Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 21:14
Plus de troupes en Afghanistan !
 
vendredi 15 février 2008, par Shyankar
 
 
Analyse sur la volonté de N. Sarkozy d’envoyer plus de troupes en Afghanistan.
 
Plus de troupes françaises en Afghanistan ! C’est bien ce qui pourrait arriver d’après le très bon article de Pierre Haski de Rue89. Bien loin de ses promesses de la course à la présidentielle, N. Sarkozy pourrait décider d’accroître le potentiel armé des forces françaises en Afghanistan, et en particulier dans le Sud, la région la plus "chaude" et la plus meurtrière.
 
Bien évidemment tout le monde n’est pas d’accord sur l’envoi de troupes supplémentaires. N. Sarkozy avait déclaré himself que la présence des troupes françaises "dans cette partie du monde" n’était "pas décisive". Volte-face flagrant pour certains, qui irait de pair avec un alignement sur la politique bushiste ?

La question qui nous vient directement à l’esprit est : pourquoi ? Le journaliste de Rue89 nous livre donc une réponse possible, et qui me parait bien fiable : "Le calcul de Nicolas Sarkozy est certes lié à la détérioration de la situation en Afghanistan, mais s’inscrit aussi dans sa stratégie visant à réintégrer le commandement militaire de l’Otan et prendre la tête de son "pilier européen". Il entend donc apparaître comme le chef déterminé d’une France qui n’hésite pas à engager son armée au côté de ses frères d’armes de l’Alliance sur des terrains éloignés. Une France qui ferait ainsi exception dans une Europe de plus en plus frileuse."
 
Ainsi donc, après plusieurs années de combat, plusieurs milliards de dollars injectés dans la machine de guerre et plusieurs dizaines de pays sur le coup, l’Afghanistan, pays vivant de la culture de l’opium, réussirait à vaincre le Goliath dont la tête pensante n’est autre que celle de l’once Sam ?

Difficile d’y croire mais c’est bien le cas pour l’instant. Que G.W. Bush vienne donc encore déclarer qu’il se bat pour une cause juste, voulue par le peuple afghan (et irakien au passage) ! Que N. Sarkozy le suive et déclare que c’est pour la démocratie, le bien être des peuples à disposer d’eux-mêmes !
 
Dans l’incompréhension flagrante de ces peuples, de leurs cultures, de leur religion et de leur histoire, voilà que l’Occident s’entête une fois de plus dans un véritable bourbier. Quand comprendront-ils que l’injection d’argent ou l’envoi d’hommes supplémentaires ne changera rien ; et que nos soldats et nos dollars nous ferons toujours passer pour des impérialistes ?


Peut-être aurait-il fallu y penser avant Mr. Bush no ? Peut-être y avait-il d’autres méthodes moins meurtrières et moins barbares, mais plus coûteuses et surtout plus réfléchies ? Maintenant c’est une grande partie du peuple afghan qui se retourne contre tous les pays présents sur place... Comme quoi, l’argent et la propagande ne font pas toujours avancer les choses dans le sens voulu... Et à ceux qui répondront que le peuple ne veut pas de cela, qu’il veut la démocratie et l’économie de marché (etc), je leur rétorquerais de jeter un oeil sur l’Irak. Notre vision du monde n’est pas la leur, et notre ethnocentrisme forcené ne nous fera pas avancer ; du moins pas dans la voie de la paix et du respect des peuples. Mais quand les gouvernements qui dirigent le monde le comprendront-ils ? Avons-nous déjà oublié la Birmanie et tous les autres pays sous le joug de dictatures terribles ? Moins intéressants ; donc nous n’en parlerons pas. Mais l’Irak et l’Afghanistan par contre
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 23:11
Pakistan: le parti de Pervez Musharraf reconnaît la victoire de l'opposition
 
ISLAMABAD, Pakistan (AP)
 
Le président du parti de Pervez Musharraf au pouvoir a concédé la défaite mardi dans les législatives pakistanaises.
 
Chaudhry Shujaat Hussain, le président de la Ligue musulmane du Pakistan-Q, a reconnu la défaite au micro d'AP Television News, expliquant que "nous devons accepter les résultats avec le coeur ouvert" et que "nous nous assiérons sur les bancs de l'opposition" dans le nouveau Parlement.
 
Selon des premiers résultats encore officieux, le Parti du peuple pakistanais (PPP), le parti du Premier ministre assassinée Benazir Bhutto, était en tête suivi de très près par celui de l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, qui avait été renversé par le coup d'Etat du général Musharraf en 1999.
 
Selon le réseau de télévision privé Geo-TV, les deux partis obtiendraient pour l'instant 139 sièges, soit plus de la moitié des 227 sièges de l'Assemblée nationale. De son côté, le parti de Pervez Musharraf, la Ligue musulmane du Pakistan-Q, serait largement distancé avec seulement 33 sièges, selon Geo-TV. AP


Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 23:03
 


Le Syndicat Etudiant de la London School of 

Economics 

vote le boycott des sociétés collaborant avec Israël 
 


Après des semaines de débats animés sur le campus, une majorité écrasante du Syndicat Etudiant de la London School of Economics and Political Science (LSESU) vient de voter en faveur du désinvestissement des entreprises impliquées dans l’occupation israélienne, c’est à dire le retrait de ses fonds du capital des entreprises collaborant avec Israël.

Jonathan Rosenhead nous fait parvenir le communiqué suivant, traduit par Mireille Rumeau.

"Le Syndicat de la Faculté d’Economie de Londres a voté hier à une majorité écrasante pour appeler son université et le Syndicat National des Etudiants (NUS) au désinvestissement des sociétés qui fournissent un soutien militaire et commercial à l’occupation israélienne de la terre palestinienne, condamnant des décennies de violation de droits de l’homme et d’oppression systématique qui en ont découlé.

Une motion, adressée par l’Association Palestine du LSESU à l’Assemblée Générale hebdomadaire du Syndicat qui comprend plus de 400 étudiants de LSE, a décidé de faire campagne à la LSE et NUS pour le désinvestissement des compagnies qui fournissent un soutien militaire à l’occupation israélienne, facilitent le maintien du mur illégal "d’annexion" ou opèrent sur la terre illégalement occupée, ou dans les colonies exclusivement juives. A 6 contre 1, le Syndicat a voté le soutien à un désinvestissement ciblé jusqu’à ce que les compagnies cessent de telles pratiques, ou jusqu’à ce qu’Israël mette fin à son oppression discriminatoire et à la colonisation des communautés palestiniennes.

Le Syndicat a aussi décidé de s’affilier à la campagne internationale pour mettre fin au siège de Gaza et de s’engager dans des campagnes d’information pour faire connaître plus largement les injustices des politiques discriminatoires d’Israël. Ceci inclut le travail avec des organismes de solidarité avec la Palestine telles que Jews for Justice for Palestinians, the British Committee for Universities in Palestine (BRICUP), the Palestine Solidarity Campaign, Zochrot and the Israeli Committee Against House Demolitions (ICAHD), pour tenter de mettre fin à la discrimination raciale et religieuse légalisée en Israël.

Ceci est le résultat de nombreux débats sur le campus LSE au cours des dernières semaines, et fait suite à une motion précédente statuant que de plus en plus de personnes comparent l’Afrique du Sud de l’Apartheid et la ségrégation ethnique légalisée qui a été imposée depuis des décennies par l’Etat israélien. En tant que telle, la motion originale proposée a été modifiée pour refléter le consensus du syndicat dans la condamnation sans équivoque de la politique israélienne de ségrégation ethnique, avec 339 votes en faveur du désinvestissement, et seulement 46 contre.

Irene Calis, de l’Association Palestine de la LSESU, a déclaré : "C’est un moment historique dans la lutte pour la justice et la paix pour tous les citoyens du Moyen Orient. Il est temps que nous demandions à nos universités de désinvestir et d’arrêter de financer l’oppression des Palestiniens. En exerçant une pression politique et économique sur l’Etat israélien, le mouvement étudiant ne montre pas seulement son soutien continu au peuple palestinien, mais il vise également à accélérer la fin de l’occupation israélienne."

Emiliano Huet-Vaughn, qui a parlé en faveur de la motion, a ajouté : "Le soutien retentissant au désinvestissement après de longs débats montre une conscience grandissante de la discrimination israélienne systématique contre le peuple palestinien et un dégoût du régime colonialiste en Cisjordanie et du siège brutal de Gaza. En conséquence, ce vote est la prise de position de beaucoup d’étudiants de tous milieux en faveur de la justice, l’égalité et les droits de l’homme pour tous."

http://www.lse.ac.uk/

(Traduit par Mireille RUMEAU)

CAPJPO-EuroPalestine

 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 22:56
Kouchner appelle à la levée du blocus de Gaza et à l'arrêt de la colonisation
 
 
Bernard Kouchner a appelé l'autorité d'occupation à lever le blocus imposé à la bande de Gaza et à mettre fin à la colonisation, au premier jour samedi d'une visite dans la région. "Nous sommes partisans de l'ouverture des points de passage vers Gaza. La situation de la vie quotidienne des Palestiniens de Gaza n'est pas supportable", a déclaré M. Kouchner à la presse à l'issue d'un entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah.

Le 17 janvier, l'autorité d'occupation a renforcé les restrictions en vigueur contre la bande de Gaza depuis juin en y imposant un blocus, provoquant des pénuries de produits de base et des coupures d'électricité.

L'armée d'occupation multiplie aussi à Gaza les attaques meurtrières visant des résistants. M. Kouchner a appelé à l'arrêt de ces tirs, mettant en avant la réaction israélienne "brutale" qu'ils suscitent. "Nous sommes également partisans, et fermes partisans, de l'arrêt des tirs de roquettes sur Israël parce que s'il y a des tirs de roquettes sur Israël alors on comprend que la réaction israélienne sera également une réaction brutale. Il faut arrêter cela, il faut qu'il n'y ait plus de tirs sur Israël", a-t-il ajouté.

Il a en outre souligné de nouveau la nécessité de la création d'un Etat palestinien, insistant sur l'importance de l'arrêt de la colonisation pour permettre à un tel Etat de voir le jour. "Nous travaillons à la naissance de cet Etat palestinien nécessaire à la sécurité d'Israël. Sans Etat palestinien il n'y aura pas de sécurité pour nos amis israéliens", a-t-il dit. "On ne peut pas poursuivre à la fois un processus de paix, faire confiance à ses voisins, construire un Etat palestinien et continuer à bâtir ou à projeter même des implantations sur cet Etat palestinien", a-t-il ajouté.

M. Abbas a "remercié" le ministre français "pour ses déclarations sur l'allègement du blocus et l'arrêt de la colonisation". "La France a beaucoup d'influence dans le monde et peut jouer un rôle central dans le processus de paix surtout qu'elle entretient des relations distinguées avec les deux parties", a-t-il ajouté.

M. Kouchner a par ailleurs déploré les lenteurs dans la mise en oeuvre de projets de développement dont le financement avait été promis lors de la conférence des donateurs aux Palestiniens en décembre à Paris. "Ces projets sont trop lents à venir" "La lenteur est terrible, pas pour nous mais pour les Palestiniens dont la vie quotidienne doit changer", a-t-il dit. "Les démarches de paix, c'est très lent, il y a des hauts et des bas. Nous sommes dans un bas. Il y a ni progrès suffisants ni progrès réels et c'est cela que nous déplorons", a-t-il ajouté.

Outre M. Abbas, le ministre français s'est entretenu à Ramallah avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad. Dans la matinée il s'est rendu à Bethléem d'où il a lancé un appel "aux touristes du monde entier" à retourner dans la ville natale du Christ.

Dans une interview au quotidien palestinien Al-Quds, il a appelé l'Autorité palestinienne à "faire des efforts très importants pour lutter contre les mouvements terroristes et réformer les services de sécurité pour qu'ils soient plus efficaces". Des "progrès très encourageants ont été réalisés" mais il faut "aller plus loin".

Dimanche, M. Kouchner s'entretiendra à Jérusalem avec Ehud Olmert, Tzipi Livni et Ehud Barak. Le président français Nicolas Sarkozy doit participer en mai en Israël aux célébrations du 60e anniversaire de sa création.
 
Dimanche 17 Février 2008
aloufok.net
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 22:48
Société Générale: enquête sur
 
des transactions de Kerviel dès
 
septembre 2007
 
PARIS (AFP)
 
 La filiale de courtage de la Société Générale, la Fimat, aurait commencé dès le mois de septembre à enquêter sur des opérations effectuées par l'un de ses courtiers pour le compte de Jérôme Kerviel, selon le Financial Times de lundi.
 
C'est ce même courtier, soupçonné d'avoir eu connaissance des agissements de Jérôme Kerviel, qui a été entendu comme témoin assisté début février dans le cadre de l'enquête ouverte en janvier après la révélation des pertes colossales provoquées par les positions prises par M. Kerviel.
 
"Un cadre de la Fimat a débuté fin septembre une enquête portant sur des transactions réalisées pour Jérôme Kerviel par un employé, après avoir été alerté par des volumes très élevés" transitant par lui, explique le quotidien. La Fimat se serait interrogée sur des commissions versées à son courtier "pour au moins quatre transactions effectuées pour M. Kerviel sur les marchés au comptant".
 
L'enquête était toujours en cours lorsque l'affaire de la Société Générale a éclaté, explique le FT, soulignant toutefois que cette enquête portait sur des transactions sur les marchés au comptant alors que l'affaire révélée en janvier concernait les marchés à terme. Jérôme Kerviel, soupçonné de falsifications qui ont coûté 4,82 milliards d'euros à la Société Générale, a passé une partie de ses ordres d'achats et de ventes via la société de courtage Fimat, devenue Newedge depuis sa fusion en janvier avec la filiale de courtage de Calyon.
 
La Société Générale a annoncé la semaine dernière un vaste plan visant à améliorer ses procédures de contrôle interne. Dans une interview au FT, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, évoque "l'addition probable de petites erreurs commises à différents niveaux de responsabilités dans la réponse aux avertissements du système de contrôle interne".
 
"La plus grosse surprise pour moi est que cela ait pu se produire en dépit de toutes les procédures de contrôle interne existantes", dit aussi M. Noyer. "J'attends de voir pourquoi, à chaque fois, les petites lumières qui auraient dû s'allumer ne l'ont pas fait", ajoute-t-il.
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 22:46
La proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo est de toute évidence un événement majeur de la situation politique européenne et internationale.
 
 Cet événement a et aura de toute évidence des causes et des conséquences importantes. Le problème le plus important est le suivant.
 
  La proclamation d’indépendance du Kosovo est l’ultime, la dernière en date, il y en aura encore d’autres, conséquence du processus de disparition de l’ex Yougoslavie de Tito.
 
  Dans toutes les conséquences, les étapes et les manifestations de ce processus, et c’était particulièrement caractéristique par exemple en 1999 pendant la guerre des bombardements de l’aviation militaire de l’OTAN contre la Serbie, il y a une quantité très importante de réactions selon lesquelles chaque manifestation de ce processus serait un événement unique en soi, un refus précisément d’analyse des causes et des conséquences de cet événement.
 
  La proclamation d’indépendance du Kosovo est donc la dernière en date des conséquences du processus de disparition de l’ex Yougoslavie, un processus dont le point de départ était la mort de Tito en 1980, il y a vingt huit ans, et ce processus est directement la conséquence des deux évènements majeurs de la fin du vingtième siècle en Europe, de la chute du mur de Berlin en 1989 et de la dissolution de l’union soviétique en 1991.
 
  Si on ne fait pas d’analyse de ces processus en totalité et si on fait seulement une analyse au cas par cas de chaque événement en particulier, on ne comprend rien à ces évènements.
 
  Le Kosovo n’était même pas une république constitutive de l’ex Yougoslavie, avant la proclamation d’ indépendance du Kosovo, il y avait beaucoup d’autres proclamations d’indépendances, et cette proclamation d’indépendance sera la cause de nouvelles revendications d’indépendance en ex Yougoslavie et en ex Union soviétique.
  
 
 
 
Les principales puissances de l'Union européenne et les Etats-Unis d'Amérique ont franchi le Rubicon ce week end par un double coup de force contre le droit international.
 
Tout d'abord dans la nuit de vendredi à samedi, à minuit, l'Union européenne a approuvé l'envoi d'une mission de policiers et de juristes au Kosovo en violation de la résolution 1244 du Conseil de Sécurité des Nations Unis en vertu de laquelle seule l'ONU peut décider de l'envoi de forces dans cette province serbe. Cette mission prendra ainsi la relève sans l’accord du Conseil de Sécurité de la Mission de l'ONU au Kosovo (MINUK), qui administre la province depuis 1999.
 
Puis, second coup de force, aujourd'hui l'Union européenne et les Etats-Unis, en violation de la Charte des Nations Unies ont laissé le gouvernement du Kosovo (et même l’ont poussé à) proclamer son indépendance, contre l’avis de l’Etat serbe dont dépendait cette province, avec en prime une promesse de reconnaissance par Washington, Paris, Londres, Berlin. Seules Chypre, la Grèce, Slovaquie, l’Espagne, la Bulgarie et la Roumanie ont renoncé à participer à cette forfaiture, en annonçant qu’elles ne reconnaîtront pas le gouvernement de Pristina (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2008&mm=02&dd=16&nav_id=47745 ).
 
Jeudi dernier, les partisans de l'indépendance du Kosovo étaient minoritaires au cours de la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU. Seuls cinq des 15 pays membres du Conseil de sécurité s'étaient prononcés en faveur du plan de Martti Ahtisaari octroyant au Kosovo un statut d'indépendance selon le principe ethnique, selon le représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'ONU Vitali Tchourkine (http://fr.rian.ru/world/20080216/99388377.html ). Le Conseil de Sécurité est à nouveau saisi dimanche après midi.
L’an dernier outre la Russie, la Chine, l'Afrique du Sud, l'Indonésie, et le Ghana avaient pris position pour le point de vue serbe (http://atlasalternatif.over-blog.com/article-6971276.html).
 
Le pathétique journal Le Monde sous la plume de Christophe Châtelot (hélas un habitué de ce genre d'exercice) dans un article du 16 février intitulé « Le Kosovo à l'heure de l'indépendance », tente de masquer l’atteinte au droit international renverser les rôles en présentant le chef des nationalistes albanais Hashim Thaci comme un démocrate qui invite les Serbes expulsés en 1999 dans leur province à revenir au Kosovo, tandis que les Serbes du Kosovo seraient les intolérants revanchards qui proclament un « parlement » sécessionniste à Mitrovica, tandis que Kostunica serait en tort quand il qualifie Thaci de « terroriste ».
 
Le Monde oublie juste que Thaci, ex-chef de l’UCK, une organisation effectivement classée comme terroriste par les Etats-Unis jusqu’en 1998, qu’il a lui-même participé à des crimes de guerre en cette qualité, et ne doit son salut qu’à la partialité pro-albanaise du TPIY qui a fait échec à son inculpation. Le Monde fait aussi l’impasse sur les pogroms anti-serbes de juin 1999 et mars 2004, et sur le coup de force anti-juridique des nationalistes albanais et de l’UCK contre tous les principes de l’ONU dans cette affaire.
 
L’éditorial du journal du 17 février reconnaît toutefois le dangereux effet-domino que tout cela annonce : « l'Europe joue à contre-emploi. Fondée sur le dépassement des nationalismes, elle donne l'impression de récompenser le nationalisme kosovar. Au nom de quoi refusera-t-elle l'autodétermination des Serbes de la région de Mitrovica, au nord du Kosovo, voire celle des Serbes de la Republika Srpska en Bosnie-Herzégovine ? Au nom de la raison d'Etat ? ». Mais il en tire une fausse conclusion : l’Europe doit s’impliquer encore plus dans les Balkans. Cette conclusion lui en fait inspirée par l’attitude des néo-conservateurs de la Maison blanche, qui précisément, après avoir soufflé sur les braises en poussant les Albano-Kosovars à la sécession, espèrent bien se décharger du fardeau balkanique sur leurs alliés européens, qui doivent stabiliser à tout prix les marches orientales de l’Empire.
Et dire que tout aurait pu se conclure autrement, par une paix plus équilibrée incluant une large autonomie pour le Kosovo, ou à la rigueur une partition négociée, sans l’ingérence lourde , ininterrompue depuis 20 ans, des impérialistes occidentaux…
 
Face à l’agression, la Serbie s’organise comme elle le peut. Des ministres du gouvernement de Belgrade devaient se rendre dans les enclaves serbes du Kosovo où l’on redoute que les extrémistes albanais ne renouvellent les pogroms de 2004, pour manifester leur solidarité avec les civils et leur refus de l’ingérence de la police de l’Union européenne. Le gouvernement devait rappeler son ambassadeur à Paris « en consultation » ainsi que ses diplomates dans toutes les capitales qui reconnaissent l’indépendance de Pristina. Le gouvernement serbe a annulé la déclaration d’indépendance albanaise aujourd’hui. Sans mâcher ses mots, le premier ministre Vojislav Kostunica, a rappelé l’attaque de l’OTAN contre la Serbie en 1999 : « La vérité sur les raison pour laquelle la Serbie a été sauvagement détruite par les bombes de l’OTAN en n’a jamais été aussi claire». Il a ajouté que « les intérêts militaires de l’OTAN se tiennent derrière la proclamation de ce faux Etat » et que « les Etats-Unis ont humilié l’Union européenne en la forçant à transiger avec les principes sur lesquels elle est fondée » (http://www.b92.net/eng/news/politics-article.php?yyyy=2008&mm=02&dd=17&nav_id=47781) - ce qui est une façon indulgente d’atténuer la responsabilité de Sarkozy, Merkel et Brown. 
 
Les organisations communautaires serbes de France appelaient à une manifestation dimanche 17 février à 15 h à République à Paris (http://afp.google.com/article/ALeqM5j9xZc1acH78knCoSM4YOq746gRyw).
 
Le Kosovo devient ainsi le théâtre d’un nouveau « conflit gelé » comme en connaissent Chypre, la Moldavie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan. Dans l’ex-sphère soviétique, l’unilatéralisme occidental plae Moscou dans la position de pouvoir légitimement reconnaître l’indépendance des républiques autoproclamées d'Abkhazie, d'Ossétie du Sud et de Transnistrie, comme l’a reconnu samedi l'ex-premier ministre slovaque Jan Carnogursky (http://fr.rian.ru/world/20080216/99395574.html ).
 
Dans les Balkans, le spectre de la grande Albanie ressurgit puisque le premier ministre de Tirana vient de déclarer dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung du 16 février que la Kosovo et l’Albanie s’unifieront dès qu’ils auront tous deux intégré l’Union européenne – de quoi donner aussi des idées aux sécessionnistes albanais du Monténégro et de Macédoine (http://www.b92.net/eng/news/region-article.php?yyyy=2008&mm=02&dd=16&nav_id=47749). Il est vrai que sans rattachement à l’Albanie, la Kosovo n’est pas viable et ne peut vivre que des subsides du contribuable européen. Déjà une conférence des donateurs de la Banque mondiale et de l’Union européenne est prévue pour l’été prochain.
 
Si la Turquie, l'Albanie et l’Arabie saoudite ont clairement annoncé leur intention de reconnaître le Kosovo, la Croatie et la Macédoine ont simplement fait savoir qu’elles suivront les orientations de l’Union européenne (laquelle, comme on l’a vu, reste divisée sur la question et en débattra lundi). En Bosnie Herzégovine, les représentants de la Republika Srpska ont annoncé qu’ils empêcheront une reconnaissance par le gouvernement de Sarajevo.
 
Des actions citoyennes sont attendues désormais en Europe pour empêcher la reconnaissance du nouvel Etat. Déjà en République tchèque l’ancien premier ministre Miloš Zeman, et l’ancien chef de la diplomatie Jan Kavran ont lancé un appel à l’opinion publique internationale pour qu’elle se tienne aux côtés de la Serbie pour défendre le principe de la souveraineté des Etats (http://www.dailynews.cz/articles/20080117_vyzva_k_solidarite_en.html).
F. D.
 
 
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 12:19
Samedi 23 février 2008
Manifestons contre le Ministère de la Honte
Rendez vous à 15h au métro Denfert-Rochereau à Paris
 
Le  ministère de l’identité nationale, de l’immigration et du codéveloppement c’est le Ministère des colonies !
Le 23 février 2005, l’Assemblée nationale votait un amendement qui consacrait « le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ». Or,  le bilan positif de la colonisation alors que pendant plus de quatre  siècles pendant lesquels la France a participé activement à la traite négrière, à la déportation des populations de l’Afrique sub-saharienne, a massacré et imposé sa loi sur des dizaines de peuples dont elle a pillé les richesses, cherché à détruire les cultures,  les traditions, nié l’histoire et  la mémoire.
Depuis des années nous assistons malgré les interpellations des citoyens et des associations, au silence assourdissant de l’Etat concernant sa responsabilité dans les crimes coloniaux, parallèlement à un retour des valeurs inégalitaires issues de la colonisation et au démantèlement du droit des étrangers.
Non, la colonisation n’a pas joué un rôle positif, car elle s’est toujours développée sur la violence, l’humiliation, la dépossession… La supériorité d'un peuple sur un autre: ce racisme comme fondement essentiel étant, est en soi inacceptable.
En créant un « ministère de l’immigration et de l’identité française », le gouvernement français met aujourd’hui en acte les idées développées par Nicolas Sarkozy dans les discours de Marseille, Toulon et Dakar...  C’est en fait  la réintroduction d’un  « Ministère des colonies » qu’il impose à la France. Comme l’ont déclaré les historiens et démographes qui ont démissionné des instances  de la « Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration » : « Associer immigration et identité nationale, c’est inscrire l’immigration comme “problème” pour la France et les Français dans leur être même ».
Ce Ministère utilise des méthodes dignes du temps des colonies : rafles de sans papiers, contrôles d’identité au faciès illégaux, contrôles dans les restaurants, les cafés, les épiceries, devant les écoles, dans les préfectures... Il organise des centres d’internements (appelés centre de rétention) surpeuplés avec miradors, barbelés, fouilles, contrôles et vexations. La police expulse des familles arrêtées au petit matin à leur domicile et organise des descentes violentes dans les foyers comme . Au nom de « l’identité nationale » on démantèle le droit d’asile et  on casse le droit au regroupement familial,  les droits des enfants (définis dans les conventions internationales signées par la France).
L’utilisation de tests génétiques pour contrôler l’immigration constitue  une mesure régressive profondément choquante, car elle vise à discriminer une certaine catégorie de la population, et ouvre  insidieusement la porte au fichage génétique.
La politique de codéveloppement et d’immigration choisie débouche sur un pillage des cerveaux qui renforce le pillage des ressources naturelles et la perte de la souveraineté économique, sociale et politique des pays d’immigration.
Le refoulé colonial amène la France sur une posture qui se traduit  par un alignement sur la politique américaine au moyen-orient et la continuation de la politique de la  Françafrique.
Cette politique anti-immigrés se double d’une stigmatisation et d’une ségrégation des quartiers populaires,  de plus en plus considérés  comme des « territoires perdus de la République » qu’il s’agit de quadriller à l’aide des BAC et des CRS. Lors des révoltes de novembre 2005, le pouvoir avait même été jusqu’à reprendre la loi sur l’état d’urgence utilisée durant la Guerre d’Algérie.
A l’occasion du 3ème anniversaire du vote de la loi sur la « colonisation positive » et dans le cadre de la 2ème semaine anticoloniale du 16 au 24 février 2008 nous appelons à un rassemblement contre cette politique qui bafoue les droits fondamentaux de l’Homme et  traite les immigrés comme des criminels.
Tous ensembles exigeons : Tous ensembles exigeons :
-           L’abrogation des dispositions colonialistes de  la loi du 23 février 2005
-           La reconnaissance par l’Etat Français de sa responsabilité dans les crimes coloniaux.
-           La fin des rafles et des expulsions,  la régularisation de tous les sans papiers
-           La suppression du Ministère de « l’identité nationale et de l’Immigration ».
Pour le collectif d’organisation de la semaine anticoloniale.
contact@anticolonial.org
Le collectif de la Semaine Anticoloniale regroupe une cinquantaine d’organisations
Premières organisations signataires de l’appel du 23 :
AFASPA, ATTAC, CADTM, Droits devant, MRAP,  Survie, ZEP, Veto!, FETAF, Au Nom de la Mémoire, CEDETIM, PCOF, Les Alternatifs, Les Verts, MJCF, PCF, LCR,  Collectif Génocide Made in France, Droits devant, RPS ( Régions et Peuples Solidaires),  Réseau International Frantz  Fanon, Cercle Frantz Fanon, Espace Marx, Coordination 75 des Sans Papiers, Fédération des Collectifs île de France de Sans papiers, Voir Démocratique ( Maroc), Caac comores, Amicale Panafricaine, Plate forme panafricaine, FTCR, ATMF….
Avec le soutien de l’UCIJ ( Unies contre l’immigration Jetable)
 
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 22:03
Lançons le Boycott du Salon du livre de Paris !
 
vendredi 15 février 2008, par François Xavier
Pourquoi je n’irai pas au Salon du livre de Paris qui se tiendra du 14 au 18 mars 2008 ? Pourquoi je vous incite tous à faire de même ? Pourquoi j’en appelle à son boycott ? Tout simplement parce que l’invité d’honneur en est Israël. Et tout comme l’Afrique du Sud de l’apartheid était boycottée en son temps, Israël doit l’être aussi tant que ce pays continuera à ignorer les principes mêmes des droits fondamentaux qui régissent les peuples.
N’en déplaise à Pierre Assouline qui continue de répandre la désinformation sur son blog du Monde où il raconte tout et n’importe quoi de manière à détourner l’attention en lançant en pâture aux imbéciles de fumeuses déclarations qu’aurait tenues Tarik Ramadan à propos du boycott du Salon du livre de Turin (8 au 12 mars 2008), lequel, quel heureux hasard (sic), a aussi comme invité d’honneur Israël ... alors que c’était l’Egypte qui avait été désigné, mais bon ...
Pierre Assouline est un coquin qui rend compte de façon tendancieuse en déformant sciemment, purement et simplement les termes du débat. Il oublie aussi que tout est politique dans nos sociétés, cette rupture que Sarkozy n’est pas le seul à pratiquer a fait qu’il n’y a plus d’un côté les affaires, et de l’autre le petit monde feutré de la culture qui ne voit rien, qui est "au-dessus" : tout est politique monsieur Assouline !
Un mouvement s’est mis en place, lancé par des partis politiques, des personnalités et des associations qui militent pour les droits des Palestiniens demandant à ce que l’on changeât d’invité d’honneur car il était à leurs yeux indécents de célébrer un Etat - en en faisant un « invité d’honneur » - alors que son gouvernement ne respecte pas la minimum des droits humains et humilie quotidiennement le peuple palestinien. D’autant que le prétexte en est les 60 ans de la création d’Israël, autant dire la tristement célèbre Nakba ... C’est donc bien plus qu’une provocation, c’est un scandale, une gifle de plus aux hommes de bonne volonté !
Il est donc clairement question de critiquer le choix de cet « Invité d’honneur » et non d’empêcher les auteurs israéliens de s’exprimer ni même de débattre avec eux ! La propagande mensongère s’est alors mise en marche : il s’agirait d’une démarche antisémite ! Un refus de la liberté d’expression ! Ou encore, comme l’écrit Pierre Assouline, « un boycottage des écrivains israéliens ».
Et ne tombons pas dans l’erreur typique que commettent la plupart des commentateurs : celle de confondre le boycott personnel d’écrivains ou artistes "individu qui ne représente et n’engage que lui-même" (et encore, ça se discute si c’est un écrivain-citoyen-colon) et le boycott institutionnel de l’Etat d’Israël invité de déshonneur du salon. Il n’a jamais été question de boycotter des écrivains israéliens mais bien de dénoncer par le boycott l’invitation officielle par le salon de l’Etat d’Israël l’année même où l’on devrait pleurer 60 ans d’occupation illégale et violente...
Et comme toujours, ce sont les défenseurs aveugles de la politique israélienne qui se donnent le beau rôle et se permettent tout et n’importe quoi sous prétexte qu’ils ont une vitrine médiatique complice ... Où est l’antisémitisme dans le refus de célébrer Israël et sa politique d’oppression ? Cela n’a rien à voir avec l’antisémitisme ou le déni de la liberté d’expression.
Suivons donc le poète israélien Aaron Shabtaï qui affirme qu’il boycottera à titre personnel "tant la Foire du livre de Turin que le Salon du livre de Paris en ne se joignant pas à la délégation de son pays." ?
Il précise qu’il "ne pense pas qu’un État qui maintient une occupation, en commettant quotidiennement des crimes contre des civils, mérite d’être invité à quelque semaine culturelle que ce soit. Ceci est anti-culturel ; c’est un acte barbare cyniquement camouflé en culture. Cela manifeste un soutien à Israël, et peut-être aussi à la France, qui appuie l’occupation. Et je ne veux pas, moi, y participer.”
Les BHL et Cie vous diront que Aaron Shabtaï est colonisé par la haine de soi, qu’il est fou (c’est un poète, ce n’est pas une personne sérieuse !) et que cela lui fait prendre le parti des antisémites... On connaît la musique.
Par contre, vous tous qui avez encire une conscience avec un minimum de valeurs, de principes et de dignité, vous ne pouvez pas vous associer à cette mise à l’honneur d’un Etat dont les pratiques politiques et militaires sont une insulte à notre dignité humaine.
Boycottons le Salon du livre de Paris ! Et retrouvons-nous en juin à celui consacré à la Poésie !
 
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 21:57
Verts, MoDem... les deux mains tendues de M. Delanoë
 
LE MONDE | 13.02.08 | 10h55  •  Mis à jour le 14.02.08 | 06h55
 
Une élection qu’on dit gagnée d’avance peut être le
pire des cauchemars. Si le 
maire sortant (PS), Bertrand Delanoë, semble bien
parti pour conserver la Mairie
de Paris, la question délicate sera, pour lui, celle
des alliances de second tour.
 
Plus la campagne avance, plus le maire socialiste semble creuser l'écart avec ses adversaires. Selon la dernière enquête d'opinion TNS-Sofres des 8 et 9 février, 45 % des Parisiens se disent prêts à voter pour M. Delanoë au premier tour, le 9 mars, et 59 % préféreraient le voir rester dans son fauteuil de maire. Son score avait été de 31,3 %, au premier tour, en 2001.
 
 
La candidate de l'UMP, Françoise de Panafieu, recueillerait 30 % des voix, le MoDem 8 %, les Verts 6 %. Mme de Panafieu peine à incarner l'alternance, y compris dans l'électorat de droite. M. Delanoë rassemblerait bien au-delà de la gauche : selon un sondage CSA réalisé en janvier 2008, 62 % des sympathisants de droite se disent satisfaits de son bilan.
 
La candidate de l'UMP risque de pâtir de la "conjoncture nationale qui n'est pas bonne", analyse le député de Paris, Claude Goasguen, tête de liste (UMP) dans le 16earrondissement, qui se dit "inquiet" d'un vote-sanction contre Nicolas Sarkozy, arrivé légèrement en tête, à Paris (50,1 %), à l'élection présidentielle de juin 2007.
 
L'UMP, qui ne détient plus aujourd'hui que huit
mairies d'arrondissement, pourrait en perdre de
nouvelles. Dans le 5e, Jean Tiberi (UMP) semble
menacé
par la candidate socialiste, Lyne Cohen-Solal. La
gauche espère aussi ravir le 1er
arrondissement au maire sortant, Jean-François
Legaret (UMP), et elle paraît plutôt bien placée
pour conserver la mairie du 12e, qui envoie un fort
contingent
de dix élus au Conseil de Paris.
 
"APPROCHES COMPLÉMENTAIRES"
 
La situation n'est pas pour autant confortable pour M. Delanoë. Même si les candidats PS font un bon score le 9 mars, le maire a peu de chances d'être en mesure de se passer d'une alliance de second tour. Les Verts restent ses "alliés naturels", comme il les désigne lui-même, mais ils ont, au grand dam du maire, arrêté une stratégie d'autonomie au premier tour.
 
"Bertrand Delanoë semble en train de préparer les esprits à un renversement d'alliance, où il remplacerait les Verts par le MoDem au sein de la majorité municipale", a déclaré à Libération, mardi 12 février, Denis Baupin, chef de file des écologistes et adjoint chargé des transports. "Je ne me vois pas, a-t-il ajouté, faire partie d'un exécutif avec des gens de droite."
 
Même si les écologistes réalisent de bons scores dans le 14e et le 10e, où leurs
candidats sont bien implantés, ils paraissent très affaiblis eu égard à leur 12,3 %
du premier tour de 2001, et tous les sondages les placent derrière le parti de
François Bayrou.
 
Dans ce cas de figure, et si le MoDem continue à creuser l'écart, ce dernier pourrait s'imposer comme partenaire à M. Delanoë. D'autant plus que sa chef de file, Marielle de Sarnez, a manifesté une volonté d'ouverture plus forte vis-à-vis de la gauche que vis-à-vis de l'UMP. Après avoir ouvert ses listes à plusieurs ex-écologistes, elle a multiplié, récemment, les appels au maire de Paris. Sur le logement ou les transports notamment, insiste-t-elle, son programme comprend de nombreuses "approches complémentaires" avec celui des socialistes.
 
M. Delanoë se trouve ainsi devant l'éventualité de devoir marier la carpe Verte et le lapin centriste, avec le risque d'une majorité écartelée.
 
Pour sortir de cette difficulté, il lui faut réaliser le score le plus haut possible au premier tour. "Donnez-moi suffisamment de force dès le 9 mars, a-t-il déclaré au Journal du dimanche, le 10 février, pour que j'aie les moyens de rassembler plus large au second tour."
 
M. Delanoë espère ainsi être en position d'imposer ses conditions au MoDem comme aux Verts. En attendant, il accuse les écologistes de pratiquer la "surenchère". Quant à ces derniers, ils rêvent de franchir la barre des 10 % le 9mars et n'ont pas d'autre choix, pour cela, que de faire des socialistes leurs principaux adversaires.
 
Béatrice Jérôme
 
Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 21:36
Barack Obama, John McCain
 
vainqueurs des "primaires
 
du Potomac"
 
 
WASHINGTON (Reuters)
 
 
Sur la lancée de ses victoires du week-end dernier, le sénateur de l'Illinois Barack Obama a remporté haut la main, mardi, trois nouveaux États lors des "primaires du Potomac", la Virginie, le Maryland et la capitale fédérale, Washington D.C.
 
Du côté des républicains, le sénateur de l'Arizona John McCain, qui est pour ainsi dire assuré d'obtenir l'investiture du Grand Old Party pour la présidentielle de novembre, a lui aussi raflé ces trois États, mais en restant, en Virginie, talonné par son rival Mike Huckabee.
 
Selon les calculs de la chaîne MSNBC, Barack Obama totalise désormais 1.017 délégués acquis à sa cause, et Hillary Clinton 942. L'un et l'autre sont loin de la barre des 2.025 délégués qu'il faut atteindre pour être assuré d'être le candidat du Parti démocrate.
 
John McCain, lui, totalise désormais 785 délégués, Mike Huckabee est loin derrière avec 240 et Ron Paul encore plus loin avec 14 délégués. Il faut 1.191 délégués au minimum à un républicain pour être assuré d'être sacré candidat du Grand Old Party à la présidentielle. La situation est plus claire dans le camp républicain car celui qui est en tête dans un État rafle la totalité des délégués, alors que chez les démocrates, la proportionnelle est de mise.
 
En Virginie, Obama a creusé sérieusement l'écart sur sa rivale, en obtenant autour de 64% des suffrages contre 35% pour l'ex-première dame des États-Unis.
 
Les victoires d'Obama étaient prévues par les sondages. Mais l'ampleur de son score en Virginie, au vu des sondages à la sortie des urnes, laisse penser qu'il a réussi une percée dans des circonscriptions que l'on croyait acquises à l'ex-première dame des États-Unis. Au niveau de l'État, il a recueilli 90% des voix des Noirs, plus que d'ordinaire, il a été en tête dans le vote des femmes et a obtenu à peu près autant de suffrages chez les Blancs qu'Hillary Clinton.
 
MCCAIN NE TERRASSE PAS HUCKABEE
 
Dans le Maryland, Obama réussit à capter le vote des personnes âgées et des électeurs des campagnes. Il obtient 59% des voix, contre 37% à Clinton. À Washington DC, l'écart est plus marqué encore, 75% pour Obama et 25% pour Clinton.
 
"C'est la nouvelle majorité américaine", a analysé Obama. "Voilà à quoi ressemble le changement lorsqu'il remonte de la base!"
 
Hillary Clinton fait le dos rond et attend quant à elle le vote des États qui pourraient lui rapporter gros, comme l'Ohio et le Texas, où l'on se prononcera le 4 mars. D'ici là, les caucus de Hawaii et la primaire du Wisconsin, le 19 février, devraient tourner eux aussi à l'avantage d'Obama.
 
Si, au bout du compte, ni Obama ni Clinton n'atteignent la barre des 2.025 délégués, il reviendra aux "super-délégués" du Parti démocrate de les départager. Ceux-ci, qui peuvent voter pour qui ils veulent, sont près de 800, et représentent de ce fait un cinquième du total de 4.049 délégués du Parti de l'Âne.
 
"Ce soir, nous sommes bien engagés. Mais nous savons combien nous devons aller plus loin", a dit Obama à ses partisans à Madison, dans le Wisconsin, où il prépare la primaire du 19 février. "Nous savons que notre route ne sera pas facile. Mais nous savons aussi qu'en ce moment, les cyniques ne peuvent plus dire que notre espoir est trompeur!", a-t-il lancé.
 
McCain, lui, regarde déjà vers la confrontation à venir avec son adversaire démocrate, quel qu'il soit. "Maintenant, mes amis, vient le plus difficile, et pour l'Amérique, la décision bien plus importante", a-t-il dit à ses partisans à Alexandria, en Virginie.
 
Si McCain dispose d'une avance décisive sur Huckabee, celui-ci, qui puise ses soutiens dans les milieux les plus conservateurs et les plus chrétiens, a encore remporté deux des trois États en jeu samedi dernier, et a plutôt bien résisté mardi : McCain recueillait 50% des voix en Virginie mais Huckabee n'était pas très loin derrière, avec 41%.
 
À Washington DC en revanche, McCain est très loin devant avec 75% contre 17% à Huckabee.
 


Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens