de continuer de travailler sans relâche, de mobiliser toutes les forces révolutionnaires en faveur de la Réforme et d'être vigilants face la déstabilisation, la confusion et toutes les manœuvres de l'oligarchie.

Le monde étudiant bolivarien a particulièrement bien accueilli l'article 64 – consacré au droit de vote à partir de 16 ans – et le 109e qui revendique le pouvoir populaire estudiantin et qui ouvre la voie à la démocratisation des universités comme preuve de l'approfondissement de la révolution.
 
Samedi 24 Novembre 2007
 
     www.granma.cu
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 22:35
Bobigny : projection-débat sur la révolution vénézuélienne
 
 
 
 
A l’occasion de la visite officielle d’Hugo Chavez en France, la campagne Pas touche au Venezuela ! a organisé un rassemblement d’accueil et de solidarité (lire le compte-rendu ci-dessous).
 
Dans la foulée de cet événement, notre campagne organise une
 
Projection-débat sur la révolution vénézuélienne
Avec le film : "La révolution ne sera pas télévisée"
Mercredi 28 novembre - 19h30
Bourse du Travail
1 place de la Libération
Salle C2 (rez-de-chaussée)
Bobigny
Entrée gratuite
*
 
 
 
Chavez à Paris : succès du rassemblement d’accueil et de solidarité
 
 
 
 
A l’occasion de la visite officielle d’Hugo Chavez en France, la campagne Pas touche au Venezuela ! a organisé un rassemblement d’accueil et de solidarité, dans la soirée du 19 novembre dernier. Une centaine de personnes – dont beaucoup de jeunes – ont répondu à l’appel et ont réservé un accueil enthousiaste au Président du Venezuela.
Le succès de ce rassemblement n’allait pas de soi. Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous n’avons pu lancer l’appel qu’avec deux jours de préavis. Heureusement, L’Humanité a repris l’information dans son édition du lundi 19, de même que de nombreux sites internet, dont Le Grand Soir et des Indymedia locaux. Par ailleurs, la grève des salariés des métros et RER – que La Riposte a soutenu à 100% – a sans doute dissuadé beaucoup de gens de venir. Enfin, alors que nous avions convoqué le rassemblement pour 19 heures, nous avons appris à la dernière minute que Chavez avait dû décaler l’heure de son arrivée sur Paris, de sorte qu’il n’était pas attendu à l’hôtel avant 22 heures. Ceci-dit, la grande majorité des gens sont restés – sous la pluie et dans un froid de canard – jusqu’à l’arrivée du Président vénézuélien, vers 23 heures.
Comme à son habitude, Hugo Chavez s’est longuement arrêté, devant l’entrée de l’hôtel, pour discuter avec les gens venus le rencontrer. Pendant plus d’une heure, il a abordé différentes personnes et balayé toutes sortes de sujets : le marché du pétrole, le cas d’Ingrid Betancourt, l’impérialisme américain, etc. A un moment donné, il a abordé l’un de nos camarades, qui s’est présenté comme un militant de Pas touche au Venezuela !. Chavez, qui connaît bien notre campagne internationale, a immédiatement réagi : « Pas touche au Venezuela ! La campagne d’Alan Woods ! Salut à Alan Woods ! Et merci beaucoup pour votre solidarité. Pas touche au Venezuela est un mouvement international qui lutte contre l’ingérence des Etats-Unis au Venezuela. Parce que le Venezuela est une démocratie. Que l’on construit – que l’on reconstruit – le Venezuela. Merci beaucoup, camarade, pour votre solidarité. » Le tout était retransmis en direct par différents médias vénézuéliens.
Quelques minutes plus tard, nos camarades ont pris l’initiative de chanter l’Internationale – qui a été reprise par une partie du public. Cela faisait sans doute longtemps que le chant révolutionnaire n’avait pas résonné dans la luxueuse rue de la Paix ! Chavez, pour sa part, a semblé apprécier.
 
Mensonges et calomnies
 
Cette visite officielle a fourni une nouvelle occasion aux grands médias français de déverser une incroyable quantité de mensonges et de calomnies sur le Président du Venezuela et la révolution bolivarienne. Dans son édition du 19 novembre, le journal Libération publiait un « appel » signé par une brochette poussiéreuse d’« intellectuels » réactionnaires – BHL, Finkielkraut, etc. – qui accusent Chavez d’à peu près tous les crimes, dont celui, impardonnable à leurs yeux, de vouloir réaliser le « socialisme du 21e siècle » au Venezuela. Le lendemain, le journaliste Ariel Wizman, sur Canal +, accusait Chavez d’être « ouvertement antisémite », d’organiser des « escadrons de la mort » pour réprimer le peuple vénézuélien et de « bâillonner les médias ». Ce ne sont là que deux exemples. Tous les médias capitalistes ont suivi à peu près la même ligne.
Nous avons déjà répondu plusieurs fois à ces accusations calomnieuses. Mais l’imagination débordante des détracteurs de Chavez en produit sans cesse de nouvelles, sans se soucier un seul moment de les étayer par des preuves. Par exemple, si Chavez organisait vraiment des « escadrons de la mort », il devrait en résulter de nombreux assassinats, dans les rangs de l’opposition. Or, rien de tel à signaler ! Tel est le petit détail qu’Ariel Wizman semble avoir négligé. Mais peu importe : comme le disait Josef Goebbels, le chef de la propagande nazie, si on répète suffisamment un mensonge, même le plus flagrant, il finira par être pris au sérieux.
Les capitalistes qui contrôlent les grands médias nourrissent une hostilité bien compréhensible, de leur point de vue, à l’égard de la révolution bolivarienne. Ils redoutent l’influence de cette révolution sur la jeunesse et les travailleurs de notre pays. Ils sont horrifiés par les appels de Chavez à réaliser le socialisme au Venezuela et à l’échelle internationale. Toute leur propagande mensongère a aussi pour objectif de préparer l’opinion publique à une nouvelle tentative de renverser le gouvernement vénézuélien par la force. Pour notre part, nous appelons tous ceux qui veulent défendre la révolution vénézuélienne à rejoindre notre campagne de solidarité. Pas touche au Venezuela ! Vive la révolution bolivarienne ! Pour la victoire du socialisme au Venezuela et à l’échelle internationale !
 
 
www.lariposte.com
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 22:30
APPEL DE LA CONFERENCE DU PARTI DE LA GAUCHE EUROPEENNE (24-25 novembre 2007)
 
 
Réunis à Prague les 24 et 25 novembre 2007, plus de 500 délégués du Parti de la Gauche Européenne (SEL), venus de 22 pays, dont 18 pays de l’Union, se prononcent « pour une Europe de la justice, de la paix, une Europe démocratique et écologique. »
 
La délégation allemande était conduite par le président de Die Linke Oskar Lafontaine.
 
La conférence dénonce « … la militarisation de l’Europe et l’installation de bases militaires américaines du système de défense antimissile sur le territoire de l’Union… »
 
La conférence déclare notamment :
« Le non français et néerlandais a ébranlé l’ensemble des pays de l’Union Européenne et a révélé chez les citoyens la profondeur de la crise de confiance dans l’orientation néolibérale de la politique européenne. »
 
La conférence déclare ensuite :
« La Gauche Européenne s’oppose au traité constitutionnel qui maintient intégralement le contenu des traités européens en vigueur, ainsi que le projet de constitution européenne, à savoir une société européenne gérée par la concurrence libre et non faussée… Nous affirmons la nécessité d’engager une nouvelle discussion européenne sur l’indispensable refondation de l’Europe. La seule voie pour une paix durable, pour une coexistence pacifique des Etats et des citoyens de l’Europe, pour la démocratie, pour l’avenir politique et social du continent européen, c’est la voie de la reconstruction européenne. Cette discussion doit apporter un nouveau pacte à l’échelle européenne, approuvé par tous les citoyens, par tous ceux qui veulent vivre en Europe. » (extraits de texte publié par le journal tchèque Britske Listy.)
 
Cette conférence internationale tenue à Prague revêt une importance capitale pour nous qui avons mené une bataille acharnée pour le non au TCE. Elle révèle que les citoyens français ne sont absolument pas isolés sur cette orientation de rejet de l’Europe ultralibérale. Dans notre combat pour développer les collectifs pour un nouveau référendum en France, nous devons répondre à cet appel pour cette discussion lancée à Prague les 24-25 novembre et développer des contacts directs.
 
Karel Kostal, socialiste franco-tchèque, membre de PRS 38
Robert Duguet, socialiste membre de PRS 91.
 
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 22:24
Val d'Oise: échauffourées après une collision mortelle entre une moto et une voiture de police
 
 
PARIS (AFP)
 
 Deux personnes circulant sur une moto sont mortes en percutant une voiture de police, dimanche en fin d'après-midi à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), ce qui a entraîné des incidents, notamment des feux de poubelle et des rassemblements de jeunes a-t-on appris de source policière.
La police n'a pas précisé l'âge des victimes qui, selon des témoins, étaient deux jeunes garçons.
La police n'a pas précisé non plus dans quelles circonstances s'est produit l'accident, mais a indiqué qu'il ne s'agissait pas d'une course-poursuite entre le véhicule et la moto.
L'accident s'est produit dans la ZAC dite de la Tolinette, un quartier sensible de Villiers-le-Bel, localité de banlieue à une vingtaine de km au nord de Paris.
Un habitant du quartier, joint par téléphone vers 18H30, a indiqué sous le couvert de l'anonymat, qu'"entre 50 et 100 jeunes brûlent actuellement des poubelles après avoir brûlé deux voitures".
"Il n'y a pas de forces de l'ordre. Quatre véhicules de police se sont déplacés, mais ils ont été aussitôt attaqués par les jeunes et ils sont repartis", a-t-il indiqué.
"Certains montent en ce moment sur les poteaux électriques pour briser les ampoules et plonger le quartier dans le noir", a-t-il encore ajouté.
"Les jeunes ont brûlé des voitures un peu partout et personne ne peut accéder au quartier", a indiqué un autre habitant, également joint sur son portable peu avant 19H00.
"Je suis devant les lieux de l'accident, rue du Pressoir. Il y a le feu partout. Les jeunes mettent le feu aux poubelles, aux voitures. La police ne rentre pas. Dès qu'elle rentre, les jeunes chargent, avec tout ce qu'ils peuvent trouver", a-t-il déclaré, en précisant que la voiture de police et la moto n'avaient pas encore été retirées.
Selon cet habitant, qui n'a pas souhaité que son nom soit cité, les deux victimes "étaient des garçons de 12-13 ans", "deux petits du quartier".
"On a essayé de les calmer (les jeunes, ndlr), mais vous savez, un enfant de 12 ans qui meurt...", a-t-il ajouté.
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 22:01
Garry Kasparov arrêté à Moscou lors d'une manifestation
 
MOSCOU (Reuters)
 
 La police a appréhendé le dirigeant d'opposition et ancien champion d'échecs Garry Kasparov ainsi que plusieurs autres protestataires alors qu'ils manifestaient contre le président Vladimir Poutine.
 
Des échauffourées ont éclaté entre policiers et manifestants dans le centre de la capitale après que quelque 3.000 personnes eurent tenté de marcher sur le siège de la commission nationale électorale.
Le rassemblement était organisé par le mouvement L'Autre Russie, dirigé par Kasparov, qui regroupe des adversaires du Kremlin allant des anarchistes aux économistes libéraux.
Un journaliste de Reuters a aperçu des policiers en civil embarquant Kasparov et d'autres manifestants sans ménagement dans des fourgons de police.
Selon une porte-parole de l'opposant, il a été inculpé de troubles à l'ordre public et la police a dit qu'elle le maintiendrait en détention pendant cinq jours. Une soixantaine de personnes ont été interpellées, a ajouté la porte-parole. La police est, quant à elle, restée muette.
Selon L'Autre Russie, Poutine foule aux pieds les droits fondamentaux ainsi que la liberté de la presse depuis son arrivée au Kremlin en 2000.
Le parti de Kasparov accuse aussi à l'avance les législatives du 2 décembre d'avantager la formation pro-Poutine Russie Unie.
Les manifestants s'étaient rassemblés un jour de grand froid sur une artère proche d'une grande gare de la capitale. Ils ont scandé des slogans tels que "Pas d'élections !", "Vive la Russie !" et "A bas Poutine !".
 
EN INGOUCHIE
 
Les forces de l'ordre avaient réprimé de précédentes manifestations de L'Autre Russie cette année, chargeant la foule à l'aide de matraques et procédant à des arrestations avant même que le gros des rassemblements se forment.
Mais récemment, la police avait adopté une approche moins brutale et a fait samedi profil bas.
D'autres manifestations et défilés étaient prévus dans d'autres villes de la Fédération de Russie.
D'après la radio Echo de Moscou, une centaine de protestataires ont ainsi été arrêtés en Ingouchie, où les autorités locales avaient interdit une réunion de l'opposition.
Poutine, qui est très populaire en Russie, cèdera l'an prochain son fauteuil présidentiel après deux mandats consécutifs de quatre ans au Kremlin.
Mais l'ancien lieutenant-colonel de l'ex-KGB a manifesté l'intention de continuer à jouer un rôle politique dans son pays, sous une forme ou sous une autre.
Il sera en tout état de cause tête de liste de Russie Unie aux législatives, un scrutin que cette formation devrait remporter haut la main.
L'Autre Russie a donné à ses partisans des consignes de vote nul pour le 2 décembre.
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens