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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 16:13

LE VIEUX MONDE EST DERRIERE NOUS

Par Bernard Fischer

Samedi 11 Juin 2016

C’est le moment d’un premier bilan du mouvement social contre la loi travail.

Ce mouvement commençait à la fin du mois de février 2016 par la signature massive d’une pétition électronique. Il continue aujourd’hui et il continuera au mois de juillet 2016.

Un certain nombre de commentateurs faisaient déjà une première périodisation du mouvement. Ils distinguaient trois étapes successives. Il y avait d’abord, au mois de mars 2016, le temps des journées d’action et des manifestations de masse. Il y avait ensuite, au mois d’avril 2016, le surgissement du mouvement des Nuits Debout. C’est enfin maintenant le temps des grèves reconductibles dans les raffineries et dans les transports.

Les formes traditionnelles de mobilisation montraient encore une fois leurs limites.

Les manifestations de masse posent très rapidement la question des violences policières et du cycle provocation répression. Les affrontements entre les fonctionnaires en uniforme et les casseurs ne vont pas dans le sens du combat contre les violences policières, ils vont à l’inverse dans le sens de la multiplication des violences policières. Il y a et il faut la multiplication des plaintes devant la justice et devant l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN). Il y a et il faut une campagne pour une loi d’amnistie sociale. La dénonciation des policiers de base ne sert à rien si on ne pose pas la question de la responsabilité de la hiérarchie policière et donc finalement du ministère de l’intérieur et du gouvernement. En ce sens, Bernard Cazeneuve est le digne successeur de ses illustres prédécesseurs, Marx Dormoy, Jules Moch et Raymond Marcellin.

Il en va de même de la question des grèves reconductibles. Les grèves particulières en général et la grève générale en particulier est le plus vieux fantasme du mouvement ouvrier et populaire français depuis plus d’un siècle. Il y a une abondante littérature relative à cette question. Le mouvement social inventait en 1995, il y a maintenant plus de vingt ans, le concept de grève par procuration. Nous y sommes toujours.

Le mouvement des Nuits Debout vient précisément de là, du constat d’impuissance et d’impasse, des insuffisances et de l’épuisement des formes traditionnelles de mobilisation.

Le 31 mars 2016, les médias et les militants espagnols le disaient et l’écrivaient dès le premier jour, l’indignation arrivait enfin en France. Elle ne partira pas.

Quelles sont les perspectives immédiates du mouvement social contre la loi travail ?

Le mouvement social est trop faible, il n’a ni les moyens ni la volonté politique d’une perturbation massive du championnat d’Europe de football, cette énorme machine financière, économique, médiatique et sécuritaire.

C’est une certitude, le gouvernement utilisera une deuxième fois au mois de juillet 2016 le quarante neuvième article de la constitution pour le passage en force et l’adoption définitive de la loi travail. Y a-t-il la perspective d’une motion de censure de gauche, du vote de cette motion de censure par la droite et donc du renversement du gouvernement ? Au mois de mai 2016, en première lecture à l’assemblée nationale, il manquait deux voix pour une motion de censure de gauche et nous ne voyons pas depuis un mois beaucoup de progrès dans le sens de l’apprentissage de l’arithmétique.

Des sociologues du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) faisaient une enquête très sérieuse relative aux activistes du mouvement des Nuits Debout. Ils déconstruisaient d’abord la propagande médiatique relative à leur âge et à leur composition sociale. Mais surtout, ils posaient la question relative à l’éventuelle transformation du mouvement des Nuits Debout en un nouveau mouvement politique et ils obtenaient vingt pour cent de réponses positives. Les médias aboutissaient immédiatement à la constatation du caractère extrêmement minoritaire de cette position. Le problème est le suivant. Si les mêmes sociologues posaient la même question au mois de mai 2011 aux activistes du mouvement des indignés de la Puerta del Sol à Madrid, ils n’obtiendraient pas vingt pour cent, mais seulement un pour cent de réponses positives.

Après la fin de la mobilisation contre la loi travail, il y aura l’inscription durable du mouvement des Nuits Debout dans le paysage social et politique français.

Le scenario français suivra très certainement le scenario espagnol. Six mois après le surgissement du mouvement des indignés en Espagne au mois de mai 2011, il y avait déjà des premières candidatures d’activistes du mouvement des indignés, mais il y avait surtout la victoire de la droite aux élections législatives espagnoles du mois de novembre 2011. Trois ans plus tard, il y avait Podemos.

Il y a la perspective de la présentation de premières candidatures d’activistes du mouvement des Nuits Debout aux élections législatives des mois d’avril et de mai 2017. Il y aura un Podemos en France. C’est une certitude. Il arrivera après les élections du printemps 2017.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 15:32

http://www.jennar.fr/?p=4948

Pourquoi je souhaite la victoire du Brexit

Par Raoul Marc Jennar

Mercredi 8 Juin 2016

Parlons clair. Je suis pour l’union des peuples d’Europe qui le souhaitent, mais sur un fondement totalement méprisé par l’Union Européenne, la souveraineté populaire, cette conquête historique de 1789 confirmée en 1945 par « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

Rien à voir avec cette caricature qu’est l’Union Européenne où les principes fondamentaux de la démocratie sont bafoués, pas de séparation des pouvoirs, pas de contrôle de l'exécutif, le conseil des ministres de l’Union Européenne, par une assemblée parlementaire, pas de parlement digne de ce nom, c’est-à-dire en capacité d’avancer ses propres propositions, pleinement indépendant pour adopter des normes législatives et protégé efficacement contre l’influence perverse des lobbies. Un trait d’humour révélateur circule dans les milieux européens les plus lucides, si l'Union Européenne en tant que telle était candidate à entrer dans l’Union Européenne, sa candidature ne répondrait pas aux critères de démocratie exigés pour l’adhésion à l’Union Européenne.

Alors, me dira-t-on, plutôt que de détruire l’Union Européenne, réformons-là. J’ai cru à cela pendant de très nombreuses années. C’est sur cet espoir que je me suis opposé en 2005 au projet de traité constitutionnel européen. C’est dans cette même perspective que j’ai rassemblé un ensemble de propositions dans un livre intitulé « quelle Europe après le non », en 2007. Mais depuis, il m’a fallu déchanter. Le traité de Lisbonne qui est à quatre vingt dix neuf pour cent le projet de traité constitutionnel rejeté par les peuples de deux états qui ont eu la chance de pouvoir s’exprimer, illustre le mépris des dirigeants européens pour l’opinion des peuples qu’ils prétendent représenter. Et tous les traités qui ont suivi, semestre européen, le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) et le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), ont, à l’inverse des attentes démocratiques exprimées en France et aux Pays-Bas en 2005, renforcé les pouvoirs d’institutions européennes sur lesquelles les peuples n’ont aucun pouvoir, la commission européenne, la Banque Centrale Européenne (BCE) et la Cour de Justice Européenne. Le formidable déni de démocratie est aussi illustré par l’Eurogroupe, une structure aux pouvoirs considérables, mais sans aucune existence légale, et qui peut provoquer des souffrances immenses comme celles imposées au peuple grec. Pire encore, cette Union Européenne, qui prétend exprimer des valeurs, a montré qu’il n’existe pas de valeurs dès lors que les intérêts particuliers et les égoïsmes prévalent, au nom de l’union des peuples, on les met en concurrence les uns contre les autres et, au nom de prétendues valeurs, on viole les conventions internationales qui protègent les victimes de conflits ou de tyrannies. L’Union Européenne et ses supposées valeurs est aujourd’hui traversée de murs hérissés de barbelés et la liberté de circulation ne vaut que pour les travailleurs qu’on « détache » pour mieux les exploiter.

Ce refus de réformer l’Union Européenne a été formalisé par l’actuel président de la commission européenne, un homme qui pendant plus de quinze ans, à la tête du gouvernement luxembourgeois, a organisé l’évasion fiscale. Il s’est permis de déclarer « qu'il n’y a pas de vote démocratique contre les traités européens ». On ne peut mieux signifier que l’Union Européenne n’est pas réformable. En fait, elle a été conçue pour qu’il en soit ainsi. Elle s’est faite au nom des peuples, mais sans eux et très souvent contre eux.

Dès lors, il ne reste qu’une seule option, provoquer le démantèlement de ce monstre oligarchique qu’est l’Union Européenne pour construire une union des peuples qui le voudront sur les bases indiquées en début d’article. Pour y parvenir et hâter le processus, le Brexit offre une opportunité qui, j’en suis convaincu, aura plus d’efficacité que les rejets de 2005.

C’est peut-être paradoxal, mais la meilleure chance pour les peuples d’Europe qui voudront s’unir dans le respect des principes fondamentaux de la démocratie, c’est la sortie d’un pays qui, à bien des égards, est un des fondateurs de la démocratie parlementaire.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 15:00

https://www.ensemble-fdg.org/content/appel-initie-par-la-fondation-copernic-ce-gouvernement-ne-doit-pas-continuer

Appel initié par la Fondation Copernic

Ce gouvernement ne doit pas continuer à faire monter les tensions dans le pays.

Il est minoritaire sur son projet de loi. Et tout le monde a saisi qu’il devrait, pour le faire passer en cachette, donner l’impression de l'amender dans la confusion, au début du mois de juillet 2016.

Une très large majorité de la population a parfaitement compris la loi travail, pour de sombres calculs des institutions européennes en faveur des grands groupes financiers, il faudrait encore réduire les droits des salariés. Avec des droits passés à cette moulinette, il n’y aurait plus au final qu’un code du travail entreprise par entreprise, des syndicats contournés et des individus moins payés, isolés, sommés de se soumettre ou renvoyés au chômage.

Le gouvernement n’a pas de majorité à gauche pour imposer cette régression sociale majeure qui écrit l’histoire à l’envers. Et il doit se confronter à une intersyndicale et à des mobilisations qui, depuis trois mois, redonnent de l’espoir à des millions de salariés, de précaires, de jeunes et de sans-droits. Le mouvement des Nuits Debout en montre les potentialités.

Jouer des tensions et des violences policières, vouloir user les grévistes et tenter des coups de force au parlement, où cela va-t-il aboutir ? Nous sommes inquiets, comme beaucoup en ce moment. Faudra-t-il à ce gouvernement un mort comme lors de la loi Devaquet en 1986 ? Il vaudrait mieux, au plus vite, qu’il cesse de côtoyer les risques de tragédie.

Ou bien lui faudra-t-il une « nuit du 10 mai », comme en 1968 ?

Les analyses et les propositions pour améliorer le code du travail ne manquent pas, ni du côté des juristes, ni du côté des syndicalistes. Le gouvernement aurait déjà dû savoir les écouter et discuter.

Alors que son projet est partout rejeté, quel besoin de bomber le torse plus longtemps ? Pour en arriver où ?

Il serait plus sage de passer la main, que le premier ministre abandonne cette loi, qu’il démissionne si besoin et qu’il laisse reprendre autrement une discussion sur ce qui constitue une vraie question. Car oui, il faut discuter de réformes qui consolident les droits et réorganisent les relations sociales dans les entreprises, mais en faveur des salariés et des jeunes et pas en faveur des actionnaires.

Premiers signataires

Etienne Balibar, Annick Coupé, Thomas Coutrot, Eric Fassin, Bernard Friot, Samy Joshua, Pierre Khalfa, Razmig Keucheyan, Christian Laval, Michael Löwy, Philippe Marlière, Daniel Mermet, Ugo Palheta, Willy Pelletier, Catherine Samary, Francis Sitel, Aurélie Trouvé, Louis Weber, Pierre Zarka.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 14:29

https://www.ensemble-fdg.org/content/hugo-melchior-encore-interdit-de-manifestation

Hugo Melchior encore interdit de manifestation

Pour la troisième fois, Hugo Melchior militant d'Ensemble, est interdit de séjour dans un périmètre de Rennes comprenant le parcours de la manifestation prévue par l'intersyndicale, Jeudi 2 Juin 2016, et donc interdit de manifestation. Hugo Poidevin, militant du Front De Gauche (FDG) et de l'Union des Etudiants Communistes (UEC), vient aussi de recevoir son interdiction.

Alors que le premier arrêté d'Hugo Melchior, quinze jours d'interdiction de centre ville, a été suspendu par le tribunal administratif, le préfet agit de telle sorte qu'Hugo Melchior ne puisse pas faire valoir ses droits, puisqu’il n'a pas le temps de déposer un recours devant le tribunal administratif.

Voilà ce à quoi sert l'état d'urgence, à bâillonner des militants du mouvement social.

Acharnement à l'encontre de jeunes militants, des jeunes manifestants en prison, peines allant d'un mois à trois mois de prison ferme, pour avoir dénoncé les propos sexistes inscrits dans les publicités d'une sandwicherie, marche des fiertés interdite de centre ville pour la manifestation du Samedi 4 Juin 2016 à Rennes, orchestrée par le gouvernement, la justice et la maire de Rennes, la répression actuelle est en train de prendre des formes totalitaires.

Solidaires, nous ne nous laisserons pas impressionnés, nous continuerons à lutter pour le retrait de la loi travail et son monde et pour l'émancipation de toutes et de tous.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 18:44

https://paris-luttes.info/appel-pour-une-coordination-6006

Appel à une coordination nationale de lutte le Samedi 11 Juin et le Dimanche 12 Juin 2016 à Paris

Dans la perspective de la journée de mobilisation nationale du Mardi 14 Juin 2016 et en réponse à l’appel d’Alès pour une coordination nationale des assemblées de lutte, nous appelons à nous retrouver Samedi 11 Juin 2016 à partir de 10 heures du matin à l'université de Nanterre pour une journée d’assemblée consacrée à un retour sur les différentes expériences locales de luttes et de mise en perspectives du mouvement contre la loi travail et son monde.

Voilà maintenant trois mois que le mouvement contre la loi travail a commencé. Depuis trois mois, nous sommes des milliers à tenter d’alimenter le foyer de la révolte contre la nuit sécuritaire et réactionnaire à l’ombre de laquelle nous vivions depuis trop d’années. Ce mouvement, inespéré il y a encore quelques semaines, a revêtu des formes très différentes au fil du temps et selon les endroits. Formes qui se sont parfois ignorées et parfois imbriquées, mais qui ont le mérite d’avoir permis à la lutte de se prolonger au-delà de l’essoufflement de chacune de ses composantes.

De la vague lycéenne et étudiante du mois de mars 2016, à l’émergence du mouvement des Nuits Debout au mois d'avril 2016, jusqu’à l’entrée en grève de secteurs clés de l’économie ces derniers jours, quelque chose tient, une détermination qui ne se dément pas.

La loi travail tient à la fois pour peu de choses et pour beaucoup dans cette détermination. Pour peu de choses, car cette nouvelle attaque faite aux conditions d’exploitation n’est pour nombre d’entre nous qu’une actualisation par la loi de pratiques patronales déjà en vigueur. Pour beaucoup, car ce n’est pas par hasard si la confrontation prend de l’ampleur sur le terrain du travail, où nous avons reconnu la misère de notre condition, que l’on soit chômeur, précaire ou salarié, que l’on cherche du boulot ou que l’on cherche à ne pas en trouver. D’emblée, pour une frange significative du mouvement, la lutte a pris pour cible, visiblement, le monde qui produit la loi travail, c’est-à-dire un monde où domine le capital, sa capacité à coloniser tous les aspects de nos vies, le devenir-marchandise qu’il promet à chacun d’entre nous, sa logique de mort, son état et sa police.

Cette sensibilité s’exprime, en de nombreuses villes, sur les lieux de blocage, les piquets de grève et dans des cortèges de manifestation offensifs toujours plus fournis, matérialisant un refus de se laisser enfermer dans les formes habituelles de la représentation syndicale ou sectorielle. Ces cortèges, démentis en actes de la logique de séparation poursuivie par les politiciens, bureaucrates et autres journalistes, s’accompagnent d’affrontements avec les flics, de pratiques d’actions directes et d’autodéfense médicale et juridique. La forme des manifestations et des actions est une donnée significative du mouvement. Mais elle en exprime également les limites.

Limites en ceci que nous nous sommes heurtés à des difficultés pour faire émerger des espaces d’auto-organisation de la lutte. Ces difficultés tiennent en partie à une répression policière et judiciaire globale, à des stratégies syndicales confuses et, du coup, à une situation de dépendance vis-à-vis d’un calendrier imposé par les directions des centrales syndicales. Elles laissent en tous les cas ouvert le besoin de se saisir du contenu de la lutte et de comprendre ce qui se joue dans cette période de retour de la conflictualité sociale pour pouvoir agir en conséquence. La nécessité se fait donc sentir d’une rencontre des assemblées, des comités, des groupes et des individus qui ont tenté de prendre en main, depuis le début du mouvement, la question de son autonomie et de son dépassement.

Nous nous associons à l’appel d’Alès qui propose que cette rencontre soit l’occasion de diffuser l’information sur les actions passées et les mobilisations à venir, d’échanger des réflexions, autant sur les enjeux de la lutte que d’ordre plus tactique, et de construire une solidarité et/ou une défense collective face à la répression.

Nous appelons tous celles et ceux, assemblées, comités d’actions, collectifs et individus, qui se reconnaîtront dans cette proposition à participer à des journées de coordination le Samedi 11 Juin et le Dimanche 12 Juin 2016 à Paris. Nous proposons que ces rencontres, précédant l’appel à la manifestation nationale du Mardi 14 Juin 2016, puissent être l’occasion de nous approprier cette date et de la déborder pour en faire un moment de débats et d’initiatives visant à renforcer la conflictualité sociale en cours, sans se substituer aux initiatives décentralisées qui auraient lieu par ailleurs.

Nous proposons de nous retrouver Samedi 11 Juin 2016 à partir de 10 heures du matin à l'université de Nanterre pour une journée d’assemblée consacrée à un retour sur les différentes expériences locales de lutte, à une tentative de remettre le mouvement en perspectives et éventuellement à lui en tracer de nouvelles. La journée du Dimanche 12 Juin 2016 sera dédiée à des discussions et des ateliers thématiques sur toutes les problématiques particulières qui ont émergé au cours du mouvement.

Le programme est en cours d’élaboration et comprendra des moments plus informels, cantines et concerts.

Il est bien évidemment soumis à toutes les propositions, étant entendu que la forme des ces rencontres n’appartient pas à celles et ceux qui prendront en charge ses aspects matériels. Le mail doit permettre de recueillir toutes ces propositions, ainsi que toute question concrète relative à la logistique.

En espérant que notre appel résonne et que notre mélange détonne.

Divers gens dont le lien s’est construit dans le cortège de tête des manifestations parisiennes et aux comités d'action

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 18:21

http://www.souriahouria.com/events/paris-rassemblement-les-detenus-dabord

Manifestation à Paris de la Place de la Bastille à la place de la République

Samedi 11 Juin 2016 à 16 heures

Les détenus sont la boussole de la révolution

La politique internationale a négligé la cause de la libération des détenus d’opinions syriens et les otages innocents, ce qui amène à se poser des questions sur l’affaiblissement de ces droits fondamentaux, cela veut dire que cette cause a été manipulée politiquement, tout en faisant des efforts afin de conclure des accords politiques entre les parties au conflit, la Russie et les États-Unis d’Amérique.

La cause de la libération des détenus est soumise au chantage politique, ce qui est inacceptable pour les syriens et pour chaque être humain.

Nous condamnons l’incapacité du conseil de sécurité d’appliquer l’article 12 de la résolution 2254 de l’Organisation des Nations Unies (ONU), qui dispose, de manière explicite, la libération des détenus, surtout les femmes et les enfants.

Nous demandons à la communauté internationale de mettre, sans délai, ces dispositions en œuvre.

Nous vous invitons à signer la déclaration et de nous rejoindre au rassemblement des détenus d’abord, Samedi 11 Juin 2016 à Paris, nous allons marcher de la place de la Bastille jusqu’à la place de la République, à 16 heures, en lisant les noms des détenus qui ont été tués sous la torture et des détenus disparus.

En arrivant à la place de la République, certains survivants de la détention vont nous témoigner de la situation en prison, ces témoignages seront accompagnés par des artistes qui vont réaliser des peintures, avec l’exposition de caricatures, et des livres français qui traitent de la situation en Syrie, depuis la tyrannie de Bachar al Assad jusqu’à la révolution syrienne.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 18:08

http://www.liberation.fr/debats/2016/06/08/pour-une-greve-generale-par-procuration_1458202

Pour une grève générale par procuration

Par Sophie Wahnich, Directrice de recherches en histoire et science politique au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS)

Mercredi 8 Juin 2016

Cinquante quatre pour cent des français sont contre la loi travail. Une caisse de solidarité aux grévistes a été instaurée, les français pourraient y contribuer.

Le nerf de la guerre, c’est l’argent, celui de la contre-offensive aussi. Mais ce n’est pas exactement le même argent. C’est celui de la solidarité et des échanges de secours réciproques.

En Grèce, face au désastre provoqué par la crise de la dette, des individus, conscients de la situation politique oppressive, ont inventé,sous le nom de solidarité, un espace civil et politique horizontal qui permet d’organiser une survie quotidienne, un vaste réseau d’échanges non monétarisés a été mis en place pour la nourriture, les vêtements, mais aussi l’éducation et la santé. Dans un film de Laure Vermeersch, intitulé Alcyons, cet air plus doux qui réchauffe les oisillons au cœur de l’hiver, des femmes expliquent que les injonctions et les prescriptions de la troïka ont provoqué un désastre national, une grande commotion historique, comparable à une guerre. « Nous vivons une guerre économique. Ils veulent nous détruire. C’est ce qui me rend dingue. Il y a eu moins de morts pendant la guerre que de suicides en Grèce aujourd’hui ». C’est ce qu’affirme Georgia qui orchestre la solidarité dans la localité de Phylé, solidarité qui vient mettre ici un frein au désastre de la guerre économique menée par l’Europe à ses peuples au nom de la dette.

La loi El Khomri, ce n’est un secret pour personne, répond à des injonctions européennes et à une menace d’amende. Elle est considérée par cinquante quatre pour cent des français comme mauvaise car permettant un assujettissement plus important du travail au capital dans un pays qui s’est doté de protections spécifiques au cours de l’histoire longue de son mouvement ouvrier.

Mouvements multiples, pétitions, manifestations, Nuits debout et désormais grèves des raffineries et des transports, tout ce qui peut interrompre les flux est une contre-offensive à cet assujettissement programmé. Or, la grève, cela coûte cher.

Un pot commun de solidarité a été lancé dans la tradition des caisses de grève afin de soutenir les salariés qui ont cessé le travail. En une semaine, cent quarante neuf mille six cent quatorze euros ont été collectés auxquels il faut rajouter seize mille trois cent cinquante euros reçus en chèques par la Poste. Cette initiative connaît un succès réel mais le compte n’y est pas encore car seuls trois mille cinq cent quatre vingt dix personnes ont contribué à cette caisse.

Si cinquante quatre pour cent des français ne peuvent se mettre en grève, ils peuvent en revanche donner par solidarité, ce qu’ils ne font pas encore. Faire don de journées de travail travaillées pour des jours de grève stratégique est pourtant une manière de fabriquer une sorte de grève générale par procuration face à l’adversité et face à ce risque d’assujettissement.

En 1792, pour contrer la coalition contre-révolutionnaire, des révolutionnaires français et patriotes étrangers avaient collecté des dons patriotiques. Ainsi, un garçon perruquier ou une blanchisseuse faisaient offrande de leurs maigres économies afin de participer à l’effort de guerre à défaut de partir faire la guerre. Le désir de soutenir la révolution se manifestait sous cette puissance de donner son argent à défaut de son sang. Ces offrandes sont des actes personnels et volontaires, ni des impôts ni des exactions. Un patriote étranger disait ainsi que « je veux contribuer autant que la médiocrité de ma fortune me le permet à l’établissement éternel de la liberté du genre humain. Si je vous offre mes faibles moyens et si des individus de tous les pays travaillent ardemment à la réussite de votre entreprise, c’est que les autres peuples aussi aiment la liberté ». Le don vient soutenir ce désir de fraternité et affirmer que cette guerre pour la liberté n’est pas une guerre de rivalité entre puissances, mais de destruction « des monstres qui infestent l’humanité ». Le don des patriotes étrangers affirme le faire communauté des peuples qui aiment ou qui veulent la liberté et l’égalité.

Il nous faut bien sûr d’abord aujourd’hui faire communauté solidaire avec au moins cinquante quatre pour cent des français, mais aussi communauté solidaire des peuples européens opprimés par leurs propres institutions, solidarité avec les grecs, les espagnols, les portugais et tant d’autres, afin d’affirmer une autre Europe à venir, dotée d’un attirail de droits qui protègent et non de droits qui oppriment. Le mouvement des Nuits Debout proposait de réfléchir à « une souveraineté populaire au-delà de la nation, une Nuit Debout Europe », alors, encore un effort pour ce pot commun.

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 17:44

https://blogs.mediapart.fr/raymond-macherel/blog/070616/questions-pour-romain-dussaux-sorti-du-coma

Questions pour Romain Dussaux sorti du coma

Par Raymond Macherel

Mardi 7 Juin 2016

L'avocat de la famille de Romain Dussaux, Hugues Bouget, interrogé sur BFM Télévision, Lundi 6 Juin 2016, informe qu’il est sorti du coma et qu’il aurait « prononcé quelques mots ». Dimanche 5 Juin 2016, son père Laurent Dussaux avait révélé l’identité de son fils via facebook et diffusé un portrait. Nous souhaitons un prompt rétablissement à Romain Dussaux vers qui nos pensées vont chaque jour.

Le jeune homme a été blessé grièvement à la tête par une grenade défensive lancée par un policier porte de Vincennes à Paris, Jeudi 26 Mai 2016. Il se trouvait dans la petite foule visée par la grenade, occupé à prendre des photographies et filmer, sa caméra Go Pro fixée par un élastique autour de la tête. Malgré la gravité de la blessure, l’usage d’une telle grenade impose réglementairement de vérifier les dommages qu’elle a pu causer, nous savons que les policiers ont continué à jeter des bombes lacrymogènes à l'endroit où le blessé avait été déplacé par des journalistes et citoyens présents pour le mettre à l'abri.

Les parents de Romain Dussaux ont porté plainte contre X auprès du procureur de la république de Paris pour « violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ». Leur avocat demande la désignation d'un juge d'instruction pour connaître la vérité. Il est urgent de savoir si tout a été mis en œuvre ce jour-là pour protéger la santé du blessé. Et de remonter précisément la chaîne des responsabilités qui a conduit au jet à l'aveugle de cette grenade.

Rappelons que Manuel Valls affirmait « qu’aucune consigne de retenue » n'était donnée aux forces de l'ordre depuis le début du mouvement de contestation contre la loi travail.

Des faits nouveaux révélés par le journal Libération et confirmés par BFM Télévision inquiètent particulièrement. Alors que Romain Dussaux se trouvait encore dans le camion des pompiers, les images que BFM Télévision a récupérées montrent des gendarmes en armes et casqués ouvrir et fermer les portes du camion des pompiers, resté stationné à proximité des faits pendant « près d’un quart d’heure ». A un moment, l’on entend « les gars, il y a un problème », sans que l'on sache d'où vient cette interpellation, et les gendarmes se précipent à l’arrière du camion.

Deux d’entre eux y pénètrent et s’enferment à l’intérieur. Après quelques minutes, le camion démarre avec les gendarmes à son bord.

Un peu plus loin, selon le reportage de BFM Télévision, le camion est contraint de s’arrêter car Romain Dussaux aurait été alors « pris de convulsions ». Des heurts et des cris ont été entendus par des témoins, cités par le journal Libération.

Un jeune journaliste indépendant, Romain Dussaux, a donc été la cible d’une arme potentiellement mortelle, une grenade défensive jetée en plein Paris dans une situation de maintien de l’ordre qui ne justifiait pas son usage. Les donneurs d'ordre de cette violence d'état, déchaînée pour défendre la loi travail contre tous ceux qui s'y opposent, doivent être entendus et les responsabilités établies par la justice. François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, si prompts à communiquer d'habitude pour dénoncer la violence des adversaires de leur politique ou s’émouvoir du sort de leurs concitoyens touchés par des catastrophes, gardent le silence. Ils n'ont exprimé aucune émotion publique depuis le drame, ni même publié un petit tweet d’inquiétude ou de compassion.

Comme après la mort de Rémi Fraisse, les plus hautes autorités refusent d'assumer et le ministre de l’intérieur, qui connaît exactement les faits, n’a toujours pas démissionné.

Les grands médias d’information, qui avaient couvert l'incendie d'une voiture de police à Paris quelques jours plus tôt comme un événement mondial et qui ont cessé de le faire dès lors que des éléments troubles restaient à élucider, n’ont donné aucune dimension nationale à l’événément. Journaux télévisés, matinales des radios et unes des quotidiens, ont tardé et tardent toujours à prendre la mesure de la gravité des faits. Le défenseur des droits, Jacques Toubon, a lui, très vite ouvert une enquête. L'enquête de Mediapart a permis de montrer que la petite foule présente porte de Vincennes ne justifiait pas l'emploi de cette grenade. Libération a publié la vidéo d'une télévision russe qui confirme que la grenade jetée à l'aveugle est à l'origine de la blessure de Romain Dussaux. Et que le jeune homme n'aurait pas reçu les premiers soins urgents nécessaires et peut-être pire.

Des questions graves et effrayantes se posent en effet aujourd'hui. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps, une heure ou bien une heure trente, Jeudi 26 Mai 2016, pour que Romain Dussaux, qui souffrait d'une hémorragie importante à la tête et d'un enfoncement de la boîte crânienne, soit conduit aux urgences d'un hôpital ? Pourquoi les pompiers ont-ils été appelés et non le Service d’Aide Médicale Urgente (SAMU) ? Y avait-il un médecin dans l’équipe des pompiers qui ont donné les premiers secours ? Pourquoi avoir laissé Romain Dussaux à proximité de policiers et des gendarmes qui ont pu ajouter une souffrance psychologique à sa douleur ?

Pourquoi des gendarmes en armes et casqués sont-ils montés dans le camion des pompiers où le blessé se trouvait encore conscient ?

Pourquoi ce même camion des pompiers a dû s’arrêter un peu plus loin ? Pourquoi des cris et des heurts ont-ils été entendu ? Pourquoi Romain Dussaux a-t-il été transporté dans un autre véhicule de secours en direction de l'hôpital de la Salpétrière où, quelques heures plus tard, il était opéré puis plongé dans le coma ? Ces gendarmes auraient-ils forcé le blessé à leur livrer la caméra Go Pro avec laquelle Romain Dussaux filmait au moment où il a été touché par la grenade ?

Nous souhaitons un prompt rétablissement à Romain Dussaux vers qui nos pensées vont chaque jour. Nous espérons qu'il ne souffrira pas de séquelles liées à sa blessure par une grenade défensive un jour de manifestation et aux conditions dans lesquelles il a été pris en charge immédiatement après les faits.

Notre démocratie est en état d'urgence.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 19:36

http://www.anti-k.org/2016/06/07/nuit-debout-un-appel-au-blocage-de-leuro-2016

http://www.danactu-resistance.over-blog.com/2016/06/nuit-debout-un-appel-au-blocage-de-l-euro-2016.html

Appel au blocage du championnat d'Europe de football 2016

Bloquons le championnat d'Europe de football 2016

Appel à des journées d'action décentralisée

La compétition européenne de football débute le Vendredi 10 Juin 2016 dans un climat social et politique explosif, depuis plusieurs mois l'état d'urgence est en vigueur, suscitant un recul des libertés et un renforcement des pouvoirs policiers tandis que des centaines de milliers de personnes sont engagés dans un large mouvement social « contre la loi travail et son monde » qui prend la forme de manifestations, actions et blocages de l'économie. Le gouvernement est isolé, son unique porte de sortie est de retirer la loi travail, de suspendre l'état d'urgence et de partir.

Ils pensent que le championnat d'Europe de football sera une grande fête, comme s'il suffisait de donner du pain et des jeux pour maintenir l'ordre établi. Faisons de cet événement leur cauchemar en perturbant le championnat d'Europe de football. Le match d'ouverture se déroulera à Saint Denis le Vendredi 10 Juin 2016, organisons des concerts de casseroles dans les rues et des manifestations sauvages pour exprimer notre colère.

Bloquons les transports en commun en solidarité avec les grévistes de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) et de la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP).

Les matchs se dérouleront ensuite à Bordeaux, Lens, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Paris, Saint-Denis, Saint-Étienne et Toulouse entre le Vendredi 10 Juin 2016 et le Dimanche 10 Juillet 2016. Nous appelons ainsi à converger dans ces villes pour y mener des actions de blocage et des manifestations durant toute la durée du championnat d'Europe de football.

Durant cet événement, au lieu d'aller aux matchs, organisons également des discussions contre les grands événements inutiles qui visent à transformer nos villes et nos espaces publics en un grand espace marchand. Le championnat d'Europe de football 2016 est avant tout un grand événement capitaliste et nationaliste organisée par une mafia corrompue au service des multinationales. En clair, boycottons et agissons en direction des sponsors qui pour certains sont impliqués dans l'évasion fiscale, la mal-bouffe, la répression contre des militants ou la déportation des migrants, Adidas, Tourtel, Française Des Jeux (FDJ), Mac Donald's, Coca-Cola, Carlsberg, Continental, Huyndai-Kia, Socar, Crédit Agricole, SNCF, Proman, Orange, Turkish Airlines et la Poste.

Pour une meilleure visibilité, ces initiatives décentralisées pourraient être relayées par les très nombreuses Nuit Debout. Nous appelons donc à ce que les assemblées populaires du mouvement des Nuits Debout se positionnent pour des actions de blocage du championnat d'Europe de football 2016 en votant ce texte ou en apportant des modifications et propositions supplémentaires et à ce que les différents outils de communication nationaux relayent cet appel pour être offensifs. Nous appelons également Global Debout à relayer cet appel en différentes langues dans l'objectif d'appeler à la mobilisation les autres pays européens.

Soyons incontrôlables.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 19:14

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/08/les-declarations-de-francois-ruffin-passent-mal-au-sein-de-la-nebuleuse-nuit-debout_4943050_823448.html

Les déclarations de François Ruffin passent mal au sein de la nébuleuse du mouvement des Nuits Debout

Par Blandine Garot

Alors que le mouvement des Nuits Debout s’apprête à fêter ses soixante dix jours d’existence, Mercredi 8 Juin 2016, les propos tenus Lundi 6 Juin 2016 dans Libération par le journaliste et réalisateur de Merci Patron, François Ruffin, ne passent pas auprès des militants du collectif. Ce témoin de la première heure et figure du mouvement, né le Jeudi 31 Mars 2016, y confesse que « le miracle, c’est que le mouvement ait existé » et avoue que « de mon côté, je n’en ai jamais attendu trop ».

Rassemblés Lundi 6 Juin et Mardi 7 Juin 2016 place de la République pour la projection du documentaire de Luc Decaster, « qui a tué Ali Ziri », les irréductibles du mouvement s’interrogent, « qui est-il pour parler au nom du mouvement et pourquoi est-il venu s’il n’a jamais cru dans le mouvement ».

Au dernier rang de l’assemblée, un groupe de lycéens regarde le film.

« Ce soir, nous sommes loin des trois mille participants des premiers jours. Pourtant, je suis surpris. Nous sommes toujours là », constate Thomas, dix huit ans. À quelques jours du baccalauréat, il continue à passer place de République pour écouter les débats. « Le mouvement des Nuits Debout n’est pas mort, il est en gestation ». De quoi, Thomas ne le sait pas encore. Il attend et écoute.

Le mauvais temps de ces dernières semaines est venu à bout des curieux de la première heure. La place s’est vidée. Seule une centaine de participants est encore mobilisée. Avec sa chaîne sur Periscope, Remy Buisine couvre chaque soir le rassemblement de la Nuit Debout parisienne.

« La place n’est plus le seul lieu de convergence des luttes. Les militants sont partagés entre les manifestations et les actions coup de poing », constate-t- il. « Le mouvement des Nuits Debout a aujourd’hui d’autres visages mais il est toujours bien vivant ». Mardi 7 Juin 2016, les activistes étaient au siège du mouvement des entreprises de France (MEDEF) ou encore devant le siège du Parti Socialiste, rue de Solférino.

Il a usurpé la paternité du mouvement des Nuits Debout

Jean-Marie, psychologue du travail, est venu pour la première fois place de la République par curiosité au mois d’avril 2016. Deux mois plus tard, il assiste quasi quotidiennement aux assemblées de la Nuit Debout parisienne, tout comme à celles qu’organise régulièrement le rédacteur en chef de Fakir à la bourse du travail de Paris. Il n’est pas d’accord avec les propos que tient son camarade François Ruffin, « je ne comprends pas pourquoi il a décidé de prononcer l’éloge funèbre alors que tous se préparent pour la grande manifestation contre la loi travail du Mardi 14 Juin 2016. C’est une grave erreur de croire que le mouvement est mort, car malgré quelques fragilités, le mouvement est très puissant ».

Caractérisé par son organisation horizontale, le mouvement des Nuits Debout ne veut ni leader ni porte-parole. C’est peut-être là que le bât blesse pour certains militants. Pour Benjamin Ball, « François Ruffin n’a pas réussi à prendre le contrôle du mouvement, alors il fait un choix radical pour le tout le monde, allez, cela suffit on arrête ». Un autre activiste partage cette analyse, « avec cette interview, il est enfin sorti du bois et il montre son incapacité à prendre la tête du mouvement ».

Fondateur du Mouvement Debout Libre, cet activiste tient à l’intégrité du mouvement qu’il protège en s’assurant qu’aucun pilotage ou récupération ne sont orchestrés.

D’autres ont la sensation d’avoir été utilisés par le réalisateur de Merci Patron. « Je pense qu’il a usurpé la paternité et a profité du mouvement à des fins du marketing, voire politiques », témoigne Raymond Macherel, de l’équipe de distribution du film Comme des Lions. « Son but premier, c’était d’accompagner la diffusion de son film et de faire parler de lui ».

Nuit debout serait-elle une concurrente politique trop puissante pour François Ruffin et son projet contre le Parti Socialiste ? C’est du moins la question que se posent les participants réunis ce soir place de la République.

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