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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 16:30

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/06/14/qui-est-le-meutrier-des-policiers-a-magnanville_4949931_1653578.html

Qui était Larossi Abballa, le meurtrier d’un couple de policiers à Magnanville ?

Un commandant de police, Jean-Baptiste Salvaing, et sa compagne, Jessica Schneider, qui était secrétaire administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie, ont été tués, dans la nuit du Lundi 13 Juin au Mardi 14 Juin 2016, à Magnanville, dans les Yvelines. L’auteur du meurtre, Larossi Abballa, a été tué lors de l’assaut du RAID. Né à Mantes-la-Jolie, il était âgé de vingt cinq ans, célibataire et de nationalité française. Il était connu pour de nombreux faits de droit commun, vol, recel et violences.

L’enquête devra déterminer la façon dont il a pensé son attaque meurtrière, mais alors que l’ensemble des services de police et de renseignement sont mobilisés sur le championnat d'Europe de football, Larossi Abballa constituait le profil de « terroriste » potentiel le plus difficile à anticiper. La hiérarchie policière savait que l’une des failles inévitables du dispositif était ce qu’on appelle en langage policier les « cibles molles », soit les plus délicates à prédéterminer et donc les moins bien protégées. Une perquisition a eu lieu Mardi 14 Juin 2016 à son domicile.

Déjà condamné pour terrorisme

Larossi Abballa avait déjà été condamné à trois ans de prison dont six mois avec sursis en 2013 pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes » dans le cadre du procès d’une filière d’acheminement de djihadistes vers les zones tribales pakistano-afghanes.

Mis en examen par les juges d’instruction antiterroristes Marc Trévidic et Nathalie Poux aux côtés de sept autres personnes originaires de la banlieue parisienne, Larossi Abballa était accusé d’avoir recruté des candidats, de les avoir endoctrinés et de s’être préparé physiquement avec eux pour aller mener le djihad dans la zone tribale entre le Pakistan et l’Afghanistan. Entre le 5 décembre 2010 et le 26 février 2011, les huit hommes s’étaient retrouvés régulièrement en fin de semaine pour s’entraîner physiquement dans les parcs de la Courneuve et d’Argenteuil.

Il était aussi récemment apparu dans le cadre d’une enquête ouverte, avec commission rogatoire internationale, sur un homme parti en Syrie.

Après plusieurs mois d’enquête, Larossi Abballa était apparu dans le tissu relationnel de cet homme, pris en compte par la police judiciaire. A l’époque, il n’avait pas été jugé menaçant par les enquêteurs.

Des « interceptions téléphoniques et géolocalisations » mises en places « sur plusieurs lignes téléphoniques n’avaient pas permis à ce jour de déceler le moindre élément sur la préparation et un passage à l’acte violent », a détaillé Mardi 14 Juin 2016 le procureur de la république de Paris, François Molins.

D’après une source policière, Larossi Abballa faisait, en outre, l’objet de plusieurs fiches S, pour « Sûreté de l'état », établies par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) et la Sous Direction Anti Terroriste (SDAT). « C’est le cas de milliers de personnes en France et ce n’est pas une preuve de culpabilité », précise cette source policière.

François Molins a précisé qu’au cours des négociations menées par le RAID avec le meurtrier retranché au domicile de ses victimes, Larossi Abballa « a indiqué connaître la qualité de policier de la victime et menacer de tout faire sauter si les policiers investissaient les lieux ».

Il s’est revendiqué de l’organisation Etat Islamique

Avant qu’il ne soit désactivé, le profil Facebook de Larossi Abballa donnait à voir son intérêt pour l’Etat Islamique et la question du djihad. Deux de ses amis posent notamment avec des armes.

Selon nos informations, Larossi Abballa a commenté en direct sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter les assassinats qu’il a commis.

D’après le journaliste David Thomson, spécialiste du djihad, le meurtrier de vingt cinq ans a ainsi posté « les photos de ses victimes », une vidéo de plus de douze minutes et un « long message de revendication » dans lequel il appellerait « à tuer les policiers, les gardiens de prison, les journalistes et les rappeurs ». Il citerait à cet effet de nombreux noms.

« Une liste de cibles » a été retrouvée par les enquêteurs dans le pavillon des victimes, a ajouté François Molins.

D’après David Thomson, Larossi Abballa a déclaré dans la vidéo qu’il a postée sur Facebook qu'il « a répondu favorablement à Abou Mohammed al Adnani ». Abou Mohammed al Adnani, porte-parole de l’Etat Islamique, serait selon certaines analyses le véritable cerveau des attaques du Vendredi 13 Novembre 2015. « Le championnat d'Europe de football sera un cimetière », dit encore Larossi Abballa.

Le groupe djihadiste a, de son côté, revendiqué le meurtre des deux policiers par l’entremise de son organe de communication, Amaq. La propagande de l’Etat Islamique incite depuis de nombreux mois les candidats au djihad à commettre des attaques en France s’ils ne peuvent rejoindre le califat. Le 12 février 2015, Salim Benghalem, un des cadres français de l’Etat Islamique, exhortait ainsi dans une vidéo ceux de ses frères qui ne pouvaient le rejoindre à devenir des « loups solitaires » et à combattre les mécréants, « tuez-les avec des couteaux, crachez-leur au minimum à la figure, mais désavouez-vous d’eux ».

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 16:04

http://www.eelv.fr/2016/06/12/election-partielle-du-mans-lecologie-entre-au-conseil-departemental-de-la-sarthe

Élection départementale partielle du Mans

L'écologie entre au conseil départemental de la Sarthe

Par Sandra Régol et Julien Bayou, portes paroles nationaux d'Europe Ecologie Les Verts (EELV)

Dimanche 12 Juin 2016

A l’occasion de l'élection départementale partielle du septième canton du Mans, EELV se félicite de l’élection de l’écologiste Elen Debost et de Gilles Leproust.

L’arrivée de la première écologiste au sein de l’assemblée départementale de la Sarthe, en dépit d’un mode de scrutin qui ne permet pas à cette assemblée de représenter la diversité des opinions des sarthoises et des sarthois, est une bonne nouvelle pour la Sarthe et pour les écologistes.

Le résultat de cette élection donne de l’espoir à toutes celles et ceux qui, après avoir cru au programme du candidat François Hollande, ont été douloureusement déçus par la réalité de la politique gouvernementale. Elle rappelle également l’urgence de la mise en œuvre du scrutin proportionnel à tous les échelons de la vie politique française, seul moyen de respecter les voix des électeurs et des électrices.

Après une très belle campagne, EELV félicite Elen Debost pour son élection au conseil départemental de la Sarthe. Sa présence est un gage de renouvellement. C’est également l’assurance d’entendre une autre voix, celle d’une femme politique qui a su démontrer son courage et développer au Mans une politique ouverte et inclusive pour sa ville. C’est enfin l’assurance d’entendre enfin la voix de l’écologie dans une assemblée qui ne l’a jamais entendue. Une voix qui grandit au fil des territoires pour apporter à chacune et chacun les moyens de vivre mieux.

Cette victoire est également celle du rassemblement, incarné par un binôme d'EELV et du Front De Gauche (FDG), soutenu par le Parti Communiste Français (PCF), le Parti de Gauche, Ensemble, Nouvelle Donne et le Parti Pirate. Cette victoire vient démentir celles et ceux qui théorisent l’absence d’une alternative écologiste et sociale à la politique du gouvernement. Ni le balancier électoral vers la droite ni la progression du Front National ne sont inexorables.

Dans un département où le PCF s’oppose au projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes, c’est la démonstration que les électeurs sont sensibles à la convergence des idées.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 20:28

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/12/RUFFIN/19938

Incomparables vertus de l’organisation

Dans la fabrique du mouvement social

Des millions de français se sont mobilisés à l'automne 2010. Ouvriers, enseignants, cheminots, routiers, personnels hospitaliers et lycéens ont multiplié les grèves, les manifestations et les blocages. Pourtant, leurs protestations n’ont pas toujours réussi à se coordonner. Et pour atteindre la masse critique et faire plier un gouvernement, l’enthousiasme ne peut remplacer l’organisation.

par François Ruffin

« Assemblée générale, allez, assemblée générale au rond-point », depuis 4 heures du matin, ce Mardi 12 Octobre 2010, la zone industrielle d’Amiens est bloquée. Avec les multinationales Valeo, Goodyear, Dunlop, Procter et Gamble implantées ici, c’est le « poumon économique de la première région ouvrière de France » (le Figaro, 24 juin 2008).

Dans un paysage lunaire de cheminées, d’autoroutes, de grillages et de pneus fumant sur la chaussée, un hélicoptère tourne au-dessus des militants. Mais en cette fin d’après-midi, les rangs s’éclaircissent. D’où le débat qui fait rage, stop ou encore ?

« Moi, un mouvement, je veux le commencer fort et le terminer fort », prévient Mickaël Wamen, délégué de la Confédération Générale du Travail (CGT) de Goodyear. « Pas que cela se finisse en eau de boudin, à vingt, ou en boucherie, avec les flics qui chargent ».

« Même à vingt, nous pouvons tenir », contredit un autre.

« Je vois quoi, moi, ici », gronde Mickaël Wamen. « Je ne vois pas de salariés, seulement des délégués. C’est une grève de délégués. Pire, en plus, ce soir il y a le match de football. Les gugusses vont rester devant leur télévision ».

Christophe Plet, le secrétaire de l’union locale de la CGT, rend un jugement de Salomon, « je propose que nous nous retrouvions ici à 22 heures et, en fonction des forces, nous aviserons ».

Mais, à 22 heures, aucun renfort n’est arrivé. Il paraît que les cheminots vont venir, il paraît. Les seuls nouveaux venus, ce sont les « bleus », alignés en face avec casques et Flash Balls, largement plus nombreux que les grévistes. Lesquels jettent l’éponge, en moins de vingt-quatre heures, le blocage est tombé tout seul et pas par malchance.

Cette « action », l’union locale CGT de la zone industrielle l’a décidée la veille. Du coup, devant pareille urgence, les syndicalistes n’ont rédigé aucun tract pour inviter les salariés des entreprises à rejoindre les piquets, ou juste pour leur rappeler le pourquoi de cette « nuisance ».

De même, aucun journal, aucun blog n’a prévenu les autres secteurs, enseignants, cheminots et étudiants, de cette initiative. Aucun moyen d’information ne relie ces univers qui d’ordinaire s’ignorent. Et surtout, cette occasion manquée, dix mille personnes ont défilé, aujourd’hui, dans le centre-ville d’Amiens. Dans ce cortège, beaucoup, sans doute, seraient prêts à prolonger leur journée de lutte dans « la Zone ». Mais durant tout le parcours, la sono de l’union départementale CGT n’a pas signalé le blocage, préférant diffuser des disques. Et, une fois encore, aucun tract ne fut diffusé dans la manifestation.

C’est comme si deux mondes, séparés seulement de six kilomètres, se tournaient le dos. Sans possibilité de jonction entre les « durs » des usines et, comme l’ironise un ouvrier, « les bourgeois du centre qui font leur promenade ».

C’était le carnaval, en ce joli mois d’octobre 2010, dans les rues d’Amiens. Des lycéens qui descendent de la cité scolaire vers on ne sait trop où, les chômeurs qui protestent devant le siège du mouvement des entreprises de France (MEDEF) et en cassent la vitrine, des professeurs qui bloquent le boulevard devant la gare et des cheminots, déchaînés, qui multiplient les opérations escargot sur la rocade, les péages gratuits et une benne de graviers déversée sur la route. Parfois, ces différents cortèges se croisent et se renforcent, au hasard des rencontres.

On dirait un corps énergique, avec des bras qui battent l’air et des jambes qui s’agitent, bref, des membres pleins de vitalité, mais sans tête pour les coordonner. Chaque profession agit dans son coin, sans souci de coopération. Aucun « délégué » étudiant n’assiste aux assemblées générales de la zone industrielle, et réciproquement. A aucun moment les groupes en lutte ne se retrouvent pour un temps commun, que pourrait-on faire ensemble ? Comment entraîner d’autres secteurs dans la bataille ? Sur quelle corporation peser, les gaziers, les électriciens ou les employés municipaux ? Ici, à Amiens, comment s’y prend-on pour frapper efficacement le patronat là où ça fait mal, c’est-à-dire au portefeuille ? Ici, à Amiens, comment contrarie-t-on le plus frontalement le gouvernement ? Jamais ces questions ne seront posées, du moins publiquement. Nous manquons de temps pour cela, tous et chacun étant entraînés dans un tourbillon « d’actions ».

D’où le doute qui se fait jour, comment espérer gagner ? En face, le capital est organisé à l’échelle de la planète, avec un calendrier de « réformes » fixé longtemps à l’avance. Tandis que les protestataires ne parviennent pas à s’organiser à l’échelle d’une ville et improvisent au jour le jour. Comment expliquer cette désorganisation ?

Trois décennies de casse des organisations ouvrières, d’abord, ne laissent pas indemnes. Faute de forces et d’espérance, des habitudes se sont perdues, produire des tracts, les diffuser à l’entrée de son entreprise, convaincre un à un les copains, prévoir des prises de parole dans les cortèges et préparer un meeting commun.

Travail de construction et d’implantation

Pèse également l’absence des « structures », dénoncée dans maintes assemblées générales.

« Mais qu’est-ce que fait l’union départementale de la CGT, c’est à elle de nous soutenir », accuse un cégétiste de la zone. « Après, nous allons régler nos comptes ». Même son de cloche chez les cheminots, « nous allons attaquer la troisième semaine de grève, la troisième. Qu’avons nous vu comme solidarité, rien. C’est à l’intersyndicale de mettre en place une coordination interprofessionnelle. Mais il faut le dire, depuis le début, il n’y a aucune coordination interprofessionnelle. Ils ne bougent pas, nos dirigeants ».

Enfin, dans les têtes, domine une forme de spontanéisme. Comme s’il suffisait, pour que la victoire soit au bout des poings levés, d’attendre tout d’un « appel à la grève générale », ou que « tout pète ». Plutôt qu’un patient labeur, plutôt que rebâtir des outils, une information commune, des sections fortes, repérer des cadres, dresser des agendas et prévoir des roulements.

« Grève générale », ce fantôme a hanté tout le conflit. Lancé dans les débats, graffité sur les murs et scandé en fin de cortège. Il aurait suffi, entend-on, que les confédérations la déclarent pour que « tout bascule ». En fait, réunis en assemblée générale dans la Somme, les enseignants, avec l’approbation de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), de l’Union Syndicale Solidaire (USS) et de la fédération de l’éducation de la CGT, ont ainsi voté la « grève reconductible ». Sans conséquences, apparemment, dans les lycées, les grévistes se comptaient presque sur les doigts d’une main. Et à vrai dire, les militants préféraient ne pas les compter. De même, le blocage de la zone n’a pas provoqué de débrayages dans les usines et aucun commerce du centre-ville n’a fermé, parce que les employés rejoignaient les cortèges.

Croire, après cela, que le pays était à « deux doigts de la grève générale », et qu’il suffisait à Bernard Thibault de la proclamer, c’est surestimer la puissance des syndicats. C’est ignorer l’immense travail d’implantation, de construction et de contre-information, qu’il reste à accomplir avant un mouvement offensif.

En France, la dernière « grève générale » s’est déroulée en Guadeloupe, il y a deux ans. On l’a volontiers décrite comme un ébranlement spontané, un « déclic » aurait mis le feu aux poudres.

Erreur de perspective, à sept mille kilomètres de Paris, les syndicalistes de l’Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens (UGTG) ont œuvré des années durant, sinon des décennies, pour organiser et construire le mouvement social. Jusqu’à obtenir la majorité aux élections prudhomales. Jusqu’à bâtir l’unité derrière elle, une intersyndicale sur une ligne « action de masse, lutte des classes ». Jusqu’à élargir le front aux partis et aux associations, pour fonder le Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP). Et ce socle posé, ils n’ont pas claqué des doigts, « cela ne se décrète pas d’en haut, une décision pareille », nous expliquait Eddy Damas. « Bien sûr, nous, nous la souhaitions. Mais entre le 16 décembre 2008 et le 20 janvier 2009, nous avons diffusé des tracts partout, dans les courses cyclistes, sur les marchés et à l’entrée des cimetières. Et dans nos rencontres sur le terrain, nous sentions les gens qui poussaient et qui la réclamaient. Le fruit devenait mûr ».

Lorsque nous nous organisons, en effet, les fruits tombent, à Amiens comme à Pointe-à-Pitre. Le blocage suivant, l’union locale de la zone industrielle le décida en amont, le Samedi 16 Octobre 2010 pour le Mercredi 20 Octobre 2010. Ce délai paraît court, c’est déjà trois jours de gagnés.

Trois jours durant lesquels une poignée de militants, conscients que la coordination souffrait de lacunes, vont s’activer. Avec des tâches sans mérite, mais nécessaires, sur un petit cahier, déjà, se balader d’un groupe à l’autre et relever les adresses internet, afin d’adresser une lettre d’information qui annonce les actions. Passer le mot, à l’avance, dans toutes les assemblées générales, des étudiants à l’USS. Et, surtout, se servir de la manifestation du Mardi 19 Octobre 2010 comme d’un point d’appui, huit mille tracts « tous à la zone » seront diffusés, un meeting improvisé se déroulera en fin de parcours et, se promenant par deux tels des témoins de Jéhovah, les coordinateurs officieux noteront les disponibilités des manifestants, « quand pouvez-vous monter à la Zone, à 4 heures du matin ou bien demain à midi ». Rien de formidable, aucune idée géniale, mais ce bricolage suffit.

« Nous n’avons jamais vu cela », s’exclame le lendemain Mickaël Wamen. « Jamais, sur la zone, jamais, là, nous allons rester jusqu’à Vendredi 22 Octobre 2010. Nous allons leur mettre profond ». Il danserait presque. C’est que nous venons de briser un isolement. Le coin le plus reculé d’Amiens, hors de la vue, devient un lieu de rencontre de l’aube au crépuscule. A un carrefour, une fanfare donnera un concert le soir. Même les élus se déplacent là-haut et offrent les saucisses. Et pour la première fois, suivant le courant, le secrétaire départemental de la CGT monte aussi et se déclare favorable au blocage. Le pari est réussi, la jonction entre la petite bourgeoisie intellectuelle du centre-ville et les ouvriers de la zone s’opère. Et elle dure.

Après une première nuit, les camions sont alignés par dizaines sur les bas-côtés et d’autres font demi-tour. Faute de marchandises, les chaînes de Valeo, de Procter et Gamble et de Dunlop, tournent au ralenti ou plus du tout. Dans la presse locale, le MEDEF fait grise mine et estime désormais que la réforme manque de « lisibilité ». Comme les piquets ne lâchent pas, il ne reste plus qu’une option à la préfecture, la force.

A 23 heures, Jeudi 21 Octobre 2010, trois cents à quatre cents personnes, des ouvriers, bien sûr, mais aussi des étudiants, des enseignants, des éducateurs et des élus, sont encore rassemblées au « rond-point de l’Oncle Sam », pas usées, pas lassées, plutôt rigolardes, malgré les cars de police qui leur font face. Bien sûr que les policiers « rétabliront l’ordre ». Sauf que, cette fois, le barrage n’est pas tombé tout seul. Il faudra les matraques, les lacrymogènes, l’hélicoptère et un feu d’artifice durant la nuit pour disperser la foule.

Face au « flot de travailleurs que Paris dégorge », ces ouvriers qui « au bistrot font de la politique », le père Pierre Lhande s’inquiétait, en 1927, qu’une révolution sociale ne compromette « nos vies, nos monuments, nos musées et nos bibliothèques ». A l’en croire, la bascule ne tenait qu’à un fil, « il ne leur manque pour cela qu’une chose, s’organiser, à la faveur de la liberté dont ils jouissent, dans des repaires que la police est bien incapable de surveiller. Ne tiennent-ils pas déjà toutes les positions stratégiques ».

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 19:37

http://nddl.votationcitoyenne.fr

Votation citoyenne Notre Dame Des Landes (NDDL)

Dimanche 26 Juin 2016, seuls les habitants du département de Loire-Atlantique vont être consultés sur le projet d'aéroport de Notre Dame Des Landes.

Nous autres, citoyens français, estimons également légitime d'être consultés.

Etes-vous favorable à la construction d’un aéroport à Notre Dame Des Landes ?

Clôture des votes le Samedi 25 Juin 2016

Pourquoi cette votation citoyenne ?

Le gouvernement a décidé d’organiser une consultation sur l’avenir du projet d’aéroport de Notre-Dame Des Landes limitée au seul département de la Loire-Atlantique.

Alors que ce projet est d’envergure nationale, le débat a été organisé par une instance nationale, l’utilité publique a été décrétée par un ministre de la république et le gouvernement ne cherche pas à poser une question mais à obtenir un soutien.

Un sondage de l'Institut Français d'Opinion Publique (IFOP) commandé par Agir pour l’Environnement le 29 mars 2016 révélait que seul le département de Loire-Atlantique exprimait un soutien modéré au projet.

Les autres départements des Pays de la Loire et les régions Bretagne et Poitou-Charentes s’y opposent. Quand les français sont consultés, ils rejettent massivement ce projet d’aéroport.

À un projet contesté fait donc écho une procédure contestable. Le périmètre de la consultation ne reflète en rien l’impact réel du projet. Un nouvel aéroport aurait des conséquences économiques, énergétiques et climatiques qui dépassent de loin le cadre étriqué d’un département. En cas de faillite, ce serait les contribuables français qui seraient appelés à la rescousse.

Face à cette nouvelle volonté de l'état de passer en force sur ce dossier en instrumentalisant les outils démocratiques qu’il a à sa disposition, nous avons décidé de nous prendre en main en organisant une votation citoyenne au niveau national.

Pour en savoir plus sur la consultation Notre Dame Des Landes, consultez le site http://www.consultationnddl.fr

Le projet

Né au tournant des années 1960 et 1970, le projet d’aéroport de Notre-Dame Des Landes est un projet qui sent bon les trente glorieuses finissantes. L’aéroport était censé accueillir le Concorde.

Alors même que l’actuel aéroport de Nantes Atlantique n’est absolument pas saturé, les promoteurs du projet de Notre-Dame Des Landes peinent à justifier un projet qui n’est que le support à des intérêts immobiliers et financiers se traduisant par un bétonnage de terres agricoles. Ce serait ainsi près de mille six cent cinquante hectares de terres agricoles et de zones humides qui seraient artificialisées. A l’heure où chacun peut constater l’importance capitale des zones humides dans les régulations des crues et des inondations, il est indispensable de tout faire pour limiter l’imperméabilisation des terres agricoles.

Consciente de l’impasse que représente ce projet, la ministre de l’environnement propose même de revoir la taille initiale du projet.

Pourtant, les habitants de Loire-Atlantique sont appelés à voter sur un projet que les inspecteurs de ce ministère considèrent surdimensionné.

Un projet d’ailleurs encore flou puisque les expertises qu’ils ont demandées n’ont pas été faites.

Vous trouverez dix raisons de voter non à l’aéroport si vous consultez le site http://referendum-aeroport.org

C’est une initiative indépendante d’Agir pour l’Environnement.

Mode d’emploi

Cette votation citoyenne aura lieu du Mercredi 8 Juin 2016 au Vendredi 24 Juin 2016 à minuit.

Les résultats seront communiqués le Samedi 25 Juin 2016.

Qui peut prendre part à cette votation citoyenne ? Tout citoyen européen en âge de subir les conséquences d’un projet climaticide et énergivore.

Information importante

Si vous résidez dans le département de la Loire-Atlantique et êtes électeur ou électrice dans ce département, n’oubliez pas d’aller voter physiquement, ou par procuration officielle, le Dimanche 26 Juin 2016 dans l’un des bureaux de vote de votre commune.

Si vous n’habitez pas en Loire-Atlantique mais que vous avez des connaissances dans ce département, c’est le moment de prendre des nouvelles et les convaincre d’aller voter. Si vous ne connaissez personne dans ce département, vous pouvez appeler de façon aléatoire une personne en vous rendant sur le site http://www.26juin.vote

Un individu ne peut prendre part au vote qu’une seule fois. La votation citoyenne a lieu par voie électronique via le site http://nddl.votationcitoyenne.fr

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 19:09

http://www.fr.euronews.com/2016/06/09/podemos-devance-le-parti-socialiste

Podemos devance le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)

Par Julio Ribeiro

Un sondage publié Jeudi 9 Juin 2016, alors qu‘à minuit est lancée officiellement la campagne électorale pour les éléctions législatives du Dimanche 26 Juin 2016, marque la fin d’une époque pour le PSOE, relégué au troisième rang derrière Podemos. Si ce sondage s’avère correct, ce serait du jamais vu depuis le retour à la démocratie en 1977, après la mort de Francisco Franco.

Mais le danger pour les socialistes espagnols se précise car ce dernier sondage confirme les pronostics de trois autres parus Dimanche 5 Juin 2016. L’enquête d’opinion du très sérieux Centre d’Investigations Sociologiques (CIS) donne le Parti Populaire de l’actuel premier ministre Mariano Rajoy en tête avec vingt neuf pour cent des voix, la coalition Unidos Podemos composée de Podemos et d'Izquierda Unida en deuxième position avec vingt six pour cent des voix et l’historique PSOE en troisième place avec vingt et un pour cent des voix.

Les choses peuvent encore changer d’ici la fin du mois de juin 2016 avec le vote des indécis mais le PSOE semble avoir perdu de son aura auprès d‘électeurs touchés par la crise qui ne voient pas de solution dans les propositions socialistes.

Ce qui est quasiment certain, c’est la fin de règne du bipartisme qui prévalait depuis plus de trois décennies en Espagne.

Reste à savoir maintenant si le glas va sonner pour le PSOE, enterré par la coalition menée par le jeune Pablo Iglesias, porteur du même nom que le fondateur du PSOE et qui pourrait en être le fossoyeur comme suggéré dans l’article publié par Euronews il y a plus d’un an à l’issue des élections municipales en Espagne. Une chute journalistique qui rejoindrait une chute réelle.

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 18:58

http://www.ujfp.org/spip.php?article5000

L'état répare les manipulations d’Ulcan

Par le bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Rappel des faits, le 9 juin 2015, sur dénonciation calomnieuse venue d’un hacker franco-israélien membre de la Ligue de Défense Juive (LDJ), le RAID faisait une irruption très violente au domicile d’un des coprésidents de l’UJFP à Marseille. Après l’avoir molesté, la police maintenait la victime en garde à vue.

Ulcan, de son vrai nom Grégory Chelli, n’en était pas à son coup d’essai, il y a plus d’une centaine de plaintes contre lui en France. Citoyen franco-israélien, il n’est toujours pas inquiété et vit à l’abri en Israël.

Vendredi 10 Juin 2016, en indemnisant la victime, l'état français a reconnu sa responsabilité.

L’intervention policière était illégitime.

L’UJFP a décidé que l’argent non dépensé servirait à la solidarité avec le peuple de Gaza. C’est ainsi qu’Ulcan, à l’insu de son plein gré, est venu en aide au peuple de Gaza assiégé.

Parce que Gaza est devenu un laboratoire pour l’occupant où entre deux massacres, il expérimente comment on peut enfermer près de deux millions de personnes et y imposer les pires pénuries, l’UJFP a choisi d’aider des associations de la société civile qui font un travail admirable, le Palestinian Center for Human Rights (PCHR), l'union des comités des travailleurs de l'agriculture (UAWC) et la radio francophone animée par Ziad Medoukh, directeur du département de français de l’université al Aqsa à Gaza.

La solidarité avec Gaza ne s’arrêtera pas.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 17:16

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article165

Réflexion pour poursuivre le débat

Par Charles Jérémie

Lundi 6 Juin 2016

Lors de la dernière réunion du Club Politique Bastille, l’introduction d’Olivier Besancenot comme la discussion générale étaient passionnantes, la plupart des intervenants se sont interrogés sur la nouvelle situation. Toutes les générations étaient réunies. Les optimistes et ceux qui le sont moins.

Je veux revenir sur deux ou trois problèmes.

Le mouvement est minoritaire mais déterminé, pugnace et imprévisible. Il bénéficie du soutien moral des salariés qui n’y ont pas participé. Ainsi, devant les pompes à essence, dans la file des voitures, la plupart des automobilistes manifestaient leur « compréhension ». Plus les chiens de garde matraquent, plus l’opinion se rebiffe. Et le chantage à l'Euro ne prend pas non plus. Et même les agressions contre la police, que je ne soutiens pas, ne provoquent pas concert de protestations. Trois mois de grèves et de manifestations ont tout modifié. Une nouvelle génération est en voie de politisation.

François Hollande et Manuel Valls sont seuls, hébétés et protégés par les institutions.

La grève s’essouffle et c’est normal. Quelque soit l’issue de la mobilisation contre la loi travail et l'avenir du mouvement des Nuits Debout, les acquis politiques sont considérables.

C'est normal, car le mouvement de masse, constitué par exemple au moment du Contrat Première Embauche (CPE), n’est pas au rendez-vous.

C'est normal car les directions de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de la CGT Force Ouvrière font tout ce qu’elles peuvent pour s’opposer à un éventuel « tous ensemble ».

Un mot sur les directions syndicales, du haut, presque jusqu’en bas, par mille liens, elles sont « jumelées » avec l’état et le patronat. Membres des conseils économiques et sociaux, cogérant de fait de la sécurité sociale et des mutuelles, la collaboration de classes dans les organisations « paritaires », la formation et l’octroi des subventions ont depuis longtemps liés le sort des directions syndicales à l’appareil d’état.

Les organisations syndicales ont rompu depuis une éternité avec la charte d’Amiens qui posait tout à la fois la nécessité de la grève générale pour défendre les travailleurs et l’objectif d’abolir le système capitaliste.

C’est dire que, malgré les mots et les postures, ni Jean Claude Mailly, ni Philippe Martinez, n’ont voulu, sérieusement et réellement, mobiliser les salariés pour obtenir simplement le retrait de la loi. S’ils l’avaient fait, cela se serait vu. Pour contenir la mobilisation, ils ont multiplié les journées d’actions. Par contre, si la mobilisation de masse les avait contraints, ils s’y seraient résignés.

Malgré les espoirs des uns et les illusions des autres, c’est la réalité. À certains égards, les Nuits Debout sont également la volonté de combattre pour mobiliser les masses et d'élaborer une opposition plus globale, un début d’auto-organisation politique. Et c’est déterminant. Certains se moquent de certains aspects un peu candides dans le respect de la démocratie. C’est cependant fondamental. Ce processus aura des suites.

Voilà pourquoi les Partis Ouvriers Indépendants, Démocratiques ou pas, Lutte Ouvrière et les autres organisations se sont détournés de ces nuits là pour se réfugier dans la « lutte » à partir et à partir seulement des organisations syndicales, avec ses forces et ses limites.

Sans point de vue idéologique, il faut rappeler que seuls les comités de grève démocratiques peuvent représenter tous les salariés en lutte.

L’unité réelle dans l’action, c’est le comité de grève. Encore, faut-il que militants et salariés en éprouvent le besoin. Ces problèmes sont également abordés dans un texte d’Ugo Palheta et de Julien Salingue.

Aux États-Unis, la candidature de Donald Trump fracasse l’appareil du parti républicain alors que celle de Bernie Sanders provoque une véritable mobilisation populaire et politique contre l’establishment démocrate.

En Grande Bretagne, le parti travailliste se gauchit sur une position verbale antilibérale alors que l’issue du référendum sur le Brexit inquiète.

Enfin la crise politique en Espagne est le résultat de la mobilisation des masses depuis plusieurs années.

N’oublions pas la situation portugaise.

Il y a une question. Et si la France s’inscrivait dans ce cadre international ? Ne sommes-nous pas au début d’une contre-offensive des salariés contre le libéralisme ? Et si le pendule repartait dans l’autre sens ?

La discussion du Club Politique Bastille a largement évoqué l’échéance électorale de 2017. Les dés roulent et nul ne peut savoir ce qui se passera jusqu'aux élections présidentielles. Nous pouvons essayer de tracer quelques perspectives.

La « gauche » de François Hollande et de Manuel Valls est le fourrier de la droite et de l’extrême droite, elle est morte. Le second tour verra donc s’affronter le candidat de la droite et celui du Front National. Et François Hollande, évidemment, appellera à voter pour Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy. La grande majorité du salariat refusera de voter pour le Parti Socialiste. Sous la forme que nous lui connaissons depuis le congrès d’Epinay, le Parti Socialiste va disparaître corps et bien. Mais la bourgeoisie aura toujours besoin d’un parti démocrate, d’une alternance et d'une Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) politique. Sur les ruines du Parti Socialiste, les plus jeunes survivants s’affronteront pour atteindre cet objectif.

De son côté, avant le mouvement contre la loi travail, le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) avait, déjà, désigné son candidat. Aujourd’hui, toute personne sérieuse sait qu’une éventuelle candidature révolutionnaire n’a de sens que si elle est, plus ou moins, reliée à la lutte sociale, l’émanation d’assemblées et de débats, en bas, par les combattants et les militants.

De son côté, Jean Luc Mélenchon a fait « don » de sa candidature au peuple français.

Jean Luc Mélenchon est talentueux, mais, c’est d’abord un professionnel de la politique. Votez pour moi et je ferai le reste. Sénateur à vie, député européen et ancien ministre du gouvernement de Lionel Jospin, par lui caractérisé comme le plus à gauche en Europe, Jean Luc Mélenchon est en fait un mitterrandiste de gauche. N’oublions pas le François Mitterrand partisan de la rupture avec le système capitaliste, propagandiste dans les années 1980, du socialisme. La candidature de l’ancien lambertiste, membre du Grand Orient s’inscrit dans cette histoire et constitue un obstacle de plus à surmonter politiquement.

Ne faudrait-il pas que des initiatives soient prises pour, collectivement, organiser le débat ?

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 16:44

https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/93687/luniversite-paris-sud-sort-tete-de-leau

L'université d’Orsay sort « la tête de l’eau »

Par Féliciane Barré

Vendredi 10 Juin 2016

Après des journées de pluie continue, le soleil et le calme sont enfin revenus. Touchée par les intempéries, l'université Paris-Sud sort la tête de l’eau et l’heure est au constat des dégâts.

Le calme est enfin revenu. Après plusieurs jours d’intempéries, la décrue est amorcée. Pourtant de lourds dégâts sont à constater que ce soit chez les particuliers ou les professionnels, l’eau a fait des ravages. A l’université Paris-Sud, l’heure est également au bilan. La semaine dernière, l'université a même dû fermer ses portes à cause des inondations. Plus d’électricité, plus de chauffage, du mobilier dévasté et des pièces humides, le bilan est lourd. Des étudiants vivant dans l’une des résidences du campus universitaire avait même dû être évacués pour raisons de sécurité. « Plusieurs bâtiments ont été touchés et il y a une grande difficulté de recensement », affirme Serge Edouard, vice-président de l’établissement en charge des finances et du pilotage.

Laboratoire, recherche, résidence universitaire et bâtiments administratifs, de nombreux dégâts sont à déplorer. Aujourd’hui, le nettoyage a déjà commencé afin de constater les urgences à régler. Dans l’immédiat, ce sont les étudiants qui ont été la priorité de l’université. Après l’inondation, une cellule de crise a été ouverte afin que les étudiants sans logement puissent être relogés. L’université d’Orsay a donc été très touchée par ces intempéries. Maintenant, elle sort, doucement, « la tête de l’eau ».

Une vie qui reprend son cours

En apparence, tout semble revenu à la normale. Le soleil brille, les routes menant au campus sont toutes dégagées et les derniers étudiants restant se concentrent sur les examens de fin d’année. Pourtant, sous cette façade de plénitude, c’est une vraie course qui a commencé afin que les bâtiments soient nettoyés le plus rapidement possible. Dans la maison des études, les dégâts sont incommensurables. Vitres brisées, murs humides et électricité coupée, tout n’est que ruine au rez-de-chaussée. « Elle ne pourra pas être réutilisée avant un long moment. C’est un vrai problème car il va falloir organiser le déménagement », poursuit Serge Edouard. Le nettoyage a déjà commencé et des sacs poubelles et des bennes ont envahi la cour.

« L’eau a submergé tout le rez-de-chaussée », constate Pascal Tellier en charge de la direction du patrimoine. Les dégâts sont, en effet, assez importants et sont dus au débordement de l’Yvette.

Dans les serres, même constat, bien que plus éloignées, elles n’ont pas été épargnées. Le jardin botanique a lui aussi subi de gros dégâts et, au-delà de l’apparence, sous l’université se trouvent des milliers de kilomètres de galeries souterraines. « On ne sait pas encore quels sont les dégâts dans cette partie-là. Le problème c’est que ces galeries transportent le chauffage et la fibre optique. Pour l’instant, cela fonctionne mais on ne sait pas quels sont exactement les dégâts », explique Serge Edouard.

Les galeries sont touchées mais des laboratoires ont également été inondés. Dans le laboratoire électronique, les sous-sols ont été submergés. Il n’y a plus d’électricité, l’humidité a pris ses droits et il fait noir. L’eau ne s’est pas entièrement écoulée. Ainsi, lorsque l’on entre dans ce sous-sol, les flaques d’eaux sont courantes. Ici, toute la maintenance du bâtiment est à refaire.

Pour l’instant rien n’a été déplacé car il n’y a pas de monte-charge à disposition. Une chose est sûre, les dégâts sont d’une grande importance.

Quant aux résidences universitaires, impossible d’y pénétrer car elles ont été inondées. Les étudiants ont dû être, dans l’urgence, relogés dans des résidences voisines. Ainsi, l’université a de gros travaux à faire afin d’effacer les traces de cette inondation.

Des dégâts difficilement chiffrables

Depuis la fin des inondations, l'université d’Orsay a tenté de faire un chiffrage quant aux dégâts. « Nous estimons toutes les réparations à un million cinq cent mille euros », affirme Serge Edouard. « Le studio pédagogique, des laboratoires de recherches mais aussi les véhicules des services techniques ont été détruits ou endommagés. Rien que pour les véhicules, le coût est très élevé » poursuit-il. En outre, le plus gros laboratoire du campus a également été inondé ainsi que des bâtiments d’enseignements avec des amphithéâtres. Concernant les dommages techniques, l’estimation est encore difficile à faire. « C’est difficilement chiffrable. Nous avons déjà commencé les travaux de nettoyage, les réparations et les travaux », explique Serge Edouard.

Pour les galeries souterraines, c’est une autre histoire. Pour l’instant, aucun état des lieux n’a été fait. « Rien que pour le réaliser, cela coûterait environ cinq cent mille euros ». Quant aux laboratoires, il est difficile de chiffrer là aussi l’ampleur des dégâts, en effet, le matériel qui occupe ces bâtiments est à la pointe et coûte donc très cher. « Même s’ils n’ont pas été touchés par l’eau, les coupures d’électricité à répétition endommagent le matériel ». Il est donc encore tôt pour estimer le vrai coût des dégâts causés par l’eau.

Autre point important, les examens de fin d’année, c'est une période particulière pour les étudiants qui achèvent leur année. L’université ayant été fermée durant deux jours, il a fallu s’adapter à la situation. « Les étudiants et le personnel ne sont pas venus à ce moment-là mais cela représente, en termes d’effectifs, près de cinq cent mille euros de masse salariale », termine Serge Edouard. Pour éviter que les étudiants soient pénalisés, il leur a fallu réagir vite. « Nous avons reporté les partiels et il y a eu une complète réorganisation. Nous avons refait les calendriers et nous sommes sûrs que, avant le 20 juillet 2016, tous les examens seront passés », affirme Nathalie Herbach, directrice générale des services.

Elle se veut rassurante sur la situation. « Il n’y a pas eu d’arrêt total, nous avons réussi à trouver des solutions pour replacer les étudiants, que ce soit pour les logements ou les chercheurs », poursuit-elle. « Ce sont des solutions provisoires certes mais les cours ont repris, les chercheurs sont dans des laboratoires et le personnel est revenu ».

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 16:22

http://www.plateforme-palestine.org/Khalida-Jarrar-sera-liberee-demain

Khalida Jarrar libérée

L’avocate et députée palestinienne a enfin été libérée Vendredi 3 Juin 2016, après avoir passé quatorze mois en prison pour des raisons politiques, dont un mois en détention administrative, soit sans avoir été inculpée.

Communiqué d'Addameer

Jeudi 2 Juin 2016

La libération de Khalida Jarrar, membre du conseil législatif palestinien, est prévue pour Vendredi 3 Juin 2016. Elle est détenue depuis le 2 avril 2015 quand les forces israéliennes d’occupation ont encerclé son domicile dans le quartier d'al Ersal à Ramallah. Après avoir détruit l’entrée principale, ils se sont introduits dans sa maison où elle était avec son mari. Elle a ensuite été arrêtée et emmenée dans un véhicule militaire.

Khalida Jarrar a d’abord été emmenée dans la colonie de Beit El puis a été transférée dans un camp militaire près du village de Jaba à Jérusalem-Est. A 7 heures 30, elle a été transférée au camp militaire d’Ofer près de Ramallah où l’interrogatoire a débuté. Khalida Jarrar a gardé le silence et a refusé eau et nourriture. Plus tard, elle a été menottée puis transférée à la prison d’Hasharon en Israël.

Khalida Jarrar, qui a souffert de plusieurs infarctus, hypercholestérolémie et de thrombose veineuse profonde, a d’abord été placé en détention administrative et a reçu un ordre de détention de six mois le Dimanche 5 Avril 2015. Sans aucun doute grâce à la pression internationale, sa détention administrative a été fixée jusqu’au 4 mai 2015. Une liste d’accusations a été établie à son encontre le 15 avril 2015. Les douze accusations tournaient autour de son rôle de membre du conseil législatif palestinien et de leader politique dans la défense des prisonniers.

Des organisations internationales ont condamné la détention continue de Khalida Jarrar. Des inquiétudes ont été exprimées par l'union inter-parlementaire « à propos de l’emprisonnement de Khalida Jarrar au regard des multiples irrégularités entourant son arrestation, sa détention et les poursuites dont elle a fait l’objet », dans la décision adoptée par le comité des droits de l’homme des parlementaires à sa cent quarante neuvième session, à Genève, au mois de janvier 2016.

Le 13 avril 2015, cinquante huit membres du parlement européen ont envoyé une lettre à la haute représentante de l’Union Européenne, Federica Mogherini, appelant à la libération de Khalida Jarrar, et exprimant leur « plus forte condamnation de la dernière escalade israélienne contre les législateurs palestiniens et pour la suppression de la direction politique palestinienne ».

La pratique de détention administrative en l’absence de preuves suffisantes continue. Le 14 avril 2016, un professeur palestinien et astrophysicien a été arrêté au check point israélien de Nabi Saleh puis placé en détention administrative. Après qu’un ordre pour sa remise en liberté ait été émis le 29 mai 2016, il a finalement été inculpé pour « incitation ».

Comme les procès de nombreux palestiniens dans les cours de justice militaires israéliennes, qui ont publié un taux d’emprisonnement de plus de quatre vingt dix neuf pour cent, le plus haut chiffre jamais publié, le procès de Khalida Jarrar a été marqué par des violations au procès équitable, notamment en reportant son procès pour absence de témoins, en se basant sur des preuves secrètes, en violant le droit à la notification immédiate des charges et par le transfert illégal d’un territoire occupé.

Par son manque de confiance dans le système de la justice militaire, Khalida Jarrar a plaidé coupable pour deux des douze accusations et a été condamnée à quinze mois de prison.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 16:04

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article163

Réunion du Club Politique Bastille et de jeunes militants du mouvement des Nuits Debout

Samedi 18 Juin 2016 à 14 heures 30

Librairie de l’EDMP

8 Impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

Lundi 30 Mai 2016, le Club Politique Bastille recevait Olivier Besancenot pour discuter de la situation politique actuelle, du mouvement des Nuits Debout et de la contestation de la loi travail. Nous le remercions.

Il y avait une participation importante de militants de toutes générations et de nombreuses interventions ont animé un débat riche et passionnant.

La plupart d’entre nous, nous nous interrogeons sur les mêmes problèmes soulevés par un mouvement de résistance inédit qui prend des formes nouvelles.

Plus d’un million de signatures contre la loi travail, naissance du mouvement des Nuits Debout, occupation de places dans de nombreuses villes en France et aussi en Europe, c’est une radicalisation qui ne ressemble en rien aux mouvements qui l’ont précédée. Quelque soit le résultat des combats engagés contre la loi travail, tous ont considéré que la bataille ne se terminerait pas par une défaite.

Le débat a également porté sur la politique des directions syndicales et du mouvement des Nuits Debout. Nous avons constaté que les milliers de jeunes qui ont participé aux assemblées du mouvement des Nuits Debout se sont politisés rapidement. Une nouvelle génération est entrée dans l’action politique. Dans les grèves et les manifestations, dans les syndicats et les réunions du mouvement des Nuits Debout, c’est d’une autre société qu’ils ont commencé à débattre.

Après le succès de cette réunion, ces questions restent à l’ordre du jour des prochaines réunions de notre club. D’ailleurs des jeunes militants du mouvement des Nuits Debout présents à cette réunion ont accepté d’introduire le débat de notre prochaine réunion.

Si bien que nous prévoyons de prolonger avec eux cette discussion, Samedi 18 Juin 2016 à 14 heures 30, à la librairie de l’EDMP.

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