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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 21:31
Bush menace l'Iran de riposte et se dit confiant dans un accord israélo-palestinien
 
JERUSALEM (AFP)
 
 
Le président George W. Bush, en visite à Jérusalem, a menacé l'Iran d'une riposte militaire en cas d'agression, trois jours après un dangereux face-à-face entre les marines américaine et iranienne dans les eaux du Golfe.
 
"Le conseiller à la sécurité nationale signifiait tout à fait clairement que toutes les options sont sur la table pour protéger nos biens", a dit M. Bush lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert , faisant référence à des propos tenus plus tôt par son conseiller Stephen Hadley.
En parlant de "toutes les options", M. Bush utilisait la formule consacrée pour évoquer la possibilité d'un recours à la force contre l'Iran.
"Nous avons déjà dit clairement et publiquement, et ils (les Iraniens) connaissent notre position, qui est qu'il y aura de graves conséquences s'ils attaquent nos bâtiments, purement et simplement", a dit M. Bush. "Et le conseil que je leur donne est le suivant: ne faites pas ça", a-t-il ajouté.
Plus tôt, M. Hadley avait vigoureusement mis en garde l'Iran contre les conséquences d'un nouvel incident militaire semblable à celui survenu dimanche dans le détroit stratégique d'Ormuz, par où transite une part considérable du trafic pétrolier mondial.
Cet incident "a failli déboucher sur un échange de tir entre nos forces et les forces iraniennes", a noté M. Hadley, "et c'est un avertissement pour eux: ils doivent faire très attention parce que, si cela se reproduit, ils devront subir les conséquences d'un tel incident".
Selon des bandes vidéo et audio publiées par le Pentagone, des vedettes iraniennes ont harcelé et menacé d'attaquer trois bâtiments américains croisant dans ces eaux éminemment stratégiques, entre les côtes de Iran et de la péninsule arabique.
"Nous pensons qu'il faut signifier aux Iraniens qu'ils pêchent en eaux troubles. Il s'agit d'une provocation (...) et ils devront assumer leurs responsabilités quant aux conséquences s'ils recommencent", a renchéri M. Hadley.
Le président américain s'est par ailleurs dit confiant dans la faculté et la volonté des Israéliens et des Palestiniens de parvenir à un accord de paix avant la fin de son mandat dans un an.
Je suis "très confiant", a répondu le président Bush à un journaliste qui l'interrogeait sur les chances qu'un tel accord soit conclu avant la fin de sa présidence en janvier 2009.
Le président américai a affirmé qu'il attendait de l'Autorité palestinienne un "engagement ferme" à faire cesser les tirs de roquettes sur Israël à partir de la bande de Gaza, mais aussi un démantèlement par Israël des colonies sauvages. Il a dit attendre du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qu'il recontrera jeudi, un "ferme engagement" à combattre les terroristes et à faire en sorte que la bande de Gaza, controlée par les islamistes du Hamas, ne soit pas un "sanctuaire" ou une "base de lancement" pour les tirs de roquettes sur Israël.
Quant aux implantations israéliennes sauvages en Cisjordanie, "elles doivent disparaître", a-t-il dit lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert
 
 
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 23:12
La jeunesse africaine montre son engagement dans le souci de préserver son avenir. La démonstration de force effectuée ce lundi 07 janvier2008 dans les rues de Dakar est exceptionnelle.
 
En effet des étudiants et jeunes de tous bords, de toutes obédiences et de plusieurs nationalités se sont réunis avec les différents acteurs de la vie publique du Sénégal pour se mobiliser contre les APE (Accords de partenariat Economique).
 
Cette marche répond à l’appel du président Wade qui s’oppose vivement aux APE en cours de négociation entre l’union européenne et les pays ACP (Afrique Pacifique et Caraïbes). 
 
  Au départ de la place Soweto vers 15 h 40, des milliers de personnes ont fait une pause à la présidence de la république pour remettre le mémorandum de la société civile contre ses APE. Le second arrêt est au siége de la représentation de l’Union Européenne pour des discours et dépôt du mémorandum. La marche a pris fin vers 19 heures à la place de l’indépendance.
 
Face au palais présidentiel, les manifestants sont accueillis par le Premier ministre, Hadjibou Soumaré, avec à ses côtés, le ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République , Zacharia Diaw, et d’autres membres du gouvernement.
 
  Tous au long du trajet, des chants et des voix dénoncent les APE avec ses conséquences : réduction des budgets de fonctionnement de nos états, désintégration africaine, paupérisation de l’Afrique et autres.
 
  L’originalité de la marche est la participation de tous les acteurs de la vie d’une nation, députés, sénateurs, partis politiques au pouvoir comme d’opposition, le patronat , les syndicats, les femmes, les associations des consommateurs, les Ongs, les bailleurs de fond, les diplomates et surtout les jeunes de différentes nationalités.
 
  Pionnière dans les manifestations publiques contre les APE, la participation de PEACE / Action Solidaire est remarquable avec une mobilisation des étudiants d’universités et grandes écoles de plusieurs nationalités.
 
  Succès incroyable par le nombre de participants, la marche pêche par quelques problèmes d’organisation, de visibilité et de canalisation d’un trop grand monde. Certains marcheurs, justes aux faits des APE devraient dans un proche avenir être plus sensibilisés et formés sur la thématique des APE. Volet formation que PEACE / Action Solidaire, ses associations membres et ses partenaires s’évertueront de combler au niveau des jeunes pour une lutte contre les APE sous leur forme actuelle.
 
  « S’il semble vrai que l’avenir de l’Afrique nous a été prêté par les plus jeunes, alors tachons de prendre soin de ce joyau ».
 
 
  By J Marc FEUSSOM  ( http://www.peaceact ionsolidaire. org/spip. php?article81)
 
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 22:42
L’humiliation sera donc totale. Récompensés ou insultés selon les caprices du prince, les ministres seront désormais notés par des petits hommes gris du consulting d’entreprise habituellement chargés de mesurer l’efficacité des multinationales. Usurpation et gaspillage de crédits : c’est à la Cour des comptes d’évaluer l’action publique. C’est au Parlement, élu par le peuple, de juger les ministres. Ou encore au Premier ministre, responsable devant la représentation nationale. Il est vrai qu’il est porté disparu depuis sa nomination
 
 
Déjà supplantés par des conseillers dont la légitimité démocratique est nulle, un Claude Guéant corrigeant publiquement Christine Lagarde, un Jean-Daniel Lévitte remplaçant Bernard Kouchner changé en ectoplasme, bref les eunuques prenant le pas sur les vizirs, les ministres de la République sont désormais rabaissés au rang d’exécutants craintifs, notés comme des cancres, tancés comme des bonnes et bientôt congédiés comme des laquais. Qui aurait évalué l’action d’André Malraux, celle de Simone Veil ou de Robert Badinter ? Trois comptables ? L’affaire serait secondaire si elle n’exprimait la nature du régime qui naît sous nos yeux.
 
 
La Ve République était quelque peu compassée, souvent
 
hypocrite dans sa fausse répartition des pouvoirs ? Soit. Il fallait donner à l’action gouvernementale son tempo et son efficacité, décentraliser l’université, revoir les régimes spéciaux, réformer la carte judiciaire ? Certes. Il fallait une présidence plus familière, moins solennelle ? Admettons. Mais ce qui se passe depuis six mois dépasse de loin les ajustements de style. Au temps de Saint-Simon, Louis XIV, voulant abaisser la noblesse, la conviait à son petit lever pour le voir rasé par un barbier ou assis sur sa chaise percée. Aux temps de Closer, le peuple est convié, par photographes interposés, aux week-ends privés de Louxor ou de Disneyland. En est-il grandi ?
 
 
Par le ralliement sans gloire d’une poignée de transfuges, une politique de droite est menée par des hommes venant de la gauche. L’opposition s’en trouve empêtrée, incapable de jouer son rôle d’aiguillon et de censeur. Qu’est-ce qu’un débat public sans contradicteurs ?
 
 
Bref, à travers les grandes choses et les petites, dans la vie publique comme dans la vie privée, tout part d’un seul homme et tout y revient. Parmi les avatars de la VRépublique, régime caméléon s’il en fut, nous 

héritons 
du pire : une monarchie élective qui trône dans tous les studios. Dans son dernier livre, Jacques Julliard montre avec raison que nous vivons dans des démocraties d’opinion. C’est plus grave en France : nous sommes dans une royauté cathodique. Dans aucun pays de liberté un chef d’Etat ne dispose d’autant de pouvoir ; dans aucune arène politique au monde il ne monopolise ainsi l’attention publique ; dans aucune démocratie on n’a de la sorte relégué les autres représentants du peuple à un rôle de figurants. Par des moyens subreptices quoique en restant dans le cadre des libertés publiques, Nicolas Sarkozy a fait de l’Etat sa chose et de l’opposition son faire-valoir. C’est un Poutine soft. Il est temps de s’en rendre compte.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/302095.FR.php
© Libération
 
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 22:21
Devant la porte du "diable"
avec le Père Roy
 
 
LE MONDE | 04.01.08 | 14h37  •  Mis à jour le 04.01.08 | 14h37
 


 Il l'appelle "the beast", "la bête", sous-entendu le diable. Roy Bourgeois ouvre grands ses yeux et montre l'entrée de la base militaire de Fort Benning. C'est là-bas, à quelques mètres de son modeste appartement à 300 dollars par mois, derrière des grillages et des barbelés, que siège l'Ecole des Amériques dont ce prêtre réclame la fermeture depuis vingt-cinq ans. Depuis qu'il a appris l'assassinat, au Salvador, par des soldats diplômés de l'établissement, de deux religieuses américaines dont il était proche.
 
 
Instinct, liberté de parole, capacité d'indignation, tout semble intact en lui. A 69 ans, celui que tout le monde appelle "Father Roy", Père Roy, laisse paraître une tension irrépressible, une forme de révolte froide capable de toutes les démesures. On l'a vu aux côtés du représentant du Congrès Joseph Kennedy, du candidat démocrate à la Maison Blanche Dennis Kucinich, et de l'actrice Susan Sarandon.
 
L'acteur Martin Sheen, son ami, dit de lui qu'il est "un modèle de foi dans l'action". Devant les 10 000 à 20 000 personnes qu'il réussit à faire venir chaque année sur cette route qui mène à Fort Benning, il parle sans notes, sans discours planifié, comme si son obsession allait de soi.
 
Né dans une famille nombreuse, blanche, des bayous de Louisiane, il a très vite appris à vivre avec peu. Father Roy ne tire aucune larme sur cette enfance austère. Au contraire, il revendique cette "jeunesse faite de choses simples et rudes à la fois" qui lui a permis de s'installer dans des endroits improbables, "comme ici". Pas encore adulte, il s'engage dans la marine avant d'être envoyé au Vietnam. C'est la révélation. À son retour au pays, il s'enrôle chez les missionnaires des Maryknoll.
 
Father Roy érige la justice sociale en vertu majuscule. S'installe cinq ans en Bolivie près de La Paz pendant les années de répression du général Hugo Banzer. Et se voit expulsé après avoir accusé le régime de pratiquer la torture. Commencent alors ses coups d'éclat. Le 9 août 1983, il s'introduit dans la base militaire en compagnie du père oblat Larry Rosebaugh et de Linda Ventimiglia, officier de réserve de l'armée américaine. Ensemble, ils s'accrochent à un arbre et diffusent à plein volume une cassette du dernier prêche de l'archevêque salvadorien Oscar Romero abattu par les escadrons de la mort. Puis, le 18 novembre 1990, un an après le massacre de six jésuites à San Salvador par 27 officiers salvadoriens, dont 19 étaient diplômés de l'Ecole des Amériques, il déverse des litres de sang dans les couloirs du bâtiment principal de l'institution. Il sera condamné à quatorze mois de prison.
 
Le mouvement de protestation prend corps. Avec sa faconde et son bâton de pèlerin pour bagage, il parcourt le pays pour dénoncer les méfaits de l'Ecole des Amériques. Mouvements antiguerre, anciens combattants pour la paix, paroisses catholiques, écoles de jésuites, églises sanctuaires pour immigrés : il tisse ses réseaux. Porte le fer à Washington, au plus haut. S'exerce au lobbying. En 1999, les représentants de la Chambre votent une coupe de 2 millions de dollars dans le budget de l'école. Une sanction qui aurait entraîné sa fermeture si le Sénat ne s'était pas opposé au texte. Depuis, une proposition de loi circule chaque année pour suspendre les activités de l'établissement. En 2006, il manquait trente voix. En juin 2007, onze.
 
"L'école a du sang sur les mains et rien ne pourra la réformer." Vingt-cinq années de lutte dans ce corps à corps viscéral n'ont altéré en rien une conviction indélébile. Ce qu'il dit aimer le plus ? "Sortir ma petite chaise pliante pour venir m'asseoir devant cette porte d'entrée et regarder passer les voitures des militaires. Ils me voient. Ils me connaissent. Cela me va."
 
Article paru dans l'édition du 05.01.08
 
 
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 21:59
Le silence des imposteurs
 
Thierry Badjeck, entretien avec
 
Maria Poumier
 
Paris, le 18 décembre 2007 .
 
 
Maria Poumier : Thierry Badjeck , vous commencez à être connu, on a parlé de vous dans L'Huma , sur TF1, France2, puis, plus récemment, dans le Canard Enchaîné ; il y a de quoi, puisque vous avez obtenu quelque chose de tout à fait exceptionnel : vous aviez été licencié abusivement par votre entreprise; trois autres salariés, qui avaient crié haut et fort leur indignation, l'avaient été également; et voilà qu'après avoir été déboutés de vos demandes en janvier 2007 par le Conseil des Prud'hommes, la Cour d'Appel de Paris vous a entièrement donné raison, à tous les quatre et vous a réintégrés. C'est une grande surprise, et une grande première!
 
 
T. B. : Oui, cette décision de Cour d'Appel est importante s'il s'agit de considérer la réintégration dans leur emploi de salariés non protégés par un mandat syndical. Elle prend toute son épaisseur lorsqu'on sait qu'elle est prononcée en raison d'une discrimination raciste au préjudice d'un noir et dès lors que ce sujet est éminemment tabou en France. Il nous a fallu deux ans pour arriver à ce résultat qui ne traite pas de la discrimination au fond, mais nous rétablit dans nos droits fondamentaux de pouvoir agir en justice contre une discrimination sans subir de représailles.
 
 
M. P. : Mais seul le Canard a mentionné cette victoire ?
T. B. : Exact. Nous somme en présence d'une remise en état de la Cour d'Appel au fondement d'une discrimination raciste, voilà qui n'est tout même pas banal. Il s'agit d'un traitement ségrégatif de l'information en fonction du statut de l'auteur des faits d'une part, et du statut social des victimes d'autre part. Cela contraste avec l'audience médiatique accordée à d'autres affaires du même genre. J'ai en mémoire le zèle de la presse parisienne tombée à bras raccourcis sur cette coiffeuse de province – à laquelle il était reproché de n'avoir pas embauché une femme de peau noire. SOS Racisme avait très bien instrumentalisé le fait, sans doute pour donner à croire qu'ils servent à quelque chose en la matière. La presse s'en était donnée à cœur joie de sa moraline parisienne.
Nous savons que les journalistes ont, au plus haut niveau de leurs rédactions, reçu des directives expresses pour étouffer cette affaire évidemment infamante pour l'image d'ADP. Certains d'entre eux que j'ai pu rencontrer ont dû l'admettre, dépités. C'est indigne de la déontologie d'un corps habituellement enclin à faire la leçon au monde entier.
 
 
M. P. : Effectivement, le black-out sur l'affaire des 4 d'ADP est très étonnant, alors que vous avez fait tout le battage possible, vous et vos trois camarades ; toutes les instances, ministère de la justice, de l'égalité des chances, des affaires sociales, du travail, presse, syndicats, associations antiracistes ont été alertées, à chaque étape.
 
 
T. B. : Mais nous ne lâchons pas prise et avons saisi le Juge de l'exécution pour voir appliquer la réintégration judiciaire dans tous ses effets, alors qu'ADP tente de vider la sentence de son contenu. Toute grande entreprise qu'elle puisse être, ses dirigeants devront revenir au droit commun qui s'applique indistinctement en République. Il n'y a pas en France, que je sache de droit censitaire. Qu'on arrête donc de nous maltraiter en raison de notre origine, que cela prenne tienne son origine de la névrose de la « race » ou de la ségrégation sociale routinière. L'arrêt de la Cour d'Appel est sans équivoque : le fond de la querelle était la discrimination en raison de mes « origines raciales, ethniques ou nationales supposées ». Il se trouve que je suis Camerounais par ma mère, et Français par mon père.
 
 
M. P. : Et maintenant que vous avez obtenu satisfaction, voilà que tous les quatre, vous recommencez à poursuivre votre employeur pour discrimination raciale.
 
 
T. B. : Il convient de préciser pour ceux qui nous lisent que nous avions d'abord commencé par poursuivre solidairement notre employeur pour discrimination raciste au sens de l'article L.122-45 du Code du Travail qui sanctionne de tels comportements. Nous avons introduit une action devant les prud'hommes de Paris le 30 janvier 2006 ! Et c'est seulement le 18 décembre 2007 qu'elle a été examinée en départage, et encore, nous avons échappé à un report (Salariés et patrons siègent à parité dans les Conseils de Prud'hommes. En cas d'égalité des voix un juge vient les départager). Entre temps, l'employeur nous a licenciés au lendemain de l'audience de conciliation, en juin 2006, en se servant d'un prétexte: « l'usage abusif du droit de retrait ». Nous avions exercé ce droit le 12 janvier 2006, près de 6 mois plus tôt ! En droit du travail toute faute est réputée prescrite au-delà de 2 mois. Or, je le répète, agir en justice est une liberté constitutionnelle garantie par la loi et plus encore en matière de discrimination où la protection est impérative. C'est cet impératif catégorique que les prud'hommes de Paris avaient méconnu en nous déboutant en janvier 2007 de notre demande de réintégration. Et c'est ce déni de droit que la Cour d'Appel a censuré le 05 juillet 2007 en ordonnant la remise en état. Quand j'ai réaffirmé tout cela à la barre aujourd'hui, à l'audience du 18 décembre 2007, le juge s'est montré agacé que j'y revienne. Ce n'est pourtant pas de l'entendre qui doit être insupportable mais de de commettre le forfait.
 
 
M. P. : Il serait plus glorieux pour votre employeur de reconnaître ses torts une fois pour toutes.
 
 
T. B. : Mais c'est que l'enjeu est énorme pour nos adversaires. Il s'agit de faire tenir une thèse à tout prix même si elle est inversement proportionnelle à la réalité. La thèse, c'est qu'il n'y a pas de négrophobie en France (pensez-vous : on aime les noirs et ils sont gentils !) et il n'est surtout pas admissible qu'une Grande Entreprise française soit reconnue coupable de telles pratiques. Avez-vous entendu comment un magistrat a pu suggérer qu'un blanc ne pouvait encourir de préjudice au titre du racisme parce qu'il serait blanc ? Comme si une loi de la République pouvait être réservée aux seuls noirs et aux arabes. La loi est valable pour tous. Peu importent nos origines, notre genre, nos mœurs, nos inclinations. Il faut pourtant aller dans une enceinte judiciaire pour entendre ça ! Tout cela parce que ces trois personnes ont cru devoir dénoncer une injustice touchant un « noir » : au gibet !
 
 
M. P. : Soit, mais le rôle de la justice est de punir des délits concrets, pas des sentiments...
 
 
T. B. : Et il y a une hiérarchie des infractions pour cela : les crimes, les délits, les contraventions. Mais il reste que par le filtre de l'accès au droit, la réalité judiciaire semble exprimer plusieurs poids et autant de mesures en raison de l'origine sociale ou ethnique. C'est ce que nous entendons faire mentir par le recours au droit. La discrimination syndicale est régulièrement reconnue par les juridictions sociales dès la moindre disparité de traitement. Une jurisprudence des prud'hommes confirmée en appel et en cassation a établi que le simple fait d'affecter deux déléguées syndicales à des tâches inhabituelles en plus de leur ôter un téléphone portable de service était constitutif de discrimination. Bientôt la discrimination syndicale sera reconnue dès la piqûre d'un moucheron.
 
 
M. P. : Donc pour vous, les syndicalistes ne se battraient que pour leur propre statut.
 
 
T. B. :Sur le cas d'espèce, la CGT, FO et la CGC de mon entreprise soutenues au niveau confédéral ne nous ont même pas répondu. Circulez il n'y a rien à voir ! Un de ces velléitaires de la CGT d'Aéroports de Paris m'a lancé après notre réintégration, en guise d'explication à la défausse coupable du syndicat : « nous ne croyons pas aux luttes individuelles mais collectives ». Tout est résumé dans ce propos. Le racisme contre les noirs n'est pas dans l'agenda des luttes collectives de la CGT. L 'a-t-il jamais été ?
 
Les syndicats font désormais un usage exclusif de l'article L.122-45 du Code du Travail qu'ils s'appliquent entre eux à travers les juridictions où les mêmes siègent. Tout cela est contraire aux engagements de la France qui doit garantir l'effectivité des droits à tous à la suite du Traité d'Amsterdam et de la directive européenne 2000/43 CE. Le Conseil a défini les moyens de lutte contre les discriminations dont la HALDE est une des traductions. Quel est le bilan concret de ces dispositifs ? Rien ne les trahit mieux en ce qu'ils se montrent à la fois ineptes et inaptes à traiter cet enjeu. Au final, ils empêchent l'accès aux droits. Les hommes politiques sont requis au bilan de leurs décisions depuis la loi de 2001. Ils ne peuvent plus laisser faire. C'est en leur nom que les dispositions légales sont sabordées.
 
 
M. P. : Mais revenons à ce que vous reprochez précisément aux syndicats :
 
 
T. B. : Les faits que nous reprochons à notre employeur sont soutenus par des témoignages, ce qui est extrêmement rare. Témoignages qui sont à leur tour corrélés par d'autres faits : et voilà ce au-delà de quoi les pseudo-syndicalistes, CGT, FO CFTC et CGC, qui siègent aux prud'hommes, détournent leurs regards et devisent sur ce qui se passe sur Sirius ! Le matérialisme dialectique de Marx s'est transmué chez eux en dialectique de la concussion. Ce sont des vendus qui ne ratent pourtant aucune occasion pour parapher des professions de foi contre le racisme. C'est une honte.
 
 
M. P. : Il faut probablement tenir compte aussi de leur crainte d'encourager l'ethnicisation du monde du travail... Vous-même, vous qualifiez d'ethnose la manie du pouvoir de stigmatiser ethniquement les gens dont il veut se débarrasser.
 
 
T. B. : Il y a un déficit de réflexion de leur part sur les nouveaux types de brimades qu'on réserve à certains salariés. Mais c'est plus grave que ça ; les syndicats ne croient à aucune alternative au pouvoir patronal actuel, et ils en sont de simples gestionnaires auxiliaires, des courroies de transmission. Seuls deux syndicalistes (blancs), nous ont soutenus, dans l'entreprise. Celui qui nous a exprimé son soutien le plus franc a aussitôt perdu son mandat. Pour l'autre ce n'est peut-être qu'une question de temps.
 
 
M. P. : Qui sont vos trois camarades blancs et solidaires, des oiseaux rares ?
 
 
T. B. : Mes trois camarades sont remarquables, tout simplement. Des héros de la vie réelle et non des libertés rêvées ou scandées. Des gens modestes comme la République sait en produire et dont le for intérieur ignore tout de la chape que nous avons déplacée. Ils seraient les premiers surpris par l'hyperbole. Ils sont pourtant l'orgueil de la République , de ses valeurs citoyennes qui ne se monnayent pas et qu'il faut inlassablement protéger et parfois reconstruire. Nous sommes dans une société où le pouvoir dominant est d'abord financier ; il voudrait que les citoyens rentrent spontanément dans le schéma où soit on appartient corps et âme à l'ordre des privilégiés, ceux qui ont un travail ou une activité, qui arrivent bon an mal an à garder leur place au soleil, ou à évoluer dans l'échelle sociale, soit à la classe des parias. Des intouchables d'un autre genre qui n'ont droit à rien mais sont voués à tous les malheurs. Or comme les choses ne sont jamais dites à l'avance, Pascale, Didier et Thierry ont montré qu'ils n'étaient pas disposés à sacrifier leur âme pour leur emploi, leur carrière, et ils ont plutôt risqué celles-ci, au prix de leur vie privée, de leur vie sociale, de leur équilibre familial, pour faire triompher des principes dont nous sommes héritiers.
 
Ils ont fait mentir les prébendiers et les corrompus. D'autant plus qu'il leur a été proposé de les réintégrer, aussitôt après qu'ils aient été licenciés, à la seule condition qu'ils se désolidarisent de moi. De leur vertu fragile ils ont terrassé la puissance présupposée de ceux qui ne détiennent La Vérité que par statut, par réseau de connivence ou par naissance. Un mode de gouvernement des corps dont le fondement est, comme le disait Foucault absolument « abject » et « infâme » en son point d'origine. Les trois témoins sont un exemple et il faut le dire à ceux qui hésitent à franchir le Rubicon. Osez vous défendre contre ceux qui ont confisqué votre parole et vos droits. Si la hiérarchie dans l'entreprise se considère comme mandataire d'un ordre à protéger, ce n'est qu'au moyen du silence des imposteurs. Mais qui les a faits rois ?
 
 
M. P. : Et vous considérez que les « parias » sont avant tout, et systématiquement, les noirs? Pourtant vous savez que bien des gens sont marginalisés, déchus de leur respectabilité et harcelés pour des opinions qui déplaisent, même s'ils sont blancs.
 
 
T. B. : Tous les noirs vivent l'expérience de la négrophobie au quotidien. La France est probablement celui des grands pays qui a le plus de mal avec cette réalité-là. Peut-être parce qu'elle se pense et s'autoproclame dépositaire des libertés humaines. Souvenez-vous de cet excès du Général De Gaulle qui traçait rien moins qu'un lien « deux fois millénaire » nécessaire et suffisant entre la liberté du monde et le destin de la France. Qu 'ensuite, cette fatuité soit intériorisée en complexe de supériorité et se traduise en une sorte de devoir pour chacun de décider du bien d'autrui, nègre de préférence, rien que de très conséquent. Il y a dans cette naturalisation française de la liberté humaine, des formes sourdes d'un racisme originaire qu'expriment en toute innocence des Français qui n'ont rien d'apparemment infréquentable. C'est la compassion raciste. Peut-être la pire de toutes. En fait, dans la plupart des cas, ces « sauveurs » sont eux-mêmes affligés par une misère intérieure et ils évacuent à l'occasion de telles effusions leurs propres souffrances. Que les blancs en soient plus ou moins inconscients, ce n'est pas étonnant, mais nous le vivons constamment dans notre chair.
 
 
M.P. : Effectivement, il y a un acte manqué, au sens freudien, tout à fait révélateur, parmi les délits commis par votre employeur.
 
 
T. B. : Oui, un cadre s'est fait plaisir en nous adressant nos lettres de licenciement dans un emballage personnalisé. Cette personne a choisi des timbres de collection figurant quelque chose à dire à propos de chacun de nous. Elle m'a adressé un timbre se rapportant à l'abolition de l'esclavage, choisi pour moi. Je suis donc renvoyé à ma position immémoriale. Ce n'est pas une affaire d'opinion, il s'agit de couper à la racine la moindre velléité d'exprimer la moindre résistance à cet ordre, la moindre revendication concrète relevant de l'égalité de tous devant la loi. Cette histoire de timbre choisi n'est pas un hasard. Non seulement Aéroports de Paris estampille automatiquement son courrier, mais il est absolument incongru que des timbres de collection soient choisis pour notifier des licenciements. Les lettres de licenciement de mes collègues étaient timbrées par une illustration de Spirou. Je rappelle à ceux qui l'auraient oublié ou qui ne le savent pas que le sympathique héros de bande dessinée Spirou est un groom. Un porteur de valise donc. Pour avoir osé dire qu'un tel sort ne devait pas être fait à leur semblable, voilà des « blancs » tels qu'envisagés à leur tour, relégués. Cela rappelle le sort fait par le KU KLUX KLAN à ceux des blancs qui osaient prendre fait et cause pour les noirs.
 
 
M. P. : Mais comment expliquez-vous, si l'affaire est aussi éclatante, que ni la Halde , ni les associations spécialisées dans l'antiracisme ne vous aient manifesté leur soutien?
 
 
T. B. : Ces intermédiaires s'organisent afin que rien ne vienne troubler l'ordre établi. Et les noirs qui figurent là-dedans sont les cautions visibles du système. De même que les femmes dans les partis sexistes étaient cantonnées jusqu'à un passé récent aux ministères du temps libre ou des affaires sociales. Ces institutions sont des farces et leurs acteurs des prestidigitateurs , sinon des clowns. Il est urgent elles et leurs résultats de les mettre en cause à l'aune de leurs résultats . La plupart de ces institutions sont subventionnées ou financées par l'impôt. S'agissant de la HALDE, son directeur, Monsieur Dubourdieu n'a pas hésité à m'intimider, me menaçant de clore une instruction qu'il n'avait pas entreprise. Alors que leur service juridique était en présence de documents qui suffisaient à mettre en mouvement l'action publique et à déférer les faits faits de «  faux et usage de faux à l 'effet de discriminer  » au Procureur de la République. Ne m'en parlez pas.
Quant à SOS racisme , dès lors pour moi qu'il ne s'agissait pas de réclamer l'accès à une boîte de nuit… Vous savez , un noir ce n'est que du rythme. Le thermomètre de l'égalité des droits se mesure pour eux à l'entrée des boîtes de nuit. Au MRAP on a le même sens de la « discrimination positive » que chez Aéroports de Paris. Il n'y a pas discrimination dès lors qu'on prend une arabe pour taper sur un noir et vice versa. Dans l'ordre du racisme en France la question noire n'est pas une priorité et tous les racismes ne se valent pas.
J'aurais beaucoup à dire aussi sur toute la mouvance gauchiste, sur les associations qui prétendent représenter les noirs…
 
 
M.P. : Votre hiérarchie vous qualifie de « meneur intellectuel », et il est probable que c'est aussi pour cela que vous dérangez tellement de gens. Nous y reviendrons. Pour l'instant, un pronostic, quant à l'issue de votre combat judiciaire?
 
 
Je dis et le répèterai invariablement que la discrimination raciste est une déshumanisation de l'autre, une chosification de l'être, un crime sans cadavre, une mise à mort sociale. Elle met en péril l'intégrité de l'Etat de droit, et à ce titre ne peut bénéficier d'aucun égard. La discrimination raciste est un mode de domination d'un genre particulier qui assigne l'être à domesticité et nie fondamentalement le sujet de droit. C'est, absolument, une atteinte aux droits premiers de la personne. Voilà pourquoi nous continuons le combat. Voilà pourquoi il s'agit de prendre le peuple français -au nom duquel la justice est rendue- à témoin au moment où tout indique qu'on nous prépare un remake du départage de janvier 2007. Rappelez-vous, le magistrat pour nous débouter de nos demandes, avait soulevé d'office un motif qui n'était invoqué ni par Aéroports de Paris ni par moi : Or Les articles 4 et 5 du Nouveau Code de Procédure Civile sont clairs : il n'entre pas dans le pouvoir de requalification du juge de se prononcer sur un autre moyen que celui soulevé par les parties. Le litige est la chose exclusive des parties en matière civile et le juge ne se prononce que sur ce qui est demandé et rien que cela. Si le 5 février comme nous le suspectons, vous entendez parler de harcèlement au lieu de discrimination, vous saurez à quoi vous en tenir. Mais nous avons l'habitude. Les prud'hommes de Paris ont lamentablement été censurés lors d'une première tentative à propos de la réintégration. Et il en sera de même si un tel déni devait se reproduire. Qu'ils ne comptent pas sur nous pour renoncer à nos droits.
 
 
 
 
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 21:37
http://pagesperso-orange.fr/ivan.lavallee/Cyber/index.html
>
 extraordinaire »
Déclaration de
délégués de sections du PCF
 
Nous étions délégués par nos sections à l’assemblée nationale extraordinaire du PCF des 8 et 9 décembre.
Nous avons constaté que dans sa préparation et son déroulement, les communistes ont massivement rejeté l’hypothèse d’une disparition du Parti communiste français. Ils ont ainsi désavoué les nombreux dirigeants qui, depuis des mois, expriment publiquement, notamment dans l’Huma, que le parti serait dépassé et devrait être remplacé par autre chose.
L’exigence du maintien du PCF, exprimée dans leurs assemblées de section, s’est reflétée sans ambiguïté pendant l’assemblée « extraordinaire », malgré une organisation qui a limité l’expression des 1200 délégués « de base » à une vingtaine d’interventions. Le mandat adopté reprend la « nécessité de faire vivre et de développer le Parti en 2008 ».
Mais la direction n’a pas renoncé à poursuivre le processus de disparition du parti. Elle l’a montré en tentant, en vain, de remettre dans le texte la phrase qui autorisait à "expérimenter" une nouvelle force politique en préparation du congrès de 2008.
Elle continue à esquiver tout bilan de ses responsabilités dans l’affaiblissement du Parti, pour rester aux commandes et continuer les mêmes orientations d’ici le congrès de 2008. L’alignement sur les positions du PS dans la déclaration commune du « comité de liaison de la gauche » l’a illustré dès le 11 décembre.
La discussion de l’assemblée a pourtant commencé à réfuter les arguments de ceux qui veulent en finir avec le PCF et (re)fonder une nouvelle force
Nous serions devenus trop faibles pour rester le PCF !
Le chat se mord la queue ! Là encore, l’argument ne tient pas tant que l’on ne prend pas en compte le bilan de 10 ans de choix stratégiques. Le Parti rassemblait 10% des voix en 1997.
Nous pensons, et nous ne sommes pas les seuls, que l’abandon de l’organisation révolutionnaire, des cellules de quartier, d’entreprise, d’une ligne idéologique conséquente basée sur une analyse marxiste, que l’héritage de 30 ans d’alliances au sommet, privilégiant la représentation dans les institutions sur les luttes, l’union des forces politiques sur le rassemblement populaire sont grandement à l’origine du recul du Parti. Instrumentaliser ce bilan désastreux pour persévérer dans le même sens est irrecevable. Le 1,9% aux présidentielles est le résultat d’une candidature antilibérale qui ne s’est jamais affichée comme candidature du PCF ! L’expérience des collectifs a montré que les négociations d’appareil avec les multiples groupes organisés alternatifs sont un échec.
Il n’existe pas d’autre formation politique « anti-capitaliste », et loin s’en faut, ayant cette capacité de mobilisation, même diminuée, à représenter un tel repère historique et idéologique de lutte dans notre pays.
Très présents dans cette assemblée, des jeunes qui s’organisent dans le parti, poussent pour retrouver une orientation communiste affirmée, une pratique de luttes et de confrontations, un discours fort et rassembleur qui puisse servir de repères aux luttes, aux militants. C’est porteur d’espoir.
L’histoire du mouvement communiste au XXème siècle serait un « boulet » ?
Sous prétexte de rompre avec le stalinisme, la direction propose de rejeter 1920 et toute référence à la révolution d’Octobre et aux expériences socialistes qui y sont liées. Elle a interrompu les relations du PCF avec de nombreux partis communistes et refuse d’assister aux rencontres communistes internationales. Elle privilégie comme partenaires des partis "de gauche", en Allemagne, en Grèce ou en Italie, sous l’égide du PGE.
La rupture avec le réformisme, l’existence du PCF, parti de masse et de classe, ont donné un outil politique essentiel au monde du travail dans la lutte des classes et au pays, en 36, dans la Résistance et à la Libération, dans les luttes anticoloniales… Certains dans le Parti se déclarent partisans d’un « Congrès de Tours à l’envers », et demandent le retour du PCF dans la « vieille maison ». Nous réaffirmons que le choix de 1920 est toujours le bon ! C’est pour cela que nous devons assumer notre histoire et poursuivre l’analyse critique que le PCF a déjà commencée il y a cinquante ans.
Les salariés qui luttent avec nous ne nous reprochent pas d’être communistes mais de ne pas porter une alternative politique claire à Sarkozy et au PS.
Que faire en 2008 ?
Le texte final du mandat pour le congrès de 2008 est suffisamment flou pour « autoriser tous les possibles ». Nous restons convaincus que la majeure partie du CN va continuer à travailler à la disparition du PCF. Elle n’a aucune légitimité pour le faire. Comme l’assemblée l’a montré, la grande majorité des communistes entendent le rester, faire vivre le Parti, lui redonner sa raison d’être dans la lutte des classes.
Dans ces conditions, à notre niveau, nous entendons assumer nos responsabilités de militants et responsables du PCF en 2008 et travailler sur quatre objectifs clefs pour faire vivre et renforcer notre parti, pour préparer le congrès de la fin de l’année :
 l’expression de positions communistes, indépendantes et clairement identifiées dans les luttes et les élections
 la consolidation et la reconstitution d’organisations de base, cellules et section, notamment à l’entreprise
 la relance de la théorie révolutionnaire du PCF, de notre critique marxiste du capitalisme couplé avec une relance de la formation politique des militants
 la remobilisation des camarades isolés et l’adhésion au PCF sur des bases de lutte.
L’assemblée des 8 et 9 décembre a montré qu’il fallait compter avec les communistes. Nous les appelons à agir et se faire entendre pour ne pas se faire voler leur parti, pour garantir l’existence et le renforcement du PCF, dont le monde du travail et le pays ont plus que jamais besoin.
 
 
Texte rédigé à l’initiative des délégués des sections de Vénissieux, de plusieurs sections de la Haute-Saône, de Paris XV, de Meaux, de deux sections du Tarn, de délégués des sections de Douai, Villeurbanne, Amiens, La Courneuve, Paris XIX, proposé d’ici janvier à la signature de délégués d’autres sections.
 
 
 
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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 21:21
Cote de popularité en forte baisse pour Nicolas Sarkozy
 
PARIS (AP)
 
 
 Moins d'un Français sur deux (48%) font confiance au président Nicolas Sarkozy pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays, en chute de sept points, selon un sondage CSA pour i>télé et "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
 
Par ailleurs, 45% des personnes interrogées ne lui font pas confiance, ce qui représente une hausse de sept points. Sept pour cent des sondés ne se prononcent pas (stable).
 
Quant au Premier ministre François Fillon, il recueille 42% d'opinions favorables, en baisse de trois points. Trente-neuf pour cent des Français ne lui font pas confiance (stable) et dix-neuf pour cent ne se prononcent pas (+3 points).
 
 Sondage réalisé par téléphone les 2 et 3 janvier auprès d'un échantillon de 1.010 individus représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
 
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 22:02
L’analyse du mémo de la Commission du 11 septembre sur les vidéos des interrogatoires
 
Par Joe Kay
4 janvier 2008
 
 
 Le mémo rédigé par le directeur de la Commission du 11 septembre, Philip Zelikow, n’est que le dernier indice en date indiquant que la dissimulation et la destruction des cassettes vidéo exposant l’interrogatoire de prisonniers de la CIA sont parties intégrantes d’un complot dans lequel sont impliqués des responsables de haut rang de la Maison Blanche et de la CIA (Voir : « La Maison Blanche et la CIA ont dissimulé à la Commission du 11 septembre les vidéos relatives à la torture lors d’interrogatoires »).
 
Dès le début, la Commission du 11 septembre, composée à la fois de personnalités dirigeantes du Parti démocrate et du Parti républicain, était censée être une opération de blanchiment. Son but était de camoufler des questions fondamentales, dont le rôle joué par les gouvernements précédents, démocrate et républicain, et par la CIA dans le financement et la promotion d’Oussama ben Laden ainsi que d’autres islamistes radicaux qui ont mis en place Al Quaïda et de camoufler aussi toute une série d’anomalies qui indiquent une éventuelle duplicité de la part de sections de l’appareil d’Etat dans les attentats du 11 septembre même. Le fait qu’il a été refusé à la Commission d’accéder à des preuves essentielles de l’interrogatoire d’un soi disant haut responsable d’Al Quaïda, Abou Zoubaydah, est une indication de plus de son vrai rôle.
 
Selon le rapport de Zelikow, la demande initiale adressée par la Commission à l’agence de renseignement américaine pour l’obtention d’informations relatives aux interrogatoires avait été faite le 6 juin 2003. La Commission avait spécifiquement cité 40 personnes, y compris Zoubaydah et Abd al-Rahim al-Nashiri, les deux personnes dont la CIA a reconnu avoir détruit les vidéos des interrogatoires. La requête avait été adressée à la CIA, au ministère de la Défense et au FBI.
 
Zelikow rapporte que les requêtes pour informations « précisait également que si un document demandé était caché à la Commission, même temporairement, l’agence devait immédiatement identifier le document ou catégorie de documents caché ‘et ce avec suffisamment de spécificité pour permettre d’attaquer de façon significative une telle dissimulation.’ »
 
Un porte-parole de la CIA a affirmé au cours du week-end que les cassettes n’avaient pas été détruites avant 2005 « parce que l’on avait pensé que la Commission pourrait réclamer à un moment donné les enregistrements. » Ceci est à la fois une duperie et un aveu accablant. La déclaration reconnaît implicitement que des responsables de haut niveau de la CIA étaient au courant de l’existence des cassettes à ce moment précis.
 
En réponse à ces demandes comme aux demandes ultérieures, la Commission n’a reçu que des rapports sur les interrogatoires préparés par la CIA. Elle n’a même pas reçu de transcription. « Après avoir vérifié et analysé ce matériel, les membres de la Commission ont conclu que cette information n’était pas aussi détaillée qu’ils l’avaient escompté, » écrit Zelikow. D’autres requêtes ont donc été faites pour de plus amples informations.
 
Cette explication contredit l’affirmation du directeur de la CIA, Michael Hayden, selon laquelle les enregistrements avaient seulement été détruits une fois que toutes les données pertinentes avaient été assimilées dans les rapports d’information. La Commission du 11 septembre avait fait comprendre qu’elle considérait ces rapports comme inadéquats, et la CIA en avait été informée.
 
Zelikow rapporte que des demandes ultérieures avaient été faites au conseiller général de la CIA, Scott Muller, les 14 et 16 octobre 2003. Les demandes mentionnaient spécifiquement Zoubaydah entre autres.
 
Une requête contenait des questions sur « le processus de traduction lors des interrogatoires, » « la manière dont les interrogateurs avaient traité les incohérences apparues dans les récits des détenus, » « le contexte dans lequel des questions particulières avaient été posées afin de tirer au clair l’information donnée, » « et plus d’information afin d’évaluer la crédibilité et l’attitude des détenus lors des déclarations. »
 
Cette Commission du 11 septembre était évidemment préoccupée par le fait que les informations fournies par les prisonniers n’étaient pas crédibles. En effet, certains rapports, y compris celui fait par Ron Suskind dans son livre publié en 2006, The One Percent Doctrine (La doctrine du un pour cent), ont suggéré que Zoubaydah était un malade mental et que le rôle qu’il a joué dans Al Quaïda pourrait bien avoir été moins important que ne l’avait indiqué la CIA. Le fait que l’information donnée par Zoubaydah ait été extraite sous la torture entacherait aussi la crédibilité de ce qu’il a dit.
 
Selon Zelikow, la réaction de la CIA « a été de produire d’autres rapports disséminés et de fournir des réponses générales et signalétiques écrites aux questions relatives au contexte et au caractère des interrogatoires… La CIA n’a pas révélé que des interrogatoires n’ont jamais été enregistrés ou qu’elle ait conservé des informations détaillées sous une forme ou une autre concernant les questions que lui a posées la Commission. »
 
S’ensuivirent d’autres requêtes relatives à des informations impliquant de plus en plus fréquemment des responsables gouvernementaux de niveau hiérarchique de plus en plus élevé. Zelikow rapporte que lors d’une réunion avec le directeur de la CIA de l’époque, George Tenet, le vice-président de la commission Lee Hamilton avait demandé « que la CIA fournisse des documents adéquats même si la Commission ne les a pas expressément réclamés. » Tenet n’avait fait aucune mention de cassettes vidéo.
 
Il est possible, pour ne pas dire probable, qu’au moins quelques membres de la commission étaient au courant de l’existence de ces cassettes mais qu’ils ne les avaient pas officiellement réclamées pour les visionner parce que leur existence était un secret si soigneusement gardé. Dans tous les cas, Zelikow allègue que la Commission était à tel point excédée par le blocage de la CIA qu’elle avait menacé de rendre le conflit public.
 
« La Commission plénière avait considéré cette question lors d’une réunion le 5 janvier 2004 et avait décidé que les réponses données par la CIA étaient insuffisantes, » écrit Zelikow. « Elle avait chargé le personnel de préparer une lettre aux responsables gouvernementaux, lettre qui rendrait le conflit public. Il y eut alors des discussions entre Hamilton et le conseiller de la Maison Blanche, Alberto Gonzales, et plusieurs réunions entre les avocats de la CIA et les membres de la Commission. »
 
Manifestement, ces discussions avec Gonzales ont résulté en une sorte d’accord afin de contenir le conflit. Toutefois, elles n’ont entraîné aucune amélioration sensible dans l’information fournie à la Commission.
 
Zelikow cite une note datée du 15 janvier 2004 et adressée à Gonzales, au conseiller général de la CIA, Scott Muller, et au sous-secrétaire à la Défense, Steve Cambone, disant que la Commission était « prête à travailler de manière créative avec vous sur tous les sujets qui nous permettent d’aider la communauté du renseignement lors des contre-interrogatoires des conspirateurs sur de nombreux détails critiques, en clarifiant pour nous ce que les conspirateurs disent vraiment et en nous permettant d’évaluer la crédibilité de ces réponses. »
 
Une autre réunion s’était tenue avec Hamilton et Gonzales, Tenet, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld et le sous procureur général adjoint, service criminel, Christ Wray.
 
« Durant toutes les réunions tenues en 2004, aucun des responsables gouvernementaux n’avait fait allusion à l’existence d’enregistrements des interrogatoires ou à des informations supplémentaires que le gouvernement posséderait et qui répondraient aux demandes formulées par la Commission, » rapporte Zelikow.
 
Dans le texte même de son rapport, la Commission avait dû reconnaître qu’au moins deux chapitres du rapport se basent fortement sur des informations recueillies dans des rapports d’interrogatoires de la CIA et bien que la Commission n’ait jamais eu accès aux transcriptions ni aux enregistrements vidéo.
 
Alors que les enregistrements ont probablement été cachés et détruits plus tard dans le but de camoufler la torture de Zoubaydah et d’al-Rahim al-Nashiri, un autre mobile a bien pu être celui de détruire les preuves de ce que ces prisonniers et notamment Zoubaydah ont vraiment dit. Zoubaydah aurait cité comme contacts plusieurs membres haut placés de la monarchie saoudienne et une personnalité influente du renseignement pakistanais.
 
Zelikow fait allusion à ce fait en écrivant, « Plus tard dans son enquête et réagissant à des allégations faites par la presse qu’Abou Zoubaydah avait fait allusion à un prince saoudien lors de son interrogatoire, la Commission a demandé ‘quelles étaient les informations dont disposait la CIA’ si de telles affirmations avaient été faites lors des interrogatoires de Zoubaydah… Nous ne pouvons trouver trace d’une réponse donnée par la CIA. »
 
Cette non-réponse est extrêmement significative vu qu’à la fois la monarchie saoudienne et les services de renseignement pakistanais entretiennent des liens étroits avec l’appareil d’Etat américain, y compris la CIA et le gouvernement Bush. Le fait qu’une personnalité de haut rang d’Al Quaïda ait cité ces individus est un indice supplémentaire que les attentats du 11 septembre aient pu se produire alors que des sections du gouvernement américain en avaient connaissance voire peut-être même y ont prêté assistance.
 
D’autres rapports, y compris celui fait par Gerald Posner dans son livre Why America Slept et James Risen dans son livre State of War, affirment que Zoubaydah a communiqué des numéros de téléphone personnels de princes saoudiens et qu’il possédait des cartes de crédit de comptes bancaires saoudiens que seul l’Etat saoudien a pu avoir autorisés. Posner note que les quatre responsables nommés par Zoubaydah sont tous morts peu de temps après l’interrogatoire. Les relevés des cartes de crédit ont disparu.
 
Finalement, selon Zelikow, le directeur adjoint du service de renseignement a déclaré le 29 juin 2004 à la Commission que la CIA « a entrepris et achevé toutes les démarches convenables nécessaires pour trouver les documents dans sa possession, sous sa garde ou répondant » aux demandes formelles de la Commission et « a fourni ou a rendu disponible pour examen » tous ces documents. Ceci n’est pourtant pas exact.
 
Zelikow conclut son mémo en faisant remarquer que le fait de cacher des enregistrements pourrait être une violation des lois fédérales, ainsi que d’une loi qui fait un délit du camouflage d’un « fait matériel » ou de « toute déclaration matériellement fausse » dans une « enquête ou révision » menée sous l’autorité du Congrès ou de la branche exécutive du gouvernement.
 
L’intégralité du mémo de Zelikow est disponible sur le site web du New York Times.
(Article original paru le 24 décembre 2007)
 
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 21:44
Arouts7 est proche des colons israéliens
Lundi 31 décembre 2007 Arouts7
Comment éviter un second Durban ?
par Raphael Aouate
lundi 31 décembre 2007 - 15:25
http://a7fr.net/Article/45802.htm

De façon discrète certes, les diplomates israéliens travaillent
d’arrache-pied pour convaincre Etats-Unis et Union européenne de
boycotter, une éventuelle suite à la conférence internationale contre le
racisme de Durban de 2001, qui avait causé tant de torts à Israël.



Tous les efforts fournis appellent les Etats-Unis à s’abstenir de
financer cette conférence. En effet, la contribution américaine
représente pas moins qu’ un cinquième du budget prévu pas les Nations
Unies : 21% exactement sur les 6,8 millions de dollars de budget.


Rappelons que cette conférence est actuellement planifiée par un bureau
établi par les Nations Unies, présidé par la Libye, qui compte également
l’Iran et le Pakistan parmi ses membres.
Mais les officiels israéliens espèrent vraiment convaincre les européens
et les pays dits "amis", comme l’Australie ou le Canada, d’en faire de
même. Il n’est pas question de répéter une telle manifestation
internationale de haine à l’égard d’Israël, accusé de tous les maux du
monde lors de cette conférence. Durban avait permis un véritable
déclenchement d’antisionisme et d’antisémitisme affiché.


Cette tentative israélienne intervient quelques jours après la décision
officielle annoncée le 22 décembre dernier par l’ONU de son budget pour
l’année 2008 : 4,2 milliards de dollars incluant la mise en œuvre d’une
conférence de Durban 2, comme les diplomates la qualifient déjà. Ce
budget général a d’ailleurs été voté à la quasi unanimité, seuls les
Etats-Unis s’y opposant.


La conférence de Durban de 2001, qui s’acheva trois jours seulement
avant la tragédie du 11 septembre à New York, tenta de déterminer une
nouvelle définition du sionisme : le sionisme serait désormais considéré
comme une forme de racisme. Cette définition fut lancée par l’Iran et la
Syrie, mais fut rejetée lors de la déclaration finale et du programme
d’action de cette conférence. Ce rejet fut rendu possible grâce à
l’intervention des pays occidentaux et africains, qui tinrent à garder
une certaine modération.


Pourtant, un forum d’ONG internationales, parallèle à la conférence,
délivra sa propre déclaration selon laquelle le sionisme était bien
assimilable au racisme et à l’apartheid. Pour beaucoup d’observateurs,
cette déclaration fut le déclencheur d’une théorie particulièrement
malveillante à l’égard d’Israël. C’était l’officialisation d’une idée
dangereuse : Israël était comparable à l’Afrique du Sud de l’époque de
la ségrégation raciale.


Pour le moment, aucune date officielle n’a été annoncée pour la tenue
d’un Durban 2. On parle de l’année 2009. Le Conseil des Nations Unies
pour les droits de l’homme se contente pour l’instant de mettre en place
un bureau de travail composé de 20 nations, dont Cuba, l’Iran,
l’Indonésie ou le Pakistan.


Bien évidemment, Israël n’a pas manqué d’exprimer ses fortes réserves
devant un tel programme et les dates prévues pour sa préparation :
première rencontre prévue pendant la fête de Pessah (Pâques) en avril,
seconde la semaine de Kippour (Grand pardon) en octobre 2008 ! "C’est
peut-être une erreur de planification, ou alors une volonté d’empêcher
les ONG juives de participer aux préparatifs de Durban 2", selon un
officiel israélien.


Mais même si le budget général de l’ONU a été approuvé largement, il
n’en demeure pas moins qu’un certain nombre d’européens et d’occidentaux
ont exprimé leur opposition au budget prévu pour Durban 2. "Il existe
des signes positifs. Le bloc occidental dans son ensemble, Europe,
Etats-Unis, Nouvelle Zélande, Australie et même le Japon, semble s’y
opposer. L’essentiel du soutien à cette conférence est apporté par les
pays non-alignés et les Etats arabo-musulman", déclare un responsable
israélien au ministère des Affaires étrangères.


Même si logiquement, le bloc de l’ouest devrait faire face à une
opposition de 3 contre 1, il n’en perd pas pour autant espoir, car la
situation semble toutefois meilleure qu’en 2001. Car en attendant, le
ministère prépare sa bataille, en coordination avec plusieurs
organisations juives et non juives internationales, visant à contrer un
second Durban.


"
Durban a été un traumatisme, non seulement pour Israël, mais pour toute
société saine
, et à voir la composition du bureau de travail pour la
prochaine conférence, on a de quoi être inquiet", affirme Gil Haskel,
responsable de l’unité des ONG au ministère des Affaires étrangères pour
l’ONU.
Une réunion de concertation est d’ailleurs prévue à Jérusalem fin
février, afin d’éviter de renouveler les erreurs de 2001. Trop de
passivité avait été déploré devant un tel déferlement de haine.
Il s’agit de ne pas retomber dans le piège.

 
 
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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 21:35
Manifestation à Paris contre les centres de rétention
 
PARIS (Reuters)
 
 Deux à trois mille personnes, selon les organisateurs, ont participé samedi à Paris à une marche de soutien aux mouvements de protestation engagés depuis quinze jours dans des centres de rétention pour étrangers.
 
Partis dans l'après-midi du musée de l'immigration de la porte Dorée, à Paris, les manifestants ont marché jusqu'aux abords du CRA de Vincennes, l'un des centres concernés avec celui du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne).
 
"Pour la libération de tous les sans-papiers et la fermeture des centres de rétention", scandaient les marcheurs, soutenus par le Réseau éducation sans frontières (RESF) et le 9ème collectif des sans-papiers.
 
L'un des leaders du mouvement de protestation, Benjamin Badikadila, a été expulsé samedi à bord d'un avion pour Kinshasa, en République démocratique du Congo, selon RESF.
 
Après un début de grève de la faim collective et la rédaction d'un cahier de doléances par des étrangers en attente d'expulsion, la préfecture de police de Paris a organisé vendredi une visite du centre de Vincennes.
 
Des responsables policiers ont affirmé que la situation y était beaucoup plus calme que ne l'affirment les défenseurs des étrangers.
 
"Il n'y a pas de grève de la faim d'ampleur mais des refus de s'alimenter ponctuels", a ainsi déclaré le commandant Bruno Marey au Parisien.
 
La Cimade, seule association habilitée à intervenir dans les centres, estime néanmoins que l'atmosphère y est "de plus en plus carcérale" en dépit d'une amélioration des conditions matérielles de la rétention.
 
Pour son secrétaire général, Laurent Giovannoni, la tension de ces derniers jours est "la conséquence directe de la politique d'objectifs chiffrés" en matière de reconduites à la frontière.
 
Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'égalité et à la diversité, a également estimé qu'il s'agissait d'une "conséquence directe de la politique absurde de Nicolas Sarkozy."
 
Le chef de l'Etat a assigné au ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, l'objectif de 25.000 expulsions pour 2007. Fin novembre, ce dernier avait fait état de 21.000 "éloignements."
 
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