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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 21:19
Lettre ouverte au responsable des relations internationales au PCF
 
 
 
 A l’inverse de ton prédécesseur à ce poste, tu m’envoies régulièrement copie de tes interventions et appels à rassemblement au nom du PCF. Dans la période d’interrogations qui secoue l’organisation après sa récente défaite électorale, je le reçois comme la reconnaissance,
enfin, que l’avenir du parti passe aussi par les dizaines de milliers de communistes qui ne sont plus adhérents du PCF, parce qu’ils sont en désaccord absolu avec ses orientations opportunistes : il limite aujourd’hui ses ambitions à atténuer les effets du capitalisme et de l’impérialisme, au lieu de les combattre et de vouloir les supprimer.
Tu connais mon parcours, puisque nous nous sommes côtoyés de longues années au sein de ce que l’on nommait jusque dans les années 2000, la section de politique extérieure du PCF. Militant depuis 1957, élu du PCF en Val d’Oise quand ce département comptait plus de 10.000 adhérents, je m’honore d’avoir protesté contre les dérives conciliatrices de nos dirigeants dès 1981, quand ils prônaient le soutien sans principe aux mesures « d’austérité salariale » prises par un gouvernement de gauche avec des ministres communistes, contre la volonté des salariés que nous étions supposés représenter. Pour être des gouvernements successifs, pour se faire élire localement grâce aux voix « de gauche », la dérive s’est aggravée durant vingt ans : peu à peu, les dirigeants du PCF n’eurent plus pour objectif premier, que les alliances nécessaires à conquérir des strapontins de pouvoir, à les conserver. Les visées de transformation de la société, de ce fait, disparurent, au profit d’un ralliement à la croyance de la pérennité du capitalisme, qu’il suffirait « d’humaniser », y compris dans ses comportements guerriers.
L’effondrement de l’URSS, et des espoirs parfois naïfs qu’elle incarnait, facilita cette décrépitude du PCF, elle n’en fut pas la cause essentielle.
En 2007, nous sommes au terme du processus : le tissu militant, découragé, écoeuré délibérément, a progressivement disparu du PCF : le Val d’Oise n’a plus qu’un dixième des adhérents d’il y a trente ans, et j’ai moi-même abandonné l’adhésion, devenue non-sens, après vingt ans de protestations internes totalement méprisées. Plus grave encore, le PCF est contrôlé sans partage, nationalement et localement, par des carriéristes politiciens, prêts pour conserver leur pouvoir à ne pas déplaire à un parti socialiste, qui n’a « de gauche » que le nom et le verbiage. Les dirigeants européens, étasuniens, organisateurs de la mondialisation capitaliste, le savent bien, puisqu’ils ont fait de Strauss-Kahn et Lamy, socialistes français, les dirigeants du Fonds Monétaire International et de l’Organisation Mondiale du Commerce. Evidemment, le discrédit du PCF auprès de salariés qu’il ne représente plus guère, ne pouvait que devenir massif : Marie-George Buffet en a fait l’amère expérience, qui s’évertuait à expliquer qu’elle voulait « faire élire la gauche » !
Ce dernier traumatisme électoral, pour prévisible et mérité qu’il soit, annonce-t-il la disparition du PCF, s’il continue sur les mêmes bases opportunistes et suicidaires, ou sa renaissance en tant qu’organisation révolutionnaire en France ? La seconde solution est possible : il existe encore au sein du PCF des dizaines de milliers de communistes honnêtes, désireux de transformation sociales anti-capitalistes, et qui n’ont jamais retiré de leur adhésion le moindre avantage personnel, salaire ou pouvoir. Il existe aussi des milliers de communistes convaincus, rejetés par leur parti au cours des ans, souvent désespérés de cette éviction. Ils ne demanderaient qu’à affluer vers une organisation qui aurait enfin retrouvé ses idéaux fondateurs.
Malheureusement, depuis l’échec du printemps 2007, de nombreux responsables nationaux et locaux du PCF se répandent en déclarations sur la refondation nécessaire du parti, en proposant de le tirer encore plus vers la droite ; « à l’italienne », « à l’allemande », ils veulent le transformer définitivement en « machin » politicien à l’image des partis sociaux- libéraux de la gauche européenne, qui ne combattent pas le capitalisme et l’impérialisme, mais se contentent au plus d’en dénoncer les excès. Paradoxalement, leur envie peut être une chance pour le PCF : que tous les carriéristes sans principes, les partisans de ce nouveau parti social-démocrate français le forment et laissent les communistes, enfin, restaurer leur parti.
Car la France et son peuple ont plus que jamais besoin d’un parti communiste, seul capable d’organiser les aspirations populaires anti-capitalistes et anti-impérialistes. Il peut, il doit réunir les communistes véritables, dans leur diversité, qui enrichit le combat collectif au lieu de le limiter. Encore faut-il pour cela qu’il rassemble en son sein des militants sur la base de quelques principes simples, élémentaires, mais en rupture avec les dérives droitières des années passées.

~ Dans un pays capitaliste comme la France, dont la majorité des citoyens, ouvriers, chômeurs ou salariés est exploitée, au profit de minorités privilégiées, un parti organisé est nécessaire à toute stratégie de transformation sociale. Encore faut-il préciser que son objectif premier n’est pas d’accéder au pouvoir, de conquérir des postes de ministres, de responsables nationaux ou locaux, de députés ou de maires. Son rôle est essentiellement pédagogique ; il est l’outil nécessaire à convaincre la population du caractère néfaste du capitalisme, de la nécessité de le supprimer pour aboutir à une société socialiste, interdisant l’exploitation de l’homme par l’homme. Quand, et seulement alors, la majorité des citoyens aura admis ces objectifs, les communistes ne rechigneront pas aux responsabilités, pour transformer la société selon la volonté populaire, et non pour en tirer profit.

~ Le parti communiste ne peut convaincre les citoyens de ces objectifs, qu’en élaborant un programme, incluant des objectifs concrets de lutte, mais aussi un projet de société nouvelle. Il devient infantile, quinze ans après l’effondrement du modèle soviétique, de répéter avec les conservateurs de tout poil, que ce fut un échec, et d’en conclure que la société socialiste, basée sur la propriété collective des grands moyens de production, est obligatoirement condamnée aux exactions étatiques, à l’absence de démocratie politique, ou à l’inefficacité économique. Un projet socialiste autogestionnaire pour la France, déjà esquissé par le PCF il y a trente-cinq ans, est tout à fait plausible et nécessaire aujourd’hui. Il serait le moyen de reconquérir l’audience du parti, acquise quand ses membres combattaient les nazis et leurs alliés, ou quand ils luttaient pour la paix dans le monde et contre les guerres coloniales.

~ Encore faut-il que, parallèlement, le PCF ne présente plus le visage d’apparatchiks plus ou moins médiatisés, ignorant tout des préoccupations quotidiennes de la majorité des citoyens, qu’ils ne partagent plus depuis parfois des décennies de professionnalisme politicien. Il doit redonner l’image, trop souvent perdue, de responsables et d’élus immergés dans la vie réelle, le monde du travail, à l’écoute des salariés et travailleurs indépendants, avec un seul objectif militant : expliquer, convaincre, et animer les luttes populaires, sans s’ériger en donneur de leçons impératives.

~ Les communistes savent bien que le combat politique exige des alliances, y compris électorales, avec d’autres forces qui partagent certains de nos objectifs anti-capitalistes et anti-impérialistes : altermondialistes, trotskistes, écologistes de gauche, socialistes, chrétiens, etc…La liste est très longue de ces acteurs possibles d’un rassemblement progressiste, fugace ou durable. Mais cette tactique unitaire ne doit en aucun cas nous amener à nous dissoudre dans les convictions du partenaire. Et il faut en finir avec cette pratique inepte qui consiste depuis longtemps pour le PCF à réduire le niveau de ses objectifs pour parvenir aux alliances recherchées (notamment avec le PS), l’alliance n’a de sens, au contraire, qu’en fonction de l’objectif de lutte nécessaire.

~ Ce projet d’une France socialiste du XXIème siècle, doit avoir une dimension politique claire, seule capable de réconcilier les citoyens avec la République : des millions d’entre eux, parmi les plus exploités, ne votent plus ou se laissent attirer par la démagogie de droite ou d’extrême droite, parce qu’ils jugent tous les dirigeants politiques y compris ceux du PCF, inefficaces, menteurs et corrompus. Les communistes ont donc le devoir, en 2007, de dénoncer un système de plus en plus monarchique, soutenu par les dirigeants politiciens et affairistes des médias et notamment des télévisions, qui manipulent l’opinion au lieu de l’informer, et par des élus-notables prêts à oublier leurs engagements sitôt passée l’élection. A l’inverse, les communistes doivent proposer une République parlementaire, gérée à tous niveaux par les représentants de l’opinion élus à la proportionnelle, des élus responsables devant leurs mandants et révocables par eux à tout instant, et une information télévisée dont le pluralisme et l’honnêteté soit contrôlée par la représentation nationale, dans sa diversité.

~ Ce projet d’une France socialiste du XXIème siècle, doit avoir un contenu économique et social précis, qui ne peut se limiter à la défense des conquêtes du passé. Car s’il est juste de s’opposer au démantèlement de la Sécurité Sociale, des retraites, des services publics, à la privatisation des sociétés nationalisées, à la précarité de l’emploi, aux délocalisations, au manque de logements sociaux, etc…il est illusoire et démagogique de promettre le plein emploi, les logements populaires et services publics nécessaires, si l’on se refuse à mettre en cause le pouvoir de décision, qui relève de la propriété des moyens de production et d’échange. Ainsi le chômage, les délocalisations, la précarité de l’emploi sont aujourd’hui organisés à leur profit par les capitalistes, financiers et spéculateurs internationaux, qui possèdent les trois-quarts des grandes entreprises de France. Les décisions inverses, au profit des salariés et consommateurs, ne pourront que suivre la réappropriation par la nation des dites entreprises et des richesses qu’elles produisent. Les seuls pays qui, aujourd’hui, réalisent des avancées sociales révolutionnaires, comme le Venezuela, nationalisent leur patrimoine, au lieu de le livrer au pillage spéculatif. Le gouvernement Chavez n’attend pour cela ni l’autorisation des dirigeants US, ni l’assentiment de ceux d’Europe.
Autre exemple flagrant, dans une France qui compte chaque année plus de riches, et plus de sans abris : la spéculation a conduit en quelques années le prix des terrains à bâtir à un tel taux, qu’aucune collectivité ne peut réaliser les logements sociaux nécessaires, même quand elle en a la volonté. Construire assez pour loger les plus pauvres implique donc la réquisition effective des logements vides, mais surtout le blocage total, par la loi, du prix des terrains à bâtir, à un taux non spéculatif. Le PCF s’honorerait en faisant campagne pour cette mesure, révolutionnaire certes, mais susceptible d’entraîner une majorité de Français, s’ils en comprennent les enjeux.

~ Dans le monde actuel, il ne peut y avoir de lutte conséquente pour une autre société en France, sans tenir compte des problèmes internationaux, en refusant le chantage selon lequel on ne peut rien changer dans notre pays, enfermé dans les obligations de la mondialisation capitaliste et de l’Europe libérale supranationale. Le changement dans un pays est affaire de volonté politique et de soutien populaire. Plusieurs pays d’Amérique latine et Cuba prouvent que les dirigeants de l’impérialisme mondial, malgré tous leurs efforts, ne peuvent empêcher un peuple de construire son avenir quand il le veut suffisamment. Mais il faut qu’enfin le PCF retrouve dans son programme les traditions de lutte pour la paix, contre l’impérialisme, qui firent sa grandeur et sa force.
Il les a, depuis des années, abandonnées au profit de discours humanistes creux, lorgnant vers la social démocratie européenne et atlantiste, au détriment des solidarités de lutte contre l’impérialisme étasunien ou français. Exemples flagrants de cette dérive, l’inaction du PCF contre l’invasion et l’occupation de l’Irak, sous prétexte que Saddam Hussein était un dictateur ; et encore, en juillet 2007, l’absence une nouvelle fois du PCF aux côtés des trente-neuf partis communistes et ouvriers, protestant ensemble contre le projet US de bases nucléaires en Europe de l’est (parmi lesquels les PC Tchèque, de Grèce, du Portugal, de Turquie, de Chypre, le DKP allemand, le PDCI d’Italie, etc…).
Le PCF doit au contraire proclamer le droit inaliénable de la nation française de déterminer elle-même son avenir économique, social, politique, diplomatique et militaire, et son droit de ne pas subir les diktats impérialistes extérieurs. Cela implique le rejet du traité de Maastricht et de l’autorité monétaire de la banque européenne de Francfort, et la sortie de l’alliance occidentale de l’OTAN. Ceci au profit d’une diplomatie de neutralité et de solidarité avec tous les peuples, notamment ceux d’Afrique et d’Amérique latine. Les communistes doivent organiser, en France, la lutte internationale contre le colonialisme israélien, le chaos sanglant généré par l’impérialisme des USA et de leurs alliés en Irak. Mais ils doivent aussi exiger la fin des interventions militaires françaises en Afghanistan, au Tchad. Ils doivent dénoncer les rodomontades du ministre Kouchner sur le « droit d’ingérence » de la France et des grandes puissances, la pratique des dirigeants européens et de Sarkozy de piller les compétences des pays africains par « l’immigration choisie ». Ils doivent enfin proposer une solidarité réelle entre les peuples, plutôt qu’une concurrence brutale organisée par le FMI et l’OMC.

~ Telles sont les conditions essentielles d’une refondation du Parti Communiste Français, dont la permanence du nom doit garantir la fidélité aux principes qui firent sa grandeur. En tant que communiste, j’ai cru devoir apporter mon avis, et j’espère être écouté pour, comme tu le dis, « construire ensemble ».
 
Francis Arzalier
 
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 21:17

 
 
Les perspectives d’Armageddon
 
 
La logique qui défend les atrocités nucléaires du passé est actuellement utilisée pour soutenir une frappe contre l’Iran
 
Abbas Edalat et Mehrnaz Shahabi
 
Le mardi 7 août 2007
 
 
Il est terrifiant, bien que non surprenant, de lire le meneur d’idées néoconservateur Oliver Kamm (écrivain et chroniqueur britannique, il est partisan de l’interventionnisme étranger. Ndt.) soutenant sur ces pages (dans un article daté du 6 août intitulé ‘Terrible, mais pas un crime’) que les bombes atomiques qui avaient ravagé Hiroshima et Nagasaki il y a 62 ans, ont sauvé des vies et mis un terme à des souffrances. Le thème sous-jacent est évident. Le même camp dont l’approbation vigoureux avait mené à la catastrophe en cours en Irak, est maintenant en train de fixer l’Iran avec un regard belliciste. La même logique absurde et dangereuse qui défend les atrocités nucléaires de 1945 peut maintenant être utilisée pour soutenir l’utilisation préventive des armes nucléaires contre l’Iran – dont la menace à son tour rend l’idée d’une attaque conventionnelle plus acceptable. Maintenant, plus que jamais, nous devons être clairs dans notre position morale : Comme Mohamed Elbaradei, le chef de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, avait dit, la simple possession des armes nucléaires aujourd’hui devrait être considérée avec la même condamnation et l’horreur que nous regardons l’esclavage et le génocide dans notre monde moderne et civilisé.
 
Etonnamment, la catastrophe en Irak a échoué de refroidir la clique belligérante à la Maison Blanche. Il est improbable que l’arrivée hier d’une équipe de l’AIEA à Téhéran dissuade les partisans d’une frappe, nucléaire ou conventionnelle. Un tel assaut serait une violation flagrante du traité de non–prolifération nucléaire, mais ça ne serait pas la première fois que les Etats-Unis dédaignent l’accord de 1968.
 
Le traité oblige les états nucléaires de poursuivre des négociations de bonne foi pour l’arrêt de la course vers les armes nucléaires et puis vers le désarmement. Il garantit de l’aide aux états non-nucléaires pour accéder au savoir-faire et à la technologie nucléaire pacifique.
 
Les cinq premiers états nucléaires sont tous en violation du traité pour avoir échoué de prendre des mesures effectives envers le désarmement. Les USA ont systématiquement enfreint le traité dans les années 1980 et 1990 en exerçant, avec succès, des pressions sur les états et les entreprises occidentaux, tout comme la Chine et la Russie, pour ne pas entamer des collaborations nucléaires avec l’Iran – qui en tant que signataire du traité fut autorisé depuis 1970 à recevoir matériel, technologie et information pour l’usage pacifique de la puissance nucléaire. Ceci a finalement conduit l’Iran, après le bombardement par Israël en 1981 de la centrale nucléaire irakienne Osirak, vers le marché noir pour poursuivre son programme nucléaire. La dissimulation partielle consécutive des activités nucléaires de l’Iran a levé des suspicions occidentales concernant ses ambitions nucléaires, mais il est rare que la présentation des médias fasse référence au contexte dans lequel ait pris place le recours au marché noir. Il est aussi rare de voir mentionné le fait que l’AEIA n’a pas trouvé de preuve d’un programme d’armes après plus de 2200 heures d’inspections fortuites des sites nucléaires iraniens.
 
En contraste marqué des suspicions occidentales de l’Iran, le vrai programme nucléaire en Israël a été avidement sponsorisé par les gouvernements de la France, la grande Bretagne et les USA. Ils ont activement soutenu le développement israélien d’un arsenal estimé à plus de 200 ogives. C’est un programme d’armes que Tel Aviv est déterminé à envelopper dans le secret. Mordechai Vanunu a exécuté une sentence de 18 ans de prison, dont 12 ans en détention solitaire, pour avoir parlé en public en 1986 de la possession d’armes nucléaire par Israël. Le mois dernier, il a été condamné à six mois supplémentaires de prison pour avoir parlé à des étrangers.
 
Même si l’Iran discute des nouvelles inspections avec l’AEIA, le risque d’une attaque militaire à ses sites nucléaires demeure élevé. La menace israélienne de déployer des armes de destruction de bunkers nucléaires afin de détruire le potentiel d’armes iranien, est en ligne avec la stratégie de 2006 de sécurité nationale des USA, et de la doctrine du Pentagone pour les opérations nucléaires communes qui justifient l’usage des armes nucléaires tactiques conte des états à armes non-nucléaires comme une « force de dissuasion ». Le comble de l’ironie est que le principal violeur du traité, les USA, et la seule et non-signataire puissance nucléaire de la région, Israël, considèrent les frappes nucléaires sous prétexte de la limitation nucléaire.
 
L’année dernière, on a interrogé John McCain, un candidat républicain à la candidature présidentielle et un défenseur de la nécessité de garder l’option militaire contre l’Iran sur la table, sur ce que pourraient être les conséquences d’une attaque contre l’Iran. Sa réponse était seulement un mot : « Armageddon ». Après trois guerres ravageuses menées par les USA, la Grande Bretagne et Israël depuis le 9/11, la perspective d’une guerre catastrophique contre l’Iran plane sur la région.
 
Tandis que le monde se souvient de Hiroshima et Nagasaki, une déclaration internationale approuvée par une douzaine d’organisations principales pour la paix, anti-nucléaire et communautaires en Grande Bretagne, les USA et Israël, tout comme cinq prix Nobel, appelle pour un Moyen Orient sans armes de destruction massive. Israël pourrait apporter un grand service à la région en annonçant immédiatement qu’il pour le démantèlement de son arsenal nucléaire.
 
 
Abbas Edalat est professeur de Sciences Informatiques et de Mathématiques à l’Imperial College de Londres et fondateur de la Campagne contre les Sanctions et l’Intervention Militaire en Iran ; Mehrnaz Shahabi est le rédacteur en chef de la campagne www.campaigniran.org
 
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 21:14
Tous ensemble, tous en blanc, le dimanche 26 août 2007 à 14 H à Paris devant la Mairie du Treizième Arrondissement
Métro Place d’Italie
 
AVI du 26 août
(Association des victimes de l'incendie du 26 août 2005)
88-90 boulevard Ney 75018 Paris .
Tél : 01.42.63.96.12 Mail : avi26a2OO5@.yahoo.fr
 
HALTE AUX CRIMES RACISTES ENCOURAGES PAR L'INERTIE
DES POUVOIRS PUBLICS
 
HOTEL PARIS-OPERA, PIXERICOURT,
VINCENT-AURIOL, ROI DORE...
MEME COMBAT !!!
 
Personne n'a pu oublier les incendies qui ont ravagé il y a deux ans plusieurs immeubles parisiens qui abritaient essentiellement des ressortissants étrangers en situation régulière et certains de nationalité française.
 
Le bilan humain est lourd
- plus de 50 personnes - parmi lesquels 33 enfants - ont péri dans les flammes ;
- 5 personnes sont lourdement handicapées, parmi elles une victime est encore hospitalisée;
- enfin, plus de 200 personnes sont toujours traumatisées.
 
Le traitement judiciaire et politique de ces tragédies ne nous permet pas aujourd'hui de faire notre deuil et de nous recueillir à l'occasion du triste anniversaire de l'incendie du boulevard Vincent Auriol (13e) survenu le 26 août 2005.
 
Pourquoi l'enquête sur cet incendie « piétine» encore alors que les responsabilités sont clairement établies ???
 
AU DELA DU DEVOIR DE MEMOIRE POUR NOS FAMILLES ET AMIS, BATTONS-NOUS POUR QUE CETTE VERITE QUI DERANGE TANT SOIT ETABLIE
 
 
 
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 21:11
Le succès du site Rue89.com attire les investisseurs
LE MONDE | 08.08.07 | 15h31  •  Mis à jour le 08.08.07 | 15h31

 Les nouveaux locaux parisiens de Rue89.com, le site d'information fondé par quatre anciens journalistes du quotidien Libération, ont été cambriolés dans la nuit du vendredi 3 août. Selon Pierre Haski, responsable du site, les cambrioleurs n'ont dérobé que trois ordinateurs portables et rien n'a été fouillé. Une plainte a été déposée au commissariat du XXe arrondissement, quartier où Rue89.com est désormais installé.
 
"Rien n'est à exclure, mais je ne pense pas qu'il s'agisse d'une affaire d'Etat, explique M. Haski. C'est un cambriolage banal du mois d'août. Nos locaux, qui regroupent plusieurs start-up, sont en rez-de-chaussée et nous avons essuyé les plâtres d'un système de sécurité qui, a priori, n'a pas été très efficace..."
Créé début mai par des journalistes de Libération (Pierre Haski, Pascal Riché, Laurent Mauriac et Arnaud Aubron) ayant choisi le "plan départs" proposé par les nouveaux patrons du journal, Rue89.com s'est fait connaître rapidement grâce à plusieurs "révélations", dont celle concernant le Journal du dimanche qui avait renoncé à publier un article sur l'abstention de Cécilia Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle.
Aujourd'hui, le site revendique 400 000 visites uniques par mois et s'est placé, en juin, en tête des durées de visites (28 minutes en moyenne) des sites d'informations. Il a même capté des recettes publicitaires dès ses débuts, ce qui, selon ses créateurs, était "inespéré".
 
"ORIGINALITÉ ET FIABILITÉ"
 
"Notre image d'indépendance joue pour beaucoup dans cette affluence, note Pierre Haski. Les internautes y trouvent aussi une grande visibilité grâce à l'importance donnée à la vidéo et à nos commentaires. De plus, nous ne nous mettons pas en concurrence avec les autres sites en courant après l'actualité. Notre originalité tient dans la fiabilité de nos informations et la plus-value que nous offrons."
Le site, lancé avec seulement 100 000 euros, emploie désormais quinze salariés dont huit journalistes. Et 280 000 euros ont pu être levés ces dernières semaines grâce à des dons d'amis, joliment baptisés "love money". Les créateurs sont également en contact avec des investisseurs extérieurs (groupes de presse, fonds d'investissement) pour une entrée minoritaire dans le capital de la société.
Déjà, Le Nouvel Observateur s'est associé au site pour créer en septembre "un portail communautaire sur l'actualité des livres" qui s'appellera bibliobs.com. Il sera piloté par Jérôme Garcin, directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Obs, et permettra aux libraires, bibliothécaires, enseignants et passionnés de soumettre leurs critiques ou de tenir des blogs.
 
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 18:53
Jean-Marie Le Pen juge "efficaces" les premiers mois de Nicolas Sarkozy à la présidence     
          
 
AP - Mardi 7 août, 09h51
 
PARIS - Les premiers mois de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République se sont déroulés avec "efficacité", a estimé mardi le chef du Front National Jean-Marie Le Pen, qui a reconnu du "talent" au chef de l'Etat.
 
"Il a passé la première phase de sa lune de miel avec je crois assez d'efficacité" , a-t-il déclaré sur RTL, soulignant qu'après trois mois passés à la tête de l'Etat, "il n'y a pas de sujet de contestation grave".
"Je crois que chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu'ici assez bien réalisée, il faut le dire", a-t-il ajouté tout en saluant un aspect "moralement positif" de l'action du chef de l'Etat: "il tient un certain nombre de ses promesses électorales".
"Même si je le prends un peu pour un illusionniste" , a toutefois tempéré M. Le Pen, considérant le chef de l'Etat comme "un illusionniste de grand talent" qui "tient à son image d'omniprésence, de travailleur infatigable" . "Et cela c'est pour l'instant assez payant", a-t-il estimé.
Le président du FN a également salué l'indépendance du président de la République qui "reçoit qui il veut, quand il veut, où il veut", a souligné Jean-Marie Le Pen, qui a lui-même été reçu à l'Elysée à deux reprises depuis l'élection de M. Sarkozy, dont une "un quart d'heure avant la réunion du conseil des ministres".
"Je crois que ce n'était pas tout à fait innocent de sa part", a estimé le chef du FN, qui rappelle qu'il n'a jamais été reçu par Jacques Chirac en douze ans de mandat.
Jean-Marie Le Pen a toutefois regretté que son courant ne soit pas représenté au sein du comité de réflexion sur la réforme des instituions de la Ve République mis en place par le président.
"Il dit que cette commission représente tous les courants politiques, philosophiques de la nation", a dénoncé le leader frontiste, mais "il n'y a pas de représentants du Front national alors que nous avons des candidats de compétence au moins égale à celle des gens qui ont été désignés", a-t-il revendiqué, citant en exemple Bruno Gollnisch, docteur en droit, et le professeur Jean-Claude Martinez, agrégé de droit public.AP
pf/ma
 
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 18:44
Malgré le vote, l'impasse libanaise, par Mouna Naïm
LE MONDE | 07.08.07 | 13h52  •  Mis à jour le 07.08.07 | 13h52

 Au Liban, même les chiffres sont politiques", a dit un jour l'ancien premier ministre Sélim Al-Hoss. La preuve éclatante vient d'en être faite par l'interprétation divergente que la majorité et l'opposition donnent des résultats de l'élection législative partielle organisée dimanche 5 août, dans la région du Metn nord, au nord-est de Beyrouth. Au comptage des voix, l'opposition, représentée par le Courant patriotique libre (CPL) du général Michel Aoun, l'a indiscutablement emporté, même si ce n'est que d'une courte tête. Mais, à l'aune de l'exégèse de la répartition des voix, la majorité revendique une victoire.
 
Dans les faits, la majorité a perdu un siège au Parlement, mais elle demeure majoritaire. L'opposition en a gagné un, mais elle demeure minoritaire. Et au final, quelles que soient les interprétations des uns et des autres, le scrutin révèle l'impasse dans laquelle la majorité et l'opposition et, dans ce cas précis, les formations politiques chrétiennes, se sont fourvoyées.
Au Liban, compte tenu de la pluralité communautaire, les sièges sont répartis entre chrétiens et musulmans. Dimanche, les électeurs étaient invités à choisir un successeur maronite (catholique) à Pierre Gemayel (maronite), membre de la majorité politique, assassiné le 21 novembre 2006. La personnalité des candidats comptait relativement peu au regard des enjeux ouvertement définis par les forces en présence, à savoir le choix d'une "ligne politique" pour l'avenir du pays. Chacune des deux parties s'est présentée comme le héraut du respect de l'indépendance, de la souveraineté du Liban et de l'intégrité de son territoire, en déniant à l'autre le droit de s'en revendiquer.
Alors que l'exacerbation des tensions à la veille du scrutin faisait craindre une dégradation de la situation sur le terrain, le vote s'est déroulé sans incident notable. Près de 80 000 électeurs sur les plus de 169 000 inscrits sont allés aux urnes, dans cette région tant côtière que montagneuse du nord-est de Beyrouth. Ici, l'écrasante majorité de la population est chrétienne, mais elle compte des maronites (catholiques), des grec-orthodoxes et des Arméniens grec-catholiques et grec-orthodoxes, selon une répartition géographique nettement identifiable.
C'est cette répartition, et le décompte détaillé des résultats des bureaux de vote, qui permettent à la majorité d'affirmer que le général Aoun ne peut plus prétendre représenter 70 % des chrétiens toutes régions confondues, comme il le faisait depuis les élections législatives générales de 2005. Dressant l'inventaire de la répartition des voix, M. Gemayel a notamment constaté qu'il avait obtenu 57 % des voix des chrétiens maronites, imputant la victoire de son rival aux minorités chiite et sunnite de la région, ainsi qu'au parti arménien Tachnag. Il a dénoncé lundi des irrégularités dans le vote arménien et annoncé qu'il allait présenter une protestation auprès des autorités concernées.
Dans la région du Metn nord, le CPL avait décroché en 2005 63 % des suffrages. S'il n'en engrange cette fois-ci que 51 %, c'est, selon ses responsables, parce qu'il n'a vraiment mené campagne que 72 heures avant le scrutin. Il aurait espéré jusqu'à la dernière ligne droite que les tentatives de conciliation entre les deux camps, conduites par la hiérarchie religieuse maronite, porteraient leurs fruits. Ils font également valoir que la bataille était d'autant plus rude que leur candidat, nonobstant ses qualités personnelles, pesait politiquement de peu de poids contre son rival, ancien président de la République, après avoir été longtemps député.
Cette version est contestée par la majorité. Elle considère que le CPL a perdu du terrain en raison de son alliance avec des formations politiques ouvertement alliées à la Syrie - et aussi à l'Iran pour le Hezbollah, par ailleurs tenu pour responsable d'avoir entraîné le Liban dans une guerre contre Israël à l'été 2006. Aussi, dit la majorité, est-ce contre cette "ligne politique" que les "chrétiens" ont massivement refusé leurs voix au CPL.
Walid Joumblatt, chef du Parti socialiste progressiste (druze) et l'un des chefs de file de cette majorité, a aussitôt projeté cette conclusion sur l'avenir immédiat, c'est-à-dire sur l'élection présidentielle de l'automne. Dès dimanche soir, il a estimé que la majorité a "désormais une meilleure chance de porter à la présidence de la république un homme parmi les siens". Les responsables du CPL réaffirment de leur côté à l'envi que "dans une démocratie consensuelle", le futur président doit refléter une entente entre toutes les parties, "ce qui ne peut se faire que par un apurement des contentieux" et la formation d'un gouvernement "de salut national".
L'élection partielle du Metn nord en a éclipsé une autre à Beyrouth, à l'issue de laquelle le candidat de la majorité a remporté le siège sunnite (musulman) laissé vacant par l'assassinat le 13 juin 2007 de Walid Eïdo, député de cette majorité. Le Liban n'étant pas à une contradiction près, ce double scrutin décidé par le gouvernement n'a pas échappé à la règle.
Une partie des opposants s'y est en effet engagée, alors même que l'opposition dans son ensemble en contestait au départ la validité, au même titre qu'elle dénie toute légitimité au gouvernement, considéré comme constitutionnellement illégitime depuis la démission en novembre 2006 des cinq ministres chiites. Aux yeux de la majorité, cet engagement dans la bataille électorale a valeur de validation de la part des opposants.
Au point où en sont les choses, les perspectives de solution de la crise dans laquelle le Liban est plongé depuis au moins neuf mois sont toujours au point mort. Mais le compteur tourne. L'élection présidentielle doit avoir lieu dans les deux mois précédant la fin du mandat du chef de l'Etat, le 23 novembre à minuit.
 
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 18:32
Fatah et Hamas s’affrontent sur le campus de Naplouse
 
Tensions accrues entre étudiants des factions rivales après des heurts qui ont fait un mort.
 
Par DELPHINE MATTHIEUSSENT
 
QUOTIDIEN : mardi 7 août 2007
 
«N ous défions le présent pour façonner le futur.» Le slogan surmonte fièrement la porte d’entrée de l’université Al-Najah à Naplouse, une des principales universités de Cisjordanie. Pour Bayan Dahaghmeh, 20 ans, étudiante en arabe, le défi, ces derniers jours, lorsqu’elle se rend à l’université, est d’oublier. Elle tente d’effacer de son esprit les scènes de violence
auxquelles elle a assisté le 24 juillet sur le campus, lorsque des heurts opposant des sympathisants du Fatah et du Hamas ont fait un mort et plusieurs blessés.
 
«Provocation».  «Les images du meurtre de Mohammed [étudiant membre du Hamas tué pendant les affrontements par un homme du Fatah, ndlr] - la façon dont ils lui ont tiré dessus à bout portant, alors qu’il avait le dos tourné - m’obsèdent», explique d’une voix saccadée la jeune fille, une sympathisante du Hamas, la tête couverte d’un hijab blanc. «J’étais juste à côté. Le bas de ma robe a été éclaboussé de son sang. Chaque fois que je me souviens de ce qui s’est passé, j’ai l’impression que je vais m’effondrer.» Les étudiants en sont venus aux mains après la publication par des représentants Hamas du campus d’un communiqué condamnant l’arrestation de trois Palestiniens armés par des militaires ­israéliens.
Les organisations étudiantes s’étaient engagées en juin, peu de temps après la prise du pouvoir du Hamas à Gaza, à s’abstenir de toute activité à caractère politique afin de ne pas menacer le fragile équilibre au sein de l’université, où les partis rivaux sont arrivés à égalité lors des dernières élections universitaires, en novembre 2006. Suite à la publication du communiqué, des membres des Brigades Al-Aqsa, un groupe ­armé affilié au Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas, ont dénoncé la «provocation» du Hamas et sont ­intervenus sur le campus, où ils ont ouvert le feu. Sept étudiants ont été blessés, dont trois par balles. L’un d’entre eux, grièvement atteint, est décédé peu de temps après.
Depuis la violente prise de pouvoir du mouvement islamiste dans la bande de Gaza mi-juin, les arrestations de membres du Hamas par les services de sécurité du Fatah en Cisjordanie ont provoqué un regain de tension sur les campus universitaires. L’hostilité latente entre étudiants du Hamas et du Fatah s’est à plusieurs ­reprises transformée en violences ouvertes. Mi-juillet, quelques jours avant les incidents de l’université de Naplouse, l’université de Bir Zeit, près de ­Ramallah, a ainsi fermé ses portes pour quelques jours en raison d’incidents entre étudiants des deux mouvements palestiniens rivaux.
«Depuis la fusillade d’il y a dix jours, l’atmosphère est complètement viciée sur le campus, explique Leyali Ya’iish, 21 ans, qui suit des cours en quatrième année d’art à l’université de Naplouse. La division entre Hamas et Fatah est devenue très claire, les groupes d’étudiants du Fatah sont d’un côté, ceux du Hamas de l’autre. Ils ne se parlent pas, ne se regardent pas et s’évitent dans les couloirs. Je reste avec mon groupe des ni Fatah ni Hamas , et quand je vois [les groupes du Fatah et du Hamas] je tremble et je fiche le camp. Comment étudier normalement dans ces conditions ?»
Les événements de Gaza n’expliquent pas à eux seuls les incidents récents. «En 1982, lorsque les islamistes avaient remporté les élections universitaires, le Fatah n’avait pas accepté le résultat, cela avait dégénéré en violence, et l’université avait fermé pendant deux mois. Le fond du problème est toujours le même : l’administration de l’université de Naplouse est traditionnellement pro-Fatah et les étudiants islamistes s’y sentent discriminés. Quand vous ajoutez à cela les événements de ­Gaza et la présence massive des groupes armés à Naplouse, vous parvenez au drame d’il y a dix jours», explique Iyad Barghouti, professeur de sciences politiques et directeur du Centre de Ramallah pour les droits de l’homme.
 
«Orage».  Une discrimination anti-Hamas formellement récusée par la direction d. «L’éducation est notre priorité, et nous tenons à maintenir une stricte neutralité à l’égard des étudiants du Fatah et du Hamas, assure Nabil Alawi, directeur de la communication de l’université de Naplouse. La situation sur le campus est stable, les étudiants sont ­occupés à s’inscrire pour le semestre d’automne. Nous avons pris tous les ­contacts auprès des responsables du ­Fatah et du Hamas pour éviter toute nouvelle violence sur le campus.» Pour ­Ahmad Daas, 21 ans, membre Fatah du conseil des étudiants, le calme actuel sur le campus pourrait n’être qu’illusoire. «C’est le calme avant l’orage. Quand le ­semestre d’automne commencera, il n’y aura non pas 7 000 étudiants, comme c’est le cas actuellement, mais 16 000, et les tensions seront amplifiées d’autant, explique le jeune homme, étudiant en tourisme et en archéologie. La communication a été complètement rompue entre le Hamas et le Fatah. Il s’agit maintenant d’une division totale, d’un tournant à 180 degrés. Après ce qui s’est passé, le Hamas veut se venger.»


http://www.liberation.fr/actualite/monde/271067.FR.php
 
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 18:27
Les pertes US en hausse en Irak où la crise politique s'aggrave
 
Par Ross Colvin Reuters - Mardi 7 août, 14h52
 
BAGDAD (Reuters) - Quatre soldats américains ont encore été tués lundi en Irak, où les pertes de l'US Army se montent déjà à 21 hommes pour la première semaine du mois d'août et atteignent 3.682 morts depuis le début de la guerre, en mars 2003.
Cette détérioration de la situation militaire, en dépit des 30.000 hommes qu'ils ont dépêchés en renfort cette année en Irak, préoccupent les Etats-Unis, qui s'impatientent face à l'incapacité du Premier ministre de Nouri al Maliki à avancer sur la voie d'une réconciliation nationale. 
 
Bien au contraire, la coalition à dominante chiite de Maliki s'étiole au fil des semaines avec les défections successives des fidèles de l'imam radical Moktada Sadr en avril, du principal bloc sunnite la semaine dernière et des membres de l'alliance laïque de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui lundi. 
 
Ce sont désormais 17 des 37 ministres de la coalition qui ont quitté ou boycottent le gouvernement, accusant Maliki de ne tenir compte de leurs points de vue respectifs et parfois contradictoires sur la conduite des affaires du pays. 
 
La mouvance chiite de Sadr exige la fixation d'un calendrier de retrait de l'US Army, les sunnites réclament un vrai droit de regard sur les affaires de sécurité et le groupe d'Allaoui demande l'arrêt de l'épuration visant les anciens baassistes et l'éviction des éléments extrémistes religieux au sein des forces de sécurité. 
 
Tandis que la crise politique s'aggrave et que le mois d'août s'annonce comme un des plus meurtriers depuis un an pour les troupes américaines, le moment de vérité approche pour le président George Bush, qui a promis de faire le mois prochain le point sur la situation en Irak devant un Congrès hostile qui réclame un début de retrait des "boys" dans les mois à venir.
 
 
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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 20:51
Jeudi 3 mai 2007
 
 
 
Le 21 avril, les héritiers du Parti communiste italien ont décidé de dissoudre leur formation, les Démocrates de gauche, et de fusionner avec les ex-démocrates-chrétiens. La fin d'une époque.
 
Le marteau et la faucille prenaient depuis longtemps la poussière dans le magasin aux accessoires de l'ancien Parti communiste italien (PCI). Lors du congrès des Démocrates de gauche (DS), du 19 au 21 avril à Florence, les héritiers d'Antonio Gramsci et d'Enrico Berlinguer ont également rangé le drapeau rouge et L'Internationale sur le rayon des souvenirs. Le décor du palais des sports où ont siégé les 1 500 délégués DS tirait sur l'orange, la couleur des révolutions d'aujourd'hui. Une chansonnette italienne censée ouvrir de nouveaux horizons, Le ciel est toujours plus bleu, clôturait le rendez-vous.
 
Plus aucune trace, ni dans les symboles ni dans les paroles, du passé communiste au moment de l'ultime mue. En votant leur dissolution et leur fusion avec les centristes de gauche de La Marguerite, un mouvement d'inspiration démocrate chrétienne, en vue de fonder une formation réformiste modérée, les Démocrates de gauche ont, de l'avis unanime de la presse italienne, " signé la clôture définitive de l'expérience historique ouverte en 1921 à Livourne ". C'est là qu'était né le PCI, d'une scission du Parti socialiste italien (PSI).
 
Dirigé par Amadeo Bordiga, puis Antonio Gramsci, le nouveau parti est interdit en 1926 par le régime fasciste. Il renaîtra le 15 mai 1943, et Palmiro Togliatti, son chef clandestin depuis 1927, restera à sa tête jusqu'à sa mort, le 21 août 1964. Dès 1956, avec les événements de Hongrie, le PCI ouvre " une voie italienne vers le socialisme ". Une prise de distance à l'égard du grand frère soviétique qui s'affirmera avec Enrico Berlinguer. Elu secrétaire en 1972, cet élégant gentilhomme sarde adopte la ligne " eurocommuniste ", qui conduira à la rupture avec Moscou en 1981.
 
Cette époque marquera l'apogée de l'influence du PCI : aux élections législatives de 1976, il réunit 34,4 % des suffrages. La plupart des dirigeants de gauche, et même de droite, ainsi que nombre d'intellectuels de cette génération, ont été proches de cette culture, sinon membres du parti. L'Italie était partagée - plutôt que divisée - entre ce poids lourd et son pendant au centre droit, la Démocratie chrétienne (DC).
 
Pour nombre d'observateurs, les postcommunistes de 2007 et les héritiers de la DC sont en train de réaliser, sur un mode mineur, le fameux " compromis historique " entre les deux cultures politiques du pays dont avaient rêvé Enrico Berlinguer et Aldo Moro, et que ce dernier paya de sa vie en 1978, assassiné par les Brigades rouges.
 
" Ce fut une tragédie, maintenant nous sommes dans une farce qui s'annonce pire qu'une tragédie ", a écrit, après le congrès de dissolution des DS, Il Manifesto, un journal de gauche qui continue d'accoler à son titre la mention " Quotidien communiste ". Son fondateur, Valentino Parlato, exclu du PCI en 1969 pour avoir critiqué l'URSS et notamment l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1967, estime que " c'est la dernière des retraites commencées par celle d'Achille Occhetto ". Alors secrétaire du parti, ce dernier a annoncé, le 12 novembre 1989 devant la section de Bologne, quelques jours après la chute du Mur de Berlin, le début de la fin du PCI, bientôt dissous et transformé en 1991 en Parti des démocrates de gauche (PDS). Le chêne est son symbole, mais, dans un coin du logo, le drapeau rouge marqué de l'étoile, de la faucille et du marteau résiste encore.
 
Malgré le succès de la gauche aux législatives de 1996, le PDS de Massimo D'Alema, premier parti de la coalition de L'Olivier (21,1 % des voix), ne survit pas à la crise du gouvernement Prodi. Les DS naissent en novembre 1998 sous la conduite de Walter Veltroni, aujourd'hui maire de Rome et favori pour la direction du futur Parti démocrate. Mais, en 2007, les " reliques " communistes cèdent la place, sous le chêne, à l'oeillet socialiste et aux étoiles de l'Union européenne. " Ces retraites successives n'ont rien eu de stratégique, insiste Valentino Parlato à la " une " de son journal. Celle de Florence est une retraite politique et culturelle sans principe et sans issue, sauf celle de laisser la voie ouverte à une non improbable vague de droite. "
 
Invité au congrès des DS, Silvio Berlusconi a applaudi le discours du secrétaire Piero Fassino : " Si c'est cela le Parti démocrate, à 95 % je suis prêt à m'y inscrire aussi, s'est exclamé " Il Cavaliere ". J'ai entendu un positionnement social-démocrate qui, sur certains points, est carrément libéral ; je suis d'accord avec la politique sociale dont a parlé le secrétaire des DS. " Ce dernier a évoqué " la nécessité historique " d'une évolution " pour ceux de nos enfants qui n'ont connu que la paie en euros et qui n'étaient peut-être pas nés à la chute du Mur ".
 
Ce recentrage a été refusé par l'aile gauche des DS. Il y a eu des pleurs et des embrassades, comme à chaque rupture dans la famille communiste, quand Fabio Mussi, leader d'un courant qui représente environ 15 % des militants, a pris acte de " la faillite politique du défi né avec la fin du PCI ".
 
Quelques jours avant le congrès de Florence, Gavino Angius, l'un des " historiques " du mouvement postcommuniste (vice-président du Sénat, il fut chef de groupe des DS), comparait " l'expérience ratée " des DS à une mission spatiale : " Nous étions partis pour une grande entreprise, mais nous avons échoué, et notre problème est de rentrer vivants à la base, expliquait-il au Monde. Si on ne trouve pas le bon angle de rentrée, on est condamnés à se désintégrer. Or le Parti démocrate n'est pas la bonne trajectoire, c'est la dispersion des forces socialistes. "
 
Après quelques jours de réflexion, ce Sarde tendance Berlinguer a décidé lui aussi de s'éjecter dans " le grand vide à gauche ". Rejoindra-t-il l'autre dissident, Fabio Mussi, qui annonce pour le mois de mai la création d'une nouvelle force à gauche ? En 1991, la minorité du PCI avait fait sécession pour créer le Parti de la refondation communiste (PRC), dit " Rifondazione ".
 
Avec le Parti des communistes italiens (PDCI), né d'une scission ultérieure, le vote communiste a encore pesé plus de 10 % aux législatives de 2006. Rifondazione a déjà proposé un " regroupement familial " sur la base de l'antilibéralisme, du pacifisme et de la laïcité.
 
Dans le centre de Rome, sur la façade de la section historique des Démocrates de gauche, via dei Giubbonari, il y a deux plaques. On s'apprête à troquer celle des DS contre celle du PD. Mais l'autre, celle qui indique " PCI, section Regola Campitella ", avec la faucille et le marteau gravés dans la pierre, pas question de la déboulonner. " C'est exclu, gare à celui qui essaiera ", avertissent les dirigeants locaux. C'est un souvenir.
 
Jean-Jacques Bozonnet
 
© Le Monde
 
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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 20:40
 
Le 26 mai 1936, il y a 70 ans, la Palestine vue par Gabriel Péri
 
 
Voici ce qu’écrivait le 26 mai 1936, soit 70 ans jour pour jour, Gabriel Péri dans le journal l’Humanité, concernant la Palestine. Une analyse pertinente, un moment de grande lucidité et un journaliste d’une honnêteté bien rare de nos jours.
 
"La révolte en Palestine"
 
"Depuis plus d’un mois -pour fixer une date depuis le 15 avril- la Palestine est en état de révolte ouverte ; Les manifestations et les échauffourées sanglantes s’y multiplient. Les dernières journées ont fait 36 morts dans la population arabe, dans la population juive et dans le corps britannique d’occupation. De nouveaux renforts de tanks et d’autos bondées ont été envoyés vers la Palestine.
Les évènements méritent de retenir l’attention et il est indispensable, à notre avis, de corriger les interprétations erronées qui peuvent surgir à leur propos. _ D’aucuns affirment volontiers que les troubles en Palestine ne sont, au demeurant, que le résultat de la propagande hitlérienne et des intrigues mussoliniennes. On nous permettra de ne pas souscrire à ce jugement.
Que le fascisme hitlérien et le fascisme mussolinien s’efforcent d’utiliser tous les incidents de la vie internationale et de les exploiter pour leurs fins suspectes, nul ne saurait le contester. Mais on aurait tort de s’en tenir à ces données pour apprécier d’une façon correcte le mouvement palestinien.
Les Arabes se sont révoltés en 1929 alors que l’hitlérisme n’était pas au pouvoir et qu’aucune rivalité n’opposait la Grande Bretagne et l’Italie. La révolte palestinienne se rattache au mouvement général de rébellion qui agite tout le monde arabe, celui d’Egypte, et de Syrie, comme celui de Palestine.
Cette révolte était-elle justifiée ? Nous croyons qu’elle est parfaitement justifiée. Nous ajoutons qu’à notre avis on se trompe lourdement en l’assimilant à un mouvement antisémitique. L’antisémitisme nous est profondément odieux. Mais ce n’est pas contre les juifs considérés comme tels que se rebellent les Arabes. C’est contre une forme d’exploitation imaginée et mise en train par l’impérialisme britannique.
Au fond, sous prétexte de foyer national juif, s’est organisée en Palestine une véritable spoliation des Arabes. La grande société sioniste Keren Hayessod est spécialisée dans ces spoliations. Profitant de l’absence de titre de propriété chez les fellahs et les bédouins, elle se met d’accord avec un féodal -Cheikh- arabe pour s’approprier des terres.
Après quoi, elle avise les fellahs qu’ils doivent abandonner la terre sur laquelle leurs ancêtres ont peiné pendant des siècles. Si les fellahs n’obtempèrent pas, la société appelle à la rescousse les soldats britanniques.
Il y a mieux, une véritable chasse aux ouvriers arabes a été organisée par une autre organisation, l’Histadrouth. Chaque année, à la fête de la cueillette des oranges, de véritables expéditions punitives sont organisées par les troupes d’assaut sionistes sur les chantiers, dans les usines d’où les ouvriers arabes sont impitoyablement chassés.
Voilà comment le sionisme organise des pogroms à rebours. Les méthodes que nous mentionnons sont très exactement celles que l’hitlérisme emploie à l’égard des juifs en Allemagne.
Comment dans ces conditions, la population arabe ne s’insurgerait-elle pas avec vigueur ? Les chefs de cette révolte ont eu soin de répéter cent fois qu’ils n’entendaient pas donner dans l’antisémitisme. Ils veulent lutter contre l’impérialisme britannique et contre son allié le sionisme. Ils réclament l’arrêt de l’immigration juive passée de 80 000 en 1914 à 450 000 en 1935. Ce n’est pas là, quoi qu’on en dise, un mot d’ordre anti-juif.
C’est dans le respect du droit d’asile, c’est dans la solidarité internationale contre le fascisme, et non pas dans la complicité avec une entreprise suspecte de spoliation, que nous entendons défendre la cause des juifs persécutés par l’hitlérisme.
Les Arabes réclament en outre l’interdiction de toute vente des terres arabes. Ils préconisent la constitution d’un gouvernement national arabe.
Ces revendications sont justes. Elles s’inspirent de la volonté d’un peuple de secouer une domination suffocante.
La cause des travailleurs juifs, pourchassés par les dictatures fascistes, n’est pas celle des expropriateurs des grandes sociétés sionistes et de leurs troupes d’assaut. Elle se confond avec celle des opprimés de toutes couleurs et de toutes races qui ne veulent pas se laisser dépouiller."
 
Gabriel Péri
 
Article paru dans l’Humanité du 26 Mai 1936
 
1) Keren Hayessod : principal instrument financier de l’Agence juive, reçut entre 1934 et 1938 de la Lloyds Bank un montant total de prêts de 675000 livres sterling (NDLR)
2) Histadrouth : organisation syndicale sioniste (NDLR).
Gabriel Péri, homme politique communiste et journaliste, fusillé par les nazis le 15 décembre 1941 après avoir refusé de signer une déclaration condamnant les " actes de terrorisme ".
 
Publié par CAPJPO-EuroPalestine le vendredi 26 mai 2006

 
 
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