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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 19:27

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/06/puissance-de-la-manifestation-a-paris-traitement-scandaleux-de-l-information-et-casseurs-au-service-de-qui.html

Puissance de la manifestation à Paris, traitement scandaleux de l'information et casseurs au service de qui ?

Mardi 14 Juin 2016, nous avons été confrontés à une vaste série de manipulations pour escamoter l'ampleur de la manifestation et en ternir l'effet auprès de la population.

L'ampleur et la puissance de la manifestation

D'abord cette querelle de chiffres reprise en coeur par tous les médias, France Inter par exemple reprenant elle tout de go sans aucune espèce de commentaire carrément le chiffre de la police de quatre vingt mille manifestants.

Alors qu'ils savent pertinemment que dans une manifestation à Paris où les participants doivent stationner plusieurs heures en faisant du surplace, c'est par centaines de milliers qu'il faut compter.

D'autant que nombre de manifestants découragés par l'attente n'ont même pas démarré de la place d'Italie.

Le traitement de l'information

Certes l'horrible crime commis contre le commandant de police et sa famille méritait un traitement particulier.

Mais tout s'est passé néanmoins et se passe encore Mercredi 15 Juin 2016 pour les salles de rédaction et le pouvoir politique comme si ce crime avait servi à occulter l'ampleur, la détermination et la force de la manifestation contre la loi travail.

D'autant qu'un certain nombre de journalistes et le ministre de l'intérieur lui-même n'hésitent pas à se livrer à un odieux amalgame implicite, passant dans la même foulée de la dénonciation du terrorisme djihadiste au comportement des casseurs qui effectivement s'en sont pris à la devanture vitrée de l'hôpital Necker des enfants malades. Bernard Cazeneuve mettant cette exaction en lien avec le fait que l'enfant du couple de policiers était précisément présent dans cet hôpital.

Les casseurs

On peut légitimement s'interroger sur leur rôle.

Car contrairement à BFM Télévision qui, dans son reportage, a trouvé des manifestants complaisants, soit disant de la Confédération Générale du Travail (CGT), comprenant la « violence des jeunes », nous avons rencontré un grand nombre de manifestants condamnant les actes de saccage et les désignant comme complices du pouvoir socialiste, avec le but de salir le mouvement et de permettre aux médias de parler davantage de la casse que de la manifestation et de ses objectifs.

Et de permettre aux médias d'information en continu de s'appesantir avec délectation sur les vitrines brisées des « petits commerçants ruinés par le vandalisme ».

Et que dire du bus des manifestants du Limousin entièrement caillassé et sans doute mis hors service, dans quel but ?

Car le comportement de ces groupes est devenu récurrent, ils se donnent au travers les réseaux systématiquement rendez-vous en tête de manifestation, se livrant aux saccages de commerce, bloquant souvent la manifestation elle-même et permettant aux forces de police d'intervenir directement quelque fois contre les manifestants qui n'ont strictement rien à voir avec ces groupes.

Leur comportement s'apparente à des comportements de provocateurs au service de causes qui n'ont strictement rien à voir avec l'objectif de l'immense majorité des manifestants et leurs actions servent de prétexte y compris à la volonté d'interdiction des manifestations.

Volonté d'interdiction reprise Mercredi 15 Juin 2016 fortement par la droite, Eric Ciotti et Jean Pierre Raffarin, s'appuyant sur la situation d'état d'urgence, l'assassinat de la famille de policiers en passant par le hooliganisme.

Tout cela ne pourra cacher totalement l'ampleur et l'importance de ce qui s'est passé hier et la détermination à poursuivre le mouvement, incluant les rendez-vous déjà fixés le Jeudi 23 Juin 2016 et le Mardi 28 Juin 2016.

Mais plus que jamais la vigilance s'impose sans aucune espèce de complaisance à l'égard d'individus qui en plusieurs occasions n'ont pas hésité à s'en prendre aux organisateurs du mouvement de résistance à la loi scélérate.

Le bus des limousins caillassé

Source France Bleu

En marge de la manifestation à Paris des opposants à la loi travail, des heurts violents ont opposé policiers et casseurs. Des bus qui avaient amené les manifestants de toute la France ont été caillassés, dont un du Limousin.

Six cent salariés et syndicalistes de la Haute-Vienne et de la Corrèze participaient à cette nouvelle manifestation contre la loi travail. Pour eux, ces casseurs décrédibilisent le mouvement.

« Ils nous pourrissent notre mouvement », dit même Bruno Grimaud, délégué de la CGT Force Ouvrière de l'entreprise Steva de Bessines qui était sur place. Et ils s'en sont pris aussi aux cars qui ont été utilisés par les manifestants pour venir à Paris. Ces derniers avaient été stationnés devant les Invalides où devait se terminer le rassemblement, les uns derrière les autres. Et par malchance celui qui était en premier était celui de l'entreprise Lavalade de Bellac.

« Les casseurs ont jeté des pavés sur les vitres », raconte le patron Daniel Lavalade qui était en ligne avec son chauffeur pendant le caillassage.

« Mon chauffeur est très choqué », ajoute-t-il. Ce sont les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) qui l'ont fait sortir. Il n'a heureusement pas été blessé. Mais le bus est très endommagé. Daniel Lavalade se demande pourquoi l'ordre avait été donné de garer les cars à cet endroit.

« On les a amenés au casse-pipe », selon lui. Qui précise qu'il n'amènera plus jamais de syndicaliste à une manifestation.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 18:57

http://www.cgt.fr/La-CGT-condamne-sans-reserve-les.html

Communiqué commun de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de la fédération de la santé et de l'action sociale de la CGT

La CGT condamne sans réserve les violences commises Mardi 14 Juin 2016 contre l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (APHP)

La CGT apporte tout son soutien à l’ensemble des personnels de l’APHP face aux dégradations commises sur certains de leurs établissements et particulièrement l'hôpital Necker en marge de la manifestation parisienne.

Nous ne tolérons aucune de ces violences perpétrées par quelques individus en dehors des manifestations, comme celles qui gratuitement endommagent des établissements de soins au service des populations.

Ces actes aveugles n’ont d’autre objectif que de tenter de discréditer le mouvement qui légitimement s’oppose à la loi travail.

Ces casseurs ont détruit des biens publics, ce qui a provoqué des ripostes de la part des forces de l’ordre, vis-à-vis des manifestants pacifiques.

Dans le cortège, des militants de la fédération de la santé et de l'action sociale de la CGT ont été blessés alors qu’ils soignaient une personne à terre.

Des casseurs brisent les vitres d’un hôpital et des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) chargent et gazent des soignants pendant qu’ils portent secours aux victimes. Voilà le vécu et la description de certains témoignages.

Ce cortège gigantesque était composé de centaines de milliers de personnes, soit un million trois cent mille personnes dans toute la France, venues simplement manifester pacifiquement pour le rejet de la loi travail.

Il est regrettable que certains médias ne retiennent que les actes de violence, certes condamnables, et relèguent au deuxième plan les revendications légitimes contre le projet de cette loi.

La CGT condamne sans réserve tous les actes de violence, d’agression et de vandalisme. Une nouvelle fois, nous réaffirmons qu’il est de la responsabilité de la puissance publique d’assurer la sécurité des biens et des personnes et le maintien de l’ordre.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 18:45

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/15/degradations-a-l-hopital-necker-ce-qu-il-s-est-passe_4951016_4355770.html

Dégradations à l’hôpital Necker, ce qu’il s’est passé

Par Adrien Sénécat

Des violences et des dégradations ont de nouveau entaché une partie de la manifestation parisienne contre la loi travail, Mardi 14 Juin 2016. Vingt-neuf représentants des forces de l’ordre et onze manifestants ont été blessés, selon la préfecture. Des actes de vandalisme ont été commis à l’hôpital Necker-Enfants Malades, dans le quinzième arrondissement de la capitale, comme le montre une photographie de notre journaliste Pierre Trouvé.

Ces dégradations ont été vivement dénoncées par la classe politique et nombre d’observateurs. La ministre de la santé, Marisol Touraine, a dénoncé une « attaque insupportable de casseurs ». Alain Juppé y voit « le signe de l’irresponsabilité totale de certaines organisations syndicales ».

Dans la soirée du Mercredi 15 Juin 2016, la Confédération Générale du Travail (CGT), critiquée par Manuel Valls pour son « ambiguïté » face aux casseurs, a condamné « sans réserve les violences commises » à l’hôpital Necker. Voici, précisément, ce que l’on sait des événements.

Que s’est-il passé ?

Des affrontements ont éclaté entre des manifestants en tête de cortège et des policiers à l’angle du boulevard des Invalides et de la rue de Sèvres, juste à côté de l’hôpital. Hugo Melchior, un manifestant, témoigne, « il y a eu des affrontements sur ce point de fixation pendant une heure environ. Des centaines de projectiles ont été lancées, mais ils ne visaient pas l’hôpital ».

Selon lui, les dégâts sur la façade relèvent plus des « dommages collatéraux » que d’une intention d’un groupe de s’en prendre à l’hôpital. Des images tournées par un journaliste du Monde sur place montrent néanmoins un homme en noir muni d’une masse donner plusieurs coups sur les vitres du bâtiment. Un autre, en blanc, un peu plus loin, donne également des coups de pied. « C'est un hôpital de gosses », les interpelle un passant. Des tags ont été inscrits sur certaines vitres.

Notre journaliste n’a pas vu d’autres casseurs s’en prendre directement à l’hôpital. Les images montrent néanmoins de nombreux projectiles sur le sol au pied de l’établissement pédiatrique, ce qui tend à montrer qu’ils ont bien été lancés dans sa direction, que le responsable ait conscience de sa nature ou non.

Quelles dégradations ont été causées ?

L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a dénoncé une attaque « inadmissible », annonçant vouloir « porter plainte ». Une quinzaine de baies vitrées ont été cassées, selon la direction de l’établissement. Et la façade dégradée comportait très distinctement l’inscription « hôpital universitaire Necker Enfants Malades ».

Le directeur général de l’AP-HP, Martin Hirsch, rappelle dans un message aux personnels que « juste derrière les vitres visées, il y a des blocs opératoires ». Au-delà des dégâts matériels, il insiste sur les perturbations engendrées pour les patients et le personnel.

« Pendant ces attaques, il y avait des enfants qui étaient opérés et des équipes soignantes au travail, sous les bruits et les menaces des projectiles. Les soins ont été perturbés. Les équipes que nous avons rencontrées sont sous le choc ».

Contactée pour avoir des précisions sur les dégradations, l’AP-HP n’a pas souhaité réagir.

L’enfant du couple de policiers assassiné se trouvait-il dans l’hôpital au moment des faits ?

C’est vrai. Bernard Cazeneuve s’est indigné de ces dégradations, le soir même sur la deuxième chaîne de la télévision française. Le ministre de l’intérieur a fait savoir que l’enfant du couple de policiers assassinés à Magnanville avait justement été admis dans la journée à l’hôpital. « Les vitres de l’hôpital Necker brisées alors que l’enfant des policiers s’y trouve. Tout cela est inacceptable », a-t-il déclaré.

Jusque-là, l’information était restée relativement confidentielle. On ne la trouvait par exemple pas dans les dépêches de l’Agence France Presse (AFP) avant l’intervention du ministre sur la deuxième chaîne de la télévision française. Tout juste était-elle mentionnée au détour de quelques articles, par exemple dans le Figaro.

Si l’information est exacte, le lien établi par le ministre entre le crime terroriste de Magnanville et les casseurs de la manifestation contre la loi travail à travers le petit orphelin de trois ans divise. Certains l’ont reprise à leur compte, d’autres l’ont au contraire trouvée déplacée.

Y avait-il un policier en civil à côté du casseur ?

C'est faux. Des internautes ont affirmé, à partir d’une capture d’écran des images du Monde, qu’un policier en civil aurait « fait mine de ne rien voir » alors que l’homme muni d’une masse s’en prenait à la façade de l’hôpital Necker.

Rien ne permet pourtant de l’affirmer. Contrairement à ce que soutient cet internaute, l’homme à l’image porte un brassard en cuir orange-marron réservé à la presse et pas un brassard de policier. Nous le voyons sur d’autres images muni d’un appareil photographique, d’un casque et d’un sac à dos. Le photojournaliste Philippe Sterc s’est reconnu à l’image et s’est signalé auprès du Monde après publication de cet article, confirmant qu’il n’était pas un policier, mais bien un reporter.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 18:24

Une députée britannique tuée, la campagne suspendue (Reuters)

La députée britannique Jo Cox a été mortellement blessée par balle en pleine rue Jeudi 16 Juin 2016 dans le nord de l'Angleterre, provoquant une vague d'émotion dans le pays et la suspension de la campagne électorale en vue du référendum du Jeudi 23 Juin 2016 sur l'avenir du Royaume-Uni dans l'Union Européenne.

Jo Cox, élue travailliste favorable au maintien de son pays au sein du bloc communautaire, a été agressée alors qu'elle se préparait à tenir sa permanence électorale hebdomadaire à Birstall, près de Leeds, une localité de sa circonscription.

D'après les médias britanniques, l'agresseur, qui a été arrêté, a ouvert le feu sur la députée et l'a poignardée dans des circonstances encore confuses.

Hospitalisée dans un état grave, Jo Cox a succombé peu après à ses blessures.

Selon un témoin cité par l'agence Press Association, Jo Cox, qui était âgée de quarante et un ans, serait intervenue pour mettre fin à une dispute entre le suspect et un autre homme.

Un autre témoin dit avoir vu le suspect sortir une arme ancienne ou artisanale de son sac et faire feu à deux reprises en direction de la parlementaire.

« J'ai vu une femme sur le sol, comme si elle était à la plage, avec les bras posés le long du corps et les genoux relevés et du sang sur tout le visage », a déclaré Hichem Ben-Abdallah à des journalistes. « Elle ne faisait aucun bruit, mais elle était visiblement à l'agonie ».

Le chef de la police du West Yorkshire a précisé que ses services ne recherchaient pas d'autre suspect que l'homme interpellé, parlant d'un incident isolé dont elle essaie encore de déterminer le mobile.

Les autorités du West Yorkshire a annoncé avoir interpellé un homme de cinquante deux ans tandis qu'un autre homme âgé de soixante dix sept ans a été légèrement blessé. Des armes, dont une arme à feu, ont été retrouvées, a dit la police.

La presse locale, citant d'autres témoins, rapporte que l'agresseur a crié « Britain First », « la Grande-Bretagne d'abord », nom d'une organisation de droite qui se décrit elle-même comme « un parti politique patriote et une organisation de défense de rue ».

Jayda Fransen, numéro deux de Britain First, a qualifié cette agression « d’absolument abjecte » et a souligné que l'expression « Britain First » était également un slogan employé par les partisans du Brexit dans leur campagne électorale.

Etoile montante

Le meurtre de Jo Cox, mariée et mère de deux enfants, a provoqué une vive émotion dans la classe politique britannique qui a, dans son ensemble, condamné cette attaque.

Sur son compte Twitter, le premier ministre David Cameron a qualifié la mort de la députée de tragédie. « C'était une députée engagée et dévouée. Mes pensées vont à son époux Brendan Cox et à leurs deux jeunes enfants ».

Jeremy Corbyn, le chef de file du parti travailliste, a lui aussi réagi sur Twitter, déclarant que « l'ensemble de la famille travailliste, et bien sûr du pays, est choqué et triste devant l'horrible meurtre de Jo Cox ».

Manuel Valls a fait part de sa profonde tristesse sur Twitter. « A travers elle, notre idéal démocratique a été visé. Ne jamais l'accepter », a ajouté le chef du gouvernement français.

Les partisans du maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union Européenne ont annoncé la suspension de leurs activités jusqu’au Vendredi 17 Juin 2016. Ceux du Brexit ont également interrompu leur campagne.

David Cameron a annulé un déplacement à Gibraltar et a jugé sur Twitter qu'il « était normal que toutes les activités de campagne aient été suspendues après l'horrible attaque contre Jo Cox ».

C'est la première fois qu'un parlementaire britannique est tué depuis 1990, année de la mort du député Ian Gow, visé par une bombe placée par l’Irish Republican Army (IRA) sous son véhicule.

Jo Cox, diplômée de l'université de Cambridge, a été élue députée en 2015 et elle était considérée comme l'une des étoiles montantes du parti travailliste. Elle était connue pour son engagement en faveur des femmes et pour sa participation à des oeuvres caritatives.

Elle avait contribué en 2008 à la campagne électorale de Barack Obama.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 19:18

http://www.cgt.fr/Aux-propos-inacceptables-du.html

Réaction de la Confédération Générale du Travail (CGT) aux propos inacceptables du premier ministre Manuel Valls

Mercredi 15 Juin 2016

Le premier ministre Manuel Valls vient d’accuser la CGT d’être responsable des violences intervenues en marge de la manifestation nationale du Jeudi 14 Juin 2016, à Paris, contre le projet de loi travail.

La CGT tient à rappeler au premier ministre Manuel Valls que cette mobilisation, comme les précédentes, n’a pas été organisée par la CGT mais par sept organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis quatre mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif.

Quelle est la réalité des faits ? C’est en marge du cortège de cette manifestation, déposée par les organisations et validée par la préfecture de police de Paris, que des bandes de casseurs se sont à nouveau livrées à des exactions que la CGT a d’ailleurs condamnées officiellement, une fois de plus, dans son communiqué national.

Le premier ministre Manuel Valls ne peut ignorer qu’il incombe aux pouvoirs publics, dont il a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

La CGT souligne le sang-froid et la maitrise des militants de son service d’ordre qui, sans faillir, ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive.

En conscience et prenant en compte les informations données par les services de la préfecture de police, les organisations syndicales ont fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout du parcours prévu, malgré la frustration légitime des participants, pour ne pas les exposer davantage à la violence et aux incidents générés par des éléments extérieurs. Face à cette contrainte, une fois encore, l’ensemble des services d’ordre des organisations a su créer et mettre en œuvre les conditions pour que les participants, venus de toute la France, puissent rejoindre leurs moyens de transport.

La CGT tient à rappeler au premier ministre Manuel Valls que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades du championnat d'Europe de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la préfecture de police.

Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois.

Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 18:54

http://www.pourlapalestine.be/liberation-de-khalida-jarrar-la-dirigeante-palestinienne-de-gauche-appelle-a-laction-pour-liberer-les-prisonniers-palestiniens

Libération de Khalida Jarrar

La dirigeante palestinienne de gauche appelle à l’action pour libérer les prisonniers palestiniens

Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Traduction de Jean Marie Flémal

Députée palestinienne de gauche, féministe et avocate des prisonniers, Khalida Jarrar a été libérée Vendredi 3 Juin 2016, après avoir passé quatorze mois dans une prison israélienne.

Toute une foule de partisans l’attendait au check-point de Jubara, près de Tulkarem.

Lors de sa conférence de presse, Jarrar a insisté en faveur de l’intensification des actions en faveur des prisonniers. « Nous devons passer des paroles aux actes ». Elle a dénoncé l’action du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) en vue de réduire le nombre de visites familiales aux détenus masculins de deux à une par mois, disant que cette action devait être combattue et qu’elle était absolument rejetée par les prisonniers palestiniens. Les palestiniens en prison attendent « une visite minute par minute », a expliqué Khalida Jarrar, faisant également remarquer que les visites de la famille sont d’une importance cruciale pour les prisonniers palestiniens à bien des égards.

Khalida Jarrar a expliqué en détail la situation à laquelle étaient confrontées les détenues palestiniennes, sans omettre les difficultés de leur existence et les abus commis à leur égard par l’administration pénitentiaire israélienne. Elle a également parlé du travail des prisonniers entre eux afin de poursuivre collectivement la lutte, parfaire leurs connaissances mutuelles au contact les uns des autres et développer leur résistance à l’intérieur même de la prison. Khalida Jarrar a insisté sur le fait que les femmes palestiniennes en prison luttaient pour la libération nationale et sociale en tant que participantes et dirigeantes à part entière du mouvement des prisonniers palestiniens et de la lutte de libération de la Palestine. Elle a particulièrement insisté sur le cas de Lena Jarbouni, la plus ancienne détenue palestinienne en Israël.

Khalida Jarrar et Lena Jarbouni

Emprisonnée depuis près de quinze ans, Lena Jarbouni purge une peine de dix sept ans de prison. Palestinienne originaire d’Acre et titulaire de la citoyenneté israélienne, elle avait été accusée « d'aider l’ennemi » et condamnée à dix sept ans de prison. Elle est la porte-parole et la représentante des détenues de la prison d'Hasharon et Khalida Jarrar a dit d’elle qu’elle avait été sa « professeure » et celle de leurs compagnes de détention, elle leur enseigne l’hébreu et joue un rôle important dans le plaidoyer pour l’éducation des détenues mineures. À maintes reprises, Khalida Jarrar à insisté pour que s’intensifient les actions en faveur du soutien et de la mise en liberté de Lena Jarbouni.

Karim Younis à côté de Marwan Barghouti

Elle a aussi mis en exergue les cas de Karim Younis et de Walid Abu Daqqa, deux des plus anciens détenus des prisons israéliennes, qui ont tous deux passé plus de trente ans en détention. Elle a déclaré qu’elle avait brièvement rencontré Karim Younis alors qu’ils étaient transportés dans un de ces tristement célèbres fourgons cellulaires qu’on appelle la « bosta », un véhicule métallique dans lequel les détenus sont maintenus durant de très longs trajets, que ce soit vers le tribunal ou vers l’hôpital. Elle a également déclaré qu’à l’approche du Ramadan, les prisonniers palestiniens languissent après des contacts avec leur famille, contacts qui leur sont refusés par l’occupation israélienne.

Khalida Jarrar, qui est membre du conseil législatif palestinien pour le bloc Abou Ali Mustafa et qui est une éminente dirigeante de gauche du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), est également membre de la direction d’Addameer, l’association de soutien aux prisonniers et des droits de l’homme, dont elle a été directrice exécutive. Durant toute sa vie, elle a combattu pour la liberté des palestiniens, pour les femmes palestiniennes et pour les prisonniers palestiniens. « Nous faisons partie de la lutte mondiale de toutes les combattantes pour la liberté, contre l’injustice, contre l’exploitation et contre l’oppression », a expliqué Khalida Jarrar.

Arrêtée le premier avril 2015 par des militaires des forces israéliennes d’occupation qui avaient fait irruption chez elle juste avant l’aube, Khalida Jarrar avait d’abord été placée en détention administrative sans accusation ni procès. À la suite de protestations internationales, Khalida Jarrar avait été chargée par un tribunal israélien de douze motifs d’inculpation motivés entièrement par ses activités politiques publiques, y compris le fait d’avoir tenu des discours, d’avoir été présente lors de certains événements et d’avoir exprimé son soutien aux détenus palestiniens et à leurs familles. Elle avait été condamnée à quinze mois d’emprisonnement, en sus d’une suspension de prononcé et d’une amende.

Le réseau Samidoun de solidarité avec les prisonniers palestiniens salue Khalida Jarrar, une combattante pour la libération des prisonniers palestiniens dans leur ensemble, lors de sa remise en liberté des prisons de l’occupation et c’est avec une grande joue qu’il l’accueille à son retour chez elle. Nous nous joignons à ses appels à intensifier les actions an faveur de la libération des prisonniers palestiniens, à résister aux attaques du CICR contre les visites familiales aux prisonniers et à mener une campagne en vue de la libération de Lena Jarbouni et des autres détenues palestiniennes. Khalida Jarrar est une dirigeante nationale palestinienne et elle l’est restée derrière les barreaux de la prison, engagée dans la voie de la libération vis-à-vis de toutes les formes d’oppression et d’injustice. Nous félicitons Khalida Jarrar de sa remise en liberté et de son serment de poursuivre son combat jusqu’à la remise en liberté de chaque prisonnier palestinien et pour la libération de la Palestine.

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 18:36

http://www.liberation.fr/france/2016/06/14/violents-heurts-a-paris-lors-de-la-manif-contre-la-loi-travail_1459429

Violents heurts à Paris lors de la manifestation contre la loi travail

Par Luc Peillon

Un manifestant, atteint au cou par une grenade, serait toujours dans un état grave.

Violents incidents dans la capitale, Mardi 14 Juin 2016, lors de la manifestation nationale contre la loi travail. Partis de la place d’Italie en début d’après-midi, les manifestants n’ont pas tous pu rejoindre le point d’arrivée, l’esplanade des Invalides, en raison des nombreuses échauffourées avec les forces de l’ordre. Tout au long du boulevard Montparnasse, la manifestation a ainsi évolué au rythme des blocages imposés par la police. En tête de cortège, près d’un millier d’autonomes, déterminés, ont multiplié les jets de projectiles contre les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) et les gardes mobiles qui, en retour, ont fait usage de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Un camion à eau est également intervenu en renfort.

Mardi 14 Juin 2016, vers 18 heures 30, la préfecture de police dénombrait une trentaine de policiers blessés. On comptait également plusieurs manifestants touchés, au moins onze selon les autorités, dont un gravement atteint au cou. « C’était au 117 boulevard de Montparnasse », explique Aurélien, secouriste. « La police a chargé le cortège de biais, puis a tiré des grenades, dont une s’est coincée en haut du dos du manifestant ».

Evacué par le Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) avec un autre participant, il était toujours, en fin de journée, dans un état grave.

Thomas, secouriste également, dit, lui, avoir soigné une personne atteinte au front par un tir tendu, tandis que ses collègues évoquent des plaies ouvertes au crâne et un blessé sérieusement atteint au doigt par une grenade à Montparnasse. La préfecture de police annonçait, de son côté, cinquante huit interpellations, et appelait sur Twitter les manifestants à se « désolidariser des casseurs pour faciliter l’intervention des forces de l’ordre ».

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 18:20

La Confédération Générale du Travail (CGT) en accusation après les violences à Paris (Reuters)

François Hollande et Manuel Valls ont menacé Mercredi 15 Juin 2016 d'interdire les manifestations à risque après les incidents du défilé parisien du Mardi 14 Juin 2016 contre la réforme du code du travail, dans lesquels le gouvernement met en cause la CGT.

Des casseurs ont sévi tout au long du cortège et ont notamment brisé des baies vitrées de l'hôpital pour enfants Necker, où est hospitalisé le garçonnet d'un couple de policiers assassinés Lundi 13 Juin 2016 par un djihadiste présumé.

Interrogé sur France Inter, le premier ministre a accusé le service d'ordre de la CGT d'avoir eu une attitude ambiguë à l'égard de ces casseurs au nombre, selon lui, de sept cent à huit cent.

« Quand on n'est pas capable d'organiser une manifestation, alors on n'organise pas ce type de manifestation qui peut dégénérer », a déclaré Manuel Valls. « Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation à Paris. Au cas par cas, nous prendrons, nous, nos responsabilités ».

Lors d'une visite à l'hôpital Necker, il a laissé entendre qu'il pourrait interdire des manifestations à Paris s'il y avait un risque de violences. Chaque demande de manifestation sera examinée très attentivement, a-t-il dit.

Un message relayé en conseil des ministres par le chef de l’état, selon le porte-parole du gouvernement.

« Il ne pourra plus y avoir d'autorisation de manifestation si les conditions de la préservation des biens, des personnes et des biens publics, ne sont pas garanties », a dit François Hollande, cité par Stéphane Le Foll.

Gouvernement aux abois

Des déclarations dénoncées par la CGT, qui nie être responsable des violences du Mardi 14 Juin 2016, bien qu'un de ses militants ait été arrêté et que des dockers de la CGT aient été signalés, selon la police, dans les heurts de fin de manifestation.

« Menacer d'interdire les manifestations est le signe d'un gouvernement aux abois », écrit dans un communiqué la centrale syndicale, à la pointe du mouvement contre la loi travail, avec la CGT Force Ouvrière et cinq autres organisations.

Le secrétaire général de la CGT Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a pour sa part accusé Manuel Valls d'avoir joué les pyromanes avec ses déclarations, qu'il a jugées irresponsables.

Mercredi 15 Juin 2016, en début de matinée, le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, avait estimé sur France Info que « le pire serait que le gouvernement prenne une décision d'interdiction d'une manifestation organisée par la CGT ».

Interrogé par La Chaîne Parlementaire (LCP), le dirigeant du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadelis, s'est pour sa part borné à demander à la CGT « une pause, car ce n'est pas les manifestations qui changeront la nature de la loi travail ».

A droite, le président du parti des Républicains, Nicolas Sarkozy, a demandé « que soit engagée la responsabilité civile et financière de la CGT ».

Manuel Valls a souligné que c'était la première fois que des casseurs s'attaquaient à un hôpital. Cela « doit sonner comme un signal d'alarme pour chacun », a dit le premier ministre.

La manifestation du Mardi 14 Juin 2016 a rassemblé soixante quinze mille à quatre vingt mille personnes, selon les chiffres de la préfecture de police.

Climat alourdi

Selon celle-ci, un millier de membres de la « mouvance contestataire radicale », cagoulés, s'en sont pris à coups de projectiles aux forces de l'ordre, ils ont commis d'importantes dégradations et ils ont incendié trois véhicules en fin de soirée.

La préfecture a fait état de cinquante huit interpellations, soixante treize interpellations selon Manuel Valls, et de vingt quatre policiers et dix sept manifestants blessés.

L'intersyndicale organisatrice de cette manifestation a d'ores et déjà appelé à deux autres journées de mobilisation contre le projet de loi travail, les Jeudi 23 Juin et Mardi 28 Juin 2016.

Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, a rendez-vous Vendredi 17 Juin 2016 avec la ministre du travail, Myriam el Khomri.

Mais « chacun doit savoir que le gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat d'un compromis avec les syndicats réformistes », a réaffirmé Manuel Valls.

Des propos également dénoncés par le numéro un de la CGT Force Ouvrière.

« J'attends d'un premier ministre qu'il ne reste pas droit dans ses rangers », a déclaré Jean-Claude Mailly à France Info.

Dans un climat alourdi par la menace terroriste et les tensions entre supporters de football en marge du championnat d’Europe de football, il ne s'est cependant pas prononcé sur de nouvelles manifestations.

« Nous n’avons pas pris de décision pour le moment. Il y a une réunion des syndicats aujourd'hui », a-t-il dit. « Nous sommes conscients des choses. Mais si le premier ministre se comportait différemment et s'il acceptait le dialogue, il n'y aurait plus de manifestations ».

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 17:13

http://www.liberation.fr/debats/2016/05/04/le-boycott-d-israel-n-est-pas-de-l-antisemitisme_1450552

http://www.pajumontreal.org/paju_fr/?/QUE-CESSE-L-OCCUPATION-PAJU-No-798-27-mai

Le boycott d’Israël n’est pas de l’antisémitisme

Par Eric Hazan

Mercredi 4 Mai 2016

D’un côté, il y a ceux qui défendent un état juif tout puissant, de l’autre côté, il y a des partisans d’un état commun où juifs et arabes vivraient en égaux. Entre les deux, il y a la question de la souveraineté de l'état d'Israël.

D’après Manuel Valls, « l’antisionisme est tout simplement le synonyme d’antisémitisme ». Ce propos n’est pas surprenant de la part d’un homme politique pour lequel « l’état d’urgence, c’est l'état de droit » et qui entend lutter contre le chômage en facilitant les licenciements. Mais sérieusement, qu’est-ce au juste que « l’antisionisme ».

Il y a deux réponses possibles. La première, celle des dîners du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), repose sur deux assertions successives, l'état d’Israël parle au nom des juifs du monde entier, par conséquent, être « antisioniste » et critiquer la politique israélienne, c’est dénigrer non seulement le gouvernement israélien, mais la population du pays et l’ensemble de tous les juifs, c’est de l’antisémitisme.

Cette façon de voir occulte deux points essentiels, la grande majorité des juifs vivent ailleurs qu’en Israël et, parmi eux, nombreux sont ceux qui n’approuvent pas sa politique, d’autre part, critiquer un gouvernement ne signifie nullement que l’on accuse la population du pays. Non, condamner la politique coloniale d’Israël n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

La deuxième réponse à la question qu’est-ce que « l’antisionisme » est d’ordre historique. Au début du vingtième siècle, quand Theodor Herzl invitait les juifs d’Europe à partir pour la Palestine, beaucoup d’entre eux s’y opposaient, notamment les ouvriers révolutionnaires polonais de l'union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie (BUND). Ils étaient antisionistes, les seuls peut-être à avoir mérité ce terme qui n’a plus guère de sens aujourd’hui.

Par la suite, dans l’entre-deux-guerres, la présence juive en Palestine étant un fait accompli, plusieurs intellectuels juifs de grand renom comme Hannah Arendt, Martin Buber ou Gershom Scholem dirent et écrivirent que cette présence ne pouvait plus être remise en cause, mais qu’il fallait surtout éviter que s’établisse une souveraineté juive sur la Palestine. En octobre 1947, alors que le statut de la Palestine était encore en discussion à l’Organisation des Nations Unies (ONU), Hannah Arendt prit la parole devant la commission internationale chargée d’éclairer l'assemblée générale de l'ONU et plaida en faveur d’une fédération, d’un état binational sur le territoire de la Palestine mandataire.

Aujourd’hui, les termes du débat sont les mêmes. Il y a d’un côté ceux qui défendent un état juif souverain, le plus puissant et le plus homogène possible, qui travaille à judaïser tout le territoire de la Palestine historique en maintenant en sujétion ses habitants non juifs, les palestiniens d’Israël et ceux des territoires occupés. Et de l’autre côté, il y a ceux pour lesquels les quelque onze millions d’êtres humains habitant entre le Jourdain et la mer ont tous le droit de vivre en égaux dans un état commun. Nous pouvons laisser de côté la solution des deux états, fiction destinée à faire accepter le statu quo.

Pour ceux, juifs ou arabes, qui soutiennent la création d’un tel état, la présence juive en Palestine ne se discute plus depuis longtemps, c’est la souveraineté juive qui est le cœur du litige. Le boycott d’Israël est pour eux un moyen d’en finir avec cette souveraineté. Les accuser de vouloir la « destruction d’Israël » et d’être des antisémites, c’est utiliser une fois de plus Auschwitz pour légitimer la politique coloniale du gouvernement israélien. Le boycott n’est pas une arme contre les juifs israéliens. Bien au contraire, il les aide à faire un jour partie intégrante de la région du monde où leurs aînés ont été autrefois conduits et à quitter leurs habits de colons pour devenir des égaux vivant enfin en paix dans un pays réconcilié.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 16:49

http://www.liberation.fr/france/2016/06/14/les-frondeurs-lancent-la-consultation-marathon_1459215

Les frondeurs lancent la consultation marathon

Par Lilian Alemagna

Mardi 14 Juin 2016

Avant le retour du projet de loi travail à l'assemblée nationale, députés socialistes, écologistes et communistes opposés au texte veulent démontrer qu'un « compromis est possible ».

A la fin du mois de mai 2016, ils ont signé ensemble un projet de motion de censure « de gauche et des écologistes ». En attendant le retour du projet de loi de réforme du code du travail et pour ne pas être accusés d’être « contre » sans « proposer », plusieurs députés socialistes, écologistes et communistes ont rempli leur agenda de la semaine de rendez-vous avec des responsables syndicaux. « Nous voulons savoir où en sont les syndicats et leurs positions sur le texte », explique Christian Paul, l’un des députés du Parti Socialiste opposé au texte du projet de loi travail actuellement en discussion au sénat. « Nous mesurerons quelle est la possibilité réelle d’un accord ».

Avec quinze autres députés, dont l’écologiste Cécile Duflot, les communistes André Chassaigne et Marie-George Buffet ou encore les socialistes Jean-Marc Germain et l’ancien député du Parti Socialiste Pouria Amirshahi, Christian Paul compte ainsi renvoyer le gouvernement à son « jusqu’auboutisme ». Ces parlementaires commenceront Mardi 14 Juin 2016 leur « marathon du dialogue » par une rencontre avec des représentants de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT).

Mercredi 15 Juin 2016, défileront à l’assemblée nationale les responsables de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA), de la Confédération Générale du Travail (CGT), de la CGT Force Ouvrière, de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) et de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC), avant de terminer, Jeudi 16 Juin 2016, par la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et la Confédération Française de l’Encadrement Confédération Générale des Cadres (CFE CGC).

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