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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 20:22

http://www.francetvinfo.fr/societe/nuit-debout/nuit-debout-appelle-a-une-journee-de-mobilisation-internationale-le-15-mai_1440183.html

Le mouvement des Nuits Debout appelle à une journée de mobilisation internationale le Dimanche 15 Mai 2016

« De Paris au monde, la lutte mondiale que nous avons commencée en 2011 n'est pas finie », explique le mouvement, en référence à l'année qui a vu naître le mouvement espagnol des indignés.

Lancé il y a plus d'un mois, le mouvement des Nuits Debout espère s'internationaliser et a appelé Samedi 7 Mai 2016 à une journée de mobilisation partout en Europe et dans le monde le Dimanche 15 Mai 2016.

« Nous sommes dans une logique d'internationalisation », indique Jean, trente trois ans, qui participe depuis le Jeudi 31 Mars 2016 aux rassemblements de la place de la République à Paris.

L'objectif n'est, selon lui, pas d'exporter le mouvement parisien, mais d'organiser le même jour des mobilisations autonomes dans plusieurs villes européennes, « coordonnées par les mouvements sociaux », autour de quelques thématiques partagées, les migrants, l'austérité et le libre échange.

Une date en référence au mouvement espagnol des Indignés, né à Madrid le 15 mai 2011

Il a également souligné la volonté de « reénergiser » la mobilisation à Paris et en France, née de l'opposition à la loi travail, mais qui a largement débordé ce cadre. La date a été choisie en référence au mouvement espagnol des indignés, né à Madrid le 15 mai 2011.

Samedi 7 Mai 2016 à Paris, des intervenants de plusieurs nationalités se sont succédé au micro du rassemblement de la Nuit Debout parisienne sur la place de la République, offrant un condensé des grandes mobilisations anticapitalistes de ces dernières années. Devant quelque deux cents personnes, un grec a dit que la réunion parisienne lui rappelait la place Syntagma d'Athènes, lieu emblématique des manifestations contre l'austérité, tandis qu'une américaine a évoqué le mouvement Occupy Wall Street né en 2011 à New York.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 20:11

https://www.change.org/p/députés-socialistes-soutenez-la-motion-de-censure-pour-que-la-loitravail-ne-voit-pas-le-jour

Soutenez la motion de censure pour que le texte sur la loi travail soit rejeté.

Malgré les différentes mobilisations et le rejet par les parlementaires de la loi travail, le gouvernement a décidé de passer en force en utilisant le troisième alinéa du quarante neuvième article de la constitution.

Ce texte peut encore être bloqué en demandant aux députés socialistes de soutenir la motion de censure qui sera présentée par la droite. C'est aujourd'hui le seul moyen d'empêcher le gouvernement de nous imposer une modification du code du travail qui ne convient pas à l'immense majorité des petites et des moyennes entreprises et des salariés.

Il est temps que la démocratie s'exerce de nouveau. Pour cela les députés socialistes qui considèrent que ce texte est contraire aux valeurs qu'ils défendent doivent soutenir la motion de censure déposée par la droite et qui d'office permettra de rejeter ce texte.

Nous sommes tous concernés par cette loi et par la précarité qu'elle provoquera. Mobilisons nous.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 20:01

Le gouvernement passe en force sur la loi travail (Reuters)

Manuel Valls a engagé Mardi 10 Mai 2016 la responsabilité du gouvernement pour passer en force sur le projet de réforme du code du travail, après l'échec d'une ultime tentative de conciliation avec les députés frondeurs du Parti Socialiste.

Le conseil des ministres, convoqué en urgence en début d'après-midi, a autorisé le chef du gouvernement à recourir au troisième alinéa du quarante neuvième article de la constitution qui permet d'adopter sans vote un texte si une motion de censure ne le sanctionne pas.

« Le texte qui a été élaboré collectivement est un bon texte pour notre pays et il est surtout un acte de confiance dans le dialogue, il est un pari dans la capacité des partenaires sociaux à le faire vivre et il est une affirmation tout simplement de notre vision de la démocratie sociale », a déclaré Manuel Valls devant les députés.

Cette décision a suscité un tollé de l'opposition de droite et du centre droit mais également de la gauche non socialiste, qui a été la plus virulente lors de la séance des questions d'actualité à l’assemblée nationale.

Le communiste André Chassaigne, chef de file des élus du Front De Gauche (FDG), a ainsi dénoncé un « triple coup de force », contre le monde du travail, contre la majorité des français et contre leur représentation nationale, « privée de son rôle de législateur. C'est là la manifestation de l'impuissance d'un gouvernement replié sur lui-même, pour ne pas dire aux abois », a-t-il déclaré en référence notamment aux manifestations de la Confédération Générale du Travail et de la CGT Force Ouvrière contre le projet de loi.

Le groupe des Républicains en association avec celui de l'Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) a déposé une motion de censure qui sera soumise au vote Jeudi 12 Mai 2016.

« A moins d’un an de l’élection présidentielle, les français, désabusés et désenchantés par quatre années perdues, attendent un véritable sursaut politique », peut-on lire dans la motion. « Pour toutes ces raisons, l’assemblée nationale doit censurer le gouvernement ».

Aveu de faiblesse

Le texte ne remettra finalement pas en cause le périmètre d'appréciation des difficultés économiques de l'entreprise, conservant le périmètre mondial et non le périmètre national comme il était prévu de le faire, a-t-on précisé à Matignon.

Pour assurer la cohérence des négociations de branche et d'entreprise, la branche professionnelle aura « un droit de regard » sur les accords d'entreprises mais pas de veto ou de validation, a-t-on précisé.

La modulation des cotisations sociales en fonction de la durée des contrats de travail ne sera pas rendue obligatoire comme le gouvernement souhaitait le faire à l'origine car les syndicats veulent que ce sujet soit traité dans le cadre de la prochaine convention d'assurance chômage, a-t-on ajouté.

« Le gouvernement fait confiance aux partenaires sociaux et est satisfait de voir que l'enjeu sera porté par eux », explique-t-on.

Manuel Valls avait tenté en vain en début de matinée de trouver un terrain d'entente avec la quarantaine de députés frondeurs du Parti Socialiste, qui refusaient de voter ce texte sans profondes modifications en changeant la nature.

C'est le deuxième passage en force du gouvernement de Manuel Valls. Il avait déjà recouru à la procédure du troisième alinéa du quarante neuvième article de la constitution faute de majorité pour faire passer la loi d’Emmanuel Macron sur la croissance et l'activité, qui prévoit notamment l'extension du travail le dimanche.

Il confirme la division des socialistes à un an d'élections présidentielles et législatives qui s'annoncent difficiles.

« C'est évidemment un aveu de faiblesse. C'est un terrible aveu d'échec », a dit après une réunion du groupe du Parti Socialiste la députée Aurélie Filippetti, qui avait quitté le gouvernement sur un désaccord avec son orientation économique.

Selon elle, seulement quatre vingt quatre députés socialistes ont soutenu le texte lors de la réunion du groupe.

Le président du groupe à l’assemblée nationale, Bruno Le Roux, a pour sa part dit la colère d'une partie des élus du Parti Socialiste contre ceux de leurs pairs qui combattaient la loi travail.

« Les députés se sont mis en colère contre ceux qui veulent diviser, qui sont une minorité et qui veulent imposer leurs vues avec l'aide de la droite », a-t-il dit, ajoutant qu'il y avait une fronde de la majorité du Parti Socialiste contre les frondeurs.

Chargé de jouer les intermédiaires entre le gouvernement et les réfractaires, le rapporteur du texte, Christophe Sirugue, a dénoncé les postures des opposants les plus déterminés.

Il a expliqué qu'il avait obtenu du gouvernement des améliorations du texte au-delà même de ce qu'il pouvait penser et qui auraient dû permettre, selon lui, de satisfaire toutes les composantes du groupe du Parti Socialiste.

« Il y a des collègues qui ne veulent pas avancer, qui ne font pas de propositions et qui refusent toutes celles que j'ai formulées », a-t-il dit.

« Une minorité de députés du groupe socialiste se positionnent comme s'ils étaient majoritaires mais en fait ils le sont par alliance avec la droite ».

Le député frondeur Christian Paul s'est défendu en accusant Manuel Valls d'intransigeance.

« Nous avons fait une proposition de compromis qui nous semblait permettre une sortie de cette crise sociale », a-t-il dit. « Cette proposition de compromis n'a pas été retenue. Nous avons indiqué qu'un texte qui faciliterait les licenciements, en particulier dans les grands groupes, n'était pas de nature à pouvoir évidemment avoir notre accord et notre soutien », a-t-il ajouté.

Les députés avaient commencé lundi l'examen des cinq mille amendements déposés sur le projet de loi défendu par la ministre du travail, Myriam el Khomri.

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 19:44

Podemos s'allie à Izquierda Unida en vue des élections législatives espagnoles du Dimanche 26 Juin 2016 (Reuters)

Le parti anti-austérité Podemos a conclu un accord préliminaire d'alliance électorale avec une petite formation de gauche, Izquierda Unida, en vue des élections législatives espagnoles du Dimanche 26 Juin 2016.

Les deux partis ont déclaré qu'ils consulteraient leurs militants le Mardi 10 Mai et le Mercredi 11 Mai 2016 et, selon Izquierda Unida, ils publieront les résultats de ces consultations le Jeudi 12 Mai 2016.

Selon un sondage rendu public Vendredi 6 Mai 2016, Podemos perd des soutiens en termes d'intentions de vote, par rapport à son score aux élections législatives du Dimanche 20 Décembre 2015. Une alliance entre Podemos et Izquierda Unida mettrait ces deux partis à vingt trois pour cent des voix ensemble, ce qui ferait d'eux la première force de la gauche espagnole, devant les socialistes du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE).

Les élections législatives du Dimanche 20 Décembre 2016 n'ont pas permis l'avènement d'une coalition de gouvernement, malgré cinq mois de négociations, si bien que les espagnols vont devoir retourner aux urnes le Dimanche 26 Juin 2016. Aucun vainqueur n'est annoncé non plus lors du nouveau scrutin, le Parti Populaire du président du gouvernement par intérim Mariano Rajoy arriverait en tête avec vingt sept pour cent des voix, ce qui est loin de lui assurer une majorité au parlement.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 19:56

http://www.liberation.fr/france/2016/05/08/sans-sommation-un-policier-m-assene-cinq-ou-six-coups-de-matraque-sur-les-jambes_1451246

Sans sommation, un policier m’assène cinq ou six coups de matraque sur les jambes

Dimanche 8 Mai 2016

Charlotte Victoire, une étudiante de vingt six ans, a raconté au Journal Du Dimanche (JDD) les violences policières dont elle a été victime place de la République à Paris, le Jeudi 28 Avril 2016.

Le témoignage est brutal. Charlotte Victoire, une étudiante de vingt six ans aux Beaux-Arts à Paris, a raconté au JDD les violences policières dont elle a été victime place de la République à Paris, le Jeudi 28 Avril 2016. Des faits qui lui ont causé quinze jours d'Incapacité Totale de Travail (ITT) et pour lesquels elle a porté plainte auprès de l'Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), la police des polices, il y a une semaine.

Jeudi 28 Avril 2016, Charlotte Victoire décrit une ambiance joyeuse et festive sur la place de la République. Le rassemblement de la Nuit Debout parisienne est censé durer jusqu’à minuit.

« Mais dès 22 heures 30, la place est cernée par les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS). Vers 23 heures 30, des grenades lacrymogènes sont tirées ». Il y a de la panique et des bousculades.

Charlotte Victoire prend la fuite en remontant l’avenue de la République. « Au carrefour du boulevard Richard-Lenoir, une haie de gyrophares, de CRS et de policiers bloque tout. Je ne fuis pas. Des CRS hurlent de se mettre au sol. L’un me pousse. Je suis docile ». Pourtant à terre, la jeune femme est rouée de coups. « Sans sommation, il m’assène cinq ou six coups de matraque sur les jambes, avec de l’élan. Un autre sur ma main, placée devant mon visage ».

Elle poursuit, « les CRS semblent paumés. Ils nous menottent avec un serre-flex, un collier de serrage. Ma main droite ne réagit plus bien ». Le doigt de Charlotte Victoire, qui « fait un angle droit », est replacé par un gradé. Aux urgences, le médecin lui pose un plâtre pour six semaines. Les cuisses de l’étudiante sont marquées par « d’énormes hématomes ».

Charlotte Victoire, très vite, estime avoir été victime d’un lynchage. Certaine de prouver son innocence avec les vidéos tournées au cours de la soirée, elle décide de porter plainte. A l’IGPN, elle sent que le policier qui l’interroge est choqué. Elle en est sûre, « plus les policiers sont violents, plus ils nous radicalisent dans l'union ».

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 16:45

http://www.paris-luttes.info/un-bilan-provisoire-et-incomplet-5615

Un bilan provisoire et incomplet de la répression à Paris et en région parisienne lors du mouvement contre la loi travail

Sur la période qui s’étend du Jeudi 17 Mars 2016 au Jeudi 5 Mai 2016, nous avons tenté le bilan suivant, nécessairement incomplet, car il ne comptabilise que ce dont nous avons pu avoir connaissance directement ou indirectement. Il s’agit d’un bilan de la répression judiciaire, qui ne revient pas sur les multiples violences policières ou sur les sanctions disciplinaires prises par exemple à l’encontre de nombreux lycéens.

Gardes à vue

Le groupe de défense collective a dénombré au moins quatre vingt treize gardes à vue qui ont concerné des manifestants arrêtés à Paris intra-muros. Il n’est pas question ici des contrôles et des vérifications d’identité qui se comptent par centaines, mais seulement des gardes à vue, dont beaucoup ont été prolongées et ont duré entre vingt quatre et quarante huit heures. Ce nombre est un minimum et est sans doute largement sous-estimé. Ce chiffre tient compte des communiqués de la préfecture de police.

Il faut y ajouter un nombre indéterminé de gardes à vue de lycéens en banlieue parisienne, dont les quarante sept lycéens convoqués à Nanterre avec treize gardes à vue, et deux gardes à vue dans le département de la Seine Saint Denis suite à une action de blocage de l’économie, Jeudi 28 Avril 2016.

Comparutions immédiates

La comparution immédiate est une procédure rapide, très répressive, qui conduit à juger la personne mise en cause de manière expéditive et sur la base d’une enquête policière souvent rapide et succincte. C’est pourquoi c’est elle qui a retenu le plus l’attention du groupe de défense collective.

Entre le Jeudi 17 mars 2016 et le Jeudi 5 Mai 2016, le groupe de défense collective a recensé quarante cinq présentations de manifestants en comparution immédiate au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris, deux au TGI de Bobigny et une au TGI de Nanterre. Là encore, ce chiffre n’est pas exhaustif car certaines de ces comparutions immédiates ont pu nous échapper, surtout pour les TGI de Bobigny et Nanterre.

L’immense majorité de ces manifestants a été poursuivie pour « violences sur agents de la force publique », en général des jets de projectiles, et quelques uns pour « port d’arme », des bâtons, par exemple, ou pour dégradations. Ces accusations, fondées uniquement sur les allégations de la police, ont été niées par nombre de prévenus.

Un peu plus de la moitié de ces prévenus a demandé un renvoi de leur audience et tous, sauf un, sont sortis, avec ou sans contrôle judiciaire, en attente de leur procès. Ces procès à venir s’échelonnent tout au long des mois de mai et de juin 2016. Le manifestant qui a été placé en détention provisoire sera jugé le 24 mai 2016. Nous ne savons pas s’il a fait une demande de remise en liberté entre temps.

Sur les vingt prévenus qui ont accepté d’être jugés en comparution immédiate, nous avons compté six relaxes et une nullité de procédure. Les peines sont majoritairement de la prison avec sursis, plus rarement des Travaux d'Intérêt Général (TIG) ou une amende. Il y a, selon notre recensement, cinq peines de prison ferme qui ont été prononcées, dont deux avec mandat de dépôt.

Autrement dit, à notre connaissance, il y a trois manifestants qui sont à l’heure actuelle détenus, deux condamnations mises à exécution et une détention provisoire. Les faits pour lesquels ces trois personnes ont été ou vont être jugées concernent la journée ou la soirée du Samedi 9 Avril 2016.

Enfin, un procès sur renvoi a déjà eu lieu le Lundi 2 Mai 2016, pour des faits remontants à la manifestation du Jeudi 31 Mars 2016. Le manifestant a été relaxé.

Il faut noter que jusqu’à présent le parquet a fait appel de toutes les décisions de relaxes concernant les manifestants.

Perquisitions

A notre connaissance, trois perquisitions ont été menées chez des manifestants, dont un mineur. L’un des trois manifestants a été poursuivi suite à des relevés d’ADN. Il a été relaxé au moment de son procès.

Mineurs

De nombreux lycéens ont été interpellés, dont certains devant leur lycée. Il y a un nombre indéterminé de mineurs qui a été déferré et amené devant le tribunal pour enfants, qui a parfois pris des « mesures éducatives » les concernant.

Ouverture d’information judiciaire

Il y a eu trois ouvertures d’information judiciaire, enquête menée sous l’autorité d’un juge d’instruction, concernant des manifestants accusés de violences.

Convocation sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC)

Il y a eu un nombre indéterminé mais sans doute important de peines prononcées par le biais de la reconnaissance préalable de culpabilité, le « plaider-coupable ». Dans ces cas-là, la personne ne passe pas en procès mais reçoit la peine proposée directement par le procureur puis homologuée par un juge.

Contraventions

Nous avons connaissance de trois contraventions dressées pour dissimulation volontaire du visage dans une manifestation.

Convocations pour procès ultérieurs

Un nombre indéterminé de manifestants est ressorti de garde à vue avec une convocation pour un procès ultérieur.

Au moins deux se sont vus aussi signifier en plus un contrôle judiciaire en attente de leur procès après être passés devant un Juge des Libertés et de la Détention (JLD).

Au moins six manifestants, qui étaient hors délai pour une présentation en comparution immédiate, ont été présentés le dimanche à un JLD pour être placés une nuit en détention en attendant leur procès le lundi. Cinq sont ressortis avec une date de procès avec ou sans contrôle judiciaire.

Un a été placé en détention une nuit et jugé en comparution immédiate le lendemain, ou il a été condamné à trois mois de prison avec sursis et libéré.

Bilan provisoire de l’action du groupe de défense collective (DEFCOL) et de ses avocats

Le groupe de défense collective s’est organisé à Paris au début du mouvement contre la loi travail et son monde. Depuis la mi-mars, les avocates et avocats qui travaillent avec le groupe de défense collective ont apporté leur assistance durant près de trente gardes à vue initiales ou prolongées que ce soit en entretien, auditions ou confrontations. Ils ont défendu vingt et un manifestants amenés en comparution immédiate, ainsi que trois qui ont fait l’objet d’une ouverture d’information judiciaire.

Ils ont aussi assisté plusieurs mineurs devant le juge des enfants et cinq majeurs devant le juge de la détention et des libertés. De plus, ils vont assurer la défense d’un grand nombre de manifestants lors des audiences de renvoi qui vont s’échelonner tout au long des mois de mai et de juin 2016. Le groupe de défense collective laisse les prévenus décider de rendre ces dates publiques ou non. Une de ces audiences de renvoi a déjà eu lieu le Lundi 2 Mai 2016, le manifestant, défendu, donc, par une avocate du groupe de défense collective, a été relaxé. Ce qui porte le nombre total de manifestants relaxés à la suite de leur procès à sept, six en comparution immédiate et un en audience de renvoi.

Les membres du groupe de défense collective ont assisté aux comparutions immédiates à chaque fois que des manifestants étaient susceptibles d’y être jugés en essayant d’apporter tout le soutien nécessaire aux proches des prévenus. Une information aussi large que possible a été apportée durant les manifestations et les actions du mouvement, ainsi que sur la place de la République à Paris. Depuis le Jeudi 31 Mars 2016 une ligne téléphonique, dont le numéro est le 07 53 82 19 10, est ouverte à toute heure et une permanence continue est mise en place les jours de manifestation et de mobilisation. Il faut rappeler que le groupe de défense collective ne peut être véritablement efficace que si les proches des personnes interpellées nous contactent rapidement.

Les avocats du groupe de défense collective sont rémunérés par l’aide juridictionnelle ou le montant équivalent lorsqu’elle n’est pas possible. Pour leurs interventions en garde à vue, lors de déferrement et lors de la comparution immédiate, ils sont rémunérés selon des barèmes équivalents à ce que touche un avocat commis d’office. Pour payer les avocats, le groupe de défense collective se finance exclusivement par des dons à l'adresse électronique ci-dessous.

https://www.helloasso.com/associations/cadecol/collectes/defcol

Pourquoi avoir recours au groupe de défense collective ?

Les avocats commis d’office ont souvent beaucoup de dossiers à gérer en même temps et conseillent très rarement, voire jamais, au prévenu de demander un renvoi de l’audience de comparution immédiate. On peut dire aussi que l’on ne peut pas choisir l’avocat commis d’office et que dans le lot, il y en a bien entendu de très bons, mais aussi d’autres qui le sont moins. De plus, l’avocat commis d’office ne peut pas être le même en garde à vue, en audience de comparution immédiate et lors d’un renvoi ou d’un appel. Désigner un avocat ou une avocate dont le nom circule dans les manifestations ou sur la place de la République, c’est éviter tous ces inconvénients.

Dans tous les cas, il est très important que les proches des personnes interpellées appellent le numéro de téléphone du groupe de défense collective afin que tous les conseils nécessaires, et en particulier comment préparer des garanties de représentation, leur soient donnés. Ceci est essentiel, que les personnes en garde à vue aient désigné un avocat du groupe de défense collective ou non.

Le groupe de défense collective tient à préciser qu’il ne vise à aucune exclusivité dans la défense des personnes interpellées et il appelle tous les participants aux différentes actions à s’auto-organiser, dans des collectifs spécifiques, contre la répression. Si ces collectifs respectent les mêmes principes que les nôtres et, en particulier celui, évidemment non négociable, de ne pas se dissocier d’une partie des manifestants en les traitant de « casseurs », une coordination entre les différents groupes de défense pourra se faire facilement et naturellement.

Les principes de la défense collective

Parce que la répression concerne tout le monde dans une lutte, l’action contre la répression judiciaire doit être large et auto-organisée. Autant que possible, il faut que l’anti répression soit réinvestie par le plus grand nombre et ne reste pas le domaine de spécialistes militants ou avocats. La défense collective suppose aussi de ne pas faire de tri entre de « bons » ou « mauvais » manifestants ou entre des manières de faire qui seraient légitimes et d’autres illégitimes. Tous les participants aux manifestations et actions du mouvement en cours, ainsi que les personnes présentes sur la place de la République ou à ses abords à l’occasion des assemblées et forums du mouvement de la Nuit Debout parisienne doivent être défendus quel que soit leur forme d’implication dans la lutte, mais ni les fascistes, ni les conspirationnistes, ni Alain Finkielkraut ne font partie de la lutte.

La violence est d’abord le fait de l'état et du rapport social. La police cherche par tous les moyens à empêcher le mouvement de s’organiser et de se développer, nous l'avons vu clairement tant à Tolbiac le Jeudi 17 Mars 2016, où les flics ont empêché violemment une assemblée générale inter-luttes de se tenir, que sur la place de la République, régulièrement vidée par les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) qui multiplient les entraves à l’organisation, en cherchant à saisir la bouffe des cantines et la sono. Quant aux manifestations, elles sont encadrées par les gendarmes mobiles et les CRS de manière provocante. La violence de la police est une réalité tous les jours plus évidente et le nombre de manifestants blessés, certains très sérieusement, ne cesse d’augmenter.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 16:20

GREVE GENERALE ET OCCUPATION DES PLACES

Par Bernard Fischer

Dimanche 8 Mai 2016

Le mouvement français des Nuits Debout commençait maintenant il y a plus d’un mois. J’écrivais déjà plusieurs messages relatifs au contexte historique et international du mouvement. Ce message est un premier message relatif à ses problèmes internes.

Il n’y a pas de muraille de Chine entre le contexte d’un mouvement et ses problèmes internes.

L’histoire, c’est comme la mémoire. L’histoire est sélective, comme la mémoire est sélective.

Comparaison n’est pas raison, et encore moins identité. Par exemple, le problème n’est pas tellement la comparaison entre le mouvement de mai 1968 et celui d’avril 2016, le problème, c’est quelle comparaison fait-on.

Fait-on la comparaison entre le mouvement étudiant de mai 1968 et le mouvement des places d’avril 2016 ou bien fait-on la comparaison entre la grève générale de mai 1968 et les manifestations de masse contre la loi travail d’avril 2016 ?

Le mouvement d’avril 2016 est finalement une nouvelle contribution au bilan du mouvement de mai 1968. Dans le mouvement de mai 1968, il y avait deux composantes, il y avait le mouvement étudiant et il y avait la grève générale. Quelle était la composante la plus importante ?

Le mouvement de mai 1968 avait de nombreuses conséquences. Il avait des conséquences sociales, c’était la signature des accords de Grenelle à la fin du mois de mai 1968. Il avait des conséquences politiques à court terme, c’était la dissolution des organisations d’extrême gauche et l’élection de la chambre bleu CRS au mois de juin 1968. Il avait des conséquences politiques à moyen terme, c’était le référendum de 1969 et le départ de Charles de Gaulle. Il avait des conséquences politiques à long terme, c’était l’élection de François Mitterrand à la présidence de la république en 1981. Il avait des conséquences politiques à très long terme, c’était la domination de l’extrême gauche française par trois organisations trotskystes de plusieurs milliers de militants pendant plus de quarante ans. Quelles étaient les conséquences les plus importantes ? Quel était finalement le principal acteur du mouvement de mai 1968, Guy Debord, Daniel Cohn Bendit, Georges Séguy, Raymond Marcellin, Georges Pompidou ou bien Charles de Gaulle ?

Le mouvement d’avril 2016 pose à nouveau la question de la grève générale. La prise du pouvoir par la grève générale, c’est le plus vieux mythe du mouvement ouvrier et populaire français. Il était déjà au centre du congrès d'Amiens de la Confédération Générale du Travail (CGT) en 1906. Il est à l’origine, c’est la base la plus fondamentale de l’existence des deux plus importantes idéologies du mouvement ouvrier et populaire français, l’anarcho syndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire. Le mouvement d’avril 2016 en discute et en discutera, il n’y apportera pas forcément une réponse définitive.

Une autre question est la question de la composition sociale et de la caractérisation sociologique du mouvement. Des observateurs attentifs caractérisent le mouvement des places d’avril 2016 comme un mouvement petit bourgeois, exactement comme d’autres observateurs attentifs caractérisaient il y a près de cinquante ans le mouvement étudiant de mai 1968 comme un mouvement petit bourgeois. Il y a par contre, de ce point de vue, une distinction importante entre le mouvement des places d’avril 2016 et le mouvement étudiant de mai 1968. En mai 1968, cette caractérisation venait du Parti Communiste Français (PCF) et de la CGT. En avril 2016, elle vient de l’extrême gauche ouvriériste française.

Il y a enfin la véritable question de l’état et de la répression policière. Je définissais le mouvement d’avril 2016 comme la combinaison des manifestations de masse et de l’occupation des places. Depuis des dizaines d’années, il y a une stratégie de pourrissement et d’infiltration de policiers en civil à l’intérieur des manifestations de masse. Comme si cette stratégie ne suffisait pas, l’actuel gouvernement français inventait une nouvelle géniale tactique de maintien de l’ordre par l’encadrement de proximité des manifestations de masse par des fonctionnaires en uniforme. Enfin, il y avait des négociations entre les organisateurs syndicaux de la manifestation parisienne du premier mai et la préfecture de police de Paris, ces négociations prévoyaient l’utilisation éventuelle d’un deuxième parcours de manifestation mais les uns et les autres ne faisaient manifestement pas la même lecture du plan des rues de Paris. Cette stratégie de pourrissement des manifestations de masse, on l’appelle depuis longtemps le cycle provocation répression. Le mouvement des places est aussi une tentative de dépassement politique de cet engrenage et de cette impasse mortifère.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 15:37

http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2016/05/07/deux-projets-de-loi-sur-les-retraites-et-l-impot-sur-le-revenu-debattus-au-parlement-grec_4915356_1656955.html

Deux projets de loi, sur les retraites et l’impôt sur le revenu, débattus au parlement grec

Deux projets de loi controversés, le parlement a décidé de débattre et de soumettre au vote des députés, Samedi 7 Mai et Dimanche 8 Mai 2016, des projets de loi sur les retraites et sur l’impôt sur le revenu. La réforme de retraites, vilipendée par les syndicats qui commencent une deuxième journée d’affilée de grève générale, est réclamée par les créanciers de la Grèce.

Cette réforme arrive à la veille d’une réunion de l’Eurogroupe, que Donald Tusk, président du conseil européen, avait demandée pour éviter une « nouvelle incertitude » concernant la situation de la Grèce. Les dix neuf ministres des finances de la zone euro, dont le ministre grec Euclide Tsakalotos, se retrouvent à Bruxelles en réunion extraordinaire afin d’évoquer de nouveau les réformes grecques et discuter d’un possible allègement de l’abyssale dette du pays, près de cent quatre vingt pour cent de son Produit Intérieur Brut (PIB). Depuis six mois, la Grèce tente de s’entendre avec ses créanciers sur un programme d’économies, afin de bénéficier d’une nouvelle tranche de prêts dans le cadre du troisième plan d’aide au pays de quatre vingt six milliards d'euros.

Condition préalable des créanciers

La réforme des retraites, qui prévoit la réduction des pensions les plus élevées, la fusion des multiples caisses d’assurance, ou encore l’instauration d’une retraite nationale de trois cent quatre vingt quatre euros par mois pour ceux ayant travaillé pendant vingt ans, est une condition préalable des créanciers pour la poursuite des versements des prêts internationaux dans le cadre du troisième prêt octroyé à la Grèce au mois de juillet 2015. Le texte sur la réforme de l’impôt prévoit l’augmentation des taxes et de l’imposition pour les moyens et hauts revenus.

A Athènes, les syndicats se sont insurgés contre le texte. Aucun transport en commun ne fonctionnait Vendredi 6 Mai 2016, le personnel du métro, du tramway, des bus ou des trains inter urbains étant en grève jusqu'au Dimanche 8 Mai 2016, selon leurs syndicats. Les taxis, dont le syndicat ne suivait pas cette mobilisation, restaient le seul moyen de transport dans la capitale.

La Panhellenic Seamen’s Organization, le syndicat des marins, a annoncé une grève de quatre jours, du Vendredi 6 Mai au Mardi 10 Mai 2016. Les bateaux reliant la Grèce continentale aux îles resteront donc à quai.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 15:25

http://www.juventudrebelde.cu/internacionales/2016-05-07/movimiento-noche-en-pie-llama-a-movilizacion-internacional

Le mouvement des Nuits Debout appelle à une mobilisation internationale

Apparu après le rejet de la loi travail du gouvernement français, le mouvement appelle à une journée internationale, Dimanche 15 Mai 2016.

Le mouvement de protestation des Nuits Debout, surgi à Paris après le rejet de la loi travail du gouvernement français, a appelé Samedi 7 Mai 2016 à effectuer une journée de mobilisation internationale, Dimanche 15 Mai 2016.

« Peuples du monde, nous allons détruire les frontières et construire ensemble un nouveau printemps mondial. Préparons et lançons ensemble une grande action internationale ce jour-là pour occuper massivement les places du monde entier », écrit-il dans un communiqué.

Il a également noté que, dans de nombreuses villes françaises et d’autres pays, des Nuits Debout apparaissent et témoignent de l'espoir et de rébellions communes.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 15:05

http://deboutsansarmesanshainesansviolence.wesign.it/fr

Debout sans arme sans haine et sans violence

Une stratégie cent pour cent non violente pour mettre la population debout

Pour gagner, il faut un mouvement des Nuits Debout désobéissant et opposé à toute violence, celle que nous subissons et celle que nous pourrions infliger à d’autres et à nous-mêmes.

Signez et partagez cet appel

Transformons le mouvement des Nuits Debout en un mouvement de désobéissance civile

Le mouvement des Nuits Debout est le soubresaut que nous n'osions plus espérer. Il a commencé à remobiliser des secteurs de la population que la gravité de la situation sociale et le fanatisme de marché des principaux partis politiques désespéraient. Nous pensons aujourd'hui que seule la transformation du mouvement des Nuits Debout en un large mouvement de désobéissance civile, non-violent et populaire, peut faire changer les rapports de force, imposer la sortie de l’austérité et instaurer une vraie transition démocratique dans notre pays et au-delà.

Choisissons la non violence pour garder le soutien populaire

Pour gagner, nous avons besoin à la fois du soutien de l’opinion publique et de l’implication du plus grand nombre d’entre nous, ceux d’entre nous que leur disponibilité et leur situation sociale autorisent à prendre des risques, dans des actions de désobéissance civile efficaces. La non violence est de ce fait cruciale. Seule la non violence nous assurera le soutien populaire dont nous avons besoin. Seule la non violence rendra illégitime aux yeux de tous la violence des autorités. Seule la non violence enfin permettra l’engagement massif des militants du mouvement des Nuits Debout et au-delà, tout en divisant nos adversaires.

Au contraire, les bris de vitrines et de mobilier urbain et les confrontations brutales avec les forces de police unissent contre le mouvement social que nous représentons, élites néo libérales, policiers aux conditions de travail dégradées et le reste de la population. En instillant la peur ou la colère chez les habitants du quartier, commerçants et passants qui pourraient sympathiser avec nous, elles nous discréditent définitivement à leurs yeux.

Sans parler du coût humain de la violence, qui se compte en crânes fracassés, œils arrachés et autres blessures graves. Avec pour résultat principal de faire glisser le débat sur les violences du mouvement social plutôt que sur les exigences de celui-ci et le sens de sa révolte, de notre révolte.

Provoquons la répression, mais sur notre terrain légitime et non violent

Nous pouvons et savons mener une occupation pacifique et assumée à visage découvert des locaux du mouvement des entreprises de France (MEDEF) ou du Parti Socialiste, vider une agence bancaire de ses chaises pour exiger la fin de la fraude fiscale, bloquer les transports de marchandises ou perturber la tenue des assemblées d'actionnaires des grandes firmes multinationales. Nous pouvons et savons dénoncer ces responsables et leurs pratiques immorales voire illégales sans porter atteinte à celles et ceux qu’ils tiennent encore par un salaire.

La répression physique ou juridique des actions de désobéissance civile est souvent bénéfique à la cause défendue, les peines sont moindres, les procès servent de caisses de résonance médiatique et la solidarité populaire s'exprime largement, tandis que d'autres militants choisissent de nous rejoindre dans l'action. Et à la fin, nous gagnons.

Aujourd’hui, c’est d’un grand mouvement pour la justice sociale et écologique dont nous avons besoin. Qu’il s’agisse d’actions symboliques, artistiques ou humoristiques, d’actions directes d’interposition, d’occupation ou de blocage, d’actions constructives ou de non-coopération et de boycott, l’action directe non-violente et la désobéissance civile peuvent être les instruments du changement capables de réunir la population dans toute sa diversité et de changer la société en profondeur.

Sans haine, sans arme et sans violence et debout, désobéissons.

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