Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 18:36

 

LE GRAND BANQUET DU BELVEDERE 

 

Merci d’accepter mon texte qui est en décalage avec ce qui s’est dit au grand banquet du Belvédère, mais cela reflétera notre diversité. 

Comme la grande majorité, les élections présidentielles ne m’intéressent pas. La politique spectacle est de plus en plus pathétique. Les « moi, président, je » qui, relayés par les mainates des médias ainsi que les partis politiques « écuries » me font vomir. 

Cela dit, à mon sens, il me semble qu’il n’est pas utile de déglinguer un abribus ou une permanence du Parti Socialiste ou encore de mettre de la colle sur une urne, car cela ne changera pas notre immonde société où la barbarie du capitalisme règne pour préserver la rente et maintenir dans la misère et la précarité des centaines de millions de femmes et d’hommes. 

Tous les gouvernements de droite et de gauche de la planète ont le rôle de favoriser l’expansion capitaliste, jusqu’à subventionner le capital avec l’argent des contribuables, à organiser des guerres pour lui conquérir des nouveaux marchés et à l’aider à piller les ressources naturelles. 

C’est pourquoi nos gouvernements organisent des élections, truquées.

« Vote toujours tu m’intéresses ». 

A l‘abordage est un joli nom, il me plaît. Imaginons un mouvement de fond qui va à l’abordage. Ce serait une autre histoire. 

Chers amis, posons-nous un moment et travaillons à amplifier « l’abordage » pour qu’il devienne un tsunami. Travaillons à comment faire pour que cela advienne. A mon sens un collectif ne suffit pas, cela ressemblerait à une piqûre de moustique. Un collectif par arrondissement sur Paris donne la mesure pour que cela s’étende sur les autres villes en France et ailleurs, à l’image de l’occupation des places. 

Chers amis du grand banquet, travaillons à cela, suggérons des questions et pas des réponses. Nous aurons les réponses en élargissant les collectifs à la population, en les démultipliant. En frottant nos cervelles, le débat peut produire l’intelligence collective, il peut produire aussi un mode de vie solidaire. 

Le mouvement des Nuits Debout l’a montré. Il y a des centaines d’exemples à travers le monde. 

Comment faire pour coordonner ces initiatives ? c’est la vraie difficulté, travaillons à cela. 1789 n’est arrivée que parce que des milliers d’assemblées de villages élaboraient des cahiers de doléances. 

1871, la commune de Paris a été le produit de milliers de clubs qui débattaient de comment vivre ensemble, jusque dans les moindres détails de la vie. 

Ces quelques lignes n’ont qu’un but, le débat avant l’action et pas l’inverse si nous voulons changer ce monde. 

Salut à vous et au prochain banquet. 

Jacky 

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 21:01

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/121016/solidarite-avec-calais-et-les-migrantes-contre-la-destruction-du-bidonville

https://www.change.org/p/solidarité-avec-calais-et-les-migrantes-contre-la-destruction-du-bidonville

Solidarité avec Calais et les migrants, contre la destruction du bidonville.

Le pouvoir a décidé de détruire le campement de la Lande à Calais.

Laisser faire sera tragique pour les migrants, pour Calais et pour notre monde.

Le campement n'est pas la jungle et les migrants ne sont pas des sauvages. La jungle qui vient, la véritable jungle, c'est plutôt le monde de ceux et celles qui, de François Hollande à Marine Le Pen, en passant par Nicolas Sarkozy, veulent détruire le campement.

Rappelons que c'est ce même pouvoir qui a poussé les migrants à construire un bidonville dans ce lieu insalubre après les avoir expulsés de force des campements et lieux occupés dans le centre de Calais.

Rappelons que c'est ce même pouvoir qui a construit des abris sur le campement pour mieux justifier, il y a six mois, la destruction de sa partie sud. Rappelons que c'est ce même pouvoir qui a envoyé les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) réprimer la manifestation de solidarité du samedi premier octobre 2016 et détruire les sanitaires.

Rappelons que ce même pouvoir a déjà expulsé dans des vols groupés plus de mille cinq cent migrants de Calais ces derniers mois et qu'il pourchasse les réfugiés dans les rues de Paris. Rappelons que c'est ce même pouvoir qui planifie l'expulsion de milliers de réfugiés afghans dans un troc sordide avec le régime afghan.

Ce campement n'a jamais été une jungle. Malgré les conditions et la pression de la police, le campement est le lieu où peuvent se rassembler les migrants et où ils peuvent s'organiser. Le lieu où peuvent converger les personnes solidaires et se tisser des liens. Le lieu où ils et elles ne sont plus invisibilisés, pour exister politiquement, malgré les conditions.

Il n'y aura pas d'alternative au bidonville et autres campements ou lieux occupés tant que les migrants qui désirent aller en Grande Bretagne seront empêchés de le faire et tant que ceux et celles qui désirent s'installer en France n'auront pas l'assurance de pouvoir le faire.

En fait il y a une alternative qui est celle du pouvoir. Et cette alternative, avec la destruction du campement, c'est la jungle, la vraie. Une situation d'invisibilité, d'atomisation et de précarité accrue. Où les migrants seront d'autant plus la proie des passeurs, des violences policières, des expulsions et des racistes.

Car la jungle n'est pas un monde sans loi. La loi de la jungle, c'est la loi du plus fort. C'est la loi du capital qui asservit, qui détruit, qui impose sa technologie, ses médias, sa police, ses tribunaux et son état de plus en plus monstrueux, et qui veut faire de sa loi la loi exclusive.

Et cette jungle gangrène déjà Calais asphyxié par les murs, les barbelés, les caméras, les drones et le racisme, toutes ces entraves à sa vocation de passage et d'échange. Elle gangrène nos villes et nos quartiers. Elle gangrène jusqu'au moindre village de France où le Front National organise des rassemblements. Elle gangrène l'Europe des murs et de la haine.

Elle gangrène nos propres cerveaux qui s'habituent à l'indifférence tandis que les migrants continuent de mourir en mer par milliers. Elle tue dans les quartiers populaires, elle contrôle au faciès, elle agresse les musulmans et elle criminalise désormais tous ceux et celles qui refusent l'asservissement, syndicalistes, activistes des Zones A Défendre (ZAD) et personnes solidaires des migrants. Elle nous rappelle que les membres de l’affiche rouge exécutés par les nazis étaient à la fois juifs, étrangers et communistes. Qu'ils étaient « l'armée du crime ».

Le temps nous est compté. La destruction du bidonville de Calais c'est la jungle qui avance. Nous ne convaincrons pas ce pouvoir. Il est celui de la jungle. François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen veulent en être les rois.

Mais nous pouvons nous soulever, faire barrage aux progrès de la jungle et opposer à la loi du capital celle de nos solidarités.

Le temps nous est compté. Peut-être est-il déjà trop tard pour empêcher la destruction du campement. Mais les batailles perdues sont toujours celles que nous ne menons pas. Qu'au moins s'amorce la contre-offensive pour Calais, pour les migrants, pour notre monde et pour notre humanité.

Nous appelons ceux et celles qui le peuvent à aller à Calais pour témoigner leur solidarité avec les migrants et pour témoigner des moyens utilisés par les autorités.

Nous appelons à nous rassembler dans toutes les villes, dans tous les villages, le Samedi 15 Octobre et le Dimanche 16 Octobre 2016, devant les mairies et les préfectures, en solidarité avec les migrants et contre la destruction du campement de Calais. Nous appelons à converger vers Amiens le Mercredi 19 Octobre 2016 aux côtés des syndicalistes de Goodyear et de toutes les victimes de la répression et des violences policières.

De Vintimille à Calais en passant par Paris et toutes les villes et villages, nous appelons à nous organiser aux côtés des migrants pour la liberté et contre la jungle qui vient.

Premiers signataires :

Jean-Claude Amara, Olivier Besancenot, Patrick Farbiaz, François Gèze, Denis Godard, Serge Guichard, Almamy Kanouté, Stathis Kouvélakis, Philippe Marlière, Xavier Matthieu, Alain Pojolat, Gael Quirante, Omar Slaouti

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 20:15

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/10/calais-le-secours-catholique-refuse-de-cautionner-le-demantelement-de-la-jungle-tel-qu-il-se-prepare_5011399_3224.html

Le Secours Catholique refuse de cautionner le démantèlement de la jungle de Calais tel qu’il se prépare

Par Maryline Baumard

« Le Secours Catholique ne cautionnera pas le démantèlement de l'ensemble de la jungle de Calais, qui correspond à une enchère électoraliste nauséabonde ». A l’issue d’une réunion organisée, Lundi 10 Octobre 2016, entre les associations humanitaires qui travaillent sur le site et les émissaires du ministère de l’intérieur, le responsable départemental du Secours Catholique, Vincent de Coninck, s’est déclaré contre l’opération gouvernementale, avec le soutien de sa direction nationale.

A une semaine de l’évacuation du campement insalubre où s’entassent quelque huit mille migrants, selon les chiffres de l'Auberge des Migrants, l’association caritative estime que l’opération n’aura « d'humanitaire que le vernis de communication dans lequel on l’enrobe ». En fait, si elle ne peut qu’applaudir à la mise à l’abri des exilés, elle est farouchement opposée à la méthode gouvernementale qui veut parvenir à l’effacement total des infrastructures pour migrants dans cette zone.

« Qu’on le veuille ou non, Calais restera le passage obligé pour rejoindre le Royaume-Uni. La ville connaît des afflux depuis vingt ans, ils ne vont pas se tarir tout à coup en 2016 parce que le gouvernement le veut. Demain, les exilés seront de retour, rappelle Vincent de Coninck. C’est pourquoi il nous semble dangereux de détruire le centre d’accueil de jour avec ses douches, son foyer pour femmes et le centre d’accueil provisoire de mille cinq cent places dans des conteneurs ».

Le flux est loin d’être endigué

En clair, l’association déplore que l’état s’acharne à faire disparaître la verrue du campement insalubre, sans rien proposer pour les exilés, qui ne manqueront pas d’y passer dans les temps à venir. Les arrivées massives dans le sud de l’Italie ayant montré ces derniers jours que le flux est loin d’être endigué.

Alors que les associations avaient été mandatées à la fin du printemps pour proposer des aménagements de ce bidonville, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, est rentré de vacances avec l’obsession de faire disparaître la jungle de Calais. Au mois d’avril 2015, c’est ce même ministère qui avait demandé aux associations de rapatrier tous les migrants autour du centre d’accueil de jour Jules-Ferry, qu’il avait décidé d’ouvrir. Face à ces changements de cap, les associations avaient donc déjà les nerfs à fleur de peau.

Montée au créneau de la droite dure

Le 2 septembre 2016, Bernard Cazeneuve s’est rendu à Calais pour annoncer le démantèlement total du lieu avant la fin de l’année 2016. Dans un premier temps, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) n’étaient pas ravies de ce changement de pied et elles n’étaient pas certaines qu’un démantèlement qui tombe du ciel à dix mois d’une échéance électorale majeure soit le fruit d’une préoccupation humanitaire.

Surtout lorsque les camps ne sont pas là d’hier et que ce gouvernement aurait pu décider plus tôt que « la France ne sera pas le pays des camps », comme le chef de l’état le rappelait récemment.

Mais face à la levée de bouclier de la droite dure, symbolisée par la montée au créneau de Laurent Wauquiez, les associatifs sont pourtant restés sages dans un premier temps et ont décidé de soutenir le gouvernement dans sa démarche.

L’idée d’intenter un recours auprès du juge administratif contre cette éviction a donc été rangée au tiroir, les associations se rendant compte qu’elles étaient piégées et feraient le jeu de la droite si elles ne soutenaient pas l’initiative.

Désaveu sanglant

Mais ce répit pour la Place Beauvau n’a été que de courte durée. Alors que le démantèlement est prévu pour le Lundi 17 Octobre 2016, le positionnement du Secours Catholique est en effet un désaveu sanglant pour la méthode mise en œuvre par Bernard Cazeneuve.

« Nous avions demandé qu’un vrai diagnostic soit établi et que les opérations soient menées dans le respect de la dignité des migrants, après prises en compte des cas individuels. Nous comprenons aujourd’hui que l’opération est précipitée et sera menée au pas de charge, ce qui entraînera inévitablement des violences », regrette Vincent de Coninck.

Le ministre de l’intérieur met en effet une pression très forte sur les préfets de région qui avancent à marche forcée dans la recherche de places d’hébergement pour installer un peu partout en France les afghans et les soudanais de Calais.

Le Secours Catholique déplore aussi que le ministre ait « oublié de nous annoncer le 2 septembre 2016 qu’il allait aussi fermer le centre d’accueil provisoire qui héberge dignement mille cinq cent personnes et le centre Jules-Ferry qui sert entre trois mille et quatre mille cinq cent repas quotidiens, permet un accès aux douches et à une école. La suppression de ces infrastructures va nous ramener dans la même situation que celle dans laquelle nous étions au lendemain de la fermeture du centre d’accueil de Sangatte, en 2002, par Nicolas Sarkozy », rappelle le Secours Catholique, pour qui ce seul souvenir reste humainement inacceptable.

Une erreur humanitaire

L’Auberge des Migrants, elle aussi association historique du lieu, estime à l’unisson de l’association catholique « que fermer les centres créés depuis 2012 est une erreur humanitaire et nous ramène à la situation d’après Sangatte où nous retrouvions des gens dans les fossés ou les jardins, essayant de se cacher ». Elle déclare aujourd’hui, par la voix de son président, Christian Salomé, qu’elle restera présente auprès des migrants pour orienter les plus vulnérables vers des solutions qui leur conviennent.

Du côté de Médecins Sans Frontières (MSF), l’attente reste de mise avant une réunion, Mardi 11 Octobre 2016, avec le ministère de l’intérieur et le ministère du logement. L’après reste un problème pour Marie-Elisabeth Ingres, chargée des migrants à MSF. A ses yeux, « ce démantèlement ne réglera pas la question des réfugiés souhaitant se rendre en Grande-Bretagne ».

De son côté, Franck Esnée, chargé lui aussi du dossier, voudrait des garanties sur « le sort réservé aux mineurs isolés et aux migrants qui peuvent prétendre à une réunification en Grande-Bretagne ». Bernard Cazeneuve a fait un aller-retour express outre Manche aujourd’hui alors que depuis des mois le dossier avance à pas comptés.

Les relations se tendent donc entre le monde associatif et l’état. Une épine de plus dans le pied du gouvernement qui avait besoin de ces relais auprès des migrants. « Nous nous tiendrons à leurs côtés, dans notre rôle et veillerons au respect des droits fondamentaux », insiste Vincent de Coninck. Le ton est donné. Il reste quelques jours pour désamorcer la colère.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 19:50

Démantèlement imminent de la jungle de Calais (Reuters)

Le démantèlement de la jungle de Calais, qui abrite environ dix mille personnes, interviendra « dans les meilleurs délais », a déclaré Mardi 11 Octobre 2016 le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.

Aucune date n'a été officiellement confirmée, mais le Lundi 17 Octobre 2016 a été évoqué, notamment par le défenseur des droits.

« Nous sommes en train de préparer le démantèlement de Calais dans des conditions humanitaires que nous voulons exemplaires et ce, je vous le confirme, dans les meilleurs délais », a déclaré Bernard Cazeneuve lors de la séance des questions au gouvernement à l’assemblée nationale.

Dans un communiqué commun avec la ministre du logement Emmanuelle Cosse, il précise que le démantèlement de ce camp de fortune situé sur une lande et qui abrite des migrants en quête d'un passage au Royaume-Uni « interviendra lorsque les conditions fixées pour une prise en compte de chacun seront réunies ».

Les deux ministres ont tenté Mardi 11 Octobre 2016 de rassurer les associations engagées à Calais ou dans les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) des migrants sur le déroulement de l'opération.

« Quelques inquiétudes restent latentes, sur la qualité du diagnostic », dit toutefois à Reuters Jean-Claude Mas, secrétaire général du Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués (CIMADE). Un bon diagnostic de chaque personne, pour voir si elle est vulnérable et si elle est en famille, suppose « qu'il n'y ait pas de précipitation », explique-t-il.

Or « le temps risque d'être court si on précipite le démantèlement ».

Les associations s'inquiètent également du sort des migrants qui refuseraient les propositions de placement en CAO faites par les autorités.

Ces personnes seraient alors redirigées vers des centres de rétention, indique Jean-Claude Mas. « Cela n'est pas la réponse qui nous semble adaptée », dit-il.

Devant les associations, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse ont assuré que tous les mineurs isolés se verraient proposer une orientation adaptée à leur situation, au Royaume-Uni ou en France.

Ils ont également rappelé que près de sept mille places avaient pu être créées dans de nouveaux CAO, venant compléter les trois mille places déjà existantes, pour accueillir les personnes qui quitteront le campement de la Lande.

Selon des associations de terrain, environ mille migrants ont déjà quitté Calais d'eux-mêmes, en anticipation du démantèlement.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 19:38

La visite de Vladimir Poutine à Paris prévue Mercredi 19 Octobre 2016 reportée (Reuters)

La visite de Vladimir Poutine à Paris envisagée Mercredi 19 Octobre 2016 est reportée, après la proposition par la France, refusée par Moscou, d'une réunion à l'Elysée sur la Syrie à cette date, a-t-on appris Mardi 11 Octobre 2016 dans l'entourage de François Hollande.

La visite du Mercredi 19 Octobre 2016, annoncée par Moscou mais jamais confirmée par la présidence française, s'inscrivait dans un climat diplomatique tendu lié au soutien de l'armée russe à l'offensive du régime syrien sur la ville d'Alep.

« Il y a eu un contact entre le Kremlin et l'Elysée Mardi 11 Octobre 2016 pour proposer une visite de travail sur la Syrie à l'Elysée, à l'exclusion de tout autre événement pour le président François Hollande, Mercredi 19 Octobre 2016 », a-t-on déclaré dans l'entourage de ce dernier.

« En réponse à cette proposition, la Russie vient d'indiquer qu'elle souhaite reporter la visite prévue Mercredi 19 Octobre 2016 », a-t-on ajouté.

La Russie soutient le président syrien Bachar al Assad par des frappes aériennes depuis plus d'un an.

Samedi 8 Octobre 2016, la Russie a mis son veto à un projet de résolution présenté par la France au conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui exigeait la fin des frappes aériennes et des survols militaires d'Alep. Le texte concurrent présenté par la Russie n'a pas obtenu le minimum de neuf voix en sa faveur pour être adopté.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 21:40

http://next.liberation.fr/livres/2016/10/05/melancolie-de-gauche-partis-d-echecs_1519874

Mélancolie de gauche

Par Samuel Hayat, chargé de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)

Mercredi 5 Octobre 2016

Dans son ouvrage, Enzo Traverso montre comment l’état d’esprit inhérent aux luttes révolutionnaires s’est mué en sentiment d’impuissance au fil de ses défaites.

Manuel Valls l’a dit et répété, « la gauche peut mourir ». Le premier ministre entend par là désigner le risque d’un échec électoral pour un parti dit socialiste, mais qui n’est plus rattaché à la gauche que par atavisme topologique. Cependant, cette mort serait peut-être le symptôme d’un phénomène plus profond, la difficulté de la gauche, c’est-à-dire des mouvements multiples luttant pour l’égalité, à se remettre d’une autre défaite. Cette défaite, c’est celle du socialisme réel qui s’est effondré à la fin des années 1980, mais aussi celle des luttes révolutionnaires qui ont marqué le vingtième siècle, dans le monde occidental, au sein même du bloc soviétique, et dans les combats anti-impérialistes du tiers-monde. Dès lors, ce qui peut mourir, ce qui est déjà mort, peut-être, c’est la perspective même de l’émancipation, une perte dont on ne saurait entièrement faire le deuil et qui plonge aujourd’hui la gauche dans une impuissance mélancolique.

Dans « mélancolie de gauche », aux éditions de la Découverte, trois cent pages, vingt euros, Enzo Traverso, professeur de science politique à l’université Cornell, dans l’état de New York, se confronte au rapport de la gauche à ses propres défaites. Sans nier l’importance de la chute du mur de Berlin, il montre qu’a toujours existé, dans la culture de gauche, une certaine disposition d’esprit mélancolique. A côté et contre le récit épique de l’irrésistible avancée du peuple vers le socialisme, présent notamment dans le stalinisme, il a en effet existé d’autres récits, épars et minoritaires, reposant sur la douloureuse mémoire des défaites passées.

L’année 1989 puis l’effondrement du bloc soviétique n’ont alors fait que leur donner une visibilité nouvelle, mais en en modifiant le sens. Jusque-là, chaque défaite pouvait être vécue comme rendant nécessaires d’autres luttes, au nom même de la mémoire des camarades tombés, vers un horizon final utopique et victorieux. Mais la chute du mur, qui aurait pu libérer la gauche de l’hypothèque stalinienne, semble au contraire l’avoir paralysée et en avoir balayé les espoirs, transformant une mélancolie grave mais combative en torpeur passive et résignée.

Enzo Traverso propose alors de retrouver « la force d’une tradition cachée », celle de la mélancolie disposant à l’action. Pour cela, il puise bien sûr dans les écrits d’auteurs tels que Karl Marx, Walter Benjamin ou Daniel Bensaïd. Mais il utilise aussi d’autres sources, comme les traces laissées par « la mélancolie des vaincus » qu’ont été Auguste Blanqui, Rosa Luxembourg, Léon Trotski ou Samuel Zygelbojm, le militant du Bund. Les relisant en prenant pour guide Walter Benjamin, il montre comment, chez ces révolutionnaires, l’expérience de la défaite n’empêchait pas la persistance d’un esprit utopique rédempteur, parfois mystique. Dans son analyse, Enzo Traverso fait aussi la part belle aux œuvres picturales, architecturales ou cinématographiques d’artistes de gauche. Le « cinéma des révolutions vaincues » bénéficie d’un traitement particulièrement réussi, avec l’analyse de films qui, de « la terre tremble » de Luchino Visconti à « rue Santa Fe » de Carmen Castillo, montrent des personnages, souvent des gens ordinaires, partageant et surmontant l’expérience de la défaite.

C’est donc un ouvrage passionnant et foisonnant, beau par l’iconographie qu’il mobilise, mais aussi frustrant que nous offre Enzo Traverso. S’il propose de multiples fragments où se laissent voir différents aspects de cette mélancolie de gauche, il ne donne pas de solution explicite à ce problème, comment convertir aujourd’hui le sentiment d’écrasement de la gauche en une mélancolie disposant à l’action ? Quelques pistes sont évoquées, par sa relecture du rapport marxiste à la mémoire, par le récit d’une rencontre manquée entre marxisme occidental et anti colonialisme et par la figure enfin de Daniel Bensaïd, lecteur de Walter Benjamin. Mais la charge reste aux lecteurs et lectrices de se nourrir des analyses proposées pour reconfigurer à leur manière les rapports entre la mélancolie et le souffle révolutionnaire de l’utopie.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 20:14

https://www.ensemble-fdg.org/content/alep-face-lhistoire

Alep face à l'histoire

Par Roland Mérieux et Francis Sitel

Mercredi 5 Octobre 2016

Une violence sauvage est déchaînée contre Alep et sa population.

Après des années de bombardements et d'encerclement, l'aviation russe et du régime écrase les quartiers de l'est sous un déluge de bombes, de barils d'explosifs, de missiles et de gaz. La puissance des bombes anti-bunker fait s'effondrer des immeubles entiers et détruit les abris souterrains.

L'infrastructure vitale est systématiquement ravagée, hôpitaux, écoles, boulangeries et ressources en eau. Le siège prive les habitants de tout approvisionnement en vivres et en médicaments. Les enfants sont les premières victimes de ce massacre planifié.

Ce sont des crimes de guerre.

Une telle violence est révélatrice de ce qui se joue en Syrie.

Comment évoquer la complexité des confrontations et l'opacité prétendue des intérêts des différents protagonistes pour maintenir le silence et justifier le laisser faire ?

D'une part, Alep est une ville insurgée, contre un pouvoir dictatorial prédateur et féroce, ville prestigieuse et capitale économique de la Syrie. A Alep combattent différentes forces rebelles, celles de l'Armée Syrienne Libre (ASL) et celles de diverses composantes islamistes, toutes font face à un ennemi commun. Alep Est c'est encore, malgré les morts et les exils massifs, plus de cent cinquante mille habitants qui depuis des mois et des années vivent l’enfer et résistent.

D'autre part, Alep est le symbole et l'enjeu décisif de l'offensive d'un régime qui pour sauvegarder son pouvoir est prêt à tout, raser cette ville héritière d'une riche et immémoriale civilisation, écraser sa population et multiplier crimes de guerre et crimes contre l'humanité. C'est à cette entreprise à laquelle le Kremlin et Vladimir Poutine apportent leur savoir faire, ceux qui ont rasé Grozny pour en finir avec la rébellion tchétchène disposent des moyens militaires et de la détermination pour rééditer cet exploit à Alep.

Une confrontation si claire dans sa brutalité interdit les tergiversations et tout faux semblant.

L'alternative est soit la solidarité avec le peuple syrien et sa volonté d'imposer son droit à la justice, à la liberté et à la paix, soit une coupable complicité avec la coalition des massacreurs, le régime syrien, ses alliés russe et iranien et les diverses milices à leur service.

Ce choix en sa sévérité est incontournable. D'où les contorsions des puissances occidentales, les États-Unis au premier chef, pour justifier leur passivité et leurs atermoiements et aussi les confusions qui dominent la politique de la Turquie, voire celle de certaines forces kurdes.

Le silence et la paralysie de la gauche française et européenne sont inacceptables.

Face à une telle horreur, qu'on ne peut prétendre ignorer, une mobilisation s’impose, la solidarité humaine interdit de laisser faire, une volonté que manifeste le communiqué commun de plusieurs organisations françaises de gauche et écologistes. Mais un tel sursaut est freiné, voire empêché, par la difficulté à assumer en toute conscience la portée politique immense de ce qui se décide à Alep. L'histoire dira sans doute que là et alors s'est imposé ce que sera le devenir des peuples de la région. Doivent-ils se juger condamnés à n'avoir pour avenir que l'alternance entre dictatures militaires et despotisme théocratique ? Ou parviendront-ils à imposer la démocratie à laquelle ils aspirent ?

Qui pourrait croire que l'Europe n'est pas concernée ? Elle, qui déploie ses armes partout au Moyen-Orient, que travaille dangereusement l’angoisse de l'arrivée massive des migrants et réfugiés, peut-elle continuer à se dire au mieux impuissante, au pire complice ? Aux forces progressistes de peser pour briser la solitude du peuple syrien, imposer que cesse le martyr d'Alep et changer le cours de l'histoire.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 20:02

UN DEBAT TACTIQUE

Le site national d'Ensemble publiait récemment un très long message de bilan du conseil national d'Ensemble du Samedi Premier Octobre et du Dimanche 2 Octobre 2016. Vous trouverez ci dessous le dernier paragraphe de ce message. Le message est disponible en totalité si vous consultez le site national d'Ensemble à l'adresse ci dessous.

Bernard Fischer

https://www.ensemble-fdg.org/content/compte-rendu-du-collectif-national-cn-densemble

Relevé de conclusions concernant l’organisation d’une consultation des adhérents d’Ensemble pour les élections présidentielles de 2017.

Comme prévu par notre texte adopté lors de l'assemblée générale des collectifs d’Ensemble du mois de juin 2016, le conseil national d'Ensemble du Samedi Premier Octobre et du Dimanche 2 Octobre 2016 a constaté qu’un accord ne pouvait se dégager à ce stade concernant nos choix pour les élections présidentielles.

Il s’agit d’un débat tactique et d’une appréciation politique de la conjoncture qui ne remettent pas en cause les choix stratégiques de reconstruction et de refondation d’une nouvelle force qui nous sont communs, ni des choix d'orientation que nous avons décidé lors de notre assemblée générale du mois de juin 2016 mais qui laissait la discussion ouverte sur nos choix pour les élections présidentielles. Sur cette question et à ce stade, le débat organisé Samedi Premier Octobre 2016 à partir de trois positions provisoires différentes et des discussions et les indications issues des débats des collectifs montrent qu’il existe des visions différentes qui ne peuvent être tranchées que par une consultation et l’organisation d’un vote.

Non pas pour faire adopter une orientation contraignante pour tous mais afin de connaître l’avis du mouvement et ainsi de dégager des positions pour Ensemble, ce qui fait consensus même avec des options tactiques différentes. Rappelons que nos règles de fonctionnement impliquent une majorité des deux tiers des votants.

Il a donc été acté que le corps électoral serait fixé selon les mêmes règles qu’au mois de juin 2016, c'est-à-dire peuvent voter cotisants et adhérents selon une liste de participants connue et vérifiable localement et nationalement et, comme au mois de juin 2016, seront recensés le vote des cotisants et le vote des non-cotisants.

Les positions soumises au vote seraient actées à une réunion plénière de l’Équipe d'Animation Nationale (EAN) qui se tiendra le 22 octobre 2016, délai permettant de tenir compte du débat du conseil national, de l’évolution de la situation politique et de toute autre proposition éventuellement.

Une feuille de vote unique pour tous les collectifs et une adresse de recensement des résultats seront envoyés aux collectifs. Ceux-ci pourront donc organiser la consultation de la fin du mois d'octobre au 18 novembre 2016 au plus tard.

Les positions en présence sur le bulletin de vote seront rédigées en quelques lignes, elles seront accompagnées d'un texte court d'une page d'explication et un bulletin de débat accompagnera la discussion.

Une nouvelle réunion du conseil national se tiendra le 19 novembre et le 20 novembre 2016 pour enregistrer les votes et à partir de ceux-ci déterminer la position d’Ensemble.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 19:40

https://www.change.org/p/la-désunion-ne-passera-pas-par-moi

http://www.liberation.fr/debats/2016/10/09/appel-a-l-union-de-la-gauche-antiliberale_1520735

La désunion ne passera pas par moi

Appel à l’union de la gauche anti libérale

La gauche, qui refuse la logique libérale avec laquelle François Hollande et Manuel Valls acceptent de composer, doit se rassembler pour les élections présidentielles.

Samedi 12 Novembre 2016 de 10 heures à 18 heures

Salle des Fêtes de la Mairie de Montreuil, Place Jean Jaurès, 93 100 Montreuil, Métro Mairie de Montreuil, entrée libre, venez nombreuses et nombreux.

Il faut unir nos forces pour une alternative à gauche. Après un quinquennat calamiteux, le pire semble aujourd’hui possible avec un Front National en voie de banalisation, une droite extrêmisée que François Hollande et Manuel Valls décomplexent et l’autoritarisme du quarante neuvième article de la constitution de la cinquième république.

Le pire semble aujourd’hui possible. Face à la violence des licenciements, du chômage, des Contrats de travail à Durée Déterminée (CDD) à perpétuité, des vies empêchées et ruinées et des campements de migrants évacués sans solution, vouloir imposer l’identité française, le burkini, l’islam, la nationalité et sa déchéance au cœur des débats politiques. Face au terrorisme, pour exaspérer les peurs, la fuite en avant sécuritaire, inefficace. Et sur l’écologie, surtout ne rien faire ou plutôt faire le contraire de ce que l’on proclame.

Cela doit cesser. Sans attendre. Depuis trop longtemps François Hollande chante du Joe Dassin au mouvement des entreprises de France (MEDEF), « on ira où tu voudras quand tu voudras ».

Nous appelons à l’effraction citoyenne et au soulèvement du peuple de gauche qui refuse cette situation, de ce peuple arc-en-ciel où depuis toujours, pour chaque conquête sociale et liberté gagnée, se mêlent les socialistes qui refusent le libéralisme, les écologistes, les féministes, les communistes, les libertaires et les alter mondialistes, nous tous, salariés, privés d’emploi, retraités et jeunes rassemblés contre la loi travail, rassemblés contre le nucléaire, rassemblés contre la fermeture des usines, des maternités, des classes et des services publics qui protègent ceux qui n’ont rien, rassemblés contre le logement cher et les morts dans la rue, rassemblés contre la criminalisation des résistances sociales, des sans-papiers et des sans-emplois stigmatisés et abandonnés, et rassemblés pour l’égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels.

Pour 2017, les urgences, nous les connaissons. Nous sommes d’accord sur ce qui peut faire pacte commun. Nous sommes d'accord pour abroger la loi travail et construire des droits protecteurs, pour augmenter fortement le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC), les minimas sociaux et les retraites, pour que le Contrat de travail à Durée Indéterminée (CDI) redevienne la norme et pour interdire les licenciements collectifs quand sont versés des dividendes aux actionnaires.

Nous sommes d'accord pour renforcer l’Impôt Sur la Fortune (ISF), accroître l’impôt progressif car il redistribue, refuser les dettes publiques illégitimes et ne plus admettre des revenus supérieurs à vingt fois le SMIC.

Nous sommes d'accord pour booster le ferroviaire, pour une planification écologique, pour la sortie du nucléaire et pour lutter d’arrache-pied contre le réchauffement du climat.

Nous sommes d'accord pour abolir le traité budgétaire européen, renégocier les dettes en Europe, en finir avec les paradis fiscaux, accueillir les migrants, ne pas appliquer la directive européenne sur les travailleurs détachés et abandonner l’agriculture productiviste au profit d’une agriculture biologique et paysanne.

Nous sommes d'accord pour en finir avec ces guerres perpétuelles où l'état français sert de vitrine aux multinationales françaises de l’armement.

Nous sommes d'accord pour des droits nouveaux pour les salariés dans l’entreprise, pour des droits contre le contrôle au faciès, pour le droit de vote des étrangers et pour une sixième république.

Et pourtant, alors que la gauche antilibérale et écologique est d’accord sur l’essentiel, les candidatures se multiplient avec le risque que l’alternative à gauche devienne inaudible.

Nous ne nous résignons pas. Le peuple de gauche doit se lever, dans toutes ses couleurs et toutes ses histoires, salariés et retraités qui savent ce que perdre signifiera, féministes qui savent les reculs à venir, écologistes qui savent qu’il faut changer vite.

Nous allons proposer, construire et forcer à l’union. En signant en masse cette tribune-pétition, qui dit simplement que, pour 2017, il faut une seule candidature de l’alternative à gauche, nous avons trop de points d’accord. Si nous sommes des centaines de milliers à la réclamer, elle s’imposera.

Déjà localement, des convergences et des regroupements se montent pour stopper la désunion. Samedi 12 Novembre 2016, nous nous retrouverons, venus de tout le pays, ensemble, dans cette convention qui fabriquera et portera une plateforme de mesures d’urgence pour la prochaine mandature. Nous ne gagnerons 2017 qu’en conjuguant nos couleurs en une seule campagne collective.

Premiers signataires

Etienne Balibar, Patrick Braouezec, Pierre Cours-Salies, Pierre Khalfa, Noël Mamère, Philippe Marlière, Willy Pelletier, Jean-François Pellissier, Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Sophie Wahnich, Pierre Zarka

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:47

Des milliers d'opposants mobilisés à Notre-Dame-Des-Landes (Reuters)

Entre douze mille huit cent et quarante mille opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, dans le département de la Loire-Atlantique, se sont rassemblés Samedi 8 Octobre 2016 pour afficher leur détermination à défendre le site, trois mois après le feu vert de la population à ce projet controversé et à l'approche d'une évacuation prévue pour l'automne.

Les manifestants ont symboliquement planté un bâton sculpté et décoré sur le site, signe de leur intention de mettre « des bâtons dans les roues » du gouvernement et du groupe Vinci en cas d'expulsion de la Zone d’Aménagement Différée rebaptisée Zone A Défendre (ZAD) par les opposants du projet.

La préfecture a fait état de douze mille huit cent participants, les organisateurs ont évoqué eux le chiffre de quarante mille personnes.

Le projet, dont les opposants mettent en doute la pertinence, a recueilli cinquante cinq pour cent de voix favorables lors d'une consultation locale organisée au mois de juin 2016 pour tenter de déminer une crise qui dure depuis cinquante ans.

A la suite de la victoire du oui, le premier ministre Manuel Valls a annoncé que les travaux du futur aéroport débuteraient à l'automne.

Selon des partisans du transfert, trois scénarios possibles sont actuellement soumis au ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.

L'évacuation du site serait programmée après celle de la jungle de Calais, priorité du gouvernement.

Les opposants au projet d'aéroport dénient de leur côté toute légitimité à la consultation « biaisée » du mois de juin 2016 dont le périmètre départemental ne correspond pas, selon eux, à celui des collectivités locales qui financent cet aéroport « inter régional ».

Une première tentative d'évacuation du site de mille six cent hectares situé à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes avait échoué en 2012.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens