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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 20:12

http://www.liberation.fr/france/2016/06/05/francois-ruffin-voter-ps-au-second-tour-en-bon-republicain-c-est-fini_1457438

Voter pour le Parti Socialiste au second tour en bon républicain, c’est fini

Interview de François Ruffin par Luc Peillon et Amandine Cailhol

Dimanche 5 Juin 2016

Fermer la « parenthèse libérale », le réalisateur et journaliste, figure du mouvement des Nuits Debout, lance Mardi 7 Juin 2016 une campagne contre le Parti Socialiste, veut fédérer par le social les opposants de gauche au gouvernement et rêve d’un grand mouvement populiste.

Son film Merci Patron sous un bras, son journal Fakir sous l’autre, le picard François Ruffin sillonne depuis des semaines la France des mobilisations contre la loi travail. Infatigable, ce journaliste engagé, qui a contribué à lancer le mouvement des Nuits Debout, se lance désormais dans une campagne contre le Parti Socialiste, rencontre avec Libération, entre un train pour Marseille et un autre pour le Havre.

Question. Le mouvement des Nuits Debout, que vous avez contribué à lancer, semble décliner. Vous êtes déçu ?

Réponse. Pas du tout, le miracle, c’est qu’il ait existé et cette étincelle laissera des traces. Nous pouvons même déjà en souligner les apports. La gauche réexiste et le gouvernement, qui ne regardait que sur sa droite, voire sur son extrême droite, a été contraint de se tourner sur sa gauche, il s’est mis à faire le Revenu de Solidarité Active (RSA) pour les jeunes, il a changé de position sur le TAFTA. Par ailleurs, le mouvement a servi de passerelle, dans la lutte contre la loi travail, entre les manifestations du mois de mars 2016, qui ont fini par décroître, et l’épisode actuel des grèves et des blocages. Le mouvement des Nuits Debout, surtout, témoigne d’un vide politique. Plein de gens, qui ne se sentent pas représentés, attendent autre chose. Ce sentiment « d'irreprésentation » est une poche de gaz, explosive, qui peut produire le meilleur comme le pire.

Question. Mais l’expérience paraît s’achever.

Réponse. Le mouvement va se prolonger et trouver d’autres formes. Mais il est vrai que, si le mouvement des Nuits Debout s’est révélé être un excellent lieu d’expression, ce n’est pas un lieu de décision. De mon côté, je n’en ai jamais attendu trop. Dès le premier soir, j’en ai senti les limites, notamment en raison de la sociologie parisienne, une masse de diplômés, peu de classes populaires, pas d’usine aux alentours et une méfiance envers les syndicats, qui a très vite débouché sur une « bureaucratie démocratique », sans volonté de s’organiser. Il y a aussi une disproportion entre la réalité de ce mouvement, qui n’a pas mobilisé les masses, et sa surreprésentation médiatique. Parce qu’il se déroule à deux pas de Libération et de Mediapart, il y a un effet loupe. Jeudi 2 Juin 2016, par exemple, Fakir a coorganisé un meeting en fanfare au Havre, où les dockers, les raffineurs et les cheminots sont en grève. Combien de caméras étaient là ? C’était pourtant émouvant, ces hommes qui luttent, au moins autant que sur la place de la République. Vous parlez d’une expérience qui « s’achève », mais mille autres naissent.

Question. Ne dites-vous pas cela parce que le mouvement vous a échappé ?

Réponse. Quel bonheur, au contraire, quand un mouvement vous échappe. Nous avons juste créé une coquille et nous avons été très surpris et ravis que les gens viennent l’habiter. Mais nous n’avons jamais essayé de le contrôler. Notre rôle, à Fakir, c’est d’insuffler des initiatives et de servir de pont entre intellectuels, militants, syndiqués et personnes isolées. Et dans le mouvement des Nuits Debout, de porter le mouvement au-delà de sa routine, de faire venir, symboliquement, Philippe Martinez ou encore des députés hostiles à la loi travail. Car on ne peut pas gagner sans bâtir des alliances. En face, l’oligarchie est organisée. Ils détiennent l’argent, les médias, le gouvernement et Bercy. Dès que nous nous dressons, ils font aboyer leurs chiens de garde contre la « minorité radicalisée et archaïque ». Comment affronter ce monstre à mille têtes sans être, nous-mêmes, organisés ?

Question. Avec quel objectif politique ?

Réponse. Mon but, c’est de sortir de 1983, quand le Parti Socialiste bascule économiquement à droite et que Lionel Jospin, premier secrétaire, déclare que « nous ouvrons une parenthèse libérale ». Mon objectif, c’est de sortir de cette parenthèse. Cela ne se fera pas dans le Parti Socialiste, qui a adopté tous les dogmes libéraux, mais sans le Parti Socialiste.

Question. Et comment en sort-on ?

Réponse. Après la crise de 1929, Franklin Roosevelt disait « qu'il faut essayer quelque chose. Nous avons le droit d’échouer, mais les gens ne nous pardonneront pas de ne pas essayer ». Or depuis trente ans, nous n'essayons rien. Nous sommes enfermés dans une non-politique et la seule option qu’on nous laisse, c’est « de se moderniser, de s’adapter et de se flexibiliser », c’est-à-dire courber l’échine, avec le chantage de la mondialisation. Sortir de 1983, cela signifie retrouver le droit à l’expérience politique. Tenter des choses, avec audace, pour renouer avec le progrès social, la justice fiscale et l’exigence environnementale. Pour ce faire, il y a des verrous à faire sauter, qui s’appellent « Bruxelles, concurrence libre et non faussée et libre circulation des capitaux et des marchandises ». Car sans protectionnisme, en économie ouverte, il n’y a pas d’expérience possible. Nous serons sans cesse menacés de « perdre notre compétitivité ».

Question. Protectionnisme, le mot ne risque-t-il pas de braquer ?

Réponse. Dans sa majorité, l’opinion est favorable au recours à des barrières douanières ou à des quotas d’importation. Mais l’oligarchie, qui détient médias dominants et partis au pouvoir, a un intérêt à maintenir ce libre-échange, voire à l’accentuer. Ce un pour cent tire un profit colossal de ce monde ouvert. Via des holdings qu’ils peuvent placer à Panama ou à Guernesey, mais surtout parce que la globalisation inverse le rapport de force et met les travailleurs du monde entier en concurrence entre eux. Et dans cette bataille, cette oligarchie dispose d’alliés objectifs, la classe intermédiaire et les diplômés du supérieur qui ne sont pas touchés de plein fouet par cette mondialisation. Donc ils ne se révoltent pas contre. C’est ce qu’Emmanuel Todd appelle le « passivisme des éduqués ». La mondialisation a ainsi creusé un fossé entre les classes populaires et les classes éduquées.

Question. Lequel ?

Réponse. Le taux de chômage stagne à cinq pour cent pour les cadres et les professions intermédiaires, alors qu’il est supérieur à vingt pour cent pour les ouvriers non qualifiés, même chose quant aux revenus. Ce divorce entre les deux cœurs sociologiques de la gauche se lit, notamment, dans le vote sur le traité constitutionnel européen, quatre vingt pour cent des ouvriers ont voté non. En revanche, cinquante six pour cent des cadres ont voté oui, car ils ne sont pas frappés par la mondialisation. Même chose aujourd’hui dans le vote pour le Front National qui est devenu un vote de classe. Aux dernières régionales, cinquante et un pour cent des ouvriers qui sont allés voter ont choisi le Front National. Et le Parti Socialiste a accompagné, voire encouragé, ce vote pour le Front National. En 2012, un rapport de Terra Nova préconisait d’abandonner la classe ouvrière au Front National. Ce que François Hollande a fait et qu’il poursuit aujourd’hui, préférant ses amis financiers. Après Florange, il a d’ailleurs déclaré que « perdre les ouvriers, ce n’est pas grave ». Et après ce grand lâchage, ils vont nous recommander le vote utile pour faire barrage. Moi, je suis aujourd'hui pour un mouvement populiste de gauche.

Question. Populiste ?

Réponse. Le mot est considéré comme une injure. Selon le Petit Robert, pourtant, il s’agit « d’un courant littéraire s’appliquant à décrire avec réalisme la vie des gens du peuple ». Ce mot peut être revendiqué, notamment par les journalistes, avec fierté. Et face à un mouvement populiste de droite, je suis favorable à un mouvement populiste de gauche, qui parle plus en profondeur au peuple. Car il faut parvenir à une jonction, je caricature, entre les intellectuels et le peuple. Sans cela, il n'y a pas de victoire progressiste. C’est ce qu’il s’est passé, à des degrés divers, en 1789, 1936, 1968 et 1981, tantôt dans les urnes, tantôt dans la rue.

Question. Et pour 2017 ?

Réponse. Vu le naufrage des partis de gauche, j’avais fait une croix sur 2017. Il y a cependant autour de nous des glissements de terrain assez rapides, en Grande-Bretagne avec Jeremy Corbyn, en Espagne avec Podemos et aux Etats-Unis avec Bernie Sanders. Mais pour 2017, c’est un peu court.

Question. Vous en voulez beaucoup au Parti Socialiste.

Réponse. Comment ne pas leur en vouloir ? Le socialisme est un si joli mot, avec une belle histoire, voyez comme ils le défigurent. Comme ils en font un synonyme de renoncement et de paillasson des banquiers. Il y a quatre vingt ans, le 7 juin 1936, avec le Front Populaire et le Parti Socialiste, étaient signées les conventions collectives. Pour fêter cet anniversaire, le Parti Socialiste de François Hollande démolit le code du travail. Et pourtant, j’ai toujours voté pour le Parti Socialiste au second tour, en bon « républicain de gauche » comme Jean Jaurès, même en 2012. Désormais, c’est fini. Nous lançons Mardi 7 Juin 2016 une campagne intitulée « nous ne voterons plus pour le Parti Socialiste ». Dans la Somme, nous allons distribuer soixante six mille tracts dans les boîtes aux lettres, simplement pour informer les gens, qu’a voté votre député, sur le traité entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et sur le pacte de responsabilité.

Question. Pourquoi tant de haine ?

Réponse. Ce n’est pas de la haine, mais de la détermination. Même si je n’ai jamais vraiment cru à la déclaration de François Hollande en 2012, « mon adversaire, c’est la finance ». Mais au lieu de livrer la moindre escarmouche, il s’est mis à leur service et il a livré l’économie à un banquier. Sur la loi travail, par exemple, nous devons critiquer ce qu’elle contient, mais aussi ce qui n’y figure pas. Dans mon film, une usine dans le giron de Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH) part de Picardie pour aller en Pologne, puis en Bulgarie, afin de profiter de coûts du travail toujours plus bas. Que contient la loi travail pour empêcher cela ? Quelle loi a été votée depuis 2012 contre les délocalisations, aucune. Parallèlement, la part des dividendes rapportée à la masse salariale a triplé, passant de quatre pour cent dans les années 1980 à douze pour cent aujourd’hui. Or rien n’a été fait pour contrer ce mouvement. Pire, ce quinquennat a accentué la flexibilité et donné des milliards aux multinationales, comme si l’adversaire était le salarié et non pas la finance.

Question. Que répondez-vous à ce qui vont vous accusent de faire le jeu de la droite en militant contre le Parti Socialiste en 2017 ?

Réponse. Mais le Parti Socialiste de Manuel Valls, d'Emmanuel Macron et de François Hollande, économiquement, c’est déjà la droite. Mieux vaut que les banquiers et la commission européenne n’avancent pas sous le faux nez du socialisme, qui fait passer des contre-réformes pour des réformes et du libéralisme pur jus pour de la social-démocratie.

Question. Avec Merci Patron, vous avez fait le tour de la France. Qu’en avez-vous retenu ?

Réponse. Si ce film a fonctionné et s’il a produit un élan, c’est qu’instinctivement, les gens se sont dits « que nous pouvons gagner, que nous sommes parfois plus forts que nous le pensons et qu'ils sont souvent plus fragiles que nous le croyons ». Politiquement, la dénonciation ne fonctionne plus. Que les riches aient des capitaux au Panama, que les pommes soient pourries par les pesticides et que l’on puisse délocaliser jusqu’en Pologne, le public le sait. Au lieu de réveiller, cette pluie de catastrophes peut avoir un effet d’écrasement. Il faut plutôt ouvrir des chemins à l’espérance et sortir les gens de la résignation. C’est ma principale bataille.

Question. Comment ?

Réponse. Sur la loi travail comme sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, deux minorités se font face, une oligarchie qui impose son ordre du jour contre des militants qui résistent. Entre les deux, il y a une sorte de marais enfoncé dans la résignation. Qui penche certes contre la loi travail, mais sans pour autant entrer dans la bagarre, comme frappé d’un sentiment d’impuissance. Contre ce phénomène et comme l’appétit vient en mangeant, il faut remporter une petite victoire, puis une plus grosse, pour que nous puissions nous dire ensemble que nous pouvons reprendre en main notre destin commun.

Question. La violence, celle des casseurs, est-elle une option pour vous ?

Réponse. En une du dernier Fakir, nous avons placé cette citation, « vous avez trois possibilités, pleurer sur vous-mêmes, lancer des bombes mais vous pousserez tout le monde à droite, ou vous organiser et gagner du pouvoir ». J’ai choisi la troisième, car la violence minoritaire me paraît contre-productive. En revanche, je soutiendrais, par exemple, l’action des salariés de Continental, en 2009, à la sous-préfecture de Compiègne, car elle était portée par une colère populaire. Comment, enfin, ne pas dénoncer l’immense violence d’en face ? Pas seulement policière, mais de tout un système. Chez Continental, il y a eu ainsi cinq suicides, des divorces chez la moitié des inscrits à Pole Emploi et des dépressions par centaines. Qui va poursuivre, ici, les actionnaires ? Voilà la violence que subit, depuis trente ans, ma région. La violence d’autres casseurs, de plus en plus présente, mais avec le silence des médias et la complicité du gouvernement.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:22

Percée du Mouvement Cinq Etoiles (MCE) à Rome, un coup de semonce pour Matteo Renzi (Reuters)

Le Mouvement Cinq Etoiles (MCE) est largement en tête à Rome à l'issue du premier tour des élections municipales qui avaient lieu Dimanche 5 Juin 2016 en Italie, devant le Parti Démocrate du chef du gouvernement Matteo Renzi, de moins en moins populaire, et la formation de Beppe Grillo progresse fortement dans d'autres villes.

Quelque treize millions d'électeurs, soit un quart de la population adulte, étaient appelés à élire les maires d'environ mille trois cent communes, parmi lesquelles ceux de grandes villes comme Rome, Milan, Naples et Turin.

Virginia Raggi, candidate du MCE à la mairie de Rome, obtient trente six pour cent des suffrages après dépouillement de plus de quatre vingt pour cent des bureaux de vote. Elle devance le candidat du Parti Démocrate, Roberto Giachetti, qui frise les vingt cinq pour cent.

Virginia Raggi et Roberto Giachetti s'affronteront lors du second tour le Dimanche 19 Juin 2016.

Matteo Renzi s'est déclaré Lundi 6 Juin 2016 déçu par les résultats et par le recul du Parti Démocrate, mais il a assuré que ce scrutin n'avait rien à voir avec le référendum prévu au mois d'octobre 2016 sur la réforme constitutionnelle.

« Je ne crois pas qu'il y ait de corrélation entre ces élections locales et le référendum », a dit à la presse Matteo Renzi, qui a fait part il y a quelque temps déjà de son intention de démissionner en cas de défaite au référendum.

Une victoire du MCE à Rome représenterait une percée majeure pour le mouvement fondé en 2009 par Beppe Grillo, qui entend rassembler sur la base de la dénonciation des scandales de corruption qui touchent aussi bien la gauche que la droite dans la capitale. Si Virginia Raggi l'emportait, elle serait en outre la première femme à siéger à la mairie de Rome.

« Le vent tourne, voici le moment venu », a dit la candidate à Rome, avocate âgée de trente sept ans, aux premières heures du Lundi 6 Juin 2016.

Virginia Raggi promet de s'attaquer à la corruption, au clientélisme et jusqu'aux petites incivilités quotidiennes des conducteurs et usagers romains, qui sont devenues la norme dans la capitale.

La gauche en tête à Turin, Bologne et Naples

« Nous vivons un moment historique », a-t-elle dit. « Les romains sont prêts à tourner la page et je suis prête à gouverner cette ville et à rendre à Rome la splendeur et la beauté qu'elle mérite », a-t-elle poursuivi.

Un échec du Parti Démocrate à Rome serait un coup dur pour Matteo Renzi, après le départ du précédent élu du Parti Démocrate, mis en cause dans un scandale concernant ses frais de bouche.

En choisissant comme candidat du Parti Démocrate à Milan l'homme qui avait organisé avec succès l'exposition universelle de l'an dernier, Matteo Renzi pensait avoir davantage de chances de victoire dans la capitale financière de la péninsule. L'écart s'avère cependant minime entre les deux candidats arrivés en tête. Moins d'un point d'avance sépare l'homme du Parti Démocrate, Giuseppe Sala, avec quarante deux pour cent des voix, de Stefano Parisi, de centre-droit, alors que le dépouillement des bulletins est pratiquement terminé.

Dans d'autres grandes villes, la gauche arrive plus nettement en tête. A Turin, le maire actuel issu du Parti Démocrate, Piero Fassino, se classe premier avec quarante deux pour cent des voix, mais il devra livrer une bataille difficile au second tour face à la candidate du MCE, Chiara Appendino, qui a obtenu trente et un pour cent des voix.

A Naples, le maire sortant de gauche, Luigi de Magistris, qui a déclaré que sa ville était une zone « sans Matteo Renzi », obtient lui aussi quarante deux pour cent des voix et affrontera au second tour le candidat de centre droit.

A Bologne, ville bastion du Parti Démocrate, le candidat soutenu par le Parti Démocrate obtient autour de quarante pour cent des voix, soit moins qu'il espérait, ce qui le contraint à un second tour contre un candidat de droite le Dimanche 19 Juin 2016.

Matteo Renzi, dont la popularité a faibli au cours de l'année dernière, a pris soin de se distancer des élections municipales, expliquant qu'elles reflétaient des problèmes locaux et n'auraient pas de répercussions sur le gouvernement de coalition.

Le président du conseil cherche au contraire à attirer l'attention sur un référendum au mois d’octobre 2016, portant sur un projet de réforme de la constitution. Il a dit qu'il démissionnerait si les italiens devaient rejeter son plan, visant à réduire les pouvoirs du sénat, et fluidifier les procédures législatives au parlement.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 19:19

Près de deux mille personnes évacuées d'un camp de migrants à Paris (Reuters)

Près de deux mille personnes qui avaient trouvé refuge dans un campement de fortune du nord de Paris ont été évacuées Lundi 6 Juin 2016 et relogées le temps d'effectuer les démarches de demande d'asile, ont fait savoir les ministères de l'intérieur et du logement.

Parmi les occupants des jardins d'Eole, mille huit cent personnes ont été prises en charge par l'état et cinquante personnes ont été prises en charge par la ville de Paris, précisent-ils dans un communiqué publié après cette opération, qui n'est pas la première du genre dans la capitale.

« Ce sont ainsi près de dix mille personnes qui ont été mises à l’abri par l’état depuis un an à partir des campements parisiens », peut-on lire dans ce communiqué.

Plusieurs centaines de personnes, prévenues de l'imminence de l'évacuation, ont rejoint les mille trois cent personnes qui se trouvaient Dimanche 5 Juin 2016 sur cet espace vert du dix huitième arrondissement de Paris, d'après la maire de Paris, Anne Hidalgo.

La semaine dernière, elle a annoncé son intention d'ouvrir un campement aux normes internationales pour trouver une solution plus durable aux centaines de migrants qui ont occupé ces derniers mois des sites clandestins, le plus souvent dans des conditions insalubres.

« Il nous faut un camp humanitaire. Nous le voyons très bien. Certains expliquent que le fait de créer des structures d'accueil, c'est un appel d'air qui est donné. Mais l'appel d'air est là », a-t-elle justifié.

Selon elle, de quatre vingt à cent migrants arrivent chaque jour à Paris, dont une grande partie a transité par l'Italie avant d'arriver en France.

La municipalité, qui expertise actuellement plusieurs terrains dans le nord et l'est de la capitale, réfléchit à la possibilité d'ouvrir plusieurs sites.

« Parce que nous ne voulons pas non plus de très grandes unités », a dit Anne Hidalgo.

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 16:29

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/93180/communes-bordure-de-seine-partiellement-leau

Des communes en bordure de la Seine partiellement sous l’eau

Par Jérôme Lemonnier

Vendredi 3 Juin 2016

Victimes de la crue de la Seine, quelques communes en bordure du fleuve ont été partiellement inondées, provoquant de nombreuses évacuations de riverains, zoom sur certaines d’entre elles.

C’était attendu et cela s’est confirmé. Déjà bloquées à la circulation depuis hier, les voies sur berge de Juvisy-sur-Orge étaient presque totalement sous les eaux, Vendredi 3 Juin 2016. « Le niveau de la Seine a augmenté d’un mètre durant la nuit. Et ce n’est pas fini », informe Robin Reda, le maire de Juvisy, accoudé à la rambarde du pont qui enjambe le fleuve.

« Nous avons dû fermer le pont à la circulation ». Des dizaines de passants ont ainsi pris de la hauteur pour regarder le fleuve, sorti de son lit, qui déborde de plusieurs centimètres, voire d’au moins un mètre, sur les deux rives.

A Juvisy, on recherche les derniers habitants à évacuer

Côté Juvisy, les pompiers sont à pied d’œuvre. Ils procèdent à l’évacuation des derniers riverains restés jusqu’au bout dans leur logement. Devant chaque maison, les secouristes toquent aux portes et lancent des appels.

« Y a-t-il encore quelqu’un ici », hurle un pompier. Parfois, il n’y a pas de réponses aux appels.

D’autres fois, les rideaux bougent et laissent apparaître des riverains, quelques fois surpris de voir les pompiers. « Je me suis installée à l’étage de ma maison. J’avais fait des courses pour tenir quelques jours », rapporte une riveraine évacuée en barque. « Tant que j’avais de l’électricité et que j’avais les pieds au sec, j’étais prête à rester chez moi ».

« Nous avons ordonné l’évacuation d’une partie des maisons et des résidences, notamment les rez-de-chaussée », annonçait Vendredi 3 Juin 2016 Robin Reda. « Pour ceux qui ne pouvaient pas être relogés, des équipements sur les hauteurs de Juvisy sont prévus pour les accueillir ».

La situation ne cesse de s’empirer à Draveil

De l’autre côté de la Seine, les rues de Draveil sont entièrement sous les eaux, notamment dans le quartier du restaurant le Gibraltar. Ce dernier est partiellement inondé. Mais que dire des maisons qui jouxtent le restaurant.

Celles-ci affichent plusieurs centimètres d’eau dans leur jardin. Certaines sont même entourées par plus d’un mètre d’eau.

Plus en amont, vers le second pont qui relie Draveil à Ris-Orangis, dans la rue Lucien Poussin, les habitations sont également complètement noyées.

« Depuis 5 heures du matin, on y est », nous confie Christelle, qui voit impuissante l’eau monter dans sa maison. « Jeudi 2 Juin 2016 à 16 heures, j’avais vingt centimètres d’eau dans mon jardin, là on est à soixante centimètres. Le pire c’est que ce n’est pas terminé ». Inquiets, les habitants de la rue sont tous dehors, certains balayent un peu l’eau, sans grand changement, d’autres discutent et informent les passants curieux venus observer la Seine.

Vendredi 3 Juin 2016, entre 4 heures 30 et 5 heures du matin, la police est venue taper aux portes des riverains de la rue, « ils nous ont demandé d’évacuer » exprime un habitant. « Nous avons été bien informés, mais rien n’a été fait », déplore Christelle, en nous indiquant les numéros de téléphone à composer en cas de besoin, reçus dans sa boîte aux lettres, Mercredi Premier Juin 2016. Voyant que les choses n’avançaient pas rapidement, en comparaison à l’eau, les draveillois ont pris l’initiative d’ouvrir le champ annexe afin de faire évacuer un peu l’eau, « si nous n’avions pas fait cela, l’eau aurait pris toute la rue », déclare un homme venu aider sa famille.

Restant sur le palier de leurs maisons, les habitants ont quand même pris leurs précautions ailleurs, « nous allons dormir dans la famille pour les quelques jours à venir, après nous verrons ». La mairie de Draveil a aussi ouvert le gymnase de Mainville, dans le haut de la commune, avec plus de cent cinquante places. Ces derniers préfèrent veiller sur leurs maisons, même si les dégâts sont inévitables.

A Viry, on évacue Châtillon

Pour ces communes, la situation n’a fait qu’empirer au fil des heures.

Désormais à Juvisy, l’eau est présente dans toute une partie de la commune située entre la gare et le fleuve. Du côté de la commune voisine de Viry-Châtillon, le maire Jean-Marie Vilain a pris la décision de faire évacuer l’ensemble du quartier de Châtillon, situé entre la voie de chemin de fer et la Seine.

« Cela concerne en tout plus d’un millier de personnes », assure le maire.

« C’était nécessaire » estime le maire de Viry Châtillon déjà en alerte suite à la crue de l’Orge. Entamée peu avant midi, l’évacuation du quartier s’est poursuivie tout au long de la journée. « Pour ceux qui ne peuvent être hébergé dans leur famille ou chez des amis, des équipements communaux sont mis à disposition pour pouvoir les accueillir », conclut Jean-Marie Vilain.

Même si la Seine est déjà haute, elle pourrait rester à ce niveau encore quelques heures. La crue de l’Essonne et les précipitations prévues en amont du fleuve ce week-end pourraient empêcher une décrue rapide.

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 16:09

http://www.liberation.fr/france/2016/06/03/philippe-martinez-ce-n-est-pas-de-notre-faute-s-il-pleut_1457159

Ce n’est pas de notre faute s’il pleut

Par Rachid Laïreche

En pleine mobilisation sociale, le leader de la Confédération Générale du Travail (CGT) a été accueilli en héros, Vendredi 3 Juin 2016, au trente septième congrès du Parti Communiste Français (PCF) à Aubervilliers.

Vendredi 3 Juin 2016, lors de la seconde journée du trente septième congrès du PCF à Aubervilliers, le thème de l’Europe ouvre les débats. Certains parlent d’une sortie du vieux continent. La majorité est contre cette idée. Pierre Laurent, le secrétaire national, s’attable avec une invitée, l’écologiste Cécile Duflot. Ils palabrent. Le temps passe et l’heure du déjeuner arrive. Les âmes se dirigent vers un grand réfectoire. Soudain, une arrivée, Philippe Martinez atterrit en héros. Les communistes posent les fourchettes. Debout, ils applaudissent. Le leader de la CGT, qui a rendu sa carte du parti en 2002, reste un temps debout. Il rejoint ensuite sa table discrètement, près de lui, Pierre Laurent, photographies, selfies et purée au menu. Le repas se termine. Les deux dirigeants quittent le réfectoire sous les caméras. Une curieuse passe. Une communiste l’informe, « ce sont Pierre Laurent et Philippe Martinez, ceux qui nous défendent ».

Les débats reprennent. Cet après-midi, le PCF met sur la table les élections présidentielles de 2017. Les avis divergent au sein de la maison. Le chef de la CGT, lui, se pose, près du bar avec Pierre Laurent. Le café est servi.

C'est le moment d’évoquer la loi travail et la mobilisation sociale.

« Manuel Valls dit que la porte des négociations est ouverte mais, pour le moment, nous avons du mal à entrer », lâche le patron de la CGT. Un confrère l’interroge sur la grève à la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) et sur les intempéries. Comprendre, la CGT peut-elle lever la grève pour faciliter l’accès aux transports ? Philippe Martinez répond, « un jour, c’est le championnat d'Europe de football, un autre jour, nous nous faisons insulter et, maintenant, ce sont les intempéries. Ce n’est pas de notre faute s’il pleut ».

Philippe Martinez, qui attire toute la lumière, répond à une dernière question avant de siroter son café. La question est la suivante. « Jean-Luc Mélenchon a prédit le départ de Manuel Valls d’ici le mois de juillet 2016 ».

Il coupe, sourit à sa manière et répond que « Jean Luc Mélenchon est-il un prédicateur ? Je n’étais pas au courant ». Rires des communistes, puis il conclut que « ce n’est pas un problème de casting mais un problème politique. Nous demandons un changement politique. Si on retire Manuel Valls pour mettre Emmanuel Macron, c’est pareil ». Les caméras s’éteignent mais tous les regards restent sur le syndicaliste. Un jeune militant, qui se grille une clope à l’entrée, commente, « aujourd’hui, il occupe une vraie place au sein de notre gauche et contrairement à d’autres, il n’en fait pas des tonnes ».

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 15:50

http://www.blogyy.net/2016/06/03/que-font-vraiment-manuel-valls-et-michel-sapin-actuellement-a-athenes

http://www.revolutionpermanente.fr/Valls-felicite-par-Tsipras-pendant-que-Sapin-coordonne-le-pillage

Que font vraiment Manuel Valls et Michel Sapin actuellement à Athènes ?

Par Yannis Youlountas

Vendredi 3 Juin 2016

Manuel Valls félicité par Alexis Tsipras pendant que Michel Sapin coordonne le pillage

Depuis hier soir, Jeudi 2 Juin 2016, Athènes est sous très haute surveillance. Une tentative d’enyaourtage du premier ministre français a malheureusement échoué près du parlement, suite à la fermeture du centre-ville, notamment de la station de métro de la place Syntagma, Jeudi 2 Juin 2016 à partir de 18 heures. Les déploiements policiers sont immenses et les gardes du corps sont sur les dents.

C’est avec un statut similaire à un chef d'état que Manuel Valls, visage fier et allure de colon, a passé en revue la garde nationale grecque devant le monument du soldat inconnu, avant de finir la soirée dans l’opulence, sur la terrasse du musée de l’Acropole, à quelques centaines de mètres seulement d’un campement de sans-abris, dont plusieurs enfants, expulsés de leur domicile suite à la réforme du code civil. Le repas gastronomique a été servi en compagnie du ministre de l’économie français Michel Sapin, coordinateur du pillage du bien commun en Grèce au bénéfice de grandes firmes françaises, Electricité De France (EDF), Vinci, Thalès, Veolia, Suez ou encore la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) qui s’apprête à racheter pour une bouchée de pain la société grecque de chemin de fer, TRAINOSE, ce qui aura pour effet de doubler des prix qui étaient jusqu’ici parmi les plus bas en Europe, et qui convoite également des infrastructures ferroviaires. Harlem Désir, secrétaire d'état aux affaires européennes figurait également parmi les convives, ainsi que Giorgos Stathakis, le très controversé ministre grec de l’économie, héritier d’une grande famille d’armateurs, connu pour avoir oublié de déclarer au fisc trente huit biens immobiliers, oui, vous avez bien lu, trente huit, et plus d'un million huit cent mille euros égarés sur un compte discret. Ce scandale dure depuis le mois de décembre 2015 en Grèce et les manifestants y font souvent allusion, parmi d’autres cas de corruption et de népotisme qui s’ajoutent au bilan désastreux de la capitulation du 13 juillet 2015.

Hier soir également, sous les applaudissements nourris d’une assistance triée sur le volet, Alexis Tsipras n’a pas manqué de féliciter Manuel Valls et de témoigner son « estime » à l’un des hommes politiques pourtant les plus détestés de l’hexagone français, qu’il a même qualifié « d'ami ».

Vendredi 3 Juin 2016, il a été également impossible de gêner la visite de Manuel Valls à l’Institut français d’Athènes, complètement encerclé de barrages filtrants. Vendredi 3 Juin 2016, depuis 10 heures 30 du matin, Michel Sapin est en rendez-vous avec son homologue grec et quelques amis costumés pour la séquence « bonnes affaires », alors que, depuis 11 heures du matin, Manuel Valls est reçu au Palais Maximou, résidence du premier ministre, pour finaliser une feuille de route basée sur un « partenariat stratégique ».

Quel sera le contenu réel de cet accord ?

Manuel Valls et Alexis Tsipras vont évoquer un partenariat économique pour « sortir le pays de la crise et rappeler le soutien indéfectible de la France depuis l’entrée de la Grèce dans l’union européenne », en 1981.

Mais en réalité, cet accord concerne les conséquences de la « seconde capitulation » du Mardi 24 Mai 2016, c’est-à-dire l’extension de la grande braderie qui prévoit désormais jusqu’à cinq cent quatre vingt dix sept îles mises en vente et cinq cent trente huit sites archéologiques. Le gouvernement français veut faire profiter ses amis grands patrons de cette juteuse affaire. C’est l’heure des soldes et tout le monde accourt en Grèce, à commencer par les responsables politiques russes et chinois, en début de semaine, accompagnés par des dizaines d’hommes d’affaires. Les domaines clés de la coopération gréco-française seront « le développement rural, la réforme de l’administration publique, l’innovation, le tourisme et, bien sûr, l’investissement », motif principal du séjour.

L’autre annonce qui va tenter de masquer la réalité mortifère, c’est la promesse du gouvernement français d’accueillir quatre cent ou cinq cent réfugiés par mois, en provenance de Grèce. Mais la face sombre de ce sujet, c’est que plus de deux cent policiers et gendarmes français participent actuellement à la gestion calamiteuse de la question des réfugiés et migrants dans les îles grecques. Ces jours-ci, les mutineries se multiplient dans les camps inhumains de Lesbos et de Samos. Mercredi Premier Juin 2016, le camp de réfugiés de Moria à Lesbos s’est encore rebellé, puis, Jeudi 2 Juin 2016, celui de Samos, entre 20 heures et minuit, suivi d’une répression terrible des gardiens et de la quasi-totalité des forces de police de l’île qui ont aussitôt convergé sur les lieux. Il y a au moins trente blessés donc plusieurs adolescents.

Certains sont dans un état grave et ont du être transportés vers un hôpital mieux équipé, celui de Samos étant complètement dégradé par les politiques d’austérité depuis quelques années.

Les mass-médias grecs, relayés par les agences de presse internationales, osent noyer le poisson en évoquant une obscure rixe entre des migrants, ce qui est totalement faux selon les témoignages directs recueillis depuis. C’est encore une mutinerie pure et simple contre des conditions de détentions violentes, arbitraires et inhumaines et rien d’autre. D’ailleurs, au moins deux bungalows ont été incendiés et plusieurs prisonniers ont réussi à s’échapper.

Pour seule réponse, Alexis Tsipras et Manuel Valls annoncent la prochaine conversion de l’agence de surveillance FRONTEX en « armada de gardes côtes européens », directement coordonnée depuis Bruxelles. Manuel Valls a également évoqué le renforcement imminent de la présence policière française dans les îles grecques, avec trois cent Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) et gendarmes supplémentaires d’ici peu.

« Tout va bien, Madame la marquise », semblent-ils entonner en trinquant, le championnat d'Europe de football va commencer, ainsi que la saison touristique estivale. Mais ils oublient d’évoquer les millions d’insoumis qui bloquent de plus en plus la Grèce, la France, l’Espagne, le Portugal et la Belgique, en attendant plus. Jusqu’à quand feindront-ils d’être sourds ? Et jusqu’où faudra-t-il aller dans nos luttes ?

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 15:27

'armée syrienne avance vers Rakka, combats autour d'Alep (Reuters)

L'armée syrienne est entrée dans la province de Rakka, poursuivant une offensive appuyée par la Russie contre l'organisation Etat Islamique, rapporte l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH), Samedi 4 Juin 2016.

Cette attaque fait partie d'une intensification de la lutte contre le groupe djihadiste. Elle s'ajoute à une offensive rebelle contre la ville de Manbij, dans le nord-ouest de la Syrie près de la frontière turque, avec le soutien des Etats-Unis, et à une autre de l'armée irakienne contre celle de Falloudja en Irak.

Parallèlement, des rebelles islamistes conduits par le Front al Nosra, branche syrienne d'al Qaïda, ont consolidé leurs gains au cours des dernières vingt quatre heures dans la campagne au sud d'Alep, autour de la ville stratégique de Khan Touman, ont affirmé des groupes insurgés syriens.

L'aviation russe a mené Vendredi 3 Juin 2016 d'intenses bombardements dans la partie orientale de la province d'Hama, dans la région d'Athriya proche de la frontière de la province de Rakka, et l'armée syrienne a pu pénétrer dans cette province qui est un fief de l'Etat Islamique.

La ville de Rakka, qui est la capitale de fait du groupe djihadiste en Syrie, se trouve plus à l'est et sa prise constitue, comme celle de Mossoul en Irak, l'objectif final des adversaires de l'Etat Islamique.

Les rebelles gagnent du terrain à Manbij

Les médias officiels syriens affirment que les troupes gouvernementales ont infligé de lourdes pertes à leurs adversaires. Ils ne précisent pas l'ampleur des forces engagées dans la bataille.

Selon l'OSDH, au moins vingt six combattants de l'Etat Islamique ont été tués, ainsi que neuf membres des forces loyalistes.

L'armée syrienne et ses alliées ne sont désormais plus qu'à une quarantaine de kilomètres des forces rebelles qui mènent avec l'appui des Etats-Unis une offensive pour isoler les positions de l'Etat Islamique au nord d'Alep des territoires que l'organisation djihadiste contrôle à l'est de l'Euphrate, où se trouve Rakka.

Le quotidien libanais al Akhbar, connu pour ses positions favorables à Damas, écrivait Vendredi 3 Juin 2016 que l'objectif de l'opération de l'armée gouvernementale n'était pas d'atteindre Rakka dans les semaines qui viennent, mais la ville de Tabqa et le lac de barrage Assad, que domine Tabqa.

L'Etat Islamique a conquis Tabqa en 2014 lors de son expansion fulgurante en Irak et en Syrie. La ville, qui abrite une base aérienne, est située à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Rakka. Elle se trouve sur l'axe routier stratégique qui relie Rakka aux territoires contrôlés par l'Etat Islamique au nord-est d'Alep.

Dans cette région, les rebelles soutenus par les forces spéciales américaines continuent à progresser rapidement, en particulier dans la poche de Manbij où ils ont gagné du terrain, selon des sources kurdes et l'OSDH.

Cet assaut vise à empêcher l'Etat Islamique d'accéder à la frontière turque.

Offensive islamiste au sud ouest d'Alep

Au sud d'Alep, les rebelles islamistes s'approchent de la grande ville d'Hader qui est, d'après les insurgés, une place forte des milices chiites soutenues par l'Iran.

Dans un communiqué diffusé Samedi 4 Juin 2016, le centre russe de surveillance de l'accord de cessation des hostilités a déclaré que plus de mille rebelles participaient à une offensive contre les positions de l'armée gouvernementale au sud-ouest d'Alep.

Cet assaut dirigé par le Front al Nosra avec l'appui du groupe islamiste Ahrar al Cham et le parti islamique du Turkestan a été annoncé dès Vendredi 3 Juin 2016 par l'OSDH.

Selon des témoignages de civils cités par les observateurs russes, des groupes armés partiellement composés de soldats turcs sont apparus au nord d'Alep.

Le centre de surveillance russe a également déclaré que plus de deux mille rebelles s'étaient regroupés à Sheikh Maqsoud, quartier nord de la ville d'Alep.

Selon la même source, des bombardements de la rébellion ont fait plus de quarante morts et une centaine de blessés à Alep. Moscou impute ces pilonnages au Front al Nosra.

L'armée syrienne a déclaré que des tirs de mortiers sur les quartiers de Midan et Hamadaniyah, tenus par le gouvernement, avaient coûté la vie à une douzaine de personnes.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 20:08

http://www.daniellesimonnet.fr/conseil-de-paris/mai-2016/voeu-relatif-a-nuit-debout

Vœu relatif au mouvement des Nuits Debout

Par Danielle Simonnet

Mercredi 18 Mai 2016

Tous les groupes ont présenté des vœux au conseil de Paris au sujet du mouvement des Nuits Debout. Chacun pourra comparer. Vous trouverez ci-dessous l’ensemble de ces vœux. L’exécutif, après des négociations entre le Parti Socialiste, le Parti Communiste Français (PCF) et Europe Ecologie Les Verts (EELV) a présenté également un contre voeu. Je me suis abstenue sur ce dernier voeu, j’ai maintenu et voté le mien ainsi que celui commun d'EELV et du PCF.

Mon intervention de présentation de mon vœu, je n’avais droit qu’à deux minutes, est la suivante.

Mes chers collègues, c’est, ne l’oublions pas, à l’initiative du journal Fakir, de syndicalistes et de militants associatifs et citoyens qu’un appel « nous ne rentrons pas chez nous » à occuper la place de la République avait été lancé pour le soir de la grande manifestation du Jeudi 31 Mars 2016 contre la loi travail, donnant lieu notamment à l’époque à la projection de l’excellent film de François Ruffin, Merci Patron.

Depuis, le mouvement des Nuits Debout, ce n’est pas simplement la place de la République à Paris. Les Nuits Debout, ce sont des prises de places dans plus de trois cent villes et même parfois villages de France. Ce sont beaucoup de débats et beaucoup d’actions pour obtenir le retrait de cette loi travail mais également pour repenser le monde et pour réinventer aussi la politique de manière plus large.

C’est un mouvement citoyen unique qui s’articule avec le mouvement social et qui souhaite aussi contribuer à la convergence des luttes. Je tiens vraiment à souligner cette mobilisation assez unique, très plurielle, apartidaire et que certains d’entre nous soutenons ici.

Je voudrais rappeler les propos d’Anne Hidalgo lors du dernier conseil de Paris, soit deux jours avant la première Nuit Debout, lorsqu’elle déclarait que « le rôle historique des places parisiennes, que nos places ont toujours constitué des lieux et autant de points de convergence qui ont permis aux parisiens, en se rassemblant, de se constituer comme peuple, comme citoyens d’une même ville ».

Que s’est-il donc passé pour que quelques jours après, le Vendredi Premier Avril 2016, Anne Hidalgo considère qu’il s’agissait finalement d’une privatisation de l’espace public ? Non, il ne s’agit pas d’une privatisation de l’espace public et d’ailleurs même l’architecte reconnaît la diversité des usages.

A travers le vœu que je dépose, il ne me reste plus que trois secondes, je demande un certain nombre de choses, que les organisateurs souhaitent des aménagements techniques, qu’on interpelle la préfecture pour qu’il n’y ait plus de bâtons mis dans roues et pour que ce mouvement puisse continuer, et pour qu’il n’y ait pas d’interdiction ou de refus d’autorisation qui soient délivrés.

Il me semble extrêmement important de permettre à ce mouvement citoyen de se poursuivre place de la République, dont le titre même exige de nous que nous permettions à ces organisations de débat démocratique de se poursuivre.

Je vous remercie.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 19:54

http://www.leparisien.fr/informations/ile-de-france-la-tuberculose-precipite-l-evacuation-du-camp-de-migrants-parisien-03-06-2016-5854483.php

La tuberculose précipite l’évacuation du camp parisien de migrants

Quelque mille deux cent migrants devraient être évacués des jardins d’Eole, dans le dix huitième et le dix neuvième arrondissement de Paris, dans les prochains jours, pour être répartis dans tous les départements d’Ile-de-France, y compris Paris, à l'exception de la Seine-Saint-Denis.

Les raisons sont multiples. Les conditions de vie sur place, sous des bâches, mais aussi les conditions sanitaires qui se dégradent. Trois cas avérés de tuberculose ont été signalés et il y a de fortes suspicions pour deux autres. Les personnes atteintes ont été évacuées vers un hôpital. Cette maladie, qui touche les poumons, est contagieuse et susceptible de se propager rapidement à cause de la promiscuité. Il y a donc urgence à mettre à l’abri cette population venue notamment d’Afrique subsaharienne.

« Ils seront accueillis dans des établissements animés par des équipes sociales », affirme Jean-François Carenco, en charge du dossier. Pour le préfet de la région Île-de-France et de Paris, cette décision intervient dans la continuité de la politique menée par ses services depuis des mois. « Il y a déjà soixante cinq centres d’accueil dans toute la région, ce n’est pas une nouveauté », assure-t-il.

Mais, faute de places suffisantes dans les délais nécessaires, plusieurs gymnases vont être mobilisés, parfois réquisitionnés. « Ces locaux, ce n’est pas ce que nous voulons, mais ils sont nécessaires dans certains endroits. Ce n’est en rien une solution et cela ne devra pas excéder une durée d’un mois », précise le haut fonctionnaire. La décision semble pourtant bien avoir été prise dans la précipitation. Les villes concernées ne l’ont appris que le Jeudi 2 Juin 2016. Les associations humanitaires ont été conviées à une réunion préparatoire Jeudi 2 Juin 2016. Les premières arrivées ont même été envisagées moins de vingt quatre heures après ce rendez-vous.

Vendredi 3 Juin 2016, la préfecture de région refusait cependant de communiquer les localisations et l’étendue du dispositif d’accueil. Mais selon nos informations, deux cent migrants devraient ainsi être hébergés dans des gymnases de Bezons et de Cergy, dans le département du Val-d’Oise, trois cent à Lagny-sur-Marne, dans le département de la Seine-et-Marne, et d’autres encore à Versailles, dans le département des Yvelines.

Une annonce qui a déclenché la colère de certains maires. « Trop c’est trop », tweetait Georges Mothron, maire des Républicains d’Argenteuil, envisagé comme commune d’accueil provisoire. Même grogne chez Hugues Portelli, président des Républicains de l’union des maires du Val-d’Oise, qui dénonce une opération de communication politique.

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 19:46

Mohamed Ali, boxeur magnifique et icône américaine, est mort (Reuters)

L'ancien boxeur Mohamed Ali, véritable icône aux Etats-Unis, est décédé Vendredi 3 Juin 2016 à l'âge de soixante quatorze ans dans un hôpital de Scottsdale, près de Phoenix en Arizona, où il était admis depuis deux jours pour de graves problèmes respiratoires.

L’ancien champion du monde des poids lourds souffrait depuis une trentaine d'années de la maladie de Parkinson et s'était montré très affaibli lors de ses dernières apparitions publiques.

« Une partie de moi-même s'en est allée, la plus grande, the greatest », a commenté l'ancien champion du monde George Foreman, auquel Mohamed Ali avait ravi la couronne mondiale à Kinshasa en 1974, par allusion au surnom donné à Mohamed Ali.

« Nul doute qu'il était une des meilleures personnes de son époque. Le réduire au statut de boxeur est une injustice », a ajouté l’ancien boxeur.

Barack Obama, premier président afro-américain de l’histoire des Etats-Unis, a salué « un homme qui s'est battu pour nous », le plaçant au même rang des grandes figures du combat pour les droits civiques que Martin Luther King ou Nelson Mandela.

« Son combat en dehors du ring lui a coûté son titre et son statut public. Il lui a valu beaucoup d'ennemis, il lui a valu d'être honni et l'a pratiquement envoyé en prison. Mais Mohamed Ali a tenu bon. Et sa victoire nous a aidé à nous habituer à l'Amérique que nous connaissons aujourd'hui », a dit le président américain.

Le combat du siècle

Né le 17 janvier 1942 à Louisville, dans le Kentucky, sous le nom de Cassius Clay, le boxeur a pris le nom de Mohamed Ali à l'âge de vingt deux ans après s'être converti à l'islam.

Son jeu de jambes et la rapidité de ses poings, ses combats légendaires contre Joe Frazier et George Foreman et ses engagements politiques, comme son refus d'être enrôlé dans l'armée pour la guerre du Vietnam, ont fait de lui une icône.

Ayant commencé la boxe à l'âge de douze ans, il décroche le titre mondial des poids lourds à vingt deux ans en obtenant à la surprise générale la victoire face à Sonny Liston, l'un des boxeurs les plus puissants de l'histoire, en février 1964 à Miami.

Peu de temps après, il rejoint le groupe militant Nation of Islam, se convertit et décide de changer de patronyme. C'est au nom de ses convictions religieuses et de son opposition au conflit vietnamien qu'il refuse en 1967 de rejoindre la conscription.

Son statut d'objecteur de conscience le transforme immédiatement en icône de la contre-culture américaine parmi la génération qui conteste la guerre du Vietnam.

Cette opposition lui vaut d'être arrêté, d'être reconnu coupable d'évasion et d'être déchu de son titre mondial. Cet épisode l'éloigne de la boxe pendant près de quatre années, du mois de mars 1967 au mois d’octobre 1970, Mohamed Ali se consacrant à une bataille juridique qui le conduit jusque devant la cour suprême des Etats-Unis qui, en 1971, annule sa condamnation.

Cette année marque le retour de Mohamed Ali pour « le combat du siècle » face à Joe Frazier au Madison Square Garden de New York au mois de mars 1971. La tension avant la rencontre est à son comble lorsque Mohamed Ali, jamais avare d'une provocation et se présentant comme « le plus grand, le plus courageux, le plus beau, le plus fort et le plus doué », affirme que son adversaire est « trop bête » pour être champion du monde.

« Je me bats pour le petit homme du ghetto », lance-t-il avant le match qui est retransmis dans trente cinq pays. Malgré toute sa résistance, Mohamed Ali envoyé au tapis à la dernière reprise est déclaré vaincu à l'unanimité des juges et concède sa première défaite professionnelle.

Une revanche est organisée en 1974 entre les deux adversaires, Joe Frazier ayant alors perdu son titre face à George Foreman. Mohamed Ali tient cette fois sa victoire et se voit offrir la possibilité de défier le tenant du titre, George Foreman, dans un match légendaire, « The Rumble in the Jungle », à Kinshasa au mois d’octobre 1974.

Plus malin et plus fort

Bien qu'âgé de trente deux ans et n'ayant plus les réflexes et la rapidité de ses premiers combats, Mohamed Ali réussit à triompher face à un George Foreman qui admet que son rival a été « plus malin et plus fort » que lui.

Ce succès ouvre la voie au troisième match contre Joe Frazier à Manille au mois d’octobre 1975. Le combat baptisé « Thrilla in Manila » se déroule par une chaleur accablante de trente huit degrés. Le manager de Joe Frazier refuse à l'appel de la quinzième reprise que son boxeur reprenne le combat, offrant une victoire technique à Mohamed Ali.

Ce dernier se retire des rings en 1981 avec un palmarès de cinquante six victoires, dont trente sept par Knock Out, et seulement cinq défaites.

Trois ans après sa retraite sportive, les médecins lui diagnostiquent la maladie de Parkinson, cause pour laquelle il a créé une fondation, le Muhammad Ali Parkinson Center.

En 1996, l'ancien champion avait fait une apparition surprise aux Jeux Olympiques d'Atlanta, où il était parvenu à surmonter les tremblements liés à sa maladie pour porter la flamme olympique.

En 2012, il était présent aux Jeux Olympiques de Londres, où il était apparu amaigri et se déplaçant en fauteuil roulant.

Marié quatre fois, Mohamed Ali est père de neuf enfants. L'une d'entre eux, Laila, elle aussi ancienne boxeuse, a publié sur twitter une photo de son père et de sa petite-fille, remerciant les fans du boxeur pour leurs prières.

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